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Le blog Aloys

Articles récents

Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué "Meurs mon fils, je t'aime" de Sandrine Dupuis

18 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/meurs-mon-fils-je-t-aime-a127964960

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/meurs-mon-fils-je-t-aime-a127964960

 Résumé de l'éditeur :

Mon fils, Raphaël, âgé de 21 ans est décédé le 8 mai 2012 des suites du mélanome.

Nous attendons tous de la vie qu'elle soit longue et si possible heureuse. Mourir jeune paraît injuste, mourir dans la souffrance semble monstrueux, les deux à la fois, une terrible méprise divine. La mort est surtout inéluctable.

Je connais votre perte, vos doutes et vos espoirs. Je connais vos larmes et votre déchirement. Cependant, nos pensées créent notre réalité et nous disposons de ressources insoupçonnées pour surmonter les difficultés de notre vie.

Je prends la plume, portée par le désir d'apporter la paix et le réconfort à ceux qui me lisent. La vie ne s'arrête jamais et la mort n'est qu'une transition vers un autre état.

 

 

Mon avis :

Quel beau témoignage!!! J'en ai lu plusieurs ces derniers temps mais là, il est spécial celui-ci! Il est plein d'amour et de tendresse! Il permet au lecteur de vivre pleinement la souffrance, la médication, l'espoir et la suite vers l'au-delà.

En effet, le roman se compose de trois parties. Nous commençons par faire la connaissance de Raphaël et de son entourage ; ensuite nous suivons la maladie, les soins, l'espoir ; et pour finir, nous vivons la mort et ce qui suit. Cette dernière partie n'est pas la meilleure pour moi qui ne suis pas très adepte de ces choses de l'au-delà, de ces croyances en un "après", mais l'auteur en parle tellement bien que je me suis mise à rêver d'un monde meilleur.

La deuxième partie m'a vraiment beaucoup plu car, ne connaissant pas la maladie, je ne savais pas tout ce que cela engendrait, me voilà prête à l'affronter si celle-ci venait à s'approcher d'un de mes proches. L'auteur parle sans tabou, elle nous donne tous les détails de la souffrance de Raphaël, de sa souffrance à elle également et n'hésite pas à se confier au lecteur qui se sent, du coup, plus proche d'elle.

Un très beau livre, une belle leçon de courage et d'amour, une preuve que l’euthanasie est un vrai sujet qui mérite que l'on en parle vraiment et qu'on trouve une solution pour les malades...

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Silvana Minchella nous propose un court extrait d'Angela, son nouveau roman.

17 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

ANGELA, guerrière de lumière

 

 

 

Extrait :

 

 

Manuela tendit à sa bru un grand panier rempli de victuailles, la supplia de prendre soin de l’enfant et de donner des nouvelles.

- Promets d’écrire, Luisa, je demanderai à monsieur le curé de lire tes lettres et je lui dicterai les réponses. Tiens, ajouta-t-elle en lui glissant une enveloppe dans la main, c’est peu de choses mais ce sont mes économies. Tu en auras besoin pour que notre ange ne manque de rien, tu sais qu’elle est délicate…

- Merci mère, je te le promets.

 

La voix de Luisa trahissait l’angoisse qui s’emparait d’elle maintenant que le départ approchait. Elle se voulait forte et indifférente mais la peur de l’inconnu commençait à se frayer un chemin dans son esprit.

Puis le train arriva, un monstre rutilant crachant de la fumée noire, sifflant à percer les tympans et broyant tout sur son passage.

Une vision d’enfer.

Angela ne put en supporter davantage.

Elle se dédoubla, s’en alla tranquillement s’assoir sur un banc et assista, en retrait, au drame qui se jouait sur le quai.

Elle se vit monter les marches la main dans celle de son père, elle se vit dire au-revoir en agitant la main et elle resta là, imperturbable, esprit détaché de la matière.

Le monstre avala la petite princesse adulée de tous et recracha quelques milliers de kilomètres plus loin une pauvresse en haillons.

Et pendant de longues années, Angela vécut à la ville coupée de son énergie créatrice, son enfant intérieure.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Christine Brunet a lu "Dans l'oeil de l'astre" T1 - Le cercle des loups-garous de Marion Oruezabal

16 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

 

« Dans l’œil de l’astre »

Tome 1 - le cercle des loups-garous

Marion 0ruezabal

 

 

Dès que j’ai pris connaissance du thème de ce roman, je n’ai plus eu qu’une seule envie : le lire. J’aime ce genre que l’on surnomme la « bit-lit », du moins lorsqu’elle sort des sentiers battus et rabâchés depuis trop de temps.

Marion Oruezabal nous propose un roman tout public, peut-être plus jeune ado, une histoire qui tient autant du conte que de la Fantaisy. La couverture est à elle seule un voyage, une invitation à plonger dans l’imaginaire de l’auteur. Pas de scène gore ou sanglante mais des descriptions qui entraînent le lecteur dans l’univers étrange de Sylvia.

Tous les ingrédients d’un bon roman du genre sont présents : magie, amour, secrets, surnaturel, et affrontement éternel des forces du bien et du mal. Difficile de décrocher de ce texte, difficile de ne pas jouer le jeu aux côtés des personnages humains ou pas ; d’ailleurs, le lecteur n’en a pas envie. Il veut lire et poursuivre l’aventure… il s’impatiente, constate vite que le dénouement n’est à plus que quelques pages et se demande qui vaincra et surtout comment.

De son propre aveu, l’auteur s’intéresse à la question du loup en France depuis une bonne quinzaine d’années. Et cela se ressent à chaque page : la vie de meute, la prédominance du loup alpha, la hiérarchisation du clan sont parfaitement décrites et donnent à cette meute de loups noirs une dimension si réaliste que sa dimension magique s’en trouve raffermie, légitimisée. Curieuse interaction entre Sylvia, Julien et Bastien qui, peu à peu, se déshumanisent au profit de Loup noir, Oseki, Œil unique ou Cynthara doués de la parole télépathique, protecteurs de la Nature et des Humains, gardiens de l’intégrité de la forêt.

Je ne vous dirai rien de la trame de ce premier tome ni, bien entendu, du dénouement, mais sachez que je n’ai qu’une hâte à présent : lire le tome 2. Marion, c’est pour quand ?

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Séverine Baaziz nous présente "Le premier choix"...

15 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie :

Séverine Baaziz est née à Briey, en Lorraine, en 1978.

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages lui permettent de vivre plusieurs vies : épouse, mère, informaticienne… sans oublier auteure à ses précieuses heures volées au temps.

Le premier choix est son premier roman.

Site auteur : https://severinebaaziz.com/

 

Résumé :

 

Et si naître dans la famille de son choix était possible…

 

Un homme se retrouve au milieu de nulle part. Sans nom. Sans souvenir. Là, on lui dit l’impensable vérité : il est mort. Ca c’est la mauvaise nouvelle. La bonne, on lui offre une chance sans pareille : renaître. Et ce n’est pas tout : renaître dans la famille de son choix.

A partir de là, tout s’enchaîne. Jour après jour, il apprend à découvrir les hommes et les femmes qui pourraient tant compter pour lui. Leur quotidien, leurs préoccupations, leurs pensées. De fil en aiguilles, les cartes en main se multiplient… avant de toutes tomber à terre et d’espérer une nouvelle pioche.

 

Bienvenue dans la tendre et palpitante histoire d’un bonheur qui se cherche.

 

Extrait :

 

Tout est blanc. Etonnamment blanc.

Nonchalant, je m’aventure à errer dans cet espace sans horizon. Sans le moindre repère, visuel, sonore, je ne sais où aller.

Je déambule.

Je vagabonde.

Aussi fin enquêteur qu’un Epagneul sans flair, je ne trouve rien. Pas un seul indice. Dans ma quête de clairvoyance, il me vient à penser que non  seulement je ne sais pas le moins du monde où je suis mais, pire, je ne sais même pas qui je suis. Qui peut me dire si je ne suis pas amnésique, prisonnier d’un état comateux ou simplement en plein rêve.

N’importe qui à ma place, j’imagine, serait tenté de paniquer, mais moi, non. Etrangement, je suis seul tout en ayant en même temps le sentiment d’être entouré. Mes questions restent suspendues sans que je puisse y répondre. J’aimerais savoir ce que je fais ici et pourquoi.

  •  La question n’est pas qui tu es, mais qui seras-tu.
  •  Mais qui me parle ?

Plus aucune réponse. La voix me semble inaudible ; simplement retentir en moi. Malgré ces questionnements, je me sens irrationnellement paisible et confiant.

Mon interlocuteur reprend, invisible, calme et puissant :

  •  Le temps est venu pour toi, Martin, de prendre une grande décision, de choisir ton destin.

Les mots se suivent et à aucun moment je ne ressens le besoin de les interrompre.

  •  Ton âme, Martin, fait partie du cycle de la vie. A chaque commencement, une fin, à chaque fin, un commencement. Tu as su abreuver ton âme des félicités de la vie, ne pas sombrer dans les épreuves, préserver ta lumière des vents et tempêtes. Ainsi, tu renaîtras… Ton libre arbitre recommence dès maintenant. Il t’appartient de choisir la famille qui t’accueillera. Dans une certaine mesure en tout cas. Je t’explique. Au vu de ta vie passée, certaines possibilités s’offrent à toi. Plusieurs destins sont possibles et à ta portée, il te faudra faire ton choix en fonction de tes propres volontés et de ton ressenti. Ainsi, tu visiteras deux familles qui attendent, mais ne le savent pas encore, la venue d’un enfant.

Un silence se fait ensuite entendre.

Je me suis senti enveloppé par cette voix qui me pénètre sans que je la distingue de façon sonore. Je ne sais l’écouter, je la ressens. J’ose une question.

  •  Alors, je m’appelle Martin ?
  •  Martin se trouve être ton dernier prénom. Le prénom que ta dernière famille avait choisi pour toi. Ton âme a déjà connu diverses vies durant lesquelles, à petits pas, elle a progressé. Ce n’est pas le cas à chaque fois. Pour certains, l’âme se laisse empoisonner par toutes sortes de nocivités. La peur, l’égoïsme, l’envie sont autant de travers menant parfois au pire des devenirs. Ainsi, une âme peut se noircir et même se putréfier totalement. Celle-ci ne renaîtra plus… Heureusement ce n’est pas ton cas. Tu as su mener une vie digne et honnête mais certaines difficultés ont endigué quelque peu le foisonnement de ton esprit. Dès ton plus jeune âge, tu as manqué d’amour et, en grandissant, des échecs professionnels et personnels t’ont blessé. C’est pourquoi, nous te donnons la possibilité de faire ton choix entre deux socles de vie : l’affectif ou le confort matériel. Deux familles différentes. Deux destins qui s’offrent à toi.

 

Je devrais me sentir désabusé par toutes ces informations qui me viennent avec force, mais au contraire je me sens en paix. Je sais que tout ira bien. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai confiance en moi, mais puisque j’ai la chance d’entendre ce discours, c’est que je le mérite et je n’ai qu’une envie, découvrir qui je suis et jouir pleinement de cette aventure incroyable.

  •  Il est temps, Martin. Tu vas partir à la découverte de tes destins.

Je me sens happé dans un profond tourbillon. Je m’évanouis. Pour un instant.

 

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L'éternel retour, une nouvelle signée Didier FOND

14 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

L’ETERNEL RETOUR


 

Un long sifflement déchire l’espace, aussi terrifiant que le dernier cri d’un agonisant. Coincé entre la cloison et de multiples corps qui se pressent contre lui, l’homme sursaute et ouvre les yeux. Le sifflement retentit encore ; c’est celui d’une locomotive. Il prend peu à peu conscience de l’endroit où il se trouve : une odeur infecte de sueur, d’urine et d’excréments enfle ses narines et lui donne la nausée. Mais il ne peut pas vomir ; il étouffe, il voudrait de l’air, juste un peu d’air ; impossible. Il est trop loin de l’étroite lucarne par laquelle pénètrent parfois quelques lueurs nocturnes et un peu –si peu- d’un air aussi glacial que doit l’être le vent du pôle…

Où est-il donc ? Que fait-il ici, dans ce train ? Qui est-il ? Il ne se souvient de rien, pas même de son nom. Et pourquoi ressent-il une telle peur, si lourde, si atroce, qu’il voudrait crier, joindre sa voix à celle des autres dont les râles, les pleurs, les gémissements, forment une symphonie aussi dissonante que funèbre ? Il ouvre la bouche essaie désespérément d’aspirer quelques goulées d’air puis d’exhaler enfin ce cri d’horreur et d’angoisse qu’il sent monter en lui et qui se refuse à sortir. Mais sa gorge nouée ne laisse passer aucun son.

Il sent tout à coup une main se saisir de son bras droit, le serrer avec force, puis la pression se relâche, la main l’abandonne ; quelque chose le frôle, il ne sait pas ce que c’est. Cela descend, descend tout le long de son corps, jusque vers ses chevilles. Une voix d’homme, à côté : « ça y est, il vient de mourir. Marchez lui dessus, de toute façon, il ne sent plus rien et ça fera un peu de place. »

C’est sur le corps d’un mort que ses pieds reposent désormais. A cette horreur répond l’épouvante qui le taraude sans répit depuis qu’une certitude, venue il ne sait d’où, s’est imposée à lui : il va mourir, ce train, c’est le train de la mort, une mort terrible à qui nul dans ce wagon ne peut échapper.

Et le temps passe, la locomotive siffle, le wagon cahote sur ses roues, les cris s’éteignent dans un autre brouhaha ; le train a ralenti, il marche au pas maintenant ; une voix s’élève, angoissée : « je vois de la lumière… Il n’y a pas de nom… Je ne sais pas où l’on est. » Le train s’arrête.

Une monstrueuse cacophonie éclate au-dehors ; tandis que les serrures du wagon sont déverrouillées, retentissent des aboiements de chien, d’autres cris, bien plus menaçants que ceux entendus dans le train, et des ordres, hurlés à plein poumon dans une langue qu’il reconnait immédiatement : « Raus ! Raus ! Schnell ! » C’est de l’allemand. Il est donc allemand, ou il parle cette langue. Mais son identité, à cette heure, à cet endroit, a-t-elle encore de l’importance ?. Hébété, il saute du wagon, suit docilement, en courant, la file de gens qui se pressent vers l’avant du train. L’obscurité est presque totale, çà et là, quelques lampes éclairent le convoi. Il faut courir, courir, en évitant les bagages abandonnés à terre, en évitant aussi les coups de gourdin généreusement dispensés par les gardes.

Au bout, un homme en uniforme de SS tient une cravache à la main. D’un mouvement régulier, il désigne sans un mot la droite, la gauche, alternativement ; ses gestes sont d’une précision presque mécanique ; son regard fixe semble ne voir personne. Pas un atome de vie dans ses yeux, comme si lui-même était déjà mort.

Sans savoir pourquoi ni comment, il se retrouve tout à coup nu, au milieu d’autres gens nus eux aussi, dans une pièce qui semble être une salle de douche. Il fait atrocement froid, ils se serrent les uns contre les autres. Son regard se tourne vers les pommeaux de douche suspendus au-dessus deux : l’évidence devient aveuglante ; ce n’est pas de l’eau qui va tomber du plafond, mais autre chose, de bien plus terrible. C’est la mort que vont transporter ces tuyaux, une mort effroyable que pressentent déjà tous ces corps compressés et qui, d’une seule voix, hurlent leur terreur et leur refus de disparaître ainsi. La lumière s’éteint, les cris deviennent assourdissants ; la plus horrible angoisse s’est de nouveau emparée de lui : il ne veut pas mourir, pas comme ça ; il se débat, de toutes ses forces, mais le gaz fait peu à peu son effet : l’air se raréfie, le poison envahit la salle, les cris deviennent râles ; il étouffe, la douleur est atroce, mais plus forte que la douleur, il y a encore cette immonde peur qui le prend à la gorge, et loin de l’aider à mourir, le force à se débattre encore, à griffer le plafond de ses ongles, les yeux révulsés, la bouche grande ouverte, comme pétrifié dans un hurlement muet…

Ta peur, ta souffrance… Tout ce que tu as ressenti jusqu’ici, c’est cela que tu as infligé à des milliers de malheureux. Pour toi, l’univers est vide ; pour toi, le ciel n’a plus d’aurores ; le pardon est impossible. C’est maintenant ton tour de payer, SS Obersturmbannführer Höss. Dans l’éternité des éternités, je te condamne à refaire sans fin ce voyage vers la mort, dans l’indicible angoisse des condamnés…

… Un long sifflement déchire l’espace, aussi terrifiant que le dernier cri d’un agonisant. Coincé entre la cloison et de multiples corps qui se pressent contre lui et gémissent, l’homme sursaute et ouvre les yeux. Le sifflement retentit encore ; c’est celui d’une locomotive. Il prend peu à peu conscience de l’endroit où il se trouve : une odeur infecte de sueur, d’urine et d’excréments enfle ses narines et lui donne la nausée…


 

Didier Fond

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L'eau des Cendres de Denis Schillinger dans Le Bibliothécaire

13 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

L'eau des Cendres de Denis Schillinger dans Le Bibliothécaire
L'eau des Cendres de Denis Schillinger dans Le Bibliothécaire
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Dérine, un poème extrait de "L'ombre du reflet" de François Iulini

12 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Dérive

 

Le pavé est disjoint ; dérive la pierre

De la cour ; pousse l’herbe, vert océan

Où clapotent les lauzes ; sur quelles terres

S’échouera le radeau ; île ou continent ?

 

Midi ; coule le plomb du ciel ; fond la mer,

Verdâtre fiel ; une gerbe de ciment

Sourd, dégueule le joint, mousse la crinière

Paille ; la cour glisse et tangue incontinent…

 

Où errent les pensées du lecteur distrait,

Son œil s’est noyé sur la page immobile ;

Le monde alentour est-il faux, est-il vrai ?

 

Divague le point d’orgue d’une pensée

De rive ; rêve vague d’un sol figé,

Heureux, secret ; une cachette, un asile...

 

François Iulini

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La greffe prendra d'Edwige Thomas dans Le Bibliothécaire

11 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

La greffe prendra d'Edwige Thomas dans Le Bibliothécaire
La greffe prendra d'Edwige Thomas dans Le Bibliothécaire
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La posologie des sentiments de Michel Beuvens dans le Bibliothécaire

10 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

La posologie des sentiments de Michel Beuvens dans le Bibliothécaire
La posologie des sentiments de Michel Beuvens dans le Bibliothécaire
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Le blog "D'un livre à l'autre" de Philippe Desterbecq a chroniqué "Vénus en Ré", le dernier thriller de Christine Brunet

9 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/01/11/34766806.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

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J'attends toujours avec impatience la sortie du dernier roman de Christine Brunet. "Vénus en Ré" (joli titre et jolie couverture) est son huitième polar et le deuxième dans lequel l'enquêtrice est Gwen Saint-Cyrq, une légiste au look plutôt déjanté : piercings, tatouages. 

Dans ce roman, le lecteur fait plus ample connaissance avec l'héroïne  ce qui n'est pas pour me déplaire. Gwen a eu une enfance difficile, orpheline, à la DASS puis adoptée par une femme qu'elle n'aimera pas ! 

Dans "Convergences", le roman dans lequel elle apparait, le lecteur comprend que même si elle est entrée dans la police, Gwen est loin d'être une oie blanche. 

On la retrouve ici femme de ménage (ce qui cache ses affaires illicites) avant qu'elle ne soit rappelée pour enquêter sur la mort de la fille de son patron. Ici encore, elle joue un peu sur les deux tableaux : celui de la police et celui du "brigandage". 

La fille du commissaire est la septième victime de celui que la presse appelle "l'homme au catogan".

Sous la pression de son chef, le tandem Saint-Cyrq/Signac se reforme. Signac voue une haine sans limite à celle qu'il accuse d'avoir assassiné son frère. 

Ils n'ont toutefois pas le temps : ils devront travailler ensemble ! 

Son enquête emmène Gwen sur l'ile de Ré où d'autres victimes sont découvertes : un gendarme dont l'épouse est une ex de Signac et le petit ami de la fille du commissaire qui vit sous une fausse identité.

Des indices  placés non loin des victimes orientent Gwen dans une certaine direction...

Gwen ne recule devant rien au risque d'y laisser sa peau ! Il faut qu'elle découvre le ou les meurtriers car certains détails lui font penser qu'il y aurait un serial killer et un copycat. 

Une enquête menée tambour battant par une Gwen plus attachante que dans le premier polar qui la met en scène. Une histoire qui se termine de manière à laisser penser qu'il y aura une suite ou en tout cas qu'on retrouvera l'héroïne dans un troisième roman.

Je me trompe, Christine? 

En tout cas, merci de m'avoir permis d'enquêter avec Gwen. Mon cerveau a bien bouillonné, c'est le gage d'un polar réussi.

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