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Le blog Aloys

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Lire & cri - un prix littéraire incontournable ! Les inscriptions sont ouvertes !

6 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

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Alfred Herman nous présente son recueil de poèmes "Rêver de ma Belgique"

6 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Alfred Herman est né à Tirlemont, le 15 juillet 1922. Belgo-suisse, il habite 21, Boulevard de la Forêt, CH 1009 Pully.

Ses débuts littéraires remontent à 1938. Il écrit ses premiers poèmes. Résistant de 1940 à 1945, secouriste Croix-Rouge avec médaille d’argent pour services éminents rendus au pays, il a fait un bref séjour en prison de la Gestapo. Il est pharmacien depuis 1947 et poursuit son envol littéraire. Né en région alors bilingue d’un père wallon, il garde ce sang en ses veines, d’où sa culture, essentiellement française comme sa langue maternelle, son éducation, ses études. De là ces brimades flamandes hostiles, par les cris « Walen buiten » (Wallons dehors). Il voudrait retourner à Liège où il habitait en 1930, mais ne trouvant de pharmacie en Wallonie, il aboutit à Lausanne comme pharmacien au CHUV. Son premier recueil paraît en 1961 et il termine le 33ème. Il écrit des nouvelles, des méditations, des études comme celles sur l’ésotérisme du gothique sacré, celles sur les pièges de sa langue française qu’il défend avec ardeur.

Il accumule médailles de bronze, argent, vermeil et or, nombreux trophées et autres distinctions honorifiques.

On a souvent cité le parcours exceptionnel de ce pharmacien-poète dont la vie fut si bien remplie et dont le palmarès est vraiment remarquable et réellement hors du commun.

De plus tous ces textes, poèmes ou prose, sont porteurs de très importants messages en langue clair mais souvent voilé, un apport d’une certaine lumière en un monde plongé dans les ténèbres.

Quand on lit ces longues laisses en vers réguliers, on a souvent l’impression de lire du Lamartine et du Victor Hugo lorsque le poète se fâche. On a dit qu’il faisait le pont entre Verlaine et Verhaeren. Le poète apporte une vision d’ensemble avec le reflet des climats d’une âme sensible aux décors de la vie et des existences spirituelles et métaphysiques.

C’est une poésie de proximité qui s’élève jusqu’à l’épopée. Il existe donc encore un vrai poète lyrique digne de tous les grands poètes lyriques anciens.

 

 

Accroche

Pourquoi tel recueil après 45 ans en Suisse ?

Avec l’âge et la méditation sur la vie et sur ses alea, Alfred HERMAN a tenté de renouer avec ses racines et surtout avec ces souvenirs perdus au fils des temps. Loin du berceau de sa famille, cette région de Liège, Aubin et Dalhem, il songe à tous ces temps passés, à la Meuse, à l’Amblève, aux Ardennes comme à cette Mer du Nord.

Surgissent aussi des sujets touchant à des moments capitaux en leur essence par une influence sur son départ, et surgissent alors cette sensation d’avoir perdu ce qu’il avait de capital : sa Liberté.

Il revoit des scènes de son jeune temps, des scènes typiques du folklore, et toutes ces visions se mêlent et s’incrustent dans une vision pittoresque de son Pays natal qui plonge en son cœur comme l’ancre du navire s’incruste en la tourbe pour que s’arrête le navire. Un cœur, un navire nommé : MA BELGIQUE.

Il y eut certes ces mouvements flamingants dont il a souffert, car c’était pour Alfred Herman une atteinte à sa langue française dont il s’est toujours fait acharné défenseur par tous moyens depuis l’âge de 15 ans. Mais il part du principe que flamand et wallon ne sont que des prénoms, Belge est le nom de famille. Il aimait cette parole d’Émile Verhaeren.

Et souvent il croit entendre chanter au loin ce Coq Wallon…

 

Extraits

La perle

 

Dieu créa l'Univers, vit que tout était bon,

Mais avant le repos, sa force qui fascine,

Dans sa grande sagesse, souhaita un fleuron

Couronnant son œuvre d'une beauté divine.

 

Dieu désira sur terre un reflet du soleil,

Un réel paradis d'amour très poétique,

Et forgea la perle d'un éclat sans pareil,

Étincelant bijou que l'on nomme: Belgique

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Le blog littéraire "Legere imaginare perigrinare" a chroniqué le dernier thriller de Bob Boutique, CHAOS

4 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/09/06/passion-thriller-chaos-bob-boutique/#more-20952

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/09/06/passion-thriller-chaos-bob-boutique/#more-20952

Passion thriller: Chaos, Bob Boutique.

L’auteur: 

Bob (Baudouin), Boutique de son vrai nom prédestiné, est un libraire belge, administrateur des éditions Chloé des Lys et fondateur d’Actu-TV, émission web-TV  d’activité culturelle. Passionné d’écriture, il est l’auteur de deux recueils de contes bizarres ( dixit l’auteur lui-même) et d’un roman  » Les dix petites négresses ». Chaos est la « suite » de 2401.

Le roman:

Chaos a été publié par les éditions Chloé des Lys en février 2017. Il constitue, en quelque sorte, la suite de 2401 (dont vous trouverez une chronique sur le présent blog). Je dis « en quelque sorte » parce qu’il reprend bien la même équipe d’enquêteurs mais pour une autre affaire tout à fait différente, qui se déroule un an plus tard.

Chaos est un thriller que l’on peut qualifier de « politique » dans la mesure où l’histoire qu’il raconte évoque l’actualité brûlante de la lutte anti-terrorisme dans un contexte complexe dont l’auteur mesure parfaitement tous les enjeux, qu’ils soient économiques ( la Shell en pleine négociations en vue d’obtenir des concessions d’exploitation sur les gisements de gaz et de pétrole découverts récemment), politiques ( les négociations internationales menées par l’OTAN pour le contrôle des programmes nucléaires au Moyen-Orient) ou religieux ( les lutes claniques entre les Chiites et les Sunnites, compliquant singulièrement l’enquête de Johan).

Comme toujours, les passages historiques, ici concernant le contexte religieux médiéval de l’abbaye et de ses reliques; le contexte artistique des tableaux de Cranach; et culturel avec des précisions concernant notamment la ville d’Ulm  » lieu de naissance d’Albert Einstein », des expressions et des chansonnettes typiquement hollandaises, nous faisant au passage découvrir un autre univers juste à notre portée mais, en tout cas pour nombre d’entre nous, totalement inconnu.

Les thèmes développés dans ce thriller évoquent la lutte anti-terrorisme, les dommages collatéraux ( quelle magnifique expression pour parler des victimes innocentes qui paient de leur vie les délires des fanatiques encouragés par l’incompétence des instances gouvernementales à gérer ces agissements meurtriers), mais aussi le droit à la différence, à nourrir ses propres croyances tout en accordant à autrui le droit fondamental à avoir des croyances autres; et l’amour bien sûr, celui qui ne connaît nulle frontière et nulle limite…

Je vous laisse le soin de découvrir pages 195-196 une théorie hautement audacieuse mais qui se défend. Allez, je vous donne un indice: cette théorie concerne Jésus-Christ.

L’intrigue:

Après une année de silence, Lieve débarque sur la péniche où Johann s’est réfugié après sa démission des services de police. La raison officielle est d’évoquer avec lui un dossier plutôt inhabituel: le vol d’un tableau de Cranach représentant Martin Luther dans les archives du Rijksmuseum (musée d’Etat qui raconte l’histoire des Pays-Bas avec plus de 8000 objets exposés), dans la partie réservée aux restaurations. Quel rapport avec le service de Lieve, service anti-terroriste de la Kmar?

Les circonstances du vol: « le gars qui a fait le coup (c’était en pleine nuit) était harnaché comme un militaire, tout en noir et cagoulé. Il a mis le vigile hors d’état de nuire en deux temps, trois mouvements, un vrai pro… » (Page 26) qui porte le nom de Yahia Al Shaïf, un terroriste notoire que Johann avait arrêté quatre ans plus tôt, réputé pour tuer tous ceux qui enquêtent contre lui: juges, policiers, témoins ou leurs familles et leurs proches. Mais pourquoi un terroriste irait dérober un tableau de peu de valeur? Et pour quelle raison a-t-il retourné le tableau qui se trouvait derrière le tableau volé, dont le sujet est pour le moins inhabituel?

Johann, dit Le Bouledogue, étant le seul à pouvoir identifier le terroriste, la nouvelle ministre de l’Intérieur, Rita Van Hemelrijck lui « demande » de reprendre du service afin d’élucider cette sombre affaire: dans un premier temps, comprendre pourquoi Yahia a volé précisément ce tableau, où il a disparu et d’où viennent les fonds de Solar Future. Dans un deuxième temps…A vous de le découvrir !!!

Le petit +: en guise d’introduction, un rappel des principaux événements et personnages du roman précédent 2401.

Les personnages:

  • Lieve Moed: blonde, cheveux coupés en brosse avec deux épis rebelles sur le crâne et le haut de  front, petit nez, quelques taches de rousseur; son plus gros défaut : c’est une fouineuse, mais pas voleuse; nouvelle commissaire en chef-adjointe.
  • Johan: 1m75, yeux très clairs, petite cinquantaine, musculature de Bouledogue, rides expressives, cheveux courts grisonnants; ses qualités: efficace, direct, humain, autoritaire, esprit de synthèse redoutable; peu de place pour des sentiments tels que la peur, l’inquiétude ou la compassion.
  • Koen Dierickx: a repris le poste de commissaire principal laissé vacant par Johann; chargé des relations extérieures, il est souvent absent. Grand rouquin.
  • Arie: très grand, bâti comme un colosse avec ses 1m85 et 85 kgs; cheveux blonds rasés; en ménage avec Inge dont il attend une fille; était l’adjoint de Johann avant que celui-ci ne quitte le service.
  • Yahia Al Shaïf: 1m78, corpulence athlétique, cheveux noirs courts légèrement grisonnants, bouche aux lèvres fines; musulman appartenant à une tribu chiite des montagnes mais pas islamique; parents bédouins; dangereux terroriste.
  • Rita Van Hemelrijck: ministre de l’Intérieur, populiste; grande, un peu forte, pas une once de féminité, grosses lunettes.
  • Piet Buelinckx: super informaticien du service anti-terroriste de la Kmar; petit homme chauve à lunettes.
  • Inge Den Phu: petite chinoise, inspectrice, en ménage avec Arie; cheveux noirs coupés au bol.
  • Kees Lowery: nouveau stagiaire tout juste sorti de l’école de police; timide; grand échalas, cheveux bruns avec une mèche tombant sur le front, plutôt beau garçon.
  • Kitty Vandezande: 20 ans; rouquine au visage constellé de taches de rousseur, cheveux coiffés en queue de cheval; nouvelle stagiaire.
  • Jaap Greet: responsable de l’atelier de restauration du Rijksmuseum.
  • Hendrick de Koning: étudiant, stagiaire au Rijksmuseum. Physique de fils de bonne famille, beau garçon.
  • Simon Goldblum: conseiller au Mossad.
  • Siegfried Schlaube: secrétaire du syndicat d’initiative d’Ulm; géant au visage souriant, la cinquantaine.
  • Klaus: pote d’Heindrick; 23 ans; petit, crâne partiellement dégarni.
  • Aaron Weissman: conseiller culturel à l’ambassade d’Israël; militaire déguisé en « costard-cravate »; grand, athlétique, sourcils fournis, regard décidé, cheveux coupés en brosse très courte.
  • Rachid Yousseini: imam d’un petit village, contact de Johann au Yémen.

Les lieux:

Les lieux, dans un thriller, revêtent une importance particulière: poser le décor sans envahir les pages de descriptions superflues; le lecteur doit pouvoir se transporter sur les lieux, s’y repérer sans que cela ne lui demande trop d’efforts car son attention se polarise sur l’action encours. Quand on regarde un bon polar ou un bon film d’aventures, notre œil enregistre les décors sans s’y attarder outre mesure. Evidemment, dans un livre sans images, tout le talent de l’auteur se mesure à sa capacité à restituer les décors sans empiéter sur l’histoire.

Pari largement réussi par notre romancier belge: chaque changement de décor se fonde harmonieusement dans le récit, le fait avancer. Par exemple, lorsque Lieve arrive en vue du port où Johan s’est réfugié: « …le vieux port s’ouvre devant elle, avec le canal et son armée de mâts alignés en tirailleur le long des quais. Petits bateaux à moteur, voiliers aux blancs éclatants, embarcations diverses et un peu plus loin près d’un ponton qui s’avance sur l’eau, plusieurs péniches colorées dont « la Petite » avec sa timonerie bleue et blanche. » (Page 15)…La péniche de Johan telle que Lieve la voit la première fois qu’elle lui rend visite: « Face à elle, la cabine de pilotage fermée à clé, où l’on voit un large fauteuil en simili cuir installé devant un gouvernail en bois et les divers instruments de navigation…Deux petits drapeaux flottent au vent sur la hampe de l’antenne radio, un fanion aux couleurs des Pays-Bas, trois bandes horizontales rouge, blanc, bleu et un autre rouge avec un carré blanc. A portée de main, la rampe en fer d’un escalier plonge en pente raide vers les cabines. » (Page 18).

Après les événements qui se sont déroulés dans 2401, Johan s’est réfugié loin du tumulte des villes et de la Kmar, dans un endroit retiré et authentique où il peut soigner ses blessures en paix, dans sa péniche amarrée non loin d’une « rue qui borde le canal (…) avec des façades décorées en pointes et de grandes fenêtres à croisillons dont la hauteur diminue au fur et à mesure qu’on monte d’étage. Suffisamment hautes pour se refléter en ondulant dans l’eau du canal. On se croirait à Bruges et même, en forçant un peu, au Moyen-Age, avec une rue pavée interdite à la circulation. » (Page 23).

Un des aspects très appréciables avec les romans de Bob est que nous voyageons beaucoup et découvrons des lieux anonymes, comme la rue du canal décrite plus haut, mais également des lieux célèbres, comme l’université d’Ulm ou la ville d’Amsterdam, habilement intégrés dans le déroulement du récit. Ici, quand Lieve arrive à Ulm pour rencontrer le docteur Schlaube, susceptible de lui donner des renseignements importants pour son enquête: « Pas moyen de les rater: les bureaux de l’info-tourisme se trouvent au pied de la cathédrale gothique la plus haute du monde, sur la Münster Plaz (…) La Petite remarque aussi le superbe bâtiment de l’office du tourisme coincé entre l’hôtel de ville et le pyramide de verre semblable à celle du Louver qui abrite la bibliothèque municipale. » (Page 97)…Ou quand elle arrive à Amsterdam qui « tout comme Stockholm, est bâtie sur un groupe d’îles: on en compte quatre-vingt-dix réparties sur une centaine de kilomètres de canaux que franchissent mille cinq cents ponts. » (Page 68).

Et maintenant le dépaysement… »Sanaa est une grande ville avec des avenues, des magasins, des mosquées, des taxis jaunes et blancs et une vraie circulation en périphérie autour des remparts. Mais la grande majorité des habitations qui s’élèvent rarement à plus de vingt mètres reste fabriquée avec des briques de paille et de terre crue qui fondent sous les fortes pluies. Leurs façades sont souvent magnifiques, décorées de motifs complexes soulignés de gypse blanc mais s’effondrent de temps à autre! » (Pages 261-262).

Mon avis:

2401 avait été pour moi la confirmation que les Américains sont loin de détenir le monopole des meilleurs thrillers. Il avait été une révélation. J’attendais donc avec impatience de lire la suite, intitulée Chaos…Et là, chers amis lecteurs, la révélation s’est transformée en véritable électro-choc !!! Avec ce second opus, Bob entre définitivement et par la grande porte dans la cour des grands !!! Ce roman est une bombe nucléaire!!

Dans Chaos, figurent tous les ingrédients qui font les excellents thrillers: scènes d’action réalistes; personnages complexes et attachants: les méchants ne sont pas complètement méchants, ils ont leurs raisons, leurs idéaux, ce sont les méthodes employées pour parvenir à leurs fins qui les font basculer du côté obscur; quant aux gentils, ils ne le sont pas toujours, ils agissent parfois stupidement en proie à leurs doutes, à leurs démons aussi. Rien n’est jamais tout noir ou tout blanc en ce bas monde qui se décline dans un camaïeu de gris aux nuances infinies…

Des rebondissements juste ce qu’il faut pour faire avancer l’intrigue et non pour remplir des pages; et du suspense aussi : « Mais c’est elle aussi qui a merdé et joué avec les règles les plus élémentaires de sécurité si bien qu’elle est désormais menacée de mort…Alors voici ce que je vous propose, si elle marque son accord. Ce sera dangereux mais jouable. Ecoutez-moi bien car il faudra que tout le monde joue dans la même pièce… » (Page 126) => Bien entendu, le chapitre se clôt sur ces mots; et, encore plus bien entendu, le chapitre suivant embraye sur autre chose, laissant le lecteur sur sa faim…

L’humour: un humour parfois grinçant, parfois gentiment moqueur, parfois déjanté, parfois simplement burlesque, mais jamais méchant ni dégradant…Voilà la petite touche perso qui fait la différence. Bob s’est-il mélangé les pinceaux ou est-ce pour tester notre degré d’attention qu’il a prénommé la ministre de l’Intérieur tantôt Rita, tantôt Martha?

Avec Chaos, vous êtes certain de pénétrer dans le petit monde des thrillers de très grande qualité. Toutefois, je terminerai cet article dithyrambique par un bémol: il nous faudra patienter jusqu’à l’année prochaine pour avoir le bonheur de lire le troisième volet…

Citation:

« Quant à la Petite, elle se laisse guider, confiante en sa bonne étoile comme à l’efficacité de son homme. Car c’est ainsi qu’elle le nomme désormais dans sa petite tête de gamine. Elle l’observe qui avance dans la nuit sans se presser, sans perdre une enjambée, comme un métronome, et pense tout simplement: « C’est mon homme. » Et dire que certains trouvent les femmes compliquées. » (Page 372).

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Frank Greiner nous présente son roman "Bleu absolu"

4 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

 

 

Un court extrait :

 

L’essentiel de ses bagages se trouvait ailleurs, dans son matériel de peintre : principalement ses couleurs, qu’il rangea méthodiquement dans l’espace désormais libre. Des pigments dans leurs tubes et leurs flacons, et une multitude de petites feuilles peintes, la plupart sans aucun dessin, simplement pour visualiser les diverses teintes et nuances de sa palette. Au reste, il y avait aussi son ordinateur, outil indispensable du peintre ou du plasticien actuel. Je ne comprenais pas très bien sa démarche. Il avançait dans une région incertaine du savoir, quelque part entre l’art et la science. Il m’expliquait qu’il était à la recherche du bleu absolu. Tout était parti, me révéla-t-il, le jour où sa boîte, du temps où il travaillait encore comme directeur artistique, lui avait demandé de réfléchir à un spot télé pour une marque de sandales. Il me montra quelques esquisses auxquelles il avait travaillé en ce temps-là. On y apercevait une femme marchant sur le bord d’une plage. L’image me fit immédiatement penser à une série de photos que j’avais prises de Mary, lors de nos vacances en Crète. Je la lui montrai. Il s’étonna aussi de la ressemblance. On aurait dit que les esquisses avaient été décalquées sur les photos. La vie recèle d’étranges coïncidences. On y vit en tout cas le signe que Raphaël avait bien fait de venir se loger chez moi pour y poursuivre sa quête. Tout était donc parti, me dit-il, de ce spot. Des sandales il était passé au bleu du ciel et de la mer, puis à une réflexion de plus en plus exigeante, laquelle l’avait inévitablement éloigné de son projet publicitaire et avait même provoqué son licenciement.

 

 

Biographie :

 

Frank Greiner a déjà publié un recueil de nouvelles aux éditions Chloé des Lys. Il est également l’auteur de nombreux articles, conférences, essais portant sur l’ésotérisme et sur l’histoire de la littérature. Il enseigne à l’Université Lille 3.

 

 

Résumé :

 

Mary s’est suicidée sans motif apparent. Pour René écrire revient à se souvenir, pour arracher Mary à l’oubli ou percer le secret de sa mort volontaire. Peu à peu apparaît l’incroyable vérité. Mary est toujours là sans qu’il puisse la voir ni communiquer avec elle. D’autres voix se mêlent à celle de René : celle de Mary dont on apprend qu’elle cherche vainement l’issue du monde où elle se trouve désormais enfermée comme en prison, celles aussi de Georges, le théosophe, et d’un jeune peintre, Raphaël, obsédé par une couleur fondamentale, peut-être celle de la mort ou de son au-delà : le bleu absolu. Un bleu extraordinaire qui se révèlera bientôt étroitement lié au destin de la jeune défunte.

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Séverine Baaziz interviewée par Philippe de Riemaecker pour l'émission "Les fruits de ma passion"

2 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo, #interview

https://www.youtube.com/watch?v=09Fl8poxo0o&feature=youtu.be

Séverine Baaziz interviewée par Philippe de Riemaecker pour l'émission "Les fruits de ma passion"
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Une balade poétique "La truite au parc" entre cousins (Thierry et Colette) signée Thierry-Marie Delaunois

1 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

T: Holà, qu’est-ce donc?

 Dis-moi, cousine, entends-tu?

Une douce mélodie!

Même les oiseaux se sont tus!

Mon Dieu, ce qu’elle est jolie!

Dans ce parc enchanteur, vois-tu,

Elle est telle harmonie

Et cela m’enchante, sais-tu!

Rêve ou pure folie?

 

C: Oui, mon cousin, et quel bonheur!

S’agirait-il d’un quintette?

Et interprété avec coeur,

Le piano en vedette

Développant avec ferveur

Un air si plaisant, si chouette,

Bucolique, en la majeur,

Superbe chant d’alouette!

 

T: Oui, cousine, quelle émotion!

Ce sensible pianiste

Requiert toute notre attention,

Mais vient le violoniste

Pour ce thème et variations;

Ensuite survient l’altiste!

Je suis empli d’admiration!

Au diable les pensées tristes!

 

C: Dans ce cadre, c’est magique

Car sous ce soleil éclatant,

Souverain et dynamique,

Ce thème pur et caressant

Sublime cette musique

Portée par cinq instruments!

C’est à ce point féérique,

Bénéfique et envoûtant!

 

T: Cet ensemble est harmonieux,

Crois-moi! De grande qualité!

Voici le kiosque, c’est heureux!

Mais quelle générosité:

Ils sont tout flamme, vigoureux!

C’est un quintette réputé

Pour un mouvement savoureux,

D’une extrême limpidité!

 

C: Vraiment comme un gai refrain,

Les variations, les couplets!

Ce compositeur autrichien,

Inspiré, connu, il me plaît:

Aucune oeuvre sans lendemain!

Que de l’authentique, du vrai!

Tempo et rythme pleins d’entrain

Pour mélomanes fins gourmets!

 

T: c’est bien la truite de Schubert?

 

C: Eh oui! C’est on ne peut plus clair!

“Voyez au sein de l’onde ainsi qu’un trait d’argent

La truite vagabonde braver le flot changeant…”

 

C et T: Joli!

 

 

 

Thierry-Marie DELAUNOIS

 

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Didier Moné nous propose deux poèmes extraits de son recueil "A fleur de plume"

30 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

 

A L’OMBRE DE TES YEUX


La beauté suprême inégalée
Le luxe des palais jamais érigés
Les temples des divinités
Les pyramides, les mausolées,
Les basiliques, les mosquées,
Fascinants de somptuosité
La splendeur d’un ciel étoilé
Ou l’immensité de la voie lactée
Ne sont que fumée sans feu
À l’ombre de tes yeux.

Les formules de magie,
Les incantations, la sorcellerie
La sombre machination Illuminati
Les rituels divinatoires vaudous
Les faux prophètes, les gourous
Les décoctions des marabouts
Les rites moyenâgeux
Et tous les pouvoirs des dieux
Ne sont que du vent
Qui caresse tendrement
Et s’éteint brusquement
A l’ombre de tes yeux.

A la mort, à la vie
La porte du paradis
L’éternelle jouvence
La plus belle des danses
La plus douce des chansons
Le plus précieux des dons
Et la splendeur des cieux
Qui brillent à l’ombre de tes yeux.

 
 
 

A LA FRONTIERE DES DEUX MONDES ( extrait )


 
III- Lampedusa…

Aux plages de sable blanc, tachées de sang noir
Mer cristalline, mirage aux allures de mouroir
Cimetière où reposent pour l’éternité
Les âmes des nôtres, tombés sans dignité.
Que deviennent les prières de ceux qui sont restés ?
Perdues dans les abîmes de l’indifférence…
Dans le silence complice de ceux qui sont bien nés
Le mépris de l’aide empreinte de condescendance.
Tes côtes luisantes au parfum de majesté
Camouflent tragédies en Méditerranée.
Et dans la nuit de la prochaine traversée,
Isola bella, ne perds pas ton humanité.
 
 
Didier Moné
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Marie Gevers Une chronique de Marc Quaghebeur. Un texte de Jean François Foulon pour ACTU-TV

29 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles, #vidéo

http://www.bandbsa.be/chronique/gevers-chronique.htm

http://www.bandbsa.be/chronique/gevers-chronique.htm

 

 

Marie Gevers, est née près d'Anvers en 1883 et est décédée en 1975, à l’âge de 92 ans. Romancière belge d'expression française, elle appartient, comme beaucoup des grands classiques (Verhaeren, Maeterlinck, etc.) à la grande bourgeoisie aisée flamande (qui à l’époque s’exprimait en français).

Elle a eu assurément une enfance heureuse dans le manoir familial de Missembourg. En fait, elle passa sa vie entière dans cette propriété de 7 hectares que ses parents avaient achetée avant sa naissance. Milieux aisé donc, mais on dit que ses parents ne voulaient pas qu’elle se distingue des autres enfants du village et que c’est en sabots qu’elle se rendait au catéchisme. Mythe ou réalité, je ne sais pas. Ce qui est certain, par contre, c’est qu’elle n’a jamais fréquenté l’école (sa mère lui faisait des dictées en français d’après le Télémaque de Fénelon). Quant au calcul et au néerlandais, c’est l’instituteur de la commune voisine qui venait les lui enseigner à domicile.

On dit que lisant énormément, elle apprit la géographie dans Jules Verne (elle s’aidait d’un atlas pour suivre les aventures des héros) et se familiarisa à l’Antiquité grecque en se plongeant dans l’Odyssée. A quatorze ans, la petite Marie lisait couramment le français, le néerlandais et l’anglais. Il faut dire que sa famille était cultivée et comme le fait remarquer Marc Quaghebeur dans la vidéo, la bibliothèque était la pièce centrale d la maison, celle où on se réunissait le soir pour discuter, lire et écouter de la musique.

Elle épousera un certain Frans Willems en 1908 dont elle aura deux fils et une fille (un de ses fils est l’écrivain Paul Willems). C’est en français qu’elle écrira son œuvre, à une époque où pourtant les revendications flamandes se font pressantes. Elle explique que pour elle le français s’est imposé d’office puisque ses propres parents avaient été éduqués dans cette langue. Pourquoi l’avaient-ils été, me direz-vous ? D’une part parce que son grand-père paternel, qui avait un négoce à Anvers, avait vu ses affaires péricliter à la suite de la fermeture de l'Escaut par les Hollandais en 1839 (Hollandais qu’il se mit donc à détester) et d’autre part parce que son grand-père maternel s’était enrichi en achetant des biens nationalisés au moment de la Révolution française. Comme quoi l’Histoire (avec un grand H) a parfois des répercussions insoupçonnées puisqu’elle fit indirectement de Marie Gevers une auteure francophone.

Celle-ci a d’abord commencé à écrire de la poésie. Il faut dire que le grand Verhaeren était souvent de passage au manoir de Missembourg et qu’il l’a encouragée (en soulignant le meilleur et en ne critiquant pas les passages moins bons, comme il est dit dans la vidéo). Elle ne pouvait pas trouver meilleur maître. Dans des poèmes bucoliques, elle parle avec émotion de son goût pour la nature. Plus tard, elle se tournera vers la prose et publiera « La Comtesse des digues », un premier roman qui restera sans nul doute son œuvre la plus célèbre. Puis ce sera « Madame Orpha ou la sérénade de mai », « Guldentop, histoire d’un fantôme », et « La ligne de vie », trois livres où l’on retrouve son intérêt pour la campagne et le petit peuple.

A côté de cette œuvre en français, Marie Gevers donnera aussi des traductions d’écrivains néerlandophones.

Elle sera élue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1938 où elle sera la première femme à siéger dans cette vénérable institution (bien avant que Marguerite Yourcenar n’entre à l’Académie française, en 1980, seulement).

Mais revenons à « La Comtesse des digues ». C’est d’abord un roman qui parle d’un fleuve, l’Escaut, dont les eaux irriguent les terres mais les minent également. Dans ce plat pays, il faut donc les préserver des crues en construisant des digues et ces digues, il faut les entretenir. Traditionnellement, cette tâche est confiée à un « dyckgraef », autrement dit à un « comte des digues ». Suzanne, l’héroïne, a pris l’habitude de seconder puis de remplacer son père malade dans cette fonction délicate. C’est qu’il faut sans relâche surveiller l’état des digues afin d’empêcher les débordements du fleuve ou l’incursion de la mer. Suzanne aime ce travail, qui lui donne l’occasion d’effectuer de longues promenades et d’admirer la nature. Une fois son père décédé, elle décide de se marier, mais hésite entre un jeune homme de bonne situation et Triphon, un simple vannier. Il y a aussi Max, qui lui aussi aime les longues promenades dans la nature. Suzanne hésite, elle qui se considère avant tout comme « la petite fiancée de l’Escaut ». En fait elle recherche l’amour, le vrai, et elle a peur qu’on ne l’aime pour ses biens. Pour rien au monde elle ne voudrait faire un mariage d’intérêt. Le lecteur suit donc ses hésitations au fil des saisons. Roman intemporel, « La Comtesse des digues » évoque la nature, les différences sociales, et la découverte de l’amour. On suit Suzanne le long des paysages qu’elle aime tout en respirant « l’atmosphère humide du fleuve et des polders ». 

On notera la symbolique des digues, qui doivent contenir l’eau mais qui la laissent passer quand elles cèdent. Il en ira de même pour Suzanne, qui découvrira l’amour quand ses digues intérieures s’ouvriront. Le désir alors l’emporte sur tout. Il faudra trouver l’homme de ses rêves et il faudra surtout que cet homme s’accorde avec le fleuve, qui est finalement le premier époux de la jeune femme. Ce roman raconte en fait la découverte de soi et la recherche d’un équilibre intérieur. Voici deux petits extraits, pour faire « sentir » le style de Marie Gevers : « Suzanne s’en allait naïvement vers ce qu’elle connaissait de plus beau ; le clair de lune sur le vieil-Escaut. Elle s’imaginait que cette splendeur la distrairait de la lourde souffrance qu’elle combattait. Elle ignorait combien une nuit lunaire, chaude et blanche, irrite l’amour chez les jeunes filles. Ce pays noyé n’était qu’un grand miroir. Si on le regardait vers le couchant, il rougeoyait tout entier aux dernières lueurs du soleil ; si l’on se tournait vers le levant, tout, sous la pleine lune montante, s’argentait. » (Marie Gevers, La Comtesse des digues, Actes Sud/Labor, 1983, p. 114)

« Du château lointain s'éleva le son d'un cor de chasse, ajoutant je ne sais quoi de poignant au paysage. Les notes qui lui arrivaient au-dessus des eaux touchèrent amèrement le coeur de Suzanne. Elle en connaissait les paroles, et le cor chantait: « Belle je t'aime d'amour extrême/ Daigne accepter ma vie et mon coeur! » L'air mourut, pour reprendre encore et encore, les mêmes modulations. Suzanne fut envahie par un sentiment de découragement profond, au-delà des larmes, et resta là, sur le bord argenté des étangs, sans pensée, sans volonté. Rien qu'un corps prêt à l'amour. Le rougeoiement solaire avait disparu." (Id, p.115)

Jean François Foulon

 

https://youtu.be/3QI26cueCBM

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Philippe de Riemaecker interviewé à l'occasion du salon du livre de Montcuq

28 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

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