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Le blog Aloys

Articles récents

"Meurs, mon fils, je t'aime" de Sandrine Dupuis dans le Bibliothécaire

16 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

"Meurs, mon fils, je t'aime" de Sandrine Dupuis dans le Bibliothécaire
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La longueur du Nil, une poésie extraite de "L'ombre du reflet" de François Iulini

16 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

La longueur du Nil

(Pour mémoire, 6 500 km)

 

 

Mécaniques matins ; vos tartines croisant

Sous l’effluve robuste et l’huileuse spirale

Ont dilué mon rêve dans l’œil nécromant…


 

Mon livre j’abandonne à la touffeur australe ;

Sous la feuille d’ombú, le mascaret poisseux,

L’orange Nautilus, mène à la communale…


 

Sur l’abscisse en béton qu’ordonne la banlieue,

Soliloque une ligne sur le bonheur placide

Et condamne à mûrir les songes aventureux…


 

Sous ce ciel de craie ma jeunesse se ride

Sur la longueur d’un Nil qu’elle ne descendra pas,

Ce trait sur une carte est un néant sans vide…

 

Un fleuve de papier arpenté sans bardas,

Sans felouques glissant sur les traces d’Henry ;

Votre cours sans écaille n’est qu’un ru sans son Râ…


 

O combien est cruelle la triste maladie,

De croire toujours un peu, de n'être qu'un peu triste,

D'aimer l’œuvre anémiée de nos pages sans cris...


 

Toutes ces choses apprises ces heures où rien n’existe

Seul, le ciel bleu s’amuse au-dessus de nos brumes ;

- Croire que la vie se gagne en étant réaliste ! -


 

Rafraichis-moi soleil, la glace me consume,

Rassasie-toi ma faim aux becs des cormorans,

Ibis écarlates couronnez-moi d’écume…


 

Surviendra le déclin des matins sans talent

Salut radieuse aurore, adieu rêves dociles

Sur ma blanche torpeur j’écrirai mon néant…


 

Noire sera ma page, insondable mon Nil…

 

François Iulini

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Jacques Degeye nous parle de son nouvel ouvrage "Sale temps pour les héros"...

14 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations, #interview

 

SALE TEMPS POUR LES HÉROS. Le prix de la liberté sous le règne de M. Poutinede JACQUES DEGEYE, Éditions CHLOÉ DES LYS « Collection », 2016, 571 p., 22 EUR.

__________________________________________________________________________

 

 

Jacques, ta conférence du 11 janvier 2017 a-t-elle été un succès ?

Un succès inespéré. La salle du Centre Culturel de Rochefort était pleine.

 

Un public intéressé ?

Oui, très concentré et réactif.

 

Pourquoi, à ton avis, les gens s'intéressent-ils à ton livre sur la Russie ?

Le sujet est actuel. Tous les jours, tous les soirs, on parle de Poutine : « Poutine par-ci, Poutine par-là ! Un grand homme ! Un homme à poigne ! Voilà ce qu'il nous faudrait : un homme qui n'a pas froid aux yeux ! »...

 

Pourtant, tu n'es pas tendre avec lui : c'est le moins que l'on puisse dire !

Oui, et c'est la raison pour laquelle j'ai été l'objet de quelques critiques, parfois

virulentes, à la limite de la correction, voire pire... C'est le risque à courir.

 

Les Russes aiment leur président actuel. Pourquoi t'acharnes-tu contre lui ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 82 % d'opinions favorables au 16 avril 2016.

Source : Le Centre Levada, un institut indépendant. Alors, quel est le problème ?

Ne suis-je pas « à côté de la plaque » ? Si la réponse mérite d'être posée, elle appelle

toutefois une réponse claire : un an avant ce sondage, après avoir été réélu président,

après avoir promis beaucoup (à la suite des manifestations de l'hiver 2011/2012)

et après avoir mis en œuvre quelques réformes, M. Poutine ne récoltait qu'entre 40

45 % d'opinions favorables.

Quelle est l'explication ? La guerre en Ukraine et l'annexion de la Crimée (mars 2014)

ont changé la donne : elles ont dopé le sentiment nationaliste, la fierté d'être Russe, le

sentiment de prendre leur revanche et de compter à nouveau sur la scène internationale.

 

Pourquoi cette charge anti-Poutine ? Que lui reproches-tu au juste ?

À titre personnel, rien ! MAIS comment est-il parvenu au premier rang ? Comment

s'y maintient-il ? Quelles forces le soutiennent-elles, et pourquoi ?

Et puis : quelle politique mène-t-il à l'intérieur de la Russie ? Et à l'extérieur ?

Ce sont des questions importantes, et il ne s'agit pas de dire : c'est très bien, la Russie

fait ce qu'elle veut, elle nous en remontre, elle est redevenue une grande puissance, etc...

À toutes ces questions, mon livre répond honnêtement.

 

Et tes sources : ne sont-elles pas toutes traduites ?

Et alors, quel est le problème ? Les ouvrages en russe sont rapidement traduits en

français ou en anglais. Ce sont des livres très au courant des questions russes :

sociologues, historiens, politologues, géographes, philosophes, journalistes, écrivains.

Par contre, si vous ne lisez, en tant que slaviste, que des ouvrages ou des articles en russe,

si vous ne regardez que la TV russe ou si vous n'écoutez que la radio russe, vous n'aurez pas de regard critique, car toute la presse écrite et audiovisuelle est contrôlée

par les hommes du Kremlin. Même les exceptions sont sujettes à caution, car les capitaux

de ces médias « indépendants » appartiennent (au moins en partie) à des oligarques proches

du pouvoir actuel.

 

Conclusion ?

Lisez « SALE TEMPS POUR LES HÉROS », et vous exercerez votre esprit critique,

sans être pour autant antirusse. C'est là plus qu'une nuance : je ne suis nullement

antirusse. Au contraire, c'est une grande joie pour moi de parler de la Russie, de son peuple

merveilleux, de ses espaces immenses, de ses cathédrales et de ses monastères, de ses musées, de ses artistes géniaux, de ses scientifiques de premier plan, de ses entrepreneurs.

 

Qu'est-ce qu'un héros ou une héroïne selon toi ?

C'est une femme ou un homme que nous pouvons imiter parce qu'il (elle) est un modèle

de courage et de probité. Il (elle) a fait ses preuves dans des cas bien concrets.

Il en est ainsi d'Anna Politkovskaïa, d'Alexandre Litvinenko ou de Boris Nemtsov,

qui ont payé de leur vie leur recherche de la vérité, les deux premiers en 2006 et le dernier en 2015.

 

Ton livre n'est-il pas le reflet de l'ère Obama (2009-2017) ? N'est-il pas dépassé

par l'arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche ?

Sincèrement, je ne le pense pas. Ce n'est pas parce que la politique étrangère qu'annonce

M. Trump sera toute différente de celle de son prédécesseur, notamment vis-à-vis de la Russie, que le blason de M. Poutine en sera redoré. Tous les FAITS que j'allègue dans mon

ouvrage sont vérifiés et recoupés. Et les faits sont têtus. Est-ce que les Russes profitent de la politique économique et sociale de leur président ? Prenons un seul exemple : le PIB par habitant de la Russie est d'environ 9 000 dollars US, tandis que celui de la Belgique est de + ou - 40 000 USD et celui de l'Allemagne, de + ou - 41 000 USD (chiffres de 2015). L'évolution du PIB de la Russie était meilleure lorsque les prix du pétrole et du gaz étaient élevés. Depuis la crise de 2008 et les sanctions réciproques de 2012-2014, cette évolution est négative. Ce n'est pas brillant.

 

Pourquoi faut-il lire « SALE TEMPS POUR LES HÉROS » ?

Pour garder nos yeux grands ouverts sur les réalités de notre monde : ni catastrophisme ni angélisme. Nous savons quand les pouvoirs forts commencent, mais jamais quand ni comment ils se terminent. Méfions nous des démagogues et des semeurs d'illusions, car nous pourrions le payer cher. Méfions nous également des cyniques : regardons-les bien en face. Défendons les hommes et les femmes sans voix, sans poids, les victimes, les êtres souffrants. Faisons preuve de tolérance. SUIVONS EN CELA LES FEMMES ET LES HOMMES INTRÉPIDES, ceux dont les récits foisonnent dans « SALE TEMPS POUR LES HÉROS. Le prix de la liberté sous le règne de M. Poutine », aux Éditions Chloé des Lys « Collection », 2016.

 

Jacques Degeye

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Rêve éveillé, un poème extrait de "L'ombre du reflet" de François Iulini

14 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Rêve éveillé

Je me suis endormi dans la chaleur tropique

L’Alysée paressait son congé du mois doux

Fredonnait, la voix lasse l’opiniâtre moustique

Les paupières de la nuit clignèrent, et ce fut tout…


 

Je me suis réveillé dans une aube aquatique

Derrière le rideau coulait l’été dissous

Mon cauchemar haussa les épaules, sceptique,

Ses yeux noyés de gris cillèrent, et ce fut tout…


 

Le bonheur j’ai plié et rangé dans l’étui

Ma jaune parenthèse a poussé le verrou

En attendant le jour où vous serez ici…


 

Mes rimes sur le mur de ce ciel d’ennui

Ecrivent le poème d’une éphémère nuit

Où je ne dormais pas, heureux et puis c’est tout…

 

 

François Iulini

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Armelle Welles présente son roman "Procréation assistée"

12 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Armelle Welles est née en 1963 à Paris. Elle fait ses études de médecine en région parisienne puis est nommée interne à Montpellier. Elle s’installe alors dans le sud de la France et exercera pendant plus de vingt ans dans un établissement hospitalier privé à Nîmes. En 2009, elle se met à écrire, dans le registre qui l’a toujours passionnée, le roman policier. « Procréation assistée » est son premier roman.

 

Résumé

 

Paul Boisset, le directeur d’une clinique nîmoise est retrouvé mort, assassiné dans son bureau. Doté d’un épouse dépressive, alcoolique et suicidaire, il aimait travailler tard, tant pour échapper à l’atmosphère lugubre de son domicile que pour mener à bien ses nombreuses aventures amoureuses. Néanmoins, et de l’avis de tous, c’était un homme honnête, compétent, attentif et respecté. Le commissaire Raphaël Blum, flic bourru mais sensible, en proie à des sentiments contradictoires, enquête dans cet établissement de soins où travaille son ex-femme, la mère de son fils de douze ans, qui est désormais la compagne d’un gynéco-obstétricien renommé. Le seul indice dont dispose la police est la mystérieuse photographie d’un jeune enfant retrouvée sur les lieux du crime. S’agit-il de l’enfant naturel de Boisset ? Les enquêteurs remontent la piste mais un nouveau meurtre est commis, bouleversant l’enquête. A l’aide Claire Pérez, l’ancienne secrétaire, amie et confidente de Boisset qui ne laisse pas la commissaire insensible, Blum et ses adjoints mettront au jour un trafic d’embryons génétiquement modifiés, orchestré par un grand laboratoire pharmaceutique.

 

 

Extrait :

Samedi matin

9h30

 

Catherine Ansfeld était nerveuse, elle ne parvenait pas à se concentrer sur la lecture du magazine qu’elle feuilletait. La salle d’attente était pourtant accueillante, vitrée, meublée de sièges à la fois design et confortables, bien pourvue en magazines récents, séparée du secrétariat par une cloison en verre dépoli. Plusieurs bouquets de fleurs séchées et des photographies d’art au mur complétaient l’ensemble. Le tout dégageait une atmosphère de tranquillité et de professionnalisme. La secrétaire était impersonnelle mais souriante. Catherine n’avait pas encore aperçu le médecin mais elle avait entendu sa voix à travers la cloison de verre, une voix aimable et rassurante, peut-être un peu condescendante. On disait tant de bien de ce Docteur Monteil, qui, semble-t-il, faisait des miracles dans son domaine, la stérilité féminine. Une collègue de Catherine avait d’ailleurs eu un bébé récemment, elle qui n’y croyait plus après avoir tenté d’avoir un enfant pendant près de 10 ans. Elle vouait une reconnaissance sans bornes au Dr Monteil, et nageait dans le bonheur depuis la naissance de son petit Anthony, après une grossesse, il est vrai, un peu tumultueuse. Catherine et Marc, son mari, voulaient un enfant depuis 3 ans et les examens réalisés jusqu’alors n’avaient montré aucune anomalie, autant chez elle que chez lui. En son for intérieur, Catherine était impressionnée et avait peur que le médecin lui rie au nez. Sa collègue avait parlé, en effet, de son abord froid et distant. Après une demi-heure d’attente, elle fut appelée et introduite dans le bureau de consultation.

 

Le Docteur Monteil était un assez bel homme d’une petite cinquantaine d’années. Il était de taille moyenne, mince, bien habillé, blond avec les tempes argentées, un visage pâle mais avenant et seuls ses lèvres minces et son froid regard bleu gris traduisaient une certaine dureté. Il pria aimablement Catherine de s’asseoir dans un des confortables fauteuils en cuir qui faisaient face au bureau et l’interrogea sur les motifs de sa consultation, puis il lut avec attention le rapport des divers examens qu’elle et son mari avaient déjà passés. Il leva les yeux, posa son regard sur Catherine et commença doucement :

  • Au vu de ces examens, il n’y a pas de raison médicale pour que vous ne puissiez pas avoir d’enfant avec votre mari, cependant ces choses-là peuvent être longues à venir et la science peut actuellement aider les couples rencontrant ce genre de difficultés.

Catherine était soulagée, il semblait la prendre au sérieux.

  • Vous avez sans doute entendu parler de ma méthode personnelle de procréation assistée, reprit-il, sans traitement hormonal lourd et contraignant. Les ovules et les spermatozoïdes sont prélevés, la fécondation se fait in vitro, c'est-à-dire en laboratoire, dans un milieu spécial qui garantit pratiquement le succès de la réimplantation. On n’implante qu’un seul embryon, ce qui vous met à l’abri des grossesses multiples non désirées, courantes avec la technique classique. Il faudra naturellement que je rencontre votre mari.
  • On m’a dit, reprit Catherine, qu’il était possible de choisir le sexe de l’enfant.
  • Cela rentre effectivement dans les possibilités actuelles, répondit le médecin d’un air un peu réticent, pourquoi cette question ?
  • Mon mari et moi souhaitons plutôt un fils, mentit Catherine.

En réalité le mari de Catherine vivait dans la terreur que sa femme mette au monde un fille rousse comme sa propre mère, une femme qui n’aimait pas son fils, le méprisant et le rabaissant sans cesse, lui préférant son frère aîné qu’elle jugeait plus beau et plus brillant.

  • Il est en effet possible de trier les embryons, continua le Dr Monteil, et de n’implanter qu’un embryon mâle en particulier en cas de maladie familiale.
  • Je croyais, dit Catherine, qui avait fait des études d’infirmière avant de devenir déléguée médicale pour un laboratoire pharmaceutique, que les maladies liées au chromosome X ne touchaient que les garçons.
  • En effet, répondit le médecin en souriant, mais il existe d’autres raisons de vouloir un garçon, n’est-ce pas ?

Etait-ce son air rassurant, son regard complice à cet instant, mais elle lui raconta la terreur de son mari et son aversion pour les rousses.

  • Nous pouvons aussi faire en sorte que l’enfant ne soit pas roux, dit-il doucement. Mais nous en reparlerons bientôt avec votre mari, conclut-il d’un air enjoué en la raccompagnant à la porte.

 

Catherine reprit donc un rendez-vous pour le mercredi suivant afin que Marc puisse l’accompagner. Elle régla machinalement la consultation et se retrouva sur le palier un peu interloquée. De retour chez elle, Catherine alluma son ordinateur et chercha à se renseigner sur les méthodes de procréation assistée. Elle lut des articles de vulgarisation scientifique, visita des forums, discuta avec des hommes et des femmes ayant utilisé la technique avec plus ou moins de succès. Aucune mention du Dr Monteil ou de sa méthode « personnelle ».

 

Marc revint à midi et demie de son travail. Il était professeur d’histoire au lycée et les questions scientifiques le dépassaient de son propre aveu. Il faisait une confiance aveugle à la science en général et à la médecine en particulier. Il rassura sa femme et lui proposa une balade dans la campagne par ce beau samedi après-midi ce qu’elle accepta avec reconnaissance.

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Tristesse, une poésie de François Iulini

12 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Tristesse

 

Tapie au fond de l'antre, le cachot de mon crâne

La bête est assoupie ; j'entends le souffle court

Son haleine empoisonne l'espérance et la fane


 

Je construis la folie pour faire entrer le jour

Dans la prison où tourne ce fauve qui soupire

Et apaiser un peu son déprimant discours


 

Nourri de poésie, ronronne le martyre

De cette âme si grande mise aux fers de la vie

- Ah renaître innocent, ne savoir que sourire -


 

Assis dans un couloir, peint d'agréable ennui

Je griffonne de vers les derniers jours du monde

Du triste geôlier captif de sa folie

 

 

François Iulini

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Chronique d'une nouvelle jeunesse d'Yvette H. dans Le Bibliothécaire

10 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

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Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Feu de broussailles"

10 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys

 

Feu de broussailles

 

 

L’ombre

De tes lèvres

Sur le contour

Du monde

Embrasse

Le vide

 

Encercle

Le labyrinthe

Paraphrase

La ferveur

Interroge

La continence

Du rêve

 

Matérialise

La pensée

Cristallise

Les aiguilles

Du temps

 

Emprisonne

La poussière

De la nébuleuse

Fixe

Le regard

Du cyclope

 

Visionne

Le feu

De broussailles

 

Salvatore Gucciardo

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François Iulini présente son recueil de poèmes "L'ombre du reflet"

8 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

François Lulini

François Lulini use d’un pseudo. Son pseudo est son vrai nom. Son vrai nom lui a été donné par une rature. Le poète se cache en se montrant au grand jour. Il a soixante ans. Il n’aurait jamais cru pouvoir écrire cela. Il n’aurait jamais imaginé écrire de la poésie non-plu. En e qui concerne ses quarante-cinq ans de travail, on pourrait écrire ce que le conseil de classe de sa fin de troisième écrivait sur lui « élève doué, peut mieux faire ». Il n’a pas gagné d’argent, ne roule pas au volant d’une grosse voiture, il loue un logement modeste. Il n’était pas aussi doué que ses professeurs voulaient bien l’affirmer. Le 16 janvier 2011 entre chien et loup, désœuvré, il consulte le site informatique d’une amie peintre. Le titre d’une toile attire particulièrement son attention « septembre déjà ». Ah bon, il aurait dit moins. A l’instant précis où il découvrait cette œuvre, il se mit à écrire. A l’instant précis où il commença à écrire, il commença à rimer. A l’instant précis où il commençait à rimer, une lourdeur dans la poitrine lui laissant depuis l’adolescence le cœur lourd sembla s’estomper un peu. Le poète s’est perdu il y dix ans sur une île perdue au milieu de la mer. Il entrera dans sa froide cité que deux fleuves arrosent l’été prochain. Il rime et son cœur accepte de battre encore un peu. Il a découvert à cinquante ans passés que la vie est un amour de vacance. On décide de l’embrasser le dernier jour.

L’ombre du reflet

Ce recueil de poèmes est le premier publié de François Iulini. Il n’écrira pas de roman. Chacun de ses recueils en contient plus de cinquante. Puisqu’il n’a pas d’imagination romanesque, il puise dans les histoires de sa vie dont il extrait quelques images que ses rimes illustrent. (Soir de tourmente dans un verre d’eau, O grandes mains, Cinq heures, Le lundi au soleil, Couleurs d’un ciel (Bi) Polaire, Ombre blanche…). Il a eu ici, perdu au milieu de son île perdue (Voyage), la chance de posséder une petite maison et un jardin plus petit encore. La poésie n’est pas difficile à écrire lorsqu’on possède un jardin. Le jardin est le giron où la poésie gazouille, glousse ou babille. Assis sur une marche d’escalier, il a vu deux-mille quatre-cent soixante-six jours se lever et autant de fois la pénombre envahir son espace. Parfois, le soleil y frappait si fort que le jardin semblait flotter (Dérive). Dans les instants où les oiseaux cessent ou entonnent leurs chants. Dans ces instants où les hommes doués s’apprêtent à mieux faire, il a puisé dans la seule chose qu’il n’ait jamais possédée, sa mémoire. La vie compliquée de cet homme simple contient autant de pages que de pages cornées. On ne se prête jamais suffisamment attention aux notes de bas de page. Le titre du recueil « l’ombre du reflet »emprunte à Theodor Amadeus Hoffmann pour qui rien n'est plus fantastique et plus flou que la vie réelle, le poète se bornant à en recueillir un reflet confus, comme dans un miroir mal poli. Cette image déjà surréaliste nous affirme prémonitoire qu’il n’y a que le merveilleux qui soit beau. Tous les reflets et les ombres de ce recueil ont pour origine une histoire vécue ou des histoires vivables. Cette poésie s’amuse des mots, de leur ambiguïté, de leur double sens. Elle les entremêle, les brasse, les associe dans une confrontation brouillonne et affamée de nichée à l’heure de la tétée. Comme si la flopée de dictionnaires ne suffisait pas, le poète invente d’autres mots ou en réhabilite certains qui comme lui ont passé les plus belles années de leurs vies dans un purgatoire charmant d’où on voit les oiseaux construire leur nid (Construction, déconstruction). Lecteur, puisqu’on peut aimer les jardins sans être botaniste, oublie un peu le sens et regarde les mélodies et les images envahir mon jardin. Et n’oublie pas, c’est vite lu soixante ans.

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Le blog "Les lectures de Maryline" a lu "Mémoires d'un loir" de Jean-Jacques Salembier

8 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/memoires-d-un-loir-a128016034

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/memoires-d-un-loir-a128016034

 Résumé de l'éditeur :

"Des bras du Rhône au pied du Ventoux, Jean Jacques Salembier laisse couler dans son journal quotidien une rivière de conversations profondes et amusées, une poétique de la relation. Accompagné de ses lectures de Char et Tchékhov, il nous mène à la rencontre d’un petit peuple d’échappés volontaires et nous invite à sa table en compagnie de ces citoyens des marges, et l’on ne peut s'empêcher d’être ému par cette invitation recommencée »

 

 

Mon avis :

Un brin poétique, ce roman nous fait voyager... Mais pas le voyage dans sa première destination, je parle du voyage d'un homme dans sa quête individuelle. Les mots sont doux, les mots sont simples, les phrases agréables... Quel beau moment de lecture que de lire cette succession de lettres qui se suivent au fil des pages... 

Dans ce livre, l'histoire n'est qu'un prétexte, elle est assez inutile je trouve. Je pense plutôt qu'elle est là pour nous faire découvrir la plume d'un auteur simple mais cabossé par la vie. Ce n'est que personnel bien-sûr, je ne connais pas du tout l'auteur mais c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce roman.

Un voyage poétique, agréable...

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