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Dix poèmes de Salvatore Gucciardo publiés dans L’ANTOLOGIA “LE MAREE DELLA VITA”

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

L'Anthologie poétique "LE MAREE DELLA VITA" du Groupe Culturel et Artistique "Valchiria" de Milan vient de sortir de presse. Le livre est édité aux Editions CTL Nino Bozzi, Italie. Il est vendu au profit de l'Association CasaAmica. La couverture est illustrée par le tableau de Salvatore Gucciardo intitulé "Le vaisseau habité".
 
La revue numérique "Magie poétique" vient de publier 10 nouveaux poèmes de notre ami Salvatore... 
 
Un petit aperçu...
 

Émotions tentaculaires

La terre était devenue

Fragile

Et turbulente

L’astre solaire donnait

Un dernier regard

Au baobab

 

L’écorce devenait friable

De même les  racines enfouies

Dans la profondeur

De la terre

Elles communiquaient

Avec le souffle de l’univers

 

Dans le gouffre

De la solitude

Faces aux vents

Des turbides

La spirale du néant

Enroulait  le corps frêle

Du poète

 

Seul

Face

Aux  ouragans

Il s’exposait

Aux tentacules

Du monde

 

Ondes magnétiques

Vibrations  planétaires

Energie primitive

Tout le mystère

Du cosmos

Dans l’infinitude

De l’âme

 

SALVATORE GUCCIARDO


 

Publié dans articles, ANNONCES

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Bouddha, une nouvelle d'ALBERT NIKO

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Bouddha

 

Sentant la baudruche grandir dans sa tête, il s’agrippe à son stylo, attrape son chéquier et commence par régler son loyer. Puis il y a la pension alimentaire. La facture de gaz. Le tiers provisionnel. Heureusement qu’il vient de toucher sa paie. Et heureusement qu’il dispose encore de quelques timbres. Il met tout sous enveloppe, quand il se rappelle qu’il doit donner son congé pour l’appartement. Il prend une feuille, mais ne peut aller plus loin car déjà le stylo lui tombe des mains.

Un néon le cueille au plafond, dans la béatitude du Bouddha.

 

 

décrocher Bouddha

 

Depuis un mois, ça bichait. On était toujours arrivés à temps. Jusqu’à cette fois où le chef s’est retourné devant la porte.

- Jamais vous vous demandez ce que vous faites ?

Bob et moi on s’est regardés. On commençait à le connaître.

- On laisse ça à d’autres, lui a répliqué Bob en souriant.

- Merde, les mecs ! Ouvrez les yeux ! Les mots, les panneaux, les avenues, les routes, les tire-bouchons, les essuie-glaces… Ça vous dit rien ?

On a attendu la suite. Y avait que ça à faire. Il nous barrait l’accès de l’appartement. Derrière nous, le nouveau écoutait ce qu’il croyait être des consignes de travail.

- C’est tout ce qui se présente chaque jour devant vous et qui vous empêche de regarder au-delà. Vous me suivez ?

On a acquiescé.

- Vous vous êtes jamais demandés pourquoi on se traîne tous cette ombre ?

Le patron et ses théories à la con. J’aurais pu lui rétorquer que les panneaux et les tire-bouchons connaissaient le même phéno-mène, mais ça n’aurait fait que nous retarder davantage et qui ne nous disait qu’il ne savait pas exactement ce qu’il était en train de faire ? Il savait que nous savions, et c’était comme ça qu’il nous tenait, en nous condamnant à entendre ses théories fumeuses. Quand une nouvelle recrue se présentait, il lui bourrait tant et si bien le mou qu’on se retrouvait de nouveau entre nous, Bob et moi, et c’était sa manière à lui de nous chier dessus, avec notre pavillon sur vingt ans, et une bonne femme qui vous pondait la marche à suivre en même temps que ses marmots. Lui et sa belle petite gueule d’oiseau miraculé…

- Bordel, il y a une autre vie – il peut y en avoir une autre – mais trop de merdes vous bouchent la vue. C’était Saroyan, je crois, qui disait que l’esprit devrait être occupé en permanence à rechercher la vérité la plus complexe sur lui-même. Le réel en-ferme, là où l’imaginaire libère. Vu ?

- Et, a cru bon d’intervenir Bob, qu’est-ce que vous allez en faire, de votre esprit ?

- Merde, il est con ou quoi !? L’esprit n’est pas un outil. Faire… Pourquoi toujours forcément FAIRE ? Si en ne faisant rien, tu t’abstiens d’apporter ta contribution à cette folie géné-rale, C’est toujours ça de gagné pour les autres. Comme quoi, on peut faire quelque chose en ne faisant rien. Vu, tête d’épingle ? Bon, allons voir ce qu’il y a derrière…

Il a ouvert, jeté un rapide coup d’œil à gauche avant de s’engager vers la droite.

- Le morceau se trouve dans la cuisine. Moi, j’ai assez vu de ces cadavres volants à tête de Mickey. Cinq secondes…

Pendant que Bob prenait à gauche dans la cuisine, j’ai entraîné le nouveau dans la pièce à vivre, avec le chef.

- Bon, j’ai dit au nouveau. Pour reprendre vite fait, tu l’entraîne un peu vers toi par les pieds. Tu dégages bien la tête du moindre petit obstacle, c’est capital. Tu te libères une main pour ouvrir la fenêtre et tu me le fais passer délicatement à travers avant de le lâcher dans le ciel, OK ? Tout est clair pour toi ? Bon, au début ça fait toujours un petit choc de voir ça, mais n’oublie pas que le temps t’est compté !

Bob a croisé le nouveau en nous rejoignant.

- Il est mûr, qu’il lui a fait. Alors traîne pas trop.

Le chef était affalé sur le divan, face à une large baie vitrée.

- Je serais bien ici, avec cette vue magnifique sur la montagne. Si je pouvais, j’en décollerais pas.

- Et qu’est-ce qui vous en empêcherait ? a demandé Bob

- Pas le boulot, en tout cas, si c’est à ça que tu penses. Moi, je me suis pas laissé couillonner avec une bonne femme et des moutards. Je plaque quand je veux. Seulement, si je voulais pouvoir continuer à jouir du spectacle, il faudrait qu’à un moment ou un autre je sorte acheter de quoi manger, sans ou-blier le pcul, histoire que la machine continue. Vu, tête d’é-pingle ?

- EEH, a lancé le nouveau de la cuisine, ÇA SENT LE CRAMÉ !

- Putain ! a lâché le chef, je me demande où ils ont été le pé-cher, celui-là…

Juste avant que nous parvienne la détonation familière, le pet de foire de la fin.

- D’un côté le ravissement, et de l’autre, l’horreur, a souri le chef à la montagne. Comme les deux faces d’une même pièce.

Bob et moi, on s’est précipités. Le mec par terre, la tête en moins, la cervelle en petits morceaux, et le sang sur les murs, sur les éléments de la cuisine, jusqu’au visage du nouveau qu’en était méconnaissable, baptisé par Mickey.

- Bon sang ! a fait Bob. Et le néon ALLUMÉ ! Je t’avais dit de pas traîner !!

Bob est redescendu en râlant pour aller chercher le matériel, et j’ai envoyé le nouveau se débarbouiller. Essaie de pas rencontrer le miroir, petit.

Le téléphone du chef sonnait juste quand il s’est pointé.

- Ouais ? Non, Impossible. Ici ça a merdé. Envoyez une autre équipe. Écoutez, la gestion des effectifs, c’est votre problème. Tout ce que je peux vous dire, c’est que si on y va maintenant, on vous laisse un atelier de peintre, et le proprio vous demandera des comptes. C’est ça, on y œuvre…

Après avoir raccroché, le chef a fait une remarque sur la cou-leur du sang que j’ai pas relevée. Par contre, j’ai rien loupé de sa petite excursion par le frigo.

- Soyez sympa, chef, laissez-nous une bière. On va en avoir besoin.

- Désolé, c’était la dernière.

- Vous en avez une dans la poche de votre blouson.

- Celle-ci est pour la part cachée de mon âme.

 

 

D’aucuns vous diraient que le sang est fait pour RESTER, mais ils n’avaient pas les produits adéquats et le nouveau s’en était bien sorti. C’était un gars solide, juste un peu con. Le profil idéal.

Quand on a regagné la voiture, je me suis retrouvé à côté de lui, sur la banquette arrière.

- T’as pas l’air du coin, j’ai dit. T’es de passage ?

- Non, je compte bien rester. J’arrive avec une femme et un bébé, et on aimerait bien faire construire. Dites, ce boulot, c’est du sûr ?

- Pas plus sûr. On a toujours besoin de bras.

Puis, en s’adressant à tout le monde, il a demandé ce qui était le plus intéressant, comme magasin. J’ai croisé les sourcils froncés du chef dans le rétro.

- Le moins cher, j’ai dit, c’est Cardesourds. Sauf pour les fruits et les conserves de légumes. Dans ce cas-là, je te conseille Insèrecharmé.

Le jeune a hoché la tête comme si je lui avais refilé le tuyau du siècle. C’était bien engagé.

Publié dans Nouvelle

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ACTU-tv entame sa huitième année ! Bob Boutique fait le point. Une interview de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

ACTU-tv entame sa huitième année !  Bob Boutique fait le point.    Une interview de Christine Brunet

 

ACTU-tv entame sa huitième année ! le site

Bob Boutique fait le point.

 

Une interview de Christine Brunet

 

C- Huit ans déjà ! A dix on organise une grande fête ?

 

B- Ce n’est pas exclu, surtout que d’ici là, sur le plan privé, pas mal de choses auront évolué et changé en bien en ce qui me concerne. J’y songe.

 

C- Au fond tu es un indécrottable optimiste ?

 

B- Vrai, j’ajouterais même à la limite de la naïveté. Je ne me demande jamais si ce qu’on entreprend va réussir. Dans mon esprit c’est garanti, à condition de bosser bien sûr. Il faut prendre « réussir » entre guillemets of course, mais monter quelques gradins de l’échelle me suffit. En fait je commence à me poser des questions que lorsque j’ai l’impression qu’on fait du sur place, qu’on pédale dans la choucroute.

 

C- Ben 2017 s’est bien passé dans l’ensemble ?

 

B- Oui sans conteste. On est passé sur YouTube, on a trouvé de nouveaux chroniqueurs de marque comme Marc Quaghebeur, Richard Miller ou Sylvie Godefroid… On a récupéré la petite Anne-Sophie Malice et surtout, surtout, on a confirmé les piliers de l’émission comme Edmée De Xhavée et Carine-Laure Desguin qui commencent même à devenir de vraies pros ! Sans t’oublier toi Christine… mon avis : tu as réussi à trouver et imposer ton style, tu es devenue l’image indispensable de l’émission et… bon je ne vais pas en rajouter. Je te connais tu vas supprimer des phrases !

 

C- Hummm... Et puis on a fait des essais, des tentatives…

 

B- On n’arrête pas ! Parfois ça ne convainc pas vraiment comme « ça passe ou ça casse », « Le Concombre Masqué » ou nos séquences sur la littérature flamande qui ont connu peu d’écho… je le regrette. On y reviendra… et parfois ça marche là où on ne s’y attendait pas. Je songe à nos clips musicaux par exemple.

 

C- Tu parles des compositions originales d’Aurélien Belle, Michel Azaïs, Fabienne Coppens etc…

 

B- Oui, même si ces vidéos ne sont pas encore tout à fait au point. Le clip est une formule qu’on ne domine pas encore, notamment au niveau du lipping (la synchronisation parfaite entre le mouvement des lèvres du chanteur et les images). Mais je parie qu’on va y arriver cette année, tout s’ apprend et on est très têtus.

 

C- Surtout toi ! Pourquoi cette idée de créer des clips ?

 

B- Parce qu’on a toujours cherché à renvoyer l’ascenseur. Beaucoup d’artistes acceptent qu’on diffuse leurs musiques gratuitement et méritent donc qu’on les aide en retour. Un clip, ça coûte une fortune à la réalisation, plusieurs milliers d’euros ! Je ne parle pas d’une vidéo filmée à la sauvette sur une scène. Ca, n’importe qui peut le faire avec un téléphone. C’est très souvent mauvais et perso je trouve que ça nuit plus à l’interprète qu’autre chose… non je parle ici d’une vraie réalisation de film, avec un scénario, une ambiance etc… c’est super amusant à créer mais ça prend un temps fou… à tourner et encore plus à monter.

 

C- Et les exposés quasi pédagogiques de Marc Quaghebeur sur la littérature belge ?

 

B- Nous en sommes très fiers ! Non seulement ces conférences de niveau universitaire sont remarquables mais utiles et cadrent parfaitement avec la niche de téléspectateurs dans laquelle nous nous sommes installés. Celles et ceux qui s’intéressent à la littérature et ce que nous appelons les arts associés… peinture, bédé, médias… la culture quoi. Avec un petit « c », on se méfie de l’autre.

 

C- Et le Polichinelle ?

 

B- C’est un personnage que nous avons créé pour 2018 et qui prend rapidement de l’ampleur. Il sait tout sur tout et on ne sait pas comment ? On verra comment il évolue mais je suis assez confiant. C’était une bonne idée.

 

C- Je le crois aussi ! Parlons un peu de ces « visionneurs », comment se caractérisent-ils ?

 

B- En chiffres, on approche des 300.000 vues sur YouTube auxquels il faut ajouter les milliers de visiteurs de notre site et de tous les autres blogs de plus en plus nombreux qui acceptent de nous relayer, comme Aloys en première loge. C’est beaucoup et en même temps peu si on songe qu’un buzz même insignifiant peu totaliser un million de vues sur internet. Mais on parle d’autres contenus et puis notre chiffre progresse tout le temps, lentement, sûrement. Nous, on croit à la durée et puis par défaut… qu'est-ce qu'il y aurait sur ce plan si on n’était pas là ? Rien ou presque.

 

C- Vous savez qui sont ces téléspectateurs ?

 

B- En gros, selon nos dernières statistiques, 42% de belges, 38% de français (en hausse constante) et le reste divers ou indéterminés. 72% d’hommes ??? Je trouve ça étrange mais c’est comme ça ?

 

C- Bizarre, en effet ! En gros, qu’est-ce qui a changé depuis les débuts et qu’est-ce qui va changer en 2018 ?

 

B- Le point le plus marquant : la facilité que nous avons aujourd’hui de contacter les acteurs culturels. Il y a cinq ans, il nous fallait des mois pour obtenir l’accord d’un écrivain connu ou d’un responsable audiovisuel. Aujourd’hui, on commence à avoir un carnet d’adresses intéressant et puis on connaît de plus en plus de monde ce qui facilite grandement les contacts.

 

C- On vous prend au sérieux ?

 

B- On peut le dire comme ça. Je crois surtout que le petit monde littéraire belge (en France on ne représente pas encore grand-chose) a compris qu’on faisait de notre mieux pour être professionnel et aussi que nous sommes impertinents (parfois) mais justes. On n’a qu’une parole, on peut nous faire confiance, on tient nos engagements et tous les membres de l’équipe ne parlent que d’une seule voix.

 

C- Jamais eu de disputes ?

 

B- Non jamais. Une seule défection en huit ans avec un ami qui reste un ami mais n’a pas réussi à s’intégrer. Le principe est simple, chacun (bénévole rappelons-le au passage) entre et sort librement comme il veut et quand il veut. On se critique parfois (tu en sais quelque chose) mais toujours dans un sens positif, pour mieux faire et à la longue ça nous améliore.

Sur 1020 reportages, trois seulement ont posé problème car l’interviewé voulait modifier des choses ce que nous avons toujours refusé… et quand on entre tête baissée dans un problème qui agite le petit monde culturel, on veille toujours à présenter les versions des diverses parties.

 

C- Pas de politique ?

 

B- Sûrement pas, ni politique ni religion. Je t’avoue même que j’ignore les opinions politiques des membres de l’équipe et c’est très bien comme ça.

 

C- Des améliorations techiques ?

 

B- Oui, on travaille depuis 2017 avec des fonds d’écran, on multiplie les jingles et surtout (mais ça c’est vrai depuis cinq ans) on est passé à la haute définition. J’aimerais bien passer à un logiciel de montage plus pro mais il faudrait le temps de s’y consacrer et d’apprendre… je croise les doigts.

 

C- Il y a enfin un changement de programmation ?

 

B- Oui, on a décidé de passer d’une émission d’une heure et demie par mois, à trois émissions d’une heure tous les deux mois. Ca fait longtemps qu’on y pensait sans arriver à se décider, car ça remettait l’organisation en cause… mais réflexion faite, ce sera une bonne chose. On collera mieux à l’actualité et l’ensemble sera plus dynamique, du moins on l’espère. On va écourter également tes interventions entre chaque séquence, ça fait des années que tu le demandes. Tu vois, à force de taper sur le clou…

 

C- Une dernière chose : beaucoup d’auteurs nous demandent ce qu’ils ou elles doivent faire pour passer dans l’émission ?

 

B- Là notre réponse est claire et précise : RIEN. C’est nous, en fait un comité de programmation, qui prenons contact avec les acteurs qui nous intéressent ou ont réussi à attirer notre attention. Que chacun continue évidemment à essayer d’exister comme à se mettre dans la lumière, c’est non seulement de bonne guerre mais nécessaire, on appelle ça une ambition positive, mais il est inutile de nous envoyer 36 mails ou de nous engueuler… le comité analyse, s’informe et prend ensuite l’initiative.

 

C- Avec un avantage pour les auteurs de Chloe des Lys ?

 

B- Non, même si Laurent Dumortier nous aide et nous suit depuis la première heure. On reconnaîtra plus souvent des écrivains de cet éditeur parce qu’ils composent une partie importante de nos amis et amis de nos amis mais sans autre raison. D’ailleurs nous ne cessons de parler des autres maisons d’édition, petites, moyennes ou grandes…

 

C- Bien compris. On se revoit en 2019 ?

 

B- Je ne te répondrai pas « si dieu le veut » car je ne suis pas croyant, mais oui, si « le ciel ne nous tombe pas sur la tête. »

MERCI Bob !!!

Publié dans interview

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Plusieurs textes de Carine-Laure Desguin dans la revue "LICHEN"

Publié le par christine brunet /aloys

Plusieurs textes de Carine-Laure Desguin dans la revue "LICHEN"

 

Carine-Laure, l’année 2017 s’est terminée avec des poésies que tu as semé par-ci et par là et…

Et l’année 2018 commence par une poésie dans la revue Lichen.

Tu nous expliques tout ça en deux mots ?

Oui en deux mots, je sais que tout le monde n’aime pas la poésie…Tout d’abord dans la revue d’Eric Dubois, Le Capital des mots. Eric Dubois est un poète parisien et il diffuse dans sa revue numérique des textes d’autres auteurs. Voici mes textes publiés en décembre 2017 :

http://www.le-capital-des-mots.fr/2017/12/le-capital-des-mots-carine-laure-desguin.html

Sur le blog Magie poétique, c’est ta première apparition ?

Oui, je connaissais ce blog mais c’est Dierf Dumène qui m’a contactée et m’a demandé quelques textes. J’étais ravie. Dierf Dumène est un auteur haïtien qui a édité plusieurs recueils de nouvelles. Il est aussi secrétaire général d’une association ayant pour but d’accompagner les enfants démunis d’Haïti. C’est un homme généreux. Voici ma salve de textes :

https://magiepoetique.blogspot.be/2017/12/carine-laure-desguin.html#comments

Dis-moi, Carine-laure, ce Dierf Dumène sait parler aux femmes. Il dit que tu as un sourire étoilé…

No comment, merci !

Ok, on zappe. Et donc, on disait que 2018 démarrait en fanfare puisque dans le dernier numéro de Lichen, un petit texte de toi…

Oui, en effet, ça démarre fort. Je croyais que Lichen avait refusé mon texte, raison pour laquelle ce texte se lit aussi dans Magie poétique. Mais non…A lire ici :

https://magiepoetique.blogspot.be/2017/12/carine-laure-desguin.html#comments

Un rendez-vous avec tes lecteurs, Carine-Laure ?

Deux rendez-vous ! Je serai en interview le mardi 23 janvier entre 20h et 22h sur les ondes de YouFM, dans l’émission animée par Sylvie Mordang, Les mots niaques.

Et le second rendez-vous : le samedi 3 février au centre culturel de Frameries. Le Box Théâtre lira le texte théâtral Le Transfert.

Ah oui, ce fameux texte absurdo-kafkaïen.

Oui….Toutes les infos dans cet article :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/01/04/36017504.html

Et bienvenue à tous !

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Carine-Laure Desguin nous présente à sa façon un ouvrage d'Eric Allard "Les écrivains nuisent gravement à la littérature"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Eric Allard, Les écrivains nuisent gravement à la santé, Cactus Inébranlable, 2017


 

Sur un coup de texte, ce non-oulipien (ou pas) a écrit sans compter. À vue de texte, comme ça, on se dit que ce type a la pêche, tant de lettres sur une seule ligne et aucun mot qui ne se permet un simple un tête-à-queue, non, ils sont tous bien alignés et dénoyautés, les majuscules au garde à vous lorsque trépasse une virgule ou lorsque deux points s’étalent vers une suspension. Néanmoins, il est souhaitable de lire au sein même des interlignes, c’est dans ces espaces, ces sillons profonds composés de grammaires et d’autres terreaux lexicaux, que ce non-oulipien (ou pas) exerce son art, celui de l’aphorisme. Inspirez et redite ce mot comme si vous éternuiez, aphorisme. Voilà, c’est ça, aphorisme. Et croyez-moi, ce type est toujours à la page. Oserai-je dire à la Une ? Avec ses numéros bien encrés de cascadeurs silencieux (aucun cri ne s’est jamais débroché d’une seule de ses reliures), il ne commet aucun impair et il peut d’après ce qu’en écrivent les critiques littéraires, avec ses mots englués d’une singulière pommade, guérir chacun de ses pairs, et leurs plurielles aussi. C’est d’ailleurs le genre de type qui tient ses proverbes, malgré tous ses coups de textes et ces emballements anthologiques, voire biobibliographiques. On dit qu’à chaque séance de dédicace, il perdrait même quelques livres (gare à l’amalgame).

Avec ses éditeurs non plus, Eric Allard (il s’agit bien de cet homme-lettres, celui-là même qui marche sur des œufs) n’est pas ours du tout. Il leur fournit à gogo des manuscrits en peluche, quitte à se faire persécutexte par les uns ou équilatéral déchiffré par les autres. Pas facile de garder en équerre des miss au milieu de la page quand on rétrécit ses tissus pour cavaler en littérature jeunesse…

Vous l’avez deviné, tout ceci n’est qu’un mix des aphorismes puisés dans ce P’tit Cactus, trente-septième du nom, dont le brillant auteur n’est autre qu’Eric Allard. Quatre-vingt-sept pages dans lesquelles l’auteur n’épargne rien ni personne du monde littéraire. Les éditeurs, les écrivains, les poètes et…les poétesses. Car elles aussi sont égratignées, ces poétesses qui refusent parfois à l’auteur un dernier vers (gare à l’amalgame). Ces allardises surfent et roulent aussi sur le monde virtuel, c’est dire si ce type est à la page. Je vous le dis, tout est passé au stylo à bille et, bonne longue nouvelle ou court roman , ce livre n’a donc subi aucune censure, ni aucune césure non plus. Il plaira à tous les lecteurs et particulièrement aux futurs auteurs, ceux qui viennent par exemple d’envoyer un manuscrit. Cela les familiarisera avec la planète littérature. Ils apprendront à bien aligner leurs phrases avant de les présenter au peloton d’exécution d’un comité de lecture (gare à l’amalgame).

À la page quarante-trois, quelques auteurs apprécieront toute la générosité d’Eric Allard. J’invite Philippe Leuckx, Gaëtan Faucer, Daniel Charneux et quelques autres victimes d’un stylo à jet d’encre délébile à prendre connaissance de ce p’tit cactus qui d’une manière assez piquante remet à l’endroit ce mot que l’on couche parfois entre deux hémistiches d’un ver : raturelitté (gare à l’amalgame).

C.-L. Desguin

http://carineldesguin.canalplus.com

 

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Le blog "Lila sur sa terrasse" a chroniqué "Le premier choix" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

http://lilasursaterrasse.fr/le-premier-choix/

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LA MALLE AUX LIVRES

Le premier choix – Séverine Baaziz

7 janvier 2018

Si vous aviez eu le choix, quelle vie auriez vous choisie? Je me suis déjà posée cette question un certain nombre de fois. Et je n’ai trouvé aucune réponse.

Séverine Baaziz dans son premier roman, met Martin face à cette situation. Choisir une nouvelle vie.

Sauf que… Ce n’est pas un simple choix « Tiens! je vais changer de job et déménager à l’autre bout du monde. »

C’est à l’âme de Martin qu’une voix s’adresse dans cette chambre blanche, silencieuse, sans aucun repère. Une voix qui lui fait un rapide bilan de sa vie passée et terminée et qui lui donne le choix entre deux familles, pour la suivante.

La première est une famille dans laquelle l’amour déborde. Une famille qui rit, qui sourit, dans laquelle Martin grandirait entouré d’affection, auprès de deux parents aimants et d’un petit frère espiègle… Mais une famille modeste, dont les revenus sont juste suffisants pour subvenir à leurs besoins élémentaires…

La seconde est une famille aisée: appart immense à New York, Père homme d’affaires prospère, mère ex mannequin aimante mais fragile. L’ambiance entre les deux est froide. Une famille « vitrine » de la réussite américaine… Martin pourra réaliser son rêve: devenir pianiste. Cette famille aura les moyens matériels de lui offrir ce rêve inassouvi…

Si ce choix lui paraît évident, il va devoir retourner observer une seconde fois ces deux familles et ces nouveaux instants de vie vont certainement altérer son premier choix…

Quel sera le sien finalement?

Avec  une plume agréable et maîtrisée, Séverine Baaziz nous entraîne vers cette chasse au trésor qu’est ce choix proposé d’une nouvelle vie. Nous nous retrouvons confrontés à des pour, des contre, des « mais si… », des « Et peut-être que… »

Un choix à faire qui nous renvoie finalement à notre vie, à nos choix à nous… Peut-on faire un choix qui sera parfait? Est il possible de faire un choix qui nous satisfera complètement?

Nos choix nous font grandir, nous font du bien, ou pas, nous offre des perspectives de vie différentes de celles que d’autres ont parfois fait pour nous; ils ne nous sembleront pas toujours pertinents, voire même décevants mais ce sont NOS choix. Ils nous appartiennent.

Comme le choix final de Martin qui lui appartiendra totalement…

Un premier roman aussi surprenant que bien écrit! Une « quête » du bonheur à découvrir absolument!

Aux Editions Chloé des Lys

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Micheline Boland et son univers de romancière dans le journal "7 Dimanche"

Publié le par christine brunet /aloys

http://journal.7dimanche.be/?ed=CHARLEROI#|SU_7DIMANCHE,2018-01-07,CHARLEROI,1|10
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http://journal.7dimanche.be/?ed=CHARLEROI#|SU_7DIMANCHE,2018-01-07,CHARLEROI,1|10

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Conteuse, choriste et improvisatrice marcinelloise, Micheline Boland est une auteure prolifique, à la plume élégante, et qui, par sa formation de psychologue, aime sonder l’être humain… et surtout ses travers !
Dans « Voyages en perdition », elle nous livre onze nouvelles qui parlent d’amour, de rencontres et de coïncidences.
Des histoires de statues, de livres, de couples, de familles, d’amitiés, de liens qui se relâchent, de ruptures.
Des rêves de changement et d’épanouissement. Des rêves qui se concrétisent parfois très difficilement. Un homme apprend qu’il va être licencié. Il achète un billet de loterie qui se révèle gagnant. Hélas, il peine à retrouver le fameux billet !
À l’occasion de son anniversaire, une femme pondérée et sage se laisse aller à la gourmandise. Cela la conduira à sa perte…
Une série de contes
Le recueil de « Nouveaux contes en stock », quant à lui, s’ouvre sur neuf histoires de peurs. Viennent ensuite trois histoires de petits chemins, cinq contes de Noël, dix histoires de nourriture et douze histoires de plaisirs sucrés.
Le livre se termine par dix-huit histoires de moments magiques. Ces contes parlent d’amitié, de confiance accordée, de passions, de rencontres enrichissantes, de communion avec la nature, de rêves, d’astuces, de facéties, de préjugés vaincus, de conflits résolus, d’ambitions et des multiples ressources dont chacun dispose sans toujours en avoir conscience. Parfois, les animaux et les choses éprouvent des émotions et se montrent astucieux. C’est le cas du « petit chemin et le diable ».
Chaque tête de chapitre est illustrée par des dessins de Maryvonne et Jean-Pierre Sanson.
Infos et commandes : Tél. 071/43 43 28 (Micheline Boland). Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits. Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com – https://www.editionschloedeslys.be/

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"Ici et ailleurs", le roman de J-F Foulon sur le site "Voyage au coeur de l'humain"

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.deltaweb.be/restaurants-hotels-Voyages-au-coeur-de-l-humain+3121+f

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Bande annonce du nouveau roman de Séverine Baaziz "Mamie Paulette"

Publié le par christine brunet /aloys

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Pour son blog littéraire "D'un livre à l'autre", Philippe Desterbecq a chroniqué "HX13" de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2018/01/05/36017928.html#c73516598

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05 janvier 2018

 

HX13 de Christine Brunet

Quand thriller et roman de science-fiction se côtoient, ça fait  un délicieux mélange à la façon de Christine Brunet.

Dans HX13, on retrouve (pour mon plus grand plaisir) l’enquêtrice superwoman, Axelle de Montfermy  (ex-Aloys rencontrée pour la  première fois, il y a 7 ans dans «Nid de vipères ».

Mon héroïne préférée va, cette fois, faire un voyage extraordinaire tel que ni vous ni moi ne le ferons jamais puisqu’elle va se retrouver sur une autre planète, à la recherche de son fils, Nicolas.

Nicolas est également le fils de Sean Sheridan, l’Irlandais rencontré dans ce même premier tome. Au fur et à mesure que se déroulent les différents récits de l’auteure, les amants s’aiment et se déchirent.  C’est encore le cas dans ce nouveau roman.

Dans ce volume, le lecteur retrouve également Gwen saint-Cyrq, médecin légiste et monte en l’air à ses heures perdues, personnage décalé rencontré dans « Convergences », le septième roman de Christine.

« HX13 » commence avec la découverte d’un cadavre ou plutôt d’un bras, seul, sur une plage. Les enquêteurs dont Axelle de Montfermy font très vite le lien avec un bateau casino qui croise dans les eaux non loin de Marseille.

D’autres cadavres vont être découverts durant l’enquête : Ange et Toussaint Calducci, patron des jeux sur Marseille et leur homme de main, Maretta. Bien d’autres morts parsèmeront le récit dont Jusil, agent de la DGSI et Torless, fiché au grand banditisme, agent de sécurité sur le bateau.

Certains d’entre eux ont été irradiés aux alphas. ( ???)

Lors de l’autopsie de Mareta et de Jédémiah, des tatouages sont remarqués. Ceux-ci les relient directement aux Vory, une organisation criminelle.

N’oublions pas Jédémiah, un copain de la légiste qui perd la tête. Celle-ci est envoyée « en cadeau » à Gwen pour la menacer ou lui faire peur ?

Des gens disparaissent également comme Suari, l’associé principal des Calducci,  peu de temps après leur mort, ou encore Marteux, un passager du bateau.

Un laboratoire clandestin est découvert dans une propriété d’un des frères, louée à l’une des employées du casino.

Deux coupables sont identifiés. Ils travaillent tous deux pour un laboratoire pharmaceutique, la société Montalban…

Vous le voyez, c’est du lourd, et l’auteure fait, par deux fois, un récapitulatif plus que bienvenu afin de ne pas perdre son lecteur.

Car ce n’est pas tout. J’en oublierais presque le côté science-fiction de ce récit. Le fils d’Axelle, Nicolas, a conçu une sorte de machine à remonter le temps qui l’emmène, sans qu’il l’ait souhaité, dans une autre galaxie, sur une planète où règnent pas mal de méchants. Axelle part à sa recherche. Lors de son « grand voyage », elle apprend que quatre aliens sont sur terre depuis un certain temps…

Et le titre dans tout ça ? Le HX est une puce implantée dans le cerveau d’Axelle afin de contrer la drogue qui lui dévore l’intérieur (voir le tome intitulé « Le dragon bleu ».

Si je ne suis pas fan de science-fiction, j’ai beaucoup aimé ce nouveau roman de Christine Brunet (un peu moins le passage où Axelle rencontre ceux que nous appelons des « extraterrestres ») et je trouve que ce thriller, un peu spécial, est un des plus aboutis de l’auteure qui a une imagination incroyable (et un cerveau certainement très différent du commun des mortels).

La fin, comme d’habitude, laisse le lecteur … sur sa faim, et laisse présumer qu’il y aura une suite à HX13.

Et si nous posions la question à l’auteure ?

« Dis, Christine, tu ne peux pas nous avoir fait ça ? La fin n’est pas vraiment la fin ? On retrouvera la plupart de tes personnages (et Axelle,  hein Christine) dans d’autres aventures ? Rassure-nous… »

Voici la réponse de Christine :

«  Le prochain avec Axelle sera sur le même ton mixte mais traitera de transhumains. (Nanopuce oblige) 
Avec Gwen, les lecteurs partiront à Kashgar…        
Mais pour le prochain Axelle, une grosse surprise…
 »

J’ai hâte !

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