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Texte n°4 concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

Treize ou quatorze ?


 

Traditionnel dîner d'anniversaire aux Délices du Terroir. Trente-cinq ans, cela se fête. J'ai invité ma sœur, mon frère aîné, son épouse et leurs jumelles de dix ans, Lise et Manon, mon oncle et ma tante, mon cousin et sa fiancée, mes parents et ma grand-mère. Je n'ai pas invité Luc. Pourquoi l'aurais-je invité ? Après plus de dix ans de vie commune, nous avons décidé de mettre durant quelques mois notre relation entre parenthèses. Il continue de vivre dans notre maison et j'ai posé mes valises chez une copine. Je ne supportais plus de le voir sacrifier notre vie de couple à son travail. Ma vie sentimentale était devenue un long, si long fleuve trop tranquille.

J'arrive au restaurant et je suis la première. J'ai réservé la salle du fond, celle qui permet une certaine intimité. Oh surprise la table est dressée pour quatorze ! J'interroge la patronne, elle bredouille : "Hum…Il y a des gens superstitieux, paraît-il… Votre sœur a pensé à eux… Ce serait dommage de gâcher la fête." Est-ce le subterfuge imaginé par Caroline, ma frivole sœur, pour inviter un nouveau copain ? Déjà, mon cousin arrive et je n'ai pas le temps d'approfondir la question. Progressivement les autres invités nous rejoignent. Ma sœur me glisse à l'oreille : "Je me suis permis d'inviter une personne de plus pour éviter que vous soyons treize à table. Tu connais, Maman elle est tellement superstitieuse !"

C'est alors que Luc entre... Il vient vers moi. Il semble embarrassé. Il dit juste d'une voix fêlée : "C'est ta sœur qui m'a invité… J'ai accepté…Bon anniversaire, Val !" Il pose un baiser sur ma joue. Je souris, il m'a manqué comme nos petits déjeuners bavards et nos fous rires d'amoureux complices … Pourquoi ne pas nous accorder une deuxième chance ?

Ma sœur a pris les choses en main. Décidemment elle en fera toujours à sa tête : elle a décidé de la place que chaque personne occupera à table. C'est ainsi que Luc se retrouve assis entre elle et moi. Comme à son habitude, Luc est bavard et jovial. Le potage terminé, je me penche pour prendre un mouchoir dans mon sac. Je vois le pied de ma sœur qui cherche celui de Luc. Je remarque que Luc le repousse… Lorsque je me redresse, mon regard croise un instant celui de ma sœur ! Elle rougit… D'un coup me reviennent en mémoire quantité d'incidents anciens : la vieille théière cassée soi-disant par moi, le baiser volé de Caroline à mon premier amoureux,... Je n'hésite pas une seconde. Je crie : "Ça suffit, Caroline ! Pars tout de suite ! Je ne veux plus te voir ! " Elle bafouille un minable : "Pourquoi ?" Papa intervient : "Allez du calme, les filles…" Des paroles qui tombent à plat comme de coutume. Je me lève, je désigne la sortie du doigt. "Caroline, tu pars immédiatement ! "

Elle se lève en renversant sa chaise et quitte la salle. Quelques instants plus tard, on entend le crissement des pneus d'une voiture sur le gravier du parking.

C'est à ce moment-là que la patronne entre dans la salle et me demande discrètement : "Pouvons-nous servir la suite, Madame ?" J'acquiesce. Le repas se poursuit dans le bourdonnement de conversations banales. Seul indice d'un souci passé, la chaise de Caroline qui reste vide.…

 

Publié dans concours

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Texte n°3 Concours pour les Petites papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

Un repas de famille

Ils sont tous là, dans le salon où on les a priés de boire le champagne entre eux. Henri-Pierre ne descendra que pour passer à table. Après tout, 93 ans, ça se fête mais à son rythme. Autant que ça reste une fête.

C’en est une pour les enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants en tout cas. Les pièces rapportées, comme le suggère la légende qui a souvent raison dans ces situations, se demandent avec plus ou moins de discrétion s’il y aura encore un 94ème anniversaire. « En bien, » dit Eve-Lucille en descendant sa troisième flute, les joues d’un rouge heureux, « si c’est le cas on se consolera avec le champagne ». « Se consoler ? » Marie-Odette, sa belle-sœur, a un zeste de reproche horrifié dans la voix mais le regard complice, et choque doucement sa flute contre celle d’Eve-Lucille avec un clin d’oeil (qui s’appelle Germaine mais ne veut pas qu’on le sache).

Julie, la gouvernante, a annoncé qu’on pouvait passer à table, ce qui permet de remarquer que si Henri-Pierre sera bien en bout de table comme toujours, la place à sa droite ne sera plus occupée par son aîné, Armand-Léopold mais, comme le révèle le porte-nom, par Pimprenelle. Pimprenelle ? Mais qu’est-ce que c’est que ce prénom non seulement commun mais ridicule ? Qui est-elle donc ? « L’infirmière, » suggère Marie-Elodie en pouffant de rire. « Elle termine de lui attacher son lange… ». Armand-Léopold éructe un puissant « Marie-Elodie ! Tiens ta langue… et s’il t’entendait ? »

« J’ai bien entendu, mon fils. Je ne suis ni sourd ni dupe » ! Henri-Pierre apparaît, souriant, dans la salle à manger, au bras d’une jolie jeune femme à l’aspect réservé, en jeans et pull de cachemire vert foncé, un simple collier de perles au cou, mais un cabochon de taille spectaculaire au doigt. « Je vous présente Pimprenelle, ma… on va dire pour l’instant : fiancée ! »

Concert horrifié dont les arguments se chevauchent sur des timbres de voix allant de l’hystérie à la fureur, passant par le bégayement et les quintes de toux. Tu plaisantes ! Tu es devenu fou ? Te remarier pour faire une veuve ? Et nous dans tout ça ? Tu ne vas pas lui laisser ton argent ? Non mais tu veux qu’on t’interne ? Elle n’en a qu’à ton argent….

« Bien sûr, elle n’en a qu’à mon argent, ne la sous-estimez pas. Mon argent est notre bénédiction à tous les deux : sans lui je n’aurais jamais osé lui demander de devenir ma femme dans mon état, et sans lui elle n’aurait même pas considéré la chose. Mais figurez-vous que tout ça m’est bien égal, je l’aime et à sa manière… elle m’aime aussi. Je n’ai plus eu le goût de l’amour depuis longtemps, et connais trop bien celui de l’intérêt. Je ne suis pour vous qu’un placement qui tarde à venir à échéance ».

Chœur de protestations aussi sonore qu’un train qui siffle dans la nuit, Eve-Lucille et Marie-Odette vont jusqu’à se lever la bouche en cul de poule en gémissant « mais enfin père chéri… »

« Asseyez-vous, taisez-vous et faites honneur au délicieux potage de Marceline. Quant au reste, ne gâchez pas l’harmonie de ce dernier repas familial… avant celui du mariage, naturellement. Bien qu’il ait déjà eu lieu dans l’intimité, avec la signature de tous les documents garantissant l’avenir de Pimprenelle. Mais nous comptons sur vous pour honorer le banquet le mois prochain, avec des mines plus de circonstances que ces teints de cadavres maquillés à Hollywood que vous affichez aujourd’hui. Allez ! » et il se lève, s’appuyant sur l’épaule de Pimprenelle, une Pimprenelle qui lui effleure la main d’un caresse chaude et enveloppante, et puis y dépose les lèvres, « réjouissez-vous de ce que parfois, l’argent fasse le bonheur ! »

Publié dans concours

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Texte n°2 concours les petits papiers de Chloé

Publié le par christine brunet /aloys

L’inavouable aveu


 

C’est décidé : je vais tout leur dire.

Je me suis levé ce matin la résolution chevillée au corps. Le cœur lourd comme un boulet de forçat, des nœuds plein l’estomac. Il fallait que cela cesse, sans quoi toute cette histoire allait finir par me ronger et les sangs et les os.

Emilie était partie travailler de bonne heure et de bonne humeur, me laissant seul, pensif, allongé sur le lit en position de crucifié, les yeux suspendus au plafond, sans même sans apercevoir.

 

Je me suis résolu à me lever et je me suis dirigé vers l’escalier menant au sous-sol, tout embourbé que j’étais dans mes pensées. Et comme si cela ne suffisait pas d’y être embourbé, elles se sont mises à me donner le vertige, à me faire tituber, rater deux marches, érafler le poignet, et cogner le haut du crâne. Quelques minutes plus tard, je retrouvais après tout ça, ce que je faisais ici, à plat ventre, dans le garage.

Ma caisse. Elle résonnait, mais c’était une toute autre qui m’amenait ici. La petite caisse bien camouflée derrière les bidons d’huile de vidange dans l’armoire en métal. Impensable pour Emilie, ne serait-ce que de poser le bout de ses doigts sur la poignée grasse à souhait. Je l’ai ouverte et je me suis changé : boots et blouson de cuir. La tenue d’un dimanche en famille.

 

Sur les trottoirs de l’avenue Montaigne, du boulevard Haussmann, de la rue de Braque, de l’impasse des Tourelles, j’ai traîné mes craintes. J’ai même cru les entendre crisser sur le bitume. J’avais beau chercher du regard un peu de distraction, de légèreté, tout me renvoyait à ma propre lamentation : les débris de nuages dévorés par le soleil ; les détritus vomis par les poubelles rouillées ; les volutes indigestes des échappements. Tout était chaos.

Je suis arrivé devant l’interphone, moi, mes boots, mon blouson de cuir et mes craintes. Celles que je n’avais pas su semer en route. Celles qui maintenant se mettaient à rire, à me railler, et même à me souffler que le pire allait arriver. Être méprisé. Pire : rejeté. Renié par la seule famille que je n’ai jamais eue : la mienne. J’ai regardé l’interphone en me disant que c’était peut-être la dernière fois que je pouvais espérer que la porte s’ouvre.

-    Oui, j’écoute…

-    C’est moi, Charles.

Quand je suis entré, je me suis senti mal. Mais terriblement mal. Comme ça, d’un coup. Comme si une lame de guillotine était apparue au-dessus de ma tête, en ouvrant la porte. Mes craintes ont commencé à suer. Mes pas se sont mis à jouer les notes de la marche funèbre de Chopin sur le tapis du couloir. J’osais à peine avancer. Les têtes décapitées accrochées au mur avaient toutes pris les voix familiales : le cerf, mon père ; la biche, ma mère ; la belette, ma sœur ; le sanglier, mon beau-frère. Tous se sont mis à s’esclaffer, l’œil de verre luisant comme jamais.

Je devenais fou.

-    Charles ! Qu’est-ce que tu fais, a hurlé mon père, du séjour. Tu viens ou quoi !?

J’ai fini par les rejoindre, mouillé comme une poule, tremblant comme un agneau. Le séjour, l’antre de la famille. Une famille de chasseurs-taxidermistes de père en fils depuis six générations, de collectionneurs de fusils et de hachoirs, fins gourmets et, accessoirement, passionnés depuis peu par les sculptures en ivoire.

-    Encore une fois, tu viens seul ! s’est plaint ma mère. Et ton Emilie, dis, quand est-ce que tu nous la présentes !?

Trop tôt, il était trop tôt pour tout dire. Le repas serait gâché et dans la famille, gâcher la viande, c’est un crime. Alors, en châtiment, mes craintes m’ont grignoté au rythme des bouchées et des goulées. Plus je mangeais, plus j’étais rongé par l’inavouable aveu.

Quand soudain, mon père s’est levé, a claqué martialement des pieds, tendu une cape rouge à droite, à gauche, claqué à nouveau martialement des pieds, crié un “olé” à vous réveiller un mort, et m’a performé l’abdomen à coup de banderilles.

Sa façon de nous annoncer sa nouvelle passion : la tauromachie.

Dans un vacarme que j’étais seul à entendre, la lame de guillotine qui m’avait suivi depuis l’entrée s’est abattue sur ma nuque. Ma tête a roulé. Mes yeux ont fixé mes boots. Et, à peine audible, ma bouche a avoué mon désespoir :

    -    Emilie est végan.

 

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Texte n° 1 concours pour la revue "Les petits papiers de Chloé" - Sujet "repas de famille"

Publié le par christine brunet /aloys

Après tout c'est dimanche !

L'apéro des reproches
De l'épouse délaissée
Par un mari fantoche
Et sa drôle de poupée

La soupe à la grimace
Brûlante et trop salée
En se voilant la face
Et très mal digérée

L'amour cuit et recuit
Tressaute dans l'assiette
Et le poids des non-dits
Rend la farce un peu blette

Un petit verre de vin ?
Après tout c'est dimanche !
Buvons au quotidien
Et la nappe trop blanche

Une tarte aux pommes
Un sourire hésitant
Rassure le bonhomme
Apaise le présent

Dans un vase en cristal
Une rose s'incline
Tristesse des pétales
L'amour qui se débine
 

Publié dans concours

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Les Larmes de Titus, le dernier roman de Christian Eychloma vient de passer en "Collection"... Petite présentation...

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Quatrième de couverture :

« Les larmes de Titus » est la suite de « Mon amour à Pompéi », roman ayant connu un vif succès auprès d’un grand nombre de lecteurs.

Il s’agit cette fois d’une incursion de nos héros très contemporains dans la capitale de l’empire romain du premier siècle, pendant le règne de l’empereur Titus, dans le cours d’une Histoire déjà quelque peu altérée par les précédents voyages temporels.

Un récit captivant mêlant habilement fiction et Histoire officielle !

 

Petite introduction :

Le professeur Liévin a donné à ses contemporains la technologie permettant les transferts temporels. En dépit des incroyables conséquences qu’une découverte aussi révolutionnaire est susceptible d’entraîner, il est désormais tout simplement impossible pour le monde de l’ignorer. Il s’agit donc de bien réfléchir à ce que l’on va en faire, d’abord en s’assurant soigneusement que l’on sait la maîtriser.

Pendant que les sommités scientifiques et responsables politiques du 21e siècle se creusent sérieusement les méninges , le juge Roland Lévêque croit pouvoir filer le parfait amour avec Laetitia, en l’an 80 de notre ère, sous le règne de Titus, dans la capitale de l’empire romain.

Il ne va toutefois pas tarder à s’apercevoir qu’il n’est pas du tout évident de vivre dans une époque qui n’est pas la sienne et les nuages noirs qui s’accumulent sur la Rome impériale vont le contraindre à rompre la loi du silence qu’on lui avait imposée.

 

Extrait :

Profitant de la nouvelle lune et de l’impossibilité pour les guetteurs de distinguer quoi que ce fût au-delà d’une centaine de mètres, Varus Florus avait fait discrètement approcher ses machines des berges du fleuve dont les assiégés avaient détruit les ponts.

Le pilonnage avait commencé dès l’aube, s’intensifiant peu à peu pour devenir un véritable déluge. De lourds blocs de roche, lancés depuis l’autre rive du Tibre, s’abattaient sans relâche sur la vieille muraille, arrachant à chaque impact un peu du béton qui en liait les pierres.

En percevant une série de chocs sourds, Roland Lévêque, encore à moitié endormi, avait compris que les choses sérieuses venaient de débuter. Il s’était levé en hâte pour se rendre sur l’Aventin d’où il avait pu observer, en compagnie de quelques officiers chargés d’organiser la défense, l’impressionnant dispositif ennemi que tout le monde découvrait.

Il se trouvait là depuis un bon quart d’heure, plus fasciné qu’apeuré, lorsque les catapultes dressées près des remparts se mirent à rendre coup pour coup, donnant à Roland Lévêque la bizarre impression d’assister à un duel d’artillerie.

Il se retourna en entendant quelqu’un haleter dans son dos. Flavius Clemens, arrivant à la tête de son état-major, l’invita par geste à prendre du recul.

« Attention, Aulus ! » lui dit-il en s’approchant. « J’ignore si les augures te sont favorables pour aujourd’hui, mais tu ne dois surtout pas sous-estimer la portée de certains projectiles…

- Je promets d’être prudent, Flavius. Mais… ces rochers pourraient vraiment m’atteindre ici ?

- Pas les rochers, non. Les petites pierres et les flèches, oui ! D’ailleurs, vois un peu par là… »

Roland Lévêque suivit des yeux la direction indiquée. Une soixantaine de légionnaires, regroupés deux à deux pour transporter des sortes d’arbalètes montées sur un affût, étaient en train de se déployer le long du mur.

« Ce sont des scorpions… » précisa Flavius devant l’interrogation muette de son interlocuteur. « Des armes d’une puissance redoutable que ces soldats vont utiliser pour tenter de neutraliser les servants des catapultes ennemies. Regarde bien ce qui va se passer ! »

Des « tireurs d’élite », en somme… À la fois impressionné et prodigieusement intéressé malgré la gravité de la situation, Roland Lévêque vit une volée de flèches, ou plutôt de gros carreaux, filer depuis le sommet de la muraille pour s’abattre sur les hommes regroupés autour des machines de jet. Avec des conséquences qui lui coupèrent le souffle.

Il lui sembla que chaque projectile ou presque avait atteint une cible. Les corps ensanglantés gisaient sur l’herbe. Certains immobiles, sans doute tués sur le coup. D’autres, plus ou moins sérieusement blessés, se tordant de douleur. D’autres encore essayant d’extraire de leur ventre ou de leur membre la pointe de fer qui s’y trouvait plantée.

Dire qu’il était surpris aurait été un euphémisme. Il était en réalité stupéfié par la précision de ces armes. Et l’habileté de ceux qui les utilisaient…

« C’est terrifiant… » reconnut-il en voyant les survivants tenter de se réfugier derrière leurs machines alors qu’un second tir avait déjà lieu.

« N’est-ce pas ? » répondit Flavius sur un ton qui ne trahissait pas la moindre satisfaction. « Si tu n’avais jamais vu la guerre, tu as maintenant une première idée de ce que ça donne ! »

Roland Lévêque s’apprêtait à répondre lorsqu’il vit une énorme pierre, lancée depuis un point situé non loin de l’endroit

où il se tenait, pulvériser une catapulte ennemie. Un « tir au but »…

Il voulut s’avancer et se sentit retenu par sa tunique.

« Reste là, Aulus ! Ils ne vont pas tarder à riposter… » lui conseilla fermement Flavius. « Eux aussi possèdent des scorpions. Et savent très bien s’en servir…

- Je te crois volontiers, mais il me semble qu’ils ont trouvé à qui parler, non ? Quand je vois ce qu’ils viennent de prendre… »

Flavius lui sourit comme à un enfant naïf.

« Ne te réjouis pas trop vite… Ils ne font pour le moment que tester nos défenses ! Le plus sérieux est largement à venir. Ils sont certainement en train de préparer des machines de siège contre lesquelles nous ne pourrons pas grand-chose…

- Mais nos scorpions…

- Ils en seront beaucoup mieux protégés ! Et leurs propres tireurs gêneront tellement les nôtres qu’ils leur ôteront toute efficacité…

- Mais le Tibre… Un sérieux obstacle sans les ponts, non ?

- Leurs troupes d’assaut le franchiront, d’une façon ou d’une autre, bien avant que notre muraille ait été sérieusement mise à mal. Je serais même à peine surpris s’ils essayaient de creuser un tunnel pour passer par en dessous…

- Passer sous le Tibre ?

- L’armée romaine a surmonté bien pire… La forteresse de Massada n’était-elle pas réputée imprenable ?

- Oui, sans doute… Mais alors, quelle est ta stratégie, Flavius, pour nous sortir de cette impasse ?

- Gagner du temps. Retarder le plus possible l’inévitable. Les renforts arriveront un jour et, à condition de tenir bon jusque là, les assiégeants pourraient bien devenir les assiégés ! »

Le regard de Flavius Clemens se perdit dans le vague.

« Ils sont peut-être déjà en route. Mais c’est loin, la Germanie

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Les yeux, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue "Magie poétique"

Publié le par christine brunet /aloys

Les yeux, un poème de Salvatore Gucciardo dans la revue "Magie poétique"

 

Les yeux

 

 

Dans tes yeux livides

Il y a des cathédrales esseulées

Des bateaux à la dérive

Des écorces fripées

Des hordes ambiguës

Des volcans étouffés

Des vrilles en sursauts

 

Dans tes yeux d’écume

Il y a l’ombre d’un doute

Le froissement d’une étoffe

Le souffle d’un papillon

L’entremêlement d’une racine

Des bouffées de volutes

Sur l’onde matinale

 

Dans tes yeux délavés

Il y a la commissure du vent

Les arabesques en dérive

L’écho d’une voix

Au sein des gorges escarpées

 

Dans tes yeux pourprés

Il y a la rougeur d’un coquelicot

Les frissons d’un aigle

La promesse d’une aube

Le feu d’une passion

 

Dans tes yeux azurés

Il y a la blancheur de l’ébène

La luminescence d’une comète

Les ailes d’une colombe

Sur une mer agitée

Dans tes yeux arc-en-ciel

Il y a la nudité d’un rêve

La ferveur d’une âme

Une passion démesurée

Dans la musique des sphères

 

 

SALVATORE GUCCIARDO

Publié dans Poésie, articles

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Romain Mancini nous présente son ouvrage "Vie qui déraille"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

2011-2012 : écriture de Vie qui déraille.

2018 : publication de Vie qui déraille chez Chloé des Lys.

Œuvre à venir : Oh mon ange !

 

Résumé

Difficile de résumer Vie qui déraille. Il s’agit du journal intime d’un jeune homme de 23 ans, qui se livre à de très, très nombreuses réflexions, quant au comment du pourquoi de l’existence. Ce journal totalement décousu, invite le lecteur à partir, ni plus ni moins qu’en quête du bonheur. Il n’y a pas une minute à perdre, c’est le moment de sauter sur cette belle occasion d’enrichir son âme.

 

Extrait

Tape-m'en cinq Génie !

Aujourd'hui, soyons dingo, et faisons un saut dans l'univers d'Aladdin. Laissez libre cours à votre imagination... À la suite d'un concours de circonstance, vous dénichez sur un coup de bol une lampe 'magique'. Vous la frottez plusieurs fois afin d'ôter la poussière qui la recouvre ; puis soudain, un Génie en sort, au milieu d'une épaisse fumée... Celui-ci se dit être à vos ordres, et consent à vous octroyer trois souhaits. Vous pouvez lui demander quasiment n'importe quoi... Étant assez rationnel, j'en utiliserais seulement deux. Ne soyez pas étonné comme ça ! Le premier serait que mon journal intime soit publié ; qu'il fournisse aux lecteurs une bonne dose d'humanité, et qu'il ait cinq étoiles sur le site Amazon.fr ; il est toujours bon de croire aux miracles (sourire en coin). Le second serait lui aussi altruiste : je souhaiterais que le Génie soit totalement libéré de sa lampe. Évidemment, il serait attrayant de solliciter cet être mirifique pour qu'il exauce des vœux plus 'classiques' ; par exemple, qu'un climat de paix s'instaure dans le monde, que la pauvreté régresse, qu'aucun enfant ne soit plus jamais maltraité... Mais bon, si les lois de la nature sont ainsi faites, ce n'est pas un hasard ; un simple 'mortel' n'a pas à fourrer son nez là-dedans. Enfin, voilà. Vous, si vous aviez trois souhaits à faire, que seraient-ils ?

Publié dans présentations

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Présentation pour de nouveaux titres référencés Aux Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

Présentation pour de nouveaux titres référencés Aux Editions Chloé des Lys
Présentation pour de nouveaux titres référencés Aux Editions Chloé des Lys
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Stéphane Colin nous présente "Promenade au pas hanté" Dix petites histoires de fantômes...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Né à Saint-Quentin (France) en 1970. A peine sorti au grand air, emmailloté comme un saucisson par les bonnes-sœurs, à l’ancienne (dixit sa maman). Peut-être l’origine de son goût pour les vieilles choses et les habitudes d’autrefois ? Passe son enfance en France d’abord, en Belgique ensuite, entre le Condroz et le vieux village familial de Ferrières. Que des bons souvenirs d’une belle et heureuse enfance, avec ses parents et ses deux sœurs.

 

Musicien, il joue du violon depuis l’âge de 9 ans et de la contrebasse depuis quelques années, et s’intéresse aussi beaucoup aux musiques traditionnelles et populaires. Après des études d’histoire de l’art et archéologie à l’université de Liège, il commence par enseigner quelques années dans des écoles secondaires de Liège, Huy et Namur, pour finalement rentrer, en 2000, au musée des instruments de musique de Bruxelles. Comme il aime l’art autant que la musique, il voyage aussi à travers l’Europe et les Etats-Unis, pour faire découvrir à des groupes d’amateurs motivés les merveilles des musées du monde et les beautés architecturales des petites et grandes cités.

 

Stéphane Colin vit à Namur, avec sa femme Anne-Sophie et ses trois enfants, Victorine, Lucie et Pierre, à qui il aime raconter beaucoup d’histoires.

 

Résumé :

« Promenade au pays hanté » est, comme son nom l’indique, un petit voyage à travers une Belgique mystérieuse. En chaque endroit, ville ou campagne, a lieu une rencontre avec un fantôme, gentil ou inquiétant, amusant ou effrayant. Chacun de ces êtres venus de l’au-delà plonge le lecteur au cœur d’un aspect historique, géographique ou encore artistique du paysage. Ces dix petites histoires, accessibles de 10 à 99 ans et même au-delà, sont autant de contes ludiques qui feront découvrir, ou apprendre à voir autrement, notre petit mais bien joli pays.

 

 

Extrait

Le soir tombe. Le ciel d'un bleu sombre tire au jaune orangé vers l'horizon. Je suis seul sur la route de la crête. À mes pieds s'étend la vallée de l'Amblève. Au-delà les collines s'échelonnent dans le lointain bleuté du soir. Plus loin, en contrebas de la route, le chemin du Thier monte depuis le village. Tout est tranquille. Un chien aboie par là-bas. La cloche d'une église tinte doucement, assourdie par le froid. Il est temps pour moi de rentrer.

 

Soudain, dans le calme de la nuit, un véhicule monte de la vallée. Sans doute un tracteur : je reconnais les coups d’accélérateur qui font ronfler le moteur. Mais … ? Non ! Il y a aussi un autre bruit. Un cliquetis caractéristique. Ça fait plutôt penser à un engin à chenilles. Un bulldozer ? La clairière ravagée me revient à l'esprit. Les mystérieux bûcherons sont-ils de retour ? À une heure aussi tardive ? Bientôt apparait le véhicule. Je l’aperçois à intervalles réguliers, entre les peupliers dénudés qui bordent la route. De couleur pâle, il avance lentement. Il faut vraiment bien regarder pour le distinguer dans la neige. Mais lorsque, dépassant les derniers arbres qui le cachent partiellement à ma vue, il se trouve complètement à découvert, ma bouche s'ouvre toute grande de stupéfaction. Ce n’est pas un bulldozer ! C'est …

Publié dans présentations

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Le site "Les secrets de Polichinelle" a voulu tout savoir sur Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys


 

 

 

 

Polichinelle révèle : C'est  James Bond  qui  initia  Léon !

--------- ... Dubitatifs ? Lisez, vous saurez ... -----------------

 

1) Ta pièce "Léon 20H30" a connu un certain retentissement, elle est basée sur un fait réel...

 

Oui, beaucoup connaissent le sujet, mais l’origine de sa création est peu connue et vaut que je m'y attarde, car cette pièce a vraiment failli ne jamais voir le jour, elle est le  résultat de rencontres. En 1985, je croise un ami qui travaille dans une boîte de Pub Événementielle, "AD Performance Acting for  Advertising". Il me propose de passer une audition pour tenter de décrocher un rôle de mime automate déguisé en James Bond pour représenter l'entreprise AHREND au salon de la bureautique BURO 85. Je suis sélectionné en finale avec un autre comédien, nous passons devant le jury qui est le personnel au complet de AHREND ... et le client me choisit ! L'autre comédien, beau et athlétique, issu des cours Florent et qui ressemblait, lui, à un vrai James Bond (rires), me bombarde de questions : nous sympathisons, il me demande ce que j'écris, je lui montre quelques poèmes, des essais, et le seul sketch de 3 pages que j'avais justement dans ma farde, traitant de la confrontation entre un psychiatre et son patient. Il insiste pour le recevoir. Je deviens quelques mois plus tard directeur artistique de AD Performance, et, en parallèle, je reprends une librairie en janvier 1986. Je trime comme un fou  (allô, Bob?) des deux côtés, et, en mai 1987, je suis contacté par Marc Legein, le comédien malheureux "bondien" de 85 qui me fixe un RDV  dans un resto non loin de ma librairie. Avant l'entrée, à l'apéritif, il me dit qu'il va me dévoiler une surprise au dessert ! Je lui rétorque illico : - dévoile direct sur un 2ième apéro ! -  Lui : -  Jean-Louis, " Ta pièce " se joue le 8 novembre au Théâtre Arenberg à Anvers devant 800 personnes, tout est vendu en prévente ! - Moi : "Ma pièce ? ... Quelle pièce ? ". Et c'est ainsi que j'écrivis Léon 20H30 en 2 mois sur heureuse contrainte, à partir d'un simple sketch ! La pièce fut un succès, puis, remodelée, fut jouée pendant un mois à l'Espace Léopold Cédar Senghor (nous avons inauguré la nouvelle salle), fut achetée par le CIFORAP, par différents Centres Culturels, ainsi que par le Centre Neurologique William Lennox ... où j'avais moi-même séjourné un mois ... Éditée chez CDL en 2013 et recréée grâce à l'insistance de ma fille Manon fin 2015, Léon rencontra à nouveau l'adhésion du public, et Nele Paxinou nous invita à La Balade au Miroir. Je tiens ici à remercier mes amis Bob pour un reportage dans Actu TV, Philippe Deriemaecker pour son interview et son enthousiasme, Jany Paquay pour une émission sur Vivacité, ainsi que RCF, notre cédélienne Rolande Michel pour un billet sensationnel ... et comme fervente spectatrice. La liste des personnes qui m'ont soutenu est longue et non exhaustive.                                   

 

2) Ce "succès" ne t'a-t-il pas incité à goûter aux "délices de Capoue"... car tu n'as, si je ne m'abuse, plus produit grand chose depuis...

 

J'aurais beaucoup apprécié un peu de farniente, mais 3 semaines après la dernière jouée à Wasseiges, je suis entré à l’hôpital pour une lourde intervention chirurgicale. L'opération réussie et terminée, après la salle de réveil, je suis resté 24 heures en soins intensifs, conscient comme pas deux, récitant le texte de Léon en boucle ... pour tuer ce temps qui n'en finissait plus de s'égrener lentement au son des BIP qui me rendaient dingue! J'ai rejoué en mars aux Baladins, puis à nouveau suis repassé sur le billard, et j'ai bataillé pour faire réaliser des travaux chez moi, dont un nouveau toit plat, dans mon plain-pied de 60 M2. Les mois et années ont passé très vite, j'ai déposé ma plume sur des centaines de feuilles manuscrites éparses, mais j'ai surtout lutté contre des douleurs musculo-squelettiques. Heureusement, le cerveau, lui, se porte bien.   

 

3) Quel est le rêve que tu voudrais réaliser sur le plan artistique ?...

 

Le premier est de remonter sur scène avec le seul en scène que je prépare, non assidûment pour l'heure (voir ci-dessus) : comico-dramatique, il aborde le monde des enfants placés en institution, le système qui les englobe, le tout vu par l'éducateur spécialisé que je suis de formation et de terrain, et, comme dans l'écriture de Léon, je passerai du rire aux larmes en dénonçant des conformismes. Le second est en attente pour raisons juridiques et administratives, même si je suis déjà très actif dans le projet de mon ami Benoît Postic, ex-directeur de la Ferme de La Dîme à Wasseiges, metteur en scène de Léon revisité. Benoît recrée une nouvelle ASBL, un nouveau C.A., et nous allons relancer l'espace de La Grange: invitation d' artistes à champs multiples et ouverture de l'espace à des styles variés tels que cabaret  Music-hall (qui rejoint entre autres les attentes de la population), chanteurs contemporains, artistes de rue, cinéma  etc ... L'ouverture de l'espace à des débats et confrontations philosophiques sur tous thèmes, principalement ceux d'actualité qui animent le monde d'aujourd'hui, ses contradictions, ses avancées, ses mutations. Notre but est de stimuler le désir d'expression, de communication, de partages d'idées, de savoirs divers et d'apprentissages, afin  de favoriser la pertinence. Il nous faut rester sur la brèche du quotidien et de l'éveil, plutôt qu'être dans quelque repli consensuel trop souvent présent. Il s'agit bien de donner la parole à ceux qui ne l'ont pas ou n'ont pas l'occasion de la libérer. L'artiste est celui qui autorise celle-ci à la découverte, à la recherche, au questionnement, en refusant l'unique élitisme et en tendant vers la proposition, vers l'alternative et leurs déclinaisons. Nous souhaitons ardemment mieux collaborer avec les réseaux associatifs, retrouver les synergies avec les gens  des villages. Actuellement ce sont nos mots blablatesques, dès que l'action peut démarrer (procédures en cours de l'acquisition des droits d'accès à La Grange et de son rachat suite au divorce de Benoît avec sa compagne), ... l'action se concrétisera.  

 

4) Tes exemples en matière de littérature ?...

Hugo, Tolstoï, Zola, Flaubert, Balzac, Stendhal en passant par Alfred de Musset, Georges Sand, Verlaine, Rimbaud, Voltaire, Tchekhov, Pirandello, Sartre, Zweig, Dostoïevski, Camus, Sagan, plusieurs auteurs de CDL (Hihiiiii), Roland Topor, Dubillard du même prénom pour ses fameux Diablogues et autres, l'intégrale des textes de Raymond Devos, ceux de Pierre Desproges, des maîtres en la matière, Guy Bedos, j'apprécie fort Philippe Labro (Le flûtiste invisible), et dans un tout autre registre passionnément le regretté généticien et philosophe Albert Jacquard, Joseph Basile ( Scientifique belge, professeur, auteur et chroniqueur) et j'oublie ici quantité d'auteurs lus avec grand intérêt, que ma mémoire ne pourrait retrouver pour l'heure ...

5) Sur une île déserte, quels sont les 7 (chiffre magique) livres que tu emporterais ?...

 

L'Encyclopédie de La Faune et de la Flore (plus complet que celui de Marie-Noëlle, même si je la crois capable de sauter sur mon île avec tout son barda à partir de la sienne : oui, oui, M-N bénéficie de certains pouvoirs magiques délivrés par je ne sais quel Prince de sa connaissance qui l'a à la bonne. J'en veux pour preuve que régulièrement, j'entends "BOUM" sur mon toit plat susnommé en question 2, je sors équipé de ma lampe torche, escalade mon échelle et ... zou, je vois un lourd sac à dos fluo indiquant : " Juste un ch'tit coucou, TKT, c’est que moi " . J'ai déjà 17 de ses sacs remplis de boîtes de conserve et de manuels de survie que j'entasse dans mon petit 60 M2 (bis repetitam cfr question 2),  "L'homme, cet imprévu" de Joseph Basile, un livre d'Albert Jacquard au choix difficile tant ils sont foison de bijoux qui tous éclairent ma bibliothèque,  et, je choisirai selon mon stress avant le départ sur l'île (bé té, pas ma faute, moi, si Alain Magerotte joue à Frédéric Lopez !), donc un livre du regretté Albert Jacquard, homme d'exception que j'ai eu la chance de rencontrer lors d'une conférence au Théâtre de Namur, et qui m'a fait monter sur scène à ses côtés pendant 15 minutes - souvenir tellement prégnant, riche et puissant), "L'art de la joie" de Nicolas Go, "L'absurde " ou "La Folie "  de Raphaël Enthoven, les "Textes de Scène" de Desproges (pour respirer après les deux précédents), et, puisqu'il n'en reste qu'un et que je ne pourrais me décider entre Zola, Stendhal et les autres précités en question 4 ..... j'emporte .... " 2401 " de Bob Boutique ! Parce que j'ai kiffé sec en le lisant, parce qu'il est rempli de références historiques, culturelles, géographiques, rempli d'humour, de, et de, et de ... et   parce que mon exemplaire est passé par tant de mains d'êtres tellement chers. Merci à toi, Alain, pour ces questions pertinentes, pour ta patience à en attendre les réponses, et, la prochaine fois, dis, ...  chiffre 13 ? Reconnaissance à toi, amitié et bonne humeur partagées, Jean-Louis.

 

 

 

 

 

 

 

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