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Le blog Aloys

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Correspondances, de Florian Houdart dans l'Avenir.net

8 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Correspondances, de Florian Houdart dans l'Avenir.net
Correspondances, de Florian Houdart dans l'Avenir.net

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140825_00518078

Le jeune auteur d’origine sonégienne Florian Houdart (26 ans) vient de publier aux Éditions Chloé des Lys son troisième roman Correspondances, après La petite femme aux cigarettes (2011) et Black Out (2009).

Le texte retrace le parcours d’Amory, un jeune cadre austère et pas vraiment dynamique dans le dédale que constitue son entreprise «d’assistance psychologique par ordinateur». Tandis que se trament expérimentations secrètes et manigances, le personnage principal pleure un amour perdu qu’il essaie constamment de faire revivre à travers l’encre et le papier. Correspondances avait été présenté en mai dernier par le Montois Thierry Ries au Coin des étoiles et avait fait l’objet d’un reportage par la chaîne Planète dans l’émission Y a pas que le sexe dans la vie qui abordait le thème de l’asexualité. L’ouvrage sera proposé au salon Mon’s livres le 23 novembre.

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Petites et grandes histoires de Louis Delville dans l'Avenir.net

7 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Petites et grandes histoires de Louis Delville dans l'Avenir.net

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140818_00514812

Louis Delville a plus d’une corde à son arc. Archer amateur, conteur, passionné d’improvisation théâtrale dont il fréquente assidûment les joutes, ce Mont-sur-marchiennois est également un féru de littérature depuis sa retraite.

Il vient récemment de publier aux éditions Chloé des Lys son deuxième ouvrage intitulé Petites et grandes histoires, dans lequel il raconte différentes histoires courtes et où il démontre au lecteur l’étendue de son imaginaire. «Ce recueil regroupe une grande partie des exercices effectués dans le cadre d’ateliers d’écriture que nous fréquentons, mon épouse et moi, à Charleroi. Il n’y a pour ainsi dire pas de références autobiographiques, sauf dans une histoire intituléeAuguste ou la métamorphose qui m’a été inspirée par ma rencontre avec un jeune réfugié africain», explique Louis Delville.

Des récits modernes où l’auteur évoque des sentiments troubles aux histoires anciennes, où il revient sur l’origine d’expressions du langage comme «la peau des fesses». Chacun y trouvera son compte dans cette farandole de bons mots.«Souvent, il s’agit d’exercices imposés sur base d’une photo, d’un thème avec des consignes à respecter», ajoute l’auteur qui soutient également son épouse, Micheline Boland, dans ses créations littéraires.

Louis Delville entretient sa passion pour l’écriture de manière régulière et publie ses réflexions sur un blog intitulé «Qu’en pensez-vous».

Son dernier ouvrage est disponible dans les bonnes librairies de la région ou à la demande.

Petites et grandes histoires de Louis Delville dans l'Avenir.net
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Jardiner dans les étoiles, le livre de François Noul dans l'avenir

6 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Jardiner dans les étoiles, le livre de François Noul dans l'avenir
Jardiner dans les étoiles, le livre de François Noul dans l'avenir

Notre chantre carolo, François Noul, vient de sortir, aux éditions Chloé des Lys, son livre «Jardiner dans les étoiles». Un petit bijou de textes qui sentent bon la terre et la bonne humeur d'antan.

François, notre Toine Culot, a le pouvoir de faire vivre ses personnages de façon à ce que nous ayons envie de les rencontrer dans la vie réelle! Interprétés par le très talentueux artiste Jacky Druaux, ces superbes textes ont déjà fait l'objet de nombreux spectacles qui rencontrent un succès toujours grandissant. Un régal de simplicité, le bonheur à l'état pur, près des étoiles!

http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140818_00514812

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Marcelle Pâques a lu "Bruines" de Laurent Dumortier

5 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Marcelle Pâques a lu "Bruines" de Laurent Dumortier

D’emblée avec la couverture du livre, le ton est donné ...

Le flou, le brouillard qui enveloppe les êtres et les choses.

Le quotidien perd de sa réalité, de sa clarté et tout devient possible !

Une écriture fluide, la construction des récites est habile, déroutante, imprévue.

Comme la mort en personne qui dépose ses cartes de visites ...

Ecrire c’est jeter sur le papier nos pensées les plus noires et nos peurs les plus profondes

afin d’être encore en vie au moment où le soleil fait disparaitre les ténèbres “. – page 5

Et comme il le souligne ( page 9) – Romans, nouvelles,poésies, sont liés de près ou de loin -

Certains lieux ou personnages reviennent régulièrement et pourtant pas mal de mystères et de

secrets demeurent ...

Un auteur qui s’amuse et qui intrigue, éveillant la curiosité du lecteur !

Marcelle Pâques

marcellepaques.skynetblogs.be

Marcelle Pâques a lu "Bruines" de Laurent DumortierMarcelle Pâques a lu "Bruines" de Laurent Dumortier
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J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de "666 et point final", une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

4 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de "666 et point final", une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

Les derniers gardiens de la foi, les anges – et même les tout-puissants archanges Gabriel et Raphaël –, étaient tombés comme des mouches. Les humains ne les invoquant plus, ils ne pouvaient plus être les immortels qu’ils avaient toujours été. Ces immortels magnifiques… Leurs plumes avaient perdu leur éclat, et leurs pouvoirs phénoménaux avaient disparu. Avant de mourir, fauchés par leur frère rebelle, ils n’étaient plus que des hommes au milieu d’autres hommes. Ils furent écrasés comme de vulgaires insectes.

Seul Michel résistait encore…

– Je t’empêcherai d’installer l’enfer sur Terre, mon frère, gronda-t-il.

– Tu crois cela, mon frère ? se moqua Lucifer. Comme tu es naïf… Que crois-tu faire, à présent, contre moi ? Regarde ! Regarde autour de toi ! Gabriel, Raphaël, Mettatron… Tous les autres. Ils sont morts, Michel… Morts ! Alors, que crois-tu faire ? Je vais te tuer, toi aussi. Mais peut-être voudrais-tu te ranger à mes côtés ? Je pourrais consentir à t’épargner… te considérer, à nouveau, comme mon frère.

– Tu es fou, Lucifer ! Tu es peut-être très puissant, pour avoir réussi à terrasser Mettatron en personne… mais je le suis davantage. Apprête-toi à retourner d’où tu viens, mon frère. Tu ne te lèveras pas…

L’archange Michel déploya ses ailes blanches et une épée à la lame faite de flammes apparut dans sa main. Il prit son envol, puis fonça sur son frère. L’arme transperça Lucifer de part en part, mais ce dernier se mit à rire. Michel recula et regarda son frère éteindre le feu… et guérir de sa blessure.

– Du feu ? Sérieusement ? le provoqua-t-il. Du feu contre moi, Michel ? Je m’attendais à beaucoup mieux, je te l’avoue.

– Ne crie pas victoire trop vite…

L’archange sembla entrer en transe. Une aura étincelante commença à se former autour de lui. De son corps monta un rayon de lumière et cette énergie spectaculaire fut projetée sur son adversaire en jaillissant de ses mains. Touché de plein fouet, Lucifer mit un genou à terre, mais il se redressa bien vite pour attaquer de la même manière, libérant, lui, les flammes de l’enfer.

Lucifer était prisonnier d’un halo de lumière, et Michel d’un halo de feu. Leur énergie propre gagnait en puissance au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient lourdement l’un de l’autre. Leur rage était concentrée, et la puissance contenue dans les rayons qu’ils projetaient commençait à faire se fusionner leur don spécifique, formant une boule d’énergie pure et de flammes à mi-chemin entre les deux frères. Une explosion semblait sur le point de se produire.

Mais, gorgé d’âmes, Lucifer se montra le plus fort, et Michel ne put résister plus longtemps. Il fut balayé sur des dizaines de mètres quand la boule de feu atteignit son corps. Lucifer, paisible, alla le retrouver. L’archange gisait à terre, les ailes brûlées et le corps meurtri. Il ne ferma pas les yeux quand son frère fit apparaître un trident dans sa main droite, ni quand il le lui planta dans le cœur.

– Cette fois, je suis victorieux, Michel, murmura Lucifer. Pourquoi n’as-tu pas accepté ma proposition ? Pauvre fou…

Retirant son arme du thorax du dernier de ses frères encore en vie, Lucifer put ouvrir les portes de sa geôle et regagner la surface.

Enfin !

Il n’avait plus grand chose à faire.

Les humains s’entre-tuaient, ou, pire, s’entre-dévoraient. Carrément. Car la présence réelle du prince des ténèbres sur Terre déclencha une folie autrement plus meurtrière que par le passé… Ils n’étaient pas des « morts-vivants » tels qu’ils apparaissent dans les films, mais c’était tout comme. Quant aux derniers rescapés à peu près saints d’esprit qui refusèrent de lui céder leur âme – on les reconnaissait à leurs iris restés normaux –, il les fit se consumer, ou exploser, en claquant des doigts.

Son long périple s’acheva au Vatican… Il se réserva Sa Sainteté le pape François pour la fin. Remuant ses doigts tel un marionnettiste fou, il fit se disloquer le corps du chef de l’Église catholique, le maintenant en suspension tout près de l’obélisque de Caligula, au beau milieu de la place Saint-Pierre, ceinte d’une colonnade, sous le regard pétrifié des statues nombreuses imaginées par Le Bernin. Après quoi, et ce spectacle lui procura un plaisir incommensurable, il fit sortir, très lentement – prenant soin de maintenir le vieil homme en vie –, son squelette de son enveloppe charnelle. Son agonie fut des plus longues, et abominable.

– Tu n’aurais pas dû Le servir.

Quand il se trouva, un moment plus tard, dans l’abside élégante et luxueuse de la basilique Saint-Pierre, une petite voix s’éleva de derrière l’autel et défia l’étoile du matin avec bravoure.

– Je n’ai pas peur de vous, marmonna la jeune fille.

– Vraiment ? Est-il donc quelqu’un encore en vie ici ? se gaussa Lucifer, savourant déjà un nouvel homicide imminent.

Il contourna l’autel à pas feutrés, puis, avec un faux air de compassion, considéra l’imprudente. L’enfant, les jambes chancelantes, exécuta le signe de la Croix. L’ange déchu fit mine d’être terrorisé. Il ébaucha ensuite un sourire en coin accompagné d’un sinistre : « Ha ! Ha ! Ha ! » à peine audible. Guttural.

– Crois-tu… que Dieu existe ? demanda-t-il tout à coup à la jeune mortelle. Crois-tu… qu’il va venir te sauver ? Quoi ? Tu vas chialer ?

La jeune fille, les yeux embués de larmes, baissa la tête et se mit à prier.

– Misérables insectes… enchaîna-t-il, dédaigneux. Vous me faites tous rire à m’accuser de tous les maux, alors que c’est VOUS, les véritables démons, sur cette Terre ! Vous ne méritiez pas d’être Ses favoris… Vous ne méritiez pas la protection de mes frères ! Vous ne méritiez…

Lucifer s’interrompit brusquement. Il était tout haletant et ses narines se dilataient… Il retrouva néanmoins son self-control et assena sa sentence d’une voix étrangement calme.

– En fait, vous ne méritiez rien du tout, sinon de brûler dans les flammes… Tu n’étais pas née, toi, mais, il y a déjà vingt ans, toute cette barbarie, c’était moi. En vérité, adorable petite conne, je vous empoisonne depuis des décennies. Des siècles ! Je vous murmure, vous isole, vous manipule… J’ai toujours été le mal dans vos yeux. Vous êtes si faibles… si belliqueux… si intolérants… Une chiquenaude aura suffi ! Tu peux t’accrocher à ton bon Dieu tant que tu veux, ma fille… Il t’a abandonnée. Il vous a TOUS abandonnés ! Mais comme je suis d’humeur très généreuse, je vais te laisser le choix. Donne-moi ton âme et tu n’auras pas à souffrir lorsque je libérerai les déchus. Deviens ma Lilith. Qu’en penses-tu ? Tu auras l’honneur d’être à mes pieds et de me vénérer pour l’éternité.

– Jamais, démon ! Je préfère mourir ! Comme les autres !

– Alors meurs, stupide singe…

La jeune fille s’enfuit pour se cacher derrière l’orgue remarquable, sous le regard amusé de Lucifer qui referma sa main prestement, comme s’il essayait d’attraper une mouche qui l’enquiquinait depuis trop longtemps. Un bruit d’os brisé déchira le silence de la basilique. La nuque de la malheureuse enfant s’était rompue. Elle s’écroula, les yeux écarquillés et tout injectés de sang. Elle serrait son chapelet dans une main…

– Y a-t-il quelqu’un d’autre ? tonna Lucifer. Non ? Ah ! Suis-je bête… J’ai déjà tué tout le monde, c’est vrai.

– Tout le monde, Lucifer, murmura une voix grave dans son dos. Tout le monde mais pas Moi.

– Qui diable se permet !?! se récria le prince des ténèbres tout en faisant volte-face. Qui… (Abasourdi, il se figea net.)

– Qui ? Mais Moi, répondit le Tout-Puissant.

L’ange déchu recula, pas vraiment effrayé mais… un peu inquiet quand même.

– Tu te manifestes enfin… Maintenant que les hommes sont morts… Mais quel père admirable Tu fais ! Tu m’as laissé détruire toute vie sur Terre – pourquoi ne pas les avoir sauvés ? Pourquoi !?! vociféra-t-il soudain. Bah ! Cela n’a plus d’importance, de toute manière… J’ai gagné. J’ai enfin gagné…

– Et tu as gagné quoi, Mon fils, au juste ? Un Royaume de solitude ? C’était « ça », ton vœu le plus cher ?

– La ferme… Je ne te conseille pas de me provoquer, vieil homme. N’as-Tu pas vu ce qui est arrivé à Michel ?

Mais le Seigneur poursuivit :

– Les hommes, Je ne pouvais plus les sauver. Pas après que tu les aies ramenés à leurs instincts les plus vils… Mais même sans toi, en vérité, ils eussent fini par faire exploser la planète un jour, tant ils étaient belliqueux et intolérants, misanthropes, misogynes, homophobes, racistes… Tu as raison sur un point, Mon fils : une simple chiquenaude aura suffi…

– Mais je devais plier, moi, devant ces barbares… Ces cancrelats !

– Je te l’accorde, Lucifer, J’ai quelque peu surestimé Ma création…

– Tu l’admets !?! Mais Tu m’as abandonné, Père… De tous Tes fils, j’eusse dû être Ton préféré ! Mais il n’y en avait que pour Michel !

– Tu te trompes, répondit Dieu.

– Tu as raison… Car même ces insectes Tu les préférais à moi ! Mais je les ai tous écrasés sous mon talon !

– Je ne vais pas Me justifier une seconde fois à ce sujet, Lucifer. Je te l’ai dit, J’ai surestimé Mon œuvre. Je n’avais plus que ça à faire, dans ces conditions, te laisser détruire les fils d’Adam et Ève par les flammes, comme un jour J’ai Moi-même provoqué le Déluge, noyant toute vie sous les vagues. Et te voilà seul, Mon fils…

– Qu’est-ce que je suis censé comprendre, vieux bouc ? s’enquit, inquiet, le tout dernier des anges.

– Tu étais tellement beau, Lucifer ! Quel gâchis… Tu étais vraiment le plus beau de tous. Plus beau que Michel. Plus beau que Gabriel. Plus beau que Raphaël. Les hommes, vois-tu, étaient Ma boîte de Pandore. Ma boîte de Pandore tout spécialement pour toi…

– Cela n’a aucun sens ! cracha le rebelle infatué.

– Non ? Mais quand tu t’es révolté, toi et d’autres… J’ai compris que ta haine faramineuse pour le genre humain Me servirait un jour…

– Tu prétends m’avoir piégé ? Je n’en crois rien !

– Je ne t’ai pas piégé, Lucifer. Tu as fait cela… Tout seul.

– Je vais te briser !!!

Lucifer s’apprêta à frapper mais le Tout-Puissant leva la main et l’immobilisa.

– Mon fils, Je vais devoir te punir, J’en ai peur… Depuis bien trop longtemps, tu te conduis mal. Et pour quoi ? La jalousie ? L’orgueil ? Ne pouvais-tu pas demeurer le plus beau des anges ? Et, ainsi, régner à Mes côtés sur la Terre comme au ciel. Ne le pouvais-tu réellement pas ?

– Je t’emmerde, maugréa Lucifer. Et Tu peux te la carrer bien profond… Ta putain de condescendance !

– Lucifer, Mon fils… Tu les haïssais peut-être de toute ton âme, mais tu t’exprimes pourtant comme ils le faisaient… Tu es pareil.

– Va te faire mettre, marmotta le fils en colère.

– Je n’ai que faire de ta bordée d’injures… Réponds, maintenant : la solitude du mal, Lucifer, est-elle la même solitude que celle du bien ?

– Qu’est-ce que ça veut dire !?! Qu’est-ce que je suis supposé comprendre !?! Toi, réponds !

– Je te laisse la Terre… Ton Royaume pour quelques jours encore. Un Royaume sans aucun sujet pour t’aimer.

Dieu fit mine de réfléchir. Il soupira, accentuant un peu plus le courroux du prince des ténèbres, qui était toujours dans l’incapacité de faire un mouvement.

– Et sais-tu ce que deviennent les anges ? Puisque, quoi qu’il en soit, tu restes un ange, Mon enfant. Sais-tu ce qu’ils deviennent, lorsque plus personne ne croit en eux ? Eh bien, ils perdent leurs pouvoirs… Ensuite… ils disparaissent.

Lucifer blêmit, murmurant :

– Non, c’est impossible… Impossible !

– Une omission dans tes plans ? Adieu, Mon fils. Profite bien de tes toutes dernières heures dans ton merveilleux Royaume… Tu étais tellement beau, Lucifer ! Quel gâchis… répéta-t-il.

Et le Tout-Puissant s’effaça comme un voile de brume, laissant l’orgueilleux ange déchu face à face avec sa plus cuisante défaite. « C’est impossible… C’est impossible… » répétait-il inlassablement, ne pouvant accepter la capitulation. « J’ai obtenu ma vengeance et cette vengeance s’est retournée contre moi. Quelle ironie ! »

À l’entrée de la basilique, Lucifer regarda la place Saint-Pierre jonchée de cadavres pestilentiels.

Partout sur la planète, le même spectacle horrifique s’étendait à l’infini. De l’Ancien au Nouveau Continent, dans chaque pays, dans chaque ville et dans chaque bourgade. Partout jusqu’au fin fond du trou du cul du monde. Et les cieux hésitaient entre le cramoisi et le gris.

Lucifer se retrouvait seul, et il se sentait affreusement seul, finalement. Les êtres humains étaient tous morts, ses frères les anges et les puissants archanges étaient tous morts, et il allait mourir lui aussi. Il s’étonna quand un peu de liquide salé se mit à couler sur ses joues. Il recueillit les larmes sur le bout de ses doigts et les porta à ses lèvres.

– C’est donc ça… dit-il à mi-voix.

Six jours plus tard très précisément, privé de ses forces à la fois angéliques et démoniaques, privé de ses pouvoirs surnaturels somme toute incroyables, celui qui, à l’origine, avait été le plus beau des anges dans le ciel se ratatina, pareil à une plante en train de pourrir.

Ainsi, il retourna à la poussière.

L’humanité avait disparu. Et le mal avait disparu…

Allant et venant de nuages en nuages, le bon Dieu hésita longuement. Très longuement… Allait-il tout refaire ? Ou, plutôt, allait-il tout détruire ? Allait-il, au risque de créer un nouveau prince des ténèbres, redonner vie aux anges ? Allait-il, au risque de créer d’autres Pizarro, d’autres Hitler, Bokassa ou Kadhafi, redonner vie aux hommes ? Laquelle de ces options choisir ? La création… ou la destruction ? La destruction… ou la création ? Quel choix cornélien…

Il claqua finalement des doigts, et l’univers tout entier implosa, l’emportant, Lui aussi, le Tout-Puissant, dans le vide absolu. Dans le silence. Le merveilleux silence des choses qui n’existent pas.

La paix, enfin.

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J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de "666 et point final", une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"
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J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de 666 et point final, une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

3 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de 666 et point final, une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"

Les courants religieux s’étaient effondrés les uns après les autres… Tous, et sans exclusion aucune.

Les églises, les mosquées, les synagogues, les temples bouddhistes… Tous, sous les bombes, les cocktails Molotov ou léchés par les lance-flammes, avaient été détruits par les dévots enragés eux-mêmes, qui utilisaient parfois des béliers très rudimentaires pour s’introduire dans les édifices sacrés.

Tous. Jubé après jubé… poutre après poutre… minaret après minaret… livre après livre… statue après statue…

Tous, oui.

– Il y a quelque chose de bizarre et de dérangeant, dans leurs yeux… rapportaient les médias. Quelque chose, n’ayons pas peur des mots, d’effrayant. Un peu comme si leur humanité leur avait été arrachée.

– À l’heure actuelle, nous ne sommes toujours sûrs de rien, disaient, quant à eux, les spécialistes, mais il nous est toutefois impossible d’infirmer l’hypothèse d’une quelconque contamination.

De l’Ancien au Nouveau Continent, des guerres civiles et fratricides éclataient dans chaque pays, dans chaque ville et dans chaque bourgade. Partout jusqu’au fin fond du trou du cul du monde.

Des hurlements de terreur occasionnés par des chasses à l’homme perverses, s’achevant toujours par une effusion de sang, ainsi que le son des rafales de balles remplaçaient le chant mélodieux des oiseaux dans les parcs municipaux, de même que la joie des enfants dans les jardins et les bacs à sable.

Les 747 et les paquebots de croisière jouaient aux autos tamponneuses, offrant, en plein ciel et sur les immensités bleues – plus si bleues que cela –, des explosions de métal, accompagnées de livres de chair, très impressionnantes.

Quoi qu’il en soit, une véritable aubaine pour les squales et autres animaux marins opportunistes.

Les fleuves et les rivières, pareillement, coulaient rouge, continuellement. Même le Manneken-Pis, à Bruxelles, urinait du sang !

La Tour Elizabeth, à Londres, portait, empalés au milieu de ses aiguilles fixes, les corps en décomposition très avancée de deux éphèbes.

La tour Eiffel, dans la capitale autrefois connue sous le nom de Ville Lumière, s’était parée d’intestins et de viscères, comme un arbre de Noël morbide et tout dégoulinant. Tout poisseux.

Les murs de la Maison Blanche, Washington, D.C., étaient couverts de fientes et de moisissures, et des corbeaux volaient en cercle tout autour, allant se nourrir des yeux vitreux des cadavres répandus çà et là, sous le regard sinistre d’épouvantails éventrés.

Nous en étions là.

Les hommes étaient devenus fous. Complètement fous. Complètement insensés. S’ils ne l’avaient pas toujours été, tout bien considéré…

Des mères exténuées, incapables de supporter davantage leurs cris perçants, balançaient leurs propres bébés par les fenêtres. Exactement comme le peuple, au Moyen Âge, qui jetait ses ordures, ses seaux de pisse et ses seaux de merde de la même façon.

Ou, le plus naturellement du monde, elles rangeaient leur progéniture dans le réfrigérateur, juste à côté des crèmes glacées, des pizzas et des bâtonnets de poisson surgelés.

L’une s’était rendue coupable du pire des crimes, de la plus atroce des infamies, en offrant sa petite fille, âgée de cinq ans à peine, à un pédophile condamné mais remis en liberté à cause d’un vice de forme. Un père, lui, tua son enfant en lui fracassant le crâne contre le carrelage, le faisant tournoyer en le maintenant par les chevilles, et tout ça pour un simple caprice…

Des malades mentaux. Quels autres mots pourraient les désigner ? Des monstres ? Oui, des monstres. Des dégénérés !

D’autres, pareillement dérangés, torturaient des animaux, filmaient « l’exploit », et publiaient les images sur les réseaux sociaux, se demandant, assurément, combien de « J’aime » ils allaient recueillir. Malheureusement, beaucoup trop.

Des vidéos à vous faire cracher le cœur par la bouche…

Nul, en vérité, ne pouvait dire le nombre d’abominations qui étaient commises en toute impunité. Car les moyens de communication ne suivaient plus, à la fin. Eux aussi étaient gangrenés…

« Quelque chose, dans leurs yeux… »

An 2034, vingt ans plus tard.

On racontait dans la presse clandestine que, peut-être, tout avait commencé aux États-Unis le 20 décembre 1951, avec la première centrale nucléaire : Experimental Breeder Reactor I, qu’insidieusement, tout s’était accéléré le 26 avril 1986 avec l’explosion de la centrale de Tchernobyl, et que le coup de grâce, en toute vraisemblance, avait été porté suite au nouveau drame survenu à Fukushima durant la première quinzaine du mois de mars en l’an 2011.

On racontait que les émanations toxiques, l’eau et les produits de la terre contaminés avaient, peu à peu, réveillé le cerveau reptilien des humains. En effet, la violence, de plus en plus, avait déferlé dans les foyers, dans les rues, comme un tsunami gargantuesque, submergeant policiers, gendarmes et militaires, eux-mêmes changés en Cimmériens aguerris.

Et les moins fous des fous, si l’on peut dire, se mirent à accuser le diable…

Il n’en fallut pas plus pour dresser de nouveaux bûchers. On se remit à brûler des « sorcières » ! De nouveaux jeux du cirque apparurent, où le petit peuple pouvait jeter en pâture lesdits grands du monde aux fauves féroces. Tous agonisèrent sous leurs griffes acérées et sous leurs crocs.

Progressivement, sous les acclamations hystériques et les bravos des foules déguenillées et puantes, les Républiques, les Royaumes, disparurent ainsi…

L’humanité avait entamé un retour irrémédiable vers l’obscurantisme…

Alors que tout n’était plus que chaos et désordre, Lucifer décida que le temps était venu pour lui de sortir de l’enfer. Comment les quelques milliers de survivants restés à la surface de la Terre pourraient lui barrer la route, cette fois ? Qu’étaient-ils, sinon des moutons ? Des moutons stupides. Des surmulots s’étant toujours pressés au son de la flûte.

En chuchotant, quelques décennies plus tôt, l’idée des réseaux informatiques à quelques-uns, il gagna sa première grande bataille avec l’avènement d’Internet, puis du Web.

De plus en plus, les gens s’isolaient chez eux et faisaient leurs emplettes uniquement via leur ordinateur. Oh ! C’était chouette, au début, car tout nouveau, tout beau, comme on dit, mais cet enfermement, sur le long terme, réveilla leur idée de l’insécurité, et la renforça… (Et la xénophobie de certains, inévitablement.) L’amitié, et même l’amour, ne se faisaient plus qu’à distance. De peur du SIDA, on échangeait désormais photos et vidéos sexy, voire pornographiques, en passant par des réseaux sociaux, par des messages dits privés.

Privés… La bonne blague !

Malin, Lucifer souffla aussi l’idée du partage de fichiers. Le téléchargement illégal était né… Une réussite ! Le marché de la vidéo s’effondra, puis l’industrie du disque, puis le cinéma ! Et même la presse.

Le chômage ne cessa de s’accroître et d’étendre sa toile. Les métiers, et même ces métiers artistiques censés ne pas être déboulonnables, disparaissaient les uns après les autres. Un peu comme les grandes surfaces en leur temps – et c’était chouette, ça aussi, au début –, qui avaient provoqué la lente éradication des commerces de proximité conviviaux… Ces petites boutiques de notre tendre enfance… Le sourire réjoui et le bonjour chaleureux de la boulangère, du papetier…

Tout avait déjà commencé. Depuis fort longtemps, en réalité.

Mais Lucifer fit quoi, en fin de compte ? Rien de plus que de titiller l’étincelle sombre dans le cœur de l’être humain. Et la violence, et l’insécurité, s’accrurent avec le chômage. (L’argent manquant de plus en plus cruellement…)

Se nourrir, dans ce monde, était devenu un luxe. SE SOIGNER, dans ce monde, était devenu un luxe…

Nous en étions là… « Marche ou crève ».

Quel régal, pour Lucifer ! Lui dont la plus grande astuce avait été de faire croire aux gens qu’il n’existait pas, alors qu’il était partout. Partout, partout, partout !

De sa prison souterraine, il empoisonnait l’esprit de la race humaine tout entière, isolant chacun dans ses problèmes, réels ou paranoïdes, et ses aversions, chaque jour un peu plus.

À suivre…

J.P. VOLPI

J. P. Volpi nous propose en deux parties la version longue de 666 et point final, une nouvelle extraite de "Contes épouvantables & fables fantastiques"
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Marie-Noëlle Fargier a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

2 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Marie-Noëlle Fargier a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

Léon 20H30 de Jean-Louis Gillessen

Les premières pages m’ont fascinée. Immédiatement une impression, des sensations sont présentes (et là on ne peut que continuer à lire) mais également une « réalité » solidement implantée par une écriture très concrète, palpable. En lisant le résumé, on pourrait s’attendre à un univers triste, voire cruel, injuste mais il n’en est rien car tout est coloré d’humour. Je n’ai pas envie de dire que Léon est attachant, et s’il l’est, on ne ressent pas de sentiment de compassion à son égard.

Léon parle avec justesse. J’aime beaucoup le désassemblage de lui et de lui-même, de l’image qu’ont fait de lui l’événement ainsi que le système et son vrai lui : plein d’énergie, de projets … J’aime les jeux de mots, les jeux d’images qui traduisent son univers chaotique : tout me paraît serein dans son vrai lui et tout en désordre dans l’autre et sûrement à cause des autres (ces autres, affublés de noms « pittoresques »). Tout ceci sans « mélo- dramato- tragédo » mais avec des éclats de rire ou de sourires. Dans la dernière partie surgit Léon, si j’ose dire en entier, sûr de lui, serein face à « ces autres », avec un retournement de situation très inattendu mais aussi très plaisant. En résumé après le livre, on ne peut qu’avoir envie de voir la pièce.

Marie-Noëlle FARGIER

La Bukinê d'Anna, Ed. Chloé des Lys

Marie-Noëlle Fargier a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen
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Livres & Co a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

1 Octobre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

Blog livres & Co, http://livres.and.co.free.fr/index.php/2014/07/les-dix-petites-negresses/

Blog livres & Co, http://livres.and.co.free.fr/index.php/2014/07/les-dix-petites-negresses/

Livres & Co a lu "Les dix petites négresses" de Bob Boutique

Ce titre vous évoque un autre roman, plus connu mais aussi plus classique? Vous avez raison.

Ce roman n’est pas sans évoquer le roman d’Agatha Christie de par le titre évidemment et de par l’intrigue également: 10 femmes écrivains sont rassemblées par leur éditeur sur une ile en mer Noire pour une dizaine de jours et vont mourir les unes après les autres durant leur séjour. Qui est la coupable?

Pourtant, ce livre n’a finalement rien à voir avec les dix petits nègres et surtout rien à voir avec un roman policier. Ce bouquin est inclassable mais il est rafraichissant, déroutant, décalé…

Je l’ai lu en une soirée et cette soirée a été très agréable.

La 4ème de couverture nous précise que ce livre est fait pour être lu à haute voix et c’est vrai! Il est écrit presque « comme on parle » et l’auteur, parfois nous interpelle ou nous rappelle à l’ordre et c’est ce qui donne l’impression très agréable qu’il est en train de nous raconter l’histoire.

Ce qui m’a beaucoup plu aussi c’est qu’on a l’impression que l’auteur a écrit ce texte d’un seul jet, sans difficulté (je ne dis pas qu’il n’y a pas un gros travail derrière ce livre mais simplement que ce qu’on ressent c’est une facilité et un plaisir de l’auteur à nous raconter des histoires).

En bref, de quoi passer un bon moment!

Ma note: 2,5/4

Les dix petites négresses, Bob Boutique

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En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

30 Septembre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

Ce mois-ci, première partie du concours organisé pour la revue "Les petits papiers de Chloé".

Le concours de Calligrammes. Six poètes s'y sont collés et les résultats sont... mais je vous en laisse la surprise ! Premier post, le 16 octobre. Les votes auront lieu du 22 au 30 octobre, sur le post du 22 octobre.

Résultats sur le post du 22, le 31 octobre.

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Avis pour les amateurs de notre revue et les curieux : notre revue sort ce mois-ci !

Juste pour vous mettre l'eau à la bouche, la cover !

En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

Quels auteurs à l'honneur ce mois-ci ???

  • Bob Boutique
  • Marie-Noëlle Fargier
  • Jean-Louis Gillessen
  • Joël Pierre Volpi
  • Marcelle Pâques
  • Laurent Dumortier
  • François Noul
  • Salvatore Gucciardo
  • Louis Delville
  • Florian Houdart
  • Ani Sedent
  • Alain Delestienne
  • Christine Brunet
  • Alexandra Coenraets
  • Jean Destree
  • Claude Colson
  • Gauthier Hiernaux
  • Philippe Wolfenberg
  • Dans l'Inédit, nos auteurs...
  • Micheline Boland
  • Brigitte Piret

Bonne lecture !!!!!

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Deux courts extraits de "Fleur de corail" intitulés "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur

29 Septembre 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Et quand le vent caresse la mer

les bulles d'écumes éclatent de joie.

La terre douce comme de la laine fait jaillir des fleurs de soies.

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J'aimerais être invisible pour voir glisser l'amour sur les corps et les esprits.

J'aimerais être invisible pour boire la rosée d'une fleur qui s'appelle béatitude.

Deux courts extraits de "Fleur de corail" intitulés "La douceur du temps" de Sébastien Quagebeur
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