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10 articles avec avis de lecteurs

Christine Brunet a lu "La lune éclaboussée. meurtres à Maubeuge" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure Desguin s’attaque à tous les genres littéraires. Avec cet ouvrage, elle met un pied, à sa façon, dans l’univers du polar. J’étais curieuse d’entrer dans cette histoire et de voir comment l’auteur et son univers décalé pourraient s’embarrasser d’un genre plutôt corseté, très codifié. De fait, elle lance sans complexe son héroïne, Jenny Dalooz, sur la mort, peut-être pas si  naturelle que ça, d’un écrivain à succès, Michel Garnier dont elle est, a priori, fan.

Après avoir lu « Putain de pays noir », je m’attendais à un texte noir, sanglant, violent. Que nenni. Jenny joue dans la finesse, tâtonne. On sent qu’elle s’amuse.

En fait, on a deux niveaux d’appréhension : le lecteur qui subodore très vite le nom du coupable (mais est-ce le plus important ? Pas sûr…) parce qu’il dispose d’éléments que notre pseudo enquêtrice ne possède pas. Et il y a le processus d’enquête, les hypothèses, les erreurs, les vérités de Jenny et ses secrets : le lecteur sait mais Jenny ne sait pas. Elle s’appuie pour avancer sur des personnages forts, originaux qui corsent l'histoire et le rythment.

Nous savons qui est le tueur mais quel pourrait être son mobile ?

On sent, à certains moments, que le texte pourrait être plus « trash » mais que l’auteur ronge son frein, se retient pour proposer quelque chose de plus sage, de différent.

Alors, ce mobile me demanderez-vous… Pour le coup, ça m’étonnerait que vous le deviniez si facilement !!! :-) 

 

Christine Brunet

www.christine-Brunet.com

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Christine Brunet a lu "Putain de pays noir" de Carine-laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure Desguin, c’est avant tout une plume originale qui ose tout, qui cherche, qui s’infiltre dans tous les genres, tous les milieux.

Cet opuscule bref de 33 pages (petit format) plonge le lecteur dans un univers glauque, au cœur d’une faune interlope où se côtoient sans merci des êtres sans devenir. Pas d’espoir.

Les personnages ressemblent à des pantins désarticulés sans volonté propre. Ils divaguent, déambulent, butent contre des murs infranchissables. Au milieu de tout ça, il y a une graine d’amour… enfin d’attachement dans la déchéance, on va dire. Il y a la fuite, la drogue, l’alcool, le sexe, l’avilissement.

Carine-Laure Desguin ne s’embarrasse pas de fioritures. Son écriture, cash, joue avec la violence des sons, les mots font aussi mal que des coups de poing.

Jeremy et Angel, les deux « héros paumés » de l’histoire ne sont pas attachants, loin s’en faut : ils sont, tout simplement, enfin jusqu’à un certain point, un certain instant. On se souvient d’eux bien moins que de l’ambiance plombée où l’odeur d’urine, de sang et d’alcool nous prend à la gorge et nous donne le tournis.

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Edmée de Xhavée a lu "Le silence des carpes" d'Yves Oliver

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Maria était une fillette, de celles qui rient, jouent à cache-cache, sautent à la corde, sont encore dans l’enfance comme on est dans la cour de récréation. L’avenir est inconnu mais retentira de ses joies surprenantes, accompagné de ces visages aimés et de ces bras tièdes qui consolent et soutiennent. Le national-socialisme le lui garantissait, tout comme le bon sens. C’est ainsi que se déroulent les existences des gens qui ont confiance en leur pays.

 

Jamais pourtant elle ne sera une jeune fille, ni une jeune femme. Elle sera un être mutilé de ses émotions, privé de sa vie par une erreur de zèle, un concours de circonstances, qui la mettront dans un train qui ne va pas seulement au camp Ravensbrück mais vers la mort de tout ce qu’elle avait été, et tout ce qu’elle aurait pu être.

 

Le corps saccagé dans sa chair et sa candeur, l’esprit n’obéissant plus qu’à l’injonction « survivre quoi qu’il arrive », horreurs et humiliations n’auront pas raison de l’enveloppe externe. Elle reviendra, juste un peu plus âgée que lorsqu’elle est partie. Mais tellement plus vieille, plus dure, plus lointaine, détachée, voire… sans attaches ni passions.

Des années plus tard, des vies plus tard, des années de dents et cœur cadenassés, interdisant sourires, abandons, confidences, la vengeance lui est servie sur un plateau, scintillant dans sa nuit. Elle peut dépiauter le dragon, celui qui un jour l’a éventrée quand elle était à sa merci, et éventrée encore et encore. Il est là, le souffle presque éteint, les vilains yeux rouges larmoyants, si frêle qu’une chiquenaude le ferait s’écrouler.

 

La vengeance est un plat qui se mange froid, et est incroyablement appétissant.

 

Maria… passeras-tu à table ?

 

EDMEE DE XHAVEE

 

 

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Retour de lecture pour "Le premier choix" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

Comme promis à Mancieulles, je viens te faire part de mon ressenti à la lecture de ta singulière histoire : ‘’Le premier choix’’.  

D’emblée, j’ai été séduite par l’idée qu’une âme, en voie de réincarnation, puisse choisir ses parents. 

Ensuite, avec leurs défauts, leurs qualités, des points de vue différents sur le monde et ce qui fait le bonheur, tes personnages, parce qu’ils sont faillibles et pleins de doutes, sont intéressants, attachants et bien campés.

Sensible à ton écriture tout en finesse, poétique et bienveillante, tu as admirablement exprimé les diverses pensées et interrogations de Martin.

D'ailleurs, que dire du sieur Martin, vagabond évanescent au milieu de nulle part, spectateur d’une vie en devenir ? Si ce n’est que, même depuis l’au-delà,

Les décisions ne sont pas plus aisées à prendre que sur terre:  cœur ou raison ? Voilà la question.

Comme Martin n’avons-nous pas, un jour, été confrontés à un dilemme? Choix cornélien qui a influencé notre vie, mais aussi celles d’autres personnes.  

 Il n’y a pas à dire, c’est un beau roman, c’est une belle histoire que j’ai eu plaisir à lire.   

Je terminerai par une citation de Paul Eluard que je fais mienne :  « Il n’ y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous » 

 

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Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous propose une chronique de "Putain de pays noir", de Carine-Laure Desguin

Putain de pays noir, putain quel livre !

EDMÉE DE XHAVÉE·LUNDI 8 JUILLET 2019

Un tout petit livre, un opuscule pour être exacte, mais un vrai cocktail de… de quoi ? De tout. De laideur, de rêves, de misère, de violence, de tendresse, de crade et de magnifique. Une promenade dans le désespoir au fond d’un puits noir qui sent le moisi et le rat mort. Une faune d’êtres de la nuit, celle des heures noires et celle du mental, de l’usure des corps et de la foi. Les choix de vie ont disparu peu à peu. On aime et on hait ce qu’on a, parce qu’on n’aura rien d’autre mais… putain, pourquoi se retrouve-t-on avec ça ?

Rien ne nous est épargné.

On fronce le nez parce que les odeurs montent des mots, des odeurs violentes et fatiguées. La brutalité de l’errance nous frappe en pleine lecture. On pénètre, safely home, dans les coulisses d’une humanité déshumanisée, déshabillée de ses rires et joies. Et pourtant, et pourtant... c’est saupoudré de poésie, oui oui… La poésie des choses qui sentent mauvais, sont vilaines à voir, comme le chien qui éclabousse les tables de sa bave glaireuse ou Angel qui rit en exposant ses dents jaunes et cariées… Mais poésie d’un monde ni onirique ni cauchemardesque, plutôt un monde qui aurait une gueule de bois interminable, la migraine, l’haleine féroce, et se rapproche, comme des zombies, d’un signal clignotant rouge où on peut lire « vous êtes arrivé à destination »…

Bravo Carine-Laure Desguin, c’est court mais si rempli qu’on prend un coup de poing littéraire !

 

Edmée de Xhavée

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Thierry-Marie Delaunois a lu "De soufre et de miel", le recueil poétique à paraître de Silvana Minchella

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Parcourons ensemble l’oeuvre: dédiée “à tous les homme que j’ai aimés…”, elle nous parle en prologue d’errance, de leurres, de déceptions, de mémoires karmiques, puis, soudain, une épée surgit, séparant mâle et femelle, flammes vacillantes; suivent espoir et désir, le chemin, abrupt, parsemé d’envies...quand survient l’Elu. Rêve ou réalité? Âme cherchée, enfin trouvée? Retrouvée? Vibration, souvenir, les mémoires flambent, flanchent, les âmes aspirées, l’instant proche, vers le paradis et les chairs se tendent, leurres et peur s’atténuant, héroïne, héros, la rencontre, sensuelle, les phrases crues, l’uppercut visuel, sensoriel, paupières closes; le tunnel s’ouvre, soupirs, tambours du coeur, cris et feulements, au coeur de la savane, les corps en feu, une dernière goutte de rosé(e), un corps Poussière d’étoile, secousses sismiques inéluctables. Mirages? Chaos? Une quête de l’autre longue, éprouvante, les flammes à nouveau vacillantes, les mots choisis par Silvana Minchella enrobés, susurrés, déposés, arômes mélangés et sens affolés, avant l’allegro final de cette symphonie fantastique et sensuelle, véritable déclaration d’amour touchante, frémissante, émouvante.

De soufre et de miel”? L’oeuvre poignante d’une auteure animée et enthousiasmante, les mots s’épanouissant en un style simple, agréable, le texte aéré et porteur de vives sensations, de sentiments diversifiés, l’amour frôlant le divin, sublimé, d’ardents épisodes aux répliques parfois théâtrales, ce recueil nous offrant une progression, parfaitement maîtrisée par l’écrivain, entre nos deux âmes mâle et femelle par l’épée séparées, recueil qui, s’il avait été musique, aurait été sans conteste du Liszt, une promesse de lait et de miel une fois l’oasis atteint. Bon voyage au sein des mots de Silvana Minchella, ils vous feront vibrer, vous élever, vous...bonne lecture!

 

Thierry-Marie Delaunois

 

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Jean-François Foulon a lu "Le boîteux de Grattebourg" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2016/12/31/le-boiteux-de-grattebourg-de-rolande-michel-5893055.html

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2016/12/31/le-boiteux-de-grattebourg-de-rolande-michel-5893055.html

Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel (Editions Chloé des Lys)

Je termine à l’instant le livre de Rolande Michel et je dois dire d’emblée qu’il m’a beaucoup plu. L’histoire se déroule dans un petit village un peu hors du temps, où des événements de plus en plus curieux se produisent, ce qui fait qu’insensiblement le lecteur se retrouve dans une ambiance fantastique. C’est que dans ce village à première vue ordinaire (on retrouve un maire, un curé, un médecin et la palette classique des habitants, du boucher au fermier et du garde-champêtre au cafetier, en passant par une ou deux grenouilles de bénitier quelque peu médisantes), il va se produire toute une série d’événements. Au début, ceux-ci n’ont rien d’anormal en soi et peuvent s’expliquer rationnellement (par exemple, un chat qui gratte à la fenêtre en pleine nuit et qui effraie un enfant endormi) mais petit à petit, par leur répétition et leur côté étrange, on bascule insensiblement dans un univers insolite et inquiétant : la fenêtre contre laquelle le chat vient gratter est tellement haute qu’elle est en principe inaccessible, même pour un félin, ce chat agressif effraie de nombreux enfants, les eaux paisibles du lac se mettent à faire des vagues, les poules des villageois sont égorgées les unes après les autres, etc. Le lecteur est pris dans cette tourmente et l’inquiétude des habitants devient peu à peu la sienne. A la fin (fin que je ne raconterai évidemment pas ici), tous ces événements étranges nous plongent dans une situation qui est clairement fantastique. Celle-ci, que l’auteur a subtilement amenée, progressivement et par paliers, est finalement acceptée sans problème par le lecteur et elle vient clôturer un livre à la lecture duquel il a pris beaucoup de plaisir.

Il faut dire que dès le début ce village est décrit comme atemporel. La vie que l’on y mène semble celle d’une autre époque : on y vit en autarcie, comme dans les années 1930 (des fermes, de petites boutiques, une église, etc. et il y a même un moulin à vent pour moudre le blé). Pourtant, la présence épisodique de la télévision vient démentir cette impression. On est donc bien dans le monde d’aujourd’hui, mais le temps semble s’être arrêté.

L’endroit où se situe le village est lui aussi ambigu. On a parfois l’impression d’être dans une campagne reculée, éloignée de tout. Pourtant, on apprend que certains habitants vont travailler comme ouvriers dans la ville voisine. Des « étrangers », venus on ne sait d’où, viennent aussi s’établir parmi les habitants (mais à ceux-là, on préfère ne pas parler). Le médecin regrette d’être venu s’installer dans cette localité arriérée, aux mentalités archaïques et il s’en ira d’ailleurs à la fin. Les jeunes eux aussi quittent le village.

Que ce soit sur le plan géographique ou temporel, Grattebourg est donc « en marge », sans qu’on puisse rien préciser de plus. Cette situation est voulue par l’auteur et elle lui permet d’introduire plus facilement le côté fantastique de l’histoire.

Il y aurait beaucoup à dire sur les thèmes développés dans cet ouvrage, où la mort est omniprésente. Le principal protagoniste, Anselme, a un don de voyance car chaque fois qu’une personne va mourir dans le village, il a la vision terrifiante d’une charrette qui s’approche à grand bruit, conduite par un  cocher habillé de noir et qui fouette ses chevaux. C’est le char de la mort qui vient pour emporter sa future victime. Le livre commence d’ailleurs par le décès d’un des habitants, Jules, mais il y en aura d’autres, comme Joe, qui se noie dans les remous mystérieux du lac. Le meunier, lui, avait été retrouvé pendu aux ailes de son moulin. Il faut dire qu’il venait de perdre sa femme, laquelle s’était noyée de désespoir après la mort de son enfant. On le voit, le mort est donc ici un thème central, qui oblige le lecteur à réfléchir à sa propre destinée.

On notera que la religion est abordée avec un sourire amusé. Le curé est bien brave, certes, mais on le sait gourmand et il préfère laisser un homme mourir seul sous prétexte qu’il doit aller dire une messe ailleurs. On le sent peu humain. Les sœurs du couvent préfèrent aussi s’adonner à leurs prières et à leur contemplation plutôt que de s’intéresser au sort des villageois. Anselme l’orphelin a pourtant été recueilli par elles, mais il reste livré à lui-même et on ne s’occupe pas de lui. On ne trouve donc rien de très chaleureux du côté de ces religieuses non plus.

Venons-en maintenant aux personnages principaux. Ils sont tous « en marge » par rapport aux habitants. Anselme est orphelin et boiteux, ce qui lui vaut la méfiance des habitants et les railleries des écoliers (et du coup il ne fréquente pas l’école, ce qui ne l’empêche pas de savoir lire, autre singularité). Joseph, le rebouteux, vit à l’écart du village et est parfois accusé de sorcellerie. Maria, elle, tire les cartes de tarot et semble avoir des liens avec un monde parallèle. Ces trois personnages ne sont pas originaires du village, ils viennent d’ailleurs (mais on ne sait pas d’où), ce qui accentuent encore la méfiance à leur égard. Ils ont pourtant le fond gentil et aident tout le monde. Joseph soigne les gens gratuitement avec ses remèdes et Anselme fera de même une fois qu’il sera devenu son élève dans l’art de guérir par les plantes. Anselme qui à la différence du curé sera resté auprès de Jules au moment où celui-ci mourait.

Ces personnages sont donc différents (tant par leur physique que par leur générosité) et leur comportement, basé sur le don de soi, contraste fortement avec la mesquinerie des habitants de ce village. C’est là sans doute que réside la morale de cette belle histoire.

Jean-François Foulon

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"Auprès de ma blonde", une chronique de "Nous lisons.fr"

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=34068

http://www.nouslisons.fr/?action=fiche&id=34068

 

Un grand parc verdoyant agrémenté d’un lac de sinistre réputation, où s’ébattent cygnes et canards ; un écrivain quadragénaire esseulé, André, foncièrement seul; une époustouflante et mystérieuse blonde, Séréna, méditant sur un banc du parc; une jeune mère de famille, Hélène, avec trois jeunes enfants, fragilisée, même perdue, tel est le point de départ de notre histoire quand, brusquement, surgit l’éclat suivi d’un coup de colère, passion et haine se mêlant, le crescendo, puis, plus tard la plus terrible des épreuves...
Auprès de ma blonde ? Drame contemporain ponctué d’éléments de tragédie antique, ce sixième roman (septième publication) de Thierry-Marie Delaunois entraîne le lecteur au coeur de trois sensibilités à fleur de peau, un singulier mystère planant sur l’une d’elles.
André, Séréna et Hélène s’en sortiront-ils indemnes ? Et qui est Danton ? Un compte à rebours vient pourtant de s’enclencher... avec un dénouement inattendu.

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Avis de lecteur pour "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Rue Baraka

 

Lettre à Carine-laure Desguin



Carine-Laure DESGUIN, je viens de lire ton roman Rue Baraka et je tiens à te faire part de mes impressions. Chère Amie, je te tire mon chapeau pour ce roman, rappelons-le, ton tout premier. Je trouve l'histoi
re fascinante et les différents thèmes bien choisis... Je trouve aussi ton choix des personnages ainsi que leurs interactions pertinents. Pour une poète, tu maitrises les techniques d'écriture propres au roman et je t'en félicite. Je donne pour exemple l'introduction récurrente des dialogues entre les personnages, ce qui rend ton texte fluide et compréhensible, les flashbacks peu réguliers, mais qui accrochent le lecteur si celui-ci se perd dans les dédales de ton imagination. 

J'aime ton style d'écriture. Le maniement de la langue est impeccable (à part quelques fautes d'inattention...)

PS; si tu as encore le livre à portée de main, relis la page 14, « Le soleil se devine et bientôt sourira à ces effluves printaniers... », la page 23 « un tourbillon rose prend son élan et s'aplatit benoitement » .Tu verras que tu as l'art de créer des images, ce que j'ai beaucoup aimé. Cela s'entend, tu crées beaucoup plus que Georges, le vieux peintre (personnage du roman). Aussi, chose importante, l'intrigue, bien que concevable, est bien tenue par des divagations qui détournent subtilement l'avidité du lecteur en berçant son obsession de découvrir la boucle de l'histoire. L'on ne saura tout, absolument tout qu'en lisant le livre en entier, magnifique chute. Belle technique ! Je voudrais simplement te dire que tu écris bien, très bien.



Pour finir, comme un Tarek venu d'Algérie, pays où la parenté commence par le voisinage et où le salamalec est adressé à tous ceux que l'on rencontre dans la rue, je referme ton livre avec la ferme volonté de dire merci, bonjour, bonne nouvelle, succès et chance aux passants que je rencontrerai dans ma rue, dans toutes les rues. J'essayerai, même si je sais qu'ici, au pays de Georges, on ne parle presque pas aux inconnus .....

Carine-Laure DESGUIN, si tu veux me croire, ton livre est à l'image du monde. Il n'est pas parfait, mais nous nous y plaisons. Je t'encourage et je reste convaincu qu'avec d'autres opus, tu nous cloueras le bec, à nous autres critiques.

Mes salutations

Ayi HILLAH

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Avis de lecteur... pour le recueil poétique de Patrick Beaucamps, Tant d'eau sous le pont

Publié le par christine brunet /aloys

 

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Un bel avis de lecteur...

 

Bonjour,
  
 Membre du club de lecture de la Bibliothèque Jean de la Fontaine d’Ath (chargé en 2012 de désigner le lauréat de son concours de poésie), je n’ai pu – alors en voyage à l’étranger – assister à la soirée de proclamation des résultats ni surtout à la lecture par Patrick Beaucamps d’un choix de ses œuvres.
  
Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir trouvé et lu son recueil Tant d’eau sous le pont que vous avez publié cette année, et de vous dire combien il m’a touché.
  
Je n’ai pu m’empêcher d’en rédiger un petit avis critique (ci-joint) : s’il vous semble de quelque intérêt, je vous autorise bien volontiers à la reproduire sur votre site, blog… et/ou à l’adresser à l’intéressé. avec mes remerciements pour ce bon moment de lecture.
  
  
Tant de mots sous pression, tant d’émoi dans le ton.

Tant d’eau sous le pont, forcément ça ne passe pas sans remous : avec Patrick Beaucamps, ça trace où ça casse.
Verlaine, le grand ancien, ne pourrait dire plus justement, à la lecture de ce recueil : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » Car si « la vie est là », « simple et tranquille », elle ne l’est sans doute pas. Patrick Beaucamps ne dit rien d’autre (p 49) : Tout paraît calme chez moi.
Le plus petit détail, souvent, enclenche la machine à remonter le temps et vient ajouter une nouvelle nuance au tableau pointilliste d’un parcours personnel éprouvant, suscitant chez tout lecteur une empathie immédiate. Pour peu qu’il ait, lui aussi, cette capacité de s’habituer à tout sans pour autant y être étranger (p 73).
Ne suffit-il pas pour cela de prendre (p 37) du temps pour ne rien faire, sinon solder les comptes du passé pour jouir d’un présent où l’on puisse enfin dire (p 49) : L’air est doux et je me sens bien aimé.
Reste la grande question du poète (p 55) : A quoi peut bien ressembler la vie d’un homme qui n’écrit pas de poésie ? A la même plénitude peut-être, s’il vit de poésie.
Vecteur privilégié de l’être, la lecture en transmet les vibrations avec plus ou moins d’intensité selon l’œuvre. Ici, certes, elle se joue des genres, à la fois
poèmes – la réalité s’y prend aux mots en vers et contre toute banalisation prosaïque ‑,
nouvelles – un courant narratif les alimente comme un art consommé de la chute ‑,
roman même (autofriction ?) – les personnages y sont construits progressivement, dans une organisation architecturale.
Aucun doute, par contre, sur la force qui se dégage de l’ensemble : lire Beaucamps, c’est vibrer beaucoup !
 
Christian GONIEAU

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