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Le blog Aloys

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Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"

25 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"

N’est pas héros qui veut, il faut qu’il y ait des hydres et des dragons.

Jean-Paul Sartre, Les Mots

Il était une fois…

au temps des heaumes et des hauberts,

des dragons et des fées,

des loups-garous et des femmes-serpents,

des djinns et des tapis volants,

des philtres et des élixirs,

des sortilèges à conjurer,

et des belles captives à délivrer

Il était une fois…

de vaillants chevaliers aux prises avec les forces du Mal...

* * *

Sans autre prétention que celle de divertir ceux qui ont su préserver leur âme d’enfant, dans ces contes de fées inspirés des veillées d’antan, l’auteur prend plaisir à relayer nos trouvères médiévaux pour illustrer le goût de l’aventure, du mystère et du merveilleux toujours présent chez l’homme.

Eloi, Hugues, Benoît, Gilles et Renaud vous surprendront ; Roxane, Vesper, Bénédicte, Myrrha et Oriane vous séduiront.

Le blog de christian van Moer http://christianvanmoer.skynetblogs.be/

Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"
Christian Van Moer nous présente son nouveau roman "Contes du vieux trouvère"
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Didier Fond présente son nouveau roman "La maison-Dieu"

24 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

Didier Fond présente son nouveau roman "La maison-Dieu"

Le titre m’intrigue : La Maison-Dieu, c’est quoi ? Un couvent ?

Ca l’a été, bien avant le début de l’histoire. Mais ce n’est à présent qu’une grande maison bourgeoise construite sur les ruines de l’ancien couvent et située en haut d’une falaise. Apparemment, elle n’a rien d’inquiétant si ce n’est effectivement son nom.

Je sais que c’est le nom de la seizième lame du jeu de tarots. Mais pourquoi avoir choisi ce nom ?

Parce que sa symbolique correspond parfaitement à ce qui se passe dans le roman : destruction d’une famille, destruction d’une personnalité et d’un psychisme… Tout cela n’est pas bien gai, c’est sûr. Si on regarde attentivement la carte, on s’aperçoit que la signification est claire : le dessin représente une tour foudroyée par un éclair venu du ciel. Deux personnages apparaissent, l’un en train de chuter du haut de la tour décapitée par l’éclair et l’autre gisant au pied de l’édifice. Une pluie de ce qui pourrait être des grêlons, ou des charbons ardents accompagne le cataclysme.

J’y vois une référence à l’Apocalypse décrite par Saint-Jean, l’anéantissement par Dieu du monde terrestre. Il n’est pas difficile après de passer de ce macrocosme au microcosme qu’est l’univers de Camille, l’héroïne, univers qui se délite petit à petit autour d’elle jusqu’à la catastrophe finale.

D’où t’est venue l’idée de ce troisième roman ?

En ce qui concerne l’idée même, franchement, je n’en sais rien. Je crois que c’est une conjonction de plusieurs influences de romans lus dans ma jeunesse dont l’un était La Terrasse des Bernardini de Suzanne Prou. En fait, le tout premier jet remonte à 1976 : il y avait déjà la falaise, la maison isolée et un mystère qui planait sur ses trois occupantes. Mais l’histoire était d’une incroyable complexité, avec des éléments invraisemblables, bref, cela ne valait pas grand-chose. J’ai mis mon petit cahier dans un tiroir puis quand j’ai déménagé, je l’ai jeté. Mais je n’avais pas oublié ce décor un peu étrange et mes personnages. Bien des années plus tard, j’ai imaginé la trame de La Maison-Dieu en reprenant ce décor et en transformant complètement les personnages.

As-tu rencontré des difficultés pour écrire le roman ?

La difficulté a été de choisir un mode de narration. J’ai opté finalement, sur les conseils d’une amie, pour une alternance de points de vue. On pourrait dire que c’est un roman polyphonique dans la mesure où trois voix se font entendre : celle de Camille, l’héroïne, celle de sa grand-tante Henriette et celle du narrateur omniscient. Les deux premières demandaient une caractérisation de leur voix ce que j’ai grosso modo fait, en essayant de leur trouver un style à elles ; ce n’est toutefois rien comparé au roman qui va suivre La Maison-Dieu et qui, lui, est vraiment polyphonique. Mais on verra ça quand il aura été référencé à son tour…

On peut quand même connaître le titre de ce quatrième roman ?

La Ballade des dames à poussette…. Ou « comment devenir encore plus riche qu’on ne l’est en jetant sa morale par-dessus les moulins »… Je crains que tout le monde n’apprécie pas ce genre d’humour…

Finalement aucun de tes ouvrages ne ressemble au précédent ?

C’est exact. J’aime bien varier les sujets et les atmosphères sinon le genre. Grand-père va mourir se concentre sur les conséquences d’un événement survenu dans la jeunesse du héros, L’Annonciade est un roman policier sans enquêteur, et La Maison-Dieu est plutôt la peinture d’une personnalité qui se déconstruit peu à peu sous l’influence du passé, sans la nostalgie que l’on trouve dans Grand-père va mourir. Je crois que cette diversité correspond à la fois à mes goûts littéraires et à ma propre personnalité. Après tout, je suis né sous le signe des Gémeaux, signe double et signe de la mobilité par excellence, voire de la double personnalité.

Après les cartes, l’astrologie… Aurais-tu un petit côté irrationnel ?

Un peu, je l’avoue. Je ne crois cependant pas dur comme fer aux cartomanciennes et aux astrologues, loin de là. Les français sont réputés pour être cartésiens, ne l’oublions pas ; de plus, nous sommes les enfants des Lumières, donc supposés être très rationnels. Mais finalement, il n’est pas plus absurde de croire que les astres nous influencent que de croire en un Dieu dont strictement rien ne prouve l’existence… Ce n’est qu’une question de foi et de recherche d’explication à des problèmes dont la solution nous dépasse encore. Et puis les gens totalement matérialistes et rationnels deviennent ennuyeux, à la longue… Il leur manque un petit coin d’ombre que je trouve très attirant.

En guise de conclusion ?

C’est évident : courez vite acheter La Maison-Dieu avant que le livre ne soit en rupture de stock…

Extrait des premières pages :

C'était un joli petit village, aux toits colorés, blotti à l'ombre d'une falaise au pied de laquelle coulait une rivière. En été, seul un mince filet clair, qui permettait à peine de se mouiller les pieds, se prélassait paresseusement sur son lit de cailloux bruns. Mais au printemps, l'eau descendait furieusement des lointaines montagnes, impétueuse, torrentueuse, et le courant charriait parfois des branches arrachées aux arbres qui bordaient les rives. La rivière grondait comme un animal en colère et se ruait à l'assaut de la falaise, ennemi séculaire qu'elle s'obstinait à vouloir vaincre, mais qui la repoussait, invulnérable, forte de son implacable détermination. Quelquefois, la fureur des eaux était si intense qu'elles parvenaient à arracher à ce mur vertigineux et presque lisse quelques pierres qui s'effondraient avec un bruit clair dans le torrent. Le rugissement qui accueillait cette semi victoire faisait froncer les sourcils des habitants du village. Tiens, des rochers viennent de dégringoler. Constat banal, qui n'émouvait personne. La blessure n'était jamais profonde. En aucun cas, même dans ses pires moments de démence, l'eau n'était capable de menacer la vie de son adversaire. La falaise gardait cependant des cicatrices de ces combats antérieurs, acharnés mais inutiles. La rivière devait s'avouer vaincue, et tout en hurlant d'une rage impuissante, contournait cet obstacle et s'élançait vers les gorges des Roches Noires, toutes proches, dans lesquelles elle s'engouffrait avec un bruit effrayant. Très étroites, les gorges renvoyaient l'écho de ce pandémonium qui se déchaînait entre les parois sombres et sinistres. La rivière atteignait ici le summum de sa puissance et de sa folie. Nul être vivant, bête ou homme, n'aurait osé s'aventurer dans les Roches Noires et braver les clameurs de cette armée de démons. Quelques kilomètres plus loin, à la sortie des gorges, le courant s'apaisait enfin, l'eau, épuisée, se calmait ; au tumulte précédent succédait un murmure reposant tandis que la rivière s'étalait dans son lit, large, profond, et se dirigeait vers la ville toute proche.

Le village n'avait jamais été menacé par les colères du torrent. Il était bâti sur sa rive gauche et en surplombait le cours. Au moment des grandes crues, seule la route qui montait à la Maison-Dieu était coupée. Mais comme il y avait des années que plus personne n'habitait cet ancien couvent, la vie quotidienne n'en était en aucune façon bouleversée. Chaque année, le pont qui enjambait la rivière et permettait ainsi de s'engager sur le chemin qui menait au sommet de la falaise subissait des dommages plus ou moins importants. Un jour, il va finir par s'effondrer, disait-on, indifférent à ce futur cataclysme. Qui pouvait avoir envie de grimper là-haut à part quelques touristes, ceux que le village voyait débarquer à partir du mois de juin ?

Ce petit bourg comptait environ deux mille cinq cents âmes (nettement plus pendant l'été), et il étirait ses maisons autour de la place centrale, toute ronde. Il avait été construit en cercles concentriques et chaque rue transversale ramenait les promeneurs sur la place, véritable cœur et poumon du village. Il y avait peu de commerçants, suffisamment cependant pour permettre aux habitants de se nourrir et de verser leurs économies sur leur compte au Crédit Agricole dont l'agence, flambant neuve, se trouvait dans la Grande Rue, qui s'ouvrait à la gauche de la papeterie bureau de tabac et, tournant le dos à la falaise, s'élançait vers la plaine, devenant, une fois les dernières maisons franchies, une route tortueuse qui descendait à la rencontre de la nationale, celle qui permettait, après bien des efforts, d'atteindre la vallée du Rhône.

Du haut de la falaise, quasiment verticale, un à pic profond de près de cent mètres plongeait vers la rivière, sans offrir la moindre prise pour s'accrocher en cas de chute. On se souvenait encore de l'accident qui avait eu lieu cinq ans auparavant : deux malheureux touristes avaient perdu l'équilibre et s'étaient écrasés en bas, sans avoir eu une seule chance de salut. Ce drame avait vivement ému le village ; il avait été question de ceinturer le haut de la falaise d'une barrière, pour empêcher que de telles tragédies se renouvellent. Et puis, on avait eu d'autres soucis, d'autres problèmes à régler, et on s'était contenté de planter une pancarte indiquant que les bords du gouffre étaient dangereux à cause de leur instabilité, et qu'il ne fallait pas s'approcher trop près. On avait estimé que l'avertissement était suffisamment clair, et qu'après tout, si les gens ne voulaient pas le lire, ils étaient bien libres de finir en cadavres sanguinolents au fond de l'abîme.

Didier Fond

fonddetiroir.hautetfort.com

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Christine Brunet a lu "Le boiteux de Grattebourg" de Rolande Michel

23 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Le boiteux de Grattebourg" de Rolande Michel

J'avais adoré son premier bouquin "Jeanne" ce qui m'a donné envie, tout naturellement, de découvrir celui-ci.

Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec ce second roman de Rolande Michel sauf à une belle écriture et à un voyage.

De fait, Rolande a réussi, une fois de plus, à capter mon attention.

Entre tendresse et cruauté, ce roman est plus un conte, un hymne à la tolérance, au don de soi en dénonçant la bêtise humaine.

Grattebourg est un village perdu on ne sait trop où. Même si l'action semble se dérouler de nos jours, les habitants ont oublié d'évoluer. Cartomancienne, rebouteux font la pluie et le beau temps alors que le médecin désespère.

Etrange ambiance où l'impalpable, l'intuition prend le pas sur le réel. Alors que tout s'emballe à Grattebourg, le lecteur se prend à frissonner.

Dérèglement de la nature lorsque les canards migrent hors saison, lorsque le lac inerte au quotidien est secoué de vagues, lorsqu'une vache met au monde un veau à deux têtes ? Quel est cet étrange chat noir aux yeux rouges qui terrorise les enfants et égorge les poules ?

Dans cette atmosphère inquiétante, un être interpelle : le boiteux, cet enfant abandonné et contrefait, tête de turc des élèves de son âge. Qui est-il ?

Ce roman serait donc un conte si la fin n'était pas si surprenante.

Rolande Michel m'a, une fois de plus, enchantée, surprise en m'embarquant dans son monde imaginaire. Un livre à lire et à faire partager !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Le boiteux de Grattebourg" de Rolande MichelChristine Brunet a lu "Le boiteux de Grattebourg" de Rolande Michel
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Véronique Vander Meiren nous propose un poème extrait de son recueil "Recomposer"

22 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Véronique Vander Meiren nous propose un poème extrait de son recueil "Recomposer"

 

 

Muselés

Paupières closes

Nous avançons

Reculer

S’extraire

 

Nous ne savons rien de notre vie

 

La vie

Trace

Nous marchons en transparence

 

Une errance

Délicate

 

 

                                                                                                     Vander Meiren Véronique

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Jean-Marie Sobrie présente "Les fabliaux de l'an 2000"

21 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Jean-Marie Sobrie présente "Les fabliaux de l'an 2000"

BIO:

Je suis né à Courtrai d'une mère flamande et catholique, couturière au noir (il y a prescription) et d'un père wallon et mécréant, ouvrier dans le textile, de quoi être assis entre deux chaises. J'ai grandi à Mouscron, dans le triangle Courtrai – Tournai – Lille, à cheval donc sur deux frontières.

Quelques résumés !

Les films oubliés (10 pages)

Un homme qui a perdu dans le même accident d'avion ses parents et ses enfants a conservé les films pris par ces derniers pendant leur voyage. Quoiqu'il lui eût été insupportable de les visionner, il ne s'est jamais résigné à s'en séparer. Comme il sent sa fin approcher, il se demande à qui les laisser pour qu'ils n'aient pas été tournés en vain.

Micromegas (25 pages)

250 ans après leur premier passage, le Saturnien et le Sirien imaginés par Voltaire reviennent du côté de notre petite planète. Ils constatent que nous avons accompli quelques progrès, notamment dans les techniques de communication. Ils ne doutent pas que l'évènement qui sera suivi par 2.000.000.000 de téléspectateurs ne soit de première importance. Il s'agit en fait de la retransmission de la coupe du monde de football. Invisibles et incrédules, ils se mettent en vol stationnaire au-dessus du stade et essayent de comprendre. De là une réflexion sur le sport.

La gourde (13 pages)

Dans la maison d'un vieillard qui vient d'être admis dans un home, son fils trouve une gourde de coureur cycliste qui avait toujours été un motif de dispute entre ses parents. L'infirmière qui venait chaque jour matin et soir s'occuper de son père va lui raconter l'histoire de la gourde.

HISTOIRES DE CHIENS. (12 pages)

Les traces de pattes (4 pages)

En enlevant un revêtement de sol, trois hommes, le grand-père, le père et le petit-fils, découvrent dans une dalle de béton d'anciennes traces de pattes de chien.

Le petit-fils se demandera pourquoi son grand-père est ému à ce point.

Le squelette du chien (4 pages)

Pour la première fois depuis un tiers de siècle, un homme passe devant la maison de ses grands-parents. Les actuels occupants l'invitent aimablement à entrer. Ils lui montrent un squelette de chien qu'ils disent avoir trouvé dans un coin au fond du jardin.

A un détail de la dentition, il reconnaîtra ce chien dont il ignorait qu'il avait été enterré là.

Choisir, c'est renoncer (4 pages)

A la différence de ses camarades de classe, Marc avait compris tout de suite ce sujet de rédaction proposé par un professeur.

Quelques années auparavant, à force d'insistance, il avait convaincu ses parents d'adopter un chien. Son père l'avait conduit à la Société Protectrice des Animaux où, pour un prix dérisoire, l'on pouvait obtenir des animaux abandonnés.

Avant d'en choisir un, Marc avait hésité entre plusieurs chiens mais n'avait jamais oublié les autres.

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Le lotus bleu, une poésie de Christophe Poirier

20 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Le lotus bleu, une poésie de Christophe Poirier

" Le Lotus bleu que je tiens entre mes lèvres
N’apporterait pas la moindre fièvre
À cette mouche qui vole distraitement dans votre chambre
Au risque de se prendre dans une vieille toile
Oukase de la Poésie elle prend le large
Le Poète pouête et hisse sa plus grande voile
Sur le bord de mer près de la barge
Reste une ambre… »

(à Anne Letoré)

CHRISTOPHE POIRIER

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Danielle Deydé vous présente son dernier roman "Le fils du silence"

19 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Danielle Deydé vous présente son dernier roman "Le fils du silence"

Un roman qui nous raconte une triste histoire, celle de ces destins qui se rencontrent au quotidien pour qui sait les entendre et auxquels l’écriture peut apporter une touche de lumière, de cette lumière qui leur a fait défaut.

Le fils du silence : un huis-clos familial : un père, une mère, et leur fils adulte et « différent », vivent à l’écart des autres et dans un silence qui les sépare tous les trois.

Vincent, le père, est un homme généreux et aimant. C’est sur lui que repose le très précaire équilibre qui permet au trio de poursuivre une vie routinière. Mais il avance en âge et sa santé se dégrade peu à peu, ouvrant dans le quotidien de la famille des failles qui vont se creuser chaque jour davantage : chez lui qui s’inquiète pour l’avenir de sa femme et de son fils ; chez Linette, la mère, dont la fragilité s’accentue au fur et à mesure que monte l’angoisse face au déclin de son mari. Seul Eliott, le fils, reste imperturbable, replié dans son monde interne, inaccessible aux autres.

Chacun est englué dans cette atmosphère lourde où la parole ne circule pas, où les questions restent sans réponse. Linette, si elle sait, ne peut briser le silence qui est devenu son refuge. Il lui faudra se trouver acculée à parler pour qu’elle parvienne à adresser à Vincent une terrible confession.

Tous les ingrédients sont là pour qu’advienne le drame.

Un extrait :

Il a plu très fort, une bonne partie de la journée. La nuit tombe plus vite sous le ciel assombri. Eliott n’est pas rentré !

Le père, inquiet, s’est mis à la fenêtre qui donne sur la rue et le portail du jardin. Il guette l’arrivée de son fils. Les minutes s’étirent dans le silence de la pièce. Dehors, la pluie fine a remplacé les trombes d’eau qui ont imbibé la pelouse jaunie et courbé la tête des fleurs. Vincent s’éloigne de son poste d’observation pour y revenir, dans un mouvement de va-et-vient irrépressible. Il sent monter en lui une nervosité qui se mue en agacement lorsqu’il constate chez Linette une indifférence totale. Il observe sa femme à la dérobée : elle poursuit son train-train habituel, elle répète les gestes qu’elle fait chaque soir à cette heure, avec son visage de tous les jours, impassible et fermé.

Soudain, il n’y tient plus. « Je vais voir chez Antoine » lance-t-il tout haut. Elle sursaute sans répondre, mais avec un imperceptible haussement d’épaules. Il enfile son vieux ciré et s’en va dans l’obscurité.

Une heure plus tard, le voici de retour, l’air sombre. Eliott est introuvable. Croisant l’espace d’une seconde le regard de sa femme, il avoue d’un signe de tête son échec et se remet à attendre.

Danielle Deydé vous présente son dernier roman "Le fils du silence"Danielle Deydé vous présente son dernier roman "Le fils du silence"
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Fiche "Contes en stock" de Micheline Boland

18 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #fiche auteur

Fiche "Contes en stock" de Micheline Boland
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Philippe Desterbecq a lu "Médiums" d'Adrien Roisin

17 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Philippe Desterbecq a lu "Médiums" d'Adrien Roisin

Voilà un polar un peu particulier que certains qualifieront de polar fantastique. Moi qui ne suis pas fan du genre fantastique, j'ai pourtant beaucoup apprécié ce premier roman d'un auteur belge aux multiples casquettes.

Pas de monstres, de vampires, d'ogres ou autres personnages issus de l'imaginaire des conteurs dans ce roman mais des gens comme vous et moi, simplement dotés d'un sens particulier : celui de la voyance.

La précognition fait partie des perceptions extra-sensorielles qui, selon des modalités encore inexpliquées par le monde scientifique, permet de connaitre des événements futurs.

Olivier, le héros de ce roman, est un précognitif. Il répond à une annonce de la police afin de passer des tests particuliers.

La police travaille (souvent secrètement) avec des médiums afin d'élucider des affaires, de retrouver des personnes disparues,...

Olivier se révèle être un très bon élément et est engagé pour élucider un crime.

Marseille, des femmes sont retrouvées assassinées; une carte de tarot est laissée sur les lieux du crime. L'enquête piétine. L'assassin court, quelque part dans la nature, et le nombre de victimes augmente.

Olivier se met involontairement en liaison avec le tueur. Cette fois, le médium est lui-même en danger.

Mais quel est le lien entre toutes ces victimes? Et qui sont ces trois hommes qu'Olivier voit et entend lorsqu'il est en transe?

Un polar qui m'a accroché dès les premières pages et qui ne m'a plus lâché!

Si j'ai abandonné le genre fantastique depuis longtemps, ce roman me pousse à renouer avec. Il fut un temps où je lisais beaucoup de bouquins sur les phénomènes paranormaux, la vie après la mort, l'invasion des extraterrestres,... A une époque, j'ai beaucoup apprécié René Barjavel et ses romans d'anticipation comme "La nuit des temps".

Si vous voulez un polar (bien documenté) d'un genre différent de ce que vous lisez habituellement, je vous conseille donc de lire "Médiums" paru aux éditions Chloé des Lys.

Philippe Desterbecq

http://phildes.canalblog.com/

Philippe Desterbecq a lu "Médiums" d'Adrien Roisin
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Pacifique FM parle de Correspondances, le dernier roman de Florian Houdart

16 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Pacifique FM parle de Correspondances, le dernier roman de Florian Houdart
Pacifique FM parle de Correspondances, le dernier roman de Florian Houdart

http://www.pacifiquefm.be/tag/editions-chloe-des-lys/

Florian Houdart est un écrivain belge né en 1987 à Soignies, auteur de Black-out, de La Petite Femme aux cigarettes et de Correspondances.
Aux frontières du réalisme social et des littératures de l’imaginaire, sa prose utilise les référents de la science-fiction et du fantastique comme métaphores visant à dénoncer la condition absurde de l’homme moderne, imposée par la société marchande.
Florian Houdart a publié trois romans aux éditions Chloé des Lys : Black-out (2009), La Petite Femme aux cigarettes (2011) et Correspondances (2014). Il a également participé au recueil collectif « De la Sambre à L’Escaut, nouvelles Hainuyères ».
Dans un style riche en métaphores, à la fois familier et érudit, il mêle l’anticipation et le fantastique
au réalisme social. Engagé dans ses textes comme sur le terrain, il dénonce la condition absurde de
l’homme moderne, imposée par la société marchande.
Il est par ailleurs administrateur de l’ASBL Le Coin aux étoiles, une maison culturelle alternative
avec laquelle il a organisé une cinquantaine d’événements depuis le 1er décembre 2012.

Résumé du livre :


Correspondances retrace le parcours d’Amory, un jeune cadre austère et pas vraiment dynamique dans le dédale que constitue son entreprise « d’assistance psychologique par ordinateur ». L’entreprise s’appelle Live comme la vie elle-même et semble abriter des réunions obscures auxquelles tout le monde est convié sauf Amory. Tandis que se trament expérimentations secrètes et manigances, le personnage principal pleure un amour perdu qu’il essaie constamment de faire revivre à travers l’encre et le papier. Mais autour de lui, la réalité n’est pas si éthérée et platonique…
Correspondances se présente comme une oeuvre sombre, entre huis clos psychologique
oppressant, romance désanchantée, réflexions sur le monde de l’entreprise et anticipation angoissante. Là où Black-out s’intéressait au devenir socio-économique de l’homme dans les prochaines décennies, Correspondances s’attache à montrer comment l’individu moderne peut se retrouver aliéné dans sa propre intimité par la société de consommation.

Abordant des thèmes graves graves tels que l’endoctrinement, le sadomasochisme, l’asexualité, les relations hors normes et le terrorisme, le roman se veut avant tout une mise en garde contre la destruction possible de tout esprit critique et l’avènement des logiques sectaires

Auteur : Florian Houdard
Titre : Correspondances
Editeur : Editions Chloé des Lys
ISBN : 978-2-87459-778-7
Prix : 20,70 euros
Format : 206mm (hauteur) x 149mm (largeur) x 10 mm (tranche)
Nombre de pages : 176 pages
Poids : 150 grammes

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