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Le blog Aloys

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Jardin de rêve, une nouvelle signée Micheline Boland

22 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Jardin de rêve, une nouvelle signée Micheline Boland

JARDIN DE RÊVE

Aujourd'hui est aujourd'hui, un temps marqué par les technologies de pointe. Pourtant, des goûts et des habitudes de jadis subsistent si forts, si grands, qu'ils semblent éternels.

Dans une rue, à la limite de la ville et de la campagne, vit un homme jeune, chômeur, déçu de mener une existence de recherches stériles, recherche d'emploi mais aussi recherche de l'âme sœur.

Ses parents l'encouragent bien sûr, mais ce n'est pas cela qui lui met un réel baume au cœur.

Il descend souvent cette rue, garnie d'un côté de parcelles vertes et sauvages entre lesquelles se trouvent quelques maisons et de l'autre côté, de jolies villas, toutes entourées de coquets jardins.

Il passe souvent et il rêve… Les parcelles en friche deviennent potagers, parcs ou jardinets. Les herbes folles, pelouses précieuses ou rangées de carottes. Les orties, rosiers ou radis. Les chardons, hortensias ou poireaux. Les pissenlits, marguerites ou salades. Les boutons d'or, pétunias ou pommes de terre.

"Comme ce serait beau si les terres incultes étaient bien cultivées !" Cette simple petite phrase, dite par sa jolie voisine, croisée au milieu de la rue, fait frémir le jeune homme.

"Dans quelque temps, ce sera beau, plus beau que le parc de la ville. Plus beau que le plus beau des jardins de la rue !" Le jeune homme rougit tandis qu'il fait cette sorte de promesse à la jolie personne.

"Comment est-ce possible, as-tu entendu parler d'un projet particulier ?" La belle cherche à en savoir plus.

Jamais, elle ne devinerait que le jeune homme n'a encore aucune idée vraiment particulière.

"Hum, tu verras d'ici quelques mois… Sois patiente !"

À présent, le jeune homme se sent lié par une espèce de promesse, une sorte d'engagement.

Aujourd'hui est aujourd'hui, un temps marqué par un de ces projets fous qui fleurissent, on ne sait comment.

C'est comme cela que le jeune homme s'informe du propriétaire de la plus belle parcelle en face de la maison de la jeune fille.

C'est ainsi qu'après des démarches, il obtient la permission de cultiver cette parcelle. Il échardonne, débroussaille, bêche, amende, bine, ratisse, sème, plante, arrose. Il transpire, s'applique, se fait des durillons, s'épuise à la tâche mais son âme est joyeuse. Tandis qu'il travaille, il pense à la belle. Le jardin prend forme avec ses allées, ses bordures, ses parterres garnis de fleurs, ses carrés de légumes.

Un horticulteur passant par-là, félicite le garçon : "Si tu veux, je pourrai t'embaucher. Tu fais du beau travail. Je te payerai comme tu le mérites. Où as-tu appris le métier ?"

L'échevin de l'environnement lui aussi passe : "Bravo ! On te consultera pour l'aménagement du parc communal et pour l'organisation des floralies !"

Plus que tout, le jeune homme est sensible aux propos de la belle. "C'est magnifique. Cela donne envie de se promener." Un tendre baiser sur la joue du jeune homme est la meilleure récompense de tant d'efforts.

Peu à peu, les habitants de la rue décident eux aussi de cultiver les terrains en friche.

Le jardinage devient la passion de toute une rue. Chacun s'y met avec ses moyens, ses compétences, ses idées. Le surplus des récoltes de légumes est offert à une banque alimentaire et on donne des fleurs dans les homes de la ville.

Quant au jeune homme, il va épouser sa jolie voisine et ne cesser de se perfectionner dans le domaine des cultures. Depuis peu, il excelle, dit-on, dans l'art de tailler les arbres selon des formes variées, un art fort ancien mais toujours fort apprécié.

Aujourd'hui est aujourd'hui, plein des ressources d'autrefois, plein de visées sur un avenir enchanteur.

(Conte finaliste au concours de Surice en 2001)

(Extrait de "Contes à travers les saisons")

Micheline Boland

micheline-ecrit.blogspot.com

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Laurent Dumortier nous propose un extrait de "La fille à la Mercedes", son dernier recueil de poésies

21 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Laurent Dumortier nous propose un extrait de "La fille à la Mercedes", son dernier recueil de poésies

Le fort rouge

Elle a garé sa mercedes non loin d'un hôtel, là où elle passera la nuit, avant de reprendre la route, jalonnée de souvenirs pesants et de tristes regrets...

*

Près du fort rouge,

Elle entend

Les murmures du vent

Près du fort rouge,

Elle écoute

Ses secrets chuchotés

Près du fort rouge,

Elle ferme ses yeux

Oubliant l'hiver d'un adieu

Près du fort rouge,

Elle s'étonne

De rêves presque possibles

Près du fort rouge,

Elle aperçoit cet homme

Qui semble pensif et triste

Près du fort rouge,

Elle se rappelle

Les promesses formelles

Près du fort rouge,

Elle a encore le goût

Amer de la trahison

Près du fort rouge,

Des larmes de tourbillon

S'écoulent comme l'Achéron

*

L'homme sur le banc s'approche et sèche ses larmes...

*

Près du fort rouge,

Elle croit encore

A la force du destin

*

Mais ça n'est qu'un mirage, une illusion

*

Près du fort rouge,

Elle espère

Rester pour mieux repartir

*

Elle ne sait pas encore que c'est juste une pause, un répit...

*

Près du fort rouge,

Un baiser elle lui donne

Avant de se donner

*

Il n'y aura plus d'abandon, seulement une disparition...

*

Près du fort rouge,

Elle se lie à lui

Jusqu'à la lie

*

Et il s'éloignent ensemble vers l'hôtel...

*

LAURENT DUMORTIER

gsl.skynetblogs.be

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Marie-Thérèse Carlier se présente...

20 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Marie-Thérèse Carlier se présente...

Marie-Thérèse Carlier est née au Pays Vert (Ath), tangent au Pays des Collines d'un papa ex-prisonnier de guerre et d'une mère-courage...

un frère de 11 ans son aîné, dont on imagine les facéties, avec la "petite", sujet idéal... quand les parents vont vendre les produits issus de 2 grands jardins (papa jardinier), l'adolescent de 15 ans se rit des réactions de la benjamine... un vent de rébellion se met à souffler dans le coeur de la fillette...

Les 10 premières années de M-Th sont heureuses dans ce bout de village incrusté dans les bois: une chapelle, une école , toutes classes réunies dans un seul grand bâtiment :

Pas de maternelles, en primaires directement (5,5 ans), mais le bonheur de découvrir la lecture, les mots, et d'en faire son fer de lance, un grand amour dans ce bois, le Carmois (terrain de jeux, de lecture, puis d'études) où elle est "chez elle"...une seule amie, sa jumelle de coeur, qui s'envolera à son retour, 40 ans plus tard, l'année où elle revient au Pays des Collines...la faute à "pas de chance" ???

Sa famille est modeste, mais cultivée (journaux, radio, livres...) elle n'en joue pas, la chance de se développer littérairement l'emporte sur les manques à gagner de ses parents : elle fait des Humanités modernes, et mettant ses pas dans ceux de son aîné, choisit "scientifiques A", paradoxe car elle une littéraire, mais à l'époque, pas d'autre choix.

A 17,5 ans, se voit refuser l'accès à l'Université, décision irréversible de ses parents, par souci d'équité envers son frère, un cycle supérieur pour chacun mais pas d'Université...

Et la rebelle de décider de faire des études scientifiques ( chimie industrielle) ; elle découvre une "multinationale américaine" et y devient technicienne ( sur le front, le T de technique) en parfumerie. 8 ans plus tard, elle quitte un emploi en inéquation totale avec les 4 années d'études, pour lesquelles ses parents se sont serré la ceinture. et c'est le chômage...

Entre-temps , fonde une famille, éclairée par 2 filles, elle en assure l'éducation et l'instruction, car papa indépendant, 10h de travail/jour...

Elle habite une commune flamande des environs de Bruxelles, y être demandeur d'emploi est si difficile, elle reprend des études de langues, et ...exerce ses facultés dans des missions "intérimaires", profil bas, apprentissage du travail de remplacement très vite. intérims, chômage, en alternance...

Retrouve un emploi à la Police de Bxl, en immersion dans l'immigration (but : rapprocher police et immigrés)...

Ce contrat, elle le veut, pour redonner un sens à une vie professionnelle bien terne : l'obtient : quelques années de "revalorisation" dans un contexte difficile mais si intéressant, si humain, jamais d'insultes...

Elle "vit" la mise en vente de l'appartement familial : plus d'hésitation : les filles, toutes 2 diplômées (tourisme et assistant social) trouvent un logement en propriété, l'une un appartement, l'autre une maison et...nous, les parents reviennent vers leurs racines : le Pays des Collines...

2 ans de "manque de la présence des filles" : triste, si triste... s'inscrit dans un atelier de peinture, dessin, etc... qui ne lui parlent pas, demande à écrire un texte, la responsable l'encourage dans ce sens, lui trouvant une certaine aptitude...dans l'écriture.

Elle ne s'arrête pas, un second souffle (l'amour des mots peut enfin s'exprimer) en 2010, "tombe en poésie", et l'ébauche d'Impala se façonne...

Elle réunit =/- 30 poèmes, découvre "chloé des Lys", maison d'édition ouverte à tout écrit en français, et "édition gratuite", envoie ses poèmes, sait que l'édition de poèmes se forge lentement, et, à ce jour est acceptée chez Chloé des Lys, une chance inouïe, jamais imaginée dans ce long chemin parsemé d'ornières qu'elle vit depuis si longtemps.

Heureuse de se réaliser, dans une vie pas enviable du tout professionnellement et même privée, elle laisse son passé dans un coin de sa mémoire, aidée par une résilience retrouvée. Chloé des Lys est un élément porteur, M-Th lui offre un énorme bouquet de "merci" et la recommande à tous ceux qui voudraient tenter l'aventure de l'écriture et surtout de l'édition, gratuite, c'est unique en nos temps où l'argent gère trop d'éléments, nous domine trop souvent, l'équipe de bénévoles qui réalisent toutes les étapes "mouillent leur chemise", aussi rare de nos jours.

Pas de basse flatterie pour ces gens "hors du commun" qui ouvrent un accès à l'édition gratuite, oui, il y a du boulot à réaliser du côté "auteurs" pour l'édition, c'est normal, et c'est une expérience qui amène des inconnus comme M-Th (il y a la phase informatique, un peu plus compliquée pour l' ignare qu'elle est, et là, Chloé des Lys met un tas d"outils" à disposition, et l'aide "informatique" d'un ami l'a beaucoup aidée) à réaliser un "livre" : génial, non ???

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L'étranger du square, une nouvelle signée Louis Delville

19 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

L'étranger du square, une nouvelle signée Louis Delville

L'ÉTRANGER DU SQUARE

Le vieil homme s'est assis là, il semble somnoler et pourtant à chaque bruit, à chaque passage, il a écouté, il a observé.

Un chien est venu près de lui. Un de ces chiens sans race qui traîne ses puces dans les jardins publics à la recherche de nourriture ou d'une caresse aléatoire.

L'homme a probablement tendu la main, le chien s'est approché prudemment puis est venu se frotter contre la jambe du vieil homme. Déjà, ils semblaient amis, la main s'était attardée sur la tête de l'animal.

Pendant de longs moments, ils sont restés ainsi, liés par cette caresse. Le chien s'est assis et a posé la tête sur les genoux de l'homme avant d'oser y mettre une patte puis deux.

Le contact s'est fait plus intime. Maintenant, le chien est couché sur le vieil homme. Ils semblent ne plus former qu'un seul et même personnage étrange à tête d'homme et à pattes de chien : le symbole même de l'amitié et de la connivence...

Tout le monde n'a d'yeux que pour eux. Pourtant personne n'ose s'avancer plus près. Il y a bien deux ou trois touristes qui se permettent une photo mais en faisant attention à ne pas troubler leur doux repos.

Le guide s'éloigne à pas feutrés, le groupe suit.

"Et maintenant, après le dresseur de chien de Rodin, nous passons à la statue suivante, Héraclès et Apollon…"

Le lendemain, en repassant par ce jardin public rempli de statues, j'ai revu Héraclès, Apollon et bien d'autres. À la place du banc et de l'étrange couple de bronze représentant un guerrier grec et son compagnon à quatre pattes, il n'y avait qu'une pancarte : "Les chiens doivent être tenus en laisse".

(Extrait de "Petites et grandes histoires")

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

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Marcelle Dumont a lu "Obscurité" de Jean-François FOULON

18 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Marcelle Dumont a lu "Obscurité" de Jean-François FOULON

Je viens de lire Obscurité, le roman de Jean-François Foulon. C’est le premier ouvrage de Chloé des Lys que je découvre. Le hasard a fait que j’ai correspondu très vite sur le forum avec l’auteur. J’ai senti l’homme sincère, sans chiqué, après avoir remarqué sa culture et son sérieux.

Son livre ne m’a pas déçue. Il m’a même bouleversée. Cette mère fuyant sur les routes de France avec ses deux enfants, un mari violent, est emblématique d’une situation trop fréquente. Dès les premières pages, on a envie de tourner la suivante, pour savoir ce qui va se passer. Alors, que l’on sait, au fond de soi, que tout espoir de fin heureuse est à exclure.

Calmement, objectivement, sans tapage, Jean-François énonce – et dénonce – le triste sort des femmes battues ou dont les enfants le sont, face à l’arsenal juridique qui leur impose de prouver leurs dires, constat médical et procès-verbal à l’appui. Accuser son compagnon, étaler ses propres blessures physiques et psychiques est une souffrance intime qui s’ajoute à l’intolérable .Alors, parfois on fuit, sans en mesurer les conséquences.

Tout commence plutôt bien pourtant, pour notre trio. Les vacances sont là. La mère est soulagée d’avoir tranché dans le vif. « L’enfant », un garçon de douze ans dont on ignorera toujours le prénom, ce qui donne à l’histoire un caractère encore plus universel, et surtout, sa petite sœur Pauline – elle n’a que huit ans – se réjouissent dans un premier temps d’échapper aux coups et de vivre avec leur mère une escapade inattendue. Très vite les choses se gâtent. La maison de l’amie, auprès de laquelle la mère comptait se réfugier, est vide et barricadée. L’enfant s’ingénie à trouver un accès aux lieux et il y réussit. Il est tout fier, tout heureux d’avoir dépanné sa mère. Il se croit sûrement dans « Le Club des Cinq ». Voilà donc quelques jours de bonheur et d’insouciance pour la famille.

L’enfant, fruit d’une première union, réalise que sa mère n’a pris sa décision cruciale que lorsque la fillette, fille du père violent, a encaissé des coups à son tour. Il y a donc un peu de rancœur en lui. Mais la fillette est si mignonne et elle se tourne vers lui avec tant de confiance que les enfants forment bientôt une sorte de couple inquiet et vigilant, tâchant d’aider leur maman, et de faire front avec elle aux ennuis qui commencent à s’accumuler. Un premier contrôle de la gendarmerie révèle que le père a porté plainte contre son épouse, pour enlèvement d’enfant. Enfant, au singulier, car peu lui chaut ce qui peut arriver à l’aîné qui n’est pas de lui. Ce qui implique que la mère risque la garde à vue … et les enfants de se retrouver dans une famille d’accueil.

De plus, le mari a fermé le compte à vue commun et bloqué le compte épargne. Il ne reste plus à la mère comme solution financière que son compte épargne personnel. Le vertige de la fuite est donc de plus en plus fort et cela mènera le trio à parcourir de belles régions de France, fort variées, mais qu’il est difficile d’apprécier vraiment dans de telles circonstances. Mais je m’arrête. Au lecteur de découvrir la suite !

Il y aurait encore bien des choses à dire sur ce roman. Notamment tout ce qu’on peut lire entre les lignes, car c’est d’un drame qu’il s’agit. L’auteur est profond et humain, même s’il met entre lui et ses héros une distance qu’on pourrait prendre pour de la froideur. Mais il agit comme un témoin qui nous invite à la réflexion.

Marcelle Dumont

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Le petit tombeur de Levy Blancard dans Le Bibliothécaire

18 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Le petit tombeur de Levy Blancard dans Le Bibliothécaire
Le petit tombeur de Levy Blancard dans Le Bibliothécaire

Le Bibliothécaire de mai-juin 2015

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Christine Brunet a lu "2401", le nouveau thriller de Bob Boutique

16 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "2401", le nouveau thriller de Bob Boutique

Voilà quelques mois, je reçois dans ma boîte mail un message de Bob (Boutique… mais ça, vous l’avez compris) m’annonçant qu’il venait de terminer son… thriller ! Il m’annonce 400 pages mini… Je tombe de ma chaise !

Je dois avouer que je suis fan des récits de Bob… tout lu et même plusieurs fois.

Mais un thriller, fichtre ! Ces précédents bouquins ont déjà le rythme, parfois la noirceur du texte, souvent le fil fantastique, le suspens (les 10 petites négresses étaient pas mal dans le genre), mais, pour moi, un thriller va au-delà… Enfin si l’auteur est assez bon pour ça… Un thriller doit parvenir à coller à la peau du lecteur, à le faire voyager, bien entendu, mais il doit, surtout, proposer un univers qui va rester longtemps dans l’imaginaire comme une impression tenace mêlant images et sensations.

Jusqu’à présent, les textes de Bob sont doux-amers, piquants, mais toujours portés par le punch des récits courts (nouvelles dans contes bizarres 1 et 2) ou par des scènes flashes pour les 10 petites négresses qui marquent, à mon sens, un tournant dans l’univers littéraire de Bob (même s’il n’est pas d’accord avec moi…).

Donc, avant de vous en dire plus sur ce que j’ai pensé de ce roman (j’ai eu la chance de le lire en avant-première), j’ai demandé à l’auteur de répondre à quelques questions histoire d’introduire… de confirmer ou d’infirmer ses propos… J’ai commencé à lire ses réponses et là, heureusement que j’étais assise…

Un thriller... pourquoi t'être embarqué dans un genre littéraire qui est, finalement, assez loin de Contes bizarres et même des 10 petites négresses (même si le rythme est assez similaire) ?

Ben pour faire comme toi ! J'adore tes bouquins (et ton héroïne), on risque pas de s'embêter avec elle... et puis chaque fois que je te lis et que je trouve ça accrocheur (on peut plus arrêter de tourner les pages), je me dis... si elle arrive à le faire, pourquoi pas moi ??? Je vais quand même pas me lancer dans la poésie ? J'ai besoin d'action, et de suspense: au fond suffit de te copier ! Je suis tranquille, il n'y a pas de droits d'auteur sur le style. Suffit de changer les noms...

Bon… euh... Voyons… 400 pages… Une première : tu t'étais fixé un nombre de pages, c'est venu comme ça ?

Non, je ne me fixe jamais rien, j'ai pourtant essayé de foncer tout droit le plus vite possible vers la fin, sans perdre trop de temps à égarer le lecteur sur de fausses pistes... le sujet est suffisamment étonnant comme ça... en plus j'ai supprimé plus de cinquante pages suite à la lecture d'une amie qui m'a indiqué à juste titre ce qui n'était pas nécessaire dans le récit ... malgré ça j'arrive à 400 pages. C' est comme ça, je me suis étonné moi-même. Faut dire que la "petite main" qui a fait ma maquette a tenu à présenter un texte aéré, facile à lire et qui prend donc plus de place...

Avec 2401, tu restes dans un univers auquel tu as déjà goûté avec des bouquins précédents : un zeste de fantastique, un rythme rapide, des personnages atypiques mais à une autre échelle: tu peux me dire ce qui a changé (si c'est le cas) dans ton univers littéraire et ta démarche d'auteur ? Pourquoi ce changement ?

Je n'ai pas changé d'univers. Mes personnages ne sont jamais des héros, il leur arrive de faire des choses héroïques sans le savoir, mais ils redeviennent très rapidement de simples mortels... même mes personnages sombres restent quelque part sympathiques car je me dis qu'ils ont tous été un jour, de petits bébés innocents qui riaient aux éclats en pointant leurs yeux dans ceux de leur maman. Je crois que c'est très belge ça... un peu comme notre célèbre autodérision. Je ne crois pas à l'enfer. C'est la même chose dans mes Contes bizarres, je compte d'ailleurs bien sortir un volume III (rassurez-vous ce sera le dernier du genre), car ils sont terminés dans mon tiroir et qu'ils ont envie de sortir...

Un changement qui sera pérenne ? Qui est appelé à bouger ?

Tu emploies des mots que je ne comprends pas... soit ! Il n'est pas impossible que je fasse une suite à "2401", exact. Les mêmes personnages avec d'autres enquêtes... Tu me connais tellement bien que je pourrais difficilement jouer à l'incertain. Encore une fois je te copie, Ax est déjà apparue dans cinq ouvrages... et je la trouve toujours aussi compliquée et torturée, en fait j'aimerais la consoler... et peut-être même la protéger.

D’où tes deux héros… Je crois que je comprends mieux… Tes deux personnages « phares » (d’autres sont tout aussi présents pour le lecteur) sont beaucoup plus « humains » que les miens, moins torturés, moins noirs aussi… quoique ton « méchant » soit gratiné mais… humain… enfin, on va dire ça.

Que dire sur « 2401 » ? Bien entendu, pas question d’en déflorer la trame, ce serait dommage.

Je l’ai abordé avec curiosité et je l’ai terminé avec impatience (et un brin d’agacement pour la fin… mais là, à chacun de la vivre comme il l’entend…).

Première impression : un style qui reste très visuel, compact, efficace mais un brin railleur (faut dire que Bob ne peut s’empêcher d’intervenir… comme ça, d’un mot, d’une remarque, histoire de recentrer son lecteur).

Outre le départ sur les chapeaux de roue (ça j’adore), l’auteur nous propulse très vite dans un contexte atypique et TRES original (et là, franchement, Bob, un vrai coup de génie !)… A l’heure où la plupart des flics sont issus des pays nordiques, d’Angleterre, des States, ceux qui se positionnent sur cette affaire sont belges, suisses, hollandais ! Quel plaisir de sortir des sentiers battus surtout lorsqu’on nous propose du réaliste, du vrai, du documenté !

Après quelques chapitres qui nous propulsent dans ce qui fait le titre (que je trouvais au départ trop… Stephen King ou trop… abstrait et qui trouve rapidement un sens, je dois l’avouer), on plonge dans une histoire ultra rythmée, aux côtés de personnages attachants… On se demande qui s’amuse dans l’ombre à tirer les ficelles et lorsqu’enfin, il se découvre, le lecteur pense que tout est terminé et qu’il peut refermer le livre sauf que… ben, c’est pas vraiment fini parce qu’un esprit retors a toujours prévu le pire…

Bob aime le fantastique… pour ceux qui ont lu ses « Contes bizarres », on retrouve ici ce fil différent… et qui fait la différence parce que le ressort de toute l’affaire « 2401 » (ne jubilez pas, le titre ne reporte pas à un n° de dossier) oscille entre les univers de Donald James, d’Hitchcock, Peter May et, curieusement, de Simenon dans ce clair-obscur pointilleux presque en noir et blanc.

Pas question, je vous l’ai dit, de vous parler de l’histoire (remarquez, je ne le fais presque jamais dans mes fiches de lecture), mais un fait est certain : 2401 est, à mon avis, l’un des meilleurs policiers que j’ai lu depuis bien longtemps ! Alors, « 2401 », un thriller ou pas ? Sans doute mais sans le gore ou le sanglant de bien des romans du genre qui fleurissent actuellement…

Je n’ai plus qu’une hâte : lire la suite…

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "2401", le nouveau thriller de Bob BoutiqueChristine Brunet a lu "2401", le nouveau thriller de Bob BoutiqueChristine Brunet a lu "2401", le nouveau thriller de Bob Boutique
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Philippe Couillaud nous présente son roman "Léonard ou les odonymes du cancer"

15 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Philippe Couillaud nous présente son roman "Léonard ou les odonymes du cancer"

Ce livre qui est mon deuxième roman est en cours de référencement. Je profite donc de ce blog pour en faire une présentation succincte.
Il ne s'agit pas d'une banale histoire d'un type qui serait atteint d'un cancer, etc... Mon écriture tente de mêler la grande Histoire avec les petites histoires de chacun. Sous une forme épistolaire, je mets en scène un jeune couple durant la guerre d'Algérie. Rapidement, au fil des lettres, j'entraîne le lecteur dans une histoire familiale qui se répète au gré des grands évènements historiques du vingtième siècle. Seul, un troisième personnage, contemporain, tente de faire le lien.
J'espère que mon écriture est suffisamment fluide pour aider le lecteur à surmonter les épreuves dans lesquelles se débattent les personnages. J'ai conscience que, parfois, les situations sont sévères. Mais je n'ai pas l'impression de vivre dans un monde très équilibré et dans une société très juste. Heureusement, il y a la Garonne dans cette bonne ville de Bordeaux qui m'aide de son mieux avec ses courants inversés pour cause de marée et ses langueurs étranges.
"Odonyme" est un drôle de mot qui ne figure pas dans le dictionnaire. Il signifie une rue, une voie. Malgré quelques "critiques", je l'ai maintenu dans le titre, histoire de titiller le lecteur. Une sorte de clin d’œil entre amoureux des mots...
Voilà pour un premier contact. Le livre va sortir à la mi_juin et j'ai promis et juré à Christine de me soumettre aux "interrogatoires" dès le référencement obtenu. Ce sera une épreuve pour moi, car vous l'aurez compris, je n'aime pas beaucoup parler de moi et comme je travaille sur un troisième livre, j'ai tendance à oublier déjà mon brave "Léonard"...

Philippe Couillaud

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fiche auteur de "Le miraculé" de Luc Harache

14 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #fiche auteur

fiche auteur de "Le miraculé" de Luc Harache
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J.P VOLPI nous propose une nouvelle en 3 partie "MEGASELACHUS"

13 Juillet 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

MEGASELACHUS, troisième partie

(Nouvelle extraite de Contes épouvantables & Fables fantastiques)

Jake laissa un mot à l’intention de sa sœur, qui faisait une sieste dans sa chambre, sur la table basse du salon, coincé sous la télécommande du lecteur Blu-ray. Puis il sortit discrètement et partit rejoindre l’ex-sauveteur.

Sur le papier, il avait écrit qu’il sortait faire des courses pour la remercier de supporter sa présence si longtemps chez elle. (Même si c’était elle, en réalité, qui ne souhaitait pas le voir retourner dans l’Oregon de sitôt…)

Quand Jake arriva au Beach Café, Rick l’attendait adossé à son quatre-quatre de couleur noire, avec un phénix dessiné sur le capot.

– Merci d’être venu si vite, Jake. Tu n’as rien dit à ta sœur, hein ?

Jake secoua la tête de gauche à droite.

Ricardo lui demanda de monter dans le véhicule et là, le plus sérieusement du monde, il lui révéla qu’il avait la ferme intention de tuer le mégalodon lui-même. Jake ouvrit grand les yeux – il n’était pas sûr d’avoir bien entendu. Puis il fronça les sourcils et pria Ricardo de bien vouloir répéter la même chose mais très lentement.

– Tu m’as très bien compris, mon pote. Regarde plutôt derrière toi.

Jake tourna la tête et Ricardo souleva la couverture sur la banquette arrière. Elle dissimulait un objet qui fit blasphémer Jake bien malgré lui.

– Putain de Dieu ! se récria-t-il. Mais où diable tu t’es procuré cet engin, Rick ? C’est une bombe ! C’est une putain de bombe !

– Je ne peux rien te dire à ce sujet, Jake, mais je vais avoir besoin de toi. Seul, je n’aurai pas les couilles.

– Mais que dois-je comprendre, nom de… Dieu ? Une bombe, putain ! s’agita-t-il de nouveau. Y a une bombe dans ton quatre-quatre ! T’as des contacts dans l’armée ou quoi !?! T’as fait la guerre du Golfe ? Non, j’suis con, t’es trop jeune pour avoir fait la guerre du Golfe…

– Jake, respire et écoute-moi !

– O.K. ! O.K. ! Je respire. Qu’attends-tu de moi ? Je vais le regretter, je le sens.

– Tu devras actionner le détonateur, Jake, lâcha Ricardo. Voilà ce que j’attends de toi.

– Holà ! Une minute, mon pote… Tu n’es pas en train de me dire que tu devras être à proximité du monstre, quand même ?

– Si.

– Si ? Si !?! Es-tu devenu complètement dingue ?

– Aucune organisation n’a rien pu faire, Jake. Les garde-côtes, l’armée… Le mégalodon les a mis en déroute. Tous. On va le laisser faire encore longtemps ? On va le laisser bouffer encore combien de pauvres gens ? Un mano a mano est nécessaire.

– Un mano a mano ? Un mano a mano !!! Tu es dingue, répéta Jake. Et Gwen, tu y penses ? Ma sœur est folle de toi, tu es au courant ? Tu veux lui briser le cœur ? C’est ça que tu veux ?

– Je ne pense qu’à elle, justement ! Elle va avoir besoin de sa famille plus que jamais très bientôt… Elle aura besoin de son frère.

Jake s’abstint de répondre. Car les prochaines séances de chimiothérapie de Gwen l’inquiétaient au plus haut point. Il considéra Ricardo un long moment avant de pouvoir, à nouveau, desserrer les lèvres. Mais il lui fallut néanmoins deux ou trois tentatives avant de réussir à formuler une phrase correctement.

– Et tu voudrais que moi je t’aide à crever, donc… C’est bien ça ? Le « Godzilla » des requins va t’avaler, toi, tes baloches en adamantium et la bombe, et BOUM ! Putain, mais tu te prends pour quoi, Rick ? Un martyr ? Un super-héros ? Ma sœur ne nous le pardonnera jamais.

– Bien sûr que si… affirma Ricardo. Je lui ai écrit une lettre, tiens. Tu lui remettras quand le mégalodon aura cessé d’exister pour de bon. Parce que je ne vais pas échouer. Tu peux me faire confiance !

Jake haussa les épaules et secoua longuement la tête. Il était affligé.

– Très bien, murmura-t-il enfin. Très bien, vieux.

Le lendemain, Jake, tendu, et Ricardo se retrouvèrent sur la plage aux toutes premières lueurs du Soleil. Il n’y avait personne. Comme si tout le monde s’était résigné. La peur du mégalodon s’était gravée dans le cœur et l’âme des gens de manière indélébile. Et cela devait cesser. Une bonne fois pour toutes.

– Prêt pour un tour en jet ski, vieux ? s’enquit Ricardo, souriant à demi, décidé mais le cœur serré, évidemment. Cela ne faisait aucun doute.

– Hum, fit Jake, affichant un air grave. Tu ne m’as pas vraiment laissé le choix… « vieux ».

– Une fois au large, j’attirerai le mégalodon avec du sang frais. (Ricardo sortit un canif de la poche de son bermuda.) Crois-moi… ce fils de pute sera incapable de résister à mon invitation !

– Je vois… Tu vas faire couler ton sang dans l’eau pour titiller notre ami aux grandes dents. Fantastique… Vraiment fantastique.

– Précisément ! C’était un sarcasme ?

– Tu crois ?

Ricardo afficha un air passablement désapprobateur, puis il poursuivit sur sa lancée.

– Et quand il ouvrira sa putain de grande gueule…

Mais les mots supposés achever sa phrase s’étranglèrent dans sa gorge. En outre, une larme s’échappa du coin de son œil gauche. Il jugea parfaitement inutile de l’essuyer… Et puis, quelle importance, franchement ? Jake n’allait pas remettre en cause sa virilité à cause d’une larme de rien du tout, dérisoire.

Quand s’autoriser à dévoiler sa vulnérabilité, sinon dans un moment pareil ? Quand ?

– Et quand il ouvrira sa putain de grande gueule… reprit-il, mais s’arrêtant de nouveau. Merde, j’ai trop peur, avoua-t-il tout à coup. J’ai trop peur, vieux. Sérieusement. Je suis mort de trouille. Le sauveteur, ou l’ex-sauveteur, pour être précis, chie dans son froc…

Jake posa une main sûre sur l’épaule de son ami et lui dit tout bas qu’il savait, et que c’était normal, et que c’était humain. Lui aussi, il avait terriblement peur.

– Quand le mégalodon m’engloutira… tu sais ce que tu devras faire, hein ? (Il lui tendit le détonateur d’une main tremblante.) N’hésite pas, Jake. BOUM ! Pas d’états d’âme, surtout !

– Pas une seconde… Ne t’inquiète pas, promit Jake en prenant l’appareil, le déposant, avec précaution, sur le sable. Une dernière chose, vieux. Je dois te demander pardon.

Le jeune homme fronça lourdement les sourcils, pas sûr de bien comprendre ces excuses suspectes.

– Pardon ? Mais pardon pour quoi ? hésita-t-il.

– Pardon pour ça ! répondit Jake.

Et, d’un puissant crochet du droit bien balancé, il étendit Ricardo sur le sable par K.-O., murmurant, encore une fois, qu’il était désolé. Sincèrement désolé. Après quoi il prit le canif de son ami dans la poche de son bermuda, ramassa le détonateur, puis il souleva la selle de la motomarine. Il déglutit à la vue de la bombe qui était cachée dans le coffre. « Putain de bordel de merde… »

Jake expira, puis inspira… Il expira, puis inspira… Longtemps. Intensément. Il pensait à sa pauvre sœur. Il pensait à son nouvel ami Ricardo. Il savait qu’il faisait ce qu’il fallait. Avec le temps, Gwen lui pardonnerait. Dans son esprit, il était évident que sa sœur vaincrait le cancer. Elle lui pardonnerait. Car c’est ce qu’on fait, quand on est frère et sœur, quand on est une famille aimante. On s’aime et puis c’est tout.

C’est vraiment « tout ».

– À nous deux, saleté de monstre, marmonna-t-il enfin, déterminé comme jamais il ne l’avait été dans sa vie tout entière.

Il poussa le jet ski à l’eau, prit place, et mit l’engin en marche. Direction : la ligne d’horizon.

Direction : la mort.

Quand il estima être assez loin en plein cœur de l’océan Pacifique, quand Solana Beach lui apparut comme une très lointaine toile de fond à peine distinguable, Jake ralentit. Il immobilisa son jet pour pouvoir trancher les paumes de ses deux mains. Profondément. La douleur le fit grimacer mais il se pencha pour les plonger dans l’eau, et il fit des cercles, quelques minutes durant, tout en tremblant de tous ses membres, tout en cherchant du regard, tout autour de lui, l’aileron funèbre.

Un requin, il l’avait lu sur Internet – peut-être sur le site Web Wikipédia –, était capable de détecter le sang à plusieurs kilomètres à la ronde. Qu’en serait-il pour un animal de cette taille ?

Il remit le jet ski en marche et sillonna l’océan de long en large.

Le prédateur consentit à paraître droit devant, colossal, au bout de treize minutes.

– Allez, Jake… Sois courageux.

Il pensa à Jonas avalé par la baleine…

Poussant un cri de défi, il monta jusqu’à plus de quatre-vingt-dix km/h et fonça sans ciller. Il était terrifié – qui ne le serait pas, conscient de la venue d’une mort atroce ? –, mais il faisait ce qu’il pensait être juste. Par amour. Par amitié. Parce qu’il estimait aussi, en son for intérieur, qu’il n’avait jamais rien fait d’exceptionnel dans sa vie tout entière. Il haïssait son boulot, et il n’avait ni femme ni enfants, ni même un chien, car il était allergique aux poils. Aujourd’hui, il était en mesure de faire quelque chose de réellement exceptionnel, de changer tout cela… S’il réussissait à éliminer le mégalodon, il aurait non seulement sauvé la vie de Ricardo, mais aussi la vie de plusieurs centaines d’imprudents. (Qui ne le sauraient probablement jamais. Mais là n’était pas l’important.)

Cela représentait, en cet instant, une consolation certaine, qui lui réchauffait le cœur tandis que ses larmes coulaient.

– Protégez ma sœur, Seigneur, murmura-t-il. Par pitié…

Étalé sur le sable, l’ex-sauveteur reprit connaissance au moment où un hélicoptère, avec une journaliste et un cameraman à son bord, se dirigeait plus loin vers l’horizon. Il se redressa avec peine et porta une main au-dessus de ses yeux pour, peut-être, distinguer quelque chose. Son cœur battait fort. « Jake ! » hurla-t-il. « Mais merde ! »

Une énorme explosion fit se soulever un geyser de sang incroyable, qui recracha des tonnes de morceaux de viande dans l’océan. Jake avait foncé sur la bête et appuyé sur le détonateur. Ricardo baissa la tête et se mit à pleurer, se sentant affreusement coupable, et triste. Il aurait dû mourir lui, pas Jake.

Le mégalodon carnassier avait disparu. L’espèce était éteinte. Enfin.

Sept ans plus tard, Jake Jr et ses parents se rendirent à la plage pour y laisser, pour la première fois ensemble – il était grand, maintenant, et il voulait partager cela avec eux –, un bouquet de roses roses, belles et odorantes, à la mémoire d’oncle Jake. Dans sa façon de penser, oncle Jake était celui qui avait sauvé son papa des mâchoires d’un requin. Il savait qu’il avait fait bien davantage, mais, pour lui, ce n’était pas ce qui comptait le plus.

Gwen, guérie de son cancer après une longue rémission, et Rick appréciaient leur sérénité retrouvée. Ils étaient aussi très fiers. Et de Jake Jr, et de Jake. Un sentiment de fierté et de nostalgie avait remplacé ce sentiment étouffant de manque et de tristesse. Même si, certains jours, Gwen eût tout donné pour avoir son frère à ses côtés.

Dans l’eau, des enfants s’amusaient gaiement.

Gwen les regarda et sourit.

Cette nouvelle est très humblement dédiée à tous les fans de l’immense Steven Spielberg, Peter Benchley, l’auteur du best-seller Les Dents de la mer (Jaws), et Steve Alten, l’auteur du best-seller Mégalodon. J’espère que vous aurez pris autant de plaisir à lire cette histoire que moi à l’écrire…

Bien amicalement, J. P. VOLPI

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J.P VOLPI nous propose une nouvelle en 3 partie "MEGASELACHUS"
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