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Le blog Aloys

Articles récents

Un article de Philippe de Riemaecker dans "Blasting News" pour "Vénus en Ré"

30 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

http://fr.blastingnews.com/culture/2017/01/foret-notre-dame-le-corps-d-une-femme-trouve-nue-sous-un-arbre-001396417.html

http://fr.blastingnews.com/culture/2017/01/foret-notre-dame-le-corps-d-une-femme-trouve-nue-sous-un-arbre-001396417.html

Soyons honnête, l'enquête est probablement l'une des plus compliquées que la police a eu à résoudre depuis de nombreuses années. Sept victimes sans "modus operandi". C'est probablement ce manque de marque distincte qui fait douter les enquêteurs. En effet, il est très rare qu'un tueur en série ne signe pas ses meurtres ne fut ce que par la répétition de certains détails. Morphologie de ses victimes, lieux et environnements, type d'arme usitée, maquillage ou plus simplement la mise en scène que le bourreau met en place pour satisfaire ses pulsions.

Dans le cas présent, aucun indice ne permet d'élaborer la moindre piste et s'il faut croire les enquêteurs, le ou les assassins démontrent une intelligence qui le ou les rends particulièrement dangereux.

Sur l'ile de Ré, les habitants se terrent. Chacun appréhende d'être la prochaine proie de cette folie meurtrière. Soulignons tout de même, malgré l'omerta policière, la découverte d'un fait étrange. L'une des victimes serait la fille de l'un des hauts gradés chargés de l'enquête. Si ce fait venait à se démontrer, nous serions confrontés à un manque flagrant de déontologie au sein des forces de l'ordre.

 
 
 
 
 

Vénus en Ré

En signant son dernier roman "Vénus en Ré", Christine Brunet offre à ses lecteurs le plaisir de frissonner au cœur d'un labyrinthe intelligemment construit. On y retrouve nos acteurs préférés (voir "Convergences"), deux inspecteurs complémentaires qui nouent des relations pour le moins ambigues. Des meurtres en série, des policiers qui pataugent, des professionnels qui bâclent le boulot et qui obligent les plus hautes instances à réintégrer une inspectrice démissionnaire. Inspectrice, médecin légiste, j'avoue ne pas être certain de la définition qui convient à ce petit bout de femme. Femme certes, mais têtue comme une porte de prison et qui arrose son coéquipier de toute la rancœur qu'elle porte à : à quoi au juste? Amour et rancœur, haine ou attirance, tout se mélange et c'est tant mieux pour le bonheur de notre voyeurisme littéraire.

"Vénus en Ré" décrit l'improbable et ne se contente pas de clichés si souvent usités.

Les héros de cette histoire ne sont ni blancs ni noirs. Attachants certes, opiniâtres certainement, mais n'hésitent pas à franchir les limites de la légalité pour des fins discutables.

Christine Brunet est probablement l'une des écrivains contemporaine à classer parmi les "incontournables". Née dans le sud de la France, passionnée de langue, elle étudie le tchèque à Prague avant d'apprendre l'arabe au Caire. Rédactrice en chef de la revue littéraire belge "Les petits papiers de Chloé" et présentatrice de l'émission culturelle "Actu-Tv" elle porte les auteurs à bout de bras et mérite tous les hommages.

 

Philippe de Riemaecker

 

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Baroque, un poème signé Brune SAPIN

29 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Baroque

 

 

Il y a un pâle soleil qui verdoie le verglas sec.

Cassements osseux et vibratoires entre ces corps qui se craquellent.

La marelle est dépoussiérée des décombres aux semblants humains.

Un hiver sur l’hémisphère vous rappelle les poupées de chiffons.

Couche après couche les souvenirs perspicaces transpercent les fibres de ce que d’autres disent réalité.

Doutez encore braves fous, de la complexité de votre existence !

Non, rien n’a été vrai.

Nous aurait-on trompés ?

Bonheurs, douleurs, bleus au cœur, âme en transe, sens en délire, délices indécents, amours, obsessions, visages, allures physiques…

Non, rien n’a été vrai.

Nombre de générations est passé sans que nul ne soit accompli, exorcisé, alphabétisé.

Drolatique errance entre croyance et espérance, cloués au pied du mur à regarder le froid.

La solitude exacte est semblable au sablier écoulé qui sable encore de glace la buée béate qui s’exhale de notre bouche expirant les mauvaises humeurs de notre sang trop noir.

 

Brune Sapin

 

 

 

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Louis Delville dans tous ses états...

28 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys

Louis Delville dans tous ses états...
Louis Delville dans tous ses états...
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"Une plume à l'odeur d'asphalte" d'Alexandra Coenraets

27 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Une plume à l’odeur d’asphalte.

 

Je suis sans domicile fixe depuis quelques mois.

Chez moi, c'est partout et nulle part. Sans boulot, sans appart, sans argent. « Sans » : préposition de circonstance. Je ne rentre plus dans les cases. Ou plutôt si, je suis hors-champ mais pas hors catégorie. On me colle maintenant une étiquette d'un nouveau genre. Celle qui correspond aux exclus et marginaux. De moins en moins marginaux, en fait.

Les sans-abris, ça commence à courir les rues !

Ah ah...

Oui, j'arrive à en rire.

L'humour.

Mêlé d'un soupçon de cynisme.

Un soupçon ?

Vous rigolez !

Des litres !

Recrachés aussitôt, car je refuse de les ingurgiter comme autant de couleuvres qu'une société hypocrite voudrait nous faire avaler de force. (Mais ça veut dire quelque chose, ce que je viens d'écrire, là ? Les mots sortent d’eux-mêmes. Sans chaperon, ils sont grands). Je me relirai ce soir, peut-être. Je changerai quelque chose, peut-être. Ou pas.

Revenons à nos moutons. (Oh...Bulle de rêve : « dessine-moi un mouton », demandait-il, l'ange blond, celui qui sommeille en chacun de nous, me dis-je, quand je suis dans ma phase « Bisounours »).

La vérité, c'est que :

Je leur crache à la gueule !

Aux hypocrites !

J'ai la haine...

Du haut de mes vingt-cinq ans. A la rue, déjà ? Ben quoi, y a pas d'âge !

Me blinder, me barricader pour survivre. Dans la rue, c'est l'horreur et quand t'es une femme, tu vis carrément l'enfer. Bouh, je me relis plus tôt que prévu...c'est mal écrit, je trouve. M'en fous. De toute façon, personne ne me lit, à part moi.

Ben oui, c'est censé être le principe du journal intime, non ? Bref, cher journal, selon la formule consacrée, je te commence pour tuer le temps et surtout, pour ne pas crever. Ne pas crever. Il faut bien que je trouve une parade. Que je crie mon cri que personne ne veut entendre. Un sans-abri, oh pardon, UNE sans-abriE (euh..), ça ne crie pas, parce que sinon, ça dégage.

« ça ». On est réduits au rang de choses.

Cette déshumanisation n’est pas réservée qu’aux SDF, je suis d'accord. Nous ne sommes pas les seuls à être chosifiés, ok. On est bien peu de choses...Quelle expression stupide.

Alors voilà, il faut que j'écrive. Besoin impératif. Vital. Et ça ne se commande pas, ne s'interdit pas, ça se vit.

Cette histoire de « ça » me contamine, j’en sème à tout vent. Arrête donc avec « ça » ! (j’aime que personne ne me lise, pouvoir tâtonner du verbe, jouer avec les mots, voguer de digression en digression, et tutti quanti, sans m’inquiéter de plaire. Jouissif). Dernier espace de liberté, ce cahier.

Je ne subirai pas l’ire des critiques, ni celle de l’Académie française, pour me juger trop futile, handicapée de la plume, traître à la langue de Molière, incapable d’en faire bon usage (mais quid du style Marc Levy ?). De toute façon, je n’ai aucune chance de faire partie du cénacle de ces auteurs cotés et courus.

Aucune.

Je n’essaierai même pas.

C'est perdu d'avance. Sauf pour raconter mon témoignage de femme sans-abri. Eh bien, hors de question. Je ne supporterais pas qu’on m’instrumentalise par sensationnalisme. Bien sûr, c’est nécessaire de témoigner. Mais pas moi. Voilà pourquoi j'écris ici. Pour ne pas être lue et m'en donner à cœur joie. Comme bon me semble. A ma guise. Du vague à l'âme qui s’exprime sur papier.

J'aime écrire. J'ai même rédigé le journal de l’école, en son temps. Il y a déjà longtemps. « Avec le temps, va, tout s'en va... ». Soit.

Honte. Comme j'ai honte.

Je suis là, à griffonner, assise sur un carton. C’est l’été, il fait bon. La douceur du soleil glisse sur ma peau, sa chaleur m'enveloppe amoureusement, pénètre mes pores, diffuse son énergie dans chacun de mes membres. L’astre de lumière semble savoir ce dont j'ai besoin. Baume au cœur. Au corps. Ephémères instants qui me laissent croire en la vie.

Je repense à l'ange blond. Le Petit Prince...Lui, son chez-lui, c'était sa planète. Emmène-moi visiter ton chez-toi, s'il te plaît. Je suis sûre qu'il y fait doux. Alors qu'ici, c'est dur. Très dur. Et pas seulement le contact de mes fesses sur le trottoir pavé. Le reste aussi.

Voilà ce que je lui dirais.

Je griffonne des mots comme d'autres gratouillent la guitare. Pour m'occuper, donner du sens, garder contenance. Mais pas pour les sous. Qui m’en donnerait ? Personne ne me lit.

J'ai le regard qui rase le sol et justement, je suis au ras du sol, ça tombe bien.

Niveau olfactif, pas de grande satisfaction, je me choppe les délicieuses effluves de gaz d'échappement.

Ah, si je pouvais m'échapper....L'ange blond, tu m'entends ? Emmène-moi loin d'ici !

C'est idiot, cette situation, je suis aussi valable que n’importe qui. Ce n'est pas la question, tu le sais bien ! Oh, maintenant, je discute avec moi-même...LOL. On meuble la solitude comme on peut. Non, je n’ai pas rencontré de nouveaux amis. Me faire harceler une fois ou deux m'a largement suffi.

Ce n'est pas la question, disais-je plus haut, parce qu'ILS ne se sont pas gênés pour me virer. Et du boulot, je n'en ai pas retrouvé. Décrocher un Master en Histoire de l'Art pour aboutir dans un Call Center n’était pas ce dont je rêvais. Un jour, j'ai pété un câble. D'épuisement. A force d'être robotisée, je me transformais en machine. Il me restait un zeste d'humanité. Ensuite, le cercle vicieux, et tout s'enchaîne en moins de deux.

J'ai honte.

Et puis j'écris. Parce que depuis toujours, j'écris.

J'aime l'art, j'aime la beauté.

La rue, c'est beau, parfois. Surtout inondée d'un rayon de soleil qui fait scintiller l’asphalte ! La rue, c'est mon chez-moi. Pour l'instant. C'est temporaire...Je l'espère.

Un journal intime sans indiquer la date, vil sacrilège ? Permis ou non, peu m'importe, je ne mentionnerai pas quel jour on est. Parce que dans la rue, le temps s'abolit. Les heures se noient dans l'air comme le regard se brouille, on ne sait plus très bien qui que quoi dont où, et la notion du temps, je la perds plutôt souvent. Je n’ai même plus de portable. L'astuce alors : me repérer en fonction de la sortie des bureaux. Là, il est midi, ils vont manger. Il doit être aux environs de 17h, car ils ont fini leur journée. Je ne lève pas le nez de mon cahier. J'entends leurs pas pressés, je sens leurs vibrations d'hommes et de femmes très, très occupés.

Tandis que moi...Je griffonne, pour personne, sauf moi. Je n'ai que moi, et je tiens à moi. C'est ce qui me fait tenir.

Mon chez-moi, c'est aussi mon corps. Nous sommes ensemble en permanence. Forcés de cohabiter. Il m'abrite d'autant plus que je suis officiellement SANS ABRI. Et paradoxalement, je m'incarne d'autant plus en lui. Davantage exposée aux éléments, aux bruits, aux sons, aux agressions, je vois mes sensations démultipliées. Je me sens habitée comme jamais. Mon corps, c'est mon dernier rempart, mon ultime frontière entre moi et les autres. L'extérieur. De mes contours, je ne peux m'extraire, sauf quand j'écris. Alors, j'écris. Pour ne plus ressentir. Ecriture automatique, mécanique, qui agit comme un antalgique. Pour calmer la douleur. C'est magique.

L'abandon.

Il est terrible.

Bonjour mon journal,

Comme je me sens abandonnée.

Surtout le soir et la nuit tombée.

De fatigue, je ferme les yeux et laisse le sommeil me gagner. Repliée dans mon sac de couchage, j'ai élu domicile (c'est provisoire) à même le carrelage qui jouxte l'entrée d'un magasin. J'aurai déserté les lieux au petit matin, bien avant l'ouverture.

Ah, si les portes pouvaient s'ouvrir... Si seulement je détenais les clés de ma vie qui part en vrille.

Peut-être les ai-je déjà, sans m'en rendre compte ?

Anesthésie nocturne bienvenue.

Dors bien, bonne nuit, à demain. Que l'ange blond vienne illuminer mes rêves.

...

Bonjour mon journal,

Comment vas-tu ? As-tu bien dormi ? De mon côté...le repos fut de courte durée. Il fait clair, le jour s'est levé. Je suis passée prendre un café suspendu1 au bistrot du coin. J'en ai profité pour me débarbouiller. Me sentir un peu moins sale. Un répit.

Oh, le café chaud coule dans ma gorge...Le bonheur.

Bon, quel est le programme de la journée ? Regarder le ciel ? Oui, pour prendre le soleil, car il est au rendez-vous. Griffonner encore et encore ? Certainement.

Attendre, agir, se rendre à l'une ou l'autre administration ou institution pour tenter de m'en sortir... Je ne fais que ça et c’est kafkaïen.

Ces jours-ci, j'entame une trêve, je fais la grève, te confie mes humeurs, et tu te mues en compagnon de galère. Ferais-tu office de nid douillet, cher journal ? Je me sens chez moi, chez toi, mon Journal. Ta page blanche que je remplis avidement m'offre un accueil bienveillant, je suis en sécurité dans ton giron. Bulle apaisante. Je fusionne avec les phrases naissantes, lovée entre tes bords bien tracés. Tu recrées le berceau de mon enfance oubliée. Je me sens fœtus dans le ventre d'une mère, plus rien ne peut m'arriver.

Tu me protèges et me fais rêver. Je suis au paradis, on dirait que l'ange blond m'a entendue depuis sa planète, qu'il s'incarne par l'intermédiaire de mes doigts et s'immisce jusqu'à la pointe de mon stylo.

J'écris à la main dans un cahier usé, vivant ; il m'accepte comme je suis, inconditionnellement.

Merci.

Ah...Tu l'as remarqué aussi ? Tu devines mes états d’âme, quelle perspicacité ! Je suis plus émue qu'hier. Parce que je réalise à quel point tu comptes pour moi. Je te nomme « quasi-prolongement de moi-même ». Solennellement.

Cher Journal,

Je n'écrirai pas mon nom, parce que je suis sans nom. Sans abri et sans nom, puisque je n'existe pas. Non, ma colère ne s'apaise pas.

Un toit. Une chambre me suffirait. Une chambre à moi2.

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Une poésie extraite du recueil de François Iulini 'L'ombre du reflet'

27 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Là-bas je ne suis rien, ici n’est plus ma place

Un pied sur l’Ile belle l’autre sur mon berceau

Ombrent sombres mes couilles un horizon limpide ;

Dans mon crâne entrouvert, nuageux mon cerveau

Rime ses borborygmes aux orages qui passent


 

Regrets en noir et blanc, douleurs polaroïds

Tristesses numériques ; je tends la blanche voile

Chagrine un scénario et le film renaît…

Avoir faim encore… l’araignée tisse sa toile…

Comme on fait son Paillasse… vous aime et puis vous vide


 

C’est ainsi ; les histoires parfois ça devient vrai

Les yeux rouges, ébahis ; le stop veut qu’on le marque

On doit si c’est possible chercher ailleurs… un arbre

Trouver sa mort ; s’arrêter au lacrymal lac

Et torcher résolu la morve des regrets

 

François Iulini

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Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué "Germain et ses pantins" de Bruno Charrier

26 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/germain-et-ses-pantins-a127988462

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/germain-et-ses-pantins-a127988462

 

Résumé de l'éditeur :

« Germain est un être raté, écorché vif, désespéré, un être à la dérive. Transformant en pantins les personnes clés de sa vie, il s'invente une existence qu’il voudrait « meilleure » mais qu’il dessine malgré lui sur fond de violence, de rupture, d'alcool, de cauchemar…

L'auteur décrit avec talent les états d'âme de son personnage en pleine déchéance et le fait évoluer de façon originale. A travers cette vision bien noire et bien pessimiste de la vie, il nous fait réfléchir et nous interpelle. Il sait nous transporter dans cet univers terrible où les personnages semblent prisonniers de leurs névroses et de leur misérable existence.

Les dialogues traduisent avec talent ce mal-être et cette violence enfouie en chacun d'eux. Le texte est en tout cas très bien écrit avec quelques passages remarquables, spécialement dans les longs monologues, en général très réussis. Un texte exigeant, original. »

  

 

Mon avis :

J'ai adoré! C'est vraiment drôle!

Je ne suis pas très adepte des pièces de théâtre mais j'avoue que celle-ci m'a beaucoup plu. Elle n'est pas très longue mais c'est un concentré d'humour. L'auteur a su me faire rire avec un sujet plutôt triste : la solitude et le désespoir d'un homme à la dérive.

Ce ne doit pas être facile d'écrire une pièce de théâtre car il faut penser aux spectateurs qui verront la pièce, il faut avoir une mise en scène en tête et pouvoir donner des détails par écrit pour une pièce réussie. Et Bruno Charrier a su retransmettre tout ça dans ce petit livre vraiment bien écrit.

L'histoire est un peu loufoque, assez spéciale il faut le dire, mais elle est parfaitement bien écrite et je l'ai imaginé devant mes yeux, je l'ai mise en scène, j'ai vu les personnages et leur façon de bouger... Bref, j'avais l'impression qu'elle se jouait sous mes yeux.

Merci beaucoup à l'auteur pour cet agréable moment!

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Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Communion céleste"

25 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Communion céleste

 

 

 

Il fallait percer les desseins de Dieu

Les arcanes de la création

Tout en fuyant

Le fond des abymes

 

Il fallait assister

Au coït céleste

Afin d’honorer

Le décor impérial

D’une symphonie orbitale

 

Il fallait communier

Avec le magnétisme

Des ondes

L’éblouissement

Des comètes

Pour célébrer

La constellation

De l’essence humaine

 

 

Salvatore Gucciardo

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Le blog "les lectures de Maryline" a chroniqué le recueil de nouvelles d'Isabelle Monin "Le premier jour où je suis mort, je n'ai pas pleuré"

24 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/le-premier-jour-ou-je-suis-mort-je-n-ai-pas-pleure-a127965310

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/le-premier-jour-ou-je-suis-mort-je-n-ai-pas-pleure-a127965310

 

Résumé de l'éditeur :

Chaque nuit, Lisa rencontre l’amour de sa vie dans ses rêves. Pourquoi n’ose-t-elle pas le vivre dans la réalité ? Le rêve est-il si innocent et protégé qu’on aimerait le croire ?

Héloïne dérobe aux hommes leur tristesse latente, et en utilise les couleurs pour peindre ses tableaux, jusqu’au jour où... L’artiste a-t-il le droit d’être heureux en dehors de son travail de création ?

Nathieu modèle de ses mains un nouveau monde et le peuple de nouveaux personnages : prendront-ils vie ? Le souhaite-t-il vraiment ? L’artiste doit-il toujours être maître de son art ?

Un homme vient de mourir mais ne disparaît pas tout à fait du monde dans lequel il a vécu et observe les réactions de ses proches. La mort ne dépend-elle que de la démission du corps ? Et que se passerait-il si l’on tuait vraiment le temps ? En éternelle errance entre ses mythes existentiels, de quoi l’homme est-il encore capable ?

 

 

Mon avis :

J'aime beaucoup les recueils de nouvelles car si on n'en aime pas une, on peut aimer la suivante... Et c'est le cas ici. En effet, sur les 8 nouvelles, j'en ai adoré deux (la deuxième et la cinquième)et je n'ai pas compris deux d'entre-elles ; les autres sont sympas.

J'ai voulu classer ce livre dans la catégorie poésie car la plume de l'auteur est très poétique et entrainante. Mais ce ne sont pas des poèmes, ce sont vraiment des petites nouvelles, toutes sur le thème de la mort, mais la mort dans son état spirituel. Je ne veux pas en dire plus pour ne pas gâcher la lecture mais on sent que l'auteur aborde ce sujet de telle manière qu'elle ne fait pas peur, bien au contraire...

J'aime énormément la couverture, elle reflète complètement le thème et le sentiment que j'ai eu en lisant ce livre. L'auteur à une vraie plume, vraiment belle. Les fans de poésie et de nouvelles, ceux qui aiment les mots et les lecteurs de rêves aimeront sans aucun doute ce recueil écrit avec beaucoup d'intensité et d'émotion.

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A l'index des jours de Xavier Raffin dans Le Bibliothécaire

23 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

A l'index des jours de Xavier Raffin dans Le Bibliothécaire
A l'index des jours de Xavier Raffin dans Le Bibliothécaire
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Salomé Roussel présente son roman "Les folles aventures d'une femme au volant"

22 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Je suis née en Afrique en 1957. J’ai peu de souvenirs de là-bas, mais j’en garde des sensations très fortes. J’adore le soleil, la vie en plein air, l’odeur d’un feu de bois, les chaleurs humides, les gros orages et les couleurs éclatantes!

A côté d’une formation de secrétaire de direction j’ai suivi des cours d’Italien, de maçonnerie, de soudure, d’agriculture, de dessin, de peinture, de cuisine … et d’écriture.

J’ai fait toutes sortes de choses dans la vie tant au niveau personnel que professionnel. J’ai été mariée et j’ai élevé quatre enfants dans une ferme pleine d’animaux. A côté de cela j’ai travaillé comme secrétaire, comme enquêtrice, comme traductrice de catalogue, comme vendeuse, comme assistante médicale et comme prof de néerlandais en société. J’ai travaillé dans des petites structures familiales et dans des multinationales, à Bruxelles, à l’aéroport, en Flandre et en Wallonie.

Je suis enthousiaste et sociable, j’ai une imagination débordante, j’aime la nature et les animaux, j’adore les histoires et les voyages. J’ai pas mal bourlingué, j’espère faire le tour du monde un jour et retourner en Afrique. Je m’adapte facilement. Côté négatif je suis assez susceptible et désordonnée.

J’ai publié un recueil de poèmes sous un pseudonyme.

Résumé

 

Les folles aventures d’une femme au volant est une suite de 22 récits d’une femme face aux complexités de la voiture. De l’achat d’une grosse camionnette qui s’avère être un petit camion en passant par le contrôle technique, les pneus plats, le transport des enfants, les pannes, le gps, les leçons de conduite, l’accident … Les histoires sont basées sur des souvenirs exagérés des aventures automobiles de Salomé ROUSSEL qui nous raconte ses mésaventures de manière comico-tragique.

Même après plus de trente-cinq ans de conduite et des dizaines de milliers de kilomètres elle reste stressée et présenter le côté rigolo de la chose lui a permis de reprendre la route jour après jour.

Contrairement à ce que certains pensent elle n’a toutefois pas trouvé son permis dans une boîte de poudre à lessiver !

 

Extrait :

 

-   Veuillez ouvrir le capot, me demande-t-on.

 

          Je connais le capot, c’est le couvercle de l’avant, mais où donc est la poignée ?  Il faut dire que je ne suis pas très curieuse de voir ce qui se passe en-dessous, donc je ne l’ouvre pas souvent.  Je ne l’ouvre qu’ici à vrai dire.  Je sors de la voiture, me penche en dessous du volant et finis par trouver une petite poignée que je tire.  Ah miracle ! J’ai réussi la première épreuve !  Après ça je suis chassée moi aussi, on met un tuyau à l’embout de mon pot d’échappement et j’assiste impuissante à des accélérations en cascade.  Le mécano a les yeux fixés sur un écran et finit par me dire que la voiture n’est pas conforme. 

-   Vous polluez trop, me dit-il, il faudra revoir ça.

 

          La mort dans l’âme je continue mon chemin et passe sans difficulté les autres tests.  La dame de l’accueil me remet une feuille rouge avec un délai de quinze jours pour régler le problème !  Toute tentative de corruption étant poursuivie je m’abstiens de tout commentaire et paie docilement les 38,50 euros.

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