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Le blog Aloys

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Christine Brunet a lu "Le temps d'exister avant le froid" de Nikos Leterrier

27 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Le temps d'exister avant le froid" de Nikos Leterrier

Une fois de plus, j'ai cédé à l'appel de la couverture de ce recueil de poésies : un appel irrésistible de l'imaginaire.

Je le ferme encore un peu dans mon voyage au cœur de mes cauchemars. Je frissonne de froid et je comprends à présent la signification de la première de couverture...

De magnifiques dessins illustrent les poèmes et les chansons, miroirs de l'univers que nous propose Nikos Leterrier.

La vie a abandonné le poète, le plongeant dans les affres du regret de ce qui a été, dans l'enfer de la solitude, de l'oubli, de la peur. Des flashes illuminent brillamment mais trop brièvement l'obscurité rampante et tentaculaire qui a infiltré insidieusement la pensée du lecteur.

Deux vers me semblent représentatifs de ce recueil même s'ils sont forcément restrictifs

" Je saigne ma pensée en mots et en images

Le plus souvent dans la pénombre et le silence (...) ". (Vivre ou le jeu dangereux du regard, p 37)

Un univers poétique qui m'a interpelée et m'a tirée vers le côté obscur de l'âme humaine.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Présentation du nouveau roman d'Edmée de Xavée, Villa Philadelphie

26 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Présentation du nouveau roman d'Edmée de Xavée, Villa Philadelphie

Biographie :

Née en 1948 à Verviers dans une société en déclin : les années de prospérité industrielle touchent à leur fin, ainsi que le règne des magnats locaux. L’argent change de mains, courtisans et courtisés de visage, les grosses maisons de maîtres sont divisées en appartements ou s’effondrent sous les coups des démolisseurs, le chaos fauche un monde sous ses yeux – qui ne s’en effrayent guère. Mais quelle provende d’inspiration ! L’arrogance, le courage, les arrangements mesquins, les chutes aux enfers et les revanches, les nouveaux riches et les nouveaux pauvres, la douceur du monde d’avant et celle, aussi, du monde d’après.

Ce fut toutefois un écolage long et souvent douloureux, qui lui fit prendre plus d’une fois la route de l’exode : des années passées à Aix-en-Provence où elle fit des santons puis fut étalagiste dans un magasin, d’autres en Italie sous le déguisement d’enseignante de français dans une école de traducteurs, et un bon morceau de vie vécu aux USA dans le rôle de gérante d’imprimerie et puis d’assistante d’un conseiller financier ont complété le tiroir aux inspirations et souvenirs, avant le retour au berceau…

C’est aux USA qu’elle a vraiment commencé à écrire. Elle tient un blog depuis 2007 à raison d’un article par semaine.

Résumé

Villa Philadelphie Edmée De Xhavée

Aimée et Richard, un mariage que raison et amour ont nourri de bonheur. Et voici que l’on prépare les doubles noces de leurs deux filles : Rosalie est l’impatiente fiancée d’Antoine Delbrassine et Evelyne, avec moins d’enthousiasme, celle d’Edouard du Lyncé. Et si ce double évènement semble, aux yeux des parents, mettre en évidence une affectueuse complicité entre les deux sœurs, la vérité est bien autre. Et ne pourra qu’émerger peu à peu, au cours de ces 40 années passées en étrange voisinage dans la « Villa Philadelphie », deux maisons jumelles destinées à garder les sœurs unies dans leurs vies de femmes…

C’est qu’elles vont changer, Rosalie et Evelyne…

Court Extrait

Rosalie s’empara prestement du cœur indécis d’Antoine Delbrassine, beau jeune homme de trente ans, fils d’un célèbre avocat de la capitale qui venait lui-même d’ouvrir un bureau d’avocats à Verviers, non loin de Dolheux-Mesnil et Casteau.

A vrai dire… elle en détourna le cœur, car c’est sur Éveline qu’il avait d’abord posé les yeux lors d’une garden-party organisée par une de ses tantes. Elle l’avait séduit, suggérant à son imagination, de façon délicieuse, l’idée d’un tableau préraphaélite, avec cet air un peu rêveur qui donnait envie de l’entourer d’une tendre protection. La marée rose qui avait envahi ses joues alors qu’il lui parlait, et le frémissement séduisant qui avait couru sur ses lèvres lui avaient révélé une jeune fille peu assurée encore, mais habitée d’une braise aux reflets incandescents qui ne demandait qu’à s’enflammer. Mais Rosalie était venue à la rescousse de sa jeune sœur, s’interposant et répondant pour elle avec brio, effaçant ses hésitations par ses propres rires pleins de gaieté, détournant l’attention sur elle-même… et il ignora toujours qu’elle avait sifflé entre les dents, tapotant le poignet de sa cadette avec son éventail fermé Je suis l’aînée, c’est pour moi.

(Villa Philadelphie – Edmée De Xhavée)

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Sébastien Quagebeur nous propose trois poésies

26 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Sébastien Quagebeur nous propose trois poésies

Le critique de nuit

Je suis le conteur du rififi

du vice

du chemin des dames

le critique de nuit

Comment vivez-vous ?

Je me débrouille invariablement

si discret de ratures

le toucher de l'étreinte

variations de derrière

l’inexorable traque

la sonorité des couleurs

évanescente

chevauche l'art vague

sur tous les fronts

*

***

Paris

Paris papilles

Paris pastèque

Paris poésie

par le bout du nez

Paris Pistaches

Paris questionne

Paris à la loupe

Paris Fragile

La pierre de Paris

Le baobab à place d’Italie !

*

***

Noce

Je rêve

tu souris

à l'appel

de la forêt

la grâce

les volcans se réveillent

les noces rebelles

des algues dans les limbes

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Dans le n°29 de la revue N47, Patrick Beaucamps est à l'honneur

25 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Dans le n°29 de la revue N47, Patrick Beaucamps est à l'honneur
Dans le n°29 de la revue N47, Patrick Beaucamps est à l'honneur
Dans le n°29 de la revue N47, Patrick Beaucamps est à l'honneur
Dans le n°29 de la revue N47, Patrick Beaucamps est à l'honneur

http://cadependdesjours.com/2016/03/12/revue-n47-numero-29/

Il nous faut lire et relire des revues de poésie, inlassablement, obstinément je dirais, pour voir que le mot tient encore au bout de la vie, qu’il va pour tout réinventer et tout redire, pour tout critiquer, combattre, jouter un quelconque adversaire, pointer, assembler, secourir, aimer, rêver, etc. Il faudrait faire de la vie, de notre vie, l’assemblage harmonieux de toutes les revues possibles. Cela serait des plus poétiques, ce serait le réinvestissement de la poïesis dans le monde moderne par le Verbe.

Le numéro 29 de la revue N47 n’est qu’un fragment de ce possible, une ouverture à plusieurs entrées sur le multiple avec, en premier lieu, un hommage au poète palestinien Ashraf Fayad qui a été condamné à mort en Arabie Saoudite pour le motif d’apostasie. S’ensuivent les pages Pleins formats où trois poètes sont mis en lumière, Myriam Eck, Marcel Migozzi et Michel Thicon, accompagnés de photos de Michel Durigneux. La rubrique Plurielles offre le privilège de découvrir une quinzaine de poètes dont Thierry le Pennec, auteur de Un pays très près du ciel (2005) ou encore Patrick Beaucamps dont l’œuvre intimiste honore les éditions Chloé des Lys.

Le Cahier plastique fait place à Valérie Linder et ses illustrations (allez voir son très beau livre Une eau sans bord (2016) en collaboration avec Amandine Marembert aux éditions Frau), Sentiers traite de la question du blanc, de l’espace du vide, du silence du poème, de ce qui est entre les mots, au travers du questionnement de plusieurs poètes sur le sujet dont Matthieu Gosztola ou Jean-Patrice Courtois. La revue se termine enfin par des Notes de lecture de la part du comité rédactionnel, toujours utile pour se mettre au courant des derniers livres pertinents récemment parus.

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François Foulon dans l'avenir.net

24 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

François Foulon dans l'avenir.net
François Foulon dans l'avenir.net

Après le roman, la poésie

Jean-François Foulon est né en 1960 au cœur de l’Ardenne. Licencié en philologie romane (université de Liège), il travaille à Bruxelles dans le secteur public mais vit à Braine-le-Comte.

Passionné de lecture et d’écriture, il a collaboré à différentes revues littéraires comme «Le Journal de la Culture», «La Presse Littéraire et Le Magazine des Livres». «Obscurité», son premier roman, a été publié en 2015 aux éditions Chloé des Lys. Désormais, son actualité c’est «Le temps de l’errance», un recueil de poésies, sorti en 2016 chez le même éditeur. En voici un extrait sur le souvenir: «Je ne me souviens plus où nous nous sommes rencontrés. Ni de quel pays tu venais. Je n’ai jamais rien su ni de ton enfance ni de ta famille. J’ai même oublié ton nom. Mais j’ai gardé au fond de moi la tendresse de tes caresses, L’odeur de ta peau et la douceur de ton regard. Je te reconnaîtrais entre toutes. »

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Christine Brunet a lu "Temps d'aventures" de Christina Previ

22 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Temps d'aventures" de Christina Previ

Christina Previ nous propose avec "Temps d'aventures" cinq contes pour enfants, cinq histoires courtes illustrées que j'aurais tant aimé voir en couleur !

Imaginez... C'est le soir au coin du feu... Vous êtes un enfant... Pas bien grand, 5 ou 6 ans à peine. Pelotonné sur le vaste divan contre votre grand-mère ou votre grand-père, vous luttez contre le sommeil : vous attendez avec impatience l'instant où l'un ou l'autre prendra un livre de contes, l'ouvrira et... vous emportera dans un univers imaginaire qui vous fera frissonner de peur puis de bonheur.

Ce petit recueil propose exactement cela... Retour à l'enfance, aux contes merveilleux, aux rencontres effrayantes prélude aux câlins si tendres et si rassurants.

Entre héros traditionnels et héros modernes, cinq histoires à mettre entre les mains des enfants rêveurs... Je gage qu'ils se laisseront emporter par le courageux Léo, vibreront face au dragon bleu, frissonneront en entrant dans la forêt maudite... Merci, Christina, pour ce retour à l'enfance !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Le blog interligne a chroniqué le nouveau roman d'Edmée de Xhavée "Villa Philadelphie"

21 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

Le blog interligne a chroniqué le nouveau roman d'Edmée de Xhavée "Villa Philadelphie"

Nous le savions depuis ses tous premiers ouvrages, roman ou nouvelle, Edmée de Xhavée est une conteuse qui se plaît à remonter le temps, à réveiller les belles au bois dormant assoupies dans les replis de sa mémoire, figures d’un passé que les photos familiales, les souvenirs de ses proches lui ont révélées. C’est, par conséquent, un monde à jamais disparu que notre auteure ressuscite dans ce roman qui nous parle de la vie d’une famille, de ses joies, ses peines, ses enchantements mais également de ses larmes et ses secrets, secrets évoqués d’une plume lisse et incisive, sans fioritures, par phrases courtes, obéissant à l’unité de lieu – tout se passe en Wallonie – à défaut de l’unité de temps, puisque l’histoire se déroule entre les années 1920 et 1960. Une tranche d’existence qui s’éveille au cours des années folles, au lendemain d’une guerre qui avait meurtri une partie de l’Europe, et s’achève durant les années 60 alors que se lève sur le monde une modernité qui entend bien changer le visage des choses.

Dans cet entre-deux, et au cœur d’une demeure cossue, une famille va écouler son présent composé de grandes joies, de nombreuses fêtes, d’alliances arrangées, de naissances, soit un quotidien presqu’ordinaire si ce n’est qu’il est vécu dans un écrin raffiné empli de jolis objets et constitué de rites immuables. Malgré cette aisance, les deux sœurs, Rosalie et Eveline, qui tiennent les rôles principaux, feront en sorte que l’actualité soit aussi malmenée que possible, que l’existence ne parvienne jamais à être le long fleuve tranquille que leurs parents avaient souhaité pour elles. D’affrontements en ruptures, d’espérances en désillusions, elles mèneront des vies parallèles sans parvenir à créer l’harmonie tant espérée par leur mère.

« Les deux sœurs se rendaient régulièrement avec leurs fiancés à leur futur logis, pour contrôler l’avancée des travaux de la double maison que Richard avait tenu à orner, sur la façade, d’une plaque où, emprisonnées par une frise de roses en mosaïque, des lettres dorées annonçaient : Villa Philadelphie. L’amour de deux sœurs ne méritait-il pas d’être mis en évidence, d’avoir son propre temple » - avait-il expliqué avec fierté. »

Edmée de Xhavée, qui connait bien le cœur féminin, nous brosse des portraits contrastés, fouillant l’inconscient de chacune, leurs aspirations et leurs refoulements, leurs attirances et leurs dégoûts, leurs plaisirs et leurs amertumes. Ce sont, par ailleurs, des portraits très intimes qu’elle propose et dévoile, nous entrainant à sa suite dans les méandres de ces cœurs qui se cherchent sans jamais se trouver. Jolie plongée dans les rumeurs intérieures.

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

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Rolande Michel a lu "La bukinê d'Anna" de Marie-Noëlle Fargier

20 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Rolande Michel a lu "La bukinê d'Anna" de Marie-Noëlle Fargier

Dans un style empreint de poésie, Marie-Noëlle Fargier nous oblige à remonter le temps. Son amour de la nature et du passé se confondent et suintent à travers les mots, tout simplement, comme une source claire à laquelle notre imagination se désaltère avec plaisir.

Il était une fois…, il y a des siècles, un lieu appelé « Le Crouzas »…

L’auteur nous y entraîne, de chibotte en chibotte, à la découverte de deux mondes différents.

Quand l’histoire commence, Belenda, la guérisseuse, vient de mourir en donnant le jour à Matobe, une enfant aveugle, fruit d’amours clandestines. Le peuple auquel elle appartient est dirigé par des hommes avides de pouvoir qui prétendent appliquer les lois de dieux cruels. Sans la moindre pitié, ils condamnent à mort tout être différent.

Ainsi, si ses sœurs ne décidaient pas de la cacher de l’autre côté du fleuve, Matobe serait condamnée à mourir. Varna l’emmène dans la forêt de l’Ombre où Matobe grandit, à l’abri de la haine et en communion profonde avec la nature. Grâce à la bukinê de sa soeur, une sorte de coquillage qui émet des sons, Inanna reste en contact avec elles.

Hasard ou signe du destin ? Matobe croise un jour la route de Ghanan. C’est son père. Il est le chef d’une tribu où des gens pacifiques, résolument anti violents et respectueux de la nature, honorent un seul dieu. L’amour et le partage sont leurs seules richesses.

Matobe emmène ses sœurs dans cette tribu. Peu à peu, les deux peuples apprennent à se connaître. Au fil des échanges, les mentalités changent, des liens se tissent, des amours naissent.

Devenue inutile, la bukinê tombe et est emportée par le courant du fleuve.

Quelques siècles plus tard, un peu comme si l’histoire se répétait, nous retrouvons trois sœurs. Anna vient de donner un récital dans un château qui surplombe la Loire. Comme pour remercier le Ciel, elle porte à ses lèvres le talisman qui ne la quitte jamais, une bukinê que son grand-père à trouvée, il y a très longtemps, au pied d’une chibotte. L’écho reste silencieux et seule une colombe lui répond….

Au-delà de ses qualités et de la poésie qui s’en dégage, ce livre est aussi porteur de messages d’amour et de tolérance. Véritables sources de richesse, l’écoute de l’autre, la communication ouvrent les cœurs et les esprits et gomment les différences.

Le temps existe-t-il ? Les événements sont-ils amenés à se répéter, un peu comme s’ils étaient les éléments d’une roue qui n’en finirait pas de tourner ? En prenant conscience de ces messages que je crois éternels, ce sont des questions que pourraient se poser les lecteurs.

Rolande Michel

Rolande Michel a lu "La bukinê d'Anna" de Marie-Noëlle FargierRolande Michel a lu "La bukinê d'Anna" de Marie-Noëlle Fargier
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La patate bouquine a chroniqué "L'histoire entre nous n'est pas terminée" de Sophie Vuillemin

19 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

La patate bouquine a chroniqué "L'histoire entre nous n'est pas terminée" de Sophie Vuillemin
La patate bouquine a chroniqué "L'histoire entre nous n'est pas terminée" de Sophie Vuillemin

L'histoire entre nous n'est pas terminée

Je l'ai détestée, d'être malade, de l'avoir caché, de l'avoir annoncé.

Titre: L'histoire entre nous n'est pas terminée

Auteur: Sophie Vuillemin

Edition: Chloé des lys

ISBN: 978-2-87459-865-4

Prix: 9,90

Pages: 183

La mère de Nina est morte d'un cancer. Son père, son petit frère et elle-même sont dévastés.
Mère, épouse, confidente, amie, modèle... Marine était tout pour cette famille.

" Du royaume des morts " cette dernière va se rappeler les bons et les moins bons moment de sa vie. Quand à Nina, elle va essayer de continuer sa vie d'adolescente sans les si bons conseils de sa mère. Malgré tout, il faut continuer à vivre, car la maladie et la tristesse ne doivent pas prendre le dessus, jamais. La seule chose qui doit perdurer, c'est l'amour que la famille porte à la défunte. Les souvenirs et les bons moments passé avec elle.

Avis:

Merci aux Editions Chloé des Lys pour cet envoi. Je ne m'attendais pas à un si beau livre...

L'histoire démarre. Marine, la fameuse mère de famille, meurt.
Le livre commence le jour de son décès, où plus précisément pendant qu'elle périt. Suivre quelqu'un durant ce moment est très difficile et délicat. Je n'avais lu qu'une seule autre scène de ce genre en étant dans la tête d'un personnage. Heureusement, l'auteure à transmit cette mort d'une façon à la fois belle, tragique et poignante.

Je ne sais pas grand chose, au final, de Marine. C'était quelqu'un de bien, une personne formidable, qui aimait aimer et être aimée. C'est un peu dommage, car je pense que c'est un personnage très fort à exploiter. Mais je pense que l'auteure voulait ne pas trop en dévoiler sur elle et je respecte son choix.
Nina, sa fille de 1 an, est le personnage auquel je me suis le plus identifiée. Ce n'est pas bien difficile à comprendre, elle a mon âge, un petit frère, des sentiments et des envies, tout comme moi. Je ne sais pas vraiment comment je m'en serais sortie à sa place car après tout, qui saurait à l'avance comment il réagirait si un de ses parents mourait ? Nina a réagit avec naturel, fidèle à elle-même. Son cœur d'adolescente en voulait à tout et à n'importe quoi.
Son petit frère, en revanche, et à réagit d'une façon super mignonne et digne d'un enfant de son âge. Il a même failli me faire verser une larme.
Le dernier personnage important, c'est le père de famille. Selon moi, il a été égoïste, tellement plongé dans son chagrin qu'il n'a pas fait attention aux souffrances de ses enfants. J'étais mitigée entre lui mettre une claque pour qu'il sorte de sa torpeur et lui tapoter doucement dans le dos pour le réconforter.

L'histoire était partagée entre le point de vue de Nina et de Marine. Cette idée est très originale dans le sens où on a le regard d'une personne défunte. Ça a rajouté une touche originale à l'histoire qui au début partait pourtant d'un scénario triste, certes, mais simple.

En règle générale, lorsque je lis une histoire, il y a une voix dans ma tête qui '' parle '' tantôt prenant un air enjoué, tantôt une voix grave... Selon le personnage qui parlait. Ici, ça a été complètement différent. Pendant le 4/5 du bouquin, ma '' petite voix intérieure'' avait pris une intonation triste, simple et monotone pour finir avec une tonalité pleine d'espoir. Certains pourraient noter cela comme un point négatif, mais moi, je le range de l'autre coté. Ce genre de chose ne m'était jamais arrivé avant, et c'était plutôt agréable. Je ne saurais pas dire si ce changement est du à la plume de l'auteure ou le contenu de l'histoire, mais en tout cas, bravo. Même si cette dernière était on ne peut plus spéciale.

Je ne peux pas dire '' Ho là là, j'ai trop aimé c'est histoire, c'est trop génial ''. Ça ne se ferait pas. Qui oserait dire quelque chose comme ça, alors que le sujet n'est pas marrant à la base. C'est comme si je disais '' tu as le cancer ? C'est cool !ce que je peux souligner en revanche c'est la beauté et la fraîcheur de texte, rempli de vie ( et de mort).

La fin nous laisse sur un choix multiple. Enfin, c'est ce que je pense de mon coté. Ceux qui ont lu ce livre comprendront... ou pas. Tout dépend de l’interprétation donnée au texte.

En tout cas, je vous recommande cette histoire.

A bientôt,

La patate.

Extraits:

" Je colle une moue boudeuse sur ma figure. Je veux y assister, à cette fermeture de cercueil. Si on doit clouer des planches au-dessus du crâne de ma mère, je serais là. Je ne sais pas trop pourquoi. Mais je ne calerais pas. "

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Le bibliothécaire et Nouvelles des tranchées, un collectif signé Chloé des Lys

18 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Le bibliothécaire et Nouvelles des tranchées, un collectif signé Chloé des Lys
Le bibliothécaire et Nouvelles des tranchées, un collectif signé Chloé des Lys
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