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Le blog Aloys

Articles récents

Edmée de Xhavée lit un extrait de son nouveau roman "Villa Philadelphie"

13 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

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Patrick Beaucamps nous propose un poème : Requiem

13 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !
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Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !

Patrick Beaucamps à l'honneur dans toutes ces revues de poésies !

Requiem

Autant s’imaginer le pire

et se dire que ça se terminera

sur un lit d’hôpital. Avec

des machines et des tuyaux

branchés sur tout le corps.

Mais espérer au fond de soi

que ça arrivera lors d’une fête.

Dans le jardin par exemple !

Sous un soleil d’été, tout près

du barbecue. Il y aurait de la viande,

des salades, du vin et des tas de sauces.

Ma femme et mon fils, bien sûr.

Mes petits-enfants peut-être.

Ce qui est certain, c’est qu’il y aurait

tous mes amis !

Et je pourrai partir.

Oui. Je pourrai partir

le cœur content.

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2e salon du livre à Brétigny sur Orge : CDL y était !

11 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

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Carine-Laure DESGUIN à Dunkerque pour rencontrer ses lecteurs !

11 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Carine-Laure DESGUIN à Dunkerque pour rencontrer ses lecteurs !
Carine-Laure DESGUIN à Dunkerque pour rencontrer ses lecteurs !
Carine-Laure DESGUIN à Dunkerque pour rencontrer ses lecteurs !
Carine-Laure DESGUIN à Dunkerque pour rencontrer ses lecteurs !
Carine-Laure DESGUIN à Dunkerque pour rencontrer ses lecteurs !

— Carine-Laure, dis-moi, et cette rencontre avec tes lecteurs de Dunkerque ?

— Bonjour Christine Brunet (http://www.christine-brunet.com/), laisse-moi déposer mon sac, je viens à peine de rentrer….J’ai encore du sable qui alourdit ma casquette et me brouille la vue.

— Tu exagères, comme toujours. Alors, quoi, qui, où, avec qui et pourquoi ?

— C’est par l’intermédiaire de l’ADAN (http://adan5962.e-monsite.com/) dont je suis membre depuis deux ans que j’ai fait connaissance avec Madame Blanchart, l’animatrice de ce groupe de lecteurs de Dunkerque.

— Et ?

— Le groupe choisit un livre. Le livre est lu. On fixe une date. Et voilà, l’affaire est dans le sac ! Et hier soir (je le sens, tu vas encore me demander et), j’étais parmi tous ces visages souriants, à Malo-les-Bains (Brasserie L’escadre, place du Casino, 25).

— Il s’agissait de Rue Baraka, c’est bien ça, Carine-Laure ?

— Oui, les lecteurs avaient lu Rue Baraka http://carineldesguin.canalblog.com/pages/rue-baraka--roman--editions-chloe-des-lys--2010/32062283.html)

Les questions ont fusé, mais c’est bien, le livre a été lu, c’est certain.

— Et c’est tout, tu as fait du nombrilisme autour de Rue Baraka, ce tout petit roman ?

— Un petit roman, oui, mais la version théâtrale est écrite aussi et n’oublions pas que le Box théâtre en a fait une lecture, l’an dernier à Mons.

— Oui, oui…

— Et que ce livre est un condensé d’optimisme. D’ailleurs, une lectrice me demandait ce qu’il serait bien devenu, ce Tarek.

— Oui Carine-Laure, Rue Baraka, c’était bien, mais on tourne la page. Et tu as parlé de tes autres publications ?

— Bien sûre, Christine ! J’avais apporté quelques exemplaires de mes autres publications et c’est le dernier livre Des lames et des lumières qui a attiré toute l’attention.

— On comprend, ça m’intrigue aussi, ces poésies inspirées du Tarot de Marseille.

— Tu as lu le livre ?

— Non, pas encore. Tu sais que je préfère les romans policiers. A propos, puisque nous dévions…Ce groupe de lecteurs attend encore d’autres auteurs ?

— J’allais le signaler, Christine. Oui, les auteurs qui désireraient présenter un de leurs livres peuvent se manifester auprès de la responsable, Madame Blanchart.

— Son adresse mail ?

— J’ai oublié de demander si cette adresse mail pouvait figurer sur le blog.

— Tu fais souvent les choses à moitié, Carine-Laure. On fait comment, à présent ?

— En attendant de recevoir l’autorisation de Madame Blanchart, je propose que les auteurs intéressés me contactent et je ferai suivre …

— Pfff, tu m’énerves certains jours, je t’assure. Du coup, je mets ce lien et pour ce qui est de tes projets, les lecteurs n’auront qu’à suivre ce lien :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/04/17/index.html

— A part ça, Carine-Laure ?

— Trois jours à Dunkerque, une belle découverte. De longues promenades entre le centre de Dunkerque et Malo-les-Bains. Du shopping car des boutiques, des boutiques et encore des boutiques. Beaucoup de choses à visiter, comme on peut voir sur ce site http://www.ot-dunkerque.fr/ et puis partons à l’aventure aussi..

— Oh toi, Jean Bart t’as bousculée, je le sens, je le sens…

— Ah, tu sais, les pirates, j’ai toujours aimé ça…

— Oui, tu es une véritable aventurière et si les lecteurs en doutent encore, qu’ils jettent un œil sur ton press book…

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

— Merci à tous mes lecteurs de Dunkerque et ….à bientôt !

Carine-Laure Desguin prépare en ce moment

— Des textes pour les revues auxquelles elle participe (Aura, Le Spantole, Les petits papiers de Chloé, Lichen)

— L'exposition des Artistes de Thudinie

— La validation de son prochain livre, Album number one, Cinéma magique (un A6, des textes destinés à être mis en musique)

— Des textes pour ses prochains partenariats

— Les lectures de textes pour le concours de Braives-Burdinne, concours pour lequel elle est membre du jury

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Edmée De Xhavée a lu Romance avec le passé de Laure Hadrien

9 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Edmée De Xhavée a lu Romance avec le passé de Laure Hadrien

Un nouvel auteur dans les riches écuries de Chloé des lys, Laure Hadrien. Qui nous offre ici un roman surprenant. Pourquoi surprenant ? Parce qu’il débute dans une mise en situation très romantique : vingt ans plus tard, Muriel a retrouvé la trace de Hugo, son amour de jeunesse qui avait inexplicablement disparu. Et on ouvre le livre sur les premières lignes amenant ces retrouvailles.

Sera-ce à l’eau de rose ? Tout sera-t-il un jardin de roses et fleurs variées ? La réalité qui suit leurs contacts par mail des derniers mois sera-t-elle supportable ? Se « retrouveront-ils » vraiment?

L’auteur donc nous amène à un point de départ romantique et simple. Mais comme on s’en doute… les personnages, vingt ans après, ont certes des bases et des souvenirs formant un bon socle pour leur retour sur la piste de danse, mais ils ont aussi vingt ans d’existence en plus et des illusions en moins (et sans doute, oui, des espoirs en plus !).

Il y a l’impression pour Muriel peut-être que quelqu’un d’autre – Lynda – a vécu la vie qui lui était destinée auprès d’Hugo. Lynda et Hugo ont partagé tout ce qui était en surface de leur vie aisée : les voyages, les enfants, une certaine oisiveté de riches. Mais l’intime… l’intime a manqué. Hugo est devenu un homme partagé entre le souvenir de cet amour si pur et si jeune d’un lointain autrefois avec Muriel, et les liens parfois surprenants qu’il garde avec Lynda.

Et Muriel est déconcertée par cet homme à la fois tendre et ombrageux, qui avance et qui recule, qui veut et qui ne veut pas trop, qui ne sait plus puis est certain, qui recompose sa vie et redessine son avenir.

128 pages bien agréables. 19,30 € bien investis…

Edmée De Xhavée a lu Romance avec le passé de Laure Hadrien

Edmée de Xhavée

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Christine Brunet a lu "Wasserfall" de Kristof

9 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Wasserfall" de Kristof

Je prends le bouquin, le feuillette intriguée : de prime abord, cet ouvrage est une juxtaposition de textes... Seulement ?

J'en parcours les premières lignes, joue avec cette image d'un jour à oublier, sourit aux premiers vers mordants : non, il ne s'agit pas d'une simple énumération d'idées... mais de réflexions sur les instants de la Vie, des arrêts sur image, potions de temps qu'on tente d'arrêter ou de retenir sans y parvenir.

Le temps passe, l'auteur sent la vieillesse à sa porte... son impuissance à l'ignorer.

La vie quotidienne vécue comme une prison, un moment dont on ne peut s'échapper... Récit pessimiste d'une société engluée dans ses travers commerciaux futiles dans lequel l'écrivain tente de se frayer un chemin.

Entre Pologne et Paris, entre quotidien et courts instants fantasmés, entre coups de gueule et trop brefs interludes de douceur, Kristof s'insurge contre son impuissance, l'immobilisme et l'égoïsme d'un genre humain en déclin. Le poète se cogne contre des murs invisibles, oppressants... Une prison dont il est l'une des pierres, mais une pierre qui ne voudrait plus faire partie de l'édifice.

J'ai lu ce recueil comme un journal, en suivant les humeurs d'un auteur à fleur de peau... Un voyage intérieur plus gris que noir mais parfois étonnamment illuminé d'étoiles filantes...

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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UN DUEL – extrait de NUAGEUX A COUVERT de Marcelle DUMONT

8 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

UN DUEL – extrait de NUAGEUX A COUVERT de Marcelle DUMONT

Cette fois Antonino en avait assez ! Il poussa brutalement la porte de la remise et donna un coup de pied dans une cage à poules vide.

Après le grand soleil du dehors, on y voyait à peine. Une âcre odeur de poussière et de vieilles choses prenait à la gorge. Le garçon passa la main dans ses boucles drues et écarquilla les yeux. Il aperçut enfin, appuyée au mur du fond, ce qu'il cherchait : une voiturette de glacier, ornée de bouts de miroirs et dont chaque flanc portait sur fond crème un paysage italien. Le décor lui faisant face représentait le Vésuve couronnant la baie de Naples, du moins pouvait-on présumer que l'artiste n'avait pas voulu évoquer autre chose.

Antonino s'approcha et resta en suspens, étourdi par une brusque bouffée d'enfance. Il lui suffisait de fermer les yeux pour revoir les autres panneaux. Né impasse du Fauconnet, en plein cœur des Marolles, dans le fumet victorieux des caricoles, il avait appris la géographie de l'Italie en interrogeant ce quadruple visage. Aussi à ses yeux le pays de ses pères tenait-il tout entier dans un panorama de Naples, les fontaines de Rome, le palais des doges et l'échelle de soie de Roméo suspendue au plus charmant balcon de Vérone. Ces naïves illustrations l'avaient gardé plus italien que les tomates frites et le chianti du dimanche.

Attendri, Antonino effleura d'une main frémissante le panache du Vésuve, la retira noire de suie et l'essuya au fond de son pantalon. Par petites secousses maladroites il fit pivoter la voiture. Lorsqu'elle fut dans la bonne position, face à la porte qui béait à quelques mètres, il lâcha les poignées pour se signer.

Si, après tant d'années d'abandon, la voiturette allait s'effriter avant de quitter son abri, son rêve tomberait de même en poussière. Mais elle se contenta de gémir, coquetterie bien légitime à la fin d'un si longue relégation. Cette plainte insolite attira la maman d'Antonino au seuil de la cuisine. Elle resta interdite un instant puis se détendit comme un ressort.

- Tonio, je t'avais défendu ! La voiturette de papa ! Ah ! Tête de mule !

​MARCELLE DUMONT

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Marie Klimis nous présente son roman "La maison"

7 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Marie Klimis nous présente son roman "La maison"

Biographie

Née en 1983 à Bruxelles d'un père grec et d'une mère belge, Marie Klimis a fait des études de commerce avant de se spécialiser dans la gestion culturelle. Elle vit actuellement en Angleterre où elle s'occupe de la programmation musique et arts de la scène d'un musée du sud de Londres. La Maison est son premier roman.

Résumé

Et si les murs pouvaient parler ?

Explorez une mystérieuse maison vivant au rythme des personnages hauts en couleurs qui la traversent. Une petite fille qui arrive à dos de mouton et décide de peindre les lattes du plancher. Un tableau qui pique des crises de colère à faire trembler les murs. Une étrange cuisinière qui ensorcelle les habitants d'un village campagnard. Conte surréaliste, tendre et joyeux, c'est une invitation au voyage pour tous ceux qui ont gardé une âme d'enfant.

Extrait

Elle est entrée dans nos vies un dimanche soir. Il avait plu sans discontinuer pendant plusieurs jours, mais au moment où elle fit son entrée dans le village, la pluie s’arrêta brutalement et un vent chaud au parfum de croissants balaya les rues presque désertes. Le jour tombait, et on vit se détacher sa silhouette sur un ciel rouge flamboyant, tel un souverain entrant en terrain conquis. Silhouette peu commune, il faut le reconnaître, car les habitants de Canon n’avaient pas l’habitude de voir une petite fille de six ans chevauchant un mouton et traversant les rues d’un air intrépide. Faisant peu de cas des regards surpris des quelques passants, elle avançait calmement, guidant sa monture en lui donnant de temps à autre des petites tapes sur le flanc.

Laissez-moi vous la présenter telle qu’elle m’est apparue ce jour-là. Aurore. Jamais prénom ne fut mieux porté que celui-là, petite boule de lumière et de chaleur qui s’est imposée dans nos vies. Toute petite, avec des cheveux bruns en bataille, des yeux vert pomme, et des tas de taches de rousseur sur le nez, elle portait une salopette jadis blanche, quatre fois trop grande pour elle, dont les poches étaient remplies d'une multitude d'objets saugrenus: bonbons, morceaux de charbon, bobines de fil, jeux de cartes, mais aussi une pipe, un os de poulet, un collier de perles, un serpent desséché ou une bible.

Elle se dirigea vers moi, ne prit pas la peine de frapper et poussa le battant de ma porte sans dire un mot. Sans égards pour l’atmosphère de désolation qui régnait dans les lieux, elle ignora l’enchevêtrement de branches qui traversaient les murs, le toit fendu, les restes de bougies allumées à terre et maculant de cire mon plancher éventré, et ignora la silhouette géante qui ronflait dans un coin sombre de la pièce, affalée sur une pile de bâches. Seuls semblaient l'intéresser les dizaines de pots de peinture de toutes tailles qui jonchaient le sol. Elle en prit un, se dirigea vers le grand mur du fond de la salle à manger, tira de sa poche un petit pinceau et se mit à l’ouvrage. Assise en tailleur sur le sol, elle commença à peindre le ciel et la terre. Puis elle y ajouta des arbres, des fleurs, des ruisseaux, des oiseaux, des arcs-en-ciel, des moutons, des maisons, des églises, des châteaux. Pratiquement immobile, la langue tirée sous l'effet de la concentration, elle s’attachait à colorier chaque centimètre carré de l’énorme mur. Elle était à ce point absorbée par sa tâche qu’elle n’entendit pas les craquements derrière elle ni le bruit de pas qui s’approchaient. Elle ne tourna la tête que lorsqu’une ombre de plus de deux mètres les recouvrit entièrement, elle et son œuvre.

​Marie-Klimis

ww​w.marieklimis.com

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Marie-Noëlle Fargier nous propose une poésie...

6 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Marie-Noëlle Fargier nous propose une poésie...

J'ai écrit ce texte il y a de très nombreuses années quand les hospices existaient encore. Je le sors, oublié, dans un fond de tiroir. Ce genre de "lieu de vie" n'existe plus aujourd'hui. Et pourtant, face au manque de moyen humain que subissent les hôpitaux, les maisons de retraite..., et malgré le courage des personnels, je me demande si les plus défavorisés n'auront pas à nouveau à connaître ce mauvais sort.



Caressée par le Soleil

Dans ma robe fleurie

Tu es là mon Amour

Nos mains unies de nos cœurs en éveil

Mathilde est là aussi

Baignée de Lumière

Elle court, elle rit

Tu es là mon Amour

Ton regard si doux

Me protégeant pour toujours...


Une porte claque sans fin

Laissant apparaître un colosse vêtu de blanc

M'éblouissant d'une lumière hargneuse

Pas un mot, pas un chant

Un gant rude et glacé

Laboure ma peau...ridée

Maintenant je sais...


Un coup de serviette

Ce doit être la toilette

Ou plutôt le lavage

Qui rime avec mon âge

Endimanchée d'une moitié de chemise blanche

Cachée par un peignoir

Surmonté d'un bavoir

Costume de mes jours noirs

Mais pour ces jeunes gens

Il faut gagner du temps !

Le poids de mes Ans

Est envoyé sur un chariot roulant

Je suis véhiculée

A une allure de possédée

Mais pour ces jeunes gens

Il faut gagner du temps !

Dans la salle à manger

Ou plutôt à avaler

Autour d'une table

Hommes, Femmes, tous semblables

Devant un bol de café, dit au lait

Débordant de pain trempé

Où flottent des yeux nauséeux

Mais pour ces jeunes gens

Il faut gagner du temps !

J'ouvre la bouche devant une cuillère

Bourrée de cette odeur singulière

Autour de moi

Mon reflet multiplié

A croire qu'on a tous fait le même choix

Mêmes habits, mêmes petits-déjeuners !

Cette photographie pourrait faire rire

Mais, j'ai tellement envie de pleurer

Mes larmes refusent de couler

Pour alléger mon cœur

Mon corps est de cire

Dans ce musée sans fenêtre

Puis-je me reconnaître ?


Mathilde vient me visiter

Avec un air accablé

Elle, qui riait, embrassait sa maman

Avec un cœur débordant de sentiments

Nos fous rires au petit-déjeuner

Quand barbouillée de miel et de confiture

Elle m'offrait un baiser

Défaisant ma coiffure

Cette odeur de café et de lavande

Qui embaumait nos amours gourmandes

L'eau fraîche de la Fontaine

Qui réveillait nos vies si pleines

J'avais si fière allure !


Je ferme les yeux

Pour retrouver mon rêve merveilleux

Ma robe fleurie, mes chaussures vernies

Aujourd'hui je porte des chaussettes

Plus besoin d'emplettes


Mais pour ces jeunes gens

Il faut gagner du temps !


Le Temps, le Temps..........

Dieu qui m'a donné tous ces ans

Est-ce une faveur

D'Exister sans chaleur ?


Prends ma main, mon Amour

Emmène-moi vers un autre Jour

Où je serai en VIE


Me protégeant pour TOUJOURS.....


MARIE-NOËLLE FARGIER

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Olivier Godfroid dans l'Avenir avec son roman "Un coin de mer entre deux tours"

5 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Olivier Godfroid dans l'Avenir avec son roman "Un coin de mer entre deux tours"
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