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Le blog Aloys

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Méandres, le nouveau recueil poétique de Salvatore Gucciardo

16 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Méandres, le nouveau recueil poétique de Salvatore Gucciardo

Méandres, le nouveau recueil poétique de Salvatore Gucciardo

Après avoir publié « Lyrisme cosmique » en 2011, le peintre et poète Salvatore Gucciardo publie aux Editions Chloé des Lys un nouveau livre poétique s’intitulant « Méandres. Ce dernier, comme le précédent, est illustré par l’auteur.

Le poète, après avoir donné sa vision cosmique et lyrique de la naissance de l’univers, nous revient avec une fresque qui illustre l’âme humaine dans sa nudité ambiguë et son inspiration lumineuse. C’est un plongeon vers la condition humaine face à l’épreuve des dédales de la vie.

L’âme s’était dénudée. Elle semblait seule et incomprise.

Emmêlée aux vrilles, elle survolait de ses ailes les terres brumeuses.

(…)

Écumes sulfureuses

Pulsions imprévisibles

L’homme

À l’affût

De son destin

(…)

On recherchait un grain de lumière qui puisse percer l’épaisseur des ténèbres.

.

(…)

Rêveries fougueuses

Frémissements intenses

La luminescence

Céleste

Enlumine l’antre intérieur

Le livre est préfacé par Joseph Bodson, président de l’Association des Ecrivains de Wallonie, poète et critique littéraire. L’ouvrage a été traduit en italien par Maria Teresa Epifani Furno, poétesse, essayiste et critique littéraire.

Méandres, recueil poétique de Salvatore Gucciardo

Editions Chloé des Lys, Belgique

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Christine Brunet a lu "Des bleus au cœur" de Micheline Boland

15 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Des bleus au cœur" de Micheline Boland

Ce recueil de nouvelles me poursuit : je l'ai lu voilà quelque temps, déjà, mais j'aime attendre avant de livrer mes impressions. Les idées tournent en boucles pour ne laisser, sur le papier, que l'essentiel des émotions qu'elles ont éveillées.

Mais ici, l'essentiel pourrait se résumer à une seule interjection : ouf ! Un ouf éberlué, un ouf pris de court, un ouf surpris.

J'aime me plonger dans les textes de Micheline Boland : ils vont au cœur de l'homme, ils taillent dans le vif, sans merci : le talent de cet auteur est de vous laisser subodorer avant de vous couper les jambes avec une chute... abrupte.

Ce recueil est l'un des meilleurs que j'ai eu le plaisir de lire. Micheline place la barre très haut d'autant que les travers de l'âme humaine ne semble plus avoir de secret pour l'auteur...

Un recueil sans doute moins noir que les précédents mais tout aussi incisif.

A découvrir !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Des bleus au cœur" de Micheline BolandChristine Brunet a lu "Des bleus au cœur" de Micheline Boland
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Christine Brunet a lu "Les états d'âme de la lune et du soleil" de Philippe Wolfenberg

14 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Les états d'âme de la lune et du soleil" de Philippe Wolfenberg

J'ai mis longtemps à me décider à ouvrir ce livre. Pour quelles raisons ? Le titre, peut-être, par trop étrange, ou la couverture blanche servant de support à une photo sépia, ancienne (?), celle d'un manoir ou d'un pavillon de chasse.

Mais quel rapport avec le titre ?

Le livre trône sur mon bureau depuis trop longtemps. Un extrait paraît dans le blog Aloys, surprenant, déstabilisant. Je me lance.

Dès les premières pages, le mystère est levé et on comprend le choix de l'auteur pour le titre et la photo (mais ne comptez pas sur moi pour vous donner les clés qui vous manquent... Faudra lire !)

Avant de parler de l'histoire des plus classique, sinon dans son traitement du moins dans son sujet, j'aimerais souligner le style suggestif de Philippe Wolfenberg. Le rythme est là, l'envie de lire et d'aller jusqu'au bout également.

Les personnages sont très présents. Tout tourne autour d'eux, de leur vie, de leurs choix, de leurs émotions, de leurs sensations. Un récit sensuel, facétieux, dans l'air du temps très "chic-lit" (mais avec le talent en plus...).

On pénètre au coeur d'une quête d'identité, quête du bonheur, quête de repères.

Un livre qui se lit vite et qui saura vous surprendre au moment où vous vous y attendez le moins !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Les états d'âme de la lune et du soleil" de Philippe WolfenbergChristine Brunet a lu "Les états d'âme de la lune et du soleil" de Philippe Wolfenberg
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Christine Brunet a lu "Naissance" d'Alexandra Coenraets

14 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Naissance" d'Alexandra Coenraets

Je lâche à peine le livre. Drôle de sensation. Ma gorge est serrée. Envie d'en parler sans trop savoir qu'en dire et, surtout, comment le dire.

Avant tout, sachez que je ne l'ai pas lu par une sorte d'envie tordue de savoir, un voyeurisme déplacé. Non... Je pense avoir cherché à comprendre l'auteur et surtout à comprendre cette dimension de l'écrit qui donne des mots à l’indicible, qui permet de transcender pour mieux affronter, pour mieux combattre et, peut-être, estomper les cauchemars de la vie.

Commençons par le plus simple, le style : pas de fioritures. Et heureusement parce que le texte est dur. Le ton est juste. On ne s'apitoie pas, pas ce que veut l'auteur, d'ailleurs.

Deux femmes, l'auteur qui se dévoile et nous entraîne en quelques flashes poignants dans les affres de l'inceste. Un personnage de fiction, Laurence, qui a subi le même traumatisme et se débat dans un tourbillon d'angoisses auquel elle cherche à échapper. Chutes, re-chutes, mais la volonté de survivre envers et contre tout.

Je suis sous la coupe de ce long texte, de ce pèlerinage vers une sorte de rédemption qui n'a pas lieu d'être parce que le pèlerin n'est pas le coupable mais la victime.

Le processus psychologique d'abord fragile s'enclenche. On espère même si rien ne peut être effacé. Chapeau au courage et à la volonté de l'auteur.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Naissance" d'Alexandra CoenraetsChristine Brunet a lu "Naissance" d'Alexandra Coenraets
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Scenario pour un feuilleton éternel … Edmée De Xhavée

12 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Scenario pour un feuilleton éternel … Edmée De Xhavée

Scenario pour un feuilleton éternel … Edmée De Xhavée

On ouvre le rideau sur le patriarche familial et son épouse, Melvin et Dolly. Jeunes mariés, ils avaient un discret commerce de fientes de poules et lapins qu’on leur achetait pour faire de l’engrais pour les potagers. Ce commerce est devenu un empire et aujourd’hui ils exportent des fientes dans le monde entier et vivent très confortablement dans leur célèbre Poop Ranch. Dolly fait des confitures maison légendaires et Melvin adore se promener sur son domaine avec ses chiens. Les deux fils, Norman et Elmer, ont repris la gestion de l’empire et vivent eux aussi au Poop Ranch avec leurs épouses (laquées et retouchées au point de ressembler à Michael Jackson coiffé d’une hutte miniature), Lorraine et Lupita, cette dernière méprisée par Lorraine pour ses origines mexicaines. Hortense, la sœur de Norman et Elmer fait aussi partie de la maisonnée et couche avec tous les domestiques et travailleurs mâles, ainsi que le facteur, le trieur de fientes, et son psy.

Alors que notre feuilleton commence, l’acteur qui incarne Melvin meurt sans avertissement pendant la séance de maquillage pour le second épisode. Il faut donc , dans une angoissante urgence, expliquer son absence et il est décidé qu’il a disparu comme un coquin, laissant sur la boite de corn-flakes une lettre à Dolly : je te prépare une surprise pour notre 50ème anniversaire de mariage.

Les coucheries et beuveries des enfants, et les confitures de Dolly, continuent ainsi paisiblement pendant trois épisodes, au cours desquels malgré tout Lorraine et Lupita se battent au couteau dans le hangar à fientes et Elmer, saoul, révèle qu’il n’a jamais désiré qu’une femme dans sa vie : sa mère Dolly. Hortense, dans une crise de mysticisme, se rend au couvent avec son baluchon et supplie qu’on lui donne sa chance. Elle devient Sister Tempérance et regarde ses boucles laquées aux mèches fauves tomber sur le sol avec des larmes de joies. Au cours des épisodes où on l’aperçoit sous le voile, on peut constater que son botox continue d’être injecté et même que ses lèvres commencent à ressembler à des plates-formes gonflables. Ses faux-cils restent épais et papillonnent gaiement même dans la scène où les meules du couvent ont pris feu et les nonnes courent en sueur avec des seaux d’eaux qu’elles puisent au puits abyssal du cloître.

Voici qu’on a trouvé un acteur prêt à remplacer notre patriarche, et c’est ainsi que Melvin arrive en taxi, frappe à la porte de la cuisine, et donne la surprise de sa vie à Dolly : il a fait de la chirurgie esthétique, et de la musculation, et des implants de cheveux. Un tatouage luit sur son biceps droit, ses dents étincelantes ont la régularité inquiétante de celles d’un râteau… Dolly reconnait encore, malgré tout, les lobes de ses oreilles qui n’ont pas changé et la pilosité de ses aisselles, et bientôt on les entend pousser des gémissements de femme en couches jaillir de leur chambre à coucher, tandis que la confiture de pêches attache au fond de la casserole.

Cette nouvelle situation rend Elmer fou de jalousie, et bientôt il complote l’assassinat de son père pour ne pas avoir de rival dans le lit de Dolly. Lupita, sa femme, se shoote à la cocaïne de désespoir, part avec sa voiture sport rose décorée d’oursons bleus et finit dans un précipice. On ne retrouve pas le corps, sans doute abimé dans les rochers et puis sujet de festin d’un lion de montagne. A-t-il digéré les implants mammaires, c’est un mystère complet. Le jour de la cérémonie funèbre, un jeune homme apparaît : Ronaldo, le fils secret que Lupita a eu à 12 ans d’un père dont on ne sait rien. Il a maintenant 40 ans, et Hortense, sortie du couvent pour la cérémonie, ne peut cacher son désir brûlant. Le cœur battant et le ventre en proie aux braises de la passion, elle enlève ses voiles monacaux, crêpe et laque ses bouts de cheveux comme elle le peut, se glisse dans la chambre de Lupita puisque désormais elle n’a plus besoin de riende terrestre, enfile une robe ouverte dans le dos jusqu’au décolleté inférieur, et, la lèvre humide et l’œil qui s’est remaquillé tout seul – les habituels faux-cils et l’ajout de paillettes et poudre scintillante - car la script n’a pas prévu cette scène, reprend sa vie de fille publique du Poop Ranch.

Elmer console Melvin, on ne sait de quoi puisqu’il voulait le tuer il y a deux épisodes, mais la script a mélangé des scènes et donc on va de l’avant. Melvin pourtant est inconsolable et Dolly soupçonne qu’il a fait toute cette transformation de Chippendale pour Lupita, avec qui certainement il entretenait une relation. Elle imagine que Ronaldo est peut-être même son fils aussi, conçu alors qu’il avait la quarantaine et livrait encore les fientes dans son vieux pick-up truck alors qu’elle les récoltait dans un panier d’osier. Elle commence peu à peu à boire, et au fil des épisodes les confitures sont de plus en plus arrosées de vodka, whisky, tequila, booze en tous genres.

Comme on pouvait l’imaginer, Lupita, quant à elle, n’est évidemment pas morte, et ne vit pas dans la caverne abandonnée d’un lion de montagne. Elle a été miraculeusement récupérée par Donald, un ramasseur de peyotl local, jeune et beau, athlétique et muni d’une denture sur laquelle le soleil envoie des rayons qui tintent. Ting ! Ting ! Désireuse de recommencer sa vie, elle lui dit avoir perdu la mémoire et ils entament une existence bucolique ensemble, dans une humble cabane face à une vue qui lui coupe le souffle. On ne sait trop comment au cours des épisodes suivants elle y gagne des extensions et un balayage parfait, et ses jambes sont parfaitement épilées bien que Honey et Donald n’aient qu’un vieux rasoir à rabot et pas de mousse Mennen.

Ce qu’elle ne sait pas pourtant – et c’est tant mieux car ça nous offre un rebondissement spectaculaire dans le feuilleton, et d’ailleurs soyons honnêtes, le scénariste n’en savait rien non plus avant-hier - , c’est qu’il vient de tâter de la gent féminine car il est gay, et Honey, celui qu’elle prend pour un copain d’enfance, est son amant. Il faudra quelques épisodes pour qu’elle le comprenne – longue vie au feuilleton ! -, et sur ces entrefaites elle sera dépendante du peyotl et courra dans les cactus toute nue en chantant God bless America a capella sur trois octaves.

Après une terrible dispute à coups de pierres avec Honey, qui perd un œil et les incisives dans l’aventure, elle décide de reprendre sa place au foyer – c’est plus tranquille - et y pénètre alors que l’on procède aux funérailles à la fois de Melvin (tué par Elmer mais on ne le saura que dans 15 épisodes) et de Dolly que son foie a lâchée le même jour. Occasion d’évoquer dans un seul sermon les confitures et fientes de poules, et quels bons parents ils furent. L’acteur interprétant Norman étant au lit avec une gastro presque assassine, on a pris son frère pour le remplacer le temps de deux épisodes. Bien que visiblement plus gros et doté d’une voix de canard, il ne dérange personne : show must go on ! Le retour de Lupita sème la consternation et l’horreur. Hortense ne peut plus se passer de Ronaldo, qui a dépensé tout l’héritage maternel qu’il va devoir rendre. Elmer, son mari, outre à avoir assassiné son père, est aussi devenu l’amant de sa tante, la sœur de Dolly. C’est mieux que rien et elle a la même coiffure qu’avait Dolly donc il y a un point commun en plus du lien familial.

Je vous sens accros. C’est normal. Ce feuilleton durera 50 ans. Je n’ai pas mentionné les petits-enfants de Melvin et Dolly. Mais ils en auront eux aussi. Crimes délicieux et adultères, disparitions et métamorphoses physiques se succèderont sans cesse. Personne ne comprendra rien, de toute façon. Les scénaristes et scripts se faisant renvoyer si elles ou ils ne veulent pas coucher avec les cameramen ou le hideux producteur de la série, il n’y aura jamais de suivi, ce dont personne ne se plaindra car comment oser dire qu’on ne comprend pas une telle ânerie? Les acteurs et actrices subiront toutes les retouches esthétiques pour pouvoir rester dans le coup, ou seront impitoyablement remplacés par d’autres qui reprendront leur rôle. Tous les acteurs mâles auront leur moment torride avec chacun des actrices. Certains personnages divorceront puis se remarieront et re-divorceront. On ne saura jamais de qui sont vraiment les enfants, ça va trop vite. Plusieurs fausses morts, fausses amnésies, disparitions pour pimenter. Jamais on n’aura peur de se dire ... c’est fini ! Un vrai régal, je vous dis !

Edmée de Xhavée

edmee.de.xhavee.over-blog.com

Scenario pour un feuilleton éternel … Edmée De XhavéeScenario pour un feuilleton éternel … Edmée De XhavéeScenario pour un feuilleton éternel … Edmée De Xhavée
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Un auteur : Carine-Laure Desguin

11 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #fiche auteur

 

 

Son blog : http://carinelauredesguin.over-blog.com/

Sa page facebook : https://www.facebook.com/carinelaure.desguin

La suivre sur twitter : https://twitter.com/CarineLaureDesg

 

Présentation: (présentation issue du site : de http://areaw.org/?p=3272, car je trouve que cela résume bien l’ensemble de son parcours et de ses projets)

« Née à Binche le 7 février 1963, Carine-Laure Desguin aime sourire aux étoiles et dire bonjour aux gens qu’elle croise.

Cette lauréate de plusieurs prix littéraires (nouvelles, slam, poésies) est l’auteure de plusieurs livres :

—« Rue Baraka », un roman initiatique (Ed Chloé des lys, 2010)

—« Les enfants du Grand Jardin », un conte surréaliste et par l’écriture et par le fond, pour adultes et adolescents (Ed Chloé des lys, 2012)

—« Spirales urbaines », un recueil d’une soixantaine de poésies (Ed Chloé des lys, 2013)

Carine-Laure Desguin participe à la revue trimestrielle « Les petits papiers de Chloé », et dans sa rubrique « A Charleroi, papiers de… », cette auteure très attachée à sa région, met chaque fois en évidence une facette originale de Charleroi.

Ses textes et poésies se lisent aussi dans la revue littéraire « Le Spantole » et cette passionnée de mots, entrée depuis peu dans le cercle des « Artistes de Thudinie », a également donné un cours de poésies (dans le cadre des activités des séniors de la ville de Charleroi).

Plusieurs de ses textes et poésies furent sélectionnés pour participer à des recueils collectifs.

En décembre 2011, son expo de textes à la salle La Braise (Charleroi) remporte un beau succès.

En octobre 2012, elle participe à la création du premier salon du livre de Charleroi qui prend dès lors ses quartiers chaque année, dans les très belles salles de la bibliothèque Marguerite Yourcenar de Marchienne-au-Pont.

En mars 2013, le texte « Dans les rues de Charleroi » devenu « Cabaret-Vert » est mis en musique par Ernest Hembersin et figure sur le CD « Cabaret-Vert » du groupe Ablaze. Le même texte avait été exposé pendant huit semaines sur les grandes fenêtres de la brasserie Les templiers (Passage de la Bourse) durant l’automne 2011. Car c’est bien là un des leitmotivs de cette audacieuse aventurière des mots, donner du mouvement aux textes…

Mai 2013, Carine-Laure Desguin participe à Art balade, parcours artistique à travers toute la ville de Charleroi, les commerçants exposent peintures et aquarelles. Carine-Laure Desguin expose trois de ses textes.

Entre deux activités, cette intrépide participe à l’émission actu-tv-google en interviewant des artistes, qu’ils soient issus de la sphère littéraire, théâtrale, ou autre.

Actuellement, Carine-Laure Desguin finalise les corrections de son roman policier, La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. Le roman sortira vers la fin 2014.

La version théâtrale de Rue Baraka est terminée et Carine-Laure Desguin est à la recherche d’un théâtre, d’une troupe…

Deux autres romans sont en chantier… »

 

Deux interviews écrites pour la connaître un peu mieux :

– http://www.bandbsa.be/contes/interview/desguin-interview.htm

– http://recreaction.over-blog.org/article-un-interview-dingue-dingue-ah-carine-laure-desguin-bien-sur-lorsqu-elle-s-y-met-115484096.html

 

Elle a publié trois ouvrages aux Éditions Chloé des Lys.

Spirales urbaines (2013)

Spirales urbaines, une soixantaine de poésies, et six mouvements qui se dessinent : Les oiseaux des villes, Transit, Les éclectiques libertés, Sans jamais se le dire, Les équinoxes flamboyantes, Les troubadours des sables. Dans chacun des mouvements, des textes primés. C’est souvent l’humain qui jaillit au milieu de ces textes et le style surréaliste s’affirme, au fur et à mesure que vous déroulerez ces spirales…

Rue Baraka (2010)

Tarek, un jeune homme un peu paumé dans la vie ...Un matin, il rencontre par hasard un vieux peintre...celui-ci, encore plein d'enthousiasme pour son âge, connaît le secret de la vie, le grand secret qui nous permettra de réaliser nos rêves ...Comment Tarek réagira-t-il? Ecoutera-t-il le secret ? Que fera-t-il de ce secret ?

" RUE BARAKA", c'est un livre qui nous rempli d'espoir, un livre qui nous offre la clé pour ouvrir les portes de notre destinée.

Les Enfants du grand jardin (2012)

Dans une écriture à la fois poétique et surréaliste, l’auteur de « Rue Baraka », nous entraîne sur les terres du Grand Jardin… Là, des enfants surnommés « les têtes à trous », des enfants venus de nulle part ni de personne sont initiés par Nicole et Marianne, à la vie et au bonheur…
Une écriture étonnante et chantante. Ça pourrait être de la peinture abstraite, mais avec une belle densité d’images et de couleurs.
Un certain temps pour se remettre les idées en place et les mots à l’endroit dans la tête reste à prévoir…

Ainsi que deux ouvrages collectifs :

Quand tout bascule (2011)

Le Printemps des poètes (2012)

 

Pour obtenir des chroniques sur certains de ses ouvrages :

– http://phildes.canalblog.com/archives/2011/09/07/21967621.html

– http://www.aloys.me/article-avis-de-lecteur-pour-rue-baraka-de-carine-laure-desguin-122898459.html

 

Le blog d'Eric Allard, Les belles phrases, http://lesbellesphrases.skynetblogs.be

Le blog d'Eric Allard, Les belles phrases, http://lesbellesphrases.skynetblogs.be

– http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2013/11/01/spirales-urbaines-de-carine-laure-desguin-7973933.html

 

C'est cet avis que je choisis pour illustrer au mieux le talent de Carine-Laure Desguin

Liberté de la poésie

Métissée et généreuse, musicale et colorée (musicolore, écrirait-elle),  la poésie de Carine-Laure Desguin utilise toutes les ressources du langage et du savoir (même si c’est pour s’en moquer) pour parler des humains et des lieux où ils vivent, notamment dans les « tissus des villes » qui renferment un « patchwork de rues et de ruelles », comme Charleroi, visité par Rimbaud, à qui elle consacre plusieurs poèmes.  

Elle emprunte aux éléments du cosmos pour décrire les autres, à la course des étoiles pour dessiner leur géométrie intérieure.

Même au sol, sans abri, exilés, oubliés de l’histoire officielle du capitalisme, ses personnages regardent vers le ciel où sont les astres, la lumière. L’aventure est là-haut, se dit l’homme barbu... d’un de ses plus beaux poèmes (Enroulé tout autour). Elle est tournée vers le haut, ce qui élève hommes et femmes, et non ce qui les rabaisse, les maintient à terre, prisonniers de leur condition...

Même si sa poésie décolle, en feux d’artifice d’images nombreuses, elle ne quitte pas le terrain narratif et le champ musical. Comme si les rimes et le récit lui permettaient ses envolées littéraires.

Elle aime à court-circuiter son propos, ne pas s’embarrasser de vocables inutiles, en ponctuant ses poèmes de néologismes, souvent des substantifs transformés en forme verbales conjuguées ou participes présents car la matière est énergie, le nom riche d’action. Exemples à l’envi : kayakaient, carabossait, kiosquant, horlogea, clochetta, wagonner, oreillant...

Ce sont ses jeux à t’aime avec la langue.

Accessoirement elle parle d’elle, jamais directement : il faut deviner les biographèmes  derrière certaines métaphores. Elle « cherche le chemin » (Les vérités se déshabillent), l’or du temps, dirait Breton, (ou du tendre) dans le creuset des images qui agissent comme une baguette magique, ou de sourcier, pour atteindre la source de son être. Elle devient alors, selon la célèbre formule de Nietzsche, ce qu’elle est. Quête, au fond, de tout poète véritable.

Carine-Laure a retenu la phrase de Lautréamont sur la rencontre fortuite (sur une table de dissection) d'une machine à coudre et d'un parapluie. Elle, développe la rencontre de la nacelle et du cerf volant ou celle de la tige et de l’ascenseur, fable dans laquelle on comprend que le béton l’inspire autant que la flore, que les spirales urbaines sont le reflet deshélices végétales.

Plusieurs textes résistent, et c’est salutaire en manière de poésie, aux tentatives d’en percer le mystère. Parce que peut-être ils touchent à ce qui motive son écriture, son existence. Ainsi ceux mettant en scène ce tampon indocile, ce guerrier des aiguilles conduisant, à travers un parcours solaire, aux éclectiques libertés.

Le recueil est fait de six sections d’une dizaine de poèmes chacun : Les oiseaux des villes – Transit – Les éclectiques libertés – Sans jamais se le dire – Les équinoxes flamboyantes – Grand les fenêtres

C’est le livre d’une guerrière du quotidien qui a pris ses quartiers sur les hauteurs d’une ville d’où elle lance ses flèches verbales en direction des assiégeants, des ennemis de tous bords, et distribue aux assiégés ses ballons d’oxygène en forme de respiration poétique. De mots chlorophyllés.

Le sujet est libre et ces vers sont là

Ils appellent il résonnent et raisonnent encore

Appellent au secours pour que ces gens-là

Respirent la vie pour chasser la mort

 (Les oubliés, C.-L. Desguin)

Éric Allard

 

Article signé...

Chloé ROUSSEAU

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Dans le Bibliothécaire : LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES d'Emmanuel TAVERVIER

10 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Dans le Bibliothécaire : LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES d'Emmanuel TAVERVIER

LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES / Emmanuel TAVERVIER.- Barry : Chloé des Lys, 2012.- 205 p. ; 21 cm.- Isbn : 978-2-87459-712-1.- 20.70 €.-

Qui suis-je ? Je suis né en décembre 1962 à Paris. Ma vie d’adulte a commencée après mon baccalauréat, lorsque je suis parti faire un premier « tour dans le monde » en « bateau stop ». En voilier. La découverte du Pacifique et de la vie d’adulte en totale liberté a été une révélation. Après avoir travaillé un temps aux Etats-Unis, je me suis acheté mon voilier et suis retourné passer une petite dizaine d’années sous les tropiques, surtout dans le Pacifique. Sur le bateau, musique et lecture étaient de rigueur. Rentré en France à 33 ans, je me suis mis à travailler. Nous avons fait trois enfants, retapé deux maisons, et je continue à faire de la musique (guitare et chansons (un CD autoproduit en 1999) et chorale (classique)), à lire et à écrire.

J’ai publié un premier roman aux Editions du petit Véhicule, puis celui-ci chez Chloé des Lys. Je travaille actuellement à un troisième opus. Les enfants grandissent, je vieillis, tout va bien !

L’ouvrage : Je dirais que c’est l’histoire d’un jeune adulte qui réalise, la trentaine venue, qu’il n’a jamais vraiment pris sa vie en main jusque-là. Il a failli le faire, mais au prétexte d’attendre de (re) trouver la femme idéale – dont il a eu un avant-goût – il s’est laissé balloter par les événements et par les femmes : sa mère, sa – possible – future femme, une femme enfant, des ex… Il s’en rend compte alors qu’il voulait profiter d’une pause dans sa vie de couple pour mettre à jour son carnet d’adresse. Rattrapé par son passé, il est en train de réaliser tout cela. Et ça va changer ! Ce n’est certes pas le roman du siècle. En ce qui me concerne, quand je referme un bou- quin, s’il me reste quelques images, quelques mots nouveaux ou expression, je me dis que je n’ai pas perdu mon temps. Surtout si le livre m’a distrait. C’est ma seule ambition. Distrayant, je pense très peu humblement qu’il l’est. Quant aux mots ou expression qui sont dedans, il m’arrive parfois d’y repenser et de sourire moi-même. C’est vous dire. Non mais, pour qui il se prend ce gars ? Ça va les chevilles ?

Le BIBLIOTHECAIRE

ASSOCIATION DES BIBLIOTHÉCAIRES BELGES D'EXPRESSION FRANCAISE association sans but lucratif

Revue libre publiée sans aucune subvention.
Courriel : dagneau.michel@skynet.be
Editeur : M. DAGNEAU B - 1470 GENAPPE
Vente au numéro
: Belgique : 14,00 € Étranger : 17,00 €

Dans le Bibliothécaire : LA GÉNÉTIQUE EXPLIQUÉE AUX DROSOPHILES d'Emmanuel TAVERVIER
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Un auteur : Philippe Desterbecq

9 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #fiche auteur

Un auteur : Philippe Desterbecq

Philippe Desterbecq en quelques clics...

 

  • philippedester.canalblog.com
  • http://phildes.canalblog.com/
  • https://fr-fr.facebook.com/philippe.desterbecq

www.aloys.me/article-esterbecq-56525186.html http://www.bandbsa.be/contes/jailu/etoilemagique-jailu.htm

 

Qui a parlé de l'Etoile magique de Philippe Desterbecq ? Beaucoup de sites !

  • http://www.aloys.me/article-christine-brunet-a-lu-l-etoile-magique-de-philippe-desterbecq-75363700.html
  • www.babelio.com/livres/Desterbecq-Letoile-magique/275182 artic.ac-besancon.fr › Home › Rencontres avec des écrivains
  • limaginaria.wordpress.com/.../letoile-magique-de-philippe-desterbecq/ 
  • Le blog de Argali : argali.eklablog.fr/l-etoile-magique-philippe-desterbecq-a4259513
  • Les lectures de Mélusine : la-book-melusine.over-blog.com/article-l-etoile-magique-de-philippe-de...
  • recreaction.over-blog.org/article-philippe-desterbecq-louis-delville-deux...
  • L'étoile magique de Philippe... http://actu-tv-web.over-blog.com/categorie-12397778.html

 

Un article de présentation… J’ai choisi l’interview donné pour le blog actu TV à l’issue du tournage de l’émission… Pourquoi ? Parce qu’il résume parfaitement la personnalité de l’auteur ! Actu TV : https://www.youtube.com/watch?v=ZHFlO-kWwbU Les livres pour enfants avec Nathalie Marcon

 

> Ce que je fais dans la vie ?

Je suis instituteur depuis 1983, ce qui est indéniablement un atout quand on veut écrire pour les enfants.

> Mes écrits ?

J’ai écrit « L’étoile magique », le roman publié chez CDL il y a une petite vingtaine d’années. N’ayant obtenu que des refus de la part des éditeurs, j’ai tout abandonné jusqu’au début des années 2000 où j’ai commencé à écrire des nouvelles pour des concours.

En 2008, j’ai rassemblé quelques-unes de ces nouvelles dans un recueil qui a été accepté par les éditions Elzévir à Paris.

En 2010, j’ai récupéré mon « étoile magique » et je l’ai confiée à CDL qui a accepté de l’éditer.

> Une image qui représente un lieu que j’aime.

Je me sens bien quand je suis dans la nature, loin du bruit de la ville, de la pollution, des cris des enfants. La nature est un lieu de ressourcement dans lequel je plonge le plus souvent possible.

> Une anecdote liée à mon métier ?

Je ne vois rien de particulier. Le sourire d’un enfant peut illuminer ma journée, un merci sincère d’un enfant me fait fondre, le mécontentement de certains parents me laisse totalement indifférent.

Lors de la sortie de mon recueil de nouvelles, des journalistes de TéléMB sont venus en classe. Les enfants étaient aussi impressionnés que moi. Je garderai longtemps ce souvenir en moi.

> Des impressions liées au tournage d’Actu-TV ?

La peur ! Quand Bob m’a téléphoné pour me demander s’il pouvait venir m’interviewer chez moi, j’ai de suite paniqué. La vue d’une caméra me fait fuir.

Bob sait mettre les gens à l’aise. Tout s’est bien passé même si j’ai l’air vraiment coincé sur la vidéo.

Nathalie Marcon, invitée chez moi, était beaucoup plus à l’aise.

> D’autres passions ?

Les voyages et la photo.

Je voyage le plus souvent possible (je n’ai pas encore quitté l’Europe) et emporte partout mon APN. Depuis le numérique, je multiplie les photographies. Paysages et fleurs sont mes sujets de prédilection. Je fais du scrapbooking, ce qui est rare pour un homme, parait-il.

 

D’autres avis ???? Voici d’autres liens à découvrir !

  • http://nadinegroenecke-auteur.over-blog.com/article-j-ai-lu-l-etoile-magique-de-philippe-des-99738180.html
  • www.libfly.com/philippe-desterbecq-auteur-1794474.html
  • www.livraddict.com/biblio/author.php?id=14042
  • http://journalpetitbelge.blogspot.fr/2009/10/la-belgique-de-philippe-desterbecq.html

 

http://paikanne.skynetblogs.be/

http://paikanne.skynetblogs.be/

Lors de la sortie du livre, un blog a chroniqué « L’Etoile magique » LE MONDE DE PAIKANNE… http://paikanne.skynetblogs.be/archive/2012/07/22/l-etoile-magique-philippe-desterbecq.html

C'est avec cet avis que je vais clore cette fiche...

De tout... un peu... : des réflexions, des coups de gueule, des livres, des films, des textes...

 

L'étoile magique, Philippe Desterbecq

 

Présentation. Pierrot, 10 ans, est passionné d’astronomie. Pour son anniversaire, son père lui offre le cadeau qu’il attend depuis toujours : des lunettes astronomiques.

Aussitôt, il se met à observer le ciel. Tout à coup, il aperçoit une étoile filante. Ce phénomène permet de réaliser un vœu, paraît-il, mais Pierrot n’y croit pas. Peut-être a-t-il tort…

En observant bien le ciel, il y découvre une étoile qu’il ne connait pas, lui pour qui la galaxie n’a aucun secret. Il trouve cette étoile bien étrange avec ses sept branches. Il ne le sait pas encore mais ses observations vont le conduire dans une aventure dont il éprouvera bien des difficultés à sortir…

Mon avis. Voici un récit que j’ai depuis quelques mois déjà, dédicacé par Philippe, un enseignant qui travaille dans la même école que moi, de l’autre côté de la (grande) cour. Je profite des vacances pour varier les genres et j’ai lu ce conte avant-hier.

Car il s’agit bien d’un conte qui peut ravir petits et grands.

Pierrot aime les étoile et prend plaisir à observer le ciel ; il reçoit pour son anniversaire des lunettes astronomiques : il est ravi. Hop, passe une étoile filante, c’est l’instant de faire un vœu ; bah, à quoi ça sert ? Il découvre également une curieuse étoile, non répertoriée, qui semble se modifier au fil des jours…

À l’école, le jeune garçon à fort à faire avec le corps enseignant car les bêtises, il connaît et les punitions aussi. Commencent alors à se produire des événements vraiment étranges qui vont bouleverser cette petite communauté et ce qui semblait très drôle au début finit par changer de tonalité…

Cette histoire se lit très vite et apporte son lot de réflexion, d’humour et d’émotion : une agréable et tendre découverte.

Une remarque : ne lisez surtout pas la 4e de couverture car le prénom du héros n'est pas le bon et les dernières lignes racontent la fin de l’histoire. Admirez plutôt la 1ère de couverture, superbe, œuvre du fils de Philippe.

 

Un autre avis à découvrir ? La bibliothèque de Quichottine : http://quichottine.fr/2011/07/philippe-desterbecq-textes-et-nouvelles-de-moi-80388554.html

 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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L'invité d'Aloys ? Awa Ba avec un livre sur la polygamie

8 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #l'invité d'Aloys

L'invité d'Aloys ? Awa Ba avec un livre sur la polygamie

J'ai rencontré cet auteur à Massy lors d'une séance de dédicaces. de fil en aiguille, nous avons échangé au sujet de l'écriture. Une rencontre que j'ai voulu vous faire partager.

Qui êtes-vous ? Awa Ba née à Dakar, Sénégal, dernière d’une fratrie de 8 enfants; j’ai grandi dans une famille polygame.

Je suis arrivée en France en 1992 pour rejoindre mon mari. Je suis mère de 3 enfants.

Je suis auxiliaire de puériculture en milieu hospitalier et j’entame actuellement des études sur la diététique.

Pourquoi vous exprimer via l'écriture ?

Pour moi, l’écriture est un moyen de s’exprimer, d’informer,et d’échange sans voix.

Ce qui m’a poussé à écrire cet ouvrage ? C’est la mort de ma sœur après un mariage polygame qu’elle n’a jamais pu supporter jusqu’à en mourir. J’ai voulu briser ce silence et de démontrer le cortège de souffrances que englobe cette union.

Que représente l'écriture pour vous ?

Pour moi la définition de l’écriture est simple : c’est une représentation graphique ou visuelle d’une langue au moyen d’un signe inscrits ou dessinés sur un support et qui permet l’échange d’information sans utiliser la voix.

Pourquoi avoir écrit un livre ?

Il s’agit de démontrer le cortège de souffrances, psychologiques et physiques qu’engendre la polygamie.

La femme est alors considérée comme un sous être, du bétail à qui l’on ne demande que d'être toujours prête à coucher et à accoucher.

Le témoignage de certaines femmes montrent également que cette union, barbare et archaïque, se traduit par des mariages forcés accompagnés de scènes de violence.

Mon ouvrage est à la fois une biographie mais également un recueil de témoignages.

Vous abordez un sujet difficile, souvent tabou : n'a-t-il pas été compliqué de l'écrire et de livrer votre expérience au public ?

Pas toujours facile de se livrer et surtout de parler de la polygamie qui est un sujet évidemment tabou et ancré dans les moeurs mais peu importe ! J’ai voulu briser ce silence qui engendre souffrance jusqu’à la mort.

Merci pour ce court interview !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

7 Juillet 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

Comme toujours (ou presque) avec Patrick Beaucamps, une couverture bleue uniforme, austère... Je ne sais pas pourquoi je pensais à des textes poétiques ? Peut-être parce qu'il en écrit aussi... Sûrement.

Faux... Ce sont des nouvelles. Cinq en tout pour 90 pages. Brasero est le titre de la dernière.

De drôles de nouvelles... On en ressort mi-figue mi-raisin comme si quelque chose avait mal tourné en cours de route. Mais quoi ?

Je tourne et retourne cette idée dans ma tête... Je cherche le mot approprié... Brasero, brasier, un peu comme si à un moment, les personnages marchaient sur la tête. Décalés, voilà déjà un bon terme. Quant aux situations... gênantes, voilà, j'y suis ! C'est ce qui cloche. Des têtes à têtes bizarres, des réactions hors normes, ou plutôt, inappropriées pour un fait donné. Mais qu'arrive-t-il aux personnages qui, - et c'est sans doute le plus curieux-, sont normaux ! Vous, moi (euh, non, pas moi, hum), les voisins, les autres, quoi.

Manipulés, manipulables, on est dans la dualité en permanence, la fiction, les étincelles dans des situations qu'on a tous plus ou moins vécu...

Patrick Beaucamps a la plume facile, très imagée. Beaucoup de dialogues, on est dans le bruit constant, on dira même les hurlements.

Un univers intrigant qui peut laisser un drôle de goût dans la bouche. Je suis curieuse de découvrir les autres livres de cet auteur !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick BeaucampsChristine Brunet a lu "Brasero" de Patrick BeaucampsChristine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps

Qui est Patrick Beaucamps ?

Quelques liens :

  • http://www.bandbsa.be/contes/interview/beaucamps-interview.htm
  • http://www.aloys.me/article-avis-de-lecteur-pour-le-recueil-poetique-de-patrick-beaucamps-tant-d-eau-sous-le-pont-120009217.html

 

Ses ouvrages :

200 ASA 2005

Extrait de « 200 ASA » :

 

Mon plus lointain souvenir de ce chêne remonte à l’époque de mes neuf ans. J’avais le dos en appui contre son tronc et mon père tentait de m’expliquer les raisons de leur choix. Le divorce n’est pas une chose facile à faire comprendre à un gamin mais il ne s’en est pas trop mal tiré.

Calmement, il m’a annoncé que ma mère ne pouvait pas m’emmener. Elle partait vivre avec un autre type qui ne supportait pas les gosses mais qui ne rechignait jamais à sortir son carnet de chèques pour une robe en soie ou un week-end à l’étranger. 

Il n’a pas sali l’âme de ma mère, il m’a juste instruit sur le fait que la vie me réserverait bien d’autres surprises et qu’il fallait que je m’y prépare pour ne pas tomber le cul par terre le jour J. 

 

Le bruit du silence (2007) Poésies

Extrait de « Le bruit du silence » :

 

Lumières tamisées,

Voile sur les globes oculaires.

 

Accoudé sur le zinc,

Un ange vagabond,

L’âme en quête de liberté.

 

Perles lacrymales sur le parquet,

Notes de musiques concrétisées.

 

Mégots consumés,

Verres asséchés,

Mort dans les entrailles.

 

Veiller,

Veiller dans la mezzanine de 

l’inconscience,

Par une éclipse des sens.

 

Tant d'eau sous le pont (2013) 

Extrait de « Tant d’eau sous le pont » :

 

Un havre

 

Les étudiants envahissent les quais.

Leurs parents les attendent.

Impatients,

les moteurs restent allumés.

 

Moi aussi,…

 

Je voulais juste quatre murs et un toit.

Poser mon sac dans un endroit chauffé.

Caresser mon chat dans la cour et puis

rentrer me relaxer en attendant le dîner.

 

La lune orne les cimes.

Mon fils repousse les rideaux et

m’accueille de son sourire.

 

Tout paraît calme chez moi.

 

Je finis ma cigarette en comptant les saisons.

L’air est doux et je me sens bien aimé.

 

 

Brasero (2014)

 

C'est d'ailleurs cet avis que je choisis pour vous faire découvrir son univers 

 

Un bel avis de lecteur... Publié le par christine brunet /aloys

 

Bonjour,
  
 Membre du club de lecture de la Bibliothèque Jean de la Fontaine d’Ath (chargé en 2012 de désigner le lauréat de son concours de poésie), je n’ai pu – alors en voyage à l’étranger – assister à la soirée de proclamation des résultats ni surtout à la lecture par Patrick Beaucamps d’un choix de ses œuvres.
  
Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir trouvé et lu son recueil Tant d’eau sous le pont que vous avez publié cette année, et de vous dire combien il m’a touché.
  
Je n’ai pu m’empêcher d’en rédiger un petit avis critique (ci-joint) : s’il vous semble de quelque intérêt, je vous autorise bien volontiers à la reproduire sur votre site, blog… et/ou à l’adresser à l’intéressé. avec mes remerciements pour ce bon moment de lecture.
  
  
Tant de mots sous pression, tant d’émoi dans le ton.
 
Tant d’eau sous le pont, forcément ça ne passe pas sans remous : avec Patrick Beaucamps, ça trace où ça casse.
Verlaine, le grand ancien, ne pourrait dire plus justement, à la lecture de ce recueil : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » Car si « la vie est là », « simple et tranquille », elle ne l’est sans doute pas. Patrick Beaucamps ne dit rien d’autre (p 49) : Tout paraît calme chez moi.
Le plus petit détail, souvent, enclenche la machine à remonter le temps et vient ajouter une nouvelle nuance au tableau pointilliste d’un parcours personnel éprouvant, suscitant chez tout lecteur une empathie immédiate. Pour peu qu’il ait, lui aussi, cette capacité de s’habituer à tout sans pour autant y être étranger (p 73).
Ne suffit-il pas pour cela de prendre (p 37) du temps pour ne rien faire, sinon solder les comptes du passé pour jouir d’un présent où l’on puisse enfin dire (p 49) : L’air est doux et je me sens bien aimé.
Reste la grande question du poète (p 55) : A quoi peut bien ressembler la vie d’un homme qui n’écrit pas de poésie ? A la même plénitude peut-être, s’il vit de poésie.
Vecteur privilégié de l’être, la lecture en transmet les vibrations avec plus ou moins d’intensité selon l’œuvre. Ici, certes, elle se joue des genres, à la fois
poèmes – la réalité s’y prend aux mots en vers et contre toute banalisation prosaïque ‑,
nouvelles – un courant narratif les alimente comme un art consommé de la chute ‑,
roman même (autofriction ?) – les personnages y sont construits progressivement, dans une organisation architecturale.
Aucun doute, par contre, sur la force qui se dégage de l’ensemble : lire Beaucamps, c’est vibrer beaucoup !
 
Christian GONIEAU
Christine Brunet a lu "Brasero" de Patrick Beaucamps
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