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Le blog Aloys

Articles récents

Christine Brunet a lu "Les Louves" de Silvana Minchella

5 Mars 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Les louves

 

 

Drôle de titre, non ? Le synopsis en quatrième de couverture nous propose un texte féministe... "Les Louves, quatre femmes fortes, belles, fières... qui vivent debout, dansent pour ne pas tomber, rient pour ne pas hurler, embrassent la Vie sur la bouche. Quatre femmes que vous n'oublierez pas."

 

Pari tenu ? Au moins pour deux d'entre elles qui m'ont interpellée par un destin plus proche de moi.

L'univers de Gina m'est familier, les attitudes de ses proches, les mots, les regards, l'atmosphère. Une nouvelle longue qui ravit, au sens strict du terme, vous transporte un peu avant la 2e guerre mondiale dans un village du sud de l'Italie, dans une famille avec ses secrets, ses esprits obtus, et son héroïne différente qui aborde la vie avec une modernité décalée. Tout y est : odeurs, violence, convenance, couleurs... Un retour dans le passé prenant.

La seconde nouvelle est étrange, nous propose de découvrir un esprit décortiqué en butte à ses démons... Etrange de contempler Leguerrier, Lagoulue, Lavégétarienne, Lamanipulatrice, Laparesse se disputer la suprématie dans l'esprit de Lucia.

Troisième histoire courte... histoire de jalousie, histoire amère, très poétique... Un envol de confetti, un envol de couleurs et de tristesse.

Dernière nouvelle... Un voeu qui se réalise, un personnage qui s'émancipe de son univers quotidien de mère au foyer et propose un nouvel avenir à son entourage en se reconstruisant.

 

Voilà un livre qui se lit sans effort et nous propose un voyage au coeur de la femme, un propos de femme pour réveiller les femmes, mais pas seulement ! Des textes qui invitent le lecteur à une réflexion, une introspection. Un électrochoc pour certains, à n'en pas douter!

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

E16

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Histoire de mains, une nouvelle de Louis Delville

4 Mars 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

Petites et grandes histoires

 

 

HISTOIRE DE MAINS

 

 

Ah, ses mains !

 

Il se tenait bien droit face au public. De temps en temps, il tournait la tête vers moi et levait une main, puis l'autre, les faisant admirer, parfaitement soignées, sans un bijou, sans une tache, sans une seule trace de veine bleue, rien… Des mains parfaites, dignes d'une photo publicitaire.

 

Dès qu'il faisait ce geste, je fermais les yeux et je me contentais d'écouter. On aurait dit un tragédien dans une pièce de Racine ou de Corneille. Les mots coulaient comme un long fleuve pas tranquille…

 

"Elle et moi, moi et elle. Elle qui aimait mes mains et prenait du plaisir à les tenir, à les étreindre, à les embrasser. Elle qui était folle de moi… Jamais, je n'avais pensé que notre histoire allait se terminer ainsi…"

 

Il continue son monologue : "Ces mains qui ont caressé ses cheveux, ces mains qu'elle voulait sur son corps. Ces mains qui… Ces mains que…"

 

Il s'enflamme puis se tait brusquement, s'assied sur sa chaise comme anéanti, les mains ouvertes sur les genoux.

 

Ah, comme je le hais quand il se tait ! Parle, mais parle donc ! Dis-nous tout, raconte-nous…

 

Il reste silencieux, lève doucement son regard vers moi. Il n'y a plus que lui et moi, moi et lui.

 

Moi, le frère de Véronique. Lui, le salaud qui l'a étranglée.

 

Et le jury quitte le tribunal pour aller délibérer…

 

 

Louis Delville

http://louis-quenpensez-vous.blogspot.be/

delvilletete

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Adoption, un poème de Françoise CASTERA

3 Mars 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

contrastes

adoption

 

 

 

Ce bel enfant que tu nous fis dans ton pays

Il traîne à nous venir il traîne en Haïti

Nous étions en attente que le vent souffle ou vente

Une famille sans toi une famille absente

Et nous guettions à deux sans pleurer mais sans rire

Une trace invisible annonçant ton sourire

Mais la route était lente et parsemée d’embûches

Ton petit cœur soupire et le nôtre trébuche

Ton petit cœur s’essouffle le nôtre désespère

Vas-tu trouver bientôt et ta mère et ton père

Vas-tu dire maman vas-tu dire papa

À ces deux inconnus ne rêvant que de toi

 

Ah que de souvenirs que d’amour et de foi

Quelle magie l’enfance et quel amour en toi

 

Aujourd’hui c’est fini et de notre famille

Il reste cependant trois êtres encore aimants

Ton père fut un roseau qui jamais ne se plie

Sa force et sa faiblesse nous garderont vivants

La trace de tes pas exprime sa chaleur

Son empreinte est en toi je retrouve sa voix

Je reconnais un mot je ressens une odeur

Si c’est toi face à moi c’est lui que je perçois

Tu as été ma force tu as été ma vie

Je veux rester maman et aussi ton amie

 

Françoise CASTERA

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L'annonciade, de Didier Fond, portraits

2 Mars 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

L'annonciade

 

Portrait des commerçants du quartier

 

Les pâtissiers

 

La pâtissière avait une cinquantaine d’années et c’était une femme avenante, arborant un généreux tour de taille et une poitrine tout aussi généreuse qui faisait loucher bon nombre de messieurs du quartier. Le pâtissier ne connaissait pas sa chance ; il faisait partie de ces bienheureux artisans qui avaient autre chose à pétrir que leur pâte à gâteaux. Sainte Marie mère de Dieu, il y avait là de quoi remplir la main d’un honnête homme !

 

Le couple Galibert ne passait pas inaperçu. Ils étaient l’un et l’autre l’objet de certaines plaisanteries qui, si elles leur étaient revenues aux oreilles, ne les auraient guère réjouis. Personne ne s’était cependant avisé d’aller les leur répéter, pas même Emeline Lemaire, parce que tout le monde les aimait bien et qu’on ne voulait pas leur faire de peine. C’était des gens sympathiques, honnêtes, travailleurs. Bon, les gâteaux n’étaient pas toujours réussis, c’était vrai ; il fallait par exemple éviter les mille-feuilles, c’était visiblement le point faible de Monsieur Galibert. Les éclairs au chocolat ou à la vanille avaient tendance à manquer de chocolat ou de vanille ; mais les tartes aux fruits étaient succulentes. Là, le pâtissier donnait toute sa mesure, tout son talent, tout son génie. Comment pouvait-on rater systématiquement les mille-feuilles et réussir cette pâte brisée qui vous fondait dans la bouche et vous donnait un avant-goût du paradis ? Mieux valait ne pas chercher à comprendre.

 

Aux impressionnantes rondeurs de sa femme, de petite taille, mais entièrement bâtie en courbes souples et voluptueuses, Julien Galibert opposait une maigreur osseuse de fil de fer, une stature qui frôlait le gigantesque, (« il est long comme un jour sans pain » disait de lui les dames du quartier, obligées de rejeter la tête en arrière pour lui parler) et des épaules si ridiculement étroites que vous vous demandiez par quel miracle cet homme n’avait pas encore été balayé par les bourrasques du vent du Nord et aplati, tel une crêpe, contre un immeuble. Comment ce couple, à la limite du burlesque, s’y était-il pris pour fabriquer trois enfants ? Autre mystère. L’imagination pourtant débordante des gens des Pentes n’avait pas réussi à aller au-delà de certaines limites.

 

 

Cette hilarante dissemblance leur avait valu le sobriquet de « Mardi-Gras et Vendredi Saint », surnom trouvé par le mari de la laitière, qui ne ratait jamais une occasion d’épingler le ridicule de ses concitoyens. On avait estimé que c’était très méchant, mais très juste, et tout le quartier en avait ri sous cape pendant une semaine. Et puis, le comique s’était estompé ; mais le surnom était resté.

 

Didier Fond

fonddetiroir.hautetfort.com

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En mars ???? Quoi de neuf ? Ailleurs et sur notre blog ?

1 Mars 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

 desguin

— Salut Carine-Laure ! C’est bien à la biblio de Marchienne-au-Pont, cette fameuse expo ? Dans une des salles dites Espace du Bourgeon, c’est ça ? Des textes que tu as écrits ? J’ai vu défiler des affiches sur fb et puis tout s’embrouille dans mon esprit, les lieux, les dates…

Bob Boutique a l’air comme ça un peu fou mais il aime que les choses soient claires, et il me bombarde de questions ! Vous comprenez, c’est pour actu-mag, ou actutv, ou un des blogs de maison d’édition, Chloé des lys…Les infos se diffusent de blogs en blogs et d’aventures en aventures !

— Des textes écrits en m’inspirant des photos de Dominique Prime, des photos de sable et de lumière, de vagues et d’océan ! je lui réponds comme ça, le regard absent, juste pour l’agacer.

  (http://lallatitrit.overblog.com/)

 

— Une belle collaboration, ça t’a demandé du temps mais puisque tu aimes ça ma belle, bouger et te décarcasser. Comme je te connais tu as encore écrit des trucs déjantés ? Avec un coquillage tu as fait tout un…bateau ?

— Oh que oui, tu as raison, Bob… Et n’oublions pas Sandra Dulier, (sandradulier.blogspot.com), qui elle aussi a écrit des textes ! Et ce n’est pas tout !

— Non ?

Bob prend cette mine faussement perplexe. Hum, hum…

— Toutes les trois, nous avons la chance d’avoir reçu la participation très active de l’Académie de Musique et des Arts de la Parole de Marchienne-au-Pont !

Et ça, ce sera la belle surprise de la soirée, je n’en dis pas plus !


— Bravo Carine-Laure ! Tu peux nous donner quelques détails, adresse exacte pour nos gps, les heures d’ouverture de l’expo….

— Avec un immense plaisir, je dis tout, tout, tout !



Où ?



A la bibiothèque Marguerite Yourcenar !

Place Albert 1er, 38 (juste à côté de l’hôtel de ville/ parking accessible et gratuit)

6030 Marchienne-au-Pont



Quand ?



Vernissage le vendredi 21 mars ! A 19 heures !

Lecture de quelques textes !



Merci de venir nombreux !

Et….Soyez curieux !



L’expo sera prolongera jusqu’au 29 mars 2014 !

Les lundis de 16h à 18h / Les mercredis de 10h à 12h et de 13h à 17h / Les vendredis de 16h à 18h



Atelier d’écritures !

Animé par Carine-Laure Desguin :

samedi 22 mars 2014 de 14h à 16h

Animé par Sandra Dulier :

samedi 29 mars 2014 de 14h à 16h



Quelques infos de plus :

Espace du Bourgeon ?

http://www.bourgeon.be/bourgeon.be/BOURGEON.html

Au sujet de la biblio…

http://www.bourgeon.be/bourgeon.be/BIBIBLIOTHEQUE_%26_SES_SPECIFICITES.html

*

petits papiers logo

 

Le nouveau numéro de la revue "Les petits papiers de Chloé" peut être commandé !!! Un numéro très dense à découvrir !

Pour le prochain numéro, un concours d'Haïku et toujours la phrase de Chloé... une citation d'A. EInstein "Nous aurons le destin que nous aurons mérité". A m'envoyer avant fin mai !

*

 

Les auteurs à l'honneur en mars

 

Didier Fond 

Françoise Castera

Louis Delville

Silvana Minchella

Henri Puffet

Allain Magerotte

Laurent Dumortier

Jean-Louis Gillessen

Carine-Laure Desguin

Victor Lebuis

Laurence de Troyer

Isabelle Knuts

Christian Van Moer

Salvatore Gucciardo

Gauthier Hiernaux

Michel Westrade

Claude Colson

Céline Gierts

....


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Un interview de Laurent Dumortier pour le site Plaisirs et Découvertes

28 Février 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

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Plaisirs & Découvertes :

 

Salut Laurent,

Tout d'abord merci d'avoir accepté cette interview pour "Plaisirs & Découvertes".
Bon, la plupart des personnes savent que nous nous connaissons depuis de nombreuses années, que nous avons fait (et continuons d'ailleurs ....) les 400 coups ensemble, mais cette fois nous allons rester sérieux pour faire découvrir aux lecteurs les deux facettes d'un "Laurent Dumortier" peu connu ... c'est-à-dire l'auteur mais aussi le directeur de la maison d'éditions Chloé des Lys".
Donc on pourrait presque parler d'un dédoublement de personnalité ? Le "Laurent" disjoncté qui n'a peur de rien et le "
Laurent" sérieux, calme et posé qui est auteur/directeur ....

 

Laurent Dumortier

 

Double casquette oui.  Ca permet en quelque sorte de voir aussi ce qui se passe de l'autre côté : l'édition, c'est de la gestion, de la direction; l'écriture (poésie, nouvelles et romans), c'est le mode créatif.
Dans le cadre de l'édition, diverses collaborations ont été menées un peu partout dans la Fédération Wallonie-Bruxelles (Arts et Lettre à Bruxelles, co-organisation de salons du livre, Hôpital Notre-Dame à la Rose à Lessines, Centre culturel à Mouscron, etc.. etc..) mais également en France.  Nous disposons d'une émission de télé mensuelle, d'une revue etc..
Dans 
le cadre de l'écriture, c'est un travail en solitaire, limite monacal.

 

Nous reviendrons au monde de l'édition un peu plus tard ..... car je pense qu'avant deVertiges t'être lancé dans le domaine de l'édition, ta passion initiale était et est toujours l'écriture. Tu as écris sous divers pseudos et ce, dans des styles différents. Mais "le fantastique" reste toujours ton domaine de prédilection, je me trompe ?

 

Oui, j'ai commencé dans le domaine fantastique : d'abord des nouvelles, puis des romans.  Plusieurs nouvelles ont été publiées en revues, certaines illustrées.  Je me suis lancé ensuite en poésie où j'ai obtenu quelques prix.  Depuis lors, j'alterne les deux et je sors un nouveau titre chaque année.
Actuellement, je travaille sur un nouveau recueil de nouvelles, avant de boucler le dernier tome de ma trilogie "Les chroniques de Baltus" (héroïc fantasy).

 

Dans le monde du fantastique il y a un auteur dont tu es "accro", c'est Stephen King.
Pour les personnes qui ne connaissent pas ton style d'écriture, peut-on dire que tu te rapproches de sa plume ? Et justement, n'est-il pas difficile de ne pas tomber dans la trace d'un auteur dont tu es lecteur inconditionnel ?

 

Difficile de dire si je me rapproche de son style, ce serait très prétentieux je trouve. Par contre, voici un avis d'une blogueuse :
http://leschroniquesdemadoka.over-blog.com/article-bruines-fantastique-117306918.html
Concernant l'influence de Stephen King ou d'autres auteurs, oui je crois qu'il y a une influence certaine à certains niveaux, tout comme je crois que chaque auteur est influencé par son environnement, les personnes qu'ils croisent, etc..  Ceci dit, il est impossible de faire du neuf puisque tout a déjà été écrit : on ne peut que recycler les thèmes fondamentaux (monstres, folie, dérives de la science) et les remettre au goût du jour.


bruinesDes romans, l'écriture de nouvelles, la clôture de la Trilogie, etc ...... écrire c'est bien, mais se faire publier c'est mieux .... est-ce pour cela, à l'origine, que tu as créé ta propre maison d'éditions "Chloé des Lys" ? 

 

A la base oui, parce que se faire éditer est extrêmement difficile, parce que certains éditeurs demandent de payer pour se faire éditer etc..  Le plus difficile n'est pas de sortir le livre mais de le faire connaître et là, il faut une structure derrière, un réseau.

 

Mais, au vu de l'ampleur que prend "Chloé des Lys", ta position de directeur laisse-t-elle encore du temps à l'auteur ? (Non pas pour l'écriture mais pour la promotion des ouvrages ....)

 

Pour la promotion de mes livres, disons que c'est le service minimum : essentiellement parce que le temps est limité et parce qu'en ce qui concerne mes textes, je suis un très mauvais vendeur...

 

Pour donner une idée de l'ampleur que prend "Chloé des Lys", peux-tu nous dire approximativement, pour l'année 2013, combien d'auteurs y sont répertoriés et le nombre de livres édités ?

 

Il y a actuellement +/- 700 titres édités et un peu plus de 300 auteurs.  Les genres publiés vont de la poésie au roman, en passant par les nouvelles, les contes pour enfants, le fantastique, le polar etc.. Les livres commencent également à sortir en format ebook.

 

Bref, une "belle machine", à la mécanique bien rodée. 
Un auteur qui est accepté chez vous (et peu sont rejetés je crois ...) se fait publier GRATUITEMENT, c'est bien cela ? Mais vous imposez quand même certaines obligations ou pas du tout ?

 

Quelques remarques : "peu sont rejetés" : oui et non : il y a des critères de sélection, cechloe qui fait qu'actuellement un auteur sur trois est accepté, avec à chaque fois un avis motivé.
L'auteur n'a rien à débourser, n'a aucune obligation.  Mais c'est bien clair que si l'auteur ne se bouge pas un minimum, il vendra peu.  Il y a donc toute une série de choses que l'auteur est invité à faire, et qui peuvent se faire tout en restant derrière son écran : des interviews, de la promotion, l'envoi de textes aux revues
 etc.. etc..  Le fait que nos auteurs engrangent des prix est également une belle reconnaissance : je pense notamment au prix Victor Hugo en France (avec à la clé un chèque de 1.000 Eur) par exemple.


Vous êtes, si je ne me trompe, la seule maison d'éditions en Belgique à fonctionner comme cela. Le succès est au rendez-vous, on parle de plus en plus de C.D.L. dans les médias, dans le monde littéraire .... les autres maisons d'éditions, quant à elles, font payer les auteurs pour les publier. C.D.L. qui innove en bouleversant le système doit forcément déranger non ?

 

Toutes les maisons d'édition ne font pas nécessairement payer mais elles demandent à ce10planeterecto que les auteurs soient "ambitieux" (autrement dit, qu'ils s'engagent à vendre et de préférence beaucoup), sélectionnent les manuscrits sur base de critères commerciaux et pas nécessairement littéraires.  C'est plus facile d'éditer un auteur disposant d'une certaine notoriété qu'un auteur démarrant à zéro et pour lequel tout reste à faire.
Donc, oui, forcément on dérange.  Surtout les personnes ayant des postes-clés (certaines bibliothèques nous boycottent par exemple) parce qu'en quelque sorte, on "tape dans la fourmilière": avec Chloé 
des Lys, il ne faut pas l'appui de monsieur le Bourgmestre ou d'un responsable culturel pour être édité : c'est la qualité du texte qui prime.

 

Je pense que c'est ce qui fait votre force. C.D.L. a fait ses preuves et fonctionne parfaitement.
Parlons un peu pratique : un auteur a envie de se faire éditer chez vous, quelles démarches doit-il entreprendre ? Y-a-t-il une page sur le net où il peut retrouver toutes les explications ? Bref, que
doit-il faire concrètement ?

 

La première chose à faire est de nous envoyer le manuscrit par courrier uniquement, selon ce qui est indiqué sur notre site (www.editionschloedeslys.be)
La seconde chose, c'est de s'armer de patience : vu l'afflux de manuscrits, ça prend au minimum un an pour une réponse, positive ou négative...
Enfin, je conseillerai à l'auteur de prendre contact avec quelques auteurs de la maison pour prendre la température : ça lui donnera une vue de l'intérieur :-)
 

 

Terminons sur une jolie collaboration : "Chloé des Lys" et "Plaisirs & Découvertes" partent à la recherche de personnes aimant lire (chose importante) et ayant un esprit critique (positif ou négatif). Les personnes correspondantes à ce profil peuvent me contacter via mon adresse mail  vdumouli@gmail.com, ils recevront un livre de leur choix (dans le panel proposé et ce, par catégorie) et devront en échange, me faire parvenir leurs critiques. Celles-ci seront transmises à C.D.L. C'est bien cela ? 

Tout à fait : c'est du win-win : ça permet de faire découvrir de nouveaux auteurs, en-dehors des sentiers battus, et pour l'auteur, ça lui permet d'avoir un avis d'un lecteur.

 

Merci Laurent,

 

P.S. : Les personnes intéressées par le projet « lecture/critique », peuvent dès maintenant me faire parvenir leur postulation (nom, prénom, adresse mail et postale sans oublier le genre de lecture préféré) survdumouli@gmail.com

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TAUTOGRAMME EN "M", un exercice signé Louis Delville

27 Février 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

Petites et grandes histoires

 

 

TAUTOGRAMME EN "M"

Un tautogramme (du grec ταυτό, "le même" et γράμμα, "lettre")

est un texte dont tous les mots commencent par la même lettre.

 

 

Mireille m'invite mystérieusement au milieu des miroirs.

 

Malgré mes mains moites, Mamy Marie m'initie au macramé.

 

Marius mange ma maman. Macabre matinée.

 

Manières malignes, maléfices magiques… Marre des mauvais moments.

 

Mort mystérieux mérite médaille malgré mes manœuvres maladroites.

 

Mauvais mardi, Michael menace Marylin. Mercredi meilleur ?

 

Mérite méconnu, message menaçant. Mal mineur, maintenant malade !

 

Mathusalem malade, mort malgré mes médicaments.

 

 

Louis Delville

http://louis-quenpensez-vous.blogspot.be/

delvilletete

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La chronique poétique de Salvatore Gucciardo

26 Février 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

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Voyage intemporel

 

 

 

Le rêve s’enferme

Dans les méandres

Du labyrinthe

Parcourt le Styx

 

S’envole sur les hauteurs

Plonge dans le vide

 

Navigue vers les astres

S’oublie dans la semence

Du temps

 

 

 

Salvatore Gucciardo

www.salvatoregucciardo.be

 

 

VIAGGIO ATEMPORALE

 

 

Il sogno si rinchiude

Nei meandri

Del labirinto

Percorso lo Stige

 

S’alza in volo sulle altezze

Piomba nel vuoto

 

Naviga verso gli astri

Perde coscienza di sé nell’origine

Del tempo

 

Salvatore Gucciardo

Tradotto dalla Poetessa Maria Teresa Epifani Furno

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Christine Brunet a lu "Vue sur ténèbres" de Romano Vlad Janulewicz

25 Février 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Vue sur ténèbres

 

 

Le premier mot qui me vient à l'esprit en refermant le livre de Romano Vlad Janulewics serait, plutôt, un borborygme... BRRRRRRRRRRR......... Les frissons sont encore bien présents... Je regarde autour de moi... Il fait nuit... 


 

Voilà longtemps que ce livre me faisait envie : la couverture, le titre, les extraits que nous avait proposés Romano lors de sa sortie. J'aime les histoires de vampires, le fantastique, les démons... Ce livre semblait fait pour moi, donc. 

Vrai ou faux ?

"Vue sur ténèbres" est un recueil de nouvelles toutes plus noires les unes que les autres. Les gouttes de sang sur la tranche nous laissent penser qu'il y a, sans doute plus... Bingo !

Les personnages nous ressemblent et c'est bien là-dessus que l'auteur compte pour nous transporter dans son univers, une normalité qui bascule dans le paranormal, le fantastique, le surprenant, la folie meurtrière. 

Attendez-vous à être surpris, provoqués, poussés dans vos retranchements par une écriture très fluide, imagée, précise même. 

Attendez-vous à l'improbable au fil des pages et à laisser la lumière allumée pour aller vous coucher. 

Je regrette d'avoir tarder à lire ce recueil... Voilà un excellent livre à ne pas lire la nuit !


Il fait nuit depuis un long moment et je dois me résoudre à trouver le sommeil malgré les images qui continuent à tourbillonner dans ma tête...

Euh... "Ce bruit près de la porte, c'était quoi ? Un grattement ?" (..) "Un bruissement. Quelque chose n'a-t-il pas bougé de façon presque imperceptible près du placard ? N'ai-je pas entendu comme un souffle rauque dans la pièce ?"

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Nid vipères

 

 

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La terre nous dit A DIEU, de Silvana Minchela dans le blog LIMAGINARIA

24 Février 2014 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

limaginaria

http://limaginaria.wordpress.com/

 

 


La Terre nous dit à Dieu, de Silvana Minchella (one shot, éditions Chloé des Lys)

Martial est un extra-terrestre envoyé sur Terre pour étudier l’évolution de l’Humanité et savoir si elle est prête à accepter le grand changement à venir. Là, il fera la connaissance de Justyna, une jeune femme qui va changer sa vie et bouleverser le destin du monde.

Le dos du livre est prometteur et présente l’ouvrage comme "un cri d’amour pour la planète Terre". C’est avec cette promesse que j’ai entamé la lecture de ce petit ouvrage à la couverture sobre mais intéressante.
J’avais tout pour être séduite avec ce livre. Une couverture agréable, un résumé alléchant, un sujet intéressant… mais il m’a manqué quelque chose pour apprécier comme il se doit ce récit aux allures engagées.
L’écriture de Silvana Minchella est sincèrement agréable à lire. J’ai pris beaucoup de plaisir à parcourir les descriptions détaillées et très sensuelles, notamment lorsque Martial découvre la vie sur Terre. L’auteur manie incontestablement sa plume et offre un texte poétique, émouvant, et finalement très humain. La seule chose que je n’ai pas compris est l’écriture en deux parties de "A Dieu" au lieu de "adieu". Il doit y avoir une subtilité que je n’ai pas ressentie car il me paraissait plus évident d’écrire "adieu" à la manière des au-revoir éternels.
Car il n’est absolument pas question de religion dans le roman. Au contraire, on y traite plutôt deLa Terre nous dit à dieu sujets très concrets tels que la préservation de la planète, l’utilisation (et le gaspillage) des ressources, le comportement des hommes et le respect de l’environnement.
Malheureusement, c’est à ce niveau qu’il m’a manqué quelque chose pour véritablement plonger dans le récit. Comme on peut le voir au premier coup d’œil, l’ouvrage est relativement court (moins de 200 pages). Cela est problématique dans la mesure où les sujets abordés ne le sont qu’en surface. J’ai trouvé que l’ensemble manquait de profondeur. Je m’attendais à un discours à la fois poétique et militant, une mise en garde sur les dérives qui nous attendent, un texte qui alerte sans alarmer… bref, "un cri d’amour pour la planète Terre" comme on peut en voir dans les émissions de Nicolas Hulot ou Yann Arthus Bertrand. Je suis restée en surface, buvant ce texte trop léger à mon goût.
Les personnages participent à cette impression de légèreté du roman à cause de leur trop grand manichéisme. Les personnalités ne sont pas nuancées, ou très peu, si bien que l’on a immédiatement affaire à des gentils et des méchants, qui le resteront le temps de quelques chapitres.
Le rythme du livre est de ce fait très rapide, les événements se passe très rapidement et l’attachement aux personnages n’est pas très fort. Cela est d’autant plus dommage que j’ai trouvé les idées du roman très bonnes et intéressantes. Il manquait simplement de profondeur. Dans un prochain récit peut-être ? La plume de Silvana Minchella n’en reste pas moins prometteuse et toute en poésie féminine. Une auteur à suivre, donc.

Découvrez notre interview de Silvana Minchella.

Pour qui : Les lecteurs qui aiment les récits poétiques et légers dans lesquels la fiction et la réalité se côtoient.

Les + : Une vraie bonne plume, poétique, agréable à lire, qui manie l’art des descriptions et des émotions. De bonnes idées, un sujet intéressant.

Les – : Le manque de profondeur de l’ouvrage laisse le lecteur en surface de l’histoire et des partis-pris de l’auteur.

LIMAGINARIA

http://limaginaria.wordpress.com/2014/01/04/la-terre-nous-dit-a-dieu-de-silvana-minchella/

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