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Le blog Aloys

Articles récents

Gauthier Hiernaux a lu Une belle époque de Kate Milie

28 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture

gauthier hiernaux2 J'ai lu Une belle époque de Kate Milie


Je referme « La Belle époque » avec un sentiment indéfinissable qui n'a aucun rapport avec la qualité littéraire du roman paru début 2010 chez Chloé des Lys.

 

Au-delà de l'histoire qu'elle nous livre, Kate Milie nous entraîne dans une réflexion sur les moyens de communication dont on use aujourd'hui à l'envi et la déshumanisation progressive de nos rapports sous le couvert de nos masques : nos 'pseudos'.

 

« Valmont », le gémeau du 'Salon des Mots' se présente comme un libertin mais n'est-il pas un pervers narcissique qui s'invente une autre identité pour se jouer d'«Icône»?

 

« Jack » ne cabotine-t-il pas pour cacher au monde sa souffrance, physique et morale?

 

« Chevalier Noir » est le seul personnage dont l'auteur nous fera entr'apercevoir le visage démasqué ? Cette découverte, réalisée par «Icône» sera décevante comme la réalité l'est souvent?

 

Au-delà de leur désir de communiquer et de leur passion commune, aucun de ces internautes ne souhaite dévoiler sa réelle identité. Le lecteur n'apprendra rien de leur passé, de leur motivation ni de leur vie. Et sans doute est-ce mieux ainsi.

 

J'ai vraiment pris du bon temps en lisant « La Belle époque » de Kate Milie. Son écriture extrêmement fluide, son sens du rythme et l'alternance entre les tons des chapitres m'ont profondément séduit.

 

J'attends avec impatience son prochain ouvrage.

 

 

Gauthier Hiernaux

grandeuretdecadence.wordpress.com

  

 
 
 

 

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Derrière les forêts de n'importe quel monde... Un poème de Bertrand Saint-Songe

27 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

photo bertrand Saint Songe
DERRIERE LES FORETS DE N'IMPORTE QUEL MONDE
 
 
Lieux d' Art et de Silence
Retables et Sablières
Mosaïques : - Discours les yeux fermés.
 
Dialogue de l'homme avec L ' éternité !
 
Passage à vide, ou parcs d'arpèges et de miroirs,
mémoire en voyages lunatiques (métamorphose du Vivant)
il est des voyages indiscrets au centre des étoiles
qui sont conscience aigue de l'inaccessible demeure ....
 
Les fleuves, la forêt,
Pages laiteuses où neige l'interdit.
 
Est-ce la fin ou l'aube
qui dissymètrise nos itinéraires ?
 
Passe le temps
Coule l'ombre
Rien n'est sombre
dans les chants....

 
Bertrand Saint-Songe  
bertrandelporte-yahoo.fr.over-blog.com
  
 
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Alain Magerotte a lu Albert ou la quête d'un marathonien d'Alain BUSTIN

26 Avril 2011 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

AlainALBERT OU LA QUÊTE D’UN MARATHONIEN

                                           par Alain Bustin

 

Alain Bustin… voilà un jeune homme de soixante ans qui ne fait vraiment pas son âge. Je lui trouve physiquement un petit côté Gérard Holtz (journaliste sportif sur France Télévision du type «exhibitionniste dentaire») mais… avec un cerveau en plus !... Je n’ai pas dit «… avec, en plus, un cerveau !»… La nuance est de taille…  


Alain Bustin c’est Albert… ou le contraire, si vous préférez. Ce livre n’est pas simplement un prétexte pour narrer des courses menées tambours battants sous différents cieux. Un peu comme si Gaston Roelants ou Vincent Rousseau écrivaient leurs mémoires.


Il n’y a donc pas que la transpiration naturelle due à l’effort physique intense qui éclabousse les pages, il y a également ces nombreux cris d’amour pour la course, pour la bienveillance, pour la gentillesse et, pour ce père alcoolique et violent, parti trop tôt. Chaque objectif atteint (terminer la course), chaque victoire, rapproche un peu plus notre Forrest Gump wallon de ce père décédé tragiquement en mer. Quête d’absolu par le dépassement de soi… surmonter ses doutes, ses craintes… une sérénité tantôt perdue, tantôt retrouvée (temporairement)… Albert/Alain, pauv’ petiot en mal d’amour et de reconnaissance depuis sa naissance court toujours et encore...


Je ne peux résister à l’envie de vous livrer des extraits pour étayer mon propos :

… Les quelques randonneurs déjà présents à l’aube de cette magnifique journée nous cédaient, souvent à contrecoeur, le passage ! Même la majesté de l’endroit ne parvenait pas à révéler chez eux ces vertus humaines que j’estimais tant ! La courtoisie, la patience et la solidarité n’étaient alors que de simples mots, condamnés à flotter dans l’air, sans espérer pouvoir, ne fut-ce que pour cet instant, les habiter…

…Quand comprendrons-nous enfin que la clef du bonheur, ce sont les autres et la liberté, et non pas cette frénésie de vouloir toujours et encore plus vite tout contrôler, tout posséder, tout imposer…

… Comme une seule fois jadis, pose ta main sur mon épaule. Je m’en souviens si bien ! Ce jour-là, trop tard peut-être, tu m’avais promis de m’apprendre tant de choses et puis sournoisement le chaos de ta mort survint. Aujourd’hui, de la vie, je sais toujours peu. Mais en ce jour nouveau, sois sûr que je t’aime et que dans ma rédemption, tu seras toujours à mes côtés…


C’est un réel plaisir de découvrir, au fil des pages, ces appels à l’amour, àhttp://www.bandbsa.be/contes2/albertmarathon.jpg l’amitié, à la fraternité… nobles sentiments qui devraient en fait guider la vie de chaque individu sur cette planète.


Aux oubliettes la sinistrose déversée chaque jour par le JT, l’incommensurable vulgarité de la téléréalité et autres émissions débiles tenant le haut du pavé et nuisant ainsi gravement à notre santé mentale. Me revient alors à l’esprit la réflexion d’un prof. lorsque j’étais à l’univ. :

En parlant de la mort de Georges Pompidou, il disait : Un homme est mort. Je lui rétorquais : C’est parce qu’il était Président qu’on en parle. Tous les jours il y a des hommes qui meurent et on n’en fait pas tout un plat ! – Non, Monsieur, répondit-il, des hominiens, il y en a beaucoup, des hommes très peu.


Dans «Albert ou la quête d’un marathonien», nous croisons plus d’un homme. Rien qu’à ce titre, ce livre est réconfortant. 


Côté panorama, l’auteur nous livre des descriptions précises des lieux, des endroits. De vraies cartes postales en somme. A tel point qu’Alain/Albert m’a transmis le vertige des cimes comme Bashung m’avait transmis celui de l’amour. Ah, ces «Alain» tout de même… quels mecs… non ?


Bon, je m’arrête ici, il est temps de me ravitailler si je ne veux pas connaître la terrible défaillance… et vous, n’oubliez pas de vous approvisionner en lectures saines et passionnantes, comme celle-ci par exemple.


Alain Magerotte.             

http://www.facebook.com/group.php?gid=15339708991

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Gérard Loiseau se présente !

25 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #présentations

http://www.bandbsa.be/contes/gerard.jpgJ’ai 61 ans, je suis à la retraite du Ministère de l’Intérieur depuis 2007 où j’ai travaillé pendant 40 ans, et je suis très content d’y être. Quand j’étais jeune, j’ai toujours voulu écrire un livre, un seul, mais j’en suis à trois.  Pour moi c’est un peu une thérapie. J’aime bien écrire, dans un livre on peut écrire ce que l’on veut, des choses charmantes, des événements tragiques, on peut faire mourir le héros, ou pas, favoriser quelqu’un, ou le détruire, je trouve cela assez génial.

 

Je me suis marié la première fois en 1971, et la seconde en 1983,  de ses deux mariages j’ai eu 3 enfants, deux filles 34 ans et 17 ans, et un garçon de bientôt 25.

 

J’aime par-dessus tout ne rien faire, dormir, écrire, et faire la cuisine que j’adore.

Je vis à la campagne, dans une grande maison et j’adore cela. L’été, je me baigne dans ma piscine, et je m’occupe de mon jardin, je fais des brioches, et du pain pour ma femme et mes enfants, j’écoute la radio et je me tiens au courant grâce à internet des nouvelles du monde, je suis seul toute la journée, j’aime la pluie, les tempêtes il y en a souvent par chez moi, en 1999 en décembre (Karl et martin) grosse tempête et récemment (Zynthia), j’aime cela.

 

De temps en temps je vais à la pêche aux coquillages, et aux crabes, cela suffit à mon plaisir.

 

J’ai écrit mon premier livre dans les années 2000, j’ai mis longtemps à l’écrire, mais j’ai tout vendu.

 

Le second j’ai mis moins longtemps, j’ai inventé un héros pour ce livre l’inspecteur, Tyler Fox et son collègue Gino Ianocelli. Ces deux personnages sont les policiers de mon troisième livre qui se passe dans l’ile de Ré prés de chez moi. Ils enquêtent sur un meurtrier en séries. J’ai une fascination pour les tueurs en séries. Je lis et regarde à la TV toutes les séries américaines où il y a souvent des tueurs de ce type.

 

 Je ne pensais pas devenir un écrivain, après avoir passé 40 ans avec des flics, et des gendarmes pendant ma carrière de fonctionnaire. Quand j’étais en classe en cm² j’étais mauvais en français, et en fin de compte je n’ai eu que mon certificat d’études. Cela m’a gêné un peu pour écrire, mais je suis plein de ressource, j’ai acheté un correcteur canadien, qui me permet d’écrire correctement quand je bloque sur un mot, ou une phrase. Pour écrire, je pense qu’il ne faut pas être très cultivé, mais seulement le vouloir. J’ai une imagination débordante et le soir dans mon lit avant de m’endormir je prépare les prochains chapitres, ou une nouvelle histoire à écrire. Je mets souvent pas mal de temps à élaborer un nouveau livre, trouver les personnages, les coller avec un thème, et les faire avancer, les faire mourir ou tomber amoureux, etc….

 

Ici, ce matin il pleut, je suis content .

 

 

Gérard Loiseau

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En filigrane, un poème d'Elisabeth Mercatoris

24 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

 

http://www.bandbsa.be/contes2/mercatoris.jpg

 

 

En filigrane

 

Comment puis-je habiller mon ami aux pensées inachevées ?

Epatant par ses fulgurances,

audaces fauves qui zèbrent sa pensée.

Sa langue est rêche, son flux incontrôlable.

Sa mémoire se détache en ressacs,

vibre aux urgences.

Il veut sauver ou étonner le monde !

Mais l’ami aux pensées inachevées a le souffle épais…

qui roule.

Il n’en veut plus aux morts !

Il s’abandonne au rire,

surpris par l’écho intérieur.

Mais à y ouvrir son âme,

je crois qu’il est cerné par des matins infirmes !

 

 

Elisabeth Mercatoris

fr-fr.facebook.com/people/Elisabeth-Mercatoris/1363895991

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Ma voisine Isa : une nouvelle de Claude Danze

23 Avril 2011 , Rédigé par aloys Publié dans #Nouvelle

 

http://fdata.over-blog.net/4/04/61/10/avatar-blog-1184486780-tmpphpDmdX0j.jpg

 

Ma voisine Isa

Elle m’emmerde! Y’a pas d’autre mot, elle m’emmerde.  J’étais un directeur sans problèmes et il a fallu que ma voisine Isa échoue dans le service dont je préside les destinées.

Il faut vous dire que ma voisine Isa, ce n’est pas n’importe quel phénomène. Elle cultive le chagrin d’amour comme d’autres le géranium ou le pois-de-senteur. Elle a la larme facile et ne cesse de se répandre sur la cruauté du genre humain en général et l’inconstance des mâles en particulier. Déjà du temps où elle faillit se marier, elle ne cessait de déblatérer son futur mari auprès de ses compagnes de cancans, dans les toilettes des dames. La médisance était leur ordinaire, Isa menait la danse, l’infernale sarabande se prolongeait sans vergogne de couloir en couloir.  

Puis ce fut « la rupture, bête et brutale » comme disait  certain Jacques en semblable occurrence. Je lui en ai voulu. A lui, le futur mari en fuite, veux-je dire. Car dès le lendemain matin, elle faisait le siège de mon bureau, étalait dans une réunion, commencée bien avant son arrivée, ses déboires sentimentaux et son féminisme exacerbé tant par la séparation elle-même que  par le public de mon bureau qui malencontreusement lui prêta attention.

De haute lutte, je conquis le droit de poursuivre mon travail, lui promettant, tout en quittant mon bureau pour m’en débarrasser dans le couloir, de lui accorder une oreille plus attentive un peu plus tard. Elle ne manqua pas de profiter de l’occasion pour me rappeler devant tout le monde un vague lien de parenté – dont j’ignorais tout – et l’obligation morale qui m’incombait dès lors de lui porter assistance dans son malheur. Mes très temporaires compagnons d’infortune se regardaient d’un air entendu, prenant contre moi le parti de la pleureuse. Quand on peut taxer son directeur d’inhumanité, pourquoi s’en priver ?

La réunion se termina bientôt. A peine l’avant-dernier eut-il quitté mon bureau, que ma voisine Isa s’y réinstallait d’autorité.

« Tu comprends… » disait-elle à la fin de chacune de ses phrases… Et je prenais l’air neutre du psy confessant une patiente vaguement névrotique, me disant que j’investissais en laissant ainsi libre cours à son inéluctable incontinence verbale. Qu’elle vide son sac et on en serait quitte, elle et moi, avec une demi-journée de travail perdue !

« Tous des salauds ! » disait-elle à chaque fois que sa logorrhée menaçait de se tarir. Vu les cohortes de larmes qui abandonnaient son corps comme les rats un navire en perdition, je me demandais quand son numéro prendrait fin. Aux limites de la déshydratation, sans doute.

Mon capital d’indifférence, authentique puis feinte, s’épuisait en même temps que ma patience. Je rangeais mes papiers avec acharnement pour ne pas passer mes nerfs sur elle.

« Tu comprends, disait-elle, tous les hommes sont des porcs, ils ne pensent qu’à s’envoyer en l’air avec tout ce qui a des nichons… » Et le processus de déshydratation reprenait de plus belle… Ne la sachant pas capable de vulgarité, je fus surpris et cette soudaine attention de ma part la surprit à son tour.

Je lui tendis ma boîte de kleenex, supposant qu’elle avait épuisé la sienne depuis bien longtemps. Elle semblait se remettre, m’adressait un pauvre sourire empreint de gratitude,

tout en séchant ses yeux rougis. Comme quoi, c’est dans les petites choses qu’on trouve la consolation.

Je me disais que, en fin de compte, si elle cessait d’emmerder son monde, ma voisine Isa pourrait être d’agréable compagnie.  A mesure qu’elle se calmait, elle parlait de choses et d’autres, à visage découvert, un peu gênée, laissant paraître par moments comme des lueurs du fond de son âme, somme toute pas si noire.

J’eus envie de l’écouter, de la regarder sans préjugé. Elle me conta sa vie, entre sa mère un peu putain la nuit, un peu sainte-nitouche le jour, son père assez violent, puis tout à fait absent. Sa solitude d’enfant et d’adolescente, livrée à elle-même, sans repères, sans amour peut-être. Somme toute une âme meurtrie, comme on disait dans les romans sentimentaux.

Elle proposa elle-même de parler d’autre chose, de regagner son propre bureau pour me laisser travailler. Mais j’avais envie qu’elle ne parte pas…Après tout, rien n’était aussi urgent dans les obscures affaires de l’état, qu’une âme en détresse… Nous avons bavardé jusqu’à l’heure de quitter le bureau. Nous avons même éclaté de rire en imaginant la tête que feraient les autres s’ils nous voyaient partir ensemble. Elle était belle quand elle riait !

Nous les avons bravés sans honte. Le même ascenseur nous emporta tous deux vers la sortie et cette demi-minute d’intimité absolue fut source d’une gêne, plutôt d’un trouble partagé. Au lieu de rentrer soigneusement par un chemin différent du mien, elle s’accrocha à mon bras. Je la raccompagnai en voiture, lui souhaitai la bonne soirée, la déposai devant l’entrée de la tour où tous deux nous avions nos appartements, à des étages différents. Je remisai la 607 au parking, passai prendre mon courrier au rez-de-chaussée, repris l’ascenseur, m’affalai aussitôt rentré dans le Chesterfield du salon.

Je la vis passer devant ma fenêtre, les bras en croix, ailes dérisoires d’oiseau mortellement blessé à l’âme, déjà, par sa misérable tragédie : sa vie. Le légiste la fit ramasser presque sans état d’âme, la police n’interrogea presque personne. Elle était morte, ma voisine Isa, dans une indifférence anodine et générale. Je n’eus pas de curiosité.

Ce soir-là, j’ai pensé à la rejoindre, sur le pavé du rez-de-chaussée. Puis, seul comme d’habitude, une nouvelle ride au bord des lèvres, amer comme jamais, je l’ai effacée.

* * *

L’infirmier en pyjamablanc referme doucement la porte de ma chambre sur mon cauchemar. Ou n’est-ce qu’un souvenir?

Et mon neuroleptique préféré m’emmène tout droit vers ma nuit, mon néant.

 

Claude Danze

http://claude-danze.over-blog.fr/

 

 

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"L'amour était dans le buisson"... un poème d'Anne Renault

22 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

anne renault tête

 

L’amour était dans le buisson

Avec tous les oiseaux criards

Il imitait leur ramage

Pour se moquer de moi

Mais je ne l’ai pas entendu.

 

L’amour se cachait

Dans les branches du thym gris

Couleur poussière couleur de terre

Desséchée, craquelée.

Mais dans le soir je n’ai pas vu sa lueur

Bleuâtre et lente

Car je marchais les yeux baissés.

 

L’amour s’est envolé

Dans le ciel de l’été finissant.

Très haut très loin

La Voie Lactée il atteint

Alors il s’est fondu

Dans une constellation inconnue

Et moi qui le cherchais

Parmi les Grandes Etoiles

Je l’ai laissé partir.

 

 

 

Anne Renault

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Les Auteurs Chloé des lys à la Une...

20 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #journal de bord-à la une

"Les âmes noires sont au parfum", un article du journal l'Avenir pour Laurent Roman et son "Parfum Lavande"

 

Laurent-Roman_L-avenir-_20.12.2011.jpg

 

 

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Carine-Laure Desguin et "Rue Baraka" dans "La dépêche de kabylie", http://www.depechedekabylie.com/cuture/94144-jaimerai-que-mes-romans-soient-publies-algerie.html

 

http://www.bandbsa.be/contes3/desguinkabylie.jpg

 

 

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Louis Delville découvre son livre, "De Noé à Louis-Léopold-Victor" en vitrine d'une librairie

 

http://www.bandbsa.be/contes3/delvillelivre.jpg

 

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Jean Vigne à la Une du site LIMAGINARIA avec son livre "Révélation"  http://limaginaria.com/Fantastique-Revelation.html

 

limaginaria.png

 

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Christine Brunet et "Nid de vipères" à la Une du site spécialisé polar "Sang pour sang"

http://sangpoursang-polar.blogspot.com/2011_04_01_archive.html

 

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Un article pour Léo Sani en dédicaces à la maison de la Presse d'Epernon

http://www.bandbsa.be/contes3/saniepernon2.jpg

 

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A noter la séance de dédicaces Chloé des lys à la librairie Candide, place Brugman, Bruxelles le 8 mai. Seront présents : Bob Boutique, Gauthier Hiernaux, Alain Magerotte et Georges Roland.

 

 

RAPPEL

Le 23 avril, les auteurs bruxellois Chloé des lys seront en dédicaces au

Centre Maritime de Molembeek, 93 rue Vandenboogaerde

Molembeek St-Jean




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Micheline Boland a lu "De temps en temps" de Régine Roquet

19 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Fiche de lecture

 

boland photo

J'AI LU "DE TEMPS EN TEMPS" DE RÉGINE ROQUET

 

Du suspense, des phrases courtes, une belle écriture, un voyage à travers différentes époques et différents lieux, des "allers-retours entre des mondes", un roman très agréable à lire, voilà ce que nous offre Régine. Un livre de trois cents quarante-cinq pages qui devrait sûrement plaire aux amateurs de science fiction, d'histoires fantastiques mais aussi d'histoires d'amour

 

Un livre qui met les cinq sens en éveil. Voici un extrait qui, tout en étant  exemplatif, vous mettra l'eau à la9782874594724_1_75.jpg bouche :"Il fait une chaleur insupportable; j'étouffe ma tête cogne violemment; j'ai l'impression qu'elle va éclater. Les tambours résonnent très fort. J'ai soif. Une fumée me gratte la gorge. Mes yeux pleurent; je ne parviens pas à les ouvrir. J'entends une litanie et je me laisse bercer ce chant ne m'est pas inconnu. Des odeurs très fortes m'écoeurent. Cela sent la graisse, l'urine, le chien sale, les herbes moisies et les fruits pourris. Je suis dégoûtée. Je ne peux réprimer un haut le cœur" (p.132) 


Je vous en dirai plus quand je l'aurai terminé mais je vous encourage déjà à vous procurer ce livre paru chez CdL.


Historienne, libraire, épouse de libraire et d'historien, Régine est bien connue à Charleroi. En effet, qui n'y connaît la belle librairie ancienne Grandchamps-Fafouille située dans le passage de la Bourse ?

 

 

Micheline Boland

http://micheline-ecrit.blogspot.com/


 


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L’acquittement de compère vent, une fable de Claude Danze

18 Avril 2011 , Rédigé par aloys.over-blog.com Publié dans #Poésie

 

http://fdata.over-blog.net/4/04/61/10/avatar-blog-1184486780-tmpphpDmdX0j.jpg

 

L’acquittement de compère Vent – Fable.

 

De ma fenêtre ouverte arrive un Vent nouveau

Qui d’un souffle inconnu m’apporte sa détresse :

Il vient de détrôner d’un chêne la maîtresse

Et voudrait sans tarder me faire son bourreau.

 

Je lui refuse en clair de lui ôter la vie :

Cela ne sa fait point de condamner un frère.

« Devant un tribunal, je veux qu’on te défère.

Le chêne moribond enverra sa partie. »

 

Notre affaire se joue entre gens d’intention :

Le juge est le Hibou, qui de sa correction

Nous prie de nous taire et d’écouter le Maître :

Le merle Beau Parleur -  il nous faut bien l’admettre –

Tient de la Rhétorique un art de bien parler

Qu’au service des causes il se doit bien d’user.

 

Quand enfin il s’apaise en son manteau de sage,

Que le défilé long de témoins sans crédit,

S’est écoulé enfin du goulot qui s’ouvrit,

Maître Héron s’avance et commence d’usage :

 

« Monsieur le Président et Messieurs les Jurés,

En ce jour mémorable où il revint d’exil,

Comme Dieu le voulut au prix de maints périls,

Notre compère Vent se dut mal mesurer :

Vous ne l’ignorez point qu’il est bien malaisé

De parcourir les airs et d’y être emporté. »

 

« Dans la joie de revoir le pays de ses pères,

Je trouve légitime et même justifié

Qu’un enfant ne se soit qu’infîmement défié

Alors qu’il survola des pays plus austères.

Sans doute oublia-t-il dans son emportement

Qu’un chêne se trouvât en cet emplacement. »

 

« Attardons-nous un brin sur ce que fut le fait.

Notre compère Vent, emporté de liesse

Bouscula sans la voir du chêne la maîtresse.

Il entendit le cri mais le crime était fait.

Auprès du moribond il s’affaira, en vain :

Le chêne séculaire avait perdu la main. »

 

« Qui peut-on accuser dans l’affaire présente ?

L’exil de notre Vent ? La joie de la détente ?

L’effort du dernier bond, la présence du chêne ?

Ou… du merle Parleur l’ineffable rengaine ?

Car s’il siffle beaucoup, il ne parle que trop,

Comme à son habitude il dissipait les mots. »

 

Vous avez étourdi notre compère Vent

Qui avait oublié depuis aussi longtemps

Que les mots quelquefois sont de fâcheux trompeurs.

A vous, mes chers Jurés, d’être de beaux jugeurs.

 

 

 

 

Claude Danze

http://claude-danze.over-blog.fr/

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