Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

460 articles avec fiche de lecture

Philippe Dester est l'invité de notre blog pour une chronique de son dernier roman "Sous le champ de nuages blancs" signée Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

 
 

 

UN AGREABLE MOMENT DE LECTURE !
Voici la suite d'un premier roman que j'avais déjà pris plaisir à lire.
L'histoire d'un adolescent qui, ayant perdu la vie dans un accident, devient ange gardien. A force de missions rondement menées, il gravit les échelons de l’échelle de la spiritualité.
Dans ce second opus, il est question d’une toute dernière mission. Comme à son habitude, la Voix ne lui en dit pas plus, mais il se pourrait bien que le final ait de quoi réjouir l’adolescent. Enfin, c'est ce que le lecteur se plaît à imaginer...
Ce roman n'a pas pour seule thématique l'au-delà, bien au contraire. Même si elle participe à l’envie d’en savoir plus, c’est l'ancrage dans le réel qui m'a le plus touchée. La difficulté sociale. L'inégalité des chances. La rancœur. Dans un entrelacs de destins, écrit avec beaucoup de fluidité, Philippe Dester met en scène un habile hommage à l'altruisme.
En filigrane, aussi, un bel éloge de la lecture, à l'image du blog de l'auteur abreuvé de sa propre passion pour la Littérature (phildes.canalblog.com).
 
Séverine Baaziz

 

Partager cet article

Repost0

Philippe Desterbecq a lu "Le testament" d'Emmanuel Serdet

Publié le par christine brunet /aloys

 

Qui est Emmanuel Serdet? 

Quelqu'un de discret en tout cas, car je n'ai trouvé aucun renseignement sur lui à part ceux qui sont repris sur la 4e de couverture de son livre : 

- originaire des Vosges

- passionné par l'histoire des religions

C'est tout ! 

Moi, j'ajouterais : un érudit si j'en juge par la qualité de son récit et par le vocabulaire employé ! 

Sa passion pour l'histoire des religions, il l'a fait passer dans son livre "Le testament". Ecrit comme un roman pour faciliter, sans doute, sa lecture par tout un chacun, ce livre regorge d'informations historiques sur les religions, sur la philosophie, sur la vie en général. 

Sans du tout imposer ses convictions, le lecteur peut facilement les deviner. 

Ce livre est un peu conçu comme la série "... raconté à ma fille". Ici un grand-père luthier parle à son petit-fils tout en lui montrant les ficelles du métier. Leurs tête-à-tête sont des occasions d'explorer l'histoire de l'humanité, de parler de philosophie, de religions, du christianisme, du judaïsme, des mythes originels sumériens et égyptiens, des légendes grecques, de la religion musulmane, sans oublier la civilisation des Mayas, les Templiers, la Franc-Maçonnerie et j'en passe. 

Un très bon bouquin à lire quand on est bien reposé tant il est dense et demande réflexion. 

Il est bon de prévoir un dictionnaire à ses côtés tant le vocabulaire est précis et peu usité. 

Quelques extraits pour vous mettre l'eau à la bouche : 

" - Le plus étonnant, c'est le pouvoir de prédiction de Jésus dans les Evangiles. Il annonce par avance la destruction du Temple et de Jérusalem, la résurrection au bout de 3 jours, comme si moi je te prédisais la guerre de 39-45 et le tiercé de dimanche dernier!

- Ah ! Je comprends ! Tu crois qu'on fait raconter à Jésus dans les Evangiles, en fait, ce qui s'est déjà passé?"

 

"-Matthieu a repris une des prophéties d'Isaïe dans laquelle le Seigneur annonce la mise au monde du Fils Emmanuel par "une jeune fille pubère", c'est-à-dire la naissance de ce fameux Fils prodige.

- Et alors? Ça me parait normal jusque-là. Et je ne vois pas le rapport avec la virginité de Marie. 

- Eh bien Matthieu, en traduisant le mot hébreu "ha'almah" désignant "la jeune fille pubère" par le thème grec "parthenos" qui signifie "vierge consacrée à la divinité" comme Athéna, par exemple, fera de la mère de Jésus la Sainte Vierge ! "

Un livre extrêmement bien documenté, simplifié pour le commun des lecteurs même si le vocabulaire est quelque peu châtié ! A lire absolument pour se sentir un peu moins bête...

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Carine-Laure Desguin a lu les deux ouvrages de Pascale Gillet-B "Aiguillages" et "Le salon de coiffure"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Je viens de lire les deux premiers romans de Pascale Gillet-B. Et j’attends bien sûr le troisième avec impatience. Les points communs entre les deux livres ? Tout d’abord les couvertures, des illustrations aux traits précis, élégants, et qui collent très bien aux deux récits. Deux illustrations signées Pierre Hermesse qui confèrent déjà à l’œuvre de Pascale Gillet-B une unité affirmée. Une unité qui se retrouve aussi entre les lignes de ces deux livres. Mais là, je m’interdis de trop en dire. 

Le premier roman, Aiguillage, est de loin un hymne à l’Amour, celui d’une mère pour son fils car l’autrice l’annonce dès le début, chaque personnage de ce livre porte en lui une ressemblance physique ou un trait de caractère de Mathias, le fils de Pascale Gillet-B, un fils disparu tragiquement voici quelques années. Aiguillage, un roman qui nous entraîne tantôt en France, tantôt en Belgique. On apprécie les descriptions des paysages, un ancrage certain à la terre et l’on devine à travers tout ça cet amour de la nature que devait porter en lui Mathias. Et les personnages ? Les deux figures centrales sont Marguerite et Jonas. Marguerite vit en France, elle a trois frères aînés qui la protègeront toujours et qui seront chacun à leur façon un père attentif pour son fils Jacques, né d’une rencontre d’un soir. Jonas, lui, vit en Belgique. C’est un jeune homme qui a difficile de se reconstruire. Il a vécu une rupture sentimentale assez pénible et aussi un évènement tragique dont les images sanglantes lui reviennent sans cesse en mémoire. Entre chaque épisode d’un moment de la vie de Jonas et de celle de Marguerite, un interlude inattendu mais qui appuie le récit. 

Ce livre n’est pas un livre triste, non. On cherche entre les lignes de chaque page « quelque chose » de Mathias et le lecteur reconstruit un puzzle, suppose des faits, semble les comprendre, et au fil de la lecture s’aperçoit qu’il aime lui aussi ce garçon trop tôt disparu et qu’il le connaît un peu mieux, à présent… Ce serait selon moi le livre de la renaissance, ou tout au moins de la continuité, celle d’une vie trop tôt écourtée mais qui subsiste à exister à travers ce livre. À un certain moment, on cherche l’intersection, le recoupement. Car entre Jonas et Marguerite il y a bien, devine-t-on, un lien. Alors on tourne les pages car on se dit, le voilà ce lien. Eh bien non. On se trompe. La vérité est ailleurs et cette vérité est très très belle. Bien sûr que ce livre est bien écrit, les mots sont choisis, mesurés, tout quoi. Mais Aiguillage est un livre plus grand que tous les mots réunis et c’est là que les cinq lettres du mot magie prennent tout leur sens. 

Et comme je suis une lectrice insatiable et surtout curieuse, j’ai enchaîné de suite avec la lecture du Salon de coiffure car déjà le titre du livre m’intriguait vraiment. Et je le dis d’emblée de jeu, je déteste les salons de coiffure. 

Mais celui-là, alors celui-là… Car on comprendra tout au long de la lecture que ce salon de coiffure a vécu une fonction très spécifique lors de la guerre 40-45. Il ne fut pas uniquement un espace de jeu pour Charles et Richard, les deux amis qui, bien tard dans leur vie découvrent le secret qui les relie l’un à l’autre. Car dans ce livre-là aussi le lecteur cherchera ce qui relie les deux amis. Une amitié de toute une vie puisque Charles et Richard se sont connus dès l’enfance. Le récit commence bien plus tard. Charles vient de perdre sa mère et découvre des feuillets que celle-ci (la coiffeuse) a écrit. À la période même où Richard et sa mère entretiennent de longues conversations. L’une et l’autre famille ont vécu la guerre de façon tout à fait différente puisque l’une et l’autre était on peut le dire dans des camps tout à fait opposés. Ce que révèlent les deux femmes sont des témoignages que j’ai relus plusieurs fois et j’imagine dès lors tout le travail de recherche de Pascale Gillet-B. Des faits précis sont décrits et très détaillés, ces faits-là sont criants de vérité. Page 53 nous lisons les mots réquisitionner, occupation, rationnement, collabo. Alors vous comprendrez de quoi il s’agit et ce qu’ont vécu Charles et Richard auprès de leurs parents qui chacun à leur façon ont mené une mission qu’ils pensaient juste. Mais alors, ce secret ? 

Tout le talent de Pascale Gillet-B se situe là, écrire un récit passionnant et amener le lecteur vers une issue qu’il n’aura pas devinée. Le salon de coiffure, un livre important à mettre dans toutes les mains et particulièrement dans celles de nos adolescents. 

 

Aiguillage, roman, Pascale Gillet-B, Editions Chloé des Lys, 2015,

ISBN 978-2-87459-869-2

Le salon de coiffure, roman, Pascale Gillet-B, Editions Chloé des Lys, 2019,

ISBN 978-2-39018-108-8

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys avec la chronique de Denis Billamboz pour sa note de La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. 

Publié le par christine brunet /aloys

 

Merci à Denis Billamboz pour sa note concernant La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. 

Lien vers le blog de Denis Billamboz:

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2020/05/27/la-lune-eclaboussee-meurtres-a-maubeuge-carine-laure-desguins/

 

« Les derniers livres de la bibliothèque personnelle de Michel Garnier attendent un acquéreur. Invitation à tous. Olivier Garnier ». Jenny, une fan de cet auteur à succès de romans policiers, vedette de Maubeuge, principale célébrité vivante jusqu’à que son corps soit trouvé sans vie dans sa cuisine. Jenny, jeune africaine professeur de physique chimie, veut acheter ces livres, elle veut sentir dans ses mains les ouvrages touchés par l’auteur qu’elle admire et qu’elle aime. Comme elle n’est pas arrivée assez tôt elle n’a pu acheter que trois cartons de livres, elle trouve à sa grande surprise dans l’un des livres qu’elle a sorti, un ticket de caisse sur lequel est écrit : « Ma vie est en danger. On veut ma mort. Tout mon sang est d’encre ».

Jenny est convaincue que Michel Garnier n’est pas décédé de mort naturelle mais qu’il a été assassiné et elle veut savoir par qui et comment ? Pour cela, elle appelle ses deux protecteurs, Tonton et Tontaine, les deux amis de son père qui veillent sur elle, avec vigilance et bienveillance, depuis que ses deux parents sont décédés dans un accident de la circulation routière. Ils croient qu’elle se fait un film que son amour secret pour l’écrivain l’aveugle mais ils finissent par accepter de mener l’enquête. Ils la croient d’autant plus que de nouveaux meurtres endeuillent la ville mettent la police sur les dents, notamment la chère cousine de Jenny qui l’a violée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant.

La situation ce tend e plus en plus et Jenny est impliquée dans l’affaire, les mails qu’elle a échangés avec l’écrivain intriguent la police et pas que la police. Le fameux ticket de caisse est aussi un indice très recherché par d’autres personnes impliquées de près dans l’affaire. Carine-Laure noue une intrigue bien ficelée où les héros ne sont pas tous stéréotypés, la policière n’est claire, les petits jeunes ne sont peut-être pas des voyous, les drogués ne le sont pas forcément, certains personnages sont fort mystérieux. Jenny elle-même n’est pas une oie blanche ni même, considérant ses origines, une oie noire. Elle se laisse porter par les événements pour, au bon moment, porter l’estocade en laissant les autres avec leurs convictions.

En bonne Carolorégienne, l’auteure connait bien Maubeuge, « là où la plupart des gens ne voient qu’une ville du Nord pleine de grisaille et de poussières, désertées de ses sidérurgies et autres industries ». Comme Simenon a planté de nombreuses intrigues dans des petites villes de province : Concarneau, La Rochelle, …, Carine-Laure, elle aussi, a choisi de d’installer son intrigue dans une petite ville un peu endormie où tout le monde se connaît et s’observe.

Un bon polar qui pourrait éventuellement appeler une suite, la matière est suffisante et le dénouement laisse quelques portes entrouvertes pour y glisser des événements ou des indices qui pourraient éventuellement faire rebondir l’enquête et provoquer la naissance d’un nouveau polar. Alors, Carine-Laure, vite un petit paquet de « bêtises à la pomme verte » et en route pour la suite des aventures de jenny.

 

Pour commander le livre via le site de l'éditeur, Lys Bleu éditions:

https://www.lysbleueditions.com/produit/la-lune-eclaboussee-meurtres-a-maubeuge/ 

 

Un peu plus sur le roman:

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/la-lune-eclaboussee--meurtres-a-maubeuge-de-carine-laure-desguin--editions-du-lys-bleu/38144794.html

                                               

Partager cet article

Repost0

Brigitte Hanappe a chroniqué "Toffee" d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

 

Deux histoires dans un seul livre !

J’ai beaucoup apprécié l’élégance des phrases et des mots utilisés par l’auteure, Edmée de Xhavée: les descriptions appuyées de multiples détails dans le décor ou les personnages m’ont permis d’être spectatrice à part entière de l’intrigue. Une spectatrice anonyme et invisible, évidemment ! Mais avec l’étrange impression de m’être planquée discrètement dans les pages afin de visionner en douce chaque scène.

Deux histoires d’amour que personnellement je qualifierais de tragique. Premier amour intense pour Toffee, une jeune fille au surnom tout fondant mais tellement excessive et déterminée. Une histoire d’amour exclusif de soi-même pour l’autre qui ne pense qu’à s’approprier son propre bonheur en étant la preferida, la préférée de tous.

J’ai lu avec beaucoup de plaisir « Toffee » et j’ai adoré « la Préférida » alors que j’en ai détesté de suite l’héroïne. Cette femme me fait penser à une nouvelle espèce d’arachnide chez qui la cupidité et le bien-être personnel sont les seuls objectifs de son existence. Une araignée manipulatrice qui tisse sa toile autour de l’homme qu’elle a choisi : un homme qui se croit aimé et choyé mais qui, en fait, n’est qu’un pauvre insecte paralysé. Et dans sa toile, elle arrive même à engluer tout son entourage.

Bref, le genre de personnage qu’il vaut mieux éviter de faire rentrer dans son cercle familial.

 

Brigitte Hanappe

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Carine-Laure Desguin en invitée avec la chronique de lecture d'Edmée de Xhavée pour "La lune éclaboussée"

Publié le par christine brunet /aloys

 

J’ai lu La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge, de Carine-Laure Desguin (Edmée De Xhavée)

 

La couverture nous montre un Maubeuge By Night des plus paisibles, éclairé par une lune voilée des plus tendres. Sur les trottoirs, les reflets des enseignes dessinent des lignes et des courbes de toutes sortes, des fleurs fluos, des océans d’espoir et de bons sentiments.

Et pourtant…

Je vous présente donc une jolie fille basanée et désirable, au nom joli de Jenny. Jenny rêve d’écrire, d’être publiée, de se réveiller avec la trame idéale pour un succès, et admire de tous ses élans Michel Garnier, l’auteur de référence, beau, séducteur, dont les livres se suivent et meublent les vitrines des grandes librairies. Sera-t-elle la seconde personnalité de plume à Maubeuge ? Peut-elle vraiment consacrer du temps à imaginer cette joie ? Arrivera-t-elle à l’approcher, voire s’en faire conseiller ?

Que tout ça se met bien en place, pas vrai ?

Et pourtant !

La lune sera bien éclaboussée de sang, de crimes, de scandales, de mystères, de contre mystères. La vie de Jenny, que nous livrent les mots de l’auteur, s’éclabousse elle aussi d’évènements insolites, brutaux, de rencontres envahissantes ou protectrices. Tonton et Tontaine oh combien dévoué ;  Fils Pourri (oui, Jenny rebaptise pas mal de monde, et sans eau bénite…) pas bien appétissant et accompagné d’une blondasse que Jenny n’hésite pas à cataloguer dans le rayon pouffiasse, se pardonnant bien volontiers cette impétuosité puisque lancer des petites piques, ça délasse, ça rend légère, toute légère ; une gouvernante mêle-tout (qui aide un peu au démêlage malgré tout) ; une cousine commissaire, la très ignoble et vilaine Deux points grand D ; Un amant bien plaisant aussi, oui, on n’imagine pas Jenny sourde aux joies de l’amour. Elle ne l’est pas. Des rancoeurs, des remords, des vices, des complots. Et Jenny qui ne cesse de chercher la vérité car ce qui va éclabousser ainsi sa vie, c’est la mort suspecte du beau Michel Garnier, son auteur tant aimé. Entre elle et lui, elle le sait, il y avait quelque chose de naissant, et c’est l’embryon de ce lien qui la guide vers la solution.

Carine-Laure se remarque toujours par un don certain pour décrire les scènes et les rendre visuelles, nous offrir le décor exact, les ambiances non repeintes, et les relents, les voix, les instants non censurés, le langage non tamisé. Tendresse, amour, sournoiserie, espoirs, férocité, tout s’y trouve à son tour, logique et inattendu. 

Un meurtre, c’est salissant, tout comme les vices. C’est plein de couleurs et d’émotions violentes. Ça fait mal, et pourtant, si notre Jenny est éclaboussée, ça ne fait pas souche chez elle : elle restera la jolie et fraiche coquine impertinente du début, avec quelque chose en plus, mais ça… au lecteur de s’en réjouir avec elle.

 

Edmée de Xhavée

 

Partager cet article

Repost0

Carine-laure Desguin en invitée du blog : Sylvie Mordang et You FM versus La Lune éclaboussée

Publié le par christine brunet /aloys

 

L’équipe de You FM, je la connais depuis 2018 puisqu’en janvier de cette année-là, ACTUTV a interviewé cette équipe dynamique dans le studio situé à Mons, à revoir ici : https://www.youtube.com/watch?v=ALyVt_ekQsc

 

Et voici donc un avis de lecture de Sylvie Mordang, animatrice dans l’émission Des Mots Niaques  (You FM)

https://www.facebook.com/youfmbe/

https://www.facebook.com/desmotsniaques/

 

 

Le 29 mai 2020, de Sylvie Mordang

 

Le but de cette page est de promouvoir nos émissions.
Ce que j’aime après avoir lu un livre, c’est en discuter avec mes démons et si possible l’auteur(e) devant un micro.
Ecrire, c’est pas mon truc, je me sens si petite devant tous ces écrivain(e)s qui embellissent ma vie tous les jours grâce à leur talent et m’emportent dans leur imaginaire !
Mais sérieusement, je ne peux pas attendre septembre et la reprise de Des Mots Niaques pour vous conseiller ce livre !

Carine-laure Desguin, on l’a déjà reçue dans notre émission. Depuis, je vous en parle régulièrement car elle écrit énormément et sa force, c’est qu’elle sait tout écrire : de Putain de pays noir que j’ai dévoré, à ses rubriques journalistiques sur Maggie qui m’ont bien fait rire, en passant par sa pièce de théâtre « Le transfert » que je meurs d’envie de jouer. Mais un policier ! Comment allait-elle se débrouiller ?
J’étais avide de découvrir son histoire et son style d’écriture ! Mais j’ai dû attendre parce que mon mari me l’a piqué avant que je ne l’ouvre ! Au bout de 20 pages, il m’a dit : « Elle écrit bien, cette fille ! ».
Suite demain … 
😉

 

LE 30 MAI 2020, de Sylvie Mordang, suite de son commentaire

 

La lune éclaboussée… j’aimais déjà le titre !
Et ce livre avait plu à mon mari qui est un lecteur assidu de romans policiers (entre autres) et qui n’est pas avare de critiques !
J’étais confinée, j’ai décidé de prendre mon temps pour le lire car j’éprouve toujours un sentiment de vide quand je termine une histoire que j’aime, les personnages deviennent mes amis (ou ennemis) et c’est comme si je les perdais.
Et justement, les chapitres sont petits, ce qui permet au lecteur de s’arrêter quand ça l’arrange, même si j’ai dû me faire violence car j’avais trop envie de connaître la suite.
Quant aux personnages, beaucoup font maintenant partie de ma vie : la divine Jenny, enseignante qui écrit et espère, qu’un jour, la chance lui sourira et qu’elle sera éditée ; ses deux protecteurs, Tonton et Tontaine, les deux amis de son père qui veillent sur elle depuis que ses deux parents sont décédés dans un accident ; l’odieux Olivier, fils de Michel Garnier, l’auteur à succès décédé dont Jenny est admiratrice et sa compagne, la cupide Evelyne ; sa cousine Xavière, madame la commissaire ;

 

et… Maubeuge… que Carine-laure décrit si bien !
Une intrigue qui se tient, des histoires dans l’histoire, une écriture que j’adore, Carine-Laure, une fois encore, défi relevé haut la main. Je crois bien que je suis fan de toi ! Et une fin qui pourrait laisser présager une suite… Oh oui, Carine-Laure, j’ai trop envie de retrouver et mieux connaître Tonton et Tontaine, je suis certaine qu’ils méritent qu’on les suive de plus près ! S’il te plaît…

 

 

Un peu plus sur le roman:

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/la-lune-eclaboussee--meurtres-a-maubeuge-de-carine-laure-desguin--editions-du-lys-bleu/38144794.html

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Carine-Laure Desguin chronique l'ouvrage d'Edmée de Xhavée "Toffee" suivi de la "Preferida"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/vebQ9keYKQI

Publié dans vidéo, Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Carine-Laure Desguin a chroniqué "Toffee" le dernier roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Toffee, suivi de La preferida, romans, Edmée de Xhavée (Editions Chloé des Lys, 2019)

 

Ce livre de deux cent trente-sept pages comprend deux romans, Toffee et La preferida. Les points communs entre ces deux romans, me demanderez-vous? Outre l’élégante écriture et non moins poétique d’Edmée de Xhavée, je dirais l'Amour. L'Amour et sa perversité, et son innocence aussi. Toutes les facettes de l’Amour. Edmée de Xhavée, dans ce xième roman, fidélise ses lecteurs. Et déjà ça, c’est tout un art.  Je ne connais aucune autre auteure qui cisèle aussi bien la personnalité de l'individu, ses travers et ses faiblesses, jusqu’à, oserai-je le dire, une certaine clairvoyance, pour ne citer que cela. Ce livre, comme presque tous les autres livres (romans, recueils de nouvelles) de cette Vierviétoise éternelle globe-trotter se situe au XXième siècle et nous pénétrons, subtils voyeuristes que nous sommes tous, dans les demeures cossues et le milieu familial d'une bourgeoisie qui se soucie plus souvent du paraître plutôt que de l'être, avouons-le, hélas. Du Dallas, mais en plus classieux.    

 

TOFFEE: Page 75: ... Qui savait exactement si ce n'étaient, bien entendu, ces deux braves concierges mais ... il lui revient qu'ils ont disparu peu après, partis dans une autre famille, et remplacés par un couple de Hongrois. 

 

Lorsque Claude Leveaux, riche industriel retraité et séjournant dans une seigneurerie, reçoit cette Julie, il est à mille lieues de se douter comment les révélations de celle-ci bouleverseront ses journées si tranquilles depuis longtemps. D'ailleurs, lorsqu’il comprend l’amorce de cette histoire que lui raconte Julie, il n'y croit pas du tout et il n'a jamais entendu parler de cette Toffee-Sophie, jamais! Jusqu'au moment où il s’attarde sur cette photo que lui présente Julie : Les traits du visage du petit Jules (oh ces yeux-là, ces yeux d'un bleu d'une telle pureté)… Il n'y a dès lors aucun doute. 

Qui était donc Toffee-Sophie, cette jolie blonde d'origine espagnole, une petite bonne qui ne cessait de donner "du fil à retordre" à ses parents, concierges chez les Fauquier? 

 

Dans une centaine de pages passionnantes écrites comme je l’ai déjà dit avec élégance et poésie, vous lirez vous aussi, tout comme Julie, le journal intime de cette ingénue Toffee-Sophie et vous découvrirez à vous en faire frissonner l'échine cette belle et trop courte histoire d'amour. Car toute la vérité est là désormais, dans ce journal intime. Et comment croyez-vous réagira Claude Lebeaux ? Acceptera-t-il ces révélations tardives ?

 

La Preferida : Un roman chorale, chacun des membres de ces deux familles prend la parole. Et même oui, elle aussi, cette Preferida-Olympe-Olive à la bouche en forme de "cul de chameau qui pète", s'exprime et dévoile tout de son cynisme et de son machiavélisme.

Page 111: ... Il a de l'humour et est assez content de lui-même. Il sera bien aisé de la flatter... 

Page 234: Le médecin a bien dit de ne surtout pas mélanger le traitement avec de l'alcool, mais ce n'est qu'un doigt de whisky sur toute une journée...

En lisant ces deux courts extraits, vous avez tout compris. Mais non, détrompez-vous et grattez encore ce vernis.

Ils seront plusieurs dans ce roman chorale à vous ouvrir les yeux au sujet de cette garce (appelons un chat un chat) et il n’y a pas que Régine de Moustière, sa belle-mère, ni Jouwette, sa belle-sœur, qui vous dévoileront le jeu tordu et pervers de cette femme vénale, supportée par Marc son époux depuis plus de quarante ans…

Je referme ce livre, la lecture de ce thriller me coupe le souffle.

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Joe Valeska a lu "Galinda, La forêt des Ombres" de Laurent Femenias

Publié le par christine brunet /aloys

Je n’en reviens pas d’avoir mis autant de temps à découvrir « Galinda, la Forêt des Ombres » de

, édité chez les éditions Chloé des Lys, et je dois dire que j’ai réellement adoré.
C’est en découvrant que j’avais quelques goûts littéraires en commun avec l’écrivain que je me suis (enfin) décidé à m’aventurer au cœur de cette mystérieuse forêt qui, assurément, est l’un des personnages principaux de ce roman fantasy/fantastique, lequel s’éloigne brillamment du schéma classique et des personnages habituellement rencontrés dans ces histoires… Résultat : c’est rafraîchissant. Et sans ennui à aucune page.
Il faut savoir que je suis un lecteur « lent ». Même lorsqu’il s’agit de quelqu’un dont je suis fan, comme Anne Rice, je peux mettre des semaines ou de longs mois à lire un roman. Je suis sur son dernier depuis plus d’un an et demi… J’ai lu « Galinda, la Forêt des Ombres » en moins de quatre jours. Une fois que j’ai commencé, impossible de m’arrêter !
J’ai trouvé sous la plume de Laurent Femenias tout ce que j’adore chez un écrivain. Premièrement, l’histoire est prenante et magistralement écrite. C’est fluide, et c’est quelque chose qui me semble important pour le plaisir de la lecture. Deuxièmement, les personnages sont crédibles et attachants, et nuancés. Pas de « tout noir » ou « tout blanc ». Troisièmement, et c’est ce que je recherche chez tout écrivain, homme ou femme : que sa façon d’écrire projette dans mon esprit des images cinématographiques. J’ai lu le roman, mais j’ai aussi « vu le roman ». J’ai suivi Sam Harper, le héros, comme si je traversais la forêt à ses côtés. Quelle aventure !
Ce que j’apprécie chez Laurent Femenias, écrivain, c’est aussi les références distillées par-ci, par-là. (C’est une chose que j’adore faire, moi aussi.) Il en parle d’ailleurs dans les annexes du roman qui sont très intéressantes. Mais je n’en dirai pas plus pour ne pas gâcher le plaisir d’un lecteur ou d’une lectrice qui aurait envie de découvrir ce formidable roman.
En conclusion, « Galinda, la Forêt des Ombres » est le meilleur roman fantastique que j’ai lu depuis bien des années.
Ah ! Important pour moi, également : la notion de rédemption. J’ai aussi besoin de cela, dans un roman. C’est toujours un gros plus. Je vous le disais, j’ai trouvé sous la plume de Laurent Femenias tout ce que j’adore chez un écrivain. Alors, un immense merci à lui, et j’espère réellement en lire davantage.
J’espère que vous oserez, à votre tour, pénétrer au cœur de Galinda, et je vous le recommande :

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 > >>