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Le blog Aloys

Articles avec #fiche de lecture tag

Le blog "D'un livre à l'autre" a chroniqué "Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique

12 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs, #Fiche de lecture

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/09/20/35663976.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

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Il y a un an, je lisais le premier thriller de Bob Boutique "2401". Bob a récidivé depuis et j'avais hâte de retrouver ses héros hollandais Lieve, souvent nommé la Petite, et Johan, surnommé le Bouledogue. 

Bob ne veut pas dévoiler grand-chose de ses romans. Il veut laisser la surprise de la découverte à ses lecteurs (la 4e de couverture est d'ailleurs minimaliste). Mais comment donner envie de lire "Chaos" si on ne peut rien en dire? Le lecteur potentiel a quand même droit à un minimum d'informations, non? 

J'essayerai donc de ne pas déplaire à Bob en ne dévoilant que peu de choses. 

L'histoire commence au Rijsmuseum d'Amsterdam où un tableau a été volé, un simple tableau, pas très connu, presqu'une croûte ! Pourquoi le voleur s'est-il emparé d'une oeuvre d'art dont il ne pourra pas tiré grand-chose? Et pourquoi ce même voleur a-t-il touché à un autre tableau sans l'emporter si ce n'est pour cacher le vrai motif de ce larcin?

Le jour où on découvre l'identité du voleur, Johan qui vivait bien tranquillement sur un bateau depuis l'enquête précédente (voir "2401") est rappelé d'urgence. Il fera équipe avec "la Petite" Lieve car on ne change pas une équipe qui gagne ! 

L'enquête les emmènera jusque dans les montagnes en guerre du Yemen où Yohan devra arrêter à temps un massacre sans précédent...

Un livre bien écrit, très bien documenté, qui pourrait choquer certaines personnes, car il remet en question certaines croyances religieuses...

Un roman pas facile (je n'ai pas vraiment tout compris), mais très intéressant sur un thème très actuel...

A lire si vous avez aimé "2401" bien que les deux romans n'ont aucun point commun à part l'équipe d'enquêteurs. A lire même si vous n'avez pas lu "2401" si vous aimez les thrillers et le suspense. A lire si vous connaissez Bob et aimez son style facilement reconnaissable. 

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Christine Brunet a lu "A fleur de plume", un recueil de poèmes de Didier Moné

9 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture, #avis de blogs

 

 

 

Ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi de lire ce recueil de poésies... Pas la couverture plutôt atone et minimaliste...

Peut-être le contact que j'ai eu avec ce poète lors de son référencement ?

Quoiqu'il en soit, je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre, à quel genre de poésie...

Premières pages : une impression forte de masculinité due, peut-être, à la forme des vers, à cette sensation de voyage et de regard omniprésent qui pèse sur les choses comme sur le lecteur.

L'auteur raconte... se raconte, cheminement intérieur, observation de l'autre, introspection de la foi... Mais quelle foi ?

Peu de couleurs, une chape de plomb grise qui ne demande qu'à se refermer sur les sursauts d'espoirs peut-être vains.

J'ai vraiment apprécié cette plume franche et la sensation qu'elle fait naître et perdurer chez le lecteur. Une belle découverte !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Christine Brunet a lu " La Rinascente" d'Edmée de Xhavée

8 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture, #avis de blogs

 

Quel drôle de titre ! La Rinascente...

 

Huit nouvelles pour une multitude de destins. Vies de femmes, d'épouses, de fiancées ou de mal aimées, caractères bien trempés ou soumis, autant de personnages qui, à un moment précis, se livrent.

Les secrets sont enfin éventés, les certitudes s'effritent. Le temps omniprésent, implacable, a fait son oeuvre pour le meilleur et bien souvent pour le pire.

La plume alerte et précise d'Edmée de Xhavée croque littéralement ces instants où tout bascule, expose les destins cachés en plein soleil. Le lecteur devient voyeur, se rassasie des indignités et des trahisons des uns ou des autres. Il voyage, certes géographiquement (un peu), mais surtout temporellement, entre ce qui fut, ce qui a été et ce qui est (un présent qui n'est pas forcément le nôtre).

Regards de femmes sur une société pas toujours bienveillante, chroniques familiales, destinée implacable qui suit des voies souvent obscures, de temps à autre seulement heureuses. 

Les héroïnes proposées pourraient être une collègue de travail, une soeur, une cousine tant elles sont vraies et les situations criantes de vérité.

Etrange sensation qui nous propulse sur 245 pages au coeur de l'humain.

Un excellent moment de lecture ! 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

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Patrick Dubois a chroniqué dans la REVUE INDEPENDANTE "Vénus en Ré", le thriller de Christine Brunet

23 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs, #Fiche de lecture, #l'invité d'Aloys

http://revueindependante.over-blog.com

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Après le Doubs, Marseille, Londres, le Cantal, le Périgord… pour son nouveau thriller, Christine Brunet nous entraîne sur l’île de Ré afin d’y suivre une nouvelle et palpitante enquête menée par le tandem Gwen Saint-Cyrq et Signac.

 

Dans ce nouvel Opus, Christine Brunet va nous faire découvrir les charmes et les beautés de l’île de Ré mais surtout tenter de résoudre une énigme qui commence avec la découverte d’un septième cadavre qui serait victime de «  l’homme au catogan ». Seulement cette dernière victime… pour l’instant il y en aura d’autres au fil des pages n’est autre que la fille du commissaire divisionnaire Renaud Marsan. Loin de la police,  menant une double vie Saint-Cyrq accepte par amitié de mener l’enquête d’autant plus que le commissaire Lebecq patauge allégrement pour découvrir ne serait-ce qu’un bout de piste concernant déjà les six premiers meurtres. Faire équipe avec Signac n’enchante pas Gwen (voir le précédent thriller de Christine Brunet  « Convergences »). Elle n’a pas le choix et rejoint le SIRC (Service d’investigation et de recherches criminelles » composé de binômes militaire et scientifique. Dans son domaine, elle est médecin légiste, Gwen Saint-Cyrq est la meilleure, rien ne lui échappe, sa capacité de raisonnement est phénoménale et bien que Signac ne la lâche pas, elle mènera son enquête comme bon lui semble au grand dam de son coéquipier.

 

Mais comme dans toutes les enquêtes la maligne Christine Brunet, aime à brouiller les pistes ! elles se multiplient au fil des pages !  Y-a-t-il un ou plusieurs assassins ? Comment un cadavre (celui de Ghislaine Marsan) fille du commissaire Renaud Marsan retrouvée dans la forêt de Notre Dame dans l’arc boisée de la région parisienne peut-il avoir un rapport avec un double meurtre commis à Trousse Chemise sur l’île de Ré où l’on retrouve le colonel de gendarmerie et un truand défiguré abattu l’un à côté de l’autre ? De plus Gwen retrouve deux de ses ex-amants, le légiste Daniel Lesage (trempe-t-il dans les meurtres ?)  et Angel O’Maley un trafiquant notoire recherché pour trafic d’armes, de diamants et meurtres mais qui demande à Gwen Saint-Cyrq de récupérer chez un autre trafiquant aussi pourri (Alexis Magrötte) que lui, et qui l’a berné, les diamants dans son coffre…Y parviendra-telle ? Seule la lecture de Vénus en Ré « vous en apprendra plus. Parmi les cadavres Gwen retrouvera aussi Christian Pinel, son premier grand amour, génie de l’informatique mais qui a mal tourné. Pourquoi a-t-il été tué ?

 

Au milieu de toutes ces pistes qui finiront par se rejoindre, Yvon Signac retrouve lui aussi son amour de jeunesse en la personne de Josy, capitaine de gendarmerie veuve du colonel Grimaud abattu sur la plage de Trousse Chemise. Quel rôle joue-t-elle dans ces meurtres ? Tous les cadavres sont assassinés en rapport avec l’astrologie et tués par des médicaments bien spécifiques, que seule une personne initiée peut se procurer mais qui est-elle ? Gwen Saint-Cyrq au fil des pages se rapproche du but final avec l’aide du docteur Michalon. Notre Gwen  médecin légiste victime d’une femme jalouse, finira par se retrouver avec deux balles dans le corps, parviendra-telle à s’en sortir ? Pourra-t-elle  sauver son coéquipier Yvon Signac en mauvaise posture ? autant de question que «Vénus en Ré » vous fera découvrir au fil des pages avant de vous emmener en Sierra Leone… et en Provence pour une fin  qui  n’en n’est pas une , Christine Brunet ayant le talent de vous faire patienter pour connaître la suite des aventures de Gwen Saint-Cyrq. Son prochain thriller «  HX13 » sortira  dès le 1er octobre prochain.

 

Pour son neuvième thriller « Vénus en Ré », Christine Brunet s’inscrit dans la lignée des plus grands spécialistes du genre, je l’ai déjà dit, mais je le redis, ses livres pourraient faire de magnifiques scénarios pour des films policiers, tant les personnages, les intrigues sont bien charpentés, ils enchanteraient les amateurs du genre, ne reste plus qu’à trouver le bon réalisateur pour tenter l’expérience. En attendant avec « Vénus en Ré »  Christine Brunet nous propose  un grand cru dans le genre suspense, rebondissements jusqu’au point final  avec lequel vous passerez j’en suis sûr un excellent moment de lecture bien calé au fond de votre fauteuil club.

 

Patrick DUBOIS

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Claude David a lu "Auprès de ma blonde", le roman de Thierry-Marie Delaunois

22 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

 

 

AUPRÈS DE MA (MES) BLONDE(S)

Où donc Thierry-Marie Delaunois va-t-il puiser son imagination ? Elle foisonne dans son dernier roman…

Chaque personnage y est une énigme tant dans la psychologie que dans l’action – toujours imprévisible. Et tout va s’enchevêtrer… On peut bien imaginer à chaque page la tournure qui s’annonce, et non, on va de surprises en surprises. Sans jamais pourtant perdre le fil (si la confusion semble l’emporter au début, elle n’est qu’apparente).

En effet, l’auteur a savamment étudié la construction d’un édifice complexe. On progresse, décontenancé et haletant, avec l’envie de savoir et, à la fin, ce n‘est jamais vraiment ce qu’on attendait, ni la nature profonde des personnages, qui se livrent difficilement, ni le cœur des intrigues. On se disperse pour mieux être surpris – et on le sera très singulièrement lors du dénouement final.

L’imagination et la construction : deux qualités de ce livre… Et puis l’introspection… Car André, Hélène, et Séréna, les principaux protagonistes, sont des esprits torturés. Un autre mérite de l’auteur est de placer un de ses héros dans sa propre position d’écrivain : André se met à écrire le livre imaginé par son créateur… après l’avoir imaginé à son tour, dès sa seconde rencontre avec Séréna, tant la jeune femme le fascine.

Tous dans ce livre s’interrogent sur eux-mêmes, à l’obsession, analysant les questions métaphysiques qui empoisonnent : d’où viens-je, qui suis-je, où vais-je ? Et s’interrogent sur les autres. En fait ils espionnent, fabulent, fantasment, cherchent à percer les mystères de chacun. Sur fond de désirs amoureux croisés qui suscitent confrontations et jalousies.

Si André, quadragénaire esseulé, a une destinée particulière, que dire de celle de Séréna qui porte un lourd secret ! Le destin qui les unira est aussi une totale surprise ! Et la fameuse « lettre » en est encore une autre. Et puis il y a la trajectoire d’Hélène qui à sa façon ouvre des interrogations sur les voies du « transgénérationnel », lequel peut briser l’individu à son insu !

Et puis on meurt beaucoup dans ce livre ! À lire par le début, même si la fin est royale ! (Thierry-Marie Delaunois, Auprès de ma blonde, Chloé des Lys, 2016, 228 p.)

 

 

CLAUDE DAVID

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Christine PREVI a lu "La croix mystérieuse" de Robert Fontaine

20 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

 

Il s’agit d’une enquête policière menée par le jeune lieutenant, Noël Méneval, qui vient de rejoindre la brigade de gendarmerie où a été muté son chef le commandant Legrenzi.

 

Il est chargé de l’enquête sur le braquage d’une bijouterie, qui a mal tourné, car on a tiré sur le gérant qui d’ailleurs décédera…

Deux jours plus tard, on retrouve le corps d’une jeune femme près d’une croix, d’autant plus mystérieuse, que ce n’est pas le premier cadavre découvert à son pied !

 

Une ambiance électrique au poste, des indices maigres et trop peu convaincants (un masque, une moto…), s’ajoutent à une rigueur administrative qui vient alourdir l’enquête…

Le commandant Legrenzi est agressé et mis hors service, il sera remplacé par un responsable sec et autoritaire…

 

Heureusement, l’inspecteur Montherey et Alice verdier, jeune stagiaire, sont des atouts positifs. La confession d’un mourant donne un éclairage nouveau à l’enquête en cours. Les rebondissements sont nombreux et surprenants.

 

L’intrigue se déroule sur fond de couleur locale, dans le beau village d’Écaussines, et baigne dans une « belgitude » très plaisante. J’ai beaucoup aimé la progression du suspense par petites touches inattendues, la description réaliste des lieux et des habitants et le ton calme et sérieux dans lequel baigne l’enquête.

 

 

Christina PREVI

 

 

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Vincent Vallée a chroniqué le roman de Thierry-Marie Delaunois "Auprès de ma blonde"

5 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs, #Fiche de lecture

https://lesmotsricochent.blogspot.fr/2017/05/aupres-de-ma-blonde-de-thierry-marie.html

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Il est de convenance de se lire entre auteur(e)s et lors de mes différents salons littéraires, j’ai fait la connaissance de Thierry-Marie Delaunois, une rencontre sympathique, enrichissante.

Thierry-Marie Delaunois est l’auteur de plusieurs romans déjà, il est un romancier mais tout comme moi, il rédige des critiques, des chroniques. La littérature est un moteur à sa vie, c’est indéniable.

Je ne l’avais pas encore lu, et récemment j’ai appris que Thierry-Marie Delaunois était publié chez Chloé des Lys, une maison d’édition belge, avec “Auprès de ma blonde”.

Dès le début du livre, nous entrons dans un presque huis clos avec ce parc que l’auteur décrit, un parc où André, écrivain en passe d’être connu, aime à se promener, chercher l’inspiration. Il y rencontrera une grande et jolie blonde, magistrale presque, selon la description de l’auteur.

Dans ce presque huis clos nous ferons connaissance avec André bien entendu, Serena, Hélène, Danton, une gitane diseuse de bonne aventure, et bien d’autres encore dont le rôle ne sera pas très important pour le récit, sauf les coccinelles.

Dans ce parc, un lac, avec en son centre un îlot. Réputé dangereux, le lec sera central tout au long du roman, il sera un tournant narratif non négligeable. Une histoire d’amour va naître entre André et la majestueuse blonde du parc, mais très compliquée, une relation semée d’embûches, de doutes, de remises en question.

Ce que je peux dire d’ores et déjà, c’est que ce roman de 226 pages ne manque pas de rebondissements, de surprises, les cinquante dernières pages en sont d’ailleurs riches. Ce dont il est traité dans ce roman, c’est de passion, d’amour, de folie, d’éducation, mais aussi de suicide. Un sujet délicat qu’il faut maîtriser.

Ce que je peux dire également, c’est que je ne me suis pas ennuyé à lire le dernier roman de Thierry-Marie Delaunois, je l’ai bien entendu un peu reconnu dans quelques narrations, descriptions, d’ailleurs l’auteur ne s’en cache pas, il a fortement raison, on écrit toujours un peu sur soi.

Je me suis fait une remarque au sujet de ce livre, durant sa lecture, ça me fait penser à Tintin de Hergé, et je ne le dis pas avec péjoration que du contraire, ce récit est une véritable enquête, de soi, de l’autre, de sursaut en surprise, le lecteur trouve matière à poursuivre son récit, à savoir la suite.

Ce que j’ai un peu déploré, c’est peut-être que le récit se déroule beaucoup en un seul lieu, le parc, je ne sais d’ailleurs pas le nom de la ville ni le pays où se déroule l’action, mais c’est intéressant pour l’imagination du lecteur.

Les personnages manquent aussi de description, c’est un peu loin dans le récit quand j’apprends que André est assez bien fichu, beau garçon,rien de bien grave vous me direz, vous aurez raison.

Pour terminer, je dirais que si étant petit, on vous a dit que les coccinelles étaient les petites bêtes à bon Dieu, vous verrez que l’auteur les apprécie beaucoup aussi, et qu’elles ont un très grand rôle dans le casting de ce roman qui donne envie de découvrir ce que nous proposera encore Thierry-Marie Delaunois à qui je dis merci pour ce moment de lecture et bonne chance pour la suite de son aventure littéraire.

(Source: le site de Vincent Vallée auteur “Les mots ricochent”; auteur de l’article: Vincent Vallée)

 

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Le blog de Maryline a chroniqué "Les métamorphoses de Julian Kolovos" de J.P. Volpi

3 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture, #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/les-metamorphoses-de-julian-kolovos-a130248972

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Résumé de l'éditeur :

Pour les Kolovos, la vie n’est qu’un théâtre dont les scènes se créent dans le château de leurs ancêtres. Amour et haine s’y côtoient dans un univers malsain, glauque, plein d’envie, de sentiments simulés...

Lequel d’entre eux pourrions-nous, à priori, trouver attachant ? Il y a si peu de sentiments dans l’âme de ces individus !

À quoi pourrait les mener la découverte d’un testament malencontreusement égaré ? Au crime ? Lequel ? Qui le manigancerait ? Sommes-nous en plein roman policier ?

Que le lecteur s’attende à être surpris !

 

 

Mon avis :

Je voulais du noir, je l'ai eu! Merci bien!
 

Ce roman est particulier, on a l'impression d'être dans un théâtre et d'assister à un tableau glauque d'une famille assez spéciale, il faut le dire. Julian, le personnage principal est tantôt sympathique, tantôt machiavélique, ou même parfois pénible et sans cœur. Mais j'ai réussi à trouver des moments où il m'a plu... Finalement, il a peut-être du cœur!?

L'auteur semble en colère, j'aime sa plume mais elle est ici assez marquée, pleine de haine et de ressentiments. Les personnages évoluent dans un univers clos, sombre, et seul Julian parait vivre vraiment. Sont-ils seulement présents? Est-ce un mauvais tour que l'auteur nous aurait joué? Je ne sais plus quoi penser...

J'avais beaucoup aimé "Contes épouvantables & fables fantastiques" qui est un recueil de nouvelles noires et fantastiques. On retrouve ici les mêmes ingrédients, mais cette fois, c'est un roman, un vrai thriller psychologique sur fond de saga familiale. Une merveille encore une fois! On retrouve dans chacun des personnages un travail de recherche de l'auteur, car oui, tous les personnages ont une personnalité bien à eux, mais une personnalité que l'on retrouve bien souvent dans chacune de nos familles. Et quand il s'agit d'argent, les gens se dévoilent sous un autre jour et font apparaitre aux yeux de tous leur vraie nature.

Une fin qu'aucun lecteur ne peut soupçonner, un final grandiose, à la hauteur de nos attentes! Je recommande ce livre pour tous les fans de thriller, de sombre, de fantastique et de manigances...

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Edmée de Xhavée a lu "Ma voisine a hurlé toute la nuit" d'Anne-Michèle Hamese

15 Juillet 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

J’ai lu Ma voisine a hurlé toute la nuit, d’Anne-Michèle Hamesse – Edmée De Xhavée


 

Ma foi, on le lit vite, ce livre. On le dévore, on suit les mots en haletant. Car chacune de ces courtes histoires fait monter l’adrénaline.

C’est la course à l’amour, la fuite devant la solitude, devant l’inéluctable. C’est le coup de matraque que donne le réel. Des vies de femmes que l’on a envie de prendre dans ses bras, et les femmes et leur vie, et leurs larmes et leurs rêves, et leurs utopies. On voudrait toutes les consoler, même les méchantes, celles aux seins et au cœur secs.

Il y a celle qui choisit de mourir alors que la clé du bonheur tombe dans sa main – ça fait si peur, tout d’un coup ! Celle qui attend une visiteuse qui ne viendra pas, et est assourdie par sa propre folie. Et l’anniversaire de Monsieur Perdange, avec ce cadeau sorti de Hollywood version hard... ah Madame Perdange que vous fûtes généreuse !

Il y a aussi celle, avec son celui, les idéaux, les parfaits, les encore si beaux, dont la vie sera à jamais changée par une simple dent cassée. Et la ravissante dame au cerf-volant… qui rêve et fait rêver. Une autre, foudroyée debout par l’exigeant et impatient désir d’un collègue de travail…

Saviez-vous que l’on peut soudainement ne plus exister pour les autres ? Mais parfaitement… vous entrez dans un restaurant et n’êtes plus nulle part… On peut aussi entendre des conversations qui, peut-être, peut-être, parlent d’un mari qu’on n’aime plus trop mais qu’on veut garder… Et ces aspects de l’autre qu’on découvre par hasard, qu’on n’avait jamais sus malgré l’amour et le partage, ces importantes confidences qu’on n’a pas voulu nous faire…

Et puis ces merveilleux films d’amour que l’on va voir pour tant de raisons contradictoires, dans une salle hantée par les rêves et amertumes des autres…

Je ne peux qu’engager ma responsabilité : le lire, c’est redécouvrir bien des choses de nous-mêmes et de ces femmes que l’on a côtoyées…


 

Cactus inébranlable éditions, 80 pages

ISBN 978-2-930659-44-2

10€

Edmée de Xhavée

 

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Jean-François Foulon a lu "A la fin de ces longues années' de Joël Godart

11 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Joël Godart, "A la fin de ces longues années" (Editions Chloé des lys)

 

Une nouvelle fois, je suis sous le charme après la lecture du dernier livre de Joël Godart (« A la fin de ces longues années »), un livre de poèmes, bien entendu :

Dans son recueil précédent, il était question du rêve, de la mer, des nuages, de la femme et aussi de la mort.

Ces thèmes, on les retrouve dans ce second livre, mais il me semble que la conscience de la mort qui rode a pris plus d’emprise sur le poète :

A la fin de ces longues années

Quand nous devrons quitter cette terre

Nous déposerons sur le fleuve nos deux cœurs

 

C’est que le temps continue à avancer et que les années qui restent devant l’écrivain s’amenuisent petit à petit :

Les années ont passé comme feu de paille

déposant sur nos vies des brassées de feuilles

L’hiver s’avance et sur toutes choses

étend ses longs doigts blancs de givre

 

Cette prise de conscience n’est pas morbide, elle est simplement lucide. L’auteur a conscience qu’une grande partie du chemin est derrière lui et il décide, puisqu’i n’y a plus rien devant lui, de s’arrêter et de regarder la beauté du monde.

On sait que le poète habite maintenant en Bretagne, devant l’océan. Cette région  devait forcément devenir un thème de prédilection :

Sur mes domaines les routes sont rares. Beaucoup de végétations battues par les vents, de chemins tracés en toute hâte (…) La nuit nulle lumière sur la lande mais des cris d’oiseaux.

Outre la description de la lande bretonne, un tel texte porte en lui une réflexion existentielle. Les routes qui se font rares sont celles de l’existence, le vent symbolise les difficultés de la vie et ces cris d’oiseaux dans la nuit noire ont quelque chose d’effrayant. On devine la mort tout au bout et le grand plongeon du haut de la falaise.

Pourtant, en ce lieu de repos et de recueillement, l’amour peut renaître :

J’avais oublié jusqu’à la blancheur de ta peau (…)

Tes yeux étaient deux promesses.

 

Parfois les vers de J Godart deviennent des jeux de mots tendrement érotiques aux consonances bibliques :

L’amour est olivier au jardin de mes caresses

 

Mais les saisons défilent et l’automne (ultime cycle de la vie) approche. Les arbres qui « bavardent dans la nuit mystique» vont perdre leurs feuilles :

Ainsi va comme une feuille

Le monde vers sa perte

 

Le poète (qui nous a parlé d’un autre livre qui devrait sortir bientôt et qui sera consacré au Père Lachaise) hante les cimetières et voit sur les tombes des noms de femmes. Il se demande si leurs amants se souviennent d’elles, de la douceur de leurs lèvres et de leurs mèches blondes. Mais

Seules les allées se souviennent et chuchotent sans fin vos noms dans les corridors du temps

 

Parfois, le poète par le de son « métier » d’écrivain :

Avec des mots j’ai fait une tresse  

Descendant en guirlande jusqu’à mes pieds

 

A d’autres endroits, il parle de la musique comme d’une métaphore de ses poèmes :

Au son de ta mandoline

J’ai gravé ô Colombine

Mes accents sur le disque

D’amertume et de folie

Mais déjà le disque se raie

 

L’amour et l’érotisme sont bien présents (à quoi renvoie cette mandoline ? Au corps de la femme aimée peut-être…) mais la fin est bien là : le disque se raie.

Le recueil se termine sur neuf petits textes étranges et charmants où l’auteur met en scène des guerriers d’une peuplade primitive. Ceux-ci ont combattu vaillamment, mais ils attendent la mort.

Nous, les lecteurs, nous attendons plutôt les livres suivants de Joël Godard. Puissent-ils être nombreux !

 

Joël Godart, A la fin de ces longues années

Jean-François Foulon

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2017/03/03/joel-godart-a-la-fin-de-ces-longues-annees-editions-chloe-de-5917004.html

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