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107 articles avec l'invite d'aloys

Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys avec la chronique de Denis Billamboz pour sa note de La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. 

Publié le par christine brunet /aloys

 

Merci à Denis Billamboz pour sa note concernant La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge. 

Lien vers le blog de Denis Billamboz:

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2020/05/27/la-lune-eclaboussee-meurtres-a-maubeuge-carine-laure-desguins/

 

« Les derniers livres de la bibliothèque personnelle de Michel Garnier attendent un acquéreur. Invitation à tous. Olivier Garnier ». Jenny, une fan de cet auteur à succès de romans policiers, vedette de Maubeuge, principale célébrité vivante jusqu’à que son corps soit trouvé sans vie dans sa cuisine. Jenny, jeune africaine professeur de physique chimie, veut acheter ces livres, elle veut sentir dans ses mains les ouvrages touchés par l’auteur qu’elle admire et qu’elle aime. Comme elle n’est pas arrivée assez tôt elle n’a pu acheter que trois cartons de livres, elle trouve à sa grande surprise dans l’un des livres qu’elle a sorti, un ticket de caisse sur lequel est écrit : « Ma vie est en danger. On veut ma mort. Tout mon sang est d’encre ».

Jenny est convaincue que Michel Garnier n’est pas décédé de mort naturelle mais qu’il a été assassiné et elle veut savoir par qui et comment ? Pour cela, elle appelle ses deux protecteurs, Tonton et Tontaine, les deux amis de son père qui veillent sur elle, avec vigilance et bienveillance, depuis que ses deux parents sont décédés dans un accident de la circulation routière. Ils croient qu’elle se fait un film que son amour secret pour l’écrivain l’aveugle mais ils finissent par accepter de mener l’enquête. Ils la croient d’autant plus que de nouveaux meurtres endeuillent la ville mettent la police sur les dents, notamment la chère cousine de Jenny qui l’a violée alors qu’elle n’était encore qu’une enfant.

La situation ce tend e plus en plus et Jenny est impliquée dans l’affaire, les mails qu’elle a échangés avec l’écrivain intriguent la police et pas que la police. Le fameux ticket de caisse est aussi un indice très recherché par d’autres personnes impliquées de près dans l’affaire. Carine-Laure noue une intrigue bien ficelée où les héros ne sont pas tous stéréotypés, la policière n’est claire, les petits jeunes ne sont peut-être pas des voyous, les drogués ne le sont pas forcément, certains personnages sont fort mystérieux. Jenny elle-même n’est pas une oie blanche ni même, considérant ses origines, une oie noire. Elle se laisse porter par les événements pour, au bon moment, porter l’estocade en laissant les autres avec leurs convictions.

En bonne Carolorégienne, l’auteure connait bien Maubeuge, « là où la plupart des gens ne voient qu’une ville du Nord pleine de grisaille et de poussières, désertées de ses sidérurgies et autres industries ». Comme Simenon a planté de nombreuses intrigues dans des petites villes de province : Concarneau, La Rochelle, …, Carine-Laure, elle aussi, a choisi de d’installer son intrigue dans une petite ville un peu endormie où tout le monde se connaît et s’observe.

Un bon polar qui pourrait éventuellement appeler une suite, la matière est suffisante et le dénouement laisse quelques portes entrouvertes pour y glisser des événements ou des indices qui pourraient éventuellement faire rebondir l’enquête et provoquer la naissance d’un nouveau polar. Alors, Carine-Laure, vite un petit paquet de « bêtises à la pomme verte » et en route pour la suite des aventures de jenny.

 

Pour commander le livre via le site de l'éditeur, Lys Bleu éditions:

https://www.lysbleueditions.com/produit/la-lune-eclaboussee-meurtres-a-maubeuge/ 

 

Un peu plus sur le roman:

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/la-lune-eclaboussee--meurtres-a-maubeuge-de-carine-laure-desguin--editions-du-lys-bleu/38144794.html

                                               

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Carine-Laure Desguin en invitée avec la chronique de lecture d'Edmée de Xhavée pour "La lune éclaboussée"

Publié le par christine brunet /aloys

 

J’ai lu La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge, de Carine-Laure Desguin (Edmée De Xhavée)

 

La couverture nous montre un Maubeuge By Night des plus paisibles, éclairé par une lune voilée des plus tendres. Sur les trottoirs, les reflets des enseignes dessinent des lignes et des courbes de toutes sortes, des fleurs fluos, des océans d’espoir et de bons sentiments.

Et pourtant…

Je vous présente donc une jolie fille basanée et désirable, au nom joli de Jenny. Jenny rêve d’écrire, d’être publiée, de se réveiller avec la trame idéale pour un succès, et admire de tous ses élans Michel Garnier, l’auteur de référence, beau, séducteur, dont les livres se suivent et meublent les vitrines des grandes librairies. Sera-t-elle la seconde personnalité de plume à Maubeuge ? Peut-elle vraiment consacrer du temps à imaginer cette joie ? Arrivera-t-elle à l’approcher, voire s’en faire conseiller ?

Que tout ça se met bien en place, pas vrai ?

Et pourtant !

La lune sera bien éclaboussée de sang, de crimes, de scandales, de mystères, de contre mystères. La vie de Jenny, que nous livrent les mots de l’auteur, s’éclabousse elle aussi d’évènements insolites, brutaux, de rencontres envahissantes ou protectrices. Tonton et Tontaine oh combien dévoué ;  Fils Pourri (oui, Jenny rebaptise pas mal de monde, et sans eau bénite…) pas bien appétissant et accompagné d’une blondasse que Jenny n’hésite pas à cataloguer dans le rayon pouffiasse, se pardonnant bien volontiers cette impétuosité puisque lancer des petites piques, ça délasse, ça rend légère, toute légère ; une gouvernante mêle-tout (qui aide un peu au démêlage malgré tout) ; une cousine commissaire, la très ignoble et vilaine Deux points grand D ; Un amant bien plaisant aussi, oui, on n’imagine pas Jenny sourde aux joies de l’amour. Elle ne l’est pas. Des rancoeurs, des remords, des vices, des complots. Et Jenny qui ne cesse de chercher la vérité car ce qui va éclabousser ainsi sa vie, c’est la mort suspecte du beau Michel Garnier, son auteur tant aimé. Entre elle et lui, elle le sait, il y avait quelque chose de naissant, et c’est l’embryon de ce lien qui la guide vers la solution.

Carine-Laure se remarque toujours par un don certain pour décrire les scènes et les rendre visuelles, nous offrir le décor exact, les ambiances non repeintes, et les relents, les voix, les instants non censurés, le langage non tamisé. Tendresse, amour, sournoiserie, espoirs, férocité, tout s’y trouve à son tour, logique et inattendu. 

Un meurtre, c’est salissant, tout comme les vices. C’est plein de couleurs et d’émotions violentes. Ça fait mal, et pourtant, si notre Jenny est éclaboussée, ça ne fait pas souche chez elle : elle restera la jolie et fraiche coquine impertinente du début, avec quelque chose en plus, mais ça… au lecteur de s’en réjouir avec elle.

 

Edmée de Xhavée

 

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Delambe et l'Univers rêvé...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Delambe est une entreprise dédiée à la mise en œuvre de projets artistiques, culturels, de design et d’innovation dans le but de contribuer à l’épanouissement humain. Nous aidons les créateurs à élaborer leurs concepts, à mettre techniquement en œuvre leurs idées, et à réaliser leurs projets dans ces différents domaines.

 

Au niveau des arts et de la culture, l’entreprise se consacre à la réalisation d’œuvres (visuels, bande annonces de promotion, de documentaires, et de films…) ayant une portée enrichissante.

 

Pour illustrer ceci, dans le cadre de L’Univers Rêvé, l’idée fut de réaliser sa publication, incluant la conception graphique de sa page couverture, et sa promotion au moyen de sa bande annonce. Cette histoire a une portée éducative pour les jeunes tout en restant intéressante pour les moins jeunes. Au-delà de cela nous projetons de l’adapter au théâtre et à l’écran. Il y a aussi un projet d’application interactive et narrative en gestation.

 

Si l’art nous inspire, nous croyons que les idées qu’il porte doivent s’incarner en solutions concrètes pour le progrès et le développement humain. Ainsi, au niveau du design et de l’innovation, l’entreprise s’investit dans des projets de développement.

 

Par exemple, nous concevons en ce moment des socles pour smartphones, dont le design original reprend celui de sièges traditionnels de l’ethnie Baoulé, en Côte d’Ivoire. Nous avons élaboré ce concept avec des artisans locaux pour leur permettre de s’auto-organiser, de dépasser les frontières et d’accéder à un public international, de façon éthique et équitable.

 

Dans tous ces domaines, nous nous attachons à valoriser l’être humain et sa créativité. Notre idéal est de faire émerger le rêve que chaque être humain porte en lui.

 

Dans notre esprit, l’idée phare est de revenir à l’époque de nos 5 ans, quand nous avions encore conscience que tout est toujours possible… Remettre l’humain au centre bénéficie à tous. C’est notre intime conviction.

 

Plus d'informations ?  https://www.luniversreve.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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L'invité d'Aloys n'est autre que Salvatore Gucciardo avec un nouveau recueil "Lyrisme cosmique" paru aux Ed. Astro

Publié le par christine brunet /aloys

L'invité d'Aloys n'est autre que Salvatore Gucciardo avec un nouveau recueil "Lyrisme cosmique" paru aux Ed. Astro
L'invité d'Aloys n'est autre que Salvatore Gucciardo avec un nouveau recueil "Lyrisme cosmique" paru aux Ed. Astro

Sintagme literare

Publicatie a comunei Dudestii Noi n°2 (43) Aprilie, 2020

Director fondator : Geo Galetaru

Roumanie

 

Elisabeta Bogățan

 

Salvatore Gucciardo – Lyrisme cosmique

 

Un proéminent profil singulier de poète et peintre se disputant la primauté on rencontre dans la personnalité de Salvatore Gucciardo, né en Italie en 1947, mais vivant en Belgique depuis 1955.  Son livre de poésie, „Lyrisme cosmique”, paru aux Éditions Astro, Charleroi, Belgique, 2011, confirme les mémorables mots dits de soi-même par l’auteur: „Je suis le peintre de l’au-delà”, idée soulignée par la revue „La nouvelle gazette” dans son numéro du 7 novembre 2017.  La référence est faite à l’infini cosmique, à ce qui se trouve au-delà de notre planète. Et dans la représentation de „l’au-delà”, le peintre et le poète  concurent, chacun avec ses outils spécifiques.  De plus, le poème est accompagné par quelques suggestives peintures de l’auteur, qui prolongent heureusement l’univers poétique dans le monde des arts visuels.

Le poète met ce livre de poésie (qui n’est pas un recueil, c’est un unique, grand et majestueux poème) , sous la lumière des mots de quelques grands penseurs, parmi lesquels Albert Einstein : „La chose la plus belle qui soit est le mystère de l’univers, berceau de l’art et de la science”, Blaise Pascal: „Par l’espace, l’Univers me commprend et m’engloutit; par la pensée, je le comprend” et Henri Michaux : „Je ne suis pas un auteur,  ni un peintre comme les autres. Je suis d’abord  « un homme qui cherche ce qu’est la vie »” .

La préface de Michel Bénard, (Lauréat de l’Académie française, Chevalier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, Poeta Honoris Causa ), qui nous introduit dans le „lyrisme cosmique” du recueil,  souligne: „Qu’il se nourrisse de la sève terrestre ou se désaltère du nectar de la voie lactée, Salvatore Gucciardo, en finalité, n’a qu’une perspective, qu’une intention, véritable utopie, pouvoir communiquer avec l’univers, afin de peut-être restituer à l’homme son habit de lumière pour son renouveau”. Et encore: „Démiurge, il croit en de nouvelles lois, en de plus belles voies, en l’espérance d’une vie de sapience spirituellement pérenne.”

Assumant ce qu’il nomme „ma nature / bicéphale”, le poète exerce son oeil tant pour  l’espace terrestre,  que pour l’infinité céleste: „Je me vois dénudé de mon / rayonnement d’homme. / Je brandis mon étendard aux navires célestes, / à l’union du couple, // aux enfants qu’il engendre.” Le terrestre et le céleste s’entremêlent: „J’ensemence la terre de graines solaires // et je dépôse sur tes longs cheveux de blé // une fleur de lotus.” L’existence dans ces deux registres devient  normale et inévitable: „Tu observes le point culminant dans le champ d’une nébuleuse. / La musique des sphères / efface ton amertume / et fait affluer le moût de ton sang. ” La liaison entre le céleste et le terrestre est faite par l’amour : „Sur le mont des cimes, / tu construis le nid d’amour. // La beauté du geste trouble ma nature / bicéphale. ” Et, aussi : „Tu te dénudes de ta robe / de safran / en oubliant le miroir céleste // pour te blottir dans les / draps de ma chair. ”

L’éloignement de ce terrestre  n’étouffe pas la flamme de la passion : „J’ouvre la grille du rêve / pour aviver le feu de la passion.”

Dans ce prolongement du terrestre dans le cosmique, une communication avec les essences devient normale : „Tu enfourches les chevaux d’écume pour te substituer à l’essence de l’eau, // à la symphonie des vagues.

La conception chrétienne du bien et du mal, de l’angélique et satanique, est perçue par le poète aussi comme étant structurelle au monde: „ Nous sommes anges et démons. / Une source ambiguë / vivant dans une incohérence cyclique. / La terre / nous impose sa raisond’être. // Le / mystère / habite la demeure de l’homme”

Le poète ressent la tentation de l’absolu : „ La mer de la constellation // me donne des ailes // Elle m’invite / À voyager  / Dans le bleu de l’absolu // Chaque fois qu’un enfant meurt, tu enfantes d’une étoile. // Tu es la matrice de l’univers, / le trait d’union entre le ciel et la terre. // Tu es le reflet de la genèse.

Il médite à la partie de céleste qui peut être retrouvée dans l’homme : „Nous / sommes / un élément / d’éternité dans le parcours ambigu. // Un silence sidéral / dans la broussaille infinie. // miroir de l’autre sur l’onde du néant, / mon souffle embrasse la chaleur du / rayonnement.

Le poète constate que „le monde humain” est le siège du doute et de la froideur : „ Le doute habite ma demeure. ” et „ Je / suis / impuissant / devant la froideur du monde.” L’amour est le seul qui brise cette froideur.

Le poète espère qu’une communion consciente avec l’éternel, le cosmos, peut mener à une renaissance de l’homme dans la lumière de l’amour : „J’ouvre la fenêtre aux cités flottantes, / aux feux de l’espace, / à l’effervescence / harmonieuse. // J’aspire à la renaissance de l’homme, à la / floraison de l’âme.” Bien que, le poète observe, l’homme soit soumis à sa  destinée: „Le poids du destin / est une force invisible, // un point d’interrogation / sur le parcours de l’être. // Nul n’échappe à sa destinée.”

Le poète se rend compte qu’il possède des connaissances difficilement accessible, acquises grâce à ses expériences humaines et à la fois à ses recherches du sens de l’infini, de l’absolu: „Je connais l’infinitude du gouffre. // la puissaance du verbe et les vibrations de l’être.” Et bien qu’il reconnait la faiblesse de l’homme, il ne renonce pas à la recherche du sens de l’infini : „Je suis sans armes / devant l’assaut des cyclones, / le flot des spirales. // Je guette une lueur / dans la nuit / épaisse.”

Il est doué de la clairvoyance, en tant que poète, c’est à dire il a la vision poétique de ce qui est au-delà du visible: „Des nuages de plasma / S’entremêlent / Aux grappes nébuleuses // L’aura cosmique / Révèle son histoire / Dans les rides du temps // Tout est mouvance / Les corps communiquent entre eux // Ce  sont des ondes / Qui se métamorphosent / Au-delà du visible // Le puzzle planétaire / Masque un souci d’harmonie”. 

Même sa bien-aimée est vue dans une lumière céleste, et il se rend compte que la pureté d’âme est un don des dieux:  „La pureté / de ton âme / est un don des dieux. // L’effervescence se reflète dans tes yeux. // Que tu es belle dans ton habit cosmique. / Tu es la lumière qui scintille dans la nuit de l’homme.”

De plus, le féminin est vu de la même nature que la grande énergie cosmique créatrice, la grande mère cosmique : „Propulsé par ta luminescence divine / je suis / dans l’antre / de ton vagin. // Foetus en gestation, / tu me transmets / l’histoire de l’univers.”

C’est dans ce ton d’hymne à l’énergie créatrice de l’univers que Salvatore Gucciardo finit son poème, énergie d’où il même, le poète, provient: „L’image du big-bang / est présente dans la  mémoire / de mon inconscient. / C’est un film de turbulence // dans les gènes de l’homme. // Je suis l’énergie de tes entrailles, / le point d’interrogation / du souffle de vie.”

Ce que cette poésie a d’originel et de puissant, c’est la rare force de transmettre l’image poétique de la communion de l’homme et surtout du poète avec les énergies créatrices, éternelles, du cosmos, de l’infini, de l’absolu.

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Note de lecture d’Eric Allard La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge : Carine-Laure Desguin en invitée de notre blog

Publié le par christine brunet /aloys

Sang d’encre

Le roman débute alors que Jenny Dalooz se rend chez Olivier Garnier, le fils d’un écrivain réputé, Michel Garnier, auteur de polars, mort d’une crise cardiaque, pour faire l’acquisition d’un lot de livres lui ayant appartenu.

Jenny Dalooz, personnage central du roman, est une jeune enseignante en sciences, attachante à plus d’un égard, qui se pique d’écrire et qui, pour l’anecdote, suce sans cesse des bêtises à la pomme verte. Un ticket de caisse trouvé dans un des livres de l’auteur à succès la persuade que l’écrivain, dont elle n’était pas insensible au charme, n’est pas décédé d’une mort naturelle. Elle entreprend de mener l’enquête…

L’enquête à peine commencée, avec l’aide de ses tontons, mais à l’écart de sa cousine, qui est commissaire en chef, se corse quand on apprend que deux meurtres ont été commis à Maubeuge et que les deux hommes assassinés ont eu partie liée avec Michel Garnier dont la vie sexuelle n’était pas uniforme.

Le décor est planté, à Maubeuge donc, qui, rendu par Carine-Laure Desquin et clair de lune oblige, participe à la fois du mystère propre au roman noir mais confère aussi à l’histoire narrée et ses rebondissements sa part de merveilleux.

Car l’un des charmes de ce roman réside dans le fait qu’il joue sur les genres littéraires.

Le sordide y voisine avec le cocasse et les esprits les plus vils s’opposent aux coeurs purs, le noir se teinte ainsi du bleu de la romance et du rose parme de la sensualité en passant par un large palette de sensations.

Le mobile des crimes est ce qui va faire verser le livre d’un genre dans l’autre, du polar au conte. Mais fallait-il s’attendre à autre chose dès le moment où, très tôt, il apparaît que le roman a pour objet le meurtre d’un auteur de polar et que le sang d’encre, plusieurs fois évoqué, coule dans les veines des protagonistes de l’intrigue.

Cette mise en abyme initiale va tout du long donner le tournis au lecteur jusqu’à la fin du roman prodigieuse, au sens littéraire du terme.

Publié dans l'invité d'Aloys

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Marion Oruezabal en invitée de notre blog nous propose de découvrir en vidéo "ACTINIARIA" aux Editions Hatanna

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo, l'invité d'Aloys

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"La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge", le nouveau roman de Carine-Laure Desguin aux Editions du Lys Bleu

Publié le par christine brunet /aloys

 

 


 

Maubeuge. Michel Garnier, un enfant du pays devenu un écrivain à succès meurt d’une façon inopinée. Olivier Garnier, son fils, ne tarde pas à vendre les derniers livres de la bibliothèque personnelle de son père, auteur de plusieurs best-sellers.

 

Jenny Dalooz, une jeune enseignante d’une trentaine d’années acquiert les livres de Michel Garnier dont elle était secrètement amoureuse. Entre les pages d’un des livres, Jenny Dalooz découvre un ticket de caisse sur lequel quelques mots sont  griffonnés. Elle a alors l’intime conviction que la mort de Michel Garnier n’est pas accidentelle. 

 

Et voici qu’un jeune homme du centre-ville est retrouvé poignardé. Ensuite, un second meurtre. Et puis, un troisième meurtre. Y a-t-il un lien entre la mort de Michel Garnier et ces trois meurtres ? 

 

Jenny, flanquée de ses deux tontons enquêteurs et aidée par les indiscrétions d’un flic ripou, mènera une enquête qui l’obligera à revivre des moments douloureux de son passé. 

 

Amateur de romans policiers, de secrets de famille, d’énigmes insolites, et d’hémoglobine propulsée sur les murs, ce livre est pour vous. Tous les ingrédients sont présents…. Une trentenaire métissée aventurière et amoureuse, deux tontons enquêteurs, une vieille gouvernante aux non-dits mystérieux, un fils pourri affublé d’une sulfureuse maîtresse, un commissaire ripou, et une cartomancienne qui triture des potions médicinales. 

 

 

 

Un extrait !

 

 

Un bel homme, la cinquantaine grisonnante, le sourire au bord des lèvres, des yeux brun foncé, une petite cicatrice sur l’arcade sourcilière, un regard à la fois doux et intelligent, curieux et délicat. Michel Garnier, un très bel homme. Vraiment.

Jenny ne s’est pas approchée de lui, elle n’a rien demandé. Elle est restée là, devant sa voiture. Elle le regardait par-dessus ses lunettes, comme une étudiante mal à l’aise devant le tableau noir. La seconde fois, c’était lors d’une séance de dédicace, au Furet du Nord, rue Jean Mabuse. Le 18 février, elle s’en souvient, une date qu’on n’oublie pas, une date qui marque un début. Pour lui, c’était presque la fin, déjà. Elle était bien la vingtième lectrice, tout au bout d’une longue file. Toutes, elles avaient les derniers bouquins, « Nuit sanglante sous clair de lune », et « Griffes de sang », scotchés entre leurs mains, comme si on allait les leur voler. L’une se passait la main dans les cheveux, histoire de se recoiffer, une autre se poudrait le nez. Michel Garnier, lui, il souriait à chacune, d’un sourire gratifiant. Quand vint le tour de Jenny, il demanda, les yeux fixés sur le beau visage intimidé de Jenny :

— Pour ? avec une voix douce, presque caressante.

— Pour Isabelle, avait-elle répondu, en osant à peine déposer ses yeux de bronze sur le visage affable de ce séducteur.

Il n’avait pas décroché tout de suite son regard de la jeune femme, il avait prolongé l’instant, et puis il s’était ressaisi, avait bu une gorgée du verre d’eau placé là, juste à côté de lui. 

Elle ne voulait pas qu’il la reconnaisse. Jenny, c’est un prénom pas si banal que ça, et puis aussi la couleur de sa peau… Il aurait vite fait des rapprochements, lui qui était habitué à regrouper des indices et établir des similitudes.

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Edmée de Xhavée a lu "Gwen, adieu...", le dernier thriller de Christine Brunet, invitée pour l'occasion sur le blog

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

J’ai acheté ce livre pour ma sœur, curieuse à son tour de découvrir cet auteur prolifique et souriante. Puis je me suis dit « et pourquoi ne pourrais-je le lire avant, hein ? »… Alors j’ai cédé, et me suis lancée à l’assaut des 368 pages, pages que j’ai avidement tournées au soleil sans me faire prier.

Je n’avais pas lu les précédentes aventures de Gwen, mais les références à ce passé (jamais oisif, on s’en doute) sont précisément expliquées quand elles se présentent, et donc ça ne pose pas le moindre problème. On songe même à y aller dans ce passé, pour en savoir plus encore.

L’histoire, je ne la raconterai pas, il serait d’ailleurs difficile d’en donner un aperçu, tant il y a de surprises, de lieux, de personnages, de multiples personnalités aussi.

Gwen est froide, oui, sans que les sentiments aient déserté son cœur. Mais elle a appris à rester carapacée, une carapace tatouée qui lui rappelle sans cesse le jour où… les gens qui… le lieu où tout a basculé. On entre dans un monde qui nous est inaccessible, sophistiqué, dur, avec sa logique, ses procédés, ses ruses, ses motivations propres. Un monde où finalement il est impossible de savoir quel sourire et tape dans le dos sont amicaux ou pour mieux te poignarder mon enfant.

On est très très loin aussi du huis-clos, alors là qu’on se prépare : on ira loin, on devra courir, se cacher, voir des horreurs, trouiller, brièvement se rassurer, baisser la tête et pas les bras, et fidèlement chercher la quête. Aimer anonymement, de loin, et en dépit du bon sens, comme on dit. Ce n’est pas l’aventure qui est au tournant, mais la mort aux aguets, les rebondissements, et les cadavres, car ils ne manquent pas… pas un temps mort, mais bien des morts. Certains finissent sous les mains d’exécuteurs cruels et ravis, d’autres sont simplement des victimes de contrat, rien de personnel mais que voulez-vous ?

Et Gwen est si rusée qu’on ne peut que l’admirer, d’être aussi peu distraite par autre chose que ses missions, de toujours trouver la parade, de si bien couvrir ses traces. Rien de banal, en plus. James Bond, le pauvre, est vraiment démodé, Gwen lui ferait honte !

Le style est rapide et très bien documenté, les personnages ont du relief, les lieux – maisons ou paysages – insolites mais vraisemblables. 

Laissez-vous séduire, 368 pages sont plus qu’un bon moment de lecture, c’est une incitation à continuer la lecture, et sans doute aussi à chercher Gwen dans son passé et les épisodes précédents !

 

Gwen, adieu…

Christine Brunet

Editons Gascogne

20 €

368 pages

 

EDMEE DE XHAVEE

 

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Salvatore Gucciardo en invité du blog Aloys

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo en invité du blog Aloys

Publié dans l'invité d'Aloys

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Gérard Le Goff nous propose quelques Haïkus en invité d'Aloys

Publié le par christine brunet /aloys

Extraits de Simples

52 haïkus libres pour 4 saisons de la vie

 

Poussées artésiennes

Bourgeons abreuvés d’azur

Le ciel s’enracine

 

 

Demeurent les clairières

Par l’été comblées d’or vif

Les bêtes bruissent comme feuilles

 

 

Jonchées de feuilles rousses

L’automne fond froid de théière —

Sa chaleur en moi

 

 

 

Extraits de Par quatre chemins

24 quatrains octosyllabiques des 4 chemins

 

Le sentier indécis mène là

Où rêve de dormir le rêveur

Le lac aux fées des entrelacs

Que veillent des futaies de ferveur

 

 

En ces lentes journées de pluie tendre

Couchés sur le seuil du silence

Laissons les sentiers nous attendre

Nos yeux clos défient la violence

 

 

 

Pour en savoir plus, voir son site :

 

Gérard Le Goff : Amers & compas,

https://gerardle-goff4.wixsite.com/monsite

Publié dans l'invité d'Aloys, Poésie

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