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Le blog Aloys

Articles avec #presentations tag

Joël Jouffriault nous présente "L'enfant qui rêvait du Siam"

24 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie de l’Auteur :

 

L’auteur est né en 1939 dans un petit village du Poitou. Poussé par son instituteur, il se retrouve au collège de Poitiers pour apprendre la comptabilité et matières annexes. Expert-comptable, métier où le rêve n’a guère de place, il a bourlingué au milieu des chiffres et des rapports, toujours dans un cadre fiscal et juridique très strict. Fini, tout ça. Maintenant retraité, il a tourné le dos au chiffres et ouvert la porte à l’écriture.

L’enfant qui rêvait du Siam est son troisième roman.

 

Phrase d’accroche

Ne soyez pas tristes, puisque le rêve de votre petit Guillaume est en train de se réaliser, cela devrait atténuer beaucoup votre peine. Pépé, mémé, je vous aime de tout mon cœur.

 

Résumé du livre :

 

Guillaume, orphelin, est élevé par ses grands-parents, Clara et Abel. Enfant de chœur, il est le protégé du curé du village, qui lui ouvre sa bibliothèque où il découvre un livre sur le Siam. Partir là-bas devient alors son rêve. Après avoir été moine novice dans l’abbaye, puis cordelier dans le village voisin, il participe avec brillance à la construction de la Corderie royale de Rochefort, à l’époque de la Compagnie des Indes orientales, sous Louis XIV. Jusqu’au jour où un envoyé du ministre Colbert lui propose d’embarquer pour le Siam dans le but de créer un comptoir. Son rêve est enfin en passe de se concrétiser. Mais sur la mer, le danger est partout et l’issue incertaine…

 

 

 

Extrait du livre :

 

̵ Et que…

 Clara se tait et se signe en baissant les yeux.

̵ Et que… Qu’alliez-vous dire, Clara ? lui demande le curé.

̵ Que les filles sont belles et se promènent presque nues au milieu des éléphants. Voilà ce que Guillaume a lu dans le livre. Et il dit qu’un jour il partira là-bas. Bon, je sais que c’est des rêves d’enfant, mais ça m’inquiète, tout ça.

 

Découvrir le Siam, d’autres pays, d’autres civilisations, enfin un rêve sur le point de se concrétiser. Mais avant, la découverte d’un monde insoupçonné s’offre à Guillaume. Le monde des marins. Pour le marin, le navire est son pays. Avec ses règles, ses mœurs. C’est son univers. Avec la mer et le ciel. Pas une mer ou un ciel que l’on regarde comme une pièce de théâtre de plein air. À la différence du terrien qui, quand l’éclair jaillit du ciel, fuit le danger en s’abritant avant que la foudre n’éclate et que les trombes d’eau ne s’abattent sur sa tête, le marin, lui, l’affronte. Il connaît le langage du ciel et de la mer, intercepte leur conversation, devine leurs intentions et prend les devants à coups de voilure. Lui et ses camarades. Chacun à son poste, tous solidaires. D’eux, plus que de la grâce de Dieu, dépend la vie du bateau et de chacun.

Guillaume reste béat d’admiration devant leur courage dans la tempête, leur agilité dans la mâture. 

C’est avec une ferveur particulière qu’il prie, ce matin, agenouillé parmi les matelots, à côté du capitaine, face au gaillard de dunette où prêche l’aumônier. 

 

 

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Jacques Degeye nous parle de son nouvel ouvrage "Sale temps pour les héros"...

14 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations, #interview

 

SALE TEMPS POUR LES HÉROS. Le prix de la liberté sous le règne de M. Poutinede JACQUES DEGEYE, Éditions CHLOÉ DES LYS « Collection », 2016, 571 p., 22 EUR.

__________________________________________________________________________

 

 

Jacques, ta conférence du 11 janvier 2017 a-t-elle été un succès ?

Un succès inespéré. La salle du Centre Culturel de Rochefort était pleine.

 

Un public intéressé ?

Oui, très concentré et réactif.

 

Pourquoi, à ton avis, les gens s'intéressent-ils à ton livre sur la Russie ?

Le sujet est actuel. Tous les jours, tous les soirs, on parle de Poutine : « Poutine par-ci, Poutine par-là ! Un grand homme ! Un homme à poigne ! Voilà ce qu'il nous faudrait : un homme qui n'a pas froid aux yeux ! »...

 

Pourtant, tu n'es pas tendre avec lui : c'est le moins que l'on puisse dire !

Oui, et c'est la raison pour laquelle j'ai été l'objet de quelques critiques, parfois

virulentes, à la limite de la correction, voire pire... C'est le risque à courir.

 

Les Russes aiment leur président actuel. Pourquoi t'acharnes-tu contre lui ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 82 % d'opinions favorables au 16 avril 2016.

Source : Le Centre Levada, un institut indépendant. Alors, quel est le problème ?

Ne suis-je pas « à côté de la plaque » ? Si la réponse mérite d'être posée, elle appelle

toutefois une réponse claire : un an avant ce sondage, après avoir été réélu président,

après avoir promis beaucoup (à la suite des manifestations de l'hiver 2011/2012)

et après avoir mis en œuvre quelques réformes, M. Poutine ne récoltait qu'entre 40

45 % d'opinions favorables.

Quelle est l'explication ? La guerre en Ukraine et l'annexion de la Crimée (mars 2014)

ont changé la donne : elles ont dopé le sentiment nationaliste, la fierté d'être Russe, le

sentiment de prendre leur revanche et de compter à nouveau sur la scène internationale.

 

Pourquoi cette charge anti-Poutine ? Que lui reproches-tu au juste ?

À titre personnel, rien ! MAIS comment est-il parvenu au premier rang ? Comment

s'y maintient-il ? Quelles forces le soutiennent-elles, et pourquoi ?

Et puis : quelle politique mène-t-il à l'intérieur de la Russie ? Et à l'extérieur ?

Ce sont des questions importantes, et il ne s'agit pas de dire : c'est très bien, la Russie

fait ce qu'elle veut, elle nous en remontre, elle est redevenue une grande puissance, etc...

À toutes ces questions, mon livre répond honnêtement.

 

Et tes sources : ne sont-elles pas toutes traduites ?

Et alors, quel est le problème ? Les ouvrages en russe sont rapidement traduits en

français ou en anglais. Ce sont des livres très au courant des questions russes :

sociologues, historiens, politologues, géographes, philosophes, journalistes, écrivains.

Par contre, si vous ne lisez, en tant que slaviste, que des ouvrages ou des articles en russe,

si vous ne regardez que la TV russe ou si vous n'écoutez que la radio russe, vous n'aurez pas de regard critique, car toute la presse écrite et audiovisuelle est contrôlée

par les hommes du Kremlin. Même les exceptions sont sujettes à caution, car les capitaux

de ces médias « indépendants » appartiennent (au moins en partie) à des oligarques proches

du pouvoir actuel.

 

Conclusion ?

Lisez « SALE TEMPS POUR LES HÉROS », et vous exercerez votre esprit critique,

sans être pour autant antirusse. C'est là plus qu'une nuance : je ne suis nullement

antirusse. Au contraire, c'est une grande joie pour moi de parler de la Russie, de son peuple

merveilleux, de ses espaces immenses, de ses cathédrales et de ses monastères, de ses musées, de ses artistes géniaux, de ses scientifiques de premier plan, de ses entrepreneurs.

 

Qu'est-ce qu'un héros ou une héroïne selon toi ?

C'est une femme ou un homme que nous pouvons imiter parce qu'il (elle) est un modèle

de courage et de probité. Il (elle) a fait ses preuves dans des cas bien concrets.

Il en est ainsi d'Anna Politkovskaïa, d'Alexandre Litvinenko ou de Boris Nemtsov,

qui ont payé de leur vie leur recherche de la vérité, les deux premiers en 2006 et le dernier en 2015.

 

Ton livre n'est-il pas le reflet de l'ère Obama (2009-2017) ? N'est-il pas dépassé

par l'arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche ?

Sincèrement, je ne le pense pas. Ce n'est pas parce que la politique étrangère qu'annonce

M. Trump sera toute différente de celle de son prédécesseur, notamment vis-à-vis de la Russie, que le blason de M. Poutine en sera redoré. Tous les FAITS que j'allègue dans mon

ouvrage sont vérifiés et recoupés. Et les faits sont têtus. Est-ce que les Russes profitent de la politique économique et sociale de leur président ? Prenons un seul exemple : le PIB par habitant de la Russie est d'environ 9 000 dollars US, tandis que celui de la Belgique est de + ou - 40 000 USD et celui de l'Allemagne, de + ou - 41 000 USD (chiffres de 2015). L'évolution du PIB de la Russie était meilleure lorsque les prix du pétrole et du gaz étaient élevés. Depuis la crise de 2008 et les sanctions réciproques de 2012-2014, cette évolution est négative. Ce n'est pas brillant.

 

Pourquoi faut-il lire « SALE TEMPS POUR LES HÉROS » ?

Pour garder nos yeux grands ouverts sur les réalités de notre monde : ni catastrophisme ni angélisme. Nous savons quand les pouvoirs forts commencent, mais jamais quand ni comment ils se terminent. Méfions nous des démagogues et des semeurs d'illusions, car nous pourrions le payer cher. Méfions nous également des cyniques : regardons-les bien en face. Défendons les hommes et les femmes sans voix, sans poids, les victimes, les êtres souffrants. Faisons preuve de tolérance. SUIVONS EN CELA LES FEMMES ET LES HOMMES INTRÉPIDES, ceux dont les récits foisonnent dans « SALE TEMPS POUR LES HÉROS. Le prix de la liberté sous le règne de M. Poutine », aux Éditions Chloé des Lys « Collection », 2016.

 

Jacques Degeye

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Armelle Welles présente son roman "Procréation assistée"

12 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Armelle Welles est née en 1963 à Paris. Elle fait ses études de médecine en région parisienne puis est nommée interne à Montpellier. Elle s’installe alors dans le sud de la France et exercera pendant plus de vingt ans dans un établissement hospitalier privé à Nîmes. En 2009, elle se met à écrire, dans le registre qui l’a toujours passionnée, le roman policier. « Procréation assistée » est son premier roman.

 

Résumé

 

Paul Boisset, le directeur d’une clinique nîmoise est retrouvé mort, assassiné dans son bureau. Doté d’un épouse dépressive, alcoolique et suicidaire, il aimait travailler tard, tant pour échapper à l’atmosphère lugubre de son domicile que pour mener à bien ses nombreuses aventures amoureuses. Néanmoins, et de l’avis de tous, c’était un homme honnête, compétent, attentif et respecté. Le commissaire Raphaël Blum, flic bourru mais sensible, en proie à des sentiments contradictoires, enquête dans cet établissement de soins où travaille son ex-femme, la mère de son fils de douze ans, qui est désormais la compagne d’un gynéco-obstétricien renommé. Le seul indice dont dispose la police est la mystérieuse photographie d’un jeune enfant retrouvée sur les lieux du crime. S’agit-il de l’enfant naturel de Boisset ? Les enquêteurs remontent la piste mais un nouveau meurtre est commis, bouleversant l’enquête. A l’aide Claire Pérez, l’ancienne secrétaire, amie et confidente de Boisset qui ne laisse pas la commissaire insensible, Blum et ses adjoints mettront au jour un trafic d’embryons génétiquement modifiés, orchestré par un grand laboratoire pharmaceutique.

 

 

Extrait :

Samedi matin

9h30

 

Catherine Ansfeld était nerveuse, elle ne parvenait pas à se concentrer sur la lecture du magazine qu’elle feuilletait. La salle d’attente était pourtant accueillante, vitrée, meublée de sièges à la fois design et confortables, bien pourvue en magazines récents, séparée du secrétariat par une cloison en verre dépoli. Plusieurs bouquets de fleurs séchées et des photographies d’art au mur complétaient l’ensemble. Le tout dégageait une atmosphère de tranquillité et de professionnalisme. La secrétaire était impersonnelle mais souriante. Catherine n’avait pas encore aperçu le médecin mais elle avait entendu sa voix à travers la cloison de verre, une voix aimable et rassurante, peut-être un peu condescendante. On disait tant de bien de ce Docteur Monteil, qui, semble-t-il, faisait des miracles dans son domaine, la stérilité féminine. Une collègue de Catherine avait d’ailleurs eu un bébé récemment, elle qui n’y croyait plus après avoir tenté d’avoir un enfant pendant près de 10 ans. Elle vouait une reconnaissance sans bornes au Dr Monteil, et nageait dans le bonheur depuis la naissance de son petit Anthony, après une grossesse, il est vrai, un peu tumultueuse. Catherine et Marc, son mari, voulaient un enfant depuis 3 ans et les examens réalisés jusqu’alors n’avaient montré aucune anomalie, autant chez elle que chez lui. En son for intérieur, Catherine était impressionnée et avait peur que le médecin lui rie au nez. Sa collègue avait parlé, en effet, de son abord froid et distant. Après une demi-heure d’attente, elle fut appelée et introduite dans le bureau de consultation.

 

Le Docteur Monteil était un assez bel homme d’une petite cinquantaine d’années. Il était de taille moyenne, mince, bien habillé, blond avec les tempes argentées, un visage pâle mais avenant et seuls ses lèvres minces et son froid regard bleu gris traduisaient une certaine dureté. Il pria aimablement Catherine de s’asseoir dans un des confortables fauteuils en cuir qui faisaient face au bureau et l’interrogea sur les motifs de sa consultation, puis il lut avec attention le rapport des divers examens qu’elle et son mari avaient déjà passés. Il leva les yeux, posa son regard sur Catherine et commença doucement :

  • Au vu de ces examens, il n’y a pas de raison médicale pour que vous ne puissiez pas avoir d’enfant avec votre mari, cependant ces choses-là peuvent être longues à venir et la science peut actuellement aider les couples rencontrant ce genre de difficultés.

Catherine était soulagée, il semblait la prendre au sérieux.

  • Vous avez sans doute entendu parler de ma méthode personnelle de procréation assistée, reprit-il, sans traitement hormonal lourd et contraignant. Les ovules et les spermatozoïdes sont prélevés, la fécondation se fait in vitro, c'est-à-dire en laboratoire, dans un milieu spécial qui garantit pratiquement le succès de la réimplantation. On n’implante qu’un seul embryon, ce qui vous met à l’abri des grossesses multiples non désirées, courantes avec la technique classique. Il faudra naturellement que je rencontre votre mari.
  • On m’a dit, reprit Catherine, qu’il était possible de choisir le sexe de l’enfant.
  • Cela rentre effectivement dans les possibilités actuelles, répondit le médecin d’un air un peu réticent, pourquoi cette question ?
  • Mon mari et moi souhaitons plutôt un fils, mentit Catherine.

En réalité le mari de Catherine vivait dans la terreur que sa femme mette au monde un fille rousse comme sa propre mère, une femme qui n’aimait pas son fils, le méprisant et le rabaissant sans cesse, lui préférant son frère aîné qu’elle jugeait plus beau et plus brillant.

  • Il est en effet possible de trier les embryons, continua le Dr Monteil, et de n’implanter qu’un embryon mâle en particulier en cas de maladie familiale.
  • Je croyais, dit Catherine, qui avait fait des études d’infirmière avant de devenir déléguée médicale pour un laboratoire pharmaceutique, que les maladies liées au chromosome X ne touchaient que les garçons.
  • En effet, répondit le médecin en souriant, mais il existe d’autres raisons de vouloir un garçon, n’est-ce pas ?

Etait-ce son air rassurant, son regard complice à cet instant, mais elle lui raconta la terreur de son mari et son aversion pour les rousses.

  • Nous pouvons aussi faire en sorte que l’enfant ne soit pas roux, dit-il doucement. Mais nous en reparlerons bientôt avec votre mari, conclut-il d’un air enjoué en la raccompagnant à la porte.

 

Catherine reprit donc un rendez-vous pour le mercredi suivant afin que Marc puisse l’accompagner. Elle régla machinalement la consultation et se retrouva sur le palier un peu interloquée. De retour chez elle, Catherine alluma son ordinateur et chercha à se renseigner sur les méthodes de procréation assistée. Elle lut des articles de vulgarisation scientifique, visita des forums, discuta avec des hommes et des femmes ayant utilisé la technique avec plus ou moins de succès. Aucune mention du Dr Monteil ou de sa méthode « personnelle ».

 

Marc revint à midi et demie de son travail. Il était professeur d’histoire au lycée et les questions scientifiques le dépassaient de son propre aveu. Il faisait une confiance aveugle à la science en général et à la médecine en particulier. Il rassura sa femme et lui proposa une balade dans la campagne par ce beau samedi après-midi ce qu’elle accepta avec reconnaissance.

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François Iulini présente son recueil de poèmes "L'ombre du reflet"

8 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

François Lulini

François Lulini use d’un pseudo. Son pseudo est son vrai nom. Son vrai nom lui a été donné par une rature. Le poète se cache en se montrant au grand jour. Il a soixante ans. Il n’aurait jamais cru pouvoir écrire cela. Il n’aurait jamais imaginé écrire de la poésie non-plu. En e qui concerne ses quarante-cinq ans de travail, on pourrait écrire ce que le conseil de classe de sa fin de troisième écrivait sur lui « élève doué, peut mieux faire ». Il n’a pas gagné d’argent, ne roule pas au volant d’une grosse voiture, il loue un logement modeste. Il n’était pas aussi doué que ses professeurs voulaient bien l’affirmer. Le 16 janvier 2011 entre chien et loup, désœuvré, il consulte le site informatique d’une amie peintre. Le titre d’une toile attire particulièrement son attention « septembre déjà ». Ah bon, il aurait dit moins. A l’instant précis où il découvrait cette œuvre, il se mit à écrire. A l’instant précis où il commença à écrire, il commença à rimer. A l’instant précis où il commençait à rimer, une lourdeur dans la poitrine lui laissant depuis l’adolescence le cœur lourd sembla s’estomper un peu. Le poète s’est perdu il y dix ans sur une île perdue au milieu de la mer. Il entrera dans sa froide cité que deux fleuves arrosent l’été prochain. Il rime et son cœur accepte de battre encore un peu. Il a découvert à cinquante ans passés que la vie est un amour de vacance. On décide de l’embrasser le dernier jour.

L’ombre du reflet

Ce recueil de poèmes est le premier publié de François Iulini. Il n’écrira pas de roman. Chacun de ses recueils en contient plus de cinquante. Puisqu’il n’a pas d’imagination romanesque, il puise dans les histoires de sa vie dont il extrait quelques images que ses rimes illustrent. (Soir de tourmente dans un verre d’eau, O grandes mains, Cinq heures, Le lundi au soleil, Couleurs d’un ciel (Bi) Polaire, Ombre blanche…). Il a eu ici, perdu au milieu de son île perdue (Voyage), la chance de posséder une petite maison et un jardin plus petit encore. La poésie n’est pas difficile à écrire lorsqu’on possède un jardin. Le jardin est le giron où la poésie gazouille, glousse ou babille. Assis sur une marche d’escalier, il a vu deux-mille quatre-cent soixante-six jours se lever et autant de fois la pénombre envahir son espace. Parfois, le soleil y frappait si fort que le jardin semblait flotter (Dérive). Dans les instants où les oiseaux cessent ou entonnent leurs chants. Dans ces instants où les hommes doués s’apprêtent à mieux faire, il a puisé dans la seule chose qu’il n’ait jamais possédée, sa mémoire. La vie compliquée de cet homme simple contient autant de pages que de pages cornées. On ne se prête jamais suffisamment attention aux notes de bas de page. Le titre du recueil « l’ombre du reflet »emprunte à Theodor Amadeus Hoffmann pour qui rien n'est plus fantastique et plus flou que la vie réelle, le poète se bornant à en recueillir un reflet confus, comme dans un miroir mal poli. Cette image déjà surréaliste nous affirme prémonitoire qu’il n’y a que le merveilleux qui soit beau. Tous les reflets et les ombres de ce recueil ont pour origine une histoire vécue ou des histoires vivables. Cette poésie s’amuse des mots, de leur ambiguïté, de leur double sens. Elle les entremêle, les brasse, les associe dans une confrontation brouillonne et affamée de nichée à l’heure de la tétée. Comme si la flopée de dictionnaires ne suffisait pas, le poète invente d’autres mots ou en réhabilite certains qui comme lui ont passé les plus belles années de leurs vies dans un purgatoire charmant d’où on voit les oiseaux construire leur nid (Construction, déconstruction). Lecteur, puisqu’on peut aimer les jardins sans être botaniste, oublie un peu le sens et regarde les mélodies et les images envahir mon jardin. Et n’oublie pas, c’est vite lu soixante ans.

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Salomé Roussel présente son roman "Les folles aventures d'une femme au volant"

22 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Je suis née en Afrique en 1957. J’ai peu de souvenirs de là-bas, mais j’en garde des sensations très fortes. J’adore le soleil, la vie en plein air, l’odeur d’un feu de bois, les chaleurs humides, les gros orages et les couleurs éclatantes!

A côté d’une formation de secrétaire de direction j’ai suivi des cours d’Italien, de maçonnerie, de soudure, d’agriculture, de dessin, de peinture, de cuisine … et d’écriture.

J’ai fait toutes sortes de choses dans la vie tant au niveau personnel que professionnel. J’ai été mariée et j’ai élevé quatre enfants dans une ferme pleine d’animaux. A côté de cela j’ai travaillé comme secrétaire, comme enquêtrice, comme traductrice de catalogue, comme vendeuse, comme assistante médicale et comme prof de néerlandais en société. J’ai travaillé dans des petites structures familiales et dans des multinationales, à Bruxelles, à l’aéroport, en Flandre et en Wallonie.

Je suis enthousiaste et sociable, j’ai une imagination débordante, j’aime la nature et les animaux, j’adore les histoires et les voyages. J’ai pas mal bourlingué, j’espère faire le tour du monde un jour et retourner en Afrique. Je m’adapte facilement. Côté négatif je suis assez susceptible et désordonnée.

J’ai publié un recueil de poèmes sous un pseudonyme.

Résumé

 

Les folles aventures d’une femme au volant est une suite de 22 récits d’une femme face aux complexités de la voiture. De l’achat d’une grosse camionnette qui s’avère être un petit camion en passant par le contrôle technique, les pneus plats, le transport des enfants, les pannes, le gps, les leçons de conduite, l’accident … Les histoires sont basées sur des souvenirs exagérés des aventures automobiles de Salomé ROUSSEL qui nous raconte ses mésaventures de manière comico-tragique.

Même après plus de trente-cinq ans de conduite et des dizaines de milliers de kilomètres elle reste stressée et présenter le côté rigolo de la chose lui a permis de reprendre la route jour après jour.

Contrairement à ce que certains pensent elle n’a toutefois pas trouvé son permis dans une boîte de poudre à lessiver !

 

Extrait :

 

-   Veuillez ouvrir le capot, me demande-t-on.

 

          Je connais le capot, c’est le couvercle de l’avant, mais où donc est la poignée ?  Il faut dire que je ne suis pas très curieuse de voir ce qui se passe en-dessous, donc je ne l’ouvre pas souvent.  Je ne l’ouvre qu’ici à vrai dire.  Je sors de la voiture, me penche en dessous du volant et finis par trouver une petite poignée que je tire.  Ah miracle ! J’ai réussi la première épreuve !  Après ça je suis chassée moi aussi, on met un tuyau à l’embout de mon pot d’échappement et j’assiste impuissante à des accélérations en cascade.  Le mécano a les yeux fixés sur un écran et finit par me dire que la voiture n’est pas conforme. 

-   Vous polluez trop, me dit-il, il faudra revoir ça.

 

          La mort dans l’âme je continue mon chemin et passe sans difficulté les autres tests.  La dame de l’accueil me remet une feuille rouge avec un délai de quinze jours pour régler le problème !  Toute tentative de corruption étant poursuivie je m’abstiens de tout commentaire et paie docilement les 38,50 euros.

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Séverine Baaziz nous présente "Le premier choix"...

15 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie :

Séverine Baaziz est née à Briey, en Lorraine, en 1978.

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages lui permettent de vivre plusieurs vies : épouse, mère, informaticienne… sans oublier auteure à ses précieuses heures volées au temps.

Le premier choix est son premier roman.

Site auteur : https://severinebaaziz.com/

 

Résumé :

 

Et si naître dans la famille de son choix était possible…

 

Un homme se retrouve au milieu de nulle part. Sans nom. Sans souvenir. Là, on lui dit l’impensable vérité : il est mort. Ca c’est la mauvaise nouvelle. La bonne, on lui offre une chance sans pareille : renaître. Et ce n’est pas tout : renaître dans la famille de son choix.

A partir de là, tout s’enchaîne. Jour après jour, il apprend à découvrir les hommes et les femmes qui pourraient tant compter pour lui. Leur quotidien, leurs préoccupations, leurs pensées. De fil en aiguilles, les cartes en main se multiplient… avant de toutes tomber à terre et d’espérer une nouvelle pioche.

 

Bienvenue dans la tendre et palpitante histoire d’un bonheur qui se cherche.

 

Extrait :

 

Tout est blanc. Etonnamment blanc.

Nonchalant, je m’aventure à errer dans cet espace sans horizon. Sans le moindre repère, visuel, sonore, je ne sais où aller.

Je déambule.

Je vagabonde.

Aussi fin enquêteur qu’un Epagneul sans flair, je ne trouve rien. Pas un seul indice. Dans ma quête de clairvoyance, il me vient à penser que non  seulement je ne sais pas le moins du monde où je suis mais, pire, je ne sais même pas qui je suis. Qui peut me dire si je ne suis pas amnésique, prisonnier d’un état comateux ou simplement en plein rêve.

N’importe qui à ma place, j’imagine, serait tenté de paniquer, mais moi, non. Etrangement, je suis seul tout en ayant en même temps le sentiment d’être entouré. Mes questions restent suspendues sans que je puisse y répondre. J’aimerais savoir ce que je fais ici et pourquoi.

  •  La question n’est pas qui tu es, mais qui seras-tu.
  •  Mais qui me parle ?

Plus aucune réponse. La voix me semble inaudible ; simplement retentir en moi. Malgré ces questionnements, je me sens irrationnellement paisible et confiant.

Mon interlocuteur reprend, invisible, calme et puissant :

  •  Le temps est venu pour toi, Martin, de prendre une grande décision, de choisir ton destin.

Les mots se suivent et à aucun moment je ne ressens le besoin de les interrompre.

  •  Ton âme, Martin, fait partie du cycle de la vie. A chaque commencement, une fin, à chaque fin, un commencement. Tu as su abreuver ton âme des félicités de la vie, ne pas sombrer dans les épreuves, préserver ta lumière des vents et tempêtes. Ainsi, tu renaîtras… Ton libre arbitre recommence dès maintenant. Il t’appartient de choisir la famille qui t’accueillera. Dans une certaine mesure en tout cas. Je t’explique. Au vu de ta vie passée, certaines possibilités s’offrent à toi. Plusieurs destins sont possibles et à ta portée, il te faudra faire ton choix en fonction de tes propres volontés et de ton ressenti. Ainsi, tu visiteras deux familles qui attendent, mais ne le savent pas encore, la venue d’un enfant.

Un silence se fait ensuite entendre.

Je me suis senti enveloppé par cette voix qui me pénètre sans que je la distingue de façon sonore. Je ne sais l’écouter, je la ressens. J’ose une question.

  •  Alors, je m’appelle Martin ?
  •  Martin se trouve être ton dernier prénom. Le prénom que ta dernière famille avait choisi pour toi. Ton âme a déjà connu diverses vies durant lesquelles, à petits pas, elle a progressé. Ce n’est pas le cas à chaque fois. Pour certains, l’âme se laisse empoisonner par toutes sortes de nocivités. La peur, l’égoïsme, l’envie sont autant de travers menant parfois au pire des devenirs. Ainsi, une âme peut se noircir et même se putréfier totalement. Celle-ci ne renaîtra plus… Heureusement ce n’est pas ton cas. Tu as su mener une vie digne et honnête mais certaines difficultés ont endigué quelque peu le foisonnement de ton esprit. Dès ton plus jeune âge, tu as manqué d’amour et, en grandissant, des échecs professionnels et personnels t’ont blessé. C’est pourquoi, nous te donnons la possibilité de faire ton choix entre deux socles de vie : l’affectif ou le confort matériel. Deux familles différentes. Deux destins qui s’offrent à toi.

 

Je devrais me sentir désabusé par toutes ces informations qui me viennent avec force, mais au contraire je me sens en paix. Je sais que tout ira bien. Je ne sais pas vraiment pourquoi j’ai confiance en moi, mais puisque j’ai la chance d’entendre ce discours, c’est que je le mérite et je n’ai qu’une envie, découvrir qui je suis et jouir pleinement de cette aventure incroyable.

  •  Il est temps, Martin. Tu vas partir à la découverte de tes destins.

Je me sens happé dans un profond tourbillon. Je m’évanouis. Pour un instant.

 

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Marcelle Dumont nous présente un extrait de son roman "Nuageux à couvert" : "Albert et Marguerite"

2 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes, #présentations

Le petit soldat de la Grande Guerre s’appelait Albert et sa dulcinée se nommait Marguerite. Comment s’étaient-ils rencontrés ? À l’occasion d’un bal, d’une réunion de bienfaisance au bénéfice des Poilus ou tout simplement dans un lieu quelconque où Cupidon avait décidé de lancer ses flèches. Peu importe car ils étaient tombés en amour. De cet amour il reste un poignant témoignage : une série de cartes postales envoyées à Marguerite depuis les tranchées ou pendant les périodes de repos.

Ces messagères ont dormi longtemps dans un grenier et, par un hasard heureux, elles sont tombées entre mes mains. Leurs images aux couleurs passées, « rehaussées » de sentences douceâtres et consolatrices, tentent  d’enjoliver la dure réalité.

Un couple y figure généralement. Une jeune femme, en blanc et rose, y accueille les effusions d’un poilu bien rasé – il n’a gardé qu’une petite moustache de bon ton – son uniforme sort du pressing et son casque qui n’est jamais loin ne comporte pas une tache de boue. Le décor est aimable et paisible. Il y figure souvent des roses, tantôt dans un vase, tantôt dans les bras de la belle. Et lorsque le soldat songe à la femme sur laquelle il veille, si d’aventure il se la représente au lit, elle y est blottie sous une courtepointe violine, recouverte du large rabat d’un drap ajouré, brodé et bordé de dentelle qui semble un écho affaibli des fanfreluches et affutiaux que les dames s’appliquaient à produire à cette époque, afin d’enjoliver leurs pudiques dessous.

La première carte postale d’Albert, envoyée de Montauban et datée du 12 mars 1915, est cérémonieuse car le scripteur dit vous à la destinataire qu’il appelle « Ma Chère Amie ». Mais elle est en même temps brûlante quand Albert assure Marguerite qu’elle pourra compter sur lui dimanche car il me tue de vous revoir, quand l’on aime un petit ange comme vous, que ne ferait-on pour lui. Tue, serait-ce un lapsus révélateur ? En effet il lui tarde de la revoir, à la condition qu’il ne soit pas tué entre-temps, pauvre pioupiou soumis à la mitraille. Il est heureux de pouvoir l’aimer cette jeune fille car c’est un rêve pour la vie. Vient ensuite le côté prosaïque : il ira à sa rencontre si elle n’est pas arrivée à l’heure qu’ils ont fixée. Puis, à nouveau, une grande flamme jaillit de l’âme du petit ami qui embrasse sa mie de tout son cœur, lui envoie ses meilleures amitiés et mille baisers.

 

Marcelle DUMONT

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Ton père, le livre de Pascal Gallez à paraître aux Editions Chloé des Lys

16 Février 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Résumé :

Chaque année, des centaines d'enfants sont victimes d'un rapt parental. Le parent rapteur emmène l'enfant ou les enfants loin de l'autre parent, prétextant les pires horreurs pour justifier son geste.

Deux enfants, victimes d'un rapt parental intra-européen, parmi ces victimes, ont inspiré l'auteur pour la réalisation de ce roman.

Présentation du livre :

Chaque six mois l'auteur recevait un coup de téléphone de la banque:

- puis je parler avec Antoine G.?

Antoine a disparu depuis plus de vingt ans, c'est le fils de PGå. Victimes d'un rapt parental, père et fils ne se sont plus jamais vu.

Entre temps, avant de disparaître complètement, on sait juste qu'Antoine a changé quatre ou cinq fois de prénom et trois fois de nom de famille. Dans certaines administrations de certains pays le Tipex est roi.

Puis un jour, l'enfant a disparu de toute administration... On avait alors suggéré à PGå d'accepter le fait que son fils était peut être, tout simplement, mort.

Après 5 ans de tentative de deuil, PGå reçoit un courriel anonyme. Selon ce dernier, son fils est vivant, il est chanteur et il s'appelle Amandus K.

Est-ce seulement vrai...

Par ailleurs, toutes ces années PGå a continué à mettre des sous de côté sur un compte au nom de son fils. Aujourd'hui la banque veut entrer en contact avec l'enfant devenu adulte, dans le but de lui proposer un meilleur placement de ses économies.

Le Tipex ayant offert de multiples identités à l'enfant de PGå, aujourd'hui la banque recherche un jeune homme qui n'existe plus administrativement. C'est à partir de ce fait réel qu'est né le premier roman de PGå: une fiction dans le futur appelée "Ton père"

La quatrième de couverture :

Que ne faut-il pas faire pour gagner sa croûte... Afin de se partager un héritage coquet, deux jeunes gens qui ne se connaissaient pas doivent passer un mois dans la maison quercynoise d'un couple de vieux cons récemment décédés.

Ces deux vieux cons sont, accessoirement, leurs parents - le père de l'un, la mère de l'autre. Et dans les placards de la maison, bien des squelettes sont cachés...

Toute l'affaire, pour les jeunes gens, sera de ne jamais remettre en question le monde dans lequel ils ont appris à vivre sans leurs parents absents.

Quelques mots-clés, thèmes principaux dont traite l’ouvrage :

Rapt parental, Allemagne, héritage, Lot, Quercy blanc, Mauroux, La Capelle Cabanac, argent, famille, séparation, divorce, aliénation parentale.

Quelles sont pour vous les informations inédites que vous apportez dans votre livre ?

Le rapt parental est ici tourné vers l'avenir et raconté sans haine. L'humour y a sa place... même si l'affaire reste tragique.

Biographie de l’auteur :

Après une vie d'errance, PGå "fait" dans l'enseignement. Il vit à Bruxelles, sous les yeux attentifs d'une maitresse exigeante et d'un chat gourmand.

L'affaire d'Antoine G.:

Plusieurs fois médiatisées à la TV et dans la presse écrite.

TV: "Jamais sans mes enfants" émission en 5 épisodes (ARTE), Indice avec George Huercano (RTL Belgique).

Presse écrite: la DH, par exemple: "Mon fils est il vivant? écrit par Nawal Bensalem (voir article ci-joint).

 

 

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Régis Kuntz nous présente la genèse de son livre...

19 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Pour la sortie de mon livre, les éditions Chloé des lys m’ont soumis un formulaire inquisiteur destiné à me faire connaitre…Un de ces document que l’on retrouve dans les préfectures où l’on décline son état civil mais aussi ses maladies d’enfance et autres travers que nous inflige la vie.

A la fois par paresse mais aussi beaucoup par lâcheté, je ne me prêterais pas à cet exercice, vous ne saurez donc pas si je collectionne les timbres postes ou si je m’empiffre de friandises, en revanche, je veux bien vous parler de la genèse de ce livre, des évènements qui ont initié son écriture… vous ne saurez donc pas qui l’a écrit, mais comment et pourquoi.

 

 

Durant les années de lycée, nous avions un professeur d’histoire qui tenait sa discipline dans la plus haute estime. Cela nous valait d’ailleurs une moisson de mauvaises notes, car à ses yeux, nous n’étions jamais assez précis, jamais assez documenté pour faire un exposé selon ses attentes. Chaque contrôle était en fait une volée de bois vert qui soulignait nos insuffisances et marquait le long chemin qui nous sépare de la connaissance.

 

Notre professeur qui n’était pas totalement stupide mesurait bien le fossé qui nous sépare de ce précieux savoir, aussi pour le combler, il fallait mettre en scène les grands moments de l’histoire pour que nos esprits puissent en saisir la substantive moelle.

Ainsi, nous apprenions que Mussolini s’appelait Benito de son petit nom et qu’il pensait en bien des occasions être dans la lignée des grands empereurs Romains. Pour s’en convaincre, il apparaissait le soir venu vêtu d’une toge à la fenêtre de sa chambre. Là notre professeur debout sur l’estrade du haut de son mètre cinquante nous mime la posture triomphale de Mussolini (il n’était pas bien grand non plus) sur un balcon en toge romaine… on y parlait d’histoire et de tragédies et je ne voyais que des singeries digne d’un théâtre de boulevard… Est-ce que ces gens si instruits et si entourés qui décident de la marche du monde ont si peu de bon sens… à bien y réfléchir, les choses n’ont pas vraiment changé !

 

Au cours suivant, un professeur de philosophie essayait tant bien que mal de nous faire comprendre cette vérité hermétique énoncée par Emanuel Kant : « idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique » sa seule évocation donne le tournis, il faut bien l’avouer. Même notre professeur a fini par se détourner de toutes ces choses intelligentes puisqu’il s’est mis à faire une musique à la fois bruyante et confuse. Il se raconte même qu’il aurait rencontré un certain succès dans cet exercice.

De mon côté, j’ai bien essayé de comprendre une pensée aussi profonde que celle de Kant et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y avait quelque chose de répétitif dans les cycles de l’histoire, un peu comme si cette dernière bégaye. Un autre philosophe m’a expliqué plein de compassion que cette conclusion appartient à un autre penseur et que j’avais fait fausse route. Je lui ai répondu que tout n’était pas perdu, bien au contraire puis ce que cela sert mes intérêts, il ne fallait qu’un pas pour faire le lien entre le théâtre de l’histoire et un certain sens dans la marche du monde et c’est ce que j’ai fait.

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Emilie Decamp nous présente son nouveau recueil OR 2.0

17 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Emilie Decamp est née le 10 août 1990. C’est à l’âge de 7 ans qu’elle écrit ses premiers poèmes. Journaliste de formation, elle aime toucher à tous les styles d’écriture. Or 2.0 est son neuvième livre.

 

Résumé :

Ce livre est un clin d’œil à tous les Outre-Rêveurs qui m’ont beaucoup appris durant ces quelques années. Ils se reconnaîtront. OR 2.0 est une énième libération. Une évolution. Un ensemble de textes personnels brillamment illustrés par Julien Adans.

 

 Extrait

Là où le soleil se meurt

 

Les reflets nacrés que l’aurore étreint,

Se font admirer sous la brise légère.

Et l’on ne peut s’empêcher de humer l’air

Où flottent doucement les effluves du thym.

 

Dans ce verger muet où mille senteurs

Se croisent et se décroisent au fil des saisons,

Naissent de tendres pensées et de folles ardeurs

Qui brûlent de plaisir et s’enflamment de raison.

 

Tandis que les bouquets ambrés exaltent le désir

Des passants trop hâtifs, se dresse l’ivraie,

Arrogante et vive, fière de son effet,

Bercée paisiblement par le Zéphyr.

 

Et c’est dans ce jardin silencieux de l’éternité,

Que s’endorment au crépuscule les éclatants rayons

De l’astre de feu, vétuste emblème du passé,

Et, noble et solitaire, il disparaît de notre vision,

En une triste agonie.

 

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