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Le blog Aloys

Articles avec #presentations tag

Virginie Vignolo présente son ouvrage "Enfermé(e)s"

17 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Auteure, interprète et metteure en scène

 

 

Née à Nice, Virginie Vignolo est comédienne, auteure, metteure en scène et professeure d’art dramatique.

 

C’est au travers d’un parcours atypique et parfois chaotique, qu’elle est arrivée au théâtre.

Elle est montée sur scène pour la première fois, à la Faculté des Sciences et des Lettres de Nice, dans la langue de Shakespeare.

 

Puis, un changement d’orientation l’a conduite à l’IUT d’information-communication, où elle rencontre le rôle d’Amélie dans « Occupe-toi d’Amélie » de Feydeau. Elle y a aussi interprété Mme de Tourvel dans « Les liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos.

 

Formée aux ateliers TNN-ERAC de Cannes, puis au cours Florent, ainsi qu’à l’Atelier international de Salant et Weaver à Paris, elle joue entre autres, sous la direction de Lilian Llyod ou d’Eric Hénon.

Elle commence également à donner des cours de théâtre et se lance dans la mise en scène.

 

Après plusieurs années de doutes, une reconstruction psychique et un retour dans sa ville natale, elle renoue avec le théâtre. Et surtout, l’écriture s’impose à elle. Pour sa première pièce, elle choisira de raconter l’histoire de deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis dix ans, « Deux filles et des costumes ». Puis une autre suivra, sur les relations hommes/femmes « Les armes sœurs ».

 

La « Compagnie la Folie de nos Envies » voit le jour en Mars 2012. Comme une évidence, l’écriture devient une partie intégrante de sa vie. Un véritable prolongement d’elle-même.

 

« Enfermée(s) » est sa troisième pièce. Certainement la plus intime. Pour cette raison, en plus de l’interpréter, elle décide de la mettre en scène.

 

 

 

 

Résumé :

 

« Enfermée(s) » c’est l’histoire de plusieurs femmes qui vont s’imbriquer et se confondre jusqu’à ne laisser aucune trace, ou si peu…

 

C’est l’histoire de femmes qui ont beau crier mais en vain.

Le son de leurs voix ne nous parvient pas ou si peu.

 

Elles souffrent, se battent, suffoquent, coulent, avec un fracas qui souvent semble laisser indifférents ceux qui les regardent.

 

À travers ce monologue, à quatre voix de femmes, sont mises en exergue leurs souffrances pour qu’enfin résonnent leurs voix et que l’on ne puisse plus faire autrement que de les écouter. 

 

 

 

 

Extrait :

 

…Je m’appelle Alexandra,

Je m’appelle Marina,

Je m’appelle Najet,

Je m’appelle Magdala

Je m’appelle Louisa, Sylvie, Coralie, Sophie, Irma, Kaina, Tatiana, Karine…

Je m’appelle comme vous voulez.

Je suis de ces femmes que l’on voit sans les voir.

Je suis de celles dont le corps et l’âme ne vous touchent plus.

Je suis presque morte et pourtant encore si vivante.

Mon histoire pourrait être la vôtre…

 

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Joël Mespoulède nous présente son ouvrage "Faune sauvage"

15 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations, #Textes

 

 

Biographie :

 

Joël Mespoulède est né en 1966. Il vit actuellement dans le Languedoc avec ses deux enfants et sa compagne. Après un polar publié en 1999, quelques nouvelles et une poignée de dramatiques radio, il a collaboré avec la compagnie de l'Abreuvoir sur plusieurs spectacles et revient en littérature avec Faune Sauvage, un récit entre polar et nature writing..

Il travaille aussi pour le label Sirventès au développement de groupes comme la Mal Coiffée et du Bartàs

 

 

Résumé :

 

Faune Sauvage parle de notre relation à la nature et de sa place dans la société des hommes... Nicolas, le narrateur, est photographe professionnel spécialisé dans la photo animalière. Fin connaisseur de la vie sauvage, il traque, dans ses montagnes natales, un vieux mouflon mythique pour en tirer un portrait en forme d'image parfaite. La photo une fois faite devient un emblème pour ce territoire perdu au point de déclencher colère et convoitise. D'aucuns se lancent à la poursuite de l'animal. Pas question pour Nicolas de voir « son » mouflon finir en trophée. Il se lance à son tour dans la chasse cependant que la nature observe, ni bonne ni cruelle, juste indifférente au drame qu'il concerne les hommes ou les animaux. Nicolas évitera la chute grâce à l'amour et à une promesse d'enfant, car ce sont là aussi des liens très anciens avec notre nature d'humains, quand nous nous disputions la prééminence avec les autres espèces d'êtres vivants.

 

Extrait :

 

CHAPITRE 1

 

 

        Par delà les brumes du sommeil, le téléphone fait surgir dans ma mémoire le souvenir du réveil. 3H30 ! En avant cœur vaillant ! Cette journée est à toi !

        Se lever quand la nuit est la plus profonde n'a rien de normal ni de très facile. Les yeux grands ouverts, le corps n'en veut pas. Si la tête est prête, les articulations regimbent, le dos et une certaine forme de pesanteur dans les jambes, toutes ces pré-douleurs du temps qui passe m'annoncent des lendemains de moins en moins glorieux.

        Bon Dieu ! Foutue mécanique ! Debout !

        Je m'extirpe du duvet. Quand je pars au milieu de la nuit, le choix du canapé me garantit de ne pas déranger la maisonnée.

        La douche est brûlante et longue. Le sac prêt depuis la veille m'attend, appuyé à la porte d'entrée. Je repasse soigneusement la litanie. Appareil chargé, objo vissé, vêtements de rechange, gants, cagoule, polaire camouflée, parka gore-tex.

        3H45 dans la cuisine, France Inter sourdine les émissions à succès de la veille. Ne pas oublier le sac de bouffe dans le réfrigérateur, il ne manquerait plus que ça. Ce qui me fait office de petit-déjeuner est copieux, certes, mais ne me fera pas toute la journée.

        Météo France me promet une belle journée avec un vent d'ouest de vingt km/h. Qu'il sera bon, tout à l'heure, quand la fatigue sera telle que mes jambes en trembleront, de trouver une tanière abritée, de tout déballer, léché par les rayons du soleil, d'enlever les chaussures. La torpeur me gagnera. Poser le bouquin, à ne pas oublier de caser dans une poche extérieure, m'endormir comme un enfant.

        Bon Dieu de bon Dieu ! Cette époque est-elle si dégueulasse qu'une journée de silence avec le souffle du vent et les chants des oiseaux m'apparaît comme un luxe à nul autre pareil ?

        4h25. Dans la rue. Le timing est bon, je suis même légèrement en avance. Plus loin quelques fêtards parlent fort et font claquer les portières. J'accélère. Mes pas sonnent fort sur l'asphalte. Pour autant nos chemins ne se croiseront pas. Ce ne sera pas After Hours. New York est loin et la vie n'est pas un film de Scorsese, même sous un éclairage fantomatique.

        Dans la voiture, France Inter continue d'égrainer ses rediffusions. Le moteur ronronne. J'allume une cigarette. Je sais que tout à l'heure, je le regretterai, mais pour l'instant, je la savoure. La nuit m'appartient.

        Je pars en montagne. Silencieux comme un loup, je vais me glisser dans son manteau de forêt. Et je serai sur les crêtes avant l'aube.

        5h00. J'y suis. Voiture verrouillée. Je marche à la lumière de la pleine lune. Dans une 1h30 j'arriverai là-haut, en poste.

        Je prends bien garde de lever les jambes et de dérouler le pied pour faire le moins de bruit possible. Malgré tout, de temps en temps je déloge une pierre. Une branche craque. La forêt commence par retenir son souffle... puis je la devine qui murmure au travers de la brise : « Un intrus, il y a un intrus... ». Soudain, une forme sombre bondit du sous-bois, traverse le chemin.     Le bruit d'une course. Les branches claquent. Un animal solitaire, un cerf sans aucun doute. La surprise me fait sauter le cœur comme s'il voulait jaillir de ma poitrine. Pas la peur. La peur est une sourde angoisse qu'il faut secouer comme un frisson, parce que la nuit dans la forêt ce n'est pas le temps de l'homme. Et pourtant, c'est si bon. Le froid sur la peau, mon souffle qui se condense en un brouillard fugace. Les bronches me grattent. Je n'aurais pas dû fumer cette cigarette.

        Un vieux sapin pectiné à moitié fracassé, rongé par les insectes ou malmené par un coup de vent, exsude sa résine. Le goût est fort au point d'en être écœurant, la résine colle aux dents, mais soulage la gorge.

        Le dénivelé tire méchamment les muscles de mes jambes. Avant c'était raide et maintenant c'est très raide. Il n'y a plus que des hêtres. Les fûts s'espacent, se tordent, rampent. J'approche. Peu à peu le noir de la nuit se teinte du bleu de la pré-aube que nul peintre ne pourra jamais inventer, un bleu roi profond et lumineux en même temps.

        Est-ce qu'un photographe peut y arriver ? Il y a une compo à essayer. Le flanc de la montagne encore sombre, ce bleu du ciel, une voiture qui monte dans les lacets, la traînée des phares comme une virgule lumineuse qui surligne le noir des rocs et l'intensité du ciel. Il faut juste trouver le lieu... Et quelqu'un pour piloter la bagnole.

        J'imagine la scène : « Chérie, j'ai une super idée. Alors voilà, toi tu conduis la voiture et moi je déclenche... ».

        Hummm. Ça veut dire que le temps doit être clair et dégagé. En se levant à 4h ou 5h du mat, un jour où la gamine dort chez une copine, avec un peu d'organisation et de méthode, elle peut arriver au collège à temps. Ce sont des lumières fugaces. Cinq minutes ? Dix minutes maximum. Clic-clac et c'est dans la boîte.

        L'idée peut-elle la séduire ? Humm... C'est la mise en œuvre qui sera délicate...Sans parler du temps de préparation, de repérage.

        Merde ! Assez rêvassé ! Il faut que je m'active, l'aube est proche. Déjà les oiseaux s'affolent. Les prairies d'estive prennent cette teinte de bronze passé qui annonce la lumière. Là-bas, à l'Est, un halo jaune hésite devant la noirceur de la nuit. Vite. Il faut que je rejoigne ma place.

        La lune, le vent, la lumière, les pluies hier, normalement toutes les conditions sont pour moi. Si je ne me sors pas une bonne image, je me bouffe le trépied.

        Non ! Pas le trépied, au prix où ça coûte.

        Si je ne sors pas une image, je bouffe mon chapeau... De toute manière au rythme où je les perds.

        Appuyé au rocher, j'attends le soleil qui me permettra de me réchauffer. Le tee-shirt empoissé de sueur, tout de suite froid, me colle au dos. Je me changerai plus tard, je ne veux plus bouger, je suis au poste, un amas de rochers d'où pointent un sorbier et quelques bouleaux nains. Camouflé, je suis invisible tant que je reste immobile. J'attends.

        La prairie se déroule sur une petite centaine de mètres avant la pente qu'escaladent les bois. Je suis en embuscade à dix mètres d'une coulée qu'empruntent tous les animaux du secteur. Je les attends là parce que j'y ai réussi quelques-uns de mes plus beaux portraits d'animaux sauvages.

        Et s'ils ne viennent pas sur moi, j'ai toujours moyen de me déplacer, de m'approcher à couvert, pieds nus, en silence, comme un Sioux.

        Du bruit ! Craquements des branches et froissements des genêts. Sur l'estive, la lumière avance comme une vague. Je peux faire le point, vérifier les réglages, augmenter la vitesse. Je suis tendu. C'est toujours la même chose. On a beau y être habitué, l'adrénaline, la fabuleuse accélération du cœur.

        C'est un sentiment étrange. Je crois volontiers que c'est celui du prédateur, un lien ténu qui par-delà les temps nous lie à une humanité plus farouche, à l'animal. La viande ! J'adore cet instant. Il n'y avait rien et soudain ils se matérialisent, là.

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Edmée de Xhavée nous présente son prochain roman "Silencieux Tumultes"

10 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes, #présentations


 

Voici un extrait du prochain roman à paraître chez Chloé des lys… Une maison, plusieurs générations, et plusieurs secrets. Que seuls les acteurs de ce secret, la maison et le lecteur connaissent. Quel est le pouvoir de ces secrets, s’il en a ? Que deviennent ces amours et ces rires entre les murs ? Floraisons éphémères, saisonnières, éternelles ?

***

Il fait déjà si chaud depuis deux semaines que les lobélias ont fleuri, ainsi que les calcéolaires d’un jaune tigré, qui jettent une note vive.

Christine et Mireille jouent à la dinette dans le fond du jardin, sous la gloriette où le parfum entêtant de la glycine les encercle.

Elle les entend caqueter et rire, parler à leurs poupées, les invitées d’honneur. Belle Jacqueline – la belle poupée de porcelaine aux yeux bleus de verre frangés de longs cils noirs, des rubans de soie et de vrais cheveux blonds coiffés en tire-bouchons - semble faire des chichis et refuser encore un peu de craquelin (Pain brioché constellé de pépites de sucre qu'on trouve dans toutes les régions de Belgique) tout frais, mais par contre consentir à accepter une autre tasse de thé « Prince des mers de Chine » sans sucre et avec un léger nuage de lait, tandis que Micheline, simple poupée de celluloïd, est plus gourmande et redemande de tout.

« Je vous en prie, je vous en prie mesdames, vous êtes nos visiteuses de marque et rien ne peut nous faire plus grand grand plaisir » gazouille Christine en prenant l’accent anglais, qu’elle considère être le sommet de la distinction. « Mais écoutez donc ! Qui sonne à la porte ? Miss Daisy, dear, voudriez-vous aller ouvrir, ça doit être Mademoiselle Poupette qui arrive en retard à cause du trolleybus »…

Anne sourit paresseusement, se divertissant à les voir en pensée tandis qu’elles miment les attitudes des grands avec le minuscule service de plastique jaune et de vraies tranches de craquelin coupées en petites bouchées, ainsi que du jus de pomme pour imiter le thé. Miss Daisy est la servante imaginaire et que l’on devine très stylée, mais bien qu’elle se comporte de manière irréprochable et loin de l’hystérie, parfois elle est priée de se reposer un instant et de s’offrir elle-aussi une tasse de thé pour reprendre ses esprits.

Cette double naissance les avait tous étonnés, d’autant qu’elle n’avait pas pris beaucoup de poids, ce qui avait fait dire à Marco qu’il fallait les tenir à l’œil car une des deux savait se faire toute petite !

Le berceau d’Anne et ses sœurs enfants, retendu de blanc lui aussi en grande urgence, était venu tenir compagnie à celui de Marco, et on avait acheté un second lit à barreaux assorti au premier pour quand le berceau ne suffirait plus…

 

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Alfred Herman nous présente son recueil de poèmes "Rêver de ma Belgique"

6 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Alfred Herman est né à Tirlemont, le 15 juillet 1922. Belgo-suisse, il habite 21, Boulevard de la Forêt, CH 1009 Pully.

Ses débuts littéraires remontent à 1938. Il écrit ses premiers poèmes. Résistant de 1940 à 1945, secouriste Croix-Rouge avec médaille d’argent pour services éminents rendus au pays, il a fait un bref séjour en prison de la Gestapo. Il est pharmacien depuis 1947 et poursuit son envol littéraire. Né en région alors bilingue d’un père wallon, il garde ce sang en ses veines, d’où sa culture, essentiellement française comme sa langue maternelle, son éducation, ses études. De là ces brimades flamandes hostiles, par les cris « Walen buiten » (Wallons dehors). Il voudrait retourner à Liège où il habitait en 1930, mais ne trouvant de pharmacie en Wallonie, il aboutit à Lausanne comme pharmacien au CHUV. Son premier recueil paraît en 1961 et il termine le 33ème. Il écrit des nouvelles, des méditations, des études comme celles sur l’ésotérisme du gothique sacré, celles sur les pièges de sa langue française qu’il défend avec ardeur.

Il accumule médailles de bronze, argent, vermeil et or, nombreux trophées et autres distinctions honorifiques.

On a souvent cité le parcours exceptionnel de ce pharmacien-poète dont la vie fut si bien remplie et dont le palmarès est vraiment remarquable et réellement hors du commun.

De plus tous ces textes, poèmes ou prose, sont porteurs de très importants messages en langue clair mais souvent voilé, un apport d’une certaine lumière en un monde plongé dans les ténèbres.

Quand on lit ces longues laisses en vers réguliers, on a souvent l’impression de lire du Lamartine et du Victor Hugo lorsque le poète se fâche. On a dit qu’il faisait le pont entre Verlaine et Verhaeren. Le poète apporte une vision d’ensemble avec le reflet des climats d’une âme sensible aux décors de la vie et des existences spirituelles et métaphysiques.

C’est une poésie de proximité qui s’élève jusqu’à l’épopée. Il existe donc encore un vrai poète lyrique digne de tous les grands poètes lyriques anciens.

 

 

Accroche

Pourquoi tel recueil après 45 ans en Suisse ?

Avec l’âge et la méditation sur la vie et sur ses alea, Alfred HERMAN a tenté de renouer avec ses racines et surtout avec ces souvenirs perdus au fils des temps. Loin du berceau de sa famille, cette région de Liège, Aubin et Dalhem, il songe à tous ces temps passés, à la Meuse, à l’Amblève, aux Ardennes comme à cette Mer du Nord.

Surgissent aussi des sujets touchant à des moments capitaux en leur essence par une influence sur son départ, et surgissent alors cette sensation d’avoir perdu ce qu’il avait de capital : sa Liberté.

Il revoit des scènes de son jeune temps, des scènes typiques du folklore, et toutes ces visions se mêlent et s’incrustent dans une vision pittoresque de son Pays natal qui plonge en son cœur comme l’ancre du navire s’incruste en la tourbe pour que s’arrête le navire. Un cœur, un navire nommé : MA BELGIQUE.

Il y eut certes ces mouvements flamingants dont il a souffert, car c’était pour Alfred Herman une atteinte à sa langue française dont il s’est toujours fait acharné défenseur par tous moyens depuis l’âge de 15 ans. Mais il part du principe que flamand et wallon ne sont que des prénoms, Belge est le nom de famille. Il aimait cette parole d’Émile Verhaeren.

Et souvent il croit entendre chanter au loin ce Coq Wallon…

 

Extraits

La perle

 

Dieu créa l'Univers, vit que tout était bon,

Mais avant le repos, sa force qui fascine,

Dans sa grande sagesse, souhaita un fleuron

Couronnant son œuvre d'une beauté divine.

 

Dieu désira sur terre un reflet du soleil,

Un réel paradis d'amour très poétique,

Et forgea la perle d'un éclat sans pareil,

Étincelant bijou que l'on nomme: Belgique

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Frank Greiner nous présente son roman "Bleu absolu"

4 Octobre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

 

 

Un court extrait :

 

L’essentiel de ses bagages se trouvait ailleurs, dans son matériel de peintre : principalement ses couleurs, qu’il rangea méthodiquement dans l’espace désormais libre. Des pigments dans leurs tubes et leurs flacons, et une multitude de petites feuilles peintes, la plupart sans aucun dessin, simplement pour visualiser les diverses teintes et nuances de sa palette. Au reste, il y avait aussi son ordinateur, outil indispensable du peintre ou du plasticien actuel. Je ne comprenais pas très bien sa démarche. Il avançait dans une région incertaine du savoir, quelque part entre l’art et la science. Il m’expliquait qu’il était à la recherche du bleu absolu. Tout était parti, me révéla-t-il, le jour où sa boîte, du temps où il travaillait encore comme directeur artistique, lui avait demandé de réfléchir à un spot télé pour une marque de sandales. Il me montra quelques esquisses auxquelles il avait travaillé en ce temps-là. On y apercevait une femme marchant sur le bord d’une plage. L’image me fit immédiatement penser à une série de photos que j’avais prises de Mary, lors de nos vacances en Crète. Je la lui montrai. Il s’étonna aussi de la ressemblance. On aurait dit que les esquisses avaient été décalquées sur les photos. La vie recèle d’étranges coïncidences. On y vit en tout cas le signe que Raphaël avait bien fait de venir se loger chez moi pour y poursuivre sa quête. Tout était donc parti, me dit-il, de ce spot. Des sandales il était passé au bleu du ciel et de la mer, puis à une réflexion de plus en plus exigeante, laquelle l’avait inévitablement éloigné de son projet publicitaire et avait même provoqué son licenciement.

 

 

Biographie :

 

Frank Greiner a déjà publié un recueil de nouvelles aux éditions Chloé des Lys. Il est également l’auteur de nombreux articles, conférences, essais portant sur l’ésotérisme et sur l’histoire de la littérature. Il enseigne à l’Université Lille 3.

 

 

Résumé :

 

Mary s’est suicidée sans motif apparent. Pour René écrire revient à se souvenir, pour arracher Mary à l’oubli ou percer le secret de sa mort volontaire. Peu à peu apparaît l’incroyable vérité. Mary est toujours là sans qu’il puisse la voir ni communiquer avec elle. D’autres voix se mêlent à celle de René : celle de Mary dont on apprend qu’elle cherche vainement l’issue du monde où elle se trouve désormais enfermée comme en prison, celles aussi de Georges, le théosophe, et d’un jeune peintre, Raphaël, obsédé par une couleur fondamentale, peut-être celle de la mort ou de son au-delà : le bleu absolu. Un bleu extraordinaire qui se révèlera bientôt étroitement lié au destin de la jeune défunte.

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Charlie Zampi nous présente son ouvrage "Le Bleu"

26 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

 

BIOGRAPHIE

 

Originaire de Charleroi, plus précisément de Marchienne, j’ai touché à beaucoup de domaines et ai beaucoup voyagé. Cette passion de l’aventure m’a conduit dans beaucoup de régions du monde. Tantôt avec mon sac-à-dos, tantôt pour le travail, les études, mes recherches, j’ai voulu découvrir, rencontrer, comprendre.

D’abord assistant social pendant plusieurs année, j’ai ensuite étudié l’anthropologie. Ce parcours universitaire m’a permis de voyager en Afrique. Plus que mes recherches sur l’animisme et la maladie, j’ai été frappé par la culture africaine…

Aujourd’hui, j’enseigne dans une Haute Ecole. La philosophie, l’anthropologie, etc. sont des passions que je tente de transmettre aux étudiants.

Plus près de moi, le partage, la rencontre, la découverte permettent de façonner le regard que l’on porte sur chacune de nos aventures.

 

RESUME DU LIVRE

 

 ISBN : 978-2-87459-984-2

Le 11 août, Lomé, Togo

Ce matin-là ou ce soir-là, la lumière était particulière. Elle n’était ni jaune clair comme celle d’un soleil d’Est ni même rougeâtre alors qu’il tombe sur l’Atlantique. A l’horizon, tout était roux, des feuilles des baobabs jusqu’à la route poussiéreuse de la ville. J’avais pourtant déjà été surpris par les couleurs du ciel, allongé sur ma natte en plastique, mais jamais comme ce onze août. J’avais alors décidé que ce serait un jour important, un moment qui allait bouleverser ma vie à tout jamais et qui me permettrait de rompre avec mon existence « d’hier ». Ce ciel, que je regardais sans cesse et depuis si longtemps, m’ordonnait à présent  de partir loin, sans rien prendre avec moi, juste peut-être de quoi m’allonger et mon sac-à-dos orange.

 

Ayo est atteint d’une maladie ; il est aveugle d’une couleur. Il n’a rien fait pour la provoquer ; elle survenue en un éclair, violemment et sans qu’il n’ait pu le prévoir. Sans attendre, il décide, à onze ans, de chercher un remède à sa maladie. Il part ainsi sur les routes du Togo, son pays natal, pour ensuite voyager à travers l’Afrique. Il se perdra parfois mais sans faillir à la promesse qu’il s’est faite : guérir.

L’histoire ne s’arrête pas là ! Ayo a vécu avant d’être malade ; il a vécu à côté de Pierre et de Madame Duchêne, des personnes qui l’ont enrichi et qui lui ont donné une force peu commune. Oui, avec eux, Ayo a repoussé les limites du mot « espoir ».

Mais il devra attendre quelques années pour connaître le secret de sa guérison. Où ? Chez Mama, la grande prêtresse de Togoville. Enfin…c’est ce qu’il croit, parce en vérité, l’aventure ne fait que commencer.

En effet, à Bamako, au Mali, quelqu’un vient d’atterrir ; elle s’appelle Lincar.

Lincar quitte son pays, la Belgique, pour partir enseigner le français dans un lycée de le capital malienne. Elle sort tout juste de l’université. Ayo, lui, a bien grandi ; il est un jeune homme.

Le hasard, du moins en apparence, les fait se rencontrer. Un autre chemin s’ouvre alors à eux…

 

 

EXTRAIT DU LIVRE

 

Dans mon vieux carnet, j’écrivais chaque rencontre, je décrivais chaque ville, parfois je dessinais aussi. Les pages se remplissaient donc d’histoires sans intérêt. Plus que mes histoires, c’était ma vie qui était sans intérêt. En voyageant, je croyais guérir mais à chaque étape, l’échec m’attendait comme pour me rappeler que j’étais aveugle et cela, qu’importe l’endroit où je me trouvais. Je me suis ainsi oublié à Amlamé ou Mandouri en m’accrochant à l’espoir. Sur le retour, près de là où j’étais parti des années plus tôt, l’aventure se transforma en une amère désillusion. J’acceptais doucement de ne plus revoir le bleu. Je voulais mourir.

            

Résigné, je décidai de poursuivre ma route à pied, depuis Vogon jusqu’à Lomé… Et, c’est sur cette courte route qui allait me mener à l’océan, sur la plage que j’avais aimé autrefois, que je m’arrêtai, à mi-parcours…

Mon carnet, le début, Togoville

« Patience Ayo… Tu as trouvé le chemin. Oui ! Très loin, dans un pays que tu ne connais pas, existe un remède. Mais tu dois encore marcher quelques mois ou quelques années pour le trouver », j’appris dans la maison, tout en haut de la rue.

 

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Christine Brunet présente la bande annonce de son nouveau thriller "HX13"

19 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo, #présentations

A PARAÎTRE le 1er OCTOBRE 2017

aux EDITIONS GASCOGNE

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=Sxgja_J4080

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Cécile Biehler nous propose un extrait de son roman "Esquisse d'un chef d'oeuvre"

11 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes, #présentations

 

3

Pianissimo

(très doucement)

 

 

Dans cette boutique, les horloges à répétition et les montres ne s’exprimaient jamais.

Ici, c’était à l’épaisseur de la couche de poussière sur les armoires, les lampes ou les vieux périodiques que l’on mesurait le temps qui passait.

Jacques, le propriétaire des lieux, chérissait ces objets. Tout petit déjà il s’était attaché à eux. Vers cinq ou six ans, il avait pris l’habitude de vivre perpétuellement avec certains d’entre eux : une superbe pierre aux reflets d’opaline, une pince à linge violette, sa première dent de lait tombée.

 

 

Ils constituaient des points d’adhérence au monde qui se modifièrent subtilement à mesure que son âge avançait : il vivait actuellement en concubinage avec une salière, une punaise, une télécommande, un cendrier et un réveil arrêté.

Ici, les vieux meubles craquaient, une pile de journaux pouvait s’effondrer, certaines bagues lui narraient des amours périmés. Seuls y étaient interdits de séjour les objets marquant les heures de la journée.

Jacques détestait qu’on lui dictât le temps.

Avec l’expérience, il avait appris que lorsque l’on n’avait pas un instant défini pour chaque acte, celui-ci se réalisait de lui-même au bon moment.

Il ne pouvait souffrir, surtout, la fréquentation des montres-bracelets : menottes d’un temps autoritaire, de son ego démesuré.

 

L’une seule d’elles en état de marche aurait faussé toutes les perspectives de sa journée.

Funambule en perpétuel déséquilibre entre les heures imposées, inéprouvées et celles libertaires plus ajustées, il craignait perpétuellement de basculer.

Dans le vocabulaire de l’horlogerie, ne parlait-on pas d’ailleurs de montres à compensation, de frottements et autres expressions barbares ?

Seul le terme « échappements libres » lui convenait.

Il aimait cela plus que tout : la liberté. Celle de converser à tous moments avec les tableaux, les commodes, les fauteuils Voltaire. Chaque journée amenait de nouvelles confessions : un bois joyeux, un velours triste.

Il naviguait des uns aux autres avec douceur, arrangeur de leurs états d’âme afin que l’ensemble forme une composition harmonieuse.

 

Souvent, les meubles frémissaient d’impatience à son approche.

Il se nourrissait de leurs expériences, de la charge affective déposée en eux.

Certaines fois, il en tombait presque amoureux.

Dernier béguin en date : une théière en faïence écrue incrustée de fleurs mauves et son col ébréché. De celles que l’on rencontre parfois dans les maisons de campagne surmontées d’un porte-filtre d’où s’exhale l’odeur familière du café du matin.

L’amertume de s’en être séparé la semaine passée…

D’autres objets plutôt rusés ne lui faisaient pourtant guère illusion comme cette roublarde de table faussement marbrée.

 

La patine meurtrie, dépressive, l’armoire qui manque d’étouffer : peu de ses clients savaient écouter, peu estimaient à leur juste valeur les marques du passé.

D’emblée, lorsque l’un d’eux passait la porte, commençait à feuilleter un incunable ou posait ses mains sur la rayonne d’une liseuse, il pouvait arrêter son jugement ; leurs doigts étaient bien souvent trop brutaux et vulgaires pour faire d’eux une famille d’adoption convenable.

Lorsqu’il avait ouvert son commerce, selon les prix qu’on lui en proposait, il avait bien souvent bradé certains objets.

S'en sont suivies, ensuite, des nuits d’une blancheur coupable.

Ecœuré de lui-même : sa puanteur surtout, celle d’un maquereau en décomposition ayant passé sa vie à vendre des corps au plus offrant. Jusqu’à saturation, jusqu’à la pose de l’écriteau dans la vitrine : « Bail à céder ».

Bientôt il lui faudra choisir les objets qui l’accompagneront au-delà de la fermeture.

Quatre ou cinq pas plus, qu’il gardera près de lui contre l’isolement des vieux jours.

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Cecile Biehler nous présente son ouvrage "Esquisse d'un chef d'oeuvre"

2 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

L’auteur

 

CECILE BIEHLER, monteuse audiovisuelle et auteure de onze ouvrages (nouvelles, poésie, poésie illustrée, recueil épistolaire…) dans lesquels dialoguent souvent son travail de plasticienne et d’écrivain ; écrits teintés de mélancolie et d’humour, en quête d’une vulnérabilité salvatrice.

Tous ses ouvrages sont consultables à l’adresse internet suivante :

http://biehlercecile.wix.com/cantique-des-etoiles

Parallèlement, elle anime des ateliers d’écriture pour adultes et dans les collèges et lycées de sa région où ses ouvrages sont étudiés.

 

Le livre

 

« Esquisse d’un chef d’œuvre » est un roman sous la forme d’une longue suite mélodique.

 

Jacques, un antiquaire en recherche d’une seconde vie professionnelle se fera vendeur de souvenirs pour Nathan à qui il manque tous ceux d’un père.

Jean-Yves, comptable coincé et obsessionnel se reconnaîtra en l’enfant et se découvrira une raison d’être en prenant soin de lui.

Les failles, les manques, les peurs de François et Jean-Yves vont se rencontrer à la croisée de deux tables de café. Ils vont se repousser l’un, l’autre. Ils ne savent pas encore qu’ils ont un dénominateur commun : Nathan. L’un est son père biologique, l’autre deviendra son père adoptif.

L’antiquaire constituera une aide précieuse pour retrouver leurs souvenirs, la petite amorce d’un changement qui trouvera son accomplissement grâce à Louis, gardien de phare, poète et rêveur. Le seul à avoir suffisamment de détachement pour les amener au pardon et à la rédemption.

Les plaies cicatrisées, le passé accepté, le père retrouvé, toutes ces mémoires enfin assumées : françois pourra alors vivre pleinement et sereinement sa mort.

Il aura compris cette leçon fondamentale : la vie n’est rien d’autre qu’une immense symphonie avec ses silences, ses mouvements, ses temps et contretemps (d’où le rythme singulier adopté pour les chapitres de l’ouvrage).

Il aura compris que c’est uniquement en incarnant sa misérable condition humaine qu’on peut espérer transcender son existence et tenter d’en faire un chef-d’œuvre.

 

EXTRAIT

 

Les bruits, les sons et quelques clichés photographiques pris depuis le sommet du phare : sa définition à lui de la vie, de ses joies, de ses peines. Il avait su apprivoiser cela. Les mots, il y en avait trop ou pas assez, il n’arrivait jamais à mettre la main sur le bon et n’aimait pas les choses trop compliquées.

De là-haut, il observait le monde sans définition ni date.

Il avait ce temps-là, cette liberté-là outre quelques menues tâches quotidiennes : allumer et éteindre la lampe, nettoyer les réflecteurs paraboliques ainsi que la chambre de veille, réparer les vitres brisées.

Sa seule responsabilité : veiller à éclairer les navires en conjurant le mauvais temps ; prendre garde qu’ils ne s’égarent au loin, actionner la corne de brume au besoin.

Sa seule raison d’être ? Encore une fois, aucune définition ne lui venait.

Aux yeux du monde, il incarnait la solitude du phare (hormis ses quelques promenades buissonnières au café du port qui lui valaient de descendre puis de remonter la centaine de marches de l’escalier en colimaçon jusqu’à son poste de travail).

Aux yeux du monde, il semblait, comme son caban, n’avoir ni envers ni endroit.

Les gens, contrairement à lui, paraissaient tenir beaucoup aux catégories.

 

Louis, c’était bizarrement d'en-haut qu’il se sentait le plus concerné par les gens et le paysage.

A force d’observer à distance, il pouvait deviner l’humeur des gens rien qu’à leur manière de se tenir sur la digue : courbés, bien droits, ramassés sur eux-mêmes, contemplatifs face à la mer…

Il trouvait que les hommes ressemblaient beaucoup aux dunes : des embonpoints, des boursouflures mais à des endroits différents.

Souvent, après, il oubliait, c’est à cela que lui servaient son carnet et son vieux Leica.

Le même depuis vingt ans. Il n’en aurait changé pour rien au monde !

Les nouveaux appareils possédaient tous des zooms qui faisaient un tel raffut que leur présence aurait dérangé l’ordre des choses.

 

S’il préférait l’humanité vue de là-haut, c’est que Louis savait très bien que les chimères ne quittaient guère la terre de plus de quelques centimètres alors que les idéaux s’envolaient bien plus haut. Il en allait de même pour les rires.

Cette vue panoramique sur le monde : sur les humains et sur l’océan avec leurs colères inexplicables, les mouvements de foule sur la plage, les éclaircies d’un soleil en sursis…

Le flux et le reflux des vagues contre le pied du phare, sa rage d’être éclairé par l’érectile édifice…

Le vent aussi, toujours, celui qui rendait fous les nuages en les obligeant à se courir après toujours plus vite ; celui qui emmêlait les cheveux et les esprits, celui qui peut-être le rendrait dingue lui aussi un jour ou l’autre.

 

 

Ce petit goût de sel sur la langue lorsqu’il penchait la tête au-dehors…

Parfois une mèche blanche de sa chevelure mal peignée venait se glisser subrepticement sur l’une ou l’autre photographie, parfois aussi une ou deux volutes de ses Gitanes. Il aurait préféré que sa présence fut une absence discrète. Il préférait que les hommes, les choses ne fassent que passer comme les oiseaux.

Aujourd’hui, il n’avait rien photographié encore. Il observait l’enfant en contrebas.

Souvent sur la plage, les gens s’agitaient, criaient, couraient en tous sens et Louis ne pouvait s’empêcher de penser à tout ce vide qui devait les habiter.

Mais pas l’enfant, l’enfant c’était autre chose qu’il ne pouvait clairement définir encore…

 

 

La teinte de son regard peut-être : un gris de ciel trop chargé.

De ces couleurs qui ne devraient pas avoir droit à l’existence ! Criminel pour un enfant d’avoir à porter celle-ci.

Louis pensa qu’il fallait parfois beaucoup de mélancolie amusée pour supporter le monde, pour accepter toutes ses finitudes : celle de la plage, celle de l’horizon, celle de sa place, là, tout simplement.

Là pour saisir la douceur extrême avec laquelle l’eau avait pris soin de déposer quelques navires de papier aux pieds de l’enfant. Louis savait qu’ils préserveraient une part d’imaginaire sortie tout droit de la matrice de l’océan.

Louis savait qu’il devait éclairer les pas du petit vers ceux de son père.

 

 

Louis, en attendant, le veillait de son regard bienveillant tandis qu’en cette nuit le paysage se recouvrait d’un doux lavis d’encre de Chine.

 

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Alexia Zampunieris nous présente son recueil de nouvelles "Mademoiselle cherche le soleil"

1 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Biographie

 

Passionnée d’écriture, Alexia Zampunieris publie son premier recueil de nouvelles, « Mademoiselle cherche le soleil ».

*

 

Résumé du livre

 

Ces héros n’en sont pas. Ils ne sont ni spécialement beaux, ni riches, ni célèbres et n’ont aucun talent particulier.

Ils font des erreurs, changent de destinée, aiment passionnément et détestent profondément. Ils ont entre 0 et 81 ans, ne se connaissent pas mais partagent le même désir : celui d’être enfin acteurs de leur propre vie.

Douze nouvelles, et autant de destins différents qui, mis en lumière, reflètent nos propres vies.

 

*

Mademoiselle cherche le soleil

Extrait

 

J’aurais voulu que tu me dises que j’étais ton monde et que moi seul pouvais le faire tourner. Je donnerais n’importe quoi pour qu’un simple de mes regards suffise à te déstabiliser. J’aurais adoré être ton nord, ton sud, ton est et ton ouest, ton repère dans ce monde de fous. Etre tes matins d’hiver et tes soirées d’été. J’aurais aimé que tu me dises que plus rien ne comptait lorsque tu étais près de moi, que mes baisers te manquaient et que tu ne trouvais plus de sens à ta vie puisque je n’étais plus près de toi. Alors, oui, tu vas me trouver égoïste, peut-être, de te dire tout cela. Tu vas me répondre qu’il est trop tard, que j’aurais dû te dire tout ça avant. Avant que tu partes. Mais je ne réalisais pas à quel point tu comptais pour moi. Je ne me rendais pas compte qu’avec toi, il ne faisait jamais nuit. Que tu rendais mon ciel toujours plus bleu, que tu donnais une saveur particulière à n’importe quelle nourriture, que je n’avais pas à m’inquiéter de l’avenir puisque mon avenir, c’était toi.

 

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