Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog Aloys

Articles avec #poesie tag

Elle va de lèvres en lèvres, une poésie de Paul Maakad

14 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

 

Elle va de lèvres en lèvres,

De caresses en caresses,

De frissons en frissons.

 

Tourne, tourne, petite poussière,

Donne-toi l’illusion de vivre,

Joins-toi au ballet aérien de tes semblables.

 

Demain, n’étant plus portée par le vent,

Tu t’immobiliseras par terre, froide et nue,

Et tu feras face à ce que tu as toujours été :

 

Seule.

 

 

PAUL MAAKAD

Mars 2009

Lire la suite

Salvatore Gucciardo nous propose une poésie "Corps en mouvement"

9 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Corps en mouvement

 

 

 

Le vent

Dans sa nudité

Caresse

Les lèvres

Des vagues

S’endormant

Dans la géographie

De mon âme

 

Volutes de brume

Sur un pays

Sans nom

Où la mer

Déploie

Ses ailes figées

Devant l’éternité

 

Le silence

Dans l’amas

De nuages

Domine

Le paysage insolite

Situé au bas

D’une falaise

 

Cathédrale étrange

Peuplée

D’êtres

Imbibés d’eaux

Et d’éther

 

Les corps en mouvement

Ce dissolvent

Dans le labyrinthe

De l’essence humaine

 

 

Salvatore Gucciardo

Lire la suite

"EVA", un poème de Salvatore Gucciardo

6 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Eva

 

J’ai vu ton visage radieux

Sculpté par l’amour

Et l’argile du temps

 

Tu es sortie de l’embryon

Du désir

Pour éblouir tes parents

 

Ton sourire ravageur

Aux jets incandescents

Est un rayon magnétique

 

Ta peau d’ébène

Aux nuances roses et chaudes

Sont un flamboiement d’arpèges

Une symphonie de bonheur

 

Tes yeux d’ange

Sont deux astres étincelants

Et tes cheveux touffus

Sont d’un brun doré

 

Ta frimousse ronde

Et joviale

Enlumine le regard

De tes grand –parents

 

Perle d’eau

Oisillon bariolé

Tu es sortie

De la sphère amniotique

Pour émerveiller

Toute ta famille

Salvatore Gucciardo

 

Lire la suite

Récurrences, un poème de François Iulini

1 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Récurrences

 

C’est la fin du marché, et l’indigente

Marche vers sa faim, - Ite missa est -

Elle extirpe un trognon de cette ordure

Vite fourré dans son cabas et preste,

Elle glane, par-ci, par-là sa méchante

Provende ; invisible, abjecte et pure…


 

Les gones singent hilares la croulante,

Se lassent enfin ; midi ! Le bide peste !

Resté seul, je songe à cette pâture

Immonde ; gênée elle part, je reste

Chagrin ; les balayeurs sifflotent et chantent ;

Rigole la soupe sur l’onde pure…


 

Novembre est là et chinoise nos tombes,

Pétales lassent et choient, sang ambre et brun

Mes souvenirs chahutés par les embruns

De larmes d’or les chrysanthèmes inondent

 

 

François Iulini

Lire la suite

Un poème extrait de "L'ombre du reflet" de François Iulini

30 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Je lui dis les bonheurs du soleil qui inonde

Le jardin harcelé par les diablesses bleues

La chienne exubérance qui se jette dans l'onde


 

Je lui chuchote encore la grâce d'être deux

Plantés main dans la main dans le lagon turquoise

Qui teint le voile noir des instants malheureux


 

Enroulé dans mes mots, ô tristesse sournoise

Tu reposes légère, terrifiante égérie

Toi que mes rimes apaisent mais jamais n'apprivoisent


 

Endors-toi ma tristesse, veille ma poésie…

 

François Iulini

Lire la suite

Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Frissons"

19 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Frissons

 

 

L’ombre caresse

Une gerbe scintillante

Sur la paume de l’âme

Et fait renaître

Le souffle de l’espoir

 

Hiéroglyphes éparses

Sur la pierre colorée

Sentiments d’éternité

Sur les statues figées

 

L’éclat de tes yeux

Sur le miroir

De l’onde

Écho musical

La vague emporte

Les algues endormies

 

Volume sphérique

Amas de plumes

L’oiseau solitaire

Parsemé d’or

Et d’argent

 

Corps frissonnant

Volute de brume

Sur le sommet

Des montagnes

Exaltation océane

 

 

Salvatore Gucciardo

Lire la suite

Eté meurtrier, une poésie de François Iulini

18 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Eté meurtrier

Enfant souvent morose elle grandit sans vertu

La rêveuse trop fière pour accepter le monde

Ne vit rien de la vie sauf son destin perdu


 

Une splendeur de jardin que le soleil inonde

Quelques milliers d’amis pour conjurer la peur

Une vie sans surprise ni pensées vagabondes


 

Goguenard fut mai, doux et bonimenteur

Vêtues de robes blanches d’éphémère jeunesse

Nous rosissions nos âmes et se gorgeaient nos cœurs


 

Cynique, la railleuse grinçait sur nos faiblesses

De ne savoir que vivre dans l’attente des vers

De bouffir chaque jour enchaîné à nos laisses

 

François Iulini

Lire la suite

La longueur du Nil, une poésie extraite de "L'ombre du reflet" de François Iulini

16 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

La longueur du Nil

(Pour mémoire, 6 500 km)

 

 

Mécaniques matins ; vos tartines croisant

Sous l’effluve robuste et l’huileuse spirale

Ont dilué mon rêve dans l’œil nécromant…


 

Mon livre j’abandonne à la touffeur australe ;

Sous la feuille d’ombú, le mascaret poisseux,

L’orange Nautilus, mène à la communale…


 

Sur l’abscisse en béton qu’ordonne la banlieue,

Soliloque une ligne sur le bonheur placide

Et condamne à mûrir les songes aventureux…


 

Sous ce ciel de craie ma jeunesse se ride

Sur la longueur d’un Nil qu’elle ne descendra pas,

Ce trait sur une carte est un néant sans vide…

 

Un fleuve de papier arpenté sans bardas,

Sans felouques glissant sur les traces d’Henry ;

Votre cours sans écaille n’est qu’un ru sans son Râ…


 

O combien est cruelle la triste maladie,

De croire toujours un peu, de n'être qu'un peu triste,

D'aimer l’œuvre anémiée de nos pages sans cris...


 

Toutes ces choses apprises ces heures où rien n’existe

Seul, le ciel bleu s’amuse au-dessus de nos brumes ;

- Croire que la vie se gagne en étant réaliste ! -


 

Rafraichis-moi soleil, la glace me consume,

Rassasie-toi ma faim aux becs des cormorans,

Ibis écarlates couronnez-moi d’écume…


 

Surviendra le déclin des matins sans talent

Salut radieuse aurore, adieu rêves dociles

Sur ma blanche torpeur j’écrirai mon néant…


 

Noire sera ma page, insondable mon Nil…

 

François Iulini

Lire la suite

Rêve éveillé, un poème extrait de "L'ombre du reflet" de François Iulini

14 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Rêve éveillé

Je me suis endormi dans la chaleur tropique

L’Alysée paressait son congé du mois doux

Fredonnait, la voix lasse l’opiniâtre moustique

Les paupières de la nuit clignèrent, et ce fut tout…


 

Je me suis réveillé dans une aube aquatique

Derrière le rideau coulait l’été dissous

Mon cauchemar haussa les épaules, sceptique,

Ses yeux noyés de gris cillèrent, et ce fut tout…


 

Le bonheur j’ai plié et rangé dans l’étui

Ma jaune parenthèse a poussé le verrou

En attendant le jour où vous serez ici…


 

Mes rimes sur le mur de ce ciel d’ennui

Ecrivent le poème d’une éphémère nuit

Où je ne dormais pas, heureux et puis c’est tout…

 

 

François Iulini

Lire la suite

Tristesse, une poésie de François Iulini

12 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Tristesse

 

Tapie au fond de l'antre, le cachot de mon crâne

La bête est assoupie ; j'entends le souffle court

Son haleine empoisonne l'espérance et la fane


 

Je construis la folie pour faire entrer le jour

Dans la prison où tourne ce fauve qui soupire

Et apaiser un peu son déprimant discours


 

Nourri de poésie, ronronne le martyre

De cette âme si grande mise aux fers de la vie

- Ah renaître innocent, ne savoir que sourire -


 

Assis dans un couloir, peint d'agréable ennui

Je griffonne de vers les derniers jours du monde

Du triste geôlier captif de sa folie

 

 

François Iulini

Lire la suite
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 > >>