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Le blog Aloys

Articles avec #poesie tag

Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Frissons"

19 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Frissons

 

 

L’ombre caresse

Une gerbe scintillante

Sur la paume de l’âme

Et fait renaître

Le souffle de l’espoir

 

Hiéroglyphes éparses

Sur la pierre colorée

Sentiments d’éternité

Sur les statues figées

 

L’éclat de tes yeux

Sur le miroir

De l’onde

Écho musical

La vague emporte

Les algues endormies

 

Volume sphérique

Amas de plumes

L’oiseau solitaire

Parsemé d’or

Et d’argent

 

Corps frissonnant

Volute de brume

Sur le sommet

Des montagnes

Exaltation océane

 

 

Salvatore Gucciardo

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Eté meurtrier, une poésie de François Iulini

18 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Eté meurtrier

Enfant souvent morose elle grandit sans vertu

La rêveuse trop fière pour accepter le monde

Ne vit rien de la vie sauf son destin perdu


 

Une splendeur de jardin que le soleil inonde

Quelques milliers d’amis pour conjurer la peur

Une vie sans surprise ni pensées vagabondes


 

Goguenard fut mai, doux et bonimenteur

Vêtues de robes blanches d’éphémère jeunesse

Nous rosissions nos âmes et se gorgeaient nos cœurs


 

Cynique, la railleuse grinçait sur nos faiblesses

De ne savoir que vivre dans l’attente des vers

De bouffir chaque jour enchaîné à nos laisses

 

François Iulini

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La longueur du Nil, une poésie extraite de "L'ombre du reflet" de François Iulini

16 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

La longueur du Nil

(Pour mémoire, 6 500 km)

 

 

Mécaniques matins ; vos tartines croisant

Sous l’effluve robuste et l’huileuse spirale

Ont dilué mon rêve dans l’œil nécromant…


 

Mon livre j’abandonne à la touffeur australe ;

Sous la feuille d’ombú, le mascaret poisseux,

L’orange Nautilus, mène à la communale…


 

Sur l’abscisse en béton qu’ordonne la banlieue,

Soliloque une ligne sur le bonheur placide

Et condamne à mûrir les songes aventureux…


 

Sous ce ciel de craie ma jeunesse se ride

Sur la longueur d’un Nil qu’elle ne descendra pas,

Ce trait sur une carte est un néant sans vide…

 

Un fleuve de papier arpenté sans bardas,

Sans felouques glissant sur les traces d’Henry ;

Votre cours sans écaille n’est qu’un ru sans son Râ…


 

O combien est cruelle la triste maladie,

De croire toujours un peu, de n'être qu'un peu triste,

D'aimer l’œuvre anémiée de nos pages sans cris...


 

Toutes ces choses apprises ces heures où rien n’existe

Seul, le ciel bleu s’amuse au-dessus de nos brumes ;

- Croire que la vie se gagne en étant réaliste ! -


 

Rafraichis-moi soleil, la glace me consume,

Rassasie-toi ma faim aux becs des cormorans,

Ibis écarlates couronnez-moi d’écume…


 

Surviendra le déclin des matins sans talent

Salut radieuse aurore, adieu rêves dociles

Sur ma blanche torpeur j’écrirai mon néant…


 

Noire sera ma page, insondable mon Nil…

 

François Iulini

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Rêve éveillé, un poème extrait de "L'ombre du reflet" de François Iulini

14 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Rêve éveillé

Je me suis endormi dans la chaleur tropique

L’Alysée paressait son congé du mois doux

Fredonnait, la voix lasse l’opiniâtre moustique

Les paupières de la nuit clignèrent, et ce fut tout…


 

Je me suis réveillé dans une aube aquatique

Derrière le rideau coulait l’été dissous

Mon cauchemar haussa les épaules, sceptique,

Ses yeux noyés de gris cillèrent, et ce fut tout…


 

Le bonheur j’ai plié et rangé dans l’étui

Ma jaune parenthèse a poussé le verrou

En attendant le jour où vous serez ici…


 

Mes rimes sur le mur de ce ciel d’ennui

Ecrivent le poème d’une éphémère nuit

Où je ne dormais pas, heureux et puis c’est tout…

 

 

François Iulini

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Tristesse, une poésie de François Iulini

12 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Tristesse

 

Tapie au fond de l'antre, le cachot de mon crâne

La bête est assoupie ; j'entends le souffle court

Son haleine empoisonne l'espérance et la fane


 

Je construis la folie pour faire entrer le jour

Dans la prison où tourne ce fauve qui soupire

Et apaiser un peu son déprimant discours


 

Nourri de poésie, ronronne le martyre

De cette âme si grande mise aux fers de la vie

- Ah renaître innocent, ne savoir que sourire -


 

Assis dans un couloir, peint d'agréable ennui

Je griffonne de vers les derniers jours du monde

Du triste geôlier captif de sa folie

 

 

François Iulini

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Albert Niko nous propose un texte "Comme la rivière peint"

6 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Comme la rivière peint

 

Je peux presque te voir comme j’écris ces mots, cependant que déjà me parvient ton haleine fétide car c’est ce qu’il nous est donné avec la définition.

Nous trouvons les mots comme les sacs en plastique trouvent nos mains. Peignant divers paysages qui nous dépeignent de ce côté coupé du pinceau. Il y a toujours ces peupliers pour se réflé-chir dans une rivière comme l’espoir de traverser la toile, mais le peintre écrit son nom, le tableau porte son mur et la galerie son adresse.

Un mauvais rêve nous projette dans ces rues où des gens reviennent de la kermesse dans leurs habits du dimanche, arborant un poisson mort dans son sac, et ces yeux en forme de cible sont ce qu’a perdu le peintre. Passent les murs, l’avenue, le nom de l’avenue, le nom avenue – les yeux ne retiennent rien.

La rivière attrapant les yeux, la rivière perdue des yeux.

La rivière, toujours. Les yeux sac, cible.

Les yeux puit.

Des oiseaux traversent nos fenêtres comme des flèches ; der-rière, le ciel papier peint. Nous vivons au rythme du mouvement oscillatoire des paupières, rejetant ce que nous ne pouvons qu’entrevoir. Nous cernons la bouteille, égarant l’eau. Incolore, disent-ils. Merveilleux ! Certains placent un mot devant l’autre, nous montrant marchant les bras ballants, ne retenant rien.

Marchant…

Continuant à marcher.

 

ALBERT NIKO

 

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Moi, si j'étais la mer, une poésie de François Iulini

2 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

 

Moi si j’étais la mer

 

Massive et immobile, elle tangue doucement

Penche, la tête lourde d’une pauvre cervelle

- Un livre plein d’images, trop gros pour une enfant –


 

Si, fixe est le regard, vives sont les prunelles

La lippe dégouline et le sourire pend

Sur la gencive rose que les chicots révèlent


 

Un œil s’est fermé, l’autre veille perçant

La clarté le dilate, il écoute l’appel

Dans la tête endormie une onde se répand


 

Un bob trop petit, couvre la jouvencelle

Sa vague silhouette noyée de vêtements

Fixe la pulsation ; ce bleu-là l’ensorcelle


 

La guetteuse soudain vacille sous le vent

Elle renifle absorbée une verte chandelle

La morve disparaît, torchée par le bras blanc

 

Mais l’apparence cache ce que l’œil révèle

Un couplet invisible habite de son chant

L’iris globuleux dont la joie étincelle

 

« Moi si j’étais la mer, j’aimerais l’océan

Et si j’étais poisson l’écumeuse dentelle

Si j’étais un oiseau m’emporterait le vent


 

J’ignore ce que je suis dans cette vie si belle »

 

François Iulini

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Baroque, un poème signé Brune SAPIN

29 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Baroque

 

 

Il y a un pâle soleil qui verdoie le verglas sec.

Cassements osseux et vibratoires entre ces corps qui se craquellent.

La marelle est dépoussiérée des décombres aux semblants humains.

Un hiver sur l’hémisphère vous rappelle les poupées de chiffons.

Couche après couche les souvenirs perspicaces transpercent les fibres de ce que d’autres disent réalité.

Doutez encore braves fous, de la complexité de votre existence !

Non, rien n’a été vrai.

Nous aurait-on trompés ?

Bonheurs, douleurs, bleus au cœur, âme en transe, sens en délire, délices indécents, amours, obsessions, visages, allures physiques…

Non, rien n’a été vrai.

Nombre de générations est passé sans que nul ne soit accompli, exorcisé, alphabétisé.

Drolatique errance entre croyance et espérance, cloués au pied du mur à regarder le froid.

La solitude exacte est semblable au sablier écoulé qui sable encore de glace la buée béate qui s’exhale de notre bouche expirant les mauvaises humeurs de notre sang trop noir.

 

Brune Sapin

 

 

 

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Une poésie extraite du recueil de François Iulini 'L'ombre du reflet'

27 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Là-bas je ne suis rien, ici n’est plus ma place

Un pied sur l’Ile belle l’autre sur mon berceau

Ombrent sombres mes couilles un horizon limpide ;

Dans mon crâne entrouvert, nuageux mon cerveau

Rime ses borborygmes aux orages qui passent


 

Regrets en noir et blanc, douleurs polaroïds

Tristesses numériques ; je tends la blanche voile

Chagrine un scénario et le film renaît…

Avoir faim encore… l’araignée tisse sa toile…

Comme on fait son Paillasse… vous aime et puis vous vide


 

C’est ainsi ; les histoires parfois ça devient vrai

Les yeux rouges, ébahis ; le stop veut qu’on le marque

On doit si c’est possible chercher ailleurs… un arbre

Trouver sa mort ; s’arrêter au lacrymal lac

Et torcher résolu la morve des regrets

 

François Iulini

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Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Communion céleste"

25 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Communion céleste

 

 

 

Il fallait percer les desseins de Dieu

Les arcanes de la création

Tout en fuyant

Le fond des abymes

 

Il fallait assister

Au coït céleste

Afin d’honorer

Le décor impérial

D’une symphonie orbitale

 

Il fallait communier

Avec le magnétisme

Des ondes

L’éblouissement

Des comètes

Pour célébrer

La constellation

De l’essence humaine

 

 

Salvatore Gucciardo

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