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Le blog Aloys

Articles récents

Mal être dans ma tête, une poésie de Christina Previ

27 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Mal être dans ma tête, une poésie de Christina Previ

Mal être dans ma tête

ou : rêve de mutation

Un mal être envahit ma tête

Pleine d’idées dans la tempête

Le désespoir met en émoi

Il règne en maître et se déploie

Tant de sols ont bu trop de sang

La terreur gagne et se répand

Les enfants crient, les chiens aboient

Les arbres meurent et moi je pleure

Le vent sème des maléfices

La terre pleure ceux qui périssent

Qui sont ces maîtres qui jubilent

De tant de sévices qui mutilent,

Demain, et puis demain encore

Les plaies puissent-elles être indolores

De par l’étrange mutation

Que permettrait l’évolution

Semblables aux héros virtuels

Insensibles, tels des manivelles

Nous pourrions rire de nos maux,

Du sang, des chairs prises en étau

Puisque les cerveaux font défaut

Pour trouver d’autres solutions…

​Christina Previ

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Jeanne R. a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

26 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Jeanne R. a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

Loin du voyage initiatique, "Le temps de l’errance" de Jean-François Foulon est un recueil poétique tourné vers le passé avec une sorte de spleen venant des profondeurs de sa pensée comme de son terroir. Dans cet opuscule où l’avenir se voit volontairement nié on ne croise guère de Muses, seule la grande Nostalgie y tient le rôle essentiel. Certes, certes, à la fin de tous ces rappels du passé il est fait mention de l’amour mais sans outre mesure.

Je divise à dessein cet ouvrage en trois parties, en faisant fi de son centre pour l’avoir vécu semblable à une intrusion dans l’intimité-même de son auteur en proie avec ses propres souvenirs d’enfance… Rousseauiste à cette heure, Foulon cherche à faire revivre par la plume et dans son cadre d’antan le petit Jean-François, et ce, au plus près de la nature grâce à des promenades en solitaire. C’est donc bien respectueusement que j’en fais volontiers l’impasse ici-même. Oui, il n’y a que l’auteur qui possède la clé de ces méditations contemplatives tandis que dans le trou de la serrure on regarde des images qui nous sont étrangères, et pour rien au monde on ne voudrait en déranger l’ordonnance à jamais figée.

Dans la première errance, on retrouve avec style la nostalgie romantique aussi récurrente et triste que chez Léopardi, quoique plus moderne ou plus extérieure, avec en filigrane cette quête perdue, celle qui veut donner un sens - même dérisoire - à nos pauvres vies. Puis, je me suis ravisée quelque peu au fur et à mesure de cette lecture car il y a de l’Homère amer et sombre dont la nostalgie du voyage imaginaire ne guérit pas.

La troisième et dernière partie nous parle des quatre saisons, d’une manière beaucoup moins gaie que la musique de Vivaldi, avec ces renvois rétrospectifs et inspirés volés à l’enfance par le biais des rêves et des regrets cent fois déclinés. En ce retour aux sources, point de rémission et nul oubli possible ! Alors on se laisse guider par cette solitude des plus noires qui décidément ne quitte pas son auteur auquel nous devons ce recueil très sensible, recueil ô combien personnel…

Jeanne R.

Lyon, le 16.05.2016

http://jeannerromanciere.hautetfort.com/

Jeanne R. a lu "Le temps de l'errance" de Jean-François Foulon

Jeanne R.

Lyon, le 16.05.2016

http://jeannerromanciere.hautetfort.com

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Edmée de Xhavée lit un secont extrait de Villa Philadelphie

25 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

Edmée de Xhavée lit un secont extrait de Villa Philadelphie

Edmée de Xhavée lit un secont extrait de Villa Philadelphie
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L'envers du voyage, un texte de Philippe Couillaud

24 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

L'envers du voyage, un texte de Philippe Couillaud

Je viens d'enfermer le tapuscrit dans sa cage en carton. Je le présente au guichet en précisant que c'est pour la Belgique. Je remplis un formulaire. On me demande si l'envoi a de la valeur. Je réponds par la négative avec une pensée iconoclaste quant au sens du mot valeur et tout ce que j'ai envie d'asséner à la préposée des postes qui n'y est pour rien au sujet des valeurs du monde. Heureusement j'avais lu le matin même l'article de M.N. Fargier sur la colère et je reste coi.
Donc mon manuscrit s'en va. Il me quitte pour chercher refuge et gloire. Il va se faire une deuxième vie et, dès que possible, je vais le tromper avec d'autres personnages affublés d'histoires où les pensées et les corps s'entremêleront une nouvelle fois.


J'ignore si le personnage central de "L'envers du voyage" va se faire adopter. Il n'est pas très facile à vivre. Il patauge dans sa mémoire, dialogue avec Eckermann dans la forêt de l'Etteisberg en allant visiter Büchenwald, tout en faisant l'apologie de la course automobile et du sexe.

Curieuse façon de voyager ! Mais bon ! C'est trop tard ! La préposée aux postes vient de jeter le carton dans le bac aux envois.


Je souhaite bon courage au comité de lecture...

​Philippe COUILLAUD

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Bob Boutique nous lit un extrait de son dernier thriller, 2401

23 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

Bob Boutique nous lit un extrait de son dernier thriller, 2401
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REFLET DU CIEL, une poésie de Christina Previ

22 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

REFLET DU CIEL, une poésie de Christina Previ

REFLET DU CIEL

– Inspiré du texte de la chanson : les couleurs du temps de Guy béart

J’ai vu dans un ciel privé de lumière

Une gamme complète de nuages verts

Étrange nuance qui virait au gris,

Enceinte d'un rayon rose et soumis.

Prise entre tristesse et mélancolie,

J'aurais aimé voir les battements d’ailes

Que produit l’envol d’un groupe de perdrix

Sauvages

Venant de ce ciel privé de lumière

Un rayon de miel éclaira la terre,

Son reflet pareil au songe vermeil,

Me couronna d'or et me fit la fête

Troublée par l'effet empreint de magie,

Je rêvais de suivre l'essor éphémère

Du vol aérien de ces oiseaux gris

Si frêles

Christina Previ

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Jardin, une poésie extraite du nouveau recueil à paraître de Joël Godart

21 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Jardin, une poésie extraite du nouveau recueil à paraître de Joël Godart

Jardin

Entrons dans la mort

Mais à reculons

A petits pas faisons

Le saut sans retour

Au jardin des délices

Je ne veux y entrer

Mais quoi retardons

Les dieux attendront

Vers l'horizon j'irai

Porter mes pas et tant pis

Si mon bel élan se brise

J'entrerai dans la mort

– mais à reculons

JOËL GODART

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Le regard, un poème de Laurent Dumortier publié dans l'Inédit nouveau n° 279

19 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Le regard, un poème de Laurent Dumortier publié dans l'Inédit nouveau n° 279

Le regard

Vous qui espériez l'Eden

Ne croisez que haine

Ou au mieux de l'indifférence

Face à des cœurs de glace

Et à l'aune de votre misère,

Je mesure l'étendue de ma chance

Croiser votre regard

C'est abattre des remparts

De préjugés et de brouillard

Embués et fatigués,

Vos yeux de réfugiés renvoient

L'image de privilégiés

Mais une main tendue

Ne vaut-elle pas plus

Que des centaines de poings serrés ?

​Laurent Dumortier

​Extrait d'"Ether, mer et Terre"

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Jeanne R. a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

18 Juin 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Jeanne R. a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

D'ordinaire peu familière de ce genre de littérature, je n'ai pourtant pas quitté des mains le livre de Christine Brunet "Nid de vipères", au titre que ne va pas sans rappeler celui de François Mauriac, certes à un mot près s'entend… Quoique l'un se trouve aussi éloigné de l'autre que le feu de la glace ; le nœud, dans ce polar à La Brunet, étant les informations additionnées sous couvert d'investigations, et tellement de rebondissements et de tangages qu'à chaque page nous sommes pris au dépourvu.

Il y a beaucoup d'ingrédients dans ce roman policier comme autant d’acquiescements, roman dans lequel même les cocktails au champagne ont le goût de l'étrange à défaut d'un excès d'exotisme. Outre que le mal appartient au genre masculin, dire que les mâles ici n'ont pas vraiment le beau rôle relève de la litote.


Personnage principal à facettes : Aloys ou Alie.

Aloys : "femme flic/femme d'affaires", nous dirait sa fiche de police ;

Alie : jeune femme perdue et nantie de très bonne famille en lutte avec le mal sous toutes ses formes - à l'extérieur et à l'intérieur - puisqu'elle est condamnée, condamnée à souffrir.

Oui, Aloys, un nom donné (qui déjà nous parle par ailleurs) à une femme légèrement américanisée que la vie a brisée jusque dans son corps mais celle-ci, au top de sa carrière de "limier", enquête comme personne. Du coup, n’ayant rien à perdre, rien ne lui fait peur. Cette jusqu’au-boutiste n'a d'existence propre que dans l'action grâce aux intrigues, lesquelles se voient nouées et dénouées d'abord au cœur d'un Paris interlope que l'on n'a guère envie d'approcher. On fait également un tour dans certaines îles… oh pas les plus paradisiaques au regard des occurrences mais, pour l’une d’entre elles, plutôt proche de celle du docteur Moreau de H.G. Welles... Est-ce pour cela que ce polar aurait sa place au cinéma, selon moi ?


En résumé, ce "Nid de vipères" se situe bel et bien dans un panier de crabes. Et pour cause ! Le crabe aura-t-il raison de la belle héroïne au tempérament héroïque ? Bon chut, le suspens doit perdurer au-delà des simples mots d'une lectrice alors, à l’instar d'Aloys, cultivons le secret !

Jeanne R. a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

Jeanne R.

Lyon, le 9 mai 2016

jeannerromanciere.hautetfort.com

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