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Le blog Aloys

Articles récents

Bonnes vacances !!! Rendez-vous à la rentrée...

13 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

Bonnes vacances !!! Rendez-vous à la rentrée...

... Enfin, si je reviens...

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Brune SAPIN nous propose un poème...

12 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Brune SAPIN nous propose un poème...

La maison est rose et les tuiles aussi
Le lierre a recouvert le grillage et les murs
La terrasse est brinquebalante, de carreaux fendus en affaissements du sol
Mais à l'intérieur on distingue encore la cuisine, les couloirs, et la cheminée devant laquelle il faisait bon lire le soir après les devoirs, ou même à la veillée de Noël entre deux amuse-gueule
Des framboisiers ont envahi la chambre du fond, du lilas, des plants de tomates, des rosiers
Les lauriers roses ont bien poussé et sont fleuris en bas
La piscine est bâchée mais à travers quelques trous d'usure on aperçoit une eau verte peuplée de têtards
L'escalier ne mène plus à l'étage mais au ciel
Et dans les débris s'entremêlent jouets rouillés et statuts écaillées de la Vierge Marie
Pélerinage innocent
On sent presque l'océan et l'appel des bateaux sur les tableaux bleus et verts qui se décomposent
Des porcelaines et du cristal traînent en morceaux
Au devant la haie de chalefs ne laisse rien apercevoir de la rue qui passait là
Je souris, je faiblis, puis je fais quelques pas vers l'ancienne balançoire
La cabane de bois a été grignotée par l'olivier
Vestiges de bien des souvenirs
Et dans l'herbe drue, des myosotis qui chantent que la vie continue.

BRUNE SAPIN

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Philippe De Riemaecker nous présente son ouvrage "Tant de silences..."

11 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Philippe De Riemaecker nous présente son ouvrage "Tant de silences..."

Tant de silences...

Ce roman commence un matin d'hiver. Le narrateur apprend la fin imminente de son père et sa mère ne se porte pas très bien. C'est en veillant au chevet de ses parents que l'histoire est naturellement venue à l'esprit de l'auteur.

Mais comment approcher la fin de vie sans tomber dans la redondance au risque lasser le lecteur? Depuis un certain temps et de son propre aveu, Philippe De Riemaecker voulait approcher le sujet de l'émigration. Autour de lui, beaucoup avaient un avis sur le sujet et ce qui ne manquait pas d'interpeller l'auteur, c'est que les commentaires semblaient trop souvent s'orienter vers le rejet. Bien que la problématique des réfugies était déjà d'actualité, il ne remplissait pas les journaux ou si peu. "J'avais déjà approché cette problématique dans mon premier roman, sans toutefois m'étendre sur la question". C'est ainsi que la trame du roman s'est tout naturellement mise en place. Les sujets touchant à la fin de vie et la gériatrie côtoient l'histoire d'un couple d'Iraniens fuyant leur patrie. Reste que le roman approche une communauté de religieuses qui vivaient au cœur du brabant wallon, plus exactement, dans l'abbaye de la ramée située à Jauchelette (un jet de pierre de la ville de Jodoigne). Il n'y a pas de secret, ces histoires vont fusionner à la fin du récit, mais évitons de dévoiler l'histoire. Soulignons que ce roman essaye de comprendre quelques faits de société sans toutefois porter jugement ou se vouloir moralisateur. L'auteur a tenté de comprendre les peurs et les dangers d'une fuite vers des contrées dans lesquels les mœurs et les coutumes sont radicalement différents de ceux dans lesquels les fuyards ont été élevés. Migration, fin de vie et une pointe d'ésotérisme, voir de mystères, qui planent sur l'Abbaye de la ramée située au cœur du Brabant Wallon.

C'est une histoire surprenante, incisive parfois, engagée peut-être... Comme le décrit le quatrième de couverture, c'est une écriture sobre, élégante, rattrapée par l'actualité. Un journaliste a écrit: "Il fallait oser", un autre : "Tant de silences, tant d'insolence", mais tous, ont salué le livre.

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Dominique Veyrier nous propose un extrait de son ouvrage, "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

10 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

Dominique Veyrier nous propose un extrait de son ouvrage, "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

Un homme une femme un enfant. Une mer calme et joueuse, ses vaguelettes à leurs pieds immense ficelle agitée sous le nez d’un chaton.

L’homme porte un sac. La femme une casquette de plage, l’enfant accroché à sa robe légère. Il fait beau il n’y a personne, deux mouettes étonnées sur le muret à l’arrière. L’homme plante un parasol, goûte le vent puis l’incline.

La femme s’occupe de l’enfant et du sable, accroupie les présente, vers la mer à petits pas s’avance. L’enfant. L’homme a enfilé ses bottes, les rattrape les dépasse, genoux levés éclaboussures. La femme rit, lâche l’enfant rejoint l’homme dans sa course burlesque, se retournent à l’unisson quatre bras qui le hèlent. L’enfant. Un cri un seul.

Terrifiant comme une mort certaine, abandonné des hommes jeté aux vagues comme un os à des hyènes. Un cri un seul venu d’ailleurs, démesuré sur le rebord du monde. L’homme se précipite dans ses bras le soulève, pleure avec lui l’emporte contre le vent rien de grave, la femme les rejoint. Dans le panier des chips et de la mayonnaise.

Assis enfin sous leur bleu ciel de toile, il faut longtemps pour qu’ils se parlent. L’enfant dos à la mer pousse son cube de bois dans le sable, une voiture un camion. Elle a rangé les affaires, le soleil on dirait hésite à revenir. Sur la plage une femme un enfant. Deux mouettes indélébiles, et les vagues agitées au bout d’une ficelle. Un homme un peu plus loin.

Dominique Veyrier

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Brune Sapin nous propose un poème

9 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Brune Sapin nous propose un poème

La cavalcade s'essouffle
Mais la tempête n'est pas calmée
Le paysage suffoque et crache ses poumons
Quelle course effrénée entre les jardins secrets et les talismans !
Si l'on avait été à vélo on n'aurait rien remarqué
On aurait traversé les nuages de moustiques
Mais les griffures des ronces sont peu profondes
Les forêts de pins cachent des farfadets en embuscade
Pas d'impulsion pulsionnelle vers la découverte
Juste regarder
Cette petite aventure
Et la laisser passer
Une fée, puis deux, puis c'est la cour de la reine qui parade
Dans le micocoulier où se reposent les vers à soie.

Brune SAPIN

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Dominique Veyrier nous propose un extrait de son ouvrage, "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

8 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

Dominique Veyrier nous propose un extrait de son ouvrage, "Sous vos lacs endormis murmurent nos rivières"

Dans les gris lendemains. Se réfugie aux Arts à l’abri de l’averse, désert et silencieux comme une eau que l’on verse. Dedans morose, assis du côté des noirs, Max attend pour sortir ou rentrer que la pluie s’interroge, tandis que Maurice s’active du côté des bancs qu’il encaustique. Dehors, la rue et le ciel crépusculent. Sébastien n’a rien pris, ni café ni Picon bière, un œil distrait vers des informations dont on a coupé le son.

— Vous avez vu ?... Les paysans quand ça s’énerve ! Déjà un mort à Toulouse et un pendu dans sa grange en Bourgogne, tout ça pour quatre connards d’actionnaires qui ont décidé d’augmenter leurs profits. Ceux qui font affaire avec vous, ils doivent s’estimer heureux... Sébastien ne dit rien, pas encore. Max en a fini d’attendre, et sort.

— Rien ne sert d’avoir peur de demain, de toute manière, après le beau temps la pluie revient.

— Max ?

— Non, c’est mon père qui disait ça. Max il se tait, ça fait déjà quelque temps que quelque chose le tracasse. Depuis que le pharmacien a dit qu’il avait aperçu la petite.

— La petite ?

— Sa fille. Vous le saviez, vous, qu’il avait une fille ?

— ...

— Quand j’ai repris le café il était déjà là à sa table. Mais avant, à ce que raconte le pharmacien, il vivait à Bagnolet où il était professeur, avec sa femme et une petite fille... Et puis, sa femme elle est partie.

— Séparés ?

— Maladie. Partie en deux mois, une saloperie la vie quand on y songe. Et Max il est parti juste derrière.

— Parti ?

— Parti. Un matin, avec son sac à dos et l’échiquier. La petite a été récupérée par une tante ou quelqu’un de la famille. Et là, quinze ans plus tard, en plein Paris, le pharmacien la voit débarquer dans sa boutique. Il prétend qu’il l’a reconnue avant même qu’elle lui présente son ordonnance.

— Mais comment il la connaît, lui, son histoire ?

— C’est comme les maladies les histoires, ça se propage... Je vous sers quelque chose avant qu’on ferme ?

Sébastien n’a rien répondu, là non plus. Puis sort comme s’il suivait quelqu’un, rentre chez lui pas trop tard. Voudrait téléphoner à Louise, mais le fera demain. Se réchauffe une pizza, demain est le jour des lasagnes, Stanislas sera là, de retour de Caracas. Sur la table, son assiette et la cage où Pompon grignote une carotte. Ces deux-là en mangeant se regardent, tour à tour trop humains, puis lapins. Sébastien la nuit rêve de Jeanne, le jour oublie que ce sont Louise et Salil qui occupent sa mémoire. Sébastien est un homme qui ne comprend pas grand-chose aux sentiments des hommes, et presque rien aux lapins. Ce en quoi, là encore, Pompon et lui se ressemblent.

Dominique Veyrier

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Christine Brunet a lu "Le livre magique" de Philippe Desterbecq

7 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Le livre magique" de Philippe Desterbecq

Que ça fait du bien de plonger dans l'univers féerique des enfants, de retrouver des sensations longtemps oubliées !

"Le livre magique" est un livre pour enfants, c'est certain, mais il en ressort tant de tendresse qu'un adulte y retrouvera son âme d'enfant.

Il s'agit d'un "second" tome même si on peut le lire sans avoir lu "l'étoile magique". Mêmes héros mais une aventure un peu moins "fantastique", plus ancrée dans la réalité.

J'aime Heidi, une petite fille passionnée de lecture qui me renvoie à mon enfance et aux centaines de livres que je dévorais puis relisais en boucle, des bouquins que j'entassais (non, je ne les classais pas par ordre alphabétique comme Heidi) dans mon armoire. J'aime Pierrot qui me rappelle mon fils ou mon frère...

Le livre magique est une histoire qui fait aimer la lecture, qui titille l'imagination. Il donne envie de continuer l'aventure aux côtés des héros, de découvrir les différents personnages qu'ils côtoient grâce au livre magique, de découvrir le monde merveilleux des personnages de fiction.

Bref... Voilà un livre rafraîchissant, super bien écrit, que j'ai dévoré sans voir le temps passer... Merci, Philippe ! A quand le prochain ?

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu le livre de Jean Gualbert : "Le cauchemar de Marianne"

6 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu le livre de Jean Gualbert : "Le cauchemar de Marianne"

Le premier mot qui me vient en refermant ce petit livre : SUCCULENT !

Je relis le début de la quatrième de couverture, intriguée, et j'en décortique le synopsis.

"La journée d'une citoyenne ordinaire...". Ordinaire, ordinaire... Oui et non... Ce qui est sûr, c'est que des Marianne de cet acabit, nous en connaissons tous ! Mais quand même...

"... en sept tableaux, sept péchés. Ce pourrait être une voisine..." : c'est clair, pourquoi pas ?

"... une connaissance, peut-être nous." : ah, non ! Pas d'abord ! Pas moi !

Les pensées de Marianne, ce sont celles que trop de gens pensent tout bas, des pensées inavouées, inavouables. Les mots sont justes, parfaitement calibrés ; ils piquent au vif, ils taraudent, ils réveillent.

Chaque tableau commence dans un décorum poétique, parfait, positif et lumineux. Ah ce qu'on y est bien... Mais chassez le naturel, il revient au galop ! Et c'est la noirceur, certains parleraient d'obscurantisme qui s'installe.

En filigrane, cette vision de l'autre qui fait le terreau de théories extrémistes. Ecoutez autour de vous... Marianne est là, tapie dans l'ombre, prête à surgir. Marianne allégorie (sans doute), Marianne humaine ou inhumaine... A vous de choisir.

Ce petit livre ne fait que 39 pages mais il bouscule... Il vous tape sur l'épaule et semble vous mettre en garde en murmurant à votre oreille parfois effrayée de l'Autre : "Fais attention... Garde l'esprit ouvert sinon toi aussi, tu pourrais basculer..."

A découvrir sans tarder !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Christine Brunet a lu "Album number one Cinéma magique" de Carie-Laure Desguin

5 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Album number one Cinéma magique" de Carie-Laure Desguin

Un moment que j'avais envie de me replonger dans l'univers des mots de Carine-Laure Desguin. Le petit "Album number one Cinéma magique" est arrivé et lu dans la foulée.

Comment expliquer ?

L'univers poétique de Carine-Laure est particulier dans le sens qu'il est à part. Il est explosions, feu et glace, swing et coups de bâton. Cet univers, c'est celui de la vie, celui des villes, celui des rêves. Il est celui qui ne sera pas mais qui est.

Cet album de poésies-chansons se lit à haute-voix en tentant de recréer le rythme qui va avec... et au fil des vers, le rythme s'impose et on swingue, on rape, on scande, on augmente le son.

Les mots collent à la peau de son auteur, c'est une évidence: ils sont ce qu'elle est. Mais ils scotchent les lecteurs qui s'aventurent entre les lignes, ils le secouent et l'éblouissent.

Carine-Laure, mais qu'est-ce que tu nous fais ?

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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LE YUCCA, un texte signé Philippe Couillaud

4 Juillet 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

LE YUCCA, un texte signé Philippe Couillaud

LE YUCCA

La lumière se pose sur le yucca. Son ombre défigure le mur blanc. D'ailleurs, le mur blanc n'est pas blanc, mais sale. Exagérée parce que démesurée, l'image projetée du yucca surplombe deux corps allongés sur des supports improbables, peut-être d'anciennes tables, sait-on jamais avec le jeu des translations.

La nudité des corps, outre l'identité de genre, révèle la présence incongrue de cette plante aux rosettes de feuilles dures, élancées comme des épées. Entravé et lié à ce socle qui le porte de toute son indifférence, chaque corps déploie son existence. Sont-ils vraiment nus? Leurs peaux marbrées de brûlures exsudent des gouttes d'angoisse poisseuse. A la tige molle d'entre les cuisses de l'homme, se figent les pointes acérées d'une pince métallique reliée à un fil électrique.

La femme geint. Ses grandes lèvres boursouflées tremblent au rythme des feuilles du yucca qu'agitent les pales d'un ventilateur. Le bourdonnement du brassage d'air couvre les souffles hachés de l'homme et de la femme. Le sang séché, les vomissures collées et la sueur caillée voilent leurs peaux d'oripeaux nauséabonds. Les corps ne trouvent pas âme à qui se rendre. Les esprits liés à leurs enveloppes de chair se demandent comment échapper à ces carcasses corporelles que la torture défigure.

Le rêve n'accède plus à l'évasion du monde sensible. Des bruits sourds résonnent. Les godillots reviennent à la charge. Les costauds baveux reprennent le travail. Indifférenciés par le port des uniformes, ils referment la porte sur l'épouvante et se mettent face à la curiosité de la terreur. Les feuilles du yucca s'immobilisent d'elles-mêmes. Le projecteur désormais dirigé vers l'homme et la femme précipite la plante dans l'absence. Si elle avait pu parler, n'aurait-elle pas dit: la vie ne mène nulle part, mais je suis le mouvement.

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