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Laurent Dumortier nous propose un teaser pour Garamon, T1 de sa trilogie Les chroniques de Baltus

Publié le par christine brunet /aloys

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Pour ACTUTV, Christine Brunet chronique Le dilemme de Trajan de Christian Eychloma

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https://youtu.be/a9DdMw0jBMs

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François Capet nous présente son roman "Le poste de police d'Enfield"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

François Capet est père de trois petites fées clochettes qu’il a éparpillées de par le vaste monde. Enfant, il voulait être garde forestier : maintenant, il ne sait pas trop ce qu’il veut, ce qui est une situation enviable, si l’on veut bien y réfléchir un instant…

 

Ecole Louis Lumière et carrière tout entière dans le monde de la télévision, d’abord comme opérateur, ensuite comme réalisateur, aujourd’hui comme ingénieur.

 

On pourrait dire de lui qu’il est moitié français et moitié belge, mais c’est peut-être le contraire.

 

Il a vécu aux Antilles, aux US, en Afrique, au Moyen-Orient mais il est resté tel qu’il était au départ : un apache de quartier qui n’emmerde personne si l’on ne lui cherche pas de noises !

 

Il aime les myrtilles, Martin Amis, la mer et les potagers, mais aussi Will Self, Bukowski et Jorge Luis Borges; il pense que Cassidy’s Girl, de David Goodis est le meilleur roman policier qu’on ait jamais écrit, et qu’il n’y a rien de plus jouissif que la reprise de Wish you were here par Alpha Blondy. (oui, oui, celle où les synthés sont remplacés par du djembé et des cornemuses)

 

Résumé :

 

Enfield est une petite bourgade du nord de Londres, un peu entre deux eaux : un golf, de beaux jardins, mais aussi des logements sociaux. Un poste de police au milieu de tout ça.

 

Le Sergent Détective MacMillan est un alcoolique notoire. Tellement accro à la bouteille qu’il a des visions et est persuadé qu’une patrouille d’hélicoptères armés d’infra-rouges le surveille nuit et jour. Ses retards multiples et son insubordination notoire agacent sa chef, Claire Gilbert. Mais elle doit se rendre à l’évidence, les visions de MacMillan ont quelque chose de réel, de tellement réel qu’elle devra bien finir par en tenir compte.

 

Comment enquêter sur des hallucinations ? Comment expliquer des événements qui surviennent alors et qui défient la raison habituelle ? comme une cohorte de véhicules de police flambant neufs, garés en file indienne devant son gynécologue. Impossible de les prendre en photo, il ne reste rien d’eux sur son portable, rien qu’un souvenir embarrassant.

 

L’enquête les conduira tous deux à l’île aux chiens, un nouveau quartier de l’est de Londres, voué à la finance de haut vol et aux tractations les plus souterraines. Leurs chemins croiseront ceux de Lord Sowell, un parlementaire très peu recommandable, d’un gamin nommé Sean, capable de damner le pion à tous les experts en informatique des services secrets, et d’une femme fatale programmée par des experts en psychologie.

 

Alors que le Royaume-Uni se prépare à légaliser la vente de cocaïne.

 

Extrait

 

D’un seul coup, il s’est raclé la gorge.

Comme ça, sans aucun signe avant-coureur qui aurait pu présager d’un tel comportement. Il s’est ensuite replongé dans un silence profond, regardant lui aussi, je pense, l’extincteur tout rouge et désespérément insensible.

Ce n’est que bien plus tard qu’il a repris la parole, encore que je ne sois pas tout à fait certain qu’il s’adressât à moi.

— Bon, eh bien je…

Je suis d’accord avec vous. Normalement, une phrase bien constituée doit comporter un sujet, un verbe, et au moins un petit complément. Le complément n’est pas vraiment nécessaire. Mais lorsqu’il n’y en a pas, la phrase ainsi ébauchée ressemble à un plat de viande bouillie sans haricots rouges. Il y a quelque chose qui manque et la phrase qu’il venait de nous servir avait exactement cet aspect désolant : de la viande bouillie sans haricots rouges.

— Je …

Ça n’arrangeait rien. Au contraire.

Il s’est tourné à demi et m’a regardé pour la première fois.

— Tu dis que…

— Je viens prendre la relève.

Il a crispé ses lèvres pour faire ressortir sa bouche en cul-de-poule. Il a hoché la tête deux ou trois fois, en regardant le sol.

— Bon, ben…

J’ai laissé un petit silence, et j’ai ajouté, d’une voix claire :

— Oui.

L’évidence même.

Alors il est parti. Il a fait quelques pas, s’est retourné, a levé la main, pas beaucoup, et m’a lancé :

— Bye, mate !

— Bye, mate. J’ai répondu.

J’ai attendu un petit peu, au cas où il changerait d’avis et reviendrait sur ses pas, mais ce n’est pas ce qu’il a fait. Je me suis retourné, ai actionné la poignée de la porte, et suis entré dans la chambre.

Publié dans Présentation

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Chronique du Petit recueil de nouvelles grises de Noémie Lariven Franceschi par Christine Brunet pour ACTUTV

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/UIhNNei44SY

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La revue AURA est sortie exceptionnellement dans sa version numérique. Donc gratuite ! A découvrir !

Publié le par christine brunet /aloys

"Grâce" à cette période covidienne, la revue AURA est ici accessible en version numérique. L'occasion de visionner cette revue trimestrielle, éditée par le Cercle Littéraire Hainuyer, qui ne paraît qu'en version papier habituellement.

 

Cette revue accueille des textes de tous les genres, nouvelles, poésies en vers libres (ou pas), textes théâtraux, etc. Chaque trimestre, un nouveau thème est proposé. L’occasion pour les auteurs de se frotter à tous les genres et d’avoir un avis sérieux puisqu’il existe là un comité de lecture très attentif.

 

Pour lire l’intégralité de cette revue AURA 104, cliquer sur www.clairdeluth.be, cliquer sur ACTUALITES et ensuite sur CYGNE.

 

Mon texte L'AUTRE que vous pouvez lire ici se situe en page 33.

 

 

L’autre

 

D’un air ahuri, Théo inspecte ses mains : elles tremblent. Il ne peut empêcher ces tremblements-là. Il essaie pourtant, en claquant ses mains contre la paroi murale et en appuyant de toutes ses forces pendant au moins deux minutes. À en entendre craquer les os de ses poignets. En vain. De constater ça, qu’il perd tout pouvoir sur ses mains, qu’il doit subir ces mouvements incontrôlables et que ses mains ont laissé sur le mur de telles taches rouge foncé, il se sent envahi tout à la fois par un sentiment d’impuissance et aussi par une grande perplexité. Il soulève alors ses mains et les fait pivoter. Ces deux membres-là sont bien les siens, voilà sa conclusion, il n’a aucun doute là-dessus. Il n’arrive pas à décrocher son regard de ce spectacle stupéfiant : sur les paumes, entre les doigts, partout du sang. Frais le sang. Théo est alors apeuré, son corps entier frissonne, des glaçons enserrent ses chairs. Il veut parler, il en est incapable. Il ouvre la bouche et ses lèvres dessinent dans l’air un très grand O. Aucun son ne sort. Les mots restent là, bloqués au fond de sa gorge. Il se concentre et pense avec une profonde volonté à lâcher ce mot-là, sang. Sang, sang, sang. C’est bien du sang qui recouvre ses mains. Il s’interroge. Il ne comprend plus rien. Il ne se souvient plus de ce qui s’est passé quelques instants auparavant. D’où vient ce sang ? C’est bien du sang ? Ou bien est-ce tout simplement une peinture qui imiterait du sang à cent pour cent. Il songe à ça, à ce qu’il vient de construire tout seul dans sa tête, trois mots qui ont résonné et puis dont l’écho, peu à peu, s’est estompé : cent pour cent. Et il éclate de rire. Il est content car son rire, il l’entend, son rire a provoqué des sons. Ensuite il renifle ses mains. Ce sang a une véritable odeur de sang, avec un arrière-goût de fer. C’est donc bien du vrai sang. Théo s’applaudit. Et s’applaudit encore. Des gouttelettes de sang giclent tout autour de ses mains. Théo frappe ses paumes l’une contre l’autre de plus en plus fort, de plus en plus vite. Et puis il tournicote ses mains en avant et en arrière, il joue aux marionnettes. Il pense à ça, deux marionnettes. Si rouges les marionnettes. Enfant, il aimait le petit théâtre des marionnettes. Il était très doué à ce jeu-là, il avait quoi ? quatre ans ? cinq ans tout au plus. Madame Chrisba lui avait dit, Allons allons Théo, les petits garçons sages ne racontent pas de telles histoires, les petits garçons sages n’égorgent pas les canaris. Dans le théâtre des marionnettes, devant tous ses camarades attentifs, les mots de Théo avaient coulé et coulé encore, coulé comme le ciel quand il pleure des filets d’eau du matin jusqu’au soir. Et comme le sang de Boum, le chiot à qui il avait enfoncé quelques clous dans l’arrière-train. Le papa de Théo, furieux, avait hurlé, Les chiens on les caresse, les chiens on les promène, on ne les crucifie pas, espèce de sale gamin de merde ! Théo n’avait rien compris, il se souvient seulement de la bouche de son père qui s’agrandissait au fur et à mesure qu’il débitait les mots. Et tout ce sang sur les écrans de télévision, sur les écrans des ordinateurs, partout du sang et pour tout ce sang-là qui rougissait tous les écrans, son papa ne gueulait pas. Même qu’il riait de tout ça, même qu’il passait des après-midis entiers à rester scotché devant ces images-là de guerres, d’explosions, de braquages sanglants dans les banques. Des images de violence, toujours.  Théo n’avait rien compris à tout cela.

Théo lève alors la tête vers le type aux yeux exorbités qui s’agite en face de lui. C’est un type qu’il connaît très bien. Parfois il le suit dans la rue et s’enfuit dès que Théo change de trottoir. Toi aussi tes mains sont couvertes de sang ! Regarde tes doigts, ils sont tout collants ! Regarde je te dis, regarde ! Pourquoi t’as fait ça toi aussi, hein, pourquoi ? Pourquoi tu fais toujours la même chose que moi ? Là, Théo entend ses mots. Alors il repose cette même question, Pourquoi tu fais toujours la même chose que moi ?

Théo a de la colère dans les yeux et ses mots pleins de haine giclent avec autant de force que le sang d’une artère. Pourquoi tu fais toujours tout comme moi ? Tu m’imites à longueur de journée et parfois la nuit aussi, je t’ai déjà vu, tu es couché par terre à deux pas de mon lit. Pourquoi tu m’imites ? pourquoi ? Il répète ça, Tu m’imites, tu m’imites. Et il éclate de rire, d’un rire glaçant, tout en criant, Tu m’imites, tu m’imites ! Tu peux pas te trouver un truc rien qu’à toi ? Fous-moi la paix ! Le type devant Théo après avoir hurlé, se tait lui aussi. D’un geste brutal Théo déroule les manches de sa chemise.  Gorgées de sang les manches. Putain tout ce sang ! D’où vient tout ce sang, pauvre imbécile ? D’où vient tout ce sang ? Dis-le ! Avoue, avoue donc !

Théo attrape la paire de ciseaux posée sur le bord de la baignoire. Il éclate de rire et le type devant lui l’imite encore, exactement au même moment. Leurs actions sont synchro au quart de tour. Et quand Théo frappe le type d’un coup sec avec la paire de ciseaux, son visage s’effrite en mille morceaux. Théo continue de rire et de cogner de plus en plus fort. Rire et cogner. Toujours de plus en plus fort.

Des curieux s’agglutinent devant l’immeuble de Théo. Dans un appartement du rez-de-chaussée, Aglaë est en état de choc. Elle est agenouillée devant une flaque de sang, se cache le visage entre les mains et balance son corps d’avant en arrière. Au milieu de cette flaque de sang gît Élouane, sa petite fille de cinq ans.

Plus tard, Aglaë confiera aux inspecteurs chargés de l’enquête : Théo venait parfois chez nous, Élouane l’aimait beaucoup. Elle riait même de ses mimiques. Non, je n’ai jamais rien remarqué, rien de suspect. Vraiment, aucun signe.

 

Intéressés par cette revue ?

Contacter Gisèle Hanneuse : hangi91152@hotmail.com

Publié dans Article presse, ANNONCES

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Marion Oruezabal est interviewée par Christine Brunet pour ACTUTV

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/rFfU4oA5thk

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Delambe et l'Univers rêvé...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Delambe est une entreprise dédiée à la mise en œuvre de projets artistiques, culturels, de design et d’innovation dans le but de contribuer à l’épanouissement humain. Nous aidons les créateurs à élaborer leurs concepts, à mettre techniquement en œuvre leurs idées, et à réaliser leurs projets dans ces différents domaines.

 

Au niveau des arts et de la culture, l’entreprise se consacre à la réalisation d’œuvres (visuels, bande annonces de promotion, de documentaires, et de films…) ayant une portée enrichissante.

 

Pour illustrer ceci, dans le cadre de L’Univers Rêvé, l’idée fut de réaliser sa publication, incluant la conception graphique de sa page couverture, et sa promotion au moyen de sa bande annonce. Cette histoire a une portée éducative pour les jeunes tout en restant intéressante pour les moins jeunes. Au-delà de cela nous projetons de l’adapter au théâtre et à l’écran. Il y a aussi un projet d’application interactive et narrative en gestation.

 

Si l’art nous inspire, nous croyons que les idées qu’il porte doivent s’incarner en solutions concrètes pour le progrès et le développement humain. Ainsi, au niveau du design et de l’innovation, l’entreprise s’investit dans des projets de développement.

 

Par exemple, nous concevons en ce moment des socles pour smartphones, dont le design original reprend celui de sièges traditionnels de l’ethnie Baoulé, en Côte d’Ivoire. Nous avons élaboré ce concept avec des artisans locaux pour leur permettre de s’auto-organiser, de dépasser les frontières et d’accéder à un public international, de façon éthique et équitable.

 

Dans tous ces domaines, nous nous attachons à valoriser l’être humain et sa créativité. Notre idéal est de faire émerger le rêve que chaque être humain porte en lui.

 

Dans notre esprit, l’idée phare est de revenir à l’époque de nos 5 ans, quand nous avions encore conscience que tout est toujours possible… Remettre l’humain au centre bénéficie à tous. C’est notre intime conviction.

 

Plus d'informations ?  https://www.luniversreve.com

Publié dans l'invité d'Aloys

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ACTUTV et sa rubrique Tilt : comment créer un teaser via powerpoint ?

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/wton4t4oMKM

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Nathalie de Trévi nous propose un extrait de "Dérapages"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je me souvenais de cette histoire dont la presse nationale s’était emparée. Nous vivions encore à Bruxelles quand l’accident s’était produit. Saint-Georges du Fournil avait été montrée du doigt à l’époque pour ses lacunes en matière de sécurité routière aux abords des écoles. D’autres communes, soucieuses de ne pas se retrouver sous les feux de la rampe avaient pris les devants et débloqué des fonds pour la mise en place d’une nouvelle signalisation et de pistes cyclables permettant aux enfants de circuler en toute sécurité.

        — L’enquête pour retrouver le conducteur suit son cours parait-il, mais moi je doute du résultat, avait dit Agatha.

        — Pourquoi dites-vous cela ? avait questionné Louise

        — Parce que la police a lancé un nouvel appel à témoin et si vous voulez mon avis, c’est parce qu’ils n’ont rien à se mettre sous la dent !

        Et elle n’avait pas eu tort. L’enquête piétinait lamentablement et le chauffard restait introuvable. Régulièrement, la presse revenait sur cet événement tragique et les maigres indices concernant la voiture tantôt grise tantôt noire n’avaient jamais permis de mettre la main sur le conducteur pour le confronter à ses responsabilités.

        Durant les trois années qui ont suivi notre déménagement, nous avons vu le couple de Joe et Anne Devreux se déchirer à la suite du décès de leur unique enfant. Régulièrement, la police passait pendant la nuit pour aller régler une énième dispute. Joe avait sombré dans l’alcool. Ils avaient cessé d’entretenir leur jolie maison, si bien que la végétation avait envahi la devanture autrefois si coquette. Agatha avait d’ailleurs comparé la demeure des Devreux à une grosse verrue sur la fesse d’un nouveau-né, la fesse en question étant notre quartier en apparence si soigné et pimpant. La comparaison était curieuse et prêtait à sourire mais résumait en quelques mots l’exacte vérité.

        Puis, un beau jour, les cris avaient cessé chez les Devreux. Agatha m’avait rapporté avoir vu, par la fenêtre de sa cuisine, Anne embarquer des valises et monter à bord d’une voiture rouge au volant de laquelle se trouvait un homme blond. Plutôt bel homme, avait-elle dit. D’après elle, il pouvait s’agir de son amant qui se cachait derrière des lunettes de soleil pour ne pas être reconnu mais elle n’en était pas certaine. Ce détail croustillant n’avait pas mis longtemps à faire le tour du quartier et les spéculations allaient bon train.

        Le départ d’Anne avait eu, sur Joe, l’effet d’un électro-choc. Il  avait commencé à fréquenter l’association des Alcooliques Anonymes. Je l’avais personnellement vu entrer dans la Maison Communale aux heures auxquelles se tenaient les réunions. Pas que j’en fasse partie, mais j’aime me tenir au courant des activités organisées par notre ville et aussi des modalités de soutien qu’elle offrait à ses citoyens en cas de besoin. Les réunions de personnes désireuses d’en terminer avec le fléau de l’addiction à l’alcool étaient ainsi organisées au moins une fois par semaine selon le nombre de participants. C’est du moins ce que j’ai pu lire dans le petit journal local que je parcourais de a à z dès que notre facteur le déposait dans notre boîte aux lettres.

        Assidu à ces rencontres, Joe avait, petit à petit, remonté la pente et ces deux dernières années on l’avait revu à la fête du quartier, souriant et sobre comme un cactus. Sa maison était redevenue celle d’avant le drame. Il avait repris un peu de poids et avait même été nommé entraîneur du club de base-ball de la ville auquel était affilié Simon. Depuis lors, l’équipe locale des Hardis Batteurs caracolait en tête du championnat interclubs. Joe était même réputé en-dehors des frontières de la ville pour ses talents de coach sportif. Il nous avait confié que certains clubs lui avaient fait les yeux doux et avaient tenté de l’attirer en lui promettant une rétribution substantielle pour ses services. Si beaucoup auraient succombé au doux tintement des pièces de monnaie, Joe ne mangeait pas de ce pain-là. Il était très fier des joueurs du club des Hardis Batteurs et il n’était pas question pour lui de les abandonner après les avoir emmenés au sommet des compétitions.

        Si la curiosité se limitait à quelques commérages de quartier et à regarder ses voisins vivre, tomber et se relever, toute cette histoire n’aurait pas grande importance.

        Mais, parfois, certains ne se relèvent pas.

Publié dans Textes

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Carine-Laure Desguin a chroniqué "Toffee" le dernier roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

Toffee, suivi de La preferida, romans, Edmée de Xhavée (Editions Chloé des Lys, 2019)

 

Ce livre de deux cent trente-sept pages comprend deux romans, Toffee et La preferida. Les points communs entre ces deux romans, me demanderez-vous? Outre l’élégante écriture et non moins poétique d’Edmée de Xhavée, je dirais l'Amour. L'Amour et sa perversité, et son innocence aussi. Toutes les facettes de l’Amour. Edmée de Xhavée, dans ce xième roman, fidélise ses lecteurs. Et déjà ça, c’est tout un art.  Je ne connais aucune autre auteure qui cisèle aussi bien la personnalité de l'individu, ses travers et ses faiblesses, jusqu’à, oserai-je le dire, une certaine clairvoyance, pour ne citer que cela. Ce livre, comme presque tous les autres livres (romans, recueils de nouvelles) de cette Vierviétoise éternelle globe-trotter se situe au XXième siècle et nous pénétrons, subtils voyeuristes que nous sommes tous, dans les demeures cossues et le milieu familial d'une bourgeoisie qui se soucie plus souvent du paraître plutôt que de l'être, avouons-le, hélas. Du Dallas, mais en plus classieux.    

 

TOFFEE: Page 75: ... Qui savait exactement si ce n'étaient, bien entendu, ces deux braves concierges mais ... il lui revient qu'ils ont disparu peu après, partis dans une autre famille, et remplacés par un couple de Hongrois. 

 

Lorsque Claude Leveaux, riche industriel retraité et séjournant dans une seigneurerie, reçoit cette Julie, il est à mille lieues de se douter comment les révélations de celle-ci bouleverseront ses journées si tranquilles depuis longtemps. D'ailleurs, lorsqu’il comprend l’amorce de cette histoire que lui raconte Julie, il n'y croit pas du tout et il n'a jamais entendu parler de cette Toffee-Sophie, jamais! Jusqu'au moment où il s’attarde sur cette photo que lui présente Julie : Les traits du visage du petit Jules (oh ces yeux-là, ces yeux d'un bleu d'une telle pureté)… Il n'y a dès lors aucun doute. 

Qui était donc Toffee-Sophie, cette jolie blonde d'origine espagnole, une petite bonne qui ne cessait de donner "du fil à retordre" à ses parents, concierges chez les Fauquier? 

 

Dans une centaine de pages passionnantes écrites comme je l’ai déjà dit avec élégance et poésie, vous lirez vous aussi, tout comme Julie, le journal intime de cette ingénue Toffee-Sophie et vous découvrirez à vous en faire frissonner l'échine cette belle et trop courte histoire d'amour. Car toute la vérité est là désormais, dans ce journal intime. Et comment croyez-vous réagira Claude Lebeaux ? Acceptera-t-il ces révélations tardives ?

 

La Preferida : Un roman chorale, chacun des membres de ces deux familles prend la parole. Et même oui, elle aussi, cette Preferida-Olympe-Olive à la bouche en forme de "cul de chameau qui pète", s'exprime et dévoile tout de son cynisme et de son machiavélisme.

Page 111: ... Il a de l'humour et est assez content de lui-même. Il sera bien aisé de la flatter... 

Page 234: Le médecin a bien dit de ne surtout pas mélanger le traitement avec de l'alcool, mais ce n'est qu'un doigt de whisky sur toute une journée...

En lisant ces deux courts extraits, vous avez tout compris. Mais non, détrompez-vous et grattez encore ce vernis.

Ils seront plusieurs dans ce roman chorale à vous ouvrir les yeux au sujet de cette garce (appelons un chat un chat) et il n’y a pas que Régine de Moustière, sa belle-mère, ni Jouwette, sa belle-sœur, qui vous dévoileront le jeu tordu et pervers de cette femme vénale, supportée par Marc son époux depuis plus de quarante ans…

Je referme ce livre, la lecture de ce thriller me coupe le souffle.

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Publié dans Fiche de lecture

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