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17 articles avec presentation

Gauthier Hiernaux présente son nouvel ouvrage : L'Equilibre de Dante

Publié le par christine brunet /aloys

 

Gauthier Hiernaux est un auteur belge francophone né à Mons en 1975 et résident à Bruxelles depuis les années 2000.
Il est licencié en langues et littératures romanes de l’Université Libre de Bruxelles (ULB) et possède une agrégation de l’enseignement supérieur.

C’est au cours de l’année 94 qu’il commence à échafauder l’univers de sa saga « l’Empire de la Nouvelle Ere », une uchronie en dix tomes. À ce jour, sept tomes sont parus chez l’éditeur belge Chloé des Lys.

Gauthier Hiernaux a également publié un triptyque de mini-récits (Tribu silencieuse, 2011), (Lucioles et Une Pie dans le ciel de Saigon, 2013).

En 2012, sort chez Cactus inébranlable, son premier thriller baptisé Mallaurig. L’année suivante, il participe au recueil de nouvelles érotiques Assortiment de crudités (2013) avec sa nouvelle « L’odeur du métal sur les doigts ». Un second roman (policier, cette fois), La Fraternité des Atomes, voit le jour en 2014.

Depuis 2014, il s’est lancé dans l’écriture d’une fresque historique, narrant les aventures d’un groupe d’artistes sur les routes d’Italie après la grande peste du 14ème siècle.

 

 

Résumé

L’histoire que vous allez lire est celle d’une femme qui a eu plusieurs vies.

La première, la plus étrange, est celle d’une fille destinée à apprendre les Arts du plaisir.

La seconde, la plus dangereuse, est celle d’une intrigante et d’une voleuse, contrainte d’épouser un Grand d’Empire.

La troisième, la plus obscure, est celle d’une prisonnière enfermée parmi la lie de l’humanité.

La dernière, enfin, est celle d’un symbole.

Elle s’appelait Axenne.

 

Extrait

 

Axenne, je me nomme Axenne, pourtant, personne ne m’a plus donné ce nom depuis bien des années.

Pour mon époux, je suis affublée de divers pseudonymes idiots qu’il trouve charmants et qu’il pioche tantôt dans le registre de la pâtisserie, tantôt dans le registre animalier. 

Ne vous fourvoyez pourtant point : mon cher mari me surnomme ainsi uniquement à l’abri des oreilles indiscrètes – si ce n’est celles de nos Esdos, êtres insignifiants s’il en est. 

Aux prémices de notre mariage, je lui avais pourtant signifié que les mots doux m’irritaient, force est de constater qu’avec le temps, ce cher Khad a su m’amadouer. Après huit ans de mariage, je ne les entends presque plus… 

Devant le commun des mortels, Khad se montre moins familier, même si je lis dans son regard l’envie de poursuivre son petit jeu de roucoulades. 

Parfois sa langue dérape et il est obligé de couvrir son erreur d’un toussotement embarrassé qui est finalement passé aux yeux de nos pairs pour un tic nerveux. 

Non, mon très cher Khad m’appelle par mon titre, comme tout Grand d’Empire se doit de le faire en société : Madame le Qaeder de la Nuestra.

Chaque fois que je l’entends sonner, je ne peux m’empêcher de ressentir un léger frisson qui me remonte du bas du dos et me chatouille la racine des cheveux. Cela fait huit ans que je ne m’y habitue pas… 

Certains esprits chagrins trouvaient certainement à médire sur le sujet, personnellement, je m’en moque. Une épouse de Grand d’Empire doit se montrer au-dessus des mesquineries de la plèbe, bien que les traits les plus acérés viennent souvent de la noblesse, notre soi-disant amie et alliée. 

Il se fait que Madame le Qaeder de Bleys, épouse du conseiller de Lord Andul, notre révéré Gouverneur, se trouve être la pire mégère de notre siècle, persécutant l’une ou l’autre au gré de son envie de nuire. 

Pour en avoir discuté avec les autres Dames de la Cour de notre bon Gouverneur, je sais que Madame de Bleys n’est guère appréciée (je pense utiliser ce que mon époux Khad nomme « un euphémisme », mot qu’il tient justement de Monsieur le Qaeder de Bleys, l’ironie est plaisante !), cependant nul n’ose l’attaquer ouvertement. L’on craint son courroux, ai-je compris.  Personnellement, je ne crois guère au pouvoir destructeur de la parole. Il y en a un bien plus puissant que je n’ose nommer de peur qu’une personne mal avisée ne tombe sur ce disc, mais je vous prie de croire qu’il est infiniment plus rentable pour qui le maîtrise et je pense qu’en ce domaine, Madame de Bleys et son âge vénérable n’égaleront jamais les plus jeunes dames.

Mais je m’égare. 

Mon époux le Qaeder m’a dit que mon esprit tentait de fausser compagnie au reste de mon corps. Il a sans doute raison. Peut-être devrais-je me surveiller avant de livrer, par accident, des informations qui compromettraient ma sécurité.

Quoiqu’il en soit, même mes amies – pardonnez-moi ce qualificatif mais je dois les nommer ainsi, faute de terme plus approprié – ne me nomment par mon prénom, préférant un « Ma Chère » de bon aloi ou un impersonnel et révérencieux « Madame de la Nuestra ». Je ne leur en veux point, ces dames sont pareilles à moi : prisonnières dans le monde des hommes dont elles sont les débitrices.

Je ne me lasserai jamais de le dire : j’ai eu une chance inouïe de rencontrer Khad de la Nuestra. J’ai été bénie par le bon Dieu Aur puisqu’Il m’a permis de rencontrer un être aussi sensible et merveilleux que cet homme-là. Si j’étais tombée sur un barbon comme Igor Arklève, un prétentieux comme Valère Saint-Guibert ou une brute épaisse comme Skor Montován, ma vie n’aurait point été aussi parfaite.

Nous n’avions qu’un seul point de désaccord et celui-ci – je le sentais très fort quand Khad n’arrivait plus à contenir sa peine – lui dévorait les entrailles et gâtait son sommeil. 

Dans l’Empire, il est un fait établi que c’est le mérite et non la filiation qui bâtit une carrière dans le domaine militaire. Bien sûr, une charge peut se transmettre de père en fils, cependant, aux yeux de la Loi du Codex, elle n’est jamais systématiquement héréditaire. Ainsi, la noblesse de l’Empire se renouvelle périodiquement, évitant toute consanguinité malsaine et népotisme.

Le Qaeder Khad de la Nuestra est un homme apprécié par ses subalternes, Iarls et Najars. Je ne souhaite pas jouer outre mesure à la belle idiote amoureuse cependant, comme je l’ai signalé plus haut, la personne que j’ai épousée est pétrie des qualités qui font ce que j’appelle les dignitaires haut-de-gamme. Ce sont d’ailleurs ses excellentes références qui l’ont nommé « hôte permanent de la Cour de Lord Andul ». Ce privilège a beaucoup plu à Khad, même s’il l’a décliné. Il a fallu faire montre d’énormément de diplomatie pour ne pas froisser le Gouverneur et j’estime que, dans l’ensemble, Khad a bien manœuvré. Il a réussi à ménager la chèvre et le chou en acceptant une résidence ponctuelle de notre couple à la Cour. Nous y séjournons donc quelques semaines toutes les saisons pour rendre hommage à notre Gouverneur, guère trop pour ne pas laisser l’armée de notre Région uniquement aux mains des Iarls.

Très professionnel, Khad aime avoir un œil sur la Région qu’il protège et c’est tout à son honneur. 

Madame de Bleys s’en trouve fort marrie ; la voilà bien en peine de nous chercher querelle !  

Je m’égare à nouveau, je suis incorrigible…

Peut-être d’ailleurs est-ce intentionnel car le sujet me touche énormément. 

Même s’il n’est guère certain que sa charge échoit à son enfant (et je le soupçonnais même de ne guère le souhaiter), Khad de la Nuestra aurait donné beaucoup et même davantage pour avoir un nourrisson dans les bras. Un reflet de moi et de lui-même, ce qui, pour un homme, est la normalité même.

Pourtant, les Dieux sont témoins que je ne lui en donnerai point.

Au début, je lui ai fait croire que mon ventre était stérile comme les Terres de l’Aquila, je n’ai pourtant pu garder ce mensonge très longtemps. 

Son désespoir immense lui fit commettre une folie ; il s’arrangea avec le révérend-docteur Von Derstatd pour me faire examiner à mon insu. Les résultats que Von Derstatd lui transmirent provoquèrent chez mon époux sa première crise de colère – que dis-je ? de rage – à mon endroit. Même s’il ne m’a point touchée, j’ai vu cet homme tant aimant se muer en bête, j’ai vu ses traits se durcir jusqu’à lui former un masque hideux dont la remembrance me fait frissonner aujourd’hui encore. Il m’a fallu déployer des trésors de patience pour le calmer car Khad pensait que mon amour pour lui était perdu. Je l’ai vu rugir et pleurer dans la même minute, et si je lui ai affirmé avoir tiré un trait sur toute cette histoire, en vérité, il n’en est rien. 

Longtemps, je craignis de l’avoir perdu bien davantage par affection pour lui que parce que cet amour m’avait été imposé. 

Dès lors, à chaque instant qui succéda cette crise, j’eus peur de lui déplaire à nouveau. 

Je priai Culpa, ma Déesse, qu’il n’en fut rien, qu’Elle m’accorde la chance de passer au travers des mailles du filet et que je puisse vivre cette existence qui était devenue mienne.  

Puis, un jour du mois des Cermales, alors que je choisissais, en compagnie de Madame Montován, une nouvelle étoffe pour les rideaux du petit salon et que je donnais des instructions précises au maître-drapier qui allait se charger de la découpe, je sentis une présence dans mon dos. Croyant qu’il s’agissait de l’un de mes esclaves-domestiques, je ne pris point la peine de me retourner, mais le souffle de l’inconnu dans ma nuque m’informa qu’il n’en était rien. Aucun Esdo ne se serait autorisé de telles privautés ! 

Avant de pouvoir esquisser le moindre mouvement, on m’avait glissé ces quelques mots dans le creux de l’oreille :

« Les Sept Sœurs se rappellent à toi, Axenne. »

Le corps complètement paralysé, le cœur pris dans un étau, je ne pus que hocher la tête. Mes yeux ne quittaient guère ma compagne, Madame Montován, qui palabrait avec l’artisan, tellement absorbée par sa conversation qu’elle n’avait pas pu voir l’inconnue (sa voix ne me permettait aucun doute à ce sujet) se glisser dans mon ombre. 

Il me revint à l’esprit que mes Esdos étaient restés dehors devant la calèche et je les aperçus qui jetaient de temps à autre un regard atone par la vitrine du magasin sans se préoccuper le moins du monde de ce qui s’y passait. 

En tant que Dame de Empire, j’avais droit à une minuscule escorte militaire quand je me déplaçais mais je l’avais toujours refusée, arguant le fait que nul ne souhaitait attenter à la vie de la femme d’un Qaeder au demeurant fort apprécié. Je le regrettai ce jour-là… De toute manière, qu’aurais-je pu faire ? L’inconnue ne me menaçait d’aucune sorte. En outre, elle avait délibérément annoncé dès le départ de la part de qui elle venait.

« Les Sept Sœurs se rappellent à toi, Axenne. »

Je me rappelle m’être brièvement arrêtée sur le fait qu’elle m’avait appelée par mon réel prénom, ce qui n’était point fait pour me rassurer car il y avait peu d’inconnues qui me faisaient l’affront de tant de familiarité. Je réussis néanmoins à rassembler mon courage et murmurai du bout des lèvres pour ne point être entendue de ma compagne la question de circonstance :

  • De qui s’agit-t-il ?

Les lèvres de mon interlocutrice invisible se rapprochèrent jusqu’à effleurer le lobe de mon oreille. Les deux syllabes si près soufflées me firent me trémousser comme une petite fille.  

  • Andul.

Ma salive reflua dans ma gorge, je concevais de plus en plus de mal à l’avaler. Après des années de paix, ce que je redoutais me tombait dessus comme un couperet. 

L’inconnue me susurra encore quelques phrases glaçantes et traça les grandes lignes de ma mission. Elle me fit comprendre qu’il s’agissait juste de mon activation, qu’« on » me contacterait bientôt pour développer les points obscurs.

Je restai prostrée un certain temps sans éveiller l’attention de Madame Montován et de l’artisan. Quand ils se tournèrent enfin vers moi, la Montován m’adressa ce sourire qu’elle n’arrivait jamais à rendre gai. On aurait dit que cette femme concevait de la pitié dans toute preuve de sympathie, mais quand on connaissait l’épouvantable caractère de son époux, on imaginait fort bien la raison de son attitude.

  • Vous êtes bien pâle, ma chère. Souhaitez-vous une collation ? 

Et sans attendre ma réponse, elle s’était tournée vers le maître-drapier et lui avait réclamé de quoi me sustenter. Je ne trouvai même pas la force de refuser, trop occupée à observer à l’intérieur de moi-même la lente destruction de ce qui avait été ma vie.

Publié dans Présentation

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Jean-Claude Colasse nous présente "Mon chemin peut-être le tien"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Directeur d’école et conseiller pédagogique retraité, Jean-Claude Colasse est atteint de la maladie de Parkinson depuis 2013.

Humaniste de formation, il redécouvre l’écriture à l’occasion d’une séance de méditation en groupe.

Dès lors, chaque jour, il s’attelle à décrire son vécu, ses souffrances, ses joies aussi. L’écriture lui permettra d’accepter la maladie et de mieux la vivre.

Le partage de ses textes sous forme poétique à d’autres malades lui permet de réaliser qu’il peut leur venir en aide.

Ce recueil de poèmes nous emmène vivre aux côtés de Jean-Claude Colasse  durant une bonne  année.

Bonne lecture.

 

Résumé :

C'est au cours d'une séance de méditation avec le groupe de malades Parkinsoniens qu'est né le désir d'écrire en utilisant la rythmique de la versification. Rentré chez moi, mon premier poème s'est déroulé sur le papier sans discontinuité ; l'illustration m'est venue plus tard. A partir de ce jour, des idées me sont venues régulièrement ; je n'éprouvais aucune peine à les exprimer dans ces textes que je rédigeais sous forme poétique pour leur donner rythme et musique. A la demande de ma neurologue, j'ai commencé à les partager dans les groupes de méditation dont je fais partie, soit, le groupe des personnes atteintes de la maladie de Parkinson ou de la sclérose en plaques. Dès lors, d'aucuns me dirent combien ils appréciaient mes textes et combien ils s'y retrouvaient. Les poèmes s'accumulant, je me rendis vite compte que ceux-ci ne faisaient que retracer mon parcours personnel, mon cheminement. J'avais trouvé le moyen d'exprimer mes souffrances et surtout, de les évacuer. Mon désir, aujourd'hui n'est autre que mon recueil aide les malades quels qu'ils soient à se prendre en main, à positiver, à réaliser que tout est en nous et à garder, malgré les souffrances, un esprit de gratitude. 

 

Extrait

Vive la vie 

 

Plus d'un mois déjà devant une feuille vierge,

Rien, pas une idée à coucher sur cette page.

Mais voilà que ce jour, une idée nouvelle émerge

Je m'en vais tout de go vous en dire davantage.

 

Bien souvent, on me parle de ma maladie.

Des choses ont changé depuis qu'elle s'est déclarée,

De nombreux  problèmes ont envahi ma vie,

Pas facile d'accepter et de surmonter.

 

Pourtant, il m'arrive de voir l'autre côté

Et donc de considérer sans arrogance, 

Sans occulter les nombreuses difficultés,

Que, quelque part, ma maladie est une chance.

 

C'est un rythme nouveau qui régule ma vie

me donnant ainsi plus de temps pour réfléchir

Voir en moi ce qui chaque jour me conduit

Pour enfin cet homme nouveau bien accueillir.

 

Aujourd'hui je prends du plaisir à ne rien faire

Et n'en n'éprouve aucune mauvaise conscience.

De nouvelles activités rythment mes jours en permanence

Rendant ainsi ma vie plus sereine qu'hier.

 

J'ai découvert l'écriture, la méditation.

Leur partage me procure un plaisir immense

Et m'assure un bien-être pour un futur 

dont je n'avais jamais soupçonné l'existence.

...

 

Ralentir et profiter de l'instant présent

Se libérer de ce qu'on ne peut contrôler

De son entourage apprécier les bienveillances

De la sérénité emprunter le sentier.

 

Le temps est venu d'aspirer à pleines bouffées

Tout ce que, chaque jour, la vie vous apporte.

Laisser de côté souffrances et regrets

Faire place à l'humour, voilà ce qui importe

 

Ainsi va ma vie aujourd'hui...




Jean-Claude Colasse                                       le 2 août 2018

Publié dans Présentation

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Nicole Graziosi nous présente son ouvrage "La fille aux yeux bandés"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie

Nicole Graziosi née Nicole Dubois à Paris.

J’écris sous le nom qui me fut attribué par un Monsieur le Bourgmestre.

Après une enfance en Dauphiné, une adolescence en banlieue parisienne, je vis depuis de nombreuses années à Bruxelles, où je construisis mon nid, et partage mon temps entre les deux capitales.

De nombreux voyages sous des latitudes différentes et dans des fuseaux horaires variés me permettent de dire que j’en ai vu de toutes les couleurs, au propre comme au figuré.

Les observations et les réflexions qu’ils ont permis, de même que les contacts humains qu’ils ont occasionnés m’ont incitée, pour certains de mes écrits, à partager mes souvenirs et mes émotions. Et s’il est vrai que les voyages forment la jeunesse, je peux me targuer d’être bien formée, mais surtout pas « formatée », mot et notion que j’exècre.

Depuis qu’il me fut dit « Tu vas apprendre à écrire comme ton papa, tu vas apprendre à écrire comme ta maman », le mot « écriture » revêt pour moi un intérêt particulier.

Par l’étude de la graphologie, support des idées, parallèlement au style de leur expression.

A mon actif : 2 enfants et 5 livres.

Parus en France :

! ! « Rencontres » Société des Ecrivains

! ! « L’image du soir ou le temps-cadeau » Libre Label

Parus en Belgique, chez Chloé des Lys :

! ! « Mais comment s’appelle-t-elle ? » !! !

! ! « Tendresses et venins »

! ! « La fille aux yeux bandés » !!

Et, encore en gestation :

! ! « La petite vieille dame en noir »

Pourquoi écrivez-vous ? m’est-il parfois demandé. J’écris parce que je me sens si bien lorsque j’écris !

 

1

 

Extrait

Si quelqu’un désire prononcer quelques paroles ... Nul n’en a manifesté l’intention. J’y ai bien songé, un peu, mais qu’aurais-je pu dire ?

« Que le diable t’emporte furent tes dernières paroles à mon intention. Il t’a emportée avant moi. Je te laisse en pays de connaissance. Je te laisse dans ses mains.

A diable donc ! »

On nous a dit « Il est tard. Il ne faut pas attendre parce qu’on va fermer. Venez chercher l’urne demain ». Cette façon de nous éconduire était un peu choquante.

Grève ou pas grève. Canicule ou pas canicule.

Mon coeur n’est que cendre. Cendre de ce que j’aurais pu, cendre de ce que j’aurais dû.

Des « il faut pardonner », des « il faut accepter », des « c’était quand même votre mère », j’en ai entendu. Trop. Les gens m’ennuient avec leur feinte compassion, avec leurs tons larmoyants, leurs phrases toutes faites, ils m’ennuient avec leurs doléances aussi neutres qu’impersonnelles. Ils m’ennuient avec leurs mines éplorées. De quoi se mêlent-ils à la fin ? Ils aiment renifler du chagrin ? Alors il leur faut frapper à une autre porte. Ici, il n’y a pas de chagrin. Il n’y a pas de regret.

Il n’y a pas de larmes. Il n’y a rien.

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Thierry Autefage nous présente son ouvrage "Les trois mondes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Thierry Autefage est né en 1964, dans le sud-ouest de la France. S’il a quitté régulièrement sa région, c’est toujours pour mieux y revenir. Aujourd’hui, il est fixé dans une commune proche de Toulouse.

Sa jeunesse immature lui a permis de découvrir, puis de se former au travail social. Révélation ! Dans ce registre, il a passé 35 ans au service des autres. De tout ce temps, il est riche de milliers d’histoires de vies passionnantes, de rencontres, de rires, de pleurs, mais toujours d’espérance.

Pour en arriver là, si y arriver est en soi une réussite, il a fallu qu’il dépasse son parcours d’élève en échec scolaire. Il a dû faire beaucoup d’efforts pour accéder à des formations, ou tout simplement pour apprendre à écrire ou même s’exprimer. Il n’a pas oublié les enseignants de l’époque, magnifiques d’engagement.

Riche de deux enfants, il va lire ou fabriquer pour eux des centaines d’histoires. L’une a duré presque cinq heures, sans pause, et en totale improvisation ! Il va même ouvrir une pseudo maison d’éditions pour publier, au sein de la famille, les créations écrites et dessinées par ses enfants.

Le départ dans la vie de sa précieuse progéniture l’a laissé sans voix, mais pas sans imagination.

C’est celle sans borne de sa belle fille qui va l’inciter de nouveau à passer de la narration à l’écrit, cela dans le contexte terrifiant de l’apparition de Daech dans le monde. Ce sera le sujet de ses premiers livres publiés, sujet pourtant très éloigné des comptines, mais pas de l’enfance.

 

Résumé du livre « Les trois mondes » :

 

Il y a des lieux où le calme et le sable couvrent et protègent ceux qui y habitent.

Sheran, petit village en Syrie, proche de Kobané, est de ceux-là.

Il y a des armes qui ont un pouvoir salvateur, mais d'autres maléfique.

Daech est une arme maléfique.

Il y a des boucliers qui ont un pouvoir nuisible, mais d'autres sont providentiels.

L'Occident doit être de ceux-là.

 

Comment en un tel lieu, une enfant de 14 ans va-t-elle trouver son salut entre le bien et le mal qui se confrontent devant elle, contre elle, pour elle ?

 

Court extrait du livre « Les trois mondes » :

 

« ….La ligne rouge.

La limite.

Il y a une limite à tout.

Afran le savait déjà, au fond de lui.

Il y a une limite au bonheur, qui ne peut pas être continu. Il y en a une aussi au malheur, qui cesse également un jour. Tout est cycle.

Chaque homme et chaque femme porte en lui ses propres limites, et Afran savait que les siennes existaient. Tous les jours de sa vie, il avait veillé à ne pas s’y confronter, à ne pas les toucher, qu’elles fussent celles du bonheur ou du malheur. Besogneux, il avait cherché à rester en équilibre entre ces deux fils, sachant que s’ils étaient touchés, comme pour tout le monde, il pouvait être blessé ou même tué. Il savait que les limites sont comme des monstres endormis, au fond des grottes, dans les contes d’enfants. Y passer trop près devant, ou pire, s’y aventurer à l’intérieur, l’obligerait à y faire face… ».

 

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Christian Eychloma nous présente "Le dilemme de Trajan"

Publié le par christine brunet /aloys

 

« Le Dilemme de Trajan » est le troisième tome de la trilogie ouverte avec « Mon Amour à Pompéi » et poursuivie par « Les Larmes de Titus ».

On y lira la suite des stupéfiantes aventures de nos voyageurs temporels : le juge Roland Lévêque et l’historien Donato Amonelli,  propulsés dans le passé par le professeur Jacques Liévin.  On assistera à la fin de la tyrannie de Domitien, frère de Titus, et on fera mieux connaissance avec Pline le Jeune, déjà rencontré adolescent dans le premier tome et devenu gouverneur de la Bithynie.

Et on retrouvera avec plaisir la belle Laetitia pour laquelle Roland Lévêque avait traversé les siècles !

 

Biographie

À l’issue d’une carrière dans l’industrie aéronautique, Christian Eychloma décide de se consacrer à l’écriture, et plus spécifiquement à la science-fiction dont il renouvelle le genre.

S’attachant à proposer à ses lecteurs des histoires originales porteuses de sens, il a à ce jour publié six romans (anticipation et uchronie) qui ont connu un vif succès auprès des connaisseurs comme des simples curieux :

– « Que le Diable nous emporte… »,  un fabuleux « space opera »  

– « Ainsi soit-il… »,  un peu la suite du premier

– « Mon Amour à Pompéi »,  récit d’un voyage temporel dans l’empire romain

– « Les Larmes de Titus »,  la suite du précédent

– « Le Dilemme de Trajan »,  dernier opus de la trilogie

– « Ta mémoire, pareille aux fables incertaines »,  récit de deux destins semblables pourtant séparés dans le temps et dans l’espace.

 

Remarques :

« Que le Diable nous emporte… » publié à l’origine en deux tomes, republié en un seul tome dans une nouvelle collection.

Les cinq autres ouvrages également publiés ou republiés dans la nouvelle collection.

 

Contacts :

Courriel : christian.eychloma@sfr.fr

Blog de l’auteur : http://futurs-incertains.over-blog.com/

Site de l’éditeur : http://www.editionschloedeslys.be/

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François Capet nous présente son roman "Le poste de police d'Enfield"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

François Capet est père de trois petites fées clochettes qu’il a éparpillées de par le vaste monde. Enfant, il voulait être garde forestier : maintenant, il ne sait pas trop ce qu’il veut, ce qui est une situation enviable, si l’on veut bien y réfléchir un instant…

 

Ecole Louis Lumière et carrière tout entière dans le monde de la télévision, d’abord comme opérateur, ensuite comme réalisateur, aujourd’hui comme ingénieur.

 

On pourrait dire de lui qu’il est moitié français et moitié belge, mais c’est peut-être le contraire.

 

Il a vécu aux Antilles, aux US, en Afrique, au Moyen-Orient mais il est resté tel qu’il était au départ : un apache de quartier qui n’emmerde personne si l’on ne lui cherche pas de noises !

 

Il aime les myrtilles, Martin Amis, la mer et les potagers, mais aussi Will Self, Bukowski et Jorge Luis Borges; il pense que Cassidy’s Girl, de David Goodis est le meilleur roman policier qu’on ait jamais écrit, et qu’il n’y a rien de plus jouissif que la reprise de Wish you were here par Alpha Blondy. (oui, oui, celle où les synthés sont remplacés par du djembé et des cornemuses)

 

Résumé :

 

Enfield est une petite bourgade du nord de Londres, un peu entre deux eaux : un golf, de beaux jardins, mais aussi des logements sociaux. Un poste de police au milieu de tout ça.

 

Le Sergent Détective MacMillan est un alcoolique notoire. Tellement accro à la bouteille qu’il a des visions et est persuadé qu’une patrouille d’hélicoptères armés d’infra-rouges le surveille nuit et jour. Ses retards multiples et son insubordination notoire agacent sa chef, Claire Gilbert. Mais elle doit se rendre à l’évidence, les visions de MacMillan ont quelque chose de réel, de tellement réel qu’elle devra bien finir par en tenir compte.

 

Comment enquêter sur des hallucinations ? Comment expliquer des événements qui surviennent alors et qui défient la raison habituelle ? comme une cohorte de véhicules de police flambant neufs, garés en file indienne devant son gynécologue. Impossible de les prendre en photo, il ne reste rien d’eux sur son portable, rien qu’un souvenir embarrassant.

 

L’enquête les conduira tous deux à l’île aux chiens, un nouveau quartier de l’est de Londres, voué à la finance de haut vol et aux tractations les plus souterraines. Leurs chemins croiseront ceux de Lord Sowell, un parlementaire très peu recommandable, d’un gamin nommé Sean, capable de damner le pion à tous les experts en informatique des services secrets, et d’une femme fatale programmée par des experts en psychologie.

 

Alors que le Royaume-Uni se prépare à légaliser la vente de cocaïne.

 

Extrait

 

D’un seul coup, il s’est raclé la gorge.

Comme ça, sans aucun signe avant-coureur qui aurait pu présager d’un tel comportement. Il s’est ensuite replongé dans un silence profond, regardant lui aussi, je pense, l’extincteur tout rouge et désespérément insensible.

Ce n’est que bien plus tard qu’il a repris la parole, encore que je ne sois pas tout à fait certain qu’il s’adressât à moi.

— Bon, eh bien je…

Je suis d’accord avec vous. Normalement, une phrase bien constituée doit comporter un sujet, un verbe, et au moins un petit complément. Le complément n’est pas vraiment nécessaire. Mais lorsqu’il n’y en a pas, la phrase ainsi ébauchée ressemble à un plat de viande bouillie sans haricots rouges. Il y a quelque chose qui manque et la phrase qu’il venait de nous servir avait exactement cet aspect désolant : de la viande bouillie sans haricots rouges.

— Je …

Ça n’arrangeait rien. Au contraire.

Il s’est tourné à demi et m’a regardé pour la première fois.

— Tu dis que…

— Je viens prendre la relève.

Il a crispé ses lèvres pour faire ressortir sa bouche en cul-de-poule. Il a hoché la tête deux ou trois fois, en regardant le sol.

— Bon, ben…

J’ai laissé un petit silence, et j’ai ajouté, d’une voix claire :

— Oui.

L’évidence même.

Alors il est parti. Il a fait quelques pas, s’est retourné, a levé la main, pas beaucoup, et m’a lancé :

— Bye, mate !

— Bye, mate. J’ai répondu.

J’ai attendu un petit peu, au cas où il changerait d’avis et reviendrait sur ses pas, mais ce n’est pas ce qu’il a fait. Je me suis retourné, ai actionné la poignée de la porte, et suis entré dans la chambre.

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"La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge", le nouveau roman de Carine-Laure Desguin aux Editions du Lys Bleu

Publié le par christine brunet /aloys

 

 


 

Maubeuge. Michel Garnier, un enfant du pays devenu un écrivain à succès meurt d’une façon inopinée. Olivier Garnier, son fils, ne tarde pas à vendre les derniers livres de la bibliothèque personnelle de son père, auteur de plusieurs best-sellers.

 

Jenny Dalooz, une jeune enseignante d’une trentaine d’années acquiert les livres de Michel Garnier dont elle était secrètement amoureuse. Entre les pages d’un des livres, Jenny Dalooz découvre un ticket de caisse sur lequel quelques mots sont  griffonnés. Elle a alors l’intime conviction que la mort de Michel Garnier n’est pas accidentelle. 

 

Et voici qu’un jeune homme du centre-ville est retrouvé poignardé. Ensuite, un second meurtre. Et puis, un troisième meurtre. Y a-t-il un lien entre la mort de Michel Garnier et ces trois meurtres ? 

 

Jenny, flanquée de ses deux tontons enquêteurs et aidée par les indiscrétions d’un flic ripou, mènera une enquête qui l’obligera à revivre des moments douloureux de son passé. 

 

Amateur de romans policiers, de secrets de famille, d’énigmes insolites, et d’hémoglobine propulsée sur les murs, ce livre est pour vous. Tous les ingrédients sont présents…. Une trentenaire métissée aventurière et amoureuse, deux tontons enquêteurs, une vieille gouvernante aux non-dits mystérieux, un fils pourri affublé d’une sulfureuse maîtresse, un commissaire ripou, et une cartomancienne qui triture des potions médicinales. 

 

 

 

Un extrait !

 

 

Un bel homme, la cinquantaine grisonnante, le sourire au bord des lèvres, des yeux brun foncé, une petite cicatrice sur l’arcade sourcilière, un regard à la fois doux et intelligent, curieux et délicat. Michel Garnier, un très bel homme. Vraiment.

Jenny ne s’est pas approchée de lui, elle n’a rien demandé. Elle est restée là, devant sa voiture. Elle le regardait par-dessus ses lunettes, comme une étudiante mal à l’aise devant le tableau noir. La seconde fois, c’était lors d’une séance de dédicace, au Furet du Nord, rue Jean Mabuse. Le 18 février, elle s’en souvient, une date qu’on n’oublie pas, une date qui marque un début. Pour lui, c’était presque la fin, déjà. Elle était bien la vingtième lectrice, tout au bout d’une longue file. Toutes, elles avaient les derniers bouquins, « Nuit sanglante sous clair de lune », et « Griffes de sang », scotchés entre leurs mains, comme si on allait les leur voler. L’une se passait la main dans les cheveux, histoire de se recoiffer, une autre se poudrait le nez. Michel Garnier, lui, il souriait à chacune, d’un sourire gratifiant. Quand vint le tour de Jenny, il demanda, les yeux fixés sur le beau visage intimidé de Jenny :

— Pour ? avec une voix douce, presque caressante.

— Pour Isabelle, avait-elle répondu, en osant à peine déposer ses yeux de bronze sur le visage affable de ce séducteur.

Il n’avait pas décroché tout de suite son regard de la jeune femme, il avait prolongé l’instant, et puis il s’était ressaisi, avait bu une gorgée du verre d’eau placé là, juste à côté de lui. 

Elle ne voulait pas qu’il la reconnaisse. Jenny, c’est un prénom pas si banal que ça, et puis aussi la couleur de sa peau… Il aurait vite fait des rapprochements, lui qui était habitué à regrouper des indices et établir des similitudes.

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Jean Destrée nous présente son nouvel ouvrage "Un compte de fées"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Jean Destrée est né à Chimay, dans la Thiérache. IL vit en Thudinie. Il occupe sa retraite entre l’écriture, l’engagement dans des activités culturelles. Enseignant pendant plus de trois décennies, il a commencé à écrire en référence aux échanges avec ses étudiants. Son premier livre «Lettre à mes anciens étudiants» évoque les problèmes de société (travail, religion, armée, amour, politique). Sa profession lui a fait découvrir les lacunes de l’école de moins en moins adaptée à l’évolution de la société. Il a choisi d’inculquer à ses étudiants les valeurs de la liberté de parole et de l’autonomie de la pensée. Son engagement se retrouve dans ses écrits. Romans, essais, récits, théâtre forment son parcourt littéraire.

 

Résumé

Quand on s’ennuie, on cherche des solutions pour casser l’ennui. C’est vrai aussi chez les princes «charmants». Que faire? Les neurones du prince se mettent à bouillonner. Que va-t-il en sortir? C’est la grande question à mille écus.

 

Un court extrait

Donc ce gentil prince s’emmerdait ferme dans son grand château perdu au milieu d’un grand parc plein d’arbres, comme tous les parcs qui entourent les grands châteaux. Il fallait bien qu’il trouve de quoi passer agréablement son temps. Mais il avait beau se tourner les méninges dans tous les sens, il ne trouvait pas de solution aussi intéressante qu’intelligente. Notre gentil prince finit par se demander s’il arriverait un jour à ne plus s’emmerder. Se creuser la cervelle, se triturer les neurones à longueur de journées n’était pas une solution qui puisse le consoler de sa solitude. Il finit par perdre patience et appela vertement son majordome.

  • Hestor !

Ben oui, le majordome s’appelle Hestor. C’est drôle, une espèce de contraction de Nestor, celui du Capitaine Haddock et de Hector, celui du héros de l’Iliade de l’aède Homère, vous savez bien cette aventure guerrière entre les Grecs de Ménélas et les Troïens de Pâris, celui qui avait fait cocu le précédent en couchant avec la belle Hélène, celle D’Offenbach.

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Pietro Salis nous présente "Le souffle du vent dans le ciste"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Pietro SALIS est arrivé de Sardaigne à Bruxelles à l’âge de huit ans. Le déracinement fut difficile. Entouré des siens, il n’eut aucun mal à s’intégrer et trouver ses marques. Après son bac et quelques emplois variés, il arriva à l’U.L.B. où, à ce jour, il poursuit sa carrière dans un laboratoire de recherche.

La littérature a été et demeure une passion, avec un coup de cœur pour la poésie.

 

Résumé

Le retour au pays natal, après bien des années d'émigration, devait être son cadeau de retraité. Enfin le calme et la quiétude après une vie mouvementée de la grande ville tentaculaire. Tout devait se passer dans le meilleur des mondes, entouré d'oliviers, sous un ciel bleu méditerranéen, mais la découverte du corps sans vie d'une jeune fille en décide autrement.

 

Extrait

 

Je me mis en route et commençai à descendre le flan escarpé du mont, pour arriver dans la plaine au pied du ruisseau, Loola toujours devant moi.

Arrivé en bas, le chien se mit à l’arrêt et commença à grogner nerveusement. Juste devant nous, non loin du ruisseau, sur une grande pierre plate, calée, assise le buste bien droit, gisait immobile une jeune fille d’une vingtaine d’années complètement nue. Sa culotte jetée à ses pieds, jambes toujours écartées, elle avait une main posée sur la poitrine et un filet de sang coulait entre ses seins. Ma première impression fut qu’elle avait essayé de contenir le saignement en pressant la plaie de sa paume.

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Hélène HOM nous présente "Princesse"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait du livre : PRINCESSE

C’est à l’âge de 6 ans et demi que je décidai de ma destinée : être une princesse.

 Le déclic advint lors d’une séance de théâtre un vendredi matin. La maîtresse nous avait demandé de nous imaginer en pleine nuit ; une étoile filante passe.

« Faites un vœu les enfants, ensuite, vous allez l’exprimer et le mimer ! »

Je ne fus pas la seule à demander aux cieux d’être une PRINCESSE mais je considérai alors que je fus la plus crédible.

Biographie :

Je m’appelle Hélène Hom, j’ai 60 ans. J’ai été professeure des écoles jusqu’en septembre 2019. Depuis, j’ai repris des études en didactique du français et prépare un Master 2.

Je suis mariée j’ai deux enfants et vit au Mans en France.

Mes deux passions : la lecture, l’écriture, besoin irrépressible même si je n’ose pas envoyer tout ce que j’écris.

Résumé du libre : Depuis qu’elle est petite, Mirabelle aime rêver : son ambition, être une princesse aux yeux de tous, mais surtout, ne pas décevoir quelqu’un qu’elle ne connait pas : son père.

Mirabelle est Congolaise ; sa mère, qui travaille aux Galeries Lafayette, l’élève seule et s’obstine à éluder la question du père de l’enfant.

 Entre colère et résilience, entre rêves et réalités, Mirabelle nous appelle dans son quotidien, ses routines et ses passions, ses doutes et ses certitudes, ses joies et ses peines. Elle va finalement retrouver ce père fantasmé, idéalisé. A l’âge adulte, devenue mère, elle comprendra que la réalité dépasse parfois le rêve.

Publié dans Présentation

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