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Un interview de Thierry-Marie Delaunois dans "Bruxelles Culture" du 15/12

Publié le par christine brunet /aloys

Un interview de Thierry-Marie Delaunois dans "Bruxelles Culture" du 15/12
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Un interview de Thierry-Marie Delaunois dans "Bruxelles Culture" du 15/12

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Luc Harache nous présente son nouveau recueil de poésies "La félicité"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Ma biographie :

 

Né en 1964 à Saint-Lô, dans la Manche, en France, je suis bachelier en 1983. J’ai déjà composé, à 16 ans, mon premier poème solide, « L’Ange », avant d’être édité une première fois chez Corlet, pour mon premier recueil de poèmes « Les anges », en 2000, suite à l’obtention du Prix de l’Espoir de la Société des Ecrivains Normands. Ce même recueil sera couronné, en 2001, du Prix Pierre Corneille, à titre exceptionnel. Il connaîtra une édition seconde chez Chloé des Lys en 2011, après plusieurs corrections.

Puis viendront mon second recueil de poèmes « Le miraculé » (chez Chloé des Lys), et, finalement, mon troisième et dernier ouvrage « La félicité » (chez Chloé des Lys), récompensé par le prix Louis Bouilhet, toujours par la Société des Ecrivains Normands.

Il clos la « Trilogie sincère de ma vie sublimée ». J’ai le désir, encore embryonnaire, d’écrire une œuvre en prose, dont j’ai déjà l’idée…

Je suis écrivain par vocation, fonctionnaire de profession, aux Finances Publiques.

 

Résumé de La félicité

 

Après « Les anges » qui était un premier essai littéraire et le romantisme mystique du « miraculé », la félicité, teintée d’amour, de bonheur et de sagesse, vient clore logiquement la trilogie en vers de ce que j’ai pu extraire en images et en pensées des événements et spectacles qui m’ont touchés, durant mon existence.

Court extrait de La félicité :

 

A Annie

 

 

As-tu donc un pouvoir, ma fée de Balleroy,

Pour projeter si haut mon âme, à chaque fois

Que tu m’offres ton corps, comme on offre une fleur,

Et que du Paradis je cueille la faveur ?

Publié dans présentations, Poésie

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Un article dans "En marche" pour l'ouvrage d'André Elleboudt "Un océan sans rivage"

Publié le par christine brunet /aloys

Un article dans "En marche" pour l'ouvrage d'André Elleboudt "Un océan sans rivage"
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François Mardirossian nous présente "Ce que Bruxelles recèle dans son ciel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIOGRAPHIE

 

Je me nomme François Mardirossian. Je suis Français mais jai vécu 10 ans en Belgique. J’ai des origines arméniennes comme mon nom l’indique mais également hongroises comme mon nom ne l’indique pas. J’ai commencé le piano à 7 ans comme bon nombre d’enfants dont les parents pensent que la musique est une chose importante. Elle l’est vraiment.

Aujourd’hui je suis pianiste. Je joue, j’enseigne et je passe ma vie professionnelle à parler de musique. La Belgique a eu la générosité de m’accueillir pour faire mes études supérieures après mon baccalauréat littéraire obtenu à Lyon. Je suis entré au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de Jean-Claude Vanden Eynden et j’en suis sorti dans la classe de Dominique Cornil. À ce jour, j’habite Montpellier. J’ai suivi ma compagne, pianiste également.

La littérature me fascine. Tout en elle m’attire depuis de nombreuses années. Les auteurs, les livres en tant qu’objets, le style, les différentes écoles et ses nombreux genres. Je suis un grand consommateur de livres. Je pense en acheter presque tous les deux jours. Au grand dam de mon amie qui malgré tout prend plaisir à les lire. Comme en musique j’ai des périodes. Tout un temps je place Jack London au-dessus de tout le monde puis quelques temps après c’est Léautaud qui écrase ses congénères. Bref, mes goûts sont éclectiques et évoluent avec le temps.

Plus on prend de l’âge (pour ne pas dire de la maturité) plus nos goûts s’affinent mais s’ouvrent de plus en plus. Pour ce qui est de la poésie. C’est la même chose. William Cliff, grand poète belge m’a révélé plusieurs choses : on peut écrire des choses très intimes allant jusqu’à choquer les moins prudes tout en ayant un style parfait, un sens de la forme inégalable et une langue exquise. J’aime aussi la rudesse mélancolique de Jean-Claude Pirotte.

J’aimais bien fut un temps la poésie de Bukowski, j’aimais aussi énormément Hugo, Verlaine et tous les classiques. Mais là, comme dit précédemment, je suis dans une autre période. Mon recueil s’appelle Ce que Bruxelles recèle dans son ciel et je l’ai écrit entre 2016 et 2017. Le titre est long mais j’aime bien les allitérations, certes il ne faut pas en abuser mais le ciel étant peu visible à Bruxelles, j’ai voulu tenter de montrer ce qu’il y avait derrière ces brumes grisâtres. Constitué de presque quatre-vingt poèmes, mon recueil peut se lire comme un livre d’images et d’instantanés personnels durant mes années bruxelloises.

En 9 années, j’ai rencontré des personnes qui m’ont marqué, des lieux qui ont été importants à mes yeux et j’ai surtout eu le temps et le loisir de marcher dans cette belle ville et d’observer. Observer cette capitale et ses habitudes, ses individus et ses incongruités. Un jour j’ai voulu les écrire, en parler et les transmettre et c’est de ces volontés qu’est né ce présent recueil. Il n’y a pas que des poèmes descriptifs ; j’ai aussi beaucoup écrit sur moi-même, mon jeune passé et mes envies de devenir. Un peu de vague à l’âme accompagné par quelques écrits musicaux. En me relisant je comprends tout ce que j’ai écrit et j’en suis assez heureux d’avoir réussi à coucher sur le papier (ou rentrer sur l’ordinateur) ces impressions qui ne regardaient que moi au départ mais que rapidement j’ai eu envie de partager.

Je parle aussi de mes peines personnelles plus faciles à décrire à l’écrit qu’à l’oral.

 

Quelques mots sur le recueil : 


 

C'est un recueil de poésie. C'est un échantillon d'images, d'instantanés issus de ma vie à Bruxelles. Des rencontres, des lieux, des émotions. J'y parle de gens que je connais mais qui eux ne me connaissent pas. J'y décris des situations vécues que j'avais envie d'exprimer depuis longtemps. C'est une belle occasion de parler de moi aussi. 

 

Un poème : 

 

Le matin mes yeux s’ouvrent ma bouche moins
un goût de la veille
amer m’innerve

Ai-je rêvé
où suis-je en train
mais l’un des deux est mieux le bonheur là-bas est vieux

le soir mes yeux se ferment ma bouche parle
au goût Vermeer
ma mère s’insère

 

Publié dans présentations

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Fiches auteurs... De nouveaux titres aux Editions Chloé des Lys !

Publié le par christine brunet /aloys

Fiches auteurs... De nouveaux titres aux Editions Chloé des Lys !
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Viktoria Laurent-Skrabalova nous présente son recueil de poésie "Le berceau nommé mélancolieé

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Viktoria Laurent-Skrabalova est née dans un pays qui n'existe plus, la Tchécoslovaquie. Le fait d’avoir connu un régime avant de passer à un autre a très probablement influencé son écriture. Depuis l'âge de huit ans, elle écrit des courts textes nourris de son imagination. Elle a été primée plusieurs fois dans des concours littéraires en Slovaquie et en République Tchèque. De nombreux poèmes ont été publiés dans diverses revues littéraires françaises (Ce qui reste, Florilège, 2000 Regards, ...).

Elle a publié quatre livres de genres différents (recueil de nouvelles, livre pour enfants, recueil de poésie) chez des éditeurs en Slovaquie et en France.

 

Résumé

Le Berceau Nommé Mélancolie est une plongée dans une mélancolie palpitante, vibrante d'énergie et d'espoir. Chaque mot a sa place et son importance. Les vers dansent dans un tourbillon, dévoilent les pensées de l'auteure sans trop les dénuder. Ils peuvent être remplis de mélancolie comme ils peuvent n'être qu'un calme avant la tempête. Avant que la révolte, la volonté de surmonter les difficultés de vivre, ne reprenne leur règne.

 

Extrait

La femme d’une ville morte

 

Dans des rues vides,

Sous les réverbères torturés,

Je suis ton ombre.

Je serai ta femme.

 

Sous un ciel éclairé

De lanternes éternelles,

Ton nom sera oublié.

Je serai son écho.

 

Quand l’aura des souvenirs

Pulsera comme un cœur,

De peur d’être effacée.

Je l’envelopperai dans la soie

Pour la ranger avec

D’autres mémoires.

 

Dans le sifflement du vent,

Perdu dans les restes des cheminées.

Je danserai avec la poussière,

Couverte du regard des vitres cassées.

 

Sous le poids du temps,

Je serai ton pilier.

Dans une tempête d’oubli,

Je suis l’épouse d’une ville morte.

Publié dans présentations, Poésie

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Philippe Desterbecq nous présente son nouvel ouvrage, un recueil de nouvelles "Ici ou au-delà"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Passionné de livres, Philippe Desterbecq s’est lancé dans l’écriture de nouvelles au début des années 2000 en participant à des concours d’écriture. 
Pendant ses 35 années de travail dans l’enseignement, il a pu rencontrer la littérature jeunesse et écrire un conte pour enfants « L’étoile magique », suivi de « Le livre magique ». Un troisième tome attend le verdict du comité de lecture. Il s’intitule « Le talisman magique » et termine la série des histoires « magiques ». 
Après avoir écrit quantité de nouvelles, Philippe a publié un recueil intitulé « Textes et nouvelles de moi » aux éditions Elzévir. 
« Ici ou au-delà » est donc son deuxième recueil. Des histoires vraies, un peu d’irréel, de piment, de suspense et ces nouvelles sont nées. 
Un premier roman est prévu pour fin janvier 2019.

 

Ici ou au-delà : résumé 
 

Il est très difficile de résumer un recueil de nouvelles. Je vais toutefois essayer de vous en parler en quelques lignes.

Tout d’abord, il faut savoir que toutes ces histoires sont vraies ou du moins la base est réelle puisqu’elles sont issues de brèves que j’ai lues à droite ou à gauche. J’ai brodé à partir d’un personnage, je lui ai inventé une vie, je l’ai confronté à d’autres héros, je l’ai placé dans diverses situations. Bref, je lui ai créé une vie qu’il n’a pas vécue à part l’événement lu dans ces petits articles de journaux.

L’originalité de ce recueil, il me semble, est qu’un personnage d’une nouvelle se retrouve dans la suivante. Pour boucler la boucle, le héros de la dernière rejoint celui de la première.

Nous commençons ces nouvelles avec un oncologue qui se trouve face à la maladie de sa meilleure amie. Pourra-t-elle la sauver ?
La filleule de cette femme médecin, Line, se retrouve face à son sosie parfait, Valérie dans la deuxième nouvelle.
Valérie va rendre visite à sa petite cousine Lilou, petite fille diabétique qui sera sauvée par son chat dans la troisième histoire.
L’héroïne du quatrième texte est Maïté, la marraine de Lilou. Le mari de la jeune femme s’est enfui avec son fils Malik au Maroc. Elle ne pense qu’à une chose : le retrouver ! 
La meilleure amie de Maïté est Claudine. Elle, son mari Viktor et leur petit garçon, Sébastien quittent tout pour le pays des kangourous. Là-bas, le gamin disparaît. Claudine fait appel à une voyante pour le retrouver…
Et la dernière nouvelle permet au lecteur de retrouver l’oncologue de la première qui sera amenée à soigner la voyante. Celle-ci lui révèle d’étranges choses…

 

 

Extrait du recueil

 

Adèle sourit.  Ses pensées s’envolèrent vers l’hôpital. En quelques secondes, elles firent le tour de sa vie : son diplôme obtenu avec facilité, son travail d’infirmière qui lui fit rencontrer Lisette, ses fiançailles, son mariage, la naissance de son fils puis l’accident, la mort de celui à qui elle avait donné le jour, l’enterrement, la dépression qui s’en suivit, sa démission et puis son divorce qui avait achevé de la mettre à terre. Puis il y avait eu la tentative de suicide et sa lente remontée des enfers grâce à Lisette notamment. Cette femme était un ange. Non seulement elle soignait ses patients – ce qui était tout à fait normal – mais elle leur rendait visite chez eux, elle répondait à leurs nombreux coups de téléphone, même en pleine nuit, elle assistait à leur enterrement – car, bien sûr, un certain pourcentage d’entre eux mourait quoi qu’elle en dise – mais elle était toujours là pour ceux qu’elle aimait et elle avait toujours soutenu son amie. Avec tout ce temps passé pour les autres et pour d’autres raisons qu’elle ne s’avouait pas,  elle n’avait pas pu avoir  d’enfants. Adèle ne savait pas si ça lui manquait. Ils formaient un beau couple, elle et Claude. Ils s’entendaient très bien, même s’ils ne se voyaient pas beaucoup.

Adèle aurait voulu avoir plusieurs enfants mais la vie en avait décidé autrement. Le Ciel ne lui avait donné aucun autre fils que Baptiste, et puis, il le lui avait repris. Il avait vingt ans ! Vingt ans, c’est la fleur de l’âge. Il ne connaitrait jamais l’amour d’une femme, la joie d’être père, la tristesse de perdre ses parents. Il ne saurait jamais les joies et les peines d’une vie.

Adèle, elle, savait ! Elle savait la souffrance, le cœur qui explose, la tête qui cogne, les muscles qui lâchent, les larmes qui coulent sans arrêt comme une source vive, qui brûlent les paupières, qui encombrent la tête, qui bouchent le nez. Elle savait la douleur, le cri désespéré, cette impression de vide intersidéral, de gouffre sans fond, de ciel noir, de soleil mort. Oui, c’est ça, son soleil s’était éteint et il ne brillerait plus jamais.

Elle avait perdu pied, abandonné son travail, perdu goût à l’existence, s’était enfoncée dans un marais inextricable. Et, par la même occasion, elle avait perdu son mari. C’était normal. Il vivait depuis trop longtemps avec l’ombre d’une femme. L’autre l’avait éclipsée complètement, effacée de son existence et Adèle trouvait ça normal.

Après sa tentative de suicide, elle avait passé plusieurs mois à l’hôpital, mais plus comme infirmière cette fois, comme patiente, comme malade, comme folle ! Elle ne s’était plus trouvée dans le service d’oncologie mais en psychiatrie !

Lisette était venue la voir plusieurs fois par jour, elle lui apportait des fleurs, des bonbons, des revues, des romans, mais elle ne touchait à rien. Elle passait son temps couchée sur son lit à regarder le plafond et ses craquelures.

Lisette avait alors pris l’habitude de s’asseoir sur son lit et de lui lire des passages de ses romans préférés, des textes positifs, des phrases qui faisaient réfléchir, qui lui avaient fait comprendre qu’elle n’était pas la seule au monde à souffrir.

Lisette puisait dans les livres de Laurent Gounelle, de Frédéric Lenoir, d’Agnès Ledig, … Elle lui lisait des citations du Dalaï-Lama, de vieux philosophes. Elle était imperturbable, ne se décourageait jamais, ramenait chaque jour des mots positifs qui, petit à petit, pénétraient le cœur d’Adèle, s’insinuaient dans son cerveau malade.

Un jour, son amie laissa son roman sur le bord du lit en partant et Adèle se mit à lire la suite de cette histoire qui lui plaisait, qui lui faisait du bien.

A partir de ce moment, elle dévora tous les livres que Lisette lui amenait. Elle n’en avait jamais assez. C’était une véritable boulimie mais une boulimie qui ne faisait pas grossir, une boulimie qui lui faisait oublier, l’espace d’un instant, qu’elle était malheureuse.

Publié dans présentations

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Didier Fond nous présente son nouvel ouvrage, "Les somnambules"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait :

Une chaleur lourde, obsédante, écrase la ville. Quel mois sommes-nous ? Quelle date ? Les saisons n’existent plus. Je sais qu’il est midi lorsque le soleil culmine à l’horizon, je sais que c’est le soir quand le ciel s’obscurcit. L’alternance du jour et de la nuit est le seul point de repère temporel qui nous reste. Quand je pense qu’avant, chaque heure avait sa signification, sa fonction, ses occupations… Tout était si bien réglé qu’il me restait peu de temps pour me rendre compte que, justement, le temps passait, à une vitesse démentielle. Il continue, d’ailleurs. C’est bien la seule chose qui n’a pas changé. J’ai seulement désormais la possibilité de le regarder s’écouler et l’entière liberté de ne faire que cela et paradoxalement, c’est au moment où je pourrais enfin le toucher du doigt, le matérialiser, que je m’en désintéresse le plus…

 

Nous marchons en silence dans les rues désertes. Pas un bruit. Je me souviens de mes premières promenades, seul, à travers la ville. J’ai parcouru des kilomètres à la recherche d’un visage, d’une voix, d’une présence. J’aurais préféré, je crois, marcher au milieu d’un champ de ruines. Mais tout avait l’air si tranquille, si semblable à ce qui existait avant… J’avais devant les yeux une ville qui ressemblait traits pour traits à celle que j’avais quittée quelques jours auparavant, absolument intacte, mais vide, abandonnée à son sort, condamnée à contempler dans les eaux de ses deux rivières le reflet de sa propre agonie.

 

Toutes ces maisons qui me dévisageaient de leur mille yeux grand ouverts, qui semblaient se pencher sur moi, me suivre du regard tandis que j’avançais le long des avenues et des quais déserts… Je me revois marchant au hasard, monologuant à voix haute, essayant même parfois de chanter pour briser l’angoissant silence qui m’entourait ; et, saisi, d’une véritable folie, grimper quatre à quatre l’escalier d’un immeuble, marteler toutes les portes de mes poings, crier les noms que je lisais,  gravés sur les plaques de cuivre, redescendre, recommencer ce manège dans un autre immeuble, jusqu’à ce que, ivre d’épuisement et de peur, je m’effondre en pleurant sur les marches, la tête entre les mains. Comment, à cet instant-là, ai-je résisté à l’envie d’en finir ? Comment, alors que j’étais parvenu au bord du fleuve, ai-je eu le réflexe de me rejeter en arrière et de m’enfuir loin de la tentation ? Comment enfin, arrivé chez moi, ai-je pu tenir toute une nuit, assis sur une chaise, le regard fixé sur la bougie qui se consumait, partagé entre l’intense désir de mourir et la terrible peur de la mort ? Sans doute n’avais-je pas atteint le dernier degré du désespoir, acquis cette morne résignation, cette indifférence de ceux qui ont connu le pire et qui n’ont plus rien à attendre, plus rien à espérer et plus rien à redouter.

 

A deux, c’est différent. La conversation permet d’oublier un moment l’absence de la foule et le silence. Tandis que nous nous dirigeons vers les quais du fleuve, je l’entends me raconter sa vie dans son village de montagne. Il me parle de sa solitude, de cette envie chaque jour plus forte qui le tenaillait : partir. Ce n’est pas la première fois qu’il évoque devant moi son existence de reclus, et c’est d’une oreille distraite que j’écoute pour la énième fois ce récit. Il ne lui aura pas fallu bien longtemps pour attraper le virus de Saint-Jean : raconter sa vie dans les moindres détails, à la moindre occasion, devant n’importe quel auditoire, aussi réduit et inattentif soit-il. Fera-t-il bientôt comme Eralda qui tient de longs discours à son reflet dans le miroir ?

 

Biographie :

Né à Lyon en 1955, c’est très jeune que Didier Fond s’intéresse aux livres et à l’écriture. Cet intérêt pour la littérature va le pousser vers des études de lettres modernes qui déboucheront sur une carrière d’enseignant de Lettres. Pour prenant qu’il soit, ce métier ne l’empêchera pas d’écrire des romans, d’abord pour son plaisir, puis avec l’intention de les faire publier. Les Somnambules est  le cinquième roman publié par Chloé des Lys.

 

Résumé du livre :

Dans une ville quasiment déserte, brulée par une chaleur torride, un groupe de personnes continue de vivre comme si rien ne s’était passé. D’ailleurs, qu’est-il arrivé pour transformer cette cité en désert ? On ne le sait pas. Le groupe est cependant soumis à deux menaces meurtrières : celle d’une maladie qui se révèle souvent mortelle, et celle des Gardiens de la Nuit, rescapés de cette maladie mais transformés en monstres…

L’arrivée soudaine d’un ami du narrateur va-t-elle permettre de modifier en mieux cette situation ou va-t-elle au contraire précipiter les événements vers une catastrophe finale ?...

Publié dans présentations

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Pour bien commencer l'année...

Publié le par christine brunet /aloys

François Beukels et ses carôttins !

François Beukels et ses carôttins !

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L'INTERVENTION IMAGINAIRE D'UN ARCHER AUX FUNÉRAILLES DE LOUIS, une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

L'INTERVENTION IMAGINAIRE D'UN ARCHER

AUX FUNÉRAILLES DE LOUIS


 

Louis est un exemple pour nous tous puisqu'il s'est initié au tir à l'arc alors qu'il avait déjà plus de trente ans.
 

Lors de ses nombreuses conférences, il citait aussi bien Einstein que le Cardinal Gartompi, grand prêcheur de Vérone et confesseur de deux papes.
 

La musique lui était indispensable. Je l'ai vu réaliser une série de 180 points, le maximum, alors qu'il fredonnait le premier mouvement de la 7e symphonie en ut majeur, opus 60 de Dimitri Chostakovitch.
 

Les crises d'alcoolisme qui ont marqué sa vie lui ont aussi valu de connaître la prison. Il avait eu l'idée saugrenue de poser son petit-fils sur la tête d'une pomme.
 

Si tout cela se termina sans drame, c'est grâce au sang-froid de sa compagne qui s'était coupé le sein gauche pour lui faire plaisir et lui garantir une jouissance parfaite lors de l'acte sexuel.
 

Louis passait de la joie la plus grande au découragement profond uniquement en fonction de sa réussite en tant qu'archer.
 

Ses dernières paroles ont été pour Beethoven qui, hélas, n'en a pas saisi un traître mot !
 

Repose en paix, cher ami archer et fais flèche de tout bois, là où tu es !
 

Je terminerai par quelques phrases de l'excellent livre de Louis, "Le tir à l'arc et moi", grand prix de la F.I.T.A. (Fédération Internationale de Tir à l'Arc) qui fait toujours autorité :

 

… "Mes élèves dans les différentes disciplines que j'ai pratiquée au long de ma vie (que dis-je mes élèves, mes disciples) m'ont enseigné toutes et tous la patience du cobra, la vivacité de la veuve noire et le regard de l'aigle.

 

Patience : pendant de longs instants, répéter la même phrase musicale pour qu'elle devienne parfaite et en adéquation absolue avec les autres choristes.


Vivacité : prendre une bonne décision en étant sûr que c'est la meilleure. L'électronique moderne ne se contente plus d'à-peu-près ! Faire mieux que la concurrence et moins cher.
 

Regard : Se fier à ce que l'on voit alors que notre position d'archer est chaque fois identique. Mon défi de tirer les yeux fermés est toujours d'actualité pour les experts de l'art qu'est le tir à l'arc" …


 


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

Publié dans Textes, Nouvelle

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