Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog Aloys

Articles récents

L'avis du blog "D'un livre à l'autre" pour le Boîteux de Grattebourg, de Rolande Michel

7 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://phildes.canalblog.com/archives/2016/02/06/33300821.html#c68545003

http://phildes.canalblog.com/archives/2016/02/06/33300821.html#c68545003

L'avis du blog "D'un livre à l'autre" pour le Boîteux de Grattebourg, de Rolande Michel

06 février 2016

Le boiteux de Grattebourg de Rolande Michel

De temps en temps, je suis attiré par un roman de la maison d'édition Chloé des Lys. Je fais une liste de mes envies et, un jour, je les commande tous.

C'est ainsi que "Le boiteux de Grattebourg" est arrivé chez moi. Comme le titre comporte un "X" qui vaut 10 points, je l'ai lu tout de suite.

Grattebourg, c'est un village où l'on vit à l'ancienne, un village hors du temps, un village dans lequel chacun se mêle des affaires des autres. Le village vit à une époque que j'aurais située il y a un siècle au moins, mais les habitants ont la télévision ce qui situe l'histoire se déroule au milieu du XXè siècle.

Quant aux personnages, la modernité ne les a pas atteint. Ils vivent un peu comme vivaient nos grands-parents.

Beaucoup de personnages (un peu trop, selon moi) évoluent dans ce monde rural empli de superstitions. Il y a tout d'abord le boiteux, ce gamin abandonné par sa mère et confié par la suite aux soeurs du couvent. Sa difformité et sa laideur font qu'il est rejeté par les autres enfants et qu'il ne fréquente pas beaucoup l'école.

Pourtant il sait lire et se met à fréquenter le rebouteux qui soigne les gens gratuitement et qui va le prendre comme élève. La relève est ainsi assurée.

Dans le village, il y a aussi Maria qui lit dans le marc de café, est sans doute un peu sorcière. Les paysans s'en méfient, même si les gens de la ville viennent lui demander leur avenir.

Le curé, le notaire, l'institutrice, le boulanger, Léonie, la doyenne du village, sont les autres personnages importants du récit.

Tous vivent dans une relative tranquillité jusqu'au jour où des événements viennent perturber les villageois : des poules sont égorgées, les abeilles meurent après avoir attaqué l'apiculteur, des vagues secouent le lac tranquille depuis la nuit des temps, et surtout, un chat noir rôde dans le village et fait peur aux enfants.

Les villageois doivent trouver un coupable à tous ces phénomènes et leurs regards se tournent vers le boiteux, vers Maria, la voyante et vers le château...

Le château surplombe Grattebourg. On croit le comte mort depuis longtemps et pourtant les villageois remarquent de la lumière le soir.

Voilà qu'un beau jour, Anselme, le boiteux y est amené et enfermé...

La fin du récit entraine le lecteur vers le surnaturel, ce qui, pour moi, n'était pas nécessaire. On s'éloigne, en effet, alors, de ce que j'aurais pu appeler "un roman du terroir".

Un livre très bien écrit qui plonge le lecteur dans une période intemporelle...

Lire la suite

Tempête des temps, une nouvelle signée Marie-Noëlle Fargier

6 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Tempête des temps, une nouvelle signée Marie-Noëlle Fargier

Tempête des temps

Quand je suis jeune, je tortillais sans cesse une mèche de cheveux avec mon index et le chef des coiffeurs me rasa. Quand je suis jeune, le banc de l'école devenait un navire qui flottait dans tous les airs, et le chef des cahiers m'emprisonna dans ses murs à chaque envol. Quand je suis jeune, je répondais finement à la parole absolue et le chef des saints patrons me renvoya à mes casseroles. Quand je suis jeune, je levais la tête pour sentir la pluie sur mon visage en fermant les yeux et le chef des regards me camoufla sous un parapluie. Quand je suis jeune, dans des bras je devenais Hathor et le chef de la musique coupa le son. Quand je suis jeune, je ne résistais pas à l'appel de l'onde et le chef des canards, de la berge siffla pour me remettre à ma place, sur la terre ferme. Quand je suis jeune, je riais si fort, que le chef du silence me fit taire. Quand je suis jeune, je griffonnais mes pensées sur des feuilles de papier volées et le chef des lecteurs ricana. Et puis un jour...

Quand j'étais vieille, je laisse mes cheveux rebelles et de ma main les ébouriffe sans cesse et le chef des coiffeurs démissionne. Quand j'étais vieille, je choisis mon navire d'école, et je renvoie le chef des cahiers. Quand j'étais vieille, je sens la pluie sur mon visage et le chef des regards perd un œil. Quand j'étais vieille, le rachis d'hiver gèle Hathor et je suis ma petite fille qui danse, chante fort en fermant les yeux et le chef de la musique oublie son solfège. Quand j'étais vieille, je glisse dans l'eau magique et le chef des canards joue du piano. Quand j'étais vieille, mes éclats de rire comblent mes rides et je bâillonne le chef du silence. Quand j'étais vieille, j'écris sur des pages, des pages et des pages ma liberté et le chef des lecteurs perd ses lunettes.

Fini la course aux échalotes !

PS : Action qui consiste à forcer quelqu'un à courir ou partir en le tenant par le col et par le fond du pantalon.

Conclusion : C'est pas si mal "vieillir", c'est même bien, sauf qu'il existe encore des chefs chez certains vieux et certains jeunes craignent la pluie sur leur peau mais je crois qu'il suffit de mélanger les temps et oser ce qu'il y a de meilleur :)

Lire la suite

L'extrait d'un conte, tiré du recueil de Christina Previ, "Temps d'aventures"

5 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

L'extrait d'un conte, tiré du recueil de Christina Previ, "Temps d'aventures"

Un extrait du livre "Temps d'aventures" qui est un recueil de contes pour enfants.

C'est un morceau du troisième conte intitulé : "Les disparus de Vencolin"

L'extrait d'un conte, tiré du recueil de Christina Previ, "Temps d'aventures"

Les disparus de Vencolin.

Il existe un beau et lointain pays, au milieu de douces collines arrondies comme le dos de gros éléphants endormis. Le vent léger qui y circule est parfumé de jasmin et, certains soirs, son souffle léger chante en se faufilant dans les arbres.

Un soir dans le joli village de Vencolin, eurent lieu des phénomènes inquiétants. Une musique étrange emplit l'air, elle venait du côté du cimetière.

Ensuite, eurent lieu des disparitions… La première, fut celle de la petite Leslie qui, malgré l’interdiction de ses parents, s’était faufilée dans le jardin pour appeler son chat, l’avait suivi et n'était pas rentrée. Ses parents l’appelèrent en vain, tout le village la chercha mais on ne trouva aucune trace d’elle.

Quelques jours plus tard, la triste mélopée s’était à nouveau fait entendre. Le jeune Damien un peu éméché, suite à une dispute avec sa fiancée, s’était dirigé vers le cimetière puis, évaporé sans laisser aucun indice ! La troisième fois, ce fut le tour du vieil Amédée qui était un peu sourd. Il était sorti se promener en bougonnant mais on ne le retrouva ni lui, ni sa canne, pas plus que son chapeau.

Ces disparitions firent le tour du pays, et les habitants de Vencolin furent pris de panique.

Lire la suite

Jean-Claude Texier nous présente en images "Loozie Anna", son nouveau roman

4 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations, #vidéo

Lire la suite

Interview de Carine-Laure Desguin dans Le Recap

3 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Interview de Carine-Laure Desguin dans Le Recap

— Mais Carine-Laure, tu fuis ? Tu as le temps, c’est le week-end, cool…

— Serge, mille excuses, on se verra demain plus longtemps si tu veux (Serge Budahazi, bibliothécaire www.bourgeon.be)

— Oui, il faut que tu me parles un peu de ta participation à la Foire du livre de Bruxelles, l’entrée est gratuite cette année, c’est vrai ça ?

— Oui, je t’explique demain mais là, je suis pressée. Philippe de Riemacker, l’animateur, m’attend. Interview pour son émission hebdomadaire, le Récap : https://www.facebook.com/groups/754456564685104/?fref=ts

— Super ça, c’est pour quelle radio ?

— Ben Radio Compile, tu ne connais pas Radio Compile ?

https://www.facebook.com/radiocompile/?fref=ts

Le lendemain

— Alors, miss, tu as répondu à toutes les questions ou tu as eu besoin de ton jocker ?

— Pour la dernière question, oui, j’aurais bien aimé un jocker !

— Allez, fais-nous écouter ça !

— C’est ici, Serge :

https://www.youtube.com/watch?v=ImgJR9nX1FY&feature=youtu.be

https://www.facebook.com/groups/754456564685104/?fref=ts

Une belle expérience et encore merci à Philippe De Riemacker pour ce beau partage.

Radio Compile, une web radio de plus en plus écoutée.

— C’est bien, Carine-Laure, c’est bien. Et à présent, tu t’affaires pour la Foire du livre ?

— Oui Serge ! Je serai sur le stand des éditions Le Coudrier, stand 408 !

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/01/11/33198054.html

— Rien ne t’arrête…Pour ceux qui en douteraient, voici le press book de Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

Interview de Carine-Laure Desguin dans Le RecapInterview de Carine-Laure Desguin dans Le RecapInterview de Carine-Laure Desguin dans Le Recap
Lire la suite

Insomnie d'hiver, une nouvelle de Patrick Beaucamps

2 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Insomnie d'hiver, une nouvelle de Patrick Beaucamps

Une congère glisse le long du toit et me réveille brusquement. Après un rapide coup d’œil au réveil, je constate que ma nuit est loin d’être terminée. Je me réinstalle confortablement et écoute la respiration régulière de ma femme. Je relève la tête et l’approche de son visage. De fines perles de transpiration luisent au-dessus de sa lèvre supérieure. Avec précaution, je tends la main et enlève délicatement quelques cheveux qui lui collent aux joues. Je reprends place ensuite de mon côté du lit, à bonne distance d’elle, et ferme les paupières.

Un train siffle au loin, j’entends le givre des caténaires qui crépite sur son passage. Vaincu par l’insomnie à présent, je sors du lit en prenant garde de faire le moindre bruit. Une demi-lune éclaire mes pas. Je traverse le couloir et pénètre sur la pointe des pieds dans la chambre de ma fille. Enroulée dans sa couette, son ours en peluche coincé sous le bras, elle dort paisiblement. Je m’approche du lit, pose une main sur son front et remarque que la fièvre est finalement tombée. Les mains enfoncées dans les poches de mon peignoir, je l’observe un moment en me disant que nous pouvons enfin souffler, maintenant que le risque de pneumonie est écarté. Une voiture passe en patinant sur la chaussée verglacée. L’éclat de ses phares balaie les murs et me sort de mes pensées.

En bas de l’escalier, je vois que le thermostat est tombé sous les dix-sept degrés. Mon épouse et ma fille se lèveront d’ici quelques heures et même si le niveau de mazout diminue à vue d’œil, j’augmente quelque peu la température. Le doigt sur le poussoir, je repense au feu au bois que nous avons toujours eu l’intention d’installer dans un esprit d’économie et réalise que je dois à présent y songer sérieusement.

En me voyant entrer dans le living, le chat miaule et vient se frotter avec insistance contre mes jambes. Le silence réapparait lorsqu’il reçoit ce qu’il veut et s’y attaque goulument. Je me sers un verre de lait et vais m’asseoir sur le canapé où je parcours quelques magazines féminins sans grande attention. Mes yeux tombent soudain sur la médaille du travail posée sur le buffet. Je l’ai reçue au printemps pour mes vingt ans de bons et loyaux services au sein de l’entreprise. Mon père était également présent ce soir-là. Cette cérémonie avait été pour lui l’occasion de revoir certains de ses anciens collègues et d’évoquer les souvenirs de leurs carrières. Il est décédé quelques mois après, en pleine canicule d’août. Il n’a pas vu la chute vertigineuse de l’usine, ni la mienne. Il valait mieux dans un sens. Une crise cardiaque foudroyante était préférable à un long et douloureux chagrin.

J’actionne la télécommande et passe d’une chaîne à l’autre. Journal télévisé en boucle, voyance en direct et météo semblent être les seuls programmes nocturnes. Je soupire, coupe le poste et passe à la cuisine me resservir un verre. J’en profite pour faire la vaisselle et mettre un peu d’ordre sur le plan de travail. Le bruit que fait le fréon circulant dans le frigo m’inquiète. Il a déjà douze ans et pourrait nous lâcher d’un jour à l’autre. Laissant le chat à sa toilette, j’éteins et quitte la pièce.

Au garage, j’allume une cigarette et me poste devant la fenêtre que j’ouvre en grand pour faire disparaître la fumée. Le froid me pique les joues et la buée qui sort de ma bouche se mêle aux volutes bleues du tabac. Je repousse du dos de la main la neige qui s’est accumulée sur le rebord puis m’assieds sur la vieille malle contenant quelques souvenirs de mon père. Parmi eux, de vieilles photos jaunies, quelques livres et la carabine de chasse qu’il affectionnait tant. Je songe à ma femme qui va devoir faire des heures supplémentaires pour nous permettre de payer les traites de la maison, au joint de culasse fissuré de la voiture et aussi à la facture impayée des pompes funèbres. La chaudière qui se met en route me fait sursauter. Mes réflexions m’avaient mené jusqu’au contrat d’assurance vie que nous avons contracté en début de mariage. Une belle somme pouvant régler nos dettes et les mettre à l’abri du besoin toutes les deux.

Le soleil se lève à l’horizon et la maison baigne déjà dans un demi-jour. Dans la chambre, elle s’est glissée au centre du lit, la tête enfouie sous l’oreiller et la couverture entière ramenée en tas sur elle. La lumière qui pénètre à travers les rideaux vient caresser timidement son corps encore absent de la réalité. Depuis l’embrasure de la porte, je la regarde et prie le ciel de nous venir en aide.

PATRICK BEAUCAMPS

Lire la suite

Quoi de neuf sur notre blog en mars ?

1 Mars 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !
Nouvelles parutions !

Nouvelles parutions !

Nos foires et salons en mars et avril :

  • 5-6 mars : Salon de Braine L'Alleud "Elles se Livrent" avec Silvana Minchella
  • 12-13 mars : Salon du livre de Bondues avec Laurent Dumortier, Jean Gualbert, Vincent Knock, Louis Delville, Micheline Boland
  • 1-2 avril : Salon du livre Auchan Brétigny s/Orge (91) avec Christine Brunet, Sophie Vuillemin, Jean Gualbert, Nikos Leterrier, Jean-Claude Texier
  • 10 avril : Salon de Figeac avec Christian Eychloma, Philippe Couillaud, Emmanuel Serdet et Jean Gualbert

***************************************************************************************************

Les auteurs à l'honneur :

  • Patrick Beaucamps
  • Carine-Laure Desguin
  • Jean-Claude Texier
  • Christina Prévi
  • Marie-Noëlle Fargier
  • Rolande Michel
  • Salvatore Gucciardo
  • Marcelle Dumont/Michel Beuvens
  • Bob Boutique
  • Christine Brunet
  • Jeanne R.
  • Ani Sedent
  • Joël P. Volpi
  • J.F. Foulon
  • Laurent Dumortier
  • Sophie Vuillemin
  • Philippe Couillaud
  • Philippe Desterbecq

Et notre concours à partir du 15 mars. Vote sur le dernier texte du concours.

Lire la suite

"L'édition"... Un billet d'humeur signé Jean-François Foulon

29 Février 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Obscurité
Obscurité

Chaque année, la quantité de livres publiés augmente. Je ne sais plus où j’ai lu que lors des vingt-cinq dernières années le nombre de livres sur le marché avait doublé mais que dans le même temps le nombre de lecteurs avait diminué de moitié. Soit un rapport de un à quatre. A côté de cela, l’impression numérique se renforce. Ainsi, j’ai reçu hier dans ma boîte mail une publicité d’Amazone qui propose à n’importe qui de publier en ligne et gratuitement tout manuscrit qui traînerait dans un tiroir. En gros, cela signifie qu’après la disparition des libraires, celle des éditeurs est déjà programmée. Quant au contenu qui sera alors proposé au public, on ne peut que rester perplexe quant à sa qualité. Le meilleur côtoiera le pire. Déjà que certains éditeurs publient un peu n’importe quoi, préférant miser sur des auteurs qui leur rapporteront de l’argent plutôt que de sélectionner des textes vraiment littéraires.

On peut comprendre une telle démarche de la part d’un petit éditeur, qui chaque mois risque de devoir mettre la clef sous le paillasson. Il est bien obligé, de temps à autre, de publier des textes qui plairont au grand public afin d’assurer l’équilibre de ses comptes. Le problème, c’est que les grandes maisons, qui ont pourtant les reins plus solides, ont tendance à faire la même chose, surtout depuis qu’elles ont été rachetées par de grands groupes et qu’elles ont perdu leur pouvoir de décision.

Et c’est là sans doute que se situe le nœud du problème. On avait autrefois des éditeurs (petits ou grands) qui se faisaient un honneur de publier des textes de qualité. Aujourd’hui, à partir du moment où ce sont les actionnaires qui décident, il est clair que l’aspect littéraire d’une œuvre devient tout à fait secondaire et que seul compte le profit. Bref, on vend des livres comme on vend du savon ou des boîtes de conserve. Du coup, on comprend mieux pourquoi on publie autant de livres ces dernières années. Cette profusion n’est pas liée à un besoin du grand public, qui subitement s’intéresserait à la littérature. Non, elle est simplement liée à la volonté de faire de l’argent. Ne nous y trompons donc pas. S’il y a plus de livres sur le marché, ce n’est pas qu’il y ait plus d’auteurs désireux de faire passer un message, mais simplement que le monde de l’édition est maintenant aux mains de grands financiers.

Notre société a la littérature qu’elle mérite. Les idéologies et les idéaux ont été bannis au profit d’un matérialisme marchand. Dieu sait que je ne suis pas religieux dans l’âme, mais alors que j’éprouve du respect pour la grandeur et la beauté des cathédrales (et même pour l’apologie du sacré que ces constructions de pierres nous livrent), je n’en ai aucun devant le consumérisme qu’on nous impose pour le plus grand profit de quelques privilégiés.

Pour se convaincre de cette mainmise de l’argent sur la littérature, il suffit de feuilleter la presse, qui nous offre régulièrement le classement des meilleures ventes. On ne nous dit plus pourquoi, sur le fond, telle œuvre est excellente, on nous dit qu’elle est bonne parce qu’elle s’est bien vendue. Curieux raisonnement, mais raisonnement particulièrement vicieux car outre le fait qu’on ne sacralise que ce qui se vend bien, on en profite pour influencer les lecteurs potentiels qui n’auraient pas encore acheté le dernier roman à succès. « Comment, vous ne l’avez pas encore lu ? Mais il s’est vendu à 300.000 exemplaires ! » On joue donc sur le côté moutonnier du public pour lui dire ce qu’il doit lire et le critère, on l’a vu, est purement commercial. Est forcément bon un livre qui se vend bien. En d’autres termes, l’excellence se mesure à l’échelle du profit et le succès prime sur le talent.

Quelle est triste cette société où les mots se sont effacés devant les chiffres !

Vous me direz que ce n’est pas parce qu’un livre se vend bien qu’il est forcément mauvais. Non bien sûr et heureusement, d’ailleurs. Il n’empêche que cette course effrénée au profit fausse le jeu puisqu’elle intervient dans le contenu des livres. On édite à condition que le sujet du livre risque d’intéresser le plus grand nombre. Point de recherche philosophique pointue donc, ni de réflexion par trop existentielle. Point non plus de livre qui remettrait en cause les « valeurs fondamentales» de notre société ou qui dénoncerait le système lui-même (la toute-puissance de l’argent au détriment de l’humain, par exemple). Non, on recherchera des sujets consensuels, un peu choquants à la limite, mais qui se vendront bien.

Le cinéma n’échappe évidemment pas à cette dérive. Outre le fait que les films américains (violence et sexe) ont la cote auprès du grand public (il est vrai que dès 1945, dans le cadre du fameux plan Marshall, les USA avaient imposé qu’un certain nombre de films américains soient projetés dans nos salles et que les chansons américaines atteignent un certain quota à la radio) il est clair que les commentateurs ne parlent plus que du sujet traité. On a rarement une réflexion poussée sur les qualités artistiques du film en lui-même (prises de vue, qualité des images, jeu des acteurs, déroulement de l’intrigue, manière dont elle est traitée, etc.) mais plutôt des commentaires sur le sujet traité (thèmes du divorce, du viol, de la fidélité dans le couple, de la maladie, etc.).

Un roman, à son tour, aura plus de chance d’être édité s’il aborde des faits de société ou une tranche de vie. A la limite, si un citoyen ordinaire a vécu une expérience traumatisante, on ira le trouver pour lui demander de raconter son histoire. Qu’il ne sache pas écrire et qu’il ne l’ait jamais fait n’a pas beaucoup d’importance. On lui trouvera bien un « nègre » pour rédiger à sa place. Cela nous fera un best-seller (je déteste ce mot et pas seulement parce qu’il est anglais) qui sera vendu à 100.000 exemplaires en une semaine et dont la durée de vie n’ira pas au-delà, mais qui aura rapporté beaucoup d’argent à ses commanditaires.

L’argent, toujours l’argent, donc. A titre d’exemple, voici le titre d’un article concernant le film « Star Wars » que je me garderai bien d’aller voir : « Star Wars en passe de devenir le film le plus rentable de tous les temps ». Le plus rentable ? Sans doute, mais qu’est-ce qu’on s’en moque ! J’invite d’ailleurs les plus courageux d’entre vous à lire l’article en entier. Ils verront à quoi se réduit la critique cinématographique dans certains journaux grand public : http://www.7sur7.be/7s7/fr/1526/Showbiz/article/detail/2575117/2016/01/05/Star-Wars-en-passe-de-devenir-le-film-le-plus-rentable-de-tous-les-temps.dhtml

L’argent, toujours lui, était d’ailleurs au centre de la publicité d’Amazone dont je parlais plus haut. Non seulement n’importe qui pouvait proposer n’importe quel texte pour une publication en ligne, mais on assurait que ceux qui avaient franchi le pas ne l’avaient pas regretté et que certains avaient même renoncé à leur travail, pourtant bien payé, pour s’adonner entièrement à l’écriture, plus lucrative. J’en suis resté tout pantois.

Jean-François Foulon

http://feuilly.hautetfort.com/archive/2016/01/08/de-l-edition-5741596.html

Lire la suite

Le blog "la jolie bibliothèque" a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

28 Février 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

https://lajoliebibliotheque.wordpress.com/2016/01/30/nid-de-viperes-christine-brunet-chloe-des-lys-editions/

https://lajoliebibliotheque.wordpress.com/2016/01/30/nid-de-viperes-christine-brunet-chloe-des-lys-editions/

Le blog "la jolie bibliothèque" a lu "Nid de vipères" de Christine Brunet

« Nid de vipères » Christine Brunet - Chloé des Lys Editions

Posté par lajoliebibliotheque

Résumé : (…) Deux bruits de pas, donc deux personnes… Ils emportaient le corps… Une voix féminine chinoise, quelques ordres rapides, des bruits métalliques… Peut-être des instruments chirurgicaux… Qu’est-ce qu’on lui faisait, encore ? Pourquoi ne l’amenait-on pas dans un hôpital digne de ce nom ? Il frissonna d’inquiétude puis serra les dents : il devenait trop tendre… Un sentiment qui n’avait pas lieu d’être, surtout avec cette fille et dans sa propre situation… Et les minutes passèrent… L’électrocardiogramme était toujours aussi dramatique dans un environnement à présent silencieux. (…)

Oscillant entre thriller et polar, Nid de vipères plonge le lecteur dans un univers où la vie se joue souvent à pile ou face, où intrigues et manipulations sont le lot quotidien.

Mon avis : c’est la première fois que je lis un thriller, car ce n’est pas le genre de lecture que j’affectionne. Mais celui-là est incroyable. J’ai eu la chance de rencontrer Christine Brunet, lors d’un salon du livre dans ma région, et lorsqu’elle m’a dit « j’écris des thrillers » j’ai répondu que ce n’était pas pour moi, elle m’a juste dit « essayez, ce n’est pas « gore », je me suis laissé tenter et je ne le regrette pas.

L’intrigue est présente dès la première page et n’est révélée qu’à la dernière page (406 pages). De l’action, des rebondissements tout au long du livre, qui est difficile à poser, tant on a envie de connaître la suite.

Il y a beaucoup de personnages, entre ceux qui « traquent » et ceux qui sont « traqués »… mais qui est qui au juste ? Le personnage principal d’Aloys Seigner, milliardaire et commissaire divisionnaire de la PJ de Paris, peut sembler froid et distant, mais au fil des pages je me suis attachée à elle…

Je ne m’attendais pas à un tel dénouement, j’en suis restée sans voix car JAMAIS je n’aurais ni n’ai imaginé ça…

Un très bon polar/thriller à lire sans crainte ;-)

Et, pour répondre à la dédicace de Christine Brunet, oui vos héros ont réussi à m’amener dans leur univers surprenant…

Lire la suite

Le blog "Les lectures d'une orange" a chroniqué le recueil de Laurent Dumortier "La fille à la Mercedes"

27 Février 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesduneorange.blogspot.be/2016/01/la-fille-la-mercedes.html

http://leslecturesduneorange.blogspot.be/2016/01/la-fille-la-mercedes.html

vendredi 29 janvier 2016

-La fille à la Mercedes-

Titre: La fille à la Mercedes
Auteur: Laurent Dumortier (photos de Geoffrey Baele)
Editions: Chloé des lys

Avis global
Hello tout le monde! Deuxième chronique d'un recueil de poèmes ! Je remercie les éditions Chloé des Lys, bien sûr, sans qui vous n'auriez pas cet article. Je tenais aussi à préciser que monsieur Geoffrey Baele est un excellent photographe.
Pour tout vous dire, quand j'ai reçu ce livre, je n'étais pas du tout emballée, et ce n'est qu'une fois un avis consulté que je me suis empressée de lire ce petit bijoux. J'ai été agréablement surprise par la structure des poèmes, ils ressemblent d'avantage à ceux que j'écris qu'à ceux de Joël Godart, et ça m'a plu. Vous savez, c'est le genre de poésie carrée dont je vous parlais dans ma chronique de "Ailleurs est un pays aux rivières lentes".
Laurent Dumortier arrive parfaitement à retranscrire le situations dramatiques, tristes, et les états d'esprit d'une personne.
Bref, j'ai beaucoup aimé ce bouquin duquel je n'attendais quasiment rien et je vous le conseille vivement. Il est en vente sur le site de la maison d'édition "Chloé des Lys".

La perle dans l'huître: Le fort rouge

Publié par Candice Lamy à 14:09

Lire la suite