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Le blog Aloys

Articles récents

Marie Klimis, l'auteur de "La maison" interviewée par Philippe de Riemaecker pour Radio Passion

25 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

Marie Klimis, l'auteur de "La maison" interviewée par Philippe de Riemaecker pour Radio Passion

https://www.youtube.com/watch?v=R3fWqrSnn_Q

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ICN, les Editions Gascogne... Une découverte signée Actu-tv !

24 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

ICN, les Editions Gascogne... Une découverte signée Actu-tv !

Les Editions Chloé des lys propose depuis quelques mois Chloé des Lys "Collection" : or, CDL a choisi, non pas CORELAP (l'imprimeur belge "historique") mais ICN à Orthez pour imprimer ces titres.

ICN, c'est une équipe de passionnés au service des auteurs... 

 

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Didier Fond nous propose une nouvelle définition...

23 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes, #Nouvelle

 

DICTIONNAIRE POST-PHILOSOPHIQUE : ARTICLE « LE BLOGGER »

 

 

 

Extrait d’un article paru dans le quotidien Le matin de Sirius et signé d’un certain Micromégas.

 

« L’espèce étrange qui peuple la planète dont nous avons longuement parlé dans les articles précédents se divise notamment en deux catégories : les bloggers (ou blogueurs, ou blogers, voire blagueurs) et les autres. C’est cette première catégorie qui retiendra aujourd’hui notre attention.

 

« Déjà, une première remarque s’impose : les différentes façons d’orthographier le mot désignant ces êtres humains est un indice fondamental de la difficulté à cerner réellement qui sont, sur le plan de la personnalité – voire de l’utilité- ces fameux bloggers.

 

« Ce sont des gens qui s’expriment : c’est leur particularité essentielle. Le support qu’ils utilisent pour « s’exprimer » est une machine totalement dépassée et obsolète dans notre monde et qu’ils nomment pompeusement « computer » ou « ordinateur » -tout dépend de la langue dans laquelle ils « s’expriment ».

 

« Le verbe « bloguer » et les expressions « tenir un blog », « faire un blog », « remplir un blog », « se répandre sur un blog », « blablater sur un blog » désignent l’action de « s’exprimer ». Quant au « blog » lui-même sur lequel ils « s’expriment », c’est une chose abstraite qui prend forme sur la lucarne du « computer » quand vous avez tripoté pendant dix minutes un nombre incalculable de « touches » collées sur un « clavier ». Le blogger est donc assis devant son « computer » et tape sur le « clavier » ce qui lui permet –ô magie technique- de faire apparaître sur sa lucarne les mots qu’il a laborieusement choisis dans son cerveau en pleine ébullition puisqu’il lui faut à la fois réfléchir au contenu, au contenant, à la forme, à l’orthographe, à la syntaxe de ses phrases, tour de passe-passe inouï que tous les bloggers, hélas, ne réussissent pas à chaque tentative.

 

« Vous l’aurez compris, chers lecteurs : en définitive, le blog n’est rien d’autre qu’une plate-forme électronique pour éjection de déjections mentales.

 

« Voyons maintenant qui sont les « bloggers » : nous en avons rencontré quelques uns et surtout, nous avons passé deux mois, lors de notre séjour dans ce monde délirant, à « surfer » (1) sur les blogs.

 

« Avant tout, le blogger est quelqu’un qui a des convictions fondamentales :

 

1) Il est sûr d’avoir quelque chose à dire ;

2) Il est encore plus sûr que ça va intéresser les autres ;

3) Il est plus que convaincu que son opinion vaut la peine d’être connue et partagée ;

4) Il est persuadé que personne ne peut passer une bonne journée sans être allé faire un tour sur son blog ;

 

« Fort de ses convictions, le blogger énonce péremptoirement son avis sur tous les sujets possibles et imaginables. Comme tous les bloggers n’ont pas forcément les mêmes névroses, pardon, les mêmes intérêts, il est évident que la « blogosphère » (2) présente une variété de blogs assez extraordinaire. Nous n’en citerons que quelques catégories :

 

- Blogs politiques : chacun y va de ses arguments pour démolir le camp adverse et chanter ses propres louanges. On peut y trouver des renseignements intéressants sur le délire des terriens.

 

- Blogs personnels à visée familiale : pour les inconditionnels de la vie privée d’autrui. Voyeurisme et exhibitionnisme garantis, pipi-caca-bobo du dernier et j’en passe. En tant que Sirien, j’ai appris de fort nombreuses choses sur l’espèce humaine.

 

- Blogs personnels à visée intellectuelle : très nombreux, très sérieux, très ennuyeux (parfois). Où l’on comprend en lisant la prose de ces malheureux que, finalement, être un terrien humain n’est pas rose tous les jours.

 

- Blogs personnels à visée humoristique et satirique : les pires parce que certains trouvent encore le moyen de parler d’eux-mêmes en travestissant leur égocentrisme sous des formes d’humour plus ou moins réussies : par exemple, un blogger faisant un article sur les manies des bloggers dissimule le plaisir qu’il prend à « s’exprimer » derrière une façade très critique : on n’est pas plus faux cul.

 

« Mais où est l’intérêt, me direz-vous, de donner son opinion sur tout et sur rien quand personne ne peut vous répondre ou vous complimenter sur la sagacité de vos réflexions ? C’est pour cela que le « blog » comprend une catégorie nommée « commentaires » : ainsi, le lecteur peut-il « exprimer » son sentiment sur l’article que vous venez d’écrire. On voit tout de suite l’intérêt de la chose : se met en place un « réseau » de bloggers qui échangent leur point de vue alors qu’ils ne se connaissent pas, ne savent pas qui ils sont, ne se sont jamais vus. Les terriens s’extasient sur cette merveilleuse façon de « communiquer » avec son prochain (ou son lointain, quand les correspondants habitent à trois cents kilomètres l’un de l’autre.) Détail amusant : la plupart n’adressent jamais la parole à leur voisin de palier et ignorent même leur nom.

 

« En fait, le blogger est, au fond, une victime de sa société et même de sa nature : il vit sans cesse dans la peur, celle de ne pas exister. Ces quelques lignes écrites parfois à la hâte, entre deux travaux domestiques ou autres, sont une façon pour lui d’être sûr que les autres, même peu nombreux, le verront et l’entendront. Le blogger résume à lui seul la tragédie de l’espèce humaine : la lutte incessante contre la solitude, la vraie, celle qu’il veut oublier, ou plutôt conjurer, en tapant quelques phrases sur son « clavier ». La preuve : avec quelle avidité se jette-t-il chaque jour sur les fameuses « statistiques » prouvant que sa voix a été entendue, ne serait-ce que par un seul de ses congénères…

 

« Mais, chers lecteurs, je dois vous faire une confidence, pour achever cet article sur une note moins sombre : pendant mon séjour chez ces étranges bipèdes, je me suis amusé à « tenir un blog ». Eh bien j’ai adoré. C’est vrai. C’est si bon de pouvoir « s’exprimer »…

 

Parlez-moi d’moi, y a que ça qui m’intéresse… » (3)

 

 

(1) Surfer : sauter de blog en blog. Exercice physique pénible (il faut appuyer sur la touche de la « souris » avec un doigt) qui trouve son origine dans un autre sport qui, lui, consiste à rester debout sur une planche à laver en haut d’une vague, puis de passer sur une autre vague, etc. Génial, tout simplement.

(2) Nom donné à l’ensemble des blogs. Ce nom sous-entend la notion de monde. Les bloggers feraient donc partie d’un monde dans leur monde au milieu du monde. On prend mal à la tête.

(3) Très jolie chanson chantée par une ex très jolie terrienne, devenue absolument atroce.

3

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Christine Brunet a lu "Chaos", le nouveau thriller de Bob Boutique

22 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

 

 

Bob Boutique ? Nous connaissons tous ses Contes Bizarres, ses 10 petites négresses et, plus récemment, son premier thriller, 2401.

Avec CHAOS, on passe deux crans au-dessus tant au niveau du rythme que du style. Un thriller très original qui s’inscrit dans une actualité brûlante et très documentée. Pas question de trop vous en dire sinon Bob m’arrache les yeux ! Ce thriller se déguste de surprise en surprise sur un rythme qui va crescendo aux côtés de héros que le lecteur a découvert dans 2401.

Lieve, tête brûlée futée et très intuitive qui avance dans l’enquête, nez au vent, ressemble à un accélérateur dans un incendie. Johan, lui, serait plutôt le rouleau compresseur, le baroudeur sans peur au sang-froid suicidaire qui tenterait d’étouffer les flammes qui dévorent tout progressivement mais inexorablement. Ces deux-là avaient amorcé un petit quelque chose, comme une relation inaboutie frustrante pour les lecteurs. Cette fois, jusqu’où accepteront-ils d’aller ?

CHAOS est un roman de presque 500 pages qui se lit à toute allure au début, puis très vite en apnée comme si cela pouvait changer le destin des personnages en permanence sur le fil du rasoir. Ben non, le sieur Boutique nous propulse de plus en plus vite dans un enchaînement d’actions de plus en plus dangereuses. Notre cœur bat : on veut savoir et on lit… On lit…

Le tout est servi par le style descriptif inimitable de Bob, cet espèce de dialogue sous-jacent avec le lecteur auquel il susurre à l’oreille une histoire qui va lui faire passer une nuit blanche. Vous voyez le genre ?

CHAOS, c’est un film couché sur le papier. Le lecteur voyage : il entend les clapotements de l’eau contre la coque d’un bateau, voit les peintures du Rijksmuseum, sent la brûlure du soleil sur sa peau, l’humidité d’un paysage hollandais, ressent la peur, se rassure un peu.

Bravo, Bob ! J’ai hâte de me plonger dans ton prochain roman et de découvrir jusqu’où tu m’amèneras !

CHAOS est mon premier coup de cœur de l’année !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Thierry-Marie Delaunois chronique "Angela", le dernier roman de Silvana Minchella

21 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

http://www.thierry-mariedelaunois.com/pages/accueil/lectures-de-l-auteur/categorie-de-lectures-ii/angela-de-silvana-minchella-par-thierry-marie-delaunois.html#voPrTM4TSXTI6Rv9.03

http://www.thierry-mariedelaunois.com/pages/accueil/lectures-de-l-auteur/categorie-de-lectures-ii/angela-de-silvana-minchella-par-thierry-marie-delaunois.html#voPrTM4TSXTI6Rv9.03

 

 

"La petite montagnarde est montée dans le train. Le destin d'Angela allait pouvoir être joué sur la grande scène de la Vie. Alors le rêve qu'elle faisait toutes les nuits, depuis son arrivée à la ville, se dévoila. Ce rêve récurrent était d'une extrême précision et se répétait chaque nuit. Il y avait une ambiance floutée d'avant-concert, mêlant les accords des instruments au brouhaha des gens qui s'installaient dans les fauteuils..." Mais quel rêve notre Angela faisait-elle exactement? Celui-ci était-il lié à sa destinée et qu'est-ce qui l'attendait? Une vie d'épreuves ou un parcours tranquille dénué d'obstacles jusqu'à ce qu'elle se trouve enfin et pourquoi donc soudain ce départ pour Bruxelles?

Dixième ouvrage d'une auteure inspirée, alliant habilement réalisme et ésotérisme pour un voyage dans le temps et dans l'espace se révélant être une véritable quête, roman débutant par une inquiétante harangue, se clôturant à Chypre dans la lumière de Paphos après un parcours aussi sinueux qu'un sentier de montagne, "Angela" de Silvana Minchella nous invite en fait à vivre une singulière odyssée initiatique, notre "héroïne" étant née par une nuit de pleine lune dans un village où superstitions et sorcellerie sont bien ancrées. Roman fantastique? Par certains aspects mais jamais ne tombant dans un pur délire fictionnel, la plume de Silvana nous contant adroitement le combat intérieur d'Angela, celle-ci tentant de découvrir qui elle est réellement. Peine perdue ou pas?

Née avec les yeux clairs, le corps et le visage recouverts d'un voile de graisse, Angela intrigue sa famille qui ne peut que tomber à genoux: "Dieu nous a envoyé un ange!", mais la quatrième de couverture nous apprend que l'ange est en fait une guerrière. En quoi l'est-elle et que vient faire l'archange Mikaël dans sa vie? Angela serait-elle une Super Nova?

Roman d'une écriture à la portée de tous, "Angela" nous entraîne dans le sillage d'une femme de caractère se battant quand il le faut, sentiments, émotions et sensations parsemant son voyage qui est loin d'être un long fleuve tranquille. Silvana cherche-t-elle à nous faire comprendre que tout notre bien se trouve en réalité au fond de nous, devant tôt ou tard s'écouler hors de nous? Que nous sommes en fait tous des lumières chacun à notre manière? Ou le message est-il autre?

Mais revenons-en à présent à ce rêve révélateur: "Elle attendait le moment où le chef d'orchestre lèverait sa baguette et chaque fois, elle se réveillait en sueur. Cette nuit-là, le chef d'orchestre s'exécuta et une symphonie d'une intensité et d'une beauté à couper le souffle réveilla Angela en sursaut mais elle avait eu le temps d'apercevoir le titre sur la partition..." Quel titre et pourquoi une symphonie?

"Ce que l'on voit à l'extérieur est le reflet de ce qui se passe à l'intérieur". Angela finira-t-elle par comprendre et connaître la part sombre vivant en elle afin de ne plus en avoir peur? L'oeuvre de Silvana Minchella est à découvrir tant elle est riche en enseignements, nous dévoilant également une galerie de personnages singuliers et attachants évoluant autour de notre guerrière de lumière. Angela? Authentique, Naturelle, Généreuse, Eternelle, Lumineuse, Animée!

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Une nouvelle extraite de "Sables", le recueil fantastique de Laurent Dumortier

20 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

LE SABLIER

 

 

 

 

        C'est maintenant la troisième nuit consécutive que je ne dors plus.  Combien de temps l'être humain peut-il vivre en étant privé de sommeil ?  Douloureuse question...

 

        Tout a commencé il y a trois jours.  A la recherche d'un cadeau original pour l'anniversaire de Marie, mon épouse depuis bientôt 20 ans, je m'étais rendu chez un antiquaire renommé, dont le commerce avait pignon sur rue dans la partie historique de la ville.

 

        J'attachais peu d'importance au prix, la singularité de l'objet étant ce qui m'importait le plus.  Des tableaux anciens, des ornements religieux, d'antiques pendules généraient un capharnaüm dans lequel l'antiquaire lui-même avait peine à se retrouver.

 

        Je furetai de-ci de-là, cherchant la pièce susceptible de convenir.  Mais l'objet rare semblait inexistant jusqu'à ce que je découvre derrière une pile de vieux livres un sablier enfermé dans une cage vitrée.

 

        Sa particularité résidait dans la couleur du sable utilisé : rouge sang.

 

        Interpellant, n'est-ce pas ? me lança l'antiquaire dont je n'avais pas perçu la présence derrière moi.

 

        Oui, vraiment particulier !  C'est la première fois que je vois un sablier de cette couleur.

 

        La nuance du sable ajoute encore un peu plus de mystère aux qualités de cet objet, me chuchota mon interlocuteur sur le ton de la confidence.  Ce sablier a été trouvé sur les bords de la Mer Rouge par un touriste, il y a de cela trois mois environ.  Ce qui est le plus étonnant, c'est qu'il était en parfait état de conversation et déjà placé dans sa cage de verre...

       

        Avez-vous une idée de son âge ?

 

        Probablement la fin du 19ème siècle, peut-être plus ancien encore...

 

        Et je suppose que son prix est proportionnel à son aspect unique, ajoutai-je sur le ton de la plaisanterie.

 

        L'antiquaire sourit et me répondit sans détour.

 

        A dire vrai, cet objet m'a été déposé par la personne qui l'a découvert.  Il n'a fixé aucun prix, me faisant pleinement confiance.  A vous de me dire ce que vous êtes prêt à payer...

 

        Je réfléchis un moment, ne voulant ni passer pour un pingre, ni me faire avoir en déboursant un prix trop élevé.  Finalement, je me lançai...

 

        200,00 Eur ?

 

        Vendu ! me répondit l'antiquaire en emportant l'objet.

       

        Tandis que je m'acquittais du paiement, le marchand me mit en garde contre l'utilisation de l'objet.

 

        Faites attention en le manipulant.  Il ne faut en aucun cas que le sable vienne à s'écouler...

 

        Je regardai mon interlocuteur, incrédule.

 

        Mais à quoi peut servir un sablier si on ne peut pas mesurer le temps avec ?

       

        Regardez ces inscriptions ici, fit-il en me montrant le bas de l'objet, c'est du vieux français, mais on peut en comprendre  le sens assez aisément.  Je vous en donne cependant une version en langage commun : « Ceci est le sablier de vie.  Renverser le sable mène à la mort ».

 

        J'éclatai de rire et m'adressai à l'antiquaire.

 

        Franchement, vous n'y croyez pas un instant, quand même ? »

 

        Je vous ai lu ce qu'il était inscrit.  Pour le reste, j'ai ma propre opinion, monsieur...

       

        Le sentant vexé, je n'insistai pas et quittai les lieux en emportant ma trouvaille...

 

        De retour chez moi, j'installai le sablier sur la table basse du salon, en entourant l'objet de mille précautions.  J'avais commandé divers plats chez un traiteur du coin qui me furent livrés une bonne heure avant le retour de mon épouse.

 

        Tout était prêt et n'ayant plus que les bougies à allumer, je retournai contempler le sablier.  Pris d'une incontrôlable envie, j'actionnai le verrou de la cage de verre et libérai le sablier.

 

        L'objet, semblant si anodin en cet instant, me poussait littéralement à le faire basculer... ce que je fis.

 

        Le sable s'écoula normalement et rien ne se produisit.

 

        Je jubilai, au point de m'imaginer retourner chez l'antiquaire fanfaronner devant lui.  Je remis la cage de verre en place et verrouillai celle-ci.

 

        Au moment où je rédige ces lignes, je sais précisément que le temps mis par le sable pour  s'écouler se monte à exactement 5 minutes 03 secondes.  Pas une de plus, pas une de moins. 5 minutes 03 secondes de répit, de repos, de temps suspendu en attendant le décompte suivant.

 

        Le téléphone sonna : c'était Paul, mon frère, voulant souhaiter un bon anniversaire à sa belle-soeur.  Notre conversation venait à peine de débuter que je ressentis une vive douleur au niveau du thorax : je faisais une crise cardiaque.

 

        Dans un dernier sursaut de lucidité (de 6ème sens ?), je me précipitai au salon, déverrouillai la cage en verre, sortit le sablier et retournai celui-ci.  La douleur, comme par magie (maléfice ?) disparut instantanément...

 

        Je mis fin à la conversation avec Paul, en prétextant un état de fatigue, raccrochai et contemplai le sable s'écouler.

 

        La douleur réapparut au moment précis où la partie supérieure du sablier venait de déverser son dernier grain...

 

        Je fis basculer les deux parties et la douleur disparut à nouveau.

 

        Une idée me vint à l'esprit : j'emportai l'objet dans ma voiture et démarrai en trombe en direction de l'antiquaire...  Je retournai régulièrement le sablier afin d'éviter toute nouvelle manifestation de la douleur.

 

        J'arrivai au magasin d'antiquités et y entrai.  Mais l'homme (?) qui m'avait vendu le sablier ne s'y trouvait pas.  La jeune femme qui tenait le magasin n'avait jamais entendu parler de lui...

 

        Dépité, je quittai les lieux et pris l'autoroute sans destination précise.  Je n'avais aucune envie de mêler Marie à ce problème insoluble et la contraindre à contempler ma mort en sursis...

 

        Je me garai sur un parking proche et luttai contre le sommeil en retournant régulièrement le sablier...

 

        Trois nuits ont passé et j'entame maintenant le troisième jour avec une seule idée en tête : ne pas dormir, surtout ne pas...

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Régis Kuntz nous présente la genèse de son livre...

19 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Pour la sortie de mon livre, les éditions Chloé des lys m’ont soumis un formulaire inquisiteur destiné à me faire connaitre…Un de ces document que l’on retrouve dans les préfectures où l’on décline son état civil mais aussi ses maladies d’enfance et autres travers que nous inflige la vie.

A la fois par paresse mais aussi beaucoup par lâcheté, je ne me prêterais pas à cet exercice, vous ne saurez donc pas si je collectionne les timbres postes ou si je m’empiffre de friandises, en revanche, je veux bien vous parler de la genèse de ce livre, des évènements qui ont initié son écriture… vous ne saurez donc pas qui l’a écrit, mais comment et pourquoi.

 

 

Durant les années de lycée, nous avions un professeur d’histoire qui tenait sa discipline dans la plus haute estime. Cela nous valait d’ailleurs une moisson de mauvaises notes, car à ses yeux, nous n’étions jamais assez précis, jamais assez documenté pour faire un exposé selon ses attentes. Chaque contrôle était en fait une volée de bois vert qui soulignait nos insuffisances et marquait le long chemin qui nous sépare de la connaissance.

 

Notre professeur qui n’était pas totalement stupide mesurait bien le fossé qui nous sépare de ce précieux savoir, aussi pour le combler, il fallait mettre en scène les grands moments de l’histoire pour que nos esprits puissent en saisir la substantive moelle.

Ainsi, nous apprenions que Mussolini s’appelait Benito de son petit nom et qu’il pensait en bien des occasions être dans la lignée des grands empereurs Romains. Pour s’en convaincre, il apparaissait le soir venu vêtu d’une toge à la fenêtre de sa chambre. Là notre professeur debout sur l’estrade du haut de son mètre cinquante nous mime la posture triomphale de Mussolini (il n’était pas bien grand non plus) sur un balcon en toge romaine… on y parlait d’histoire et de tragédies et je ne voyais que des singeries digne d’un théâtre de boulevard… Est-ce que ces gens si instruits et si entourés qui décident de la marche du monde ont si peu de bon sens… à bien y réfléchir, les choses n’ont pas vraiment changé !

 

Au cours suivant, un professeur de philosophie essayait tant bien que mal de nous faire comprendre cette vérité hermétique énoncée par Emanuel Kant : « idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique » sa seule évocation donne le tournis, il faut bien l’avouer. Même notre professeur a fini par se détourner de toutes ces choses intelligentes puisqu’il s’est mis à faire une musique à la fois bruyante et confuse. Il se raconte même qu’il aurait rencontré un certain succès dans cet exercice.

De mon côté, j’ai bien essayé de comprendre une pensée aussi profonde que celle de Kant et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y avait quelque chose de répétitif dans les cycles de l’histoire, un peu comme si cette dernière bégaye. Un autre philosophe m’a expliqué plein de compassion que cette conclusion appartient à un autre penseur et que j’avais fait fausse route. Je lui ai répondu que tout n’était pas perdu, bien au contraire puis ce que cela sert mes intérêts, il ne fallait qu’un pas pour faire le lien entre le théâtre de l’histoire et un certain sens dans la marche du monde et c’est ce que j’ai fait.

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Emilie Decamp nous présente son nouveau recueil OR 2.0

17 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Emilie Decamp est née le 10 août 1990. C’est à l’âge de 7 ans qu’elle écrit ses premiers poèmes. Journaliste de formation, elle aime toucher à tous les styles d’écriture. Or 2.0 est son neuvième livre.

 

Résumé :

Ce livre est un clin d’œil à tous les Outre-Rêveurs qui m’ont beaucoup appris durant ces quelques années. Ils se reconnaîtront. OR 2.0 est une énième libération. Une évolution. Un ensemble de textes personnels brillamment illustrés par Julien Adans.

 

 Extrait

Là où le soleil se meurt

 

Les reflets nacrés que l’aurore étreint,

Se font admirer sous la brise légère.

Et l’on ne peut s’empêcher de humer l’air

Où flottent doucement les effluves du thym.

 

Dans ce verger muet où mille senteurs

Se croisent et se décroisent au fil des saisons,

Naissent de tendres pensées et de folles ardeurs

Qui brûlent de plaisir et s’enflamment de raison.

 

Tandis que les bouquets ambrés exaltent le désir

Des passants trop hâtifs, se dresse l’ivraie,

Arrogante et vive, fière de son effet,

Bercée paisiblement par le Zéphyr.

 

Et c’est dans ce jardin silencieux de l’éternité,

Que s’endorment au crépuscule les éclatants rayons

De l’astre de feu, vétuste emblème du passé,

Et, noble et solitaire, il disparaît de notre vision,

En une triste agonie.

 

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Marie-Noëlle Fargier nous présente son prochain roman : le Camaret d'Achille

16 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Marie-Noëlle FARGIER est née le 27 décembre 1963 à Vals près le Puy, en Haute-Loire. A l'âge de 11 ans, elle commence à écrire ses premiers poèmes, inspirée par la nature. Cette dernière prend une place primordiale dans son enfance et se retrouve encore aujourd'hui dans son écriture. Ecriture qui ne l'a jamais quittée comme un besoin, une évidence qu'elle partagera par son premier livre «La Bukinê d'Anna », publié par Chloé des Lys en 2014. La nature humaine, la relation à l'autre ont toujours été une source de questionnements et de réflexions pour Marie-Noëlle FARGIER, sensibilité renforcée par son travail dans un hôpital psychiatrique. Passionnée de lecture dès son plus jeune âge, son imaginaire et son regard sur la condition humaine seront alimentés par Baudelaire, Victor Hugo et Prévert, mais aussi par Zola, Troyat, Rousseau..


 


 

Résumé "Le Camaret d'Achille"

"Le Camaret d'Achille" se déroule au lieu dit "le Camaret" près d'Arlempdes, en Haute-Loire. Une petite maison en pierre, en bordure de la Loire, abrite une famille. Le père, Ahmès, est pêcheur. Par son métier, il nourrit ses enfants et le reste de sa famille. La maison isolée est montrée du doigt par les villageois depuis des générations. En effet, cette « tribu » a des croyances particulières, ne croit pas en Dieu, ne va pas à l'église. L'accès à l'école est interdit aux enfants d'Ahmès. De plus, la sœur de ce dernier est aveugle et a la renommée d'être étrange, un peu sorcière. Ce qui accentue encore le bannissement de la famille. Le curé du village porte à cette maisonnée une haine terrible qui va avoir de lourdes conséquences sur leur destin, et particulièrement sur un des enfants d'Ahmès, le jeune Achille. Au fil du temps, la traversée des deux guerres, les membres de la famille vont essayer de comprendre la raison de cette exclusion jusqu'à ce que des rencontres, des événements les entraînent vers un site, proche de chez eux : le Crouzas à Vals près le Puy où se situe le premier tome "La Bukinê d'Anna".

 

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