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Le blog Aloys

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Fiche auteur, L'Histoire entre nous n'est pas terminée, Sophie Vuillemin

30 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #fiche auteur

Fiche auteur, L'Histoire entre nous n'est pas terminée, Sophie Vuillemin
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Philippe Couillaud présente son roman, Léonard ou les odonymes du cancer

29 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Philippe Couillaud présente son roman, Léonard ou les odonymes du cancer

Je suis né en 1948, en France, dans le département de Charente-Maritime. Ma famille se situe dans le milieu artisanal et catholique et tout ce qui va avec !

J’ai pratiquement toujours vécu à Bordeaux. Après quelques expériences dans différents domaines professionnels, j’ai opté pour le travail social en tant qu’éducateur spécialisé.

J’ai toujours éprouvé une forte sensibilité à l’égard de l’écriture, mêlée à deux sentiments contradictoires : attirance et répulsion. Mes tentatives pas très heureuses d’écrits de jeunesse me détournèrent de la littérature considérée comme futile vis-à-vis des sciences humaines. La prise en compte de l’importance de l’écriture dans les rapports que tout travailleur social établit régulièrement, contribua à privilégier l’aspect professionnel aux dépens de l’écriture reine incarnée par la littérature mais toujours secondaire eu égard aux problèmes sociaux.

A travers un travail de lecture et des participations à des ateliers d’écriture, j’ai unifié ces deux aspects de l’écriture que je considérai à tort comme antinomiques.

Un premier livre, « Une pluie grise et fine » a été accepté aux éditions « Pierregord » aujourd’hui disparues. Un deuxième manuscrit, « Léonard ou les odonymes du cancer » vient de sortir chez « Chloé Des Lys ».

Très sensible aux faits historiques et sociaux, j’évoque à travers mes personnages une dramaturgie humaine. J’essaie de travailler mon écriture afin de parvenir à un style, une sorte de texture qui se charge d’habiller la fiction. Aujourd’hui à la retraite, je vis toujours à Bordeaux qui, avec la Garonne, sont des sources d’inspiration bien présentes dans mes deux livres. Un troisième, dont le chantier est bien avancé, se déroule dans un tout autre lieu.

Résumé :

A la fin des années 50, Léonard, jeune étudiant, part en Algérie laissant en métropole son amie Astrid, étudiante également.

Débute une correspondance entre les deux amants qui révèle leurs réflexions et leurs questionnements autour de la vie et de la mort, la paix et la guerre. Les lettres, au fil du temps, témoignent également de l’évolution de leurs sentiments.

Dans cette correspondance, s’insère un texte en italique. C’est en quelque sorte le monologue d’un troisième personnage évoluant dans le présent et qui s’avère être porteur d’une lourde filiation.

Ce roman conjugue les grands faits historiques et la petite histoire de chacun qui s’y trouve mêlée, intriquée. Chacun à leur manière, les personnages tentent de vivre avec leurs sentiments et leurs idées, leurs désirs et leurs peurs qui peuvent se heurter à des obstacles tenant à la fois du destin et du hasard.

Se posent alors à chacun la question de la liberté et le rôle du rêve.

Extrait

Quand serrent les cuisses sur le sexe de ferveur affolé et que la langueur du désir étreint les membres tétanisés, nul ne sait si cela peut s’arrêter. Aujourd’hui, les marches de l’escalier ajoutent une pesanteur inconnue. Habituée à les monter le plaisir rivé au corps, Astrid ressent une oppression distincte de l’effort physique. Sur le palier, elle atteint une des trois portes contiguës, l’ouvre et pénètre dans la chambre. Un jeune homme ébouriffé de sommeil se dresse sur le lit en désordre. Ils se regardent. Ce qu’ils ont à se dire impose un temps de silence. Leurs corps meublent l’espace vacant d’étreintes généreuses. Les esprits aux aguets reprennent vite les choses en mains. Les bras se desserrent ; les bouches se décollent ; les mains se retirent. Le jeune homme se vêt d’une robe de chambre. Astrid réajuste son tailleur. Tous deux affrontent le langage.

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Martine Dillies-Snaet à l'honneur !

28 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Martine Dillies-Snaet à l'honneur !

Martine Dillies-Snaet dans l'avenir.net

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2401 de Bob Boutique : l'avis du blog Univers livresque

27 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://univers-livresques.eklablog.com/2401-a118451450

http://univers-livresques.eklablog.com/2401-a118451450

2401 de Bob Boutique : l'avis du blog Univers livresque

Résumé de l'éditeur :

Après deux recueils de contes bizarres et un premier roman " Les 10 petites négresses " qui a connu un joli succès, l'auteur se lance, cette fois, dans un thriller dont il refuse de résumer le scénario. Car un mot, une phrase risqueraient de dévoiler le canevas de cette histoire incroyable !

La seule question qu'on puisse poser : " Est-ce vraiment possible ? "

Une seule réponse : "Oui, ça l'est ! "

C'est Bob Boutique qui m'a contactée afin de lui donner mon avis sur son livre, et je l'en remercie parce que j'ai découvert un auteur de talent!

Je suis fan de thriller et là, j'ai été servie. Ce policier est formidable! Tous les ingrédients sont réunis pour faire une parfaite histoire. J'ai adoré l'intrigue dès le début, et j'ai beaucoup aimé les petites pointes d'humour tout au long du livre.

Il y a beaucoup de personnages mais ils sont tous importants, chacun a sa place, chacun avec son rôle. Et le dénouement est incroyable!

Le seul bémol que j'aurais à signaler est la qualité du livre. Je prends soin de mes livres et celui-ci, après une seule lecture, s'est complètement décollé au niveau de la tranche et les feuilles sont donc détachées au milieu, je suis déçue. Peut-être un défaut de fabrication?!

Par contre, je n'aimais pas la couverture quand je l'ai vue la première fois, mais après lecture, je me rends compte qu'elle est finalement parfaite! Elle correspond exactement à ce qu'elle cache derrière.

A lire de toute urgence pour les amateurs de thriller. D'ailleurs, je vais de ce pas en faire profiter mes amies!

http://univers-livresques.eklablog.com/

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Jean-François Foulon nous propose un petit texte...

26 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

Jean-François Foulon nous propose un petit texte...

Il y avait tout au bout de la rue Hors-Château, une petite ruelle. Je l’aimais cette ruelle et j’y pénétrais souvent. C’est que tout au bout se dressait une maison. Une maison modeste certes et assez ancienne, mais une maison qu’enlaçait une glycine. Souvent, un doux parfum se répandait discrètement alentour. Loin du bruit la ville, l’habitation était là, hors du temps. Un peu penchée, d’aspect fragile, elle avait traversé plusieurs siècles et il me semblait respirer en ce lieu une atmosphère quasi moyenâgeuse. Je prenais mon temps pour regarder autour de moi. Tout était calme. Un merle, parfois, poussait un cri ou se risquait à quelques notes. Le vent faisait frémir doucement les feuilles de la glycine et tout là-haut, dans le ciel bleu, passait un nuage blanc. Le silence était impressionnant et jamais je ne me serais cru au cœur d’une grande agglomération.

Après quelques minutes, m’étant bien imprégné de l’ambiance qui régnait en ce lieu, je frappais à la porte. Alors, tu venais m’ouvrir. C’est ton sourire, toujours, que je voyais en premier. Ton beau sourire de jeune fille. J’avais vingt ans.

Les années ont passé et l’autre jour je suis retourné dans la petite ruelle, au bout de la rue Hors-Château. La maison est toujours là, la glycine aussi. Un merle a crié dans le silence et dans le ciel d’automne passaient de sombres nuages. J’ai frappé à la porte, mais personne n’a ouvert.

Qu’es-tu devenue, toi que j’ai aimée lorsque j’avais vingt ans ?

Jean-François Foulon

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Le forain, 2e partie du recueil de nouvelles de Joël P. Volpi 'Contes épouvantables et fables fantastiques'

25 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Le forain, 2e partie du recueil de nouvelles de Joël P. Volpi 'Contes épouvantables et fables fantastiques'

LE FORAIN – deuxième partie

Ras-le-bol de ces clips, et toujours, toujours les mêmes, qui tournaient en boucle inlassablement. Maryline éteignit la télévision et commença à appeler Shawn. Une fois, deux fois, trois fois…

À l’autre bout de la ville, le forain consulta ses messages : treize au total. Treize au total en moins d’une heure ! Tous de cette fille dont il avait déjà oublié le prénom : « C’est Maryline, mon amour… », « Tu me rappelles ? », « Tu es où, bébé ? », « Tu me manques… », « C’est encore moi, Shawn… Tu es là ? On se voit, ce soir, hein ? »

Et cætera. Et cætera…

L’homme effaça les messages l’un après l’autre, sans le moindre petit scrupule, et dit à mi-voix : « Mais quelle conne ».

Prise de nausée, Maryline se précipita aux toilettes et vomit tout son petit déjeuner – elle regretta d’avoir ri de Céline… Après quoi elle se rendit dans la salle de bains, histoire de se relaxer un moment dans la baignoire, avec le dernier CD de Lady Gaga en fond sonore : Artpop.

Quelques minutes plus tard, un petit tour sur son réseau social préféré s’imposa. Il y avait, entre autres, une demande d’ajout à ses amis. Mais comme elle ne savait pas du tout qui c’était, elle la refusa – le gars n’était pas spécialement sexy. Pas comme Shawn, en tout cas. Elle fit tourner la molette de la souris – rien d’exceptionnel dans le fil d’actualité non plus.

Alors, elle écrivit quelques mots sur sa page, tous à propos du forain, et d’autres à son intention en mode « Public », juste au cas où il les verrait dans son fil d’actualité à lui.

Fallait-il encore qu’il soit inscrit sur le réseau social qu’elle fréquentait.

J’ai rencontré un garçon il est trop beau !

Je l’aime trop, il m’aime aussi !!!

♥♥♥

On va se voir, tout à l’heure, avec Shawn !

Il va m’appeler !!! J’ai trop hâte !

♥♥♥

Après avoir cliqué sur « J’aime », rituel indispensable et sacré de la nouvelle génération, son amie Marie posta un commentaire… affligeant.

Et il est bien « membré » ton Shawn ?

Tu as écarté les jambes, hein, salope…

LOL

Maryline répondit :

Tes commentaires moisis tu peux te les garder, Marie !

Toi, y a que le train qui t’est pas encore passé dessus !

-_-

Nouveau clic sur « J’aime », et réponse de la copine :

^_^

La sonnerie de son smartphone marqua la fin de cette attente, qu’elle ne supportait plus. C’était lui, Shawn ! Il l’appelait enfin. Quel bonheur d’entendre le son de sa voix, à nouveau.

– Shawn ? Comme je suis contente ! s’exclama-t-elle.

Tu m’étonnes ! pensa-t-il, juste avant d’ouvrir la bouche :

– Treize messages… Je t’ai manqué autant que tu m’as manqué, j’ai l’impression, susurra-t-il, enjôleur.

– Tu n’as pas idée…

– J’en suis très heureux, Mary. Mary…

– Oui, Shawn ? Je t’écoute…

– Viens me retrouver, s’il te plaît.

– Tout de suite ? D’accord. Le temps de me préparer et je saute dans un taxi, répondit-elle, transportée de bonheur. Et, Shawn…

– Hum ?

– Je t’aime.

– Moi aussi. Fais vite, bébé.

Maryline était folle de joie !

Et ses parents allaient probablement l’assassiner. Quelle importance, au final ? La seule chose qui comptait vraiment, c’était de faire plaisir à Shawn. N’avait-il pas répondu : « Moi aussi » ?

Un peu de rouge, du rimmel, une tenue sexy, mais pas trop non plus… et direction la fête foraine ! Où l’attendait l’homme de sa vie, et peut-être le père de leurs futurs enfants.

Qui sait ?

Tout le trajet, Maryline pensa aux lèvres de Shawn sur les siennes. Et à son corps, sculpté et viril, ondulant sur le sien. Comme la marée…

– Euh… Gardez la monnaie ! dit-elle au chauffeur quand ils arrivèrent, lui laissant un gros billet sur le siège, jouant, ainsi, à l’adulte.

Elle se précipita à fond de train jusqu’à la caravane de son prince charmant. Il commençait à tomber des cordes.

– Shawn ? Je suis là ! cria-t-elle. Ouvre-moi, s’il te plaît !

– La porte n’est pas fermée, Maryline, répondit l’homme d’une voix insensible.

Maryline poussa ladite porte et monta dans le véhicule. Shawn n’avait pas éclairé. Elle n’eût même pas pu deviner sa silhouette dans le noir… Elle avança en tâtonnant.

– Pourquoi c’est tout éteint ? Shawn !?! Je vois… Tu es tout nu…

Le dernier mot qui parvint à son oreille, juste avant de tomber, inerte, sur le sol, fut, en réalité, une onomatopée : « Bouh ! »

Au bout de quelques minutes, ou, plus exactement, au bout de quelques dizaines de minutes, Maryline rouvrit les yeux. Sa vision n’était pas encore bien claire… Elle n’était pas dans la caravane de Shawn. Ni dans son lit, d’ailleurs. Ça ressemblait étrangement à une cave. Toute suintante et toute puante.

– Elle se réveille enfin, murmura le forain. Je croyais que j’avais cogné… peut-être un peu trop fort !

– Quoi ? fit la jeune fille.

Elle jeta ensuite un regard circulaire, à gauche puis à droite, essayant également de regarder derrière, par-dessus ses épaules endolories.

– Où est-ce que nous sommes, Shawn ? À quoi tu joues ? s’enquit-elle, encore un tout petit peu dans les vapes.

– Mais je ne joue pas, Mary. Je ne joue plus… Ceci est ma… garçonnière. Mon antre, mon repaire. Une cave, si tu préfères.

Maryline réalisa alors qu’elle était solidement attachée à une espèce de mât de cocagne, et assise sur le sol gelé. Un jeune garçon, à peu près du même âge qu’elle, était suspendu au-dessus du sol, un peu plus loin, les mains attachées, lui aussi, avec un bâillon sur la bouche. Il ne portait que son pantalon, souillé à l’entrejambe. Ses yeux étaient emplis d’effroi.

– Mais… je ne comprends pas, geignit Maryline, sentant une peur asphyxiante grandir tout au fond de son cœur.

– Les filles, aujourd’hui ! Il suffit qu’un mec se pointe et vous montre ses muscles, et ce qu’il a dans le pantalon… pour que vous deveniez hystériques ! C’est pitoyable.

– Mais… je t’aime, moi, bébé.

– Mais lui aussi, là, il m’aimait ! Cette petite pute ! dit-il, moqueur, en montrant du doigt le jeune garçon suspendu. Il m’aimait… à la folie ! Après m’avoir taillé une pipe. Bien mieux que toi, soit dit en passant.

– T’es dégueulasse de dire ça, sanglota-t-elle. T’es rien qu’un enfoiré, finalement, Shawn… Comment ai-je pu croire que tu m’aimais ? Que tu étais quelqu’un de bien ? Comment ai-je pu croire, une seule seconde, que nous pourrions, toi et moi…

Avant même de pouvoir achever sa phrase, elle fut prise de violentes douleurs. Elle pensa à une crise d’appendicite, tout d’abord, ou à des coliques néphrétiques… Malgré sa colère, elle supplia le forain d’appeler les secours. Mais il refusa narquoisement, secouant la tête tout en se délectant du spectacle.

– Pourquoi fais-tu cela !?! s’égosilla Maryline.

– Mais c’est au-delà de mon contrôle, Mary chérie. C’est dans ma nature…

– Tu es quoi ? Un tueur en série, c’est ça ? articula-t-elle avec difficulté.

– Un serial killer ? Non… Tu as tout faux. Même EUX, ils ne savent pas que je suis comme eux ! Je n’ai jamais rien dit à personne. Ils ne savent même pas où nous travaillons, les cons. Au-dessus d’anciennes catacombes. Et c’est là que tu te trouves. J’ai découvert ces cavités il y a longtemps. C’est chez moi, maintenant. Mon véritable chez moi.

– Que veux-tu dire par « eux » ? Je ne comprends pas.

La jeune fille se mit à hurler encore plus fort, et à se tordre de douleur avec plus de vigueur encore. Elle transpirait à grosses gouttes. Elle eût tout donné pour être dans son lit, en train de faire un mauvais rêve. Un simple mauvais rêve…

– Je vais te montrer, dit Shawn. Regarde bien… Tu vas trouver cela très intéressant.

Le forain tourna la tête en direction du jeune garçon qui balançait lamentablement au-dessus du sol humide. Une longue langue protractile jaillit de sa bouche et alla se coller à l’un des pieds du captif, dont le cri de terreur s’étouffa dans l’étoffe plaquée sur ses lèvres.

L’organe était puissant… Shawn souleva le malheureux presque à l’horizontale, puis, d’un coup sec et violent, il lui arracha le pied, qui disparut dans son estomac, mâchouillé mais à peine. Le malheureux perdit connaissance. Son sang dégoulinait de sa cheville en charpie. On pouvait distinguer l’extrémité inférieure de son tibia qui saillait.

Maryline ne réussit pas à crier plus fort, mais elle poussait les sanglots les plus bruyants.

– Alors, as-tu pigé, maintenant ? demanda Shawn. Non ? Toujours pas ? Je suis un monstre, moi aussi ! Tu les as vus, ces dégénérés de phénomènes, hier ? Je suis pareil !!! À cela près que mon physique à moi est celui d’un dieu, je te l’accorde. Mais, à l’intérieur, j’ai tout d’un gros caméléon ! Et j’ai besoin de viande, comme tous les carnivores. Et j’ai besoin de sexe, comme tous les animaux.

Il s’arrêta une seconde.

– Comme tous les hommes, devrais-je dire.

– Tu es malade, marmotta Maryline, écœurée.

– Ah ! Je vois… Donc, tu ne m’aimes plus ? Pourquoi me briser le cœur, Mary chérie ? se gaussa-t-il. Car j’ai un cœur, moi aussi, tu sais. Heureusement, j’ai pensé à crever mon condom avant de te couvrir, hier soir. Tes douleurs… Grossesse instantanée. Et tu vas y rester, j’en ai bien peur.

– Grossesse instantanée ? répéta-t-elle, terrorisée.

– Les filles ne sont pour moi que des mères porteuses… Parfois, elles survivent. En fait, non, je te mens. (Il se mit à rire.) Désolé. Elles crèvent toutes en accouchant. Et pour ce qui est des petites pédales, comme cet adorable garçon… On les bouffe. Tout cru !

Tout à coup, une douleur abominable, indescriptible, inhumaine, déchira les entrailles de la jeune fille, dont le visage n’était plus qu’un masque grimaçant.

– Voilà à quoi doivent ressembler les Japonais quand ils se font hara-kiri… persifla Shawn. Je ne m’en lasserai jamais.

Maryline regarda son ventre, déformé et grotesque.

Il ne fallut que quelques secondes au bébé pour sortir. Mais cette chose, là, n’était pas réellement un bébé… Elle avait bien deux bras, deux jambes, une tête. Mais c’était un reptile – qui prendrait son apparence humaine en grandissant.

Shawn sourit, ému. (Même si la chose pourrait sembler inimaginable à n’importe qui.) Le fait est qu’il était papa, encore une fois. Alors, à sa façon, il était ému. Absolument.

Il ramassa le bébé écailleux et, tout en lui fredonnant une comptine, le conduisit dans une autre et vaste pièce, un peu plus loin dans son repaire souterrain. Plusieurs de ses enfants se trouvaient là. Ils jouaient comme des petits d’hommes. Mais au milieu d’immondices et de vieux os. Sur de la terre maculée de fluides corporels.

Des dizaines de corps de jeunes hommes pendaient du plafond. Dévorés pour la plupart à moitié, ils étaient suspendus à des chaînes qui s’achevaient par un gros crochet, et ce crochet était planté sous la mâchoire des âmes infortunées qui avaient eu le malheur de succomber au physique avantageux du forain et à leurs pulsions sexuelles…

Shawn revint et regarda, stoïque, le cadavre de Maryline. Il l’enterrerait un peu plus tard, là où pourrissaient déjà toutes les autres filles… Les mères de ses enfants.

À l’heure qu’il était, il devait remonter à la surface et rejoindre son stand, et accueillir de nouveaux visiteurs noctambules venus goûter aux délices sans fin de la fête foraine. Mais, tout d’abord, une bonne douche chaude et des vêtements propres. Il détestait ça, l’odeur du sang sur sa peau.

Personne, ici, ne soupçonnait sa vraie nature, non. Et si cela devait arriver un jour, sa progéniture aurait toujours de quoi manger…

Le forain remarqua rapidement un jeune homme en train de le mater copieusement – il fit semblant d’être gêné, tout d’abord, puis il lui demanda si, par hasard, il ne voulait pas tenter sa chance aux fléchettes. Il fit exprès de glisser une main sous son tee-shirt, qui se souleva suffisamment pour exposer brièvement ses muscles. Sa proie, en déglutissant franchement, ne put dissimuler son émoi.

Shawn, alors, quitta son stand. Il posa une main amicale sur l’épaule du garçon, lequel sourit à demi, et lui souffla à l’oreille :

– Tu sais à quoi je pense, là, mon gars ?

Merci infiniment à Christine Brunet pour le partage sur son blog littéraire.

Merci à vous qui avez pris de votre temps pour lire cette nouvelle, espérant qu’elle vous aura… fait frissonner !

Ne manquez pas mon prochain roman chez les Éditions Chloé des Lys : Les Métamorphoses de Julian Kolovos.

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Le forain, 1ere partie, d'une nouvelle extraite de "Contes épouvantables et fables fantastiques", le dernier ouvrage de Joël P. Volpi

24 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Le forain, 1ere partie, d'une nouvelle extraite de "Contes épouvantables et fables fantastiques", le dernier ouvrage de Joël P. Volpi

LE FORAIN – première partie

Extrait de Contes épouvantables & Fables fantastiques.

Disponible chez les Éditions Chloé des Lys.

(Cette nouvelle peut contenir des propos jugés explicites.)

Ah ! Les fêtes foraines et leurs manèges ! Merveilleux souvenirs de nos tendres années ! Quand tout était facile, quand tout nous émerveillait…

L’innocence… L’insouciance.

Pff…

Qui diable n’aime pas cela, en vérité, les fêtes foraines ? Les autos-tamponneuses et les carrousels, les chaises volantes et la grande roue, les montagnes russes et le train fantôme… Le palais des glaces, aussi. Que du bonheur, n’est-il point vrai ? Une délicieuse montée d’adrénaline. Pour quelques pièces seulement.

Oh ! N’oublions pas ! Surtout pas ! Une barbe à papa ou une pomme d’amour entre deux attractions, évidemment. C’est tellement… tellement bon !

Un petit tour à pied dans la maison hantée ? O.K. ! C’est fantastique, ça, les fantômes, les goules et les morts-vivants. Se faire peur, puis en rire, c’est jouissif !

Et puis… Hum… Ouvrons une parenthèse.

Joseph Merrick, ce nom vous évoque-t-il quelque chose ? L’homme-éléphant… Un film est même sorti, en 1980 : The Elephant Man. Souvenez-vous. (Un chef-d’œuvre de David Lynch, soit dit en passant.)

Il fut un temps où le must, dans les fêtes foraines, c’était l’exhibition de « phénomènes » – ces pauvres gens qu’on appelait des « monstres » à cause d’un simple caprice de Dame Nature. D’une difformité trop visible.

Si, pour certains, accepter d’être ainsi montrés du doigt était le seul moyen de gagner sa croûte dans une société ô combien intolérante, trouvaient-ils la chose très agréable pour autant ? Mettons-nous donc à leur place une toute petite minute… Pourrions-nous tolérer d’être traités de la sorte ? Le supporterions-nous ? Il me semble que la réponse est on ne peut plus évidente. Elle se résume à trois lettres capitales, et à un point d’exclamation :

NON !

Et si certains de ces phénomènes étaient des désaxés ? Autant que certains hommes, entre guillemets normaux, le sont… Et si certains raffolaient du goût du sang ? Et si l’un d’entre eux, à l’instinct animal, n’avait qu’une seule idée en tête : la procréation ? Procréer, oui. Et se nourrir.

Et si c’était justement dans le lit de ce mec-là, très bel homme mais incroyablement vil, que se trouvait la pauvre Maryline ? Tout ce qui est plaisant à regarder est-il bon ?

Pour la peluche d’un dinosaure rigolo en cadeau, un sourire dents blanches à tomber et des gros muscles à la Captain America, Maryline, tout juste dix-sept ans, trouva normal de suivre le beau forain dans sa caravane, sans se douter de sa vraie nature de bête, et de lui offrir sa virginité. Elle prétendit avoir dix-huit ans. Lui ne dit rien, mais il devait avoir la trentaine.

– Tu n’es pas très douée pour crever des ballons, Mary… mais pour « ça », si je puis me permettre, wow ! susurra-t-il, feignant la reconnaissance.

Le drap de soie se souleva tout doucement, et la petite ingénue reparut, littéralement enchantée. Le forain, content de lui, sourit à la jeune fille, mais de façon très hypocrite, car, machiste dans l’âme, il pensait : « Mais quelles dindes vous êtes, toutes ».

– Demain, une grosse journée m’attend, dit-il. Tu devrais y aller… J’ai besoin de mes quelques heures de sommeil.

Il l’embrassa, amoureusement, pour ne pas passer pour un parfait goujat à ses yeux – encore qu’il s’en moquait comme de sa première chemise –, puis il lui tendit sa belle robe neuve, ainsi que sa veste. Elle se rhabilla. Au moment de lui dire au revoir, elle fit volte-face pour lui voler un ultime baiser.

– On se voit demain soir, n’est-ce pas, Shawn ? lui lança-t-elle, à présent plantée devant la caravane avec son stupide brontosaure serré dans les bras.

Il lui fit un signe de la tête et la laissa s’en aller. Toute seule. Au beau milieu de la nuit.

Un vrai chevalier servant.

Rentrée à la maison saine et sauve, et sans faire de bruit, surtout, Maryline eut bien du mal à s’endormir… Comment trouver le sommeil avec, dans la tête, cette image de Shawn en boxer Calvin Klein ? Déjà, elle enjolivait son souvenir : l’homme, se tenant fièrement dans l’embrasure de la porte de son véhicule, posait sa main droite sur son cœur, portait le bout de ses doigts à ses lèvres, et, enfin, lui envoyait un baiser, avec des yeux de chien battu. Qu’il était craquant, mon Dieu ! Elle eût pu faire n’importe quoi pour lui faire plaisir. D’ailleurs, elle avait fait tout et n’importe quoi pour lui faire plaisir… Simplement parce qu’il était beau !

Quand elle ouvrit les yeux, le lendemain matin, tout avait changé. Mais elle ne le savait pas encore.

Elle se leva en chantonnant gaiement, ouvrit les fenêtres pour aérer sa chambre, puis alla faire un tour aux toilettes. Elle se lava les mains et se dirigea dans la cuisine afin de préparer son petit déjeuner. Ses parents étaient déjà partis travailler, apparemment. Si jamais ils s’étaient rendu compte qu’elle était rentrée tard, elle serait au moins tranquille jusqu’à leur retour dans la soirée. Quelle excuse bidon allait-elle trouver, cette fois ? Car, pour pouvoir sortir – notamment avec ses amies –, Maryline était coutumière du mensonge, et ce depuis qu’elle avait découvert cet art aux prémices de l’adolescence. Par exemple, aller faire les boutiques pendant les heures de cours devenait : « On va étudier tout l’après-midi à la bibliothèque ! » Quant à mater les garçons plus âgés jouer au beach-volley sur la plage à l’approche de l’été, ça donnait plutôt : « Oh ! là, là ! J’espère qu’elle ne sera pas trop chiante, cette sortie éducative dans la nature… »

Comme la plupart des jeunes de son âge, Maryline se croyait très rusée. Comme la plupart des jeunes de son âge, Maryline se trompait. Lourdement.

« Qu’est-ce que je fais ? » se demanda-t-elle. « Je vais en cours… ou non ? » Elle n’hésita qu’une petite seconde : « Trop fatiguée ! » Et elle se vautra sur le canapé, s’armant aussitôt de la télécommande. Elle alluma la télévision et se brancha sur les derniers clips musicaux à la mode. « Encore lui ? C’est bon, là, Stromae ! » Elle se leva et alla chercher son smartphone, resté dans la poche de sa veste. Elle caressa le simili cuir, qu’avait caressé Shawn, et retourna s’asseoir, rêveuse. Bien calée dans le canapé, elle consulta ses messages. Mais aucun du forain. « Il doit toujours dormir, le pauvre » pensa-t-elle.

Les vidéo-clips, à la télé, s’enchaînaient, mais elle ne s’y intéressait pas vraiment… se gavant de pâte à tartiner au chocolat et aux noisettes étalée sur des tranches de pain de mie épaisses et moelleuses. La télévision, elle s’en foutait éperdument, en réalité. Elle pensait à Shawn. Et uniquement à Shawn.

L’après-midi, autour de dix-sept heures, Céline et Marie, ses amies de toujours, durent quitter la fête foraine dans l’urgence – car Céline avait vomi sur les chaussures de Marie en descendant des montagnes russes. Maryline, elle, choisit de s’éterniser et d’aller faire un tour du côté des stands de jeux. Là, son cœur se mit à battre la chamade dans sa poitrine à la vue de ce garçon, certes trop âgé pour elle mais d’une beauté ! Avec de ces yeux ! Et de ces bras !

Le forain remarqua rapidement que la jeune fille le matait – il fit semblant d’être gêné, tout d’abord, puis il lui demanda si, par hasard, elle ne voulait pas tenter sa chance aux fléchettes.

– C’est que… hum… je suis trop nulle à ce jeu-là, moi, bredouilla-t-elle.

– Moi aussi, je suis nul dans beaucoup de choses, tu sais, plaisanta-t-il, un sourire ravageur gravé sur le visage.

– Je ne sais pas trop…

– Écoute, ma jolie, voici le marché : que tu crèves ou non un ballon, je t’offrirai quand même une belle peluche. J’ai envie de faire plaisir, aujourd’hui. Ça te convient ?

– Sérieusement !?! se récria Maryline.

– Yep, fit le forain.

Un enfant, qui avait entendu toute la conversation, lâcha la main de sa maman et s’approcha plus près du stand pour demander au propriétaire s’il pouvait, lui aussi, jouer. « Toi, petit connard, tu dégages de mon stand et vite fait… » lui ordonna le forain, parlant entre ses dents pour ne pas être compris – ni de la jeune fille ni de la mère du gosse.

Elle ne creva pas un seul ballon, mais l’apollon tint sa promesse, et Maryline choisit un beau dinosaure avec une bouille super rigolote.

– Au fait, est-ce que tu voudrais faire le tour des lieux ? s’enquit-il. Y a plein de choses à voir, ici.

– Avec… vous ?

– Vous ? s’exclama-t-il, faisant mine de s’être formalisé. Hé là ! Je ne suis pas si vieux que tu sembles le croire, ma toute belle !

Rouge de honte, Maryline se mit à glousser, et elle s’excusa. Comme elle eût aimé l’embrasser, arracher son tee-shirt collé à sa peau et respirer son odeur… Les quelques poils qui dépassaient de l’échancrure du vêtement de l’homme l’excitaient considérablement.

– Comment tu t’appelles ? Moi, c’est Shawn.

– Shawn ? C’est beau… Tu es Américain ?

– Canadien. Mais j’ai un peu perdu l’accent depuis que je suis arrivé ici. Alors ? redemanda-t-il, abusant de son demi-sourire irrésistible. Ton prénom, tu me le dis ?

– Maryline. Ou Mary, si tu préfères.

– Maryline ? Non, tu déconnes ? Mais c’est mon prénom préféré, ça, Maryline ! Il est si bien porté, en plus. Tu es trop mignonne. Vraiment.

Dans sa tête, la jeune fille, peinant à contenir son émoi, se répétait inlassablement : « Je l’aime. Que je l’aime… »

– On le fait, ce tour ? osa-t-elle. Je n’ai fait que trois ou quatre manèges avec mes copines, avant qu’elles partent.

– Tu n’as pas vu le meilleur, alors, affirma-t-il. Tu ne vas pas être déçue…

Comment ce type de garçon pouvait s’intéresser à elle ? Oh ! Elle était loin d’être moche, c’est certain, mais ce n’était pas un canon non plus.

Pendant qu’ils marchaient au milieu des badauds et des cris joyeux, elle se faisait tout un tas de scénarios… Et cela incluait un beau mariage. Un mariage royal, avec une tiare.

Shawn s’arrêta. Maryline sortit de ses rêveries à la guimauve.

– Les monstres de foire… murmura-t-il tout en désignant un chapiteau aux couleurs sombres qui se dressait, sinistre, juste devant eux.

– Quoi ? Ça existe encore, ça ? s’étonna-t-elle. Je pensais que c’était interdit.

– Oh ! Ça l’est, admit-il. Mais ne faut-il pas savoir braver les interdits, de temps en temps ? Tu dois en savoir quelque chose, non, Mary ? Allez ! Suis-moi ! Tu vas adorer. J’en parierais ma tête avec le diable…

– Est-ce que ça va me faire peur ? s’inquiéta-t-elle.

– Mais non, voyons… Et puis, que risques-tu, avec moi ?

– Tu as raison, je suis idiote…

Ils entrèrent alors sous la grande tente. Maryline était effrayée et fascinée à la fois. Elle sortit son smartphone mais le forain la pria de le remettre dans sa poche. Dommage. Elle eût pu mettre des photos extra sur sa page. Sur le réseau social où elle était inscrite.

– Devant tes yeux, tu as Martine ! s’exclama Shawn. La femme à barbe ! Cent pour cent naturelle… Comment va notre délicieuse Martine, aujourd’hui ?

– Et non… répondit cette dernière, affichant un air des plus renfrognés.

– Comme tu peux le voir, elle est très limitée question conversation. C’est à peu près tout ce qu’elle dit à longueur de journée : « Et non ». Parfois, de but en blanc, on l’entend s’écrier : « Elle est con, ma mère ! » Mais on ne cherche plus à comprendre. Elle vit dans son monde…

– Mon Dieu, murmura Maryline. Et lui, qui c’est ?

– Lui ? C’est Le Chauve. C’est ainsi qu’on le surnomme. Tout le monde se demande comment il fait pour tenir debout avec ce cerveau… démesuré ! On ne les a jamais surpris ensemble mais… (Il se mit à chuchoter.) lui et la femme à barbe auraient des rapports. Sexuels.

– Mon Dieu, répéta Maryline. On dirait un extraterrestre, en plus.

– Tu n’as pas peur ? Tout va bien ? Si ça peut te rassurer, tu peux te coller à moi, tenta le forain, réussissant son coup.

Ils continuèrent leur périple sous le chapiteau où le public, pour quelques pièces de monnaie, pouvait, parmi tant d’autres, admirer Jane et June, les sœurs siamoises qui ne pouvaient plus se sentir, ou Nicole, rebaptisée la femme sirène parce qu’elle était capable de retenir sa respiration sous l’eau pendant de très longues minutes – d’ailleurs, avec sa bouche, elle faisait la même chose que les poissons.

La journée de Maryline s’acheva dans la caravane du Canadien.

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Ils sont dans le bibliothécaire !

23 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Harceleuse, Marie-France Adnet

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Brasero - Patrick Beaucamps

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Contes en stock - Micheline Boland

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Germain et ses pantins - Bruno Charrier

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Les promesses de main - Edmée de Xavée

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Léon 20h30 - Jean-Louis Gillessen

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Christophe Poirier nous présente son recueil d'Haïkus "Sens net"

22 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys

Christophe Poirier nous présente son recueil d'Haïkus "Sens net"

Biographie :

- Publication dans la revue Verso (N°155)

- 3ème prix de composition de Tanka, décerné par les

éditions de Tanka Francophones

Résumé :

Sens Net est un recueil de poèmes courts du genre Haïkus, plongeant le lecteur dans un univers poétique et sensible.

Extrait

“La primevère

Du jardin se distingue

Fleurie hors du temps”

Besoin d'avancer

La chenille fait le pont

Sans se retourner”

J'étais là debout

Sur le plateau enneigé

Des sapins vivants”

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Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue "Le Traversier"

21 Novembre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue "Le Traversier"
Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue "Le Traversier"

http://gsl.skynetblogs.be/archive/2015/06/29/publication-dans-la-revue-le-traversier-8463888.html

L’effluve du fleuve
Texte proposé par Laurent Dumortier

Sous les lumières immobiles
Je m’enfonce dans
Le cœur rougeoyant
Des quais de la ville

D’une péniche-restaurant
Glissant sur l’Escaut
Me parviennent des mots
Murmurés par le vent

L’effluve du fleuve
Tel un voilier de regrets
Me rappelle nos hiers
Pas encore oubliés
Et nos lendemains trépassés

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