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LETTRES ÉCRITES À LA MANIÈRE DE GASTON CHAISSAC, un texte signé Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

LETTRES ÉCRITES À LA MANIÈRE DE GASTON CHAISSAC

L'orthographe particulière de Gaston a été respectée !


 

De Gaston Chaissac à Vincent Spitalels :


 

cher monsieur spitaels,


 

Ce matin en épluchant une pomme, j'ai pensé au denier collage que je vous ai envoyé et que vous devez avoir reçu. Le capitaine du paquebeau jaune-orangé de la partie droite aurait dû se trouver a gauche.

cette erreur dont je suis seul responsable m'autorise à vous en dire plus : le navire en question du fait de sa carguéson illicite de pommes ne pouvait avoir qu'un capitaine gauchiste, donc à gauche.

j'ai donc décidé de refaire le collage qui sèche sur la table à langer oubliée par ma fille lors de son dernier passage avec jean-batiste, mon petit-fils.

vous trouverez aussi quelques changements puisque le paquebeau aura changé de nom. par erreur, je l'avais batisé titanis, ce qui ne lui convient guère, avouez-le !

veuillez pardonner ma trop grande velléité de vous plaire et accepter la quirielle d'excuses qui accompagnent cette missive. je rest à votre écoute, cher ami.


 

(signé)

Gaston

p.s. : j'espère que votre problèmes de souris dans votre cuisine n'est plus qu'un mauvais souvenir.


 

***


 

Réponse de Monsieur Spitaels :


 

Bien Cher Gaston,


 

J'ose espérer que les choses alambiquées vous plaisent autant qu'à moi. Rassurez-vous, Cher Gaston, je ne manque pas d'idée poétique et mon problème de souris a été réglé en moins de deux par le chat de ma voisine qui a fait bonne chère de ces monstres.


 

Le rythme poétique qui m'habite depuis peu a pour origine un voyage au Brésil que ma fille a effectué le mois dernier. De ce pays béni, elle m'a ramené quelques disques de samba qui font mon bonheur de poète musicien.


 

Comme vous, je me suis lancé dans l'épluchage des concombres qui est un art en devenir. Merci encore de me l'avoir fait découvrir. J'ose espérer que cette maladie que vous évoquez à peine dans votre fin de lettre ne vous perturbe pas trop dans vos élans artistiques.


 

Pour vous, ce petit quatrain.


 

Gaston, tes épluchures

Font de notre culture

Un soleil merveilleux

Qui luit dans les cieux


 

Votre disciple, Vincent


 


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

 

Publié dans Textes

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"L'expérience Cendrillon" de Sébastien Fritsch, une lecture de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

FUIR...

NE FAIRE CONFIANCE A PERSONNE...

LA PEUR, LE DOUTE...

Voilà le quotidien de Milica depuis que sa maison a été réduite en cendres et son époux assassiné...

ELLE DOIT S’ÉCHAPPER !  

"Ne fais confiance à personne !" ce sont les derniers mots de son mari handicapé, lourdement blessé, qui sait que ses jours sont comptés. Surveillé, traqué mais par qui et pourquoi ?

Sébastien Fritsch nous entraîne dans une course poursuite à travers l'Europe. Qui est le chasseur ? 

L'auteur nous aspire dans une spirale infernale. La fin approche, on subodore, on s'étonne, on espère puis on sursaute !

"L'expérience Cendrillon" n'est pas un polar. Peut-être un thriller, à coup sûr un roman noir dans lequel les personnages jouent un double jeu... sauf un !

Les personnages bien campés, sans être attachants tant ils sont ambivalents, sont servis par un style agréable. Le rythme de lecture est rapide et l'environnement géographique, très original, intrigue.

Une urgence s'installe au fil des pages : démêler les fils de cet imbroglio pour comprendre.

Quant au titre, une explication ? Forcément... mais pas à moi de vous en donner la clé : faudra lire ! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

Qui est Sébastien Fritsch en quelques phrases...

 

 

Biographie

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement.

Bibliographie

 

Thrillers et romans noirs :

  • L’Expérience Cendrillon, Éditions Fin mars début avril, 2017 – Prix virtuel du polar 2017

  • Derrière toute chose exquise, Éditions du Pierregord, 2009 et Éditions Fin mars début avril (poche), 2014.

  • Le Sixième crime, Éditions du Pierregord, 2008 et Éditions Fin mars début avril (poche), 2012.

  • Il sesto Delitto (version italienne du Sixième Crime), Éditions Fin mars début avril (poche), 2018

 

Romans contemporains :

  • Albédo, Éditions Fin mars début avril, 2016

  • Se retenir aux brindilles, Éditions Fin mars début avril, 2012.

  • Invitation pour la petite fille qui parle au vent, Éditions Fin mars début avril, 2010.

 

Roman historique:

  • Le Mariage d'Anne Orval, Éditions Créer, 2007.

 

Liens :

 

 

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Quatre nouveaux titres référencés aux Editions Chloé des Lys !

Publié le par christine brunet /aloys

Quatre nouveaux titres référencés aux Editions Chloé des Lys !
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Quatre nouveaux titres référencés aux Editions Chloé des Lys !

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Salomé Roussel nous présente son ouvrage "Trois années de brousse"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait de «Trois années de brousse »

 

Comme les plafonds sont partiellement tombés les rats s’en donnent à cœur joie.  Ils sont vraiment sans gêne et je me demande comment ils vont se comporter cette nuit.  Hier je vais chercher une paire de souliers (faut dire que la plupart du temps je cours avec des bottes en caoutchouc) et qu’est-ce que je vois ?  Les rats avaient mangé les semelles, de belles semelles en cuir ! Je prends une autre paire et là ils avaient mangé le cuir du bouton !  Ils ont mangé le nœud de la troisième paire et, dégoûtée, j’ai refermé le tiroir car je crois que toutes les chaussures sont plus ou moins entamées.  Le gros dilemme est le suivant : je vide ce tiroir ou je les laisse manger le reste ?  Qu’en pensez-vous ?

Et tant qu’on parle de bébêtes j’ai vu ma première araignée géante !  On aurait dit un crabe, des pattes –et je ne mens pas- de dix centimètres.  Beurk ! 

 

Courte biographie

 

Je m’appelle Salomé ROUSSEL et je suis née au Congo en 1957.  J’ai peu de souvenirs de là-bas, mais je garde une passion pour le soleil, les chaleurs humides, les gros orages et les couleurs éclatantes!  Il y a une dizaine d’années j’ai hérité des lettres que ma mère avait écrites à ma grand-mère entre 1956 et 1960.  Cela a été une révélation pour moi.

A côté d’une formation de secrétaire de direction j’ai suivi des cours d’Italien, de maçonnerie, de soudure, de mécanique, de dessin, de peinture, de cuisine … et d’écriture.

J’ai fait toutes sortes de choses dans la vie ; j’ai élevé quatre enfants, j’ai fait des enquêtes, j’ai travaillé comme secrétaire, j’ai fait de la traduction, j’ai été aidante à la ferme, j’ai travaillé dans un magasin, dans une banque, dans des sociétés familiales et des multinationales. J’ai été assistante médicale. J’ai travaillé quelques mois au Rwanda et au Kenya.  Actuellement je suis prof de néerlandais en société.

Je suis enthousiaste  et sociable, j’ai une imagination débordante, j’aime la nature et les animaux, j’adore les histoires et les voyages. J’ai  pas mal bourlingué, mais j’espère encore faire le tour du monde un jour. Je m’adapte facilement. Côté négatif je suis assez susceptible et désordonnée.

J’ai publié un recueil de poèmes sous le pseudonyme de Jeanne Galand et un livre sur les folles aventures de la femme au volant sous mon vrai nom.

 

Résumé du livre.

Livre écrit sous forme de lettres qui racontent l’histoire d’une époque révolue, mais pourtant bien réelle. L’histoire d’un tabou familial et peut-être même historique.  Des faits écrits par ma mère à sa façon  exubérante avec ses dérives, ses exagérations, ses sensibilités, ses erreurs et son éducation.

Mes parents se sont connus en Belgique, se sont mariés au Congo et ont vécu une formidable aventure sur fond de café et de caoutchouc.  Vivre en brousse à la fin des années cinquante était synonyme de débrouillardise, de liberté et d’inconscience.

Cette histoire commence en décembre 1956 quand elle débarque au Congo au bras de mon grand-père pour y retrouver mon père de qui elle était follement amoureuse.

Cette histoire se termine abruptement en décembre 1959 quand … je vous laisse lire le livre pour le découvrir.

 

 

Première de couverture

 

Comme je n’ai pas fait la première de couverture moi-même je n’arrive pas à séparer la première de la dernière de couverture.  Je suis vraiment désolée.

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Viktoria LAURENT-SKRABALOVA a été publiée dans l'Anthologie de poésie 2018 de l'U.N.I.A.C. de Dijon.

Publié le par christine brunet /aloys

Viktoria LAURENT-SKRABALOVA a été publiée dans l'Anthologie de poésie 2018 de l'U.N.I.A.C. de Dijon.
Viktoria LAURENT-SKRABALOVA a été publiée dans l'Anthologie de poésie 2018 de l'U.N.I.A.C. de Dijon.

La Campagne avant l’orage

 

Le vent souffle

Et nous nous égarons

Dans la salive des prairies,

Le pollen douçâtre

Caressant nos voies.

Sous le chapeau

De trilles des alouettes

La terre ouvre son ventre,

Accueille la semence

Fine de poussière.

En attendant de l’orage

Qu’il vienne l’engrosser.

Pour faire pousser

L’audace de sauvagerie.

 

Publié dans Poésie, articles

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Dan Berthod nous présente son ouvrage "Chroniques de l'absence"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie de Dan Berthod :

 

Dan Berthod est professeur agrégé de lettres et doctorant. Il est surtout passionné par l’histoire de la musique pop/rock et par l’écriture.

 

Résumé de Chroniques de l’absence :

 

Les nouvelles de ce recueil sont envahies par les figures de la vacuité et de la vanité. On ouvre une soupière : elle est vide. On ouvre une porte : il n’y a personne (sinon des fâcheux qu’on n’attendait pas). Quand on cherche un objet qu’on croit égaré, il s’avère qu’il n’a probablement jamais existé ; et quand on cherche la vérité sur un récit historique fondateur, on s’expose au doute et à la déception. Certains personnages en arrivent à remettre en question l’acte même d’écrire ou de s’exprimer en français.

 

Extrait de Chroniques de l’absence (nouvelle « La Disparition ») :

 

« Bordel ! Mais qu’est ce que t’as foutu de mon ptyx ?

(Je l’avais laissé, je crois, sur une des putains de crédences du salon.)

– Ton ptyx ? Je l’ai pas touché, moi, ton ptyx. »

Elle était tellement habituée à m’entendre l’appeler ainsi, haha ! – de ce nom qui n’existe pas dans le dictionnaire, ce qui fait tout son prix – qu’elle ne s’était jamais posé la question de savoir si le mot « ptyx » était adapté à toute conversation. Un jour, elle allait l’employer devant un prof de français voire un académicien – pour peu que les oiseaux de ce genre se risquent à poser leurs ailes dans notre province !

« Les enfants ! Vous avez vu mon ptyx ?

– Nan ! »

Eux aussi, ils le désignaient par ce mot – ce monosyllabe disant tout en seulement quatre lettres (dont trois consonnes). C’était beaucoup moins compliqué…

Plus on avance dans les siècles, et plus les inventions révolutionnaires se chargent, dans leur signifiant, de lettres inutiles et laides, de connotations technoïdes jugées sans raison avantageuses, comme dans les romans de Dantec.

Grave erreur – plus grave qu’il n’y paraît –, car les fautes esthétiques ont sur la volonté générale de vivre un impact impossible à quantifier !

Publié dans présentations

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Christina Previ nous propose une nouvelle "Objets perdus"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Objets perdus

 

 

 

La porte était fermée et pourtant tous savaient que c’était bien là, chez Voltaire, que l’on retrouvait les objets égarés, à des kilomètres à la ronde. Il suffisait d’entrer, de chercher et vous retrouviez vos clés, sacs, doudous, chapeaux, foulards, MP3, téléphones portables et que sais-je encore.

D’ailleurs, Voltaire avait été rebaptisé depuis fort longtemps déjà. Pour tout le village, il était « l’escamoteur ». Il aurait été malvenu de l’appeler voleur ; bien entendu, il dérobait ou plutôt il chapardait, il s’appropriait… mais il restituait toujours l’objet de son délit !

 

La première fois que ça lui prit, il n’avait que vingt-quatre ans, la tentation fut irrépressible, incontournable ; il empoigna un vieux parapluie, laissé là, à la porte de l’épicerie. Il y avait un soleil de plomb, ce jour-là, pas un souffle de vent et une lourdeur capable d’avachir un vice premier ministre raide et austère.

L’épicière pensa qu’il voulait s’en servir comme parasol, qu’il ne supportait pas ce soleil ardent et qu’il le lui rapporterait… Hé bien, ce parapluie-là, à l’heure qu’il est, l’épicière l’a oublié depuis fort longtemps et je crois bien qu’il se trouve toujours chez Voltaire…

 

Sa manie devint vite incontrôlable. Voltaire ne pouvait apercevoir un objet isolé, sans s’en emparer. Il faut préciser qu’il ne glissait jamais la main dans un sac. Il n’était pas malhonnête Voltaire, non, il était juste pris d’une irrésistible pulsion qui l’obligeait à tendre la main vers les choses perdues, posées par inadvertance, oubliées même l’espace d’un instant, et qui faisaient l’objet de sa tentation.

L’on avait très vite remarqué sa manie, son entourage l’avait réprimandé. On lui conseilla une thérapie ; rien n’y fit, Voltaire continuait de dérober et d’entreposer chez lui le fruit de ses rapines.

 

On l’enguirlanda, le sermonna, ce fut peine perdue… Voltaire continua sur sa lancée. Paradoxalement, il devint très vite un atout précieux pour ses voisins. Il faut dire qu’il ne camouflait rien, tout était à vue chez lui, même les objets de valeur…

Il advint un jour, qu’un homme, se lamentant d’avoir perdu ses clés de voiture, fut invité par Voltaire, lui-même, à venir chez lui. L’homme fut surpris de voir traîner trois porte-clés, avec chacun son lot de sésame !

« Les voici ! » s’écria le conducteur rayonnant : « Merci Voltaire, Je n’ai jamais retrouvé mes clés égarées aussi vite qu’aujourd’hui ! »

Puis, ce fut le tour d’une voisine, éplorée qui ne retrouvait pas son sac de courses.

« Va voir chez l’escamoteur ! » lui avait glissé malicieusement le conducteur chanceux. C’est ce qu’elle fit et elle retrouva son fourre-tout avec ses marchandises et son porte-monnaie intacts.

À partir de ce jour, au village, personne ne s’inquiéta plus de grand-chose… sur le plan matériel, tout au moins ! Un marmot était en larme, sans doudou le soir ? « Allez donc voir chez l’escamoteur ! » était la réponse toute trouvée et bien rare était l’enfant qui ne retrouvait pas le sourire !

Une dame avait égaré son collier ? « Faites donc un tour chez Voltaire ! »

Un étranger de passage oubliait sa carte routière ou son portable sur le parking ? « Venez avec moi, mon brave, je sais où il faut aller ! »

Peu à peu, il était devenu la célébrité des lieux.

 

Le notaire lui-même ayant, un jour, perdu un dossier rare, faillit aller le chercher chez Voltaire… Bon mais, il l’avait oublié, à la poste, tôt le matin, à l’heure ou Voltaire n’était pas encore levé ! Le postier avait bien failli lui téléphoner… Non, pas au notaire, à Voltaire… Puisque l’on retrouvait toujours absolument tout chez lui !

Mais un notaire, c’est un notaire et il n’est pas censé oublier ses affaires ! Donc, il retourna d’are d’are chez le postier, qui lui rendit son dossier rare. Le stylo du notaire, par contre, durant sa course ventre à terre, fut éjecté sur le banc du square et se retrouva vite chez Voltaire !

 

Bref, pour ceux qui suivent, ils savent que personne n’aurait jamais eu l’idée ou même intérêt à se plaindre de Voltaire. Il était « leur escamoteur » et bien que l’on puisse, normalement, désapprouver cette déviance, dans ce cas précis, chacun y trouvait son compte !

 

L’obsession de Voltaire a longtemps servi sa petite communauté, jusqu’au jour où, lui-même, s’est mis à oublier. Il perdit ses clés, son chien, son heure et jusqu’à son nom. La course du temps l’avait rejoint, Alzheimer l’avait atteint. Le lièvre, cette fois, avait rattrapé la tortue.

 

Ce fut au tour des voisins, de devoir ramener Voltaire. L’étape suivante fut la maison de repos. Mais chaque dimanche, un de ses anciens voisins se charge d’aller le chercher. La semaine dernière, sur la place, ils lui ont dévoilé une statue, fraîchement inaugurée. La sculpture a été érigée à son nom !

En la voyant Voltaire a souri… son regard s’est posé sur le banc et il a ramassé, subrepticement, une pochette de plastique rouge, sans doute oubliée là par un enfant… À la maison de repos, quelquefois, une pantoufle, un peigne ou un gobelet  disparaissent et il se trouve toujours quelqu’un dans le couloir pour vous indiquer la chambre de Voltaire.

Publié dans Nouvelle

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Jean-Louis Minot nous présente son nouvel ouvrage "Le lac"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Né en 1952, fils unique.

A abandonné ses études après le baccalauréat par manque d’idée précise sur son avenir.

Retraité de l’Education Nationale sans avoir été enseignant pour autant.

A toujours aimé la lecture qu’il a pratiquée en autodidacte

D’où une culture hétéroclite sans la moindre structure.

Aime également peinture, musique, sculpture et toutes formes de culture.

L’écriture est un moyen de mettre le monde – son monde intérieur -  en ordre.

 Depuis toujours plus spectateur qu’acteur.

Curieux de tout. Fanatique de rien.

Publie ici son 4ème roman dans un genre différent des précédents qui étaient policiers :

La serpette ( en cours de réédition chez CDL)

Le rire des gargouilles – CDL

Chroniques I – CDL

 

Résumé :

            Ce récit nous conte l’histoire d’un échec professionnel et sentimental subi par une jeune femme. Elle va quitter Paris pour retourner en province dans un petit village au bord d’un lac. Sa solitude l’amène à tout remettre en question. Et, sans qu’elle y soit pour quoi que ce soit, la réalité va basculer et l’entraîner dans un univers angoissant. Ni démons ni sorciers, mais une chatte qui a élu domicile chez elle lui pose des questions insolubles. Un jeune garçon du voisinage se révèle être bien plus qu’un jeune garçon. Le lac tout proche l’attire et lui fait peur en même temps. Idem pour un homme dont l’épouse a disparu un an auparavant sans laisser de traces. Il y a aussi ces deux corbeaux qui l’observent, la guident, lui font des reproches.  Et cette ombre qui l’attire un soir d’hiver au plus profond du lac .

Une autre réalité. A moins que tout ceci ne soit qu’un cauchemar.

 

 

 

 

Extrait :

 

Vendredi 3 janvier

            La neige n’a pas cessé. Des jours et des jours durant. Plus de terre ni de ciel. Forêt et lac engloutis. Les chemins ne conduisent plus nulle part, d’ailleurs il n’y a plus de chemin. Les accalmies annoncées à la météo contournent la région : « Inexplicable, cas rarissime ». Paroles au goût d’ignorance. Les gens se terrent chez eux, télé en panne, plus de transmission. Le pays est entré en hibernation. Les maisons isolées sont visitées par les pompiers. On ne compte plus les lignes téléphoniques coupées. Les mairies sont assiégées de demandes de secours.

            Catherine, terrée chez elle, terrifiée, se bouche les oreilles. La radio poussée à fond n’y peut rien. Dehors le chant s’est amplifié au long de ces jours de tempête, ce chant qui l’appelle si fort. Par-delà le chemin et le lac, du plus profond de la forêt, d’entre les troncs des arbres morts, du fond d’un gouffre sans fond…. La voix murmure son nom et le vent le porte jusque chez elle, au fond de son lit et dans ses rêves. Jour, nuit, inlassablement. Les corbeaux se taisent, perchés au sommet des grands arbres. La renarde risque le museau au sortir de son terrier. Le vent encore… glisser sur l’eau, la tête dans le ciel, parmi les nuages blancs…. aspirer les senteurs du printemps. Tout savoir de la vie et de la mort… La voix lui murmure toutes ses promesses. Comme une infinie caresse. Enfin trouver le repos.

            Une silhouette noire naît du vide, entre trois rochers, près de la source figée par la glace. Elle grandit, s’avance…. les corbeaux immobiles et curieux. La renarde gémit, oreilles basses. Catherine s’élance vers l’appel… Lilith regarde, statue froide de déesse égyptienne réincarnée, spectatrice de la vie et de la mort. Qu’advienne ce qui doit advenir. Catherine flotte au-dessus du sol, ne sent pas la neige froide à ses pieds. Mais marche-t-elle vraiment ? L’ombre noire s’est avancée jusqu’à la rive du lac : « Viens, je t’attends…. Je te promets le calme et la joie. Tu sauras, tu ne trembleras plus de peur ni de froid. Viens dans le silence…Prends ma main. N’aie plus peur ».

            Catherine s’élance par-dessus les eaux à la rencontre de ce murmure qui tient le ciel tout entier… S’enfoncer sous les eaux, oublier le ciel. Réintégrer le ventre de la terre….

 

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Le blog "legere imaginare peregrinare" a chroniqué "Silencieux tumultes", le nouveau roman d'Edmée de Xhavée

Publié le par Legere Imaginare Peregrinare

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2018/10/22/passion-lecture-silencieux-tumultes-edmee-de-xhavee/#more-27714

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2018/10/22/passion-lecture-silencieux-tumultes-edmee-de-xhavee/#more-27714

 

 

Une maison comme personnage principal?? C’est ce que propose la romancière belge Edmée De Xhavée dans son roman « Silencieux Tumultes », très beau texte empreint de poésie et de sensibilité.

 

L’auteur:

téléchargement (1)Edmée de Xhavée, née en 1948 dans la province de Liège, a longtemps parcouru le monde, en Italie, en Amérique, en France aussi, mais, tel le pigeon voyageur, elle est revenue au nid pour se consacrer à l’écriture.

Le roman:

Silencieux tumultes, quatrième roman de l’auteure, a été publié par les éditions Chloé des Lys en avril 2018. Le style est aussi sensible et délicat qu’une goutte de rosée matinale sur un pétale de rose. Edmée de Xhavée manie la langue avec bonheur,  parsemant de-ci de-là de petites touches de poésie cachées dans les aspects les plus simples ou les plus triviaux de la vie: « Derrière la haute haie de troènes, le jardinier des voisins pousse sa tondeuse, et l’odeur de l’herbe coupée lui parvient au gré du souffle de l’air chaud de cette journée de mai. De gros nuages galopent épars dans le ciel, troupeau vaporeux dans un ciel autrement pur. » (Page 83)… »Sur la table ronde empire marquetée et cerclée de cuivre ciselé et étincelant, de superbes dahlias jaillissent d’un vase chinois, tandis qu’un Val Saint Lambert, juché sur le petit guéridon japonais laqué rouge, offre sa transparence à un plumetis de grappes de verges d’or, dont les tiges feuillues s’élancent en se croisant, vigoureux traits verts dans le cristal de l’eau où la lumière tremble. » (Page 55).

Cathie Louvet

Publié dans avis de blogs

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Robert Blée nous présente son ouvrage "A l'ombre de mon tilleul vert"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

De formation autodidacte, je me suis réfugié, suite à un événement douloureux, dans l’écriture. J’ai par là même expulsé les incompréhensions d’une vie parfois insoutenable pour ne retenir que la beauté du monde.

J’ai longuement rêvé lorsque je travaillais comme tâcheron dans les entreprises de nettoyage. L’imaginaire m’a aidé à trouver la force de travailler presque jour et nuit. Puis pour des raisons que seul connaissent les parents d’enfants dits : « différent » lorsqu’ils perdent leur progéniture, j’ai fuit.

Je me suis établi en Loire Atlantique où j’ai exercé le métier de tuyauteur bord. La Loire, les paquebots en naissance et les petits ports de pêches ont gravé en moi les déferlantes apaisantes.

Après avoir fondé l’association Aurore Étoilée qui œuvre en faveur des enfants handicapés mais aussi envers les parents en soulignant au public tous les problèmes liés à la dépression, parfois même aux addictions.

Aujourd’hui je redistribue aux lecteurs ma vision du monde et celles des turpitudes qu’il subit.

 

http://poesieflanante.e-monsite.com/

Résumé

 

Recueil de poésie écrit en vers libérés de toutes contraintes où se mêlent l’amour, l’espoir, le temps qui passe mais aussi l’abject dans ce que les hommes sont capables de faire subir à l’humanité, à la nature.

 

Que reste-t-il de ce monde ?

Un absolu dissolu dans le méandre des questionnements, dans les fondations d’une humanité en mutation, en transe.

L’homme se voit ainsi contraint à des voyages forcés vers un aller sans retour en direction de la croisée de ses chemins.

Trouvera-t-il sa quête ?

En attendant nous marchons, dos voûté, sous le fardeau des méconnaissances !

En attendant je marche vers mon tilleul vert.

Marcher n’est-il pas déjà savoir s’arrêter lorsqu’un pas en suspension attend l’autre ?

Cette étrangeté du temps, en cassation, qui comme un métronome donne la rythmique essayant de nous faire insouciamment entrevoir la respiration de la créativité de la vie, qui n’arrive plus à nous interroger, m’interpelle.

Je m’interroge…

Je marche…

À pas lents, pour mieux appréhender le monde.

La lenteur d’une marche

Assoit la sagesse

D’un centenaire affable.

Le monde est plat

 

Sur les mers démontées,

J’ai remonté la sonde

Pour y compter les nœuds

D’une société lisse

Afin de vous conter l’effroi

D’un monde plat

Où l’on tourne en rond,

Où l’on marche à reculons,

Vers des océans sans loi.

 

Il n’y jaillira que des rencontres

Faites de craintes sourdes,

De hurlements d’enfants

Étouffés savamment,

À l’abri de nos serments.

 

 

Publié dans présentations

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