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Le blog Aloys

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Le pot de terre, une nouvelle signée Louis Delville

5 Juin 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Le pot de terre, une nouvelle signée Louis Delville

LE POT DE TERRE

"J'ai gagné !"

Je n'en crois pas mes oreilles quand j'entends ces mots ! Lui le petit, lui le faible, il a gagné ? C'est qu'un pot de terre est rarement gagnant !

"Allez, raconte-moi…"

"Eh bien voilà… Tu sais que j'ai été fabriqué par Jérémie, un vieil artisan africain. Il faut dire que la terre glaise de son pays est bonne pour nous, les pots de terre et que Jérémie s'y connaît comme pas un pour fabriquer des pots solides. En plus, il les décore de mille et un motifs. Nous sommes donc beaux et, comme toutes les belles choses, on nous chouchoute, cela nous garantit une longue vie."

Il continue : "En Afrique, nous sommes soumis à bien des aléas. Si la chaleur ne nous fait pas peur, sauf quand Jérémie nous fait cuire, nos ennemis sont les cailloux de la rivière qui nous menacent chaque fois que quelqu'un vient puiser de l'eau en nous utilisant. Les animaux aussi font peu attention à nous, les pots. Quel chien peut se vanter de n'en avoir jamais cassé un ou, suprême insulte, de n'avoir jamais levé la patte sur l'un d'entre nous ?"

Il est intarissable le pot de terre : "Moi, j'ai eu de la chance. Je suis arrivé chez Caroline par la grâce d'un voyage de vacances. Dès qu'elle m'a vu, elle m'a voulu, elle m'a payé à Jérémie et me voilà en Belgique, un pays de cocagne pour les pots ! Dès mon arrivée chez elle, j'ai été chouchouté, nettoyé, dépoussiéré et mis dans une vitrine. Une vraie vie de star !"

"De temps en temps, on ouvrait la vitrine et une main délicate me prenait pour que l'on puisse m'admirer de tout près ! Quand un visiteur arrivait avec des fleurs, Caroline me prenait comme vase et crois-moi, un bouquet, ça change la vie d'un pot !"

Je l'ai encouragé à continuer.

"Or donc, il y a quelques jours, Caroline fêtait ses quarante ans et elle a reçu un immense bouquet bien trop grand pour moi seul. J'ai donc dû partager les fleurs avec à mes côtés un pot en étain. Un jeune pot, mince et élancé. Il n'a pas tenu le coup longtemps le gamin ! Une tulipe qui s'est penchée vers moi pour m'admirer l'a fait tomber. Adieu le pot en étain, intact certes mais déclaré inapte au service et désormais relégué dans le fond d'une armoire !"

Le pot de terre a continué son histoire : "Et toi, qu'est-ce que tu deviens ?"

J'ai bredouillé n'importe quoi mais en moi-même je me suis inquiété de mon sort futur, moi le pot de fer !

(Extrait de "Petites et grandes histoires")

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

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Noirs, un poème de Jacques Degeye extrait des Poèmes Inédits

4 Juin 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Noirs, un poème de Jacques Degeye extrait des Poèmes Inédits

NOIRS

*

*

Extrait des POÈMES INÉDITS, de Jacques DEGEYE (Chloé des Lys, 2015).

*

*

Noir cloaque de nos organes,

Lacis de nos entrailles,

Impénétrable tombeau,

Enchevêtrement de nos viscères,

Étrangers nous sommes

À l'intérieur de notre corps.

*

Sombres sont nos intentions,

Les jours de colère où nous projetons

De maléfiques actions.

Nous venger souvent nous importe,

De notre amour-propre blessé.

Faire du mal parfois sans raison.

*

Noir regard sur le couple

Qui dérange, trop heureux

À notre estime. Noirs blousons,

Matraques, couteaux et poignards

Au fond de leurs fourreaux,

Mais prêts à servir dans l'empoignade.

*

Convoitise de la femme ou de l'homme

Qui a allumé notre passion

Par la volupté de ses formes,

L'étincelle de ses yeux,

Son sourire aux lèvres entrouvertes.
Noir désir dans le secret de nos songes.

*

Dans la nuit noire de nos rêves

De drôles d'oiseaux apparaissent.

De noirs corbeaux aux ailes immenses

Menacent notre sommeil ;
Leurs becs démesurés

Déchirent les chairs et nous réveillent.

*

Sang noir qui coule de la cheville

De ma grand-mère, qu'une vipère

Se rebiffant, a mordue

Sous un andain par elle ramassé.

Son mari, ses filles se rongent les sangs,

Tandis qu'elle gémit sous le garrot.

*

Dragons, bêtes immondes

Peuplent nos films et bandes dessinées.
Dracula, vampires s'abreuvent

De sang, le nôtre et celui de nos enfants.
La peur au ventre saisit les victimes,

Incapables de résister à l'hypnose.

*

Bile noire des médecins anciens,

Rate gonflée d'humeurs noires,

Siège de la mélancolie.

Tristesse sans fond, accablement,

Mantille jetée sur nos vies, filet

Enveloppant le radeau dérivant sur l'océan.

Jacques Degeye

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Christophe Steynen présente son livre "Vulgarisons !"

3 Juin 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Christophe Steynen présente son livre "Vulgarisons !"

Biographie

Christophe Steynen est né durant le froid et humide mois d‘août 1977. Sa curiosité illimitée le pousse à s’investir dans des domaines très divers . Écrire était il y a peu toutefois pour lui un territoire encore inexploré mais la naissance de sa fille Charlotte l’a inspiré a écrire un premier recueil de poèmes pour enfants. Avec “Vulgarions!”, il signe son premier roman qui emmênera le lecteur sur les chemins d’une réflexion sur la vie, l’amour et la foi.

Résumé

Tout réussi à Philippe Decaille, du moins, c’est ce qu’il pense. Sa vie va pourtant être le témoin d’un bouleversement total qui va faire table rase des fondations sur lesquelles il avait jusqu’alors basé son existence. Dans les méandres d’une histoire d’amour au déroulement tragique, il tente de tirer quelques leçons des erreurs qu’il a commises et essaie de réorganiser sa vie, au lieu de se lamenter sur son triste sort. Son désir le plus cher est de voir se réaliser un jour le merveilleux secret que son épouse avait précieusement dissimulé et qui est dévoilé à la suite d’un terrible coup du sort. Le destin l’oblige à réfléchir au-delà des seuls raisonnements cartésiens qu’il maitrise et il découvre ainsi un monde où sentiments et émotions s’entremêlent au doute et à l’espoir. Guidé par une foi dont il ne connaissait jusque-là pas l’existence, il tente de trouver des réponses à des questions essentielles, mais auxquelles il n’avait jamais pris le temps de s’attarder.

Extrait

Incrédule, je transgresse les limites du savoir. Je suis confiant, l'expérience me dictera bien que faire. Lucide mais surtout naïf, j'agis sans écouter. Idée salvatrice, montre-moi que j’ai raison. Qui oserait venir me contrarier, moi le roi de la perspicacité, savant cartésien, analyste dubitatif, sceptique athée ? Cependant voilà, le monde a beau être rationnel, nous ne le comprenons pas encore. Et l’ignorance nous plonge dans le doute, et le doute, l’esprit humain n’apprécie guère. Le doute c’est la peur, l’inconnu, la frontière parfois toute proche mais que l’on ne veut pas transgresser. Alors l’homme invente, c’est même un de ses passe-temps favoris. Ce qu’il ne comprend pas le tourmente et l’obsède. Pour refouler ses angoisses, il donne un visage à l’inconnu, il fournit un passeport à cet étranger venu d’on ne sait où. Il a besoin de cela pour se sentir bien. Il se sent bien car il imagine cet individu bienveillant et rempli de bonnes volontés. Il suffit de ne pas trop l’agacer et de penser parfois un peu à lui, peut-être pour que lui aussi ne se sente pas seul. L’homme s’est donné un Dieu, une réponse, une conscience. La foi est la clé pour qu’il nous ouvre sa porte. Mais parfois cela ne suffit pas. Parfois il faut être deux pour forcer la serrure. Ce que l’on a l’habitude de faire seul devient soudainement une tâche impossible. Et on appelle à l’aide, on montre ses faiblesses, on se dévoile, on s’accepte. On apprend à se connaître. Accepter ses défaillances, c’est grandir.

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Jean-François Foulon présente son univers... Réflexions

2 Juin 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Jean-François Foulon présente son univers... Réflexions

Puisque mon roman « Obscurité » vient d’être référencé et qu’il a maintenant une existence légale, il conviendrait peut-être de me présenter. Mais que dire sur soi qui pourrait intéresser le public ? Il n’y a dans mon existence rien de bien extraordinaire, aucun fait marquant qui aurait été repris dans la presse. On fait des études, on trouve un boulot, on se marie, on a des enfants. Nos vies sont minuscules et d’une banalité affligeante. Sauf qu’au fond de soi, on sent intuitivement qu’il existe une dichotomie entre ce que l’on est et ce que l’on fait quotidiennement, entre le moi profond et le monde dans lequel il nous faut bien survivre.

Certains, sans doute plus intelligents, ne veulent pas changer le monde, aussi cruel et inhumain soit-il. Non, ils s’adaptent aux circonstances et comme des caméléons ils évoluent en fonction des buts qu’ils veulent atteindre. Ces gens-là ne vont pas se battre pour la justice sociale ou une planète plus propre. Non, dans chaque situation nouvelle, ils essaient de retirer le maximum de profit personnel. Nous les retrouvons quelques années plus tard à la tête d’un Etat, président d’une multinationale, général en chef d’une armée, chef d’entreprise, directeur d’une agence bancaire, etc.

D’autres (et je fais partie de ceux-là) doivent garder en eux une partie d’enfance, car ils conservent une dose de naïveté qui fait qu’ils s’étonnent encore de tout. Le chant d’un oiseau sur une branche, une rivière qui bondit sur des rochers, un recueil de poésie qu’on lit le soir chez soi, au creux de l’hiver, tout cela les émeut. Mais s’ils sont sensibles à cette beauté, ils sont aussi plus fragiles et n’arrivent pas à accepter ces guerres que l’on fait partout au nom du dieu argent, ni cette logique économique des financiers qui, au nom de la concurrence et de la rentabilité, entraîne une partie non négligeable de la population dans la pauvreté. Pourtant ils ne peuvent rien faire pour changer le monde. Alors ils se réfugient dans l’écriture, pour inventer d’autres univers et pour dénoncer celui dans lequel ils doivent bien survivre malgré tout. En écrivant, ils deviennent des espèces de demi-dieux, capables de créer des histoires et des personnages à leur guise.

L’écriture, dès lors, se définit pour eux comme une nécessité existentielle, qui leur permet de dire qui ils sont. Devant leur écran ou un stylo à la main, ils cessent de jouer les rôles habituels que la société leur a attribués pour devenir pleinement eux-mêmes.

Maintenant, pour prendre mon cas personnel (puisque je suis quand même supposé me présenter ici), je dirai que j’ai écrit très jeune, mais que j’ai connu une longue période d’arrêt, de 25 à 35 ans, environ. Dans un premier temps, adolescent, j’écrivais plutôt pour clarifier ma pensée. C’est l’époque de la vie où on se construit et où on passe au crible de la critique tout ce qu’on nous a enseigné. En écrivant, mes idées devenaient plus claires et je trouvais des arguments que je n’aurais pas trouvés sans cela. Assez vite, je suis passé de ces écrits théoriques à de petites histoires qui illustraient finalement les réflexions dont je viens de parler. Il y avait aussi de la poésie, forcément. Il s’agissait de poèmes noirs, assez désespérés. « J’avais vingt ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie » écrivait Paul Nizan dans Aden Arabie. En effet, c’est quand on est jeune adulte, je trouve, qu’on se pose les vraies questions existentielles. Après, on est dans la vie active, confronté aux difficultés qu’on essaie de vaincre ou de surmonter. Du coup, on réfléchit moins sur le sens de notre destinée.

Comment, après avoir tant écrit adolescent, expliquer la période de latence entre 25 et 35 ans ? Justement parce que j’entrais dans cette vie active et il me semblait qu’en écrivant, je restais en-deçà de cette vie, comme si je me complaisais dans une sorte d’enfance attardée. Je me « forçais » en quelque sorte à m’adapter aux nouveaux rôles que la société m’assignait. Plus tard, après la naissance de mes enfants, je suis revenu à l’écriture comme si je revenais à moi-même. C’était comme si j’avais accompli ce qu’il convenait d’accomplir (profession, mariage, maison, enfants, etc.) et que je pouvais enfin revenir à l’essentiel, c’est-à-dire à moi-même. Rien d’égocentrique dans mon propos et mon écriture n’est pas nombriliste du tout. Ce que je veux dire, c’est que je pouvais de nouveau imaginer d’autres mondes que celui dans lequel je vivais ou au contraire dénoncer ce dernier. Autrement dit, je pouvais de nouveau exprimer qui j’étais vraiment.

Car qui est-on finalement ? Sartre disait que l’existence précédait l’essence, ce qui revient à dire qu’on n’est que par les actes qu’on a posés. C’est vrai et ce n’est pas vrai. Les autres autour de moi, en effet, ne peuvent tenter de me définir que par ce qu’ils voient de moi (suis-je un bon époux, un fonctionnaire zélé, suis-je gentil et doux ou au contraire colérique et irascible, etc. ?). Mais ce que je suis vraiment, ils ne le savent pas. Mes collègues au bureau seraient bien étonnés s’ils apprenaient que j’écris et que je viens de publier un livre. A l’inverse, je pourrais avoir une âme de poète et n’avoir jamais écrit de poésie. Pourtant ce serait en moi mais personne n’en saurait rien. Il faut parfois des événements extraordinaires pour que ce qui était caché apparaisse subitement au grand jour. S’il n’y avait pas eu la guerre en 1940, on n’aurait jamais su qui était vraiment Jean Moulin et on n’aurait conservé de lui que le souvenir d’un préfet comme les autres.

Je donne tous ces exemples pour montrer que les gens qui nous entourent ne nous connaissent finalement pas très bien car ils ne nous jugent que sur les quelques actes qu’ils nous ont vus accomplir. Par contre, en écrivant, j’ai l’impression d’exprimer ce qu’il y a de plus fondamental en moi, sans tricher et sans tenir aucun rôle. L’écriture, c’est cela aussi. Etre vraiment soi-même et offrir aux autres notre vision du monde. Car bien entendu il faut des lecteurs et une écriture qui ne serait pas lue n’a pas beaucoup de sens (merci donc à Chloé des Lys). Quelque part on est nu quand on écrit car on offre au public ce qu’il y a de plus intime en nous. Heureusement tout cela est un peu caché derrière les histoires que l’on raconte. Car si notre sincérité éclate au grand jour, ce n’est pourtant pas de soi qu’on vient parler, mais de sujets qui peuvent intéresser les lecteurs. C’est là que commence la littérature. Si je parle de mon enfance, par exemple, cela n’a d’intérêt littéraire qu’à partir du moment où des lecteurs peuvent partir de mes mots pour se remémorer leur propre enfance. Mon village n’est pas le vôtre, mais à partir du moment où je le décris de manière à ce que vous puissiez projeter votre propre village derrière mes descriptions, j’aurai atteint mon but.

A ce propos, on pourrait réfléchir au rapport qui unit l’auteur, le texte et le lecteur. Existe-t-il une seule manière de comprendre ce qui est écrit ou bien existe-t-il autant d’interprétations que de lecteurs ? C’est un autre débat, nous en parlerons peut-être une autre fois, j’ai déjà abusé de votre patience.

Jean-François FOULON

Obscurité

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L'homme de toujours, un poème de Luc Harache

1 Juin 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

L'homme de toujours, un poème de Luc Harache

L’Homme de toujours

Ecoutez chanter l’Homme de toujours !

Il est déjà là, tel qu’il restera !

Sa musique étrange est un vœu d’amour

Et s’adresse à qui s’y reconnaîtra !

***

« Nature ! Tu as fini ton ouvrage

Sur lequel le temps n’aura pas d’emprise !

Comme pour répondre à l’espoir des sages,

Tu viens d’engendrer cette Espèce exquise ! »

***

C’est l’Ame accomplie, libre et sans tabous,

Sans regret d’hier, sans peur du futur !

L’Histoire, demain, sera sans remous

Et le présent roi sous un ciel d’azur !

***

Cet Enfant superbe est encor trop seul

Pour pouvoir jouir du Monde qu’il mérite,

Et couvrir enfin d’un glorieux linceul

L’esprit dépassé d’une ère maudite !

***

Mais, en attendant, sa force s’impose,

Petit à petit, pleine d’harmonie !

Il fait de la Terre un tableau grandiose

Aux mille couleurs de peau réunies !

***

Il peut regarder le cosmos sans honte

Car il est fait pour s’y multiplier,

L’univers entend sa clameur qui monte

Et n’attend plus que lui pour jubiler !

***

Il est l’élu d’un bonheur absolu,

L’artisan chéri de la volupté,

A lui la planète, à lui l’inconnu,

Tandis que s’éteint l’Homme de jamais !

****

LUC HARACHE

Le miraculé

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Quoi de neuf en juin sur notre blog ?

31 Mai 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

 

— Emotionnant, Carine-Laure ?

— Très ! C’est la toute première fois que j’entendais ce texte.  Qui, grâce au Box Théâtre a pris vie, en quelque sorte http://box.theatre.over-blog.org/.

 

(http://carinelauredesguin.over-blog.com/2015/04/samedi-9-mai-2015-a-19-heures-lecture-de-la-piece-de-carine-laure-desguin-rue-baraka-ou-au-musee-regional-des-sciences-naturelles-ru#ob-comments)

 

Un grand moment d’émotion. On écrit et puis un jour le texte s’envole, ça tient du merveilleux un truc comme ça !

— Et le public est là…

— Le public est là, oui, mais je pense que ce public est attentif.

— Il attend le secret du vieux peintre, le sésame pour réaliser ses rêves ! Et cette voix off, ingénieux, Carine-Laure. Car oui, le public se pose des questions et cette voix est là, qui les formule, ces questions. Mais n’en disons pas plus.

— Non, pas aujourd’hui ! Passons à autre chose. Un tout grand merci aux comédiens du Box Théâtre. Je les cite, ils le méritent. Marie-Pierre Listorti, Sébastien Slowak, Amélie Godenir, et Eric Sherkine.

— On te sent émue…

— Oui, encore. Raison pour laquelle, je ne suis pas très bavarde.

— Une interprétation préférée ?

— Aucune car j’ai aimé les trois personnages, et aussi la voix off. Pas facile pour cette fois off de trouver sa place mais Amélie Godenir est talentueuse est a de suite imposé son personnage.

— Et tout cela est filmé, on voit la caméra !

— Oui, un zentil monsieur a tout filmé et dès que le lien sera disponible, tout cela sera sur ce blog.

— Après la lecture du texte, l’auteur est mis sur le grill, Carine-Laure ?

— Une interview de l’auteur, quelques questions afin que le public situe l’auteur, l’inspiration, le parcours. Mais aussi une ou deux questions plus pertinentes.

— Un dernier mot pour aujourd’hui ?

— Quatre mots ! Vivement la prochaine fois ! Et encore merci au public qui parfois est venu de plus loin. Les montois étaient là, oui, mais des carolos aussi et merci à eux…

Press book http://carinelauredesguin.over-blog.com/notice-bio-bibliographique-nee-a-binche-le-7-fevrier-1963-carine-laure-desguin-aime-sourire-aux-etoiles-et-dire-bonjour-aux-gens-qu-elle.htm

Quoi de neuf en juin sur notre blog ?

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Je vous rappelle le second concours pour la rentrée : une anecdote de voyage avec photos à l'appui !!! Faites-nous rêver !

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Les auteurs à l'honneur :

  • Luc Harache
  • Jean-François Foulon
  • Christophe Steynen
  • Jacques Degeye
  • Louis Delville
  • Micheline Boland
  • Bertrand Maindiaux
  • Laurent Dumortier
  • Sebastien Quagebeur
  • Salvatore Gucciardo
  • Rolande Michel
  • Athena Giove
  • Bob Boutique
  • Simon Andrieu
  • La patate Bouquine (interview)
  • Marie-Noëlle Fargier
  • Barbe Perrin
  • et... les textes du concours !
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Jean-François Foulon nous propose un extrait de son roman "Obscurité"

31 Mai 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

Jean-François Foulon nous propose un extrait de son roman "Obscurité"

(...)

Il approchait de l’endroit fatidique, le cœur un peu serré, quand il entendit dans le lointain la musique plaintive de l’instrument. Elle était donc là ! Une vague de bonheur le submergea aussitôt. A pas de loup, il se glissa derrière les troncs pour parvenir à son lieu d’observation habituel.

La jeune fille était bien présente, en effet, mais elle avait encore changé de place ! Elle se trouvait aujourd’hui beaucoup plus près de la lisière de la forêt. Autrement dit, elle n’était qu’à une dizaine de mètres de lui, ce qui, à la fois le combla de bonheur et le paralysa complètement. Qu’est-ce qu’elle était belle ! Cette fois il voyait vraiment bien son visage… Elle avait un petit nez tout mignon et des lèvres très fines. Et ses mains ! Qu’est-ce qu’elles étaient fines elles aussi, avec leurs longs doigts allongés et délicats… Elle avait bien quinze ans, pour sûr, peut-être même seize. Qu’est-ce qu’il pourrait bien lui dire qui l’intéresserait, lui qui allait seulement en avoir douze dans deux mois ? Elle allait le prendre pour un gamin, ça c’était sûr.

C’est qu’en plus elle semblait vivre dans un univers tellement différent du sien ! Jouer de la musique comme elle le faisait, c’était fabuleux. Elle devait sûrement être riche et vivre dans un château, ce n’était pas possible autrement. Il imaginait des pièces immenses, avec des lustres de cristal pendus au plafond, des cheminées monumentales en marbre rose, des escaliers en pierre blanche larges comme des avenues, des tables de bois noir bien ciré, avec des corbeilles qui débordaient de fruits exotiques, et en plus de tout cela, une armée de domestiques qui s’empressaient de tous côtés. Dans une pièce merveilleuse aux fenêtres ogivales et aux vitraux colorés, elle devait apprendre la musique avec des professeurs de renom, venus de Paris tout exprès pour elle. Ou bien elle jouait seule, cherchant l’inspiration, et relevait parfois la tête en contemplant, rêveuse, le jeu de la lumière sur les vitraux. Certes, c’était là un mode de vie fort différent du sien et on était fort loin, assurément, de l’écurie obscure dans laquelle il devait s’enfermer pour échapper à son beau-père. Il avait honte d’être lui-même. La petite Peugeot, leur vie errante, sa sœur et ses jeux idiots de petite fille, tout cela lui semblait tellement minable par rapport à la vie que la musicienne devait mener…

Il la regarda encore, la contempla, plutôt. Elle termina un morceau et en entama un autre, encore plus beau, encore plus aérien. Il lui semblait voir les notes s’envoler comme des oiseaux et aller se perdre là-bas dans les feuillages. La mélodie était prenante, attendrissante même et n’était pas dépourvue d’une certaine mélancolie, voire d’une certaine tristesse. C’était véritablement l’âme de la jeune fille qui s’exprimait là et plus il écoutait cette musique, plus il avait l’impression de la connaître et même de la comprendre, elle. Car ce qu’elle disait, là, avec ses notes, c’est qu’elle était seule, un peu trop seule pour être heureuse. Cette mélancolie avait un petit côté attendrissant. Cependant, au lieu de pleurer sur son sort, la musicienne disait simplement ce qu’elle ressentait au plus profond d’elle-même et du coup, parce qu’elle était parvenue à dire cela, sa propre tristesse se changeait en beauté. L’enfant venait de découvrir le langage artistique et il sut là, au bord de cette clairière, qu’il n’oublierait jamais cette leçon.

Il se passa alors une chose extraordinaire, une chose que l’enfant n’aurait jamais imaginée, même pas en rêve. Il s’était légèrement avancé pour mieux profiter de ce concert merveilleux et aussi, évidemment, pour mieux contempler ce corps féminin, penché avec grâce dans une sorte de recueillement intérieur. Soudain, après un dernier accord plus long et plus langoureux encore que les autres, la mélodie prit fin. Le silence qui suivit fut impressionnant. La jeune fille alors se redressa et tourna la tête dans sa direction. Bien qu’il fût en partie dissimulé dans les branchages, leurs regards se croisèrent. Il resta paralysé. Trop tard pour se sauver ou même pour faire un pas en arrière ! Elle lui sourit.

  • Tu as aimé ce morceau ?, demanda-t-elle.

On aurait dit qu’ils s’étaient toujours connus. Il ne sut que répondre et ne répondit donc rien, restant planté là comme un nigaud. Un peu décontenancée par son mutisme, elle n’en continua pas moins à lui sourire.

  • Allez, viens, ne reste pas là, caché comme une souris dans son trou. Tu peux venir près de moi pour écouter, si tu veux.

Alors il sortit de sa cachette car il n’avait pas d’autre alternative. Il se sentait pris en faute comme un voleur. Il aurait dû reculer et s’enfuir, mais il n’en avait plus ni la force ni le courage. Cette voix féminine l’avait complètement paralysé. Il fallait dire qu’elle était douce, incroyablement douce, d’une douceur qu’il n’avait jamais entendue nulle part ailleurs.

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Marcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande Michel

29 Mai 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Marcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande Michel

Un livre un peu magique, c’est l’histoire d’une enfant de 8 ans qui fuit la lourdeur du quotidien en se créant un monde enchanté !

Une petite fille attachante, spontanée, amusante et espiègle.

Sa relation avec sa mère est un peu difficile ...

page 33 “ Si on t’entendait, on dirait que je t’ai mal élevée. Fais attention. Nous ne sommes pas n’importe qui ! “.

L’autre jour, bien décidée à l’ennuyer, à la placer, une fois de plus dans une situation inconfortable, je lui ai demandé :

-“ Qui c’est n’importe qui ?”, d’un ton merveilleusement naïf qui a eu le don de l’énerver au plus haut point.

Jeanne se révèle donc malicieuse, j’aime bien la personnalité de cette petite fille;

Suite à un évènement imprévisible Jeanne et Pierre son meilleur ami vont vivre une aventure extraordinaire !

Explorer les fonds marins et se retrouver trois siècles en arrière ...

page 151 – Et me voilà repartie ! Suis-je bête ! Décidément, je ne changerai jamais ! Je fuis constamment la réalité pour me nourrir de mes rêves. Je fais d’eux un

monde plus réel que celui où je vis, je m’y plonge toute entière sans réfléchir, je me délecte d’aventures ou de situations imaginaires dans lesquelles je

me sens parfaitement à l’aise, toute-puissante, presque divine !

Jeanne et Pierre ensemble vont affronter bien des dangers ...

En conclusion j’ai aimé la magie de ce livre et je l’ai offert à ma petite nièce qui l’a adoré !!!

Marcelle Pâques

Marcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande MichelMarcelle Pâques a lu "Jeanne" de Rolande Michel
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La patate bouquine a lu "Galinda" de Laurent Femenias

29 Mai 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

La patate bouquine a lu "Galinda" de Laurent Femenias
La patate bouquine a lu "Galinda" de Laurent Femenias

mercredi 22 avril 2015

http://lapatatebouquine.blogspot.fr/

Galinda


Sam Harper vit dans une famille aisée, à Greybury.
Lui, est le fils aîné de la famille et à ce titre, ce sera à son tour de reprendre la ferme familiale lorsque ses parents ne seront plus en état.

Sa vie, semble déjà toute tracée...sauf que, le jeune homme décide de partir à l'aventure.
Sur le plan du pays, il y a Greybury, Dimsy, et puis Galinda une forêt énorme, sombre et mystérieuse. Nul ne veut s'y aventurer, et ceux qui ont osé ne sont jamais revenus.
Mais Sam n'en à rien à faire! Et avant de se lancer dans cette terrible aventure, il va se rendre chez Jean Dunman, un vieil ermite qui semble partager une bonne relation avec la foret. Sam passera une bonne partie de l'année chez Dunman et celui-ci deviendra son mentor.

Un jour, le vieil homme va recevoir un message et devra partir 2 jours. Il explique bien à Sam qu'il ne doit pas s'aventurer dans la forêt sans lui.

Comme on peut le deviner, il va s'y rendre... et se perdre! Livré à lui-même, le jeune homme devra tout faire pour se protéger d'Obscura, la reine de la foret...

AVIS:

Allez savoir pourquoi, j'ai mis beaucoup de temps à lire cette histoire. Il faut croire que mon cerveau avait décidé de rester plus longtemps avec Sam...

L'histoire se passe dans une foret. Le cadre m'a vraiment plus. Une forêt normale est déjà inquiétante en soi, alors imaginez-vous dans Galinda....

En bon roman héroic fantasy qui se respecte, il y a l'apprenti, et le mentor... Puis, après le duo "vieux-héros", nous avons droit à "héros-fille".
Sauf que la fille en question n'est pas des moindres, mais là, je n'en dis pas plus. Les personnages dit " secondaires" ont été très bien exploités. L'auteur ne les à pas bâclé en les plaçant ici et là, mais ils ont eux aussi leurs histoires même si ils n’apparaissent pas beaucoup dans le livre.

Ce que j'ai préféré dans le livre, c'est l'annexe qu'il y avait à la fin. On y trouve des petites notes géniales.

Je vous souhaite de très bonnes lectures,
La patate

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Extrait: "Estella cessa de sourire et reprit son air songeur, les yeux dans le vide, semblables à ceux d'une enfant perdue."

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Christine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

27 Mai 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Christine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

Magnifique couverture qui m'a interpellée et donné envie de lire ce recueil de nouvelles. Et puis le titre, pas commun... comme ce roman écrit à deux mains : 27 textes courts, deux styles, un fil rouge... La mort comme finalité logique ou pas, d'ailleurs.

Pas gaies, ces histoires même si quelques unes sont tendres, la plupart sont cruelles, douces amères. Les personnages sont les personnages d'un jour, celui où tout bascule.

Les personnages n'ont pas toujours le choix mais souvent un grain de sable contrarie la fin programmée.

Mais tous sont des gens comme tout le monde, vous, moi... non pas moi... ni vous, j'en suis sûre.

Un fil noir comme la mort, fluctuant comme la vie, froid comme la folie d'un instant, ou chaud comme un amour éternel.

Une écriture rapide, souvent flash qui la rend un peu violente, et souligne l'inéluctabilité du destin, la mort en ligne de mire.

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

Christine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs ValenteChristine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs ValenteChristine Brunet a lu "Histoire à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente
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