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Le blog Aloys

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Patrick Dubois a chroniqué "2401" de Bob Boutique dans LA REVUE INDEPENDANTE

12 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://revueindependante.over-blog.com/2015/06/degats-collateraux-de-christine-brunet-chloe-des-lys-les-editions-chloe-des-lys-ont-eu-la-bonne-idee-de-regrouper-deux-opus-de-chris

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Publié le 20 août 2015 par Le Syndicat des journalistes et écrivains

Christine Brunet, la spécialiste du thriller, m'a conseillé de lire « 2401 » de Bob Boutique, écrivain, libraire à Bruxelles et fondateur d'ACTU-tv, une web TV qui diffuse une fois par mois une émission culturelle de 90 minutes sur internet, ( http://www,actu-tv.net).

Comme le dit Bob Boutique lui même « ce bouquin est un mystère ». Une chose est sûre, pour son premier thriller, Bob Boutique a visé juste, « 2401 » est un pur bonheur à lire de la première à la dernière page. Dès que l'on ouvre le livre et, en une vingtaine de pages, l'auteur vous embarque dans une histoire qui vous tiendra en haleine de bout en bout.

Le problème de ce thriller est de ne pas trop en raconter, d'ailleurs l'écrivain n'a pas jugé utile de faire une quatrième de couverture pour laisser au livre tout son mystère. Sans le dévoiler, sachez que l'intrigue part de Chamy, petit village tranquille et touristique de Belgique, où un mystérieux corbeau va venir semer la zizanie chez des villageois qui n'ont pas forcément la conscience tranquille et qui, pour avoir la paix, devront dénoncer d'autres villageois afin de faire une chaîne de sept personnes... Dans un village où tout se sait, où chacun épie son voisin, la situation va vite devenir intenable, pourquoi ? Le lecteur le saura en découvrant « 2401 ».

Ce thriller va vous emmener d'Amsterdam à Bruxelles en passant par Aix en Provence et finir à Sion, ville Suisse où l’énigme éclatera.

Au travers ce livre l'auteur nous dresse une galerie de portraits que l'on suit avec plaisir pour certains, moins pour d'autres ! En premier lieu, Johan Verdriet est commissaire à la Kmar à Amsterdam, le service s'occupe du grand banditisme et de terrorisme. Il est secondé par une stagiaire débrouillarde de 22 ans prénommée Lieve. On découvrira le professeur Strassen, directeur d'une clinique psychiatrique perdue en montagne, de son adjoint Larcier et du chef de la police de Sion Ralf Uti, un flic un peu spécial, sans oublier Fritz Kirchner, mais sur lui, silence radio, il faudra lire « 2401 » pour savoir qui il est et son rôle... D'autres personnages gravitent dans le livre, le lecteur les découvrira au fil des pages.

On ne peut pas en dire plus, sous peine de dévoiler trop de chose du livre et cela pourrait déplaire à Bob Boutique. Peut-être en ai-je déjà trop dit, car l'intrique de cette histoire se mérite et le dénouement sera pour le lecteur la récompense suprême à sa patience. Pour ma part, elle m'a « emballée » et « scotchée » confortablement installé sur mon transat à Bos Laroque, joli coin du Lot et Garonne.

Les éditions Chloé des Lys avec Christine Brunet (dont le prochain thriller « Convergences » sort en octobre prochain) et Bob Boutique tiennent deux auteurs qui nous feront avec leurs prochains ouvrages passer à coup sûr d'excellents moments de lecture. Si le talent de Christine Brunet n'est plus a démontrer, celui de Bob Boutique dans le genre thriller vient d'éclore. Si vous êtes des amateurs du genre, procurez-vous vite « 2401 », vous ne serez pas déçu, vous passerez un moment de lecture passionnant et exaltant. Comme moi vous regretterez de voir arriver la page 448 et le mot « FIN »,

Patrick DUBOIS

La revue indépendante

http://revueindependante.over-blog.com/

Patrick Dubois a chroniqué "2401" de Bob Boutique dans LA REVUE INDEPENDANTE
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Carine-Laure nous propose de découvrir en avant-première un texte destiné à être mis en musique...

11 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #ANNONCES

Carine-Laure nous propose de découvrir en avant-première un texte destiné à être mis en musique...

— Un texte qui balance bien, Carine-laure ?

— Bingo, Bob (www.actu-tv.net )! C’est un texte qui est destiné à être mis en musique…

— Ça te prend comme ça ?

— Oh Bob, c’est l’été, les vacances, les amours…J’ai écrit ce texte voici quelques jours, je l’ai publié sur FB et voilà…pas mal d’amis ont liké et commenté. Je dépose donc le texte sur mon blog…

— Je me laisse dire qu’une de tes prochaines publications serait un recueil de textes destinés eux aussi à être mis en musique ?

— Oui, c’est exact, Bob. Tu sais tout, décidément ! Ces textes étaient une commande et…

— Une vraie commande d’artistes ? Waouwh, Carine-Laure !

— Oui, Bob, oui oui…En fait un ami, auteur lui aussi puisqu’il s’agit de Jacques De Paoli, connaissait le leader d’un groupe et ce groupe était à la recherche de nouveaux textes…J’ai mis plusieurs semaines à écrire ces textes mais voilà, le groupe a éclaté aussitôt, bing ! Et comme j’aimais ces phrases pleines de poésie et le comité de lecture de Chloé des lys également, le recueil sortira d’ici quelques semaines et s’appellera « Album number one, Cinéma magique ». La mise en page se fait actuellement. La couverture sera signée Derry Turla. Bref, ce sera super !

— Hâte de lire ces textes, Carine-Laure ! Ça parle d’amour à la guimauve comme dans ce texte que tu publies ici ?

— Pas forcément, non. Mais je ne dis rien, je ne dis rien…Je ne dis rien car tu déformeras encore mes propos, comme d’hab !

— Oh la fifille, si tu prends le soleil, mets deux casquettes hein…

Je suis gentil, j’ajoute ici que si les lecteurs veulent en savoir un peu plus sur toi (mais je ne le conseille pas, tu deviens trop prétentieuse), toutes les infos sont ici, press book, palmarès …

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/carine-laure-sur-you-tube/32062119.html


Et voici ce texte, suivi des commentaires de tes lecteurs facebookiens !

— Merci, Bob. Et merci à tous les amis qui ont liké et commenté !


Et de te voir

Et de te voir renaît le désir

Celui que soulèvent les vents

Les ponts de la ville sont les ponts des soupirs

A savoir oui le sort des amants

Et de te dire les mots sont cloués

A la croix de ton cou à la croix

De savoir nos mains et nos gestes damnés

Les regrets n’effaceront pas nos joies

Et de relire tes lettres cent fois

Leur parfum est celui des étoiles

Un mouvement tout autour de nos doigts

Un souffle de toi et un souffle de moi

Et de te voir renaît le désir

A chaque matin la lueur du jour

Nos cœurs s’aiment et ensemble ils chavirent

A nous entendre les ciels sont moins lourds

Et de te voir renaît le désir

Celui que soulève le vent

Les ponts de la ville sont les ponts des soupirs

A savoir oui le sort des amants

Carine-Laure Desguin, août 2015

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Pierre Schumacher et Thierry Thirionet dans l'Inédit nouveau

10 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Pierre Schumacher et Thierry Thirionet dans l'Inédit nouveau
Pierre Schumacher et Thierry Thirionet dans l'Inédit nouveau
Pierre Schumacher et Thierry Thirionet dans l'Inédit nouveau
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Christophe Poirier nous propose une nouvelle poésie

9 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Christophe Poirier nous propose une nouvelle poésie

Quand j’irai me promener
J’aimerai vous rencontrer,
Hélas! C’est avec une ombre
Que j’aurai passé la journée.
Un oiseau s’est alors posé
Mais sur la terre il n’avait que faire.
Sa place est meilleure dans le ciel.
Puis j’ai chanté et chanté,
Des fleurs se sont mises à pousser,
Les feuilles ont vibrées,
Une brise les caressait.
Dans la rivière les flots ont dansés.
À midi mon ombre s’est détachée
Et vous êtes arrivée.
Dans les yeux on s’est regardé
Dans lesquels on voyait le ciel
Et tout a changé,
Les fleurs à nos pieds,
L’oiseau qui volait,
La rivière enchantée.
On s’est pris la main
Et sur nos visages
Un sourire s’est dessiné.
Nos esprits se sont mélangés
Quand une pluie a dégringolé.
Dans vos cheveux entremêlés
Naissaient des étoiles par milliers.
Plus tard,
Sur le soir,
Dans le noir,
Mon coeur imprégné du soleil de vos lèvres,
Succombant à la tentation,
Je mourais de désir,
On brûlait de plaisir,
Dans les bras l’un dans l’autre,
On s’est embrassé.
La vie est amour


CHRISTOPHE POIRIER

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C'est quoi ton stage de Sophie Vuillemin : l'avis de La patate bouquine

8 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

C'est quoi ton stage de Sophie Vuillemin : l'avis de La patate bouquine
C'est quoi ton stage de Sophie Vuillemin : l'avis de La patate bouquine

Pierre doit trouver un stage de travail pour les cours. Mais il est tellement préoccupé par la coupe du monde de foot, qu'une semaine avant la date fatidique, il n'avait toujours rien trouvé. En fait, il n'avait même pas cherché.
Pris au dépourvu, il en parle à sa mère, qui lui arrange ça. Et misère, elle lui trouve un job dans une maison de retraite. Lui qui n'a aucun respect pour les personnes âgées...


Avis:

J'ai beaucoup aimé cette histoire. Cette nouvelle était fraîche et légère, et je dois dire que ça fait du bien une lecture qui n'est pas prise de tête.
Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à comprendre Pierre, le personnage principal. Il a des raisonnements qui sont vraiment spéciaux. Mais pire encore, c'est son meilleur ami. Il est très peu présent dans l'histoire, mais je ne l'ai pas du tout apprécié.

Le problème de Pierre avec les personnes âgées est-il réglé? Et bien je vais être honnête, je n'en sais rien. Si vous allez lire le vrai résumé, on explique qu'il va vraiment y prendre cœur, mais au final, ses intentions sont intéressées. Donc sur ce point, je suis un peu mitigée.

Un livre frais et simple à lire, avec humour. Il est parfait pour s'évader. Pour ceux qui sont intéressés, le bouquin est disponible en anglais.

A bientôt,

La Patate

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Choses dites, choses tues, un poème de Nathalie Druant dans l'Inédit

7 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Inédit nouveau n°276 - Septembre-octobre 2015

Inédit nouveau n°276 - Septembre-octobre 2015

Choses dites, choses tues, un poème de Nathalie Druant dans l'Inédit
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Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue BLEU D'ENCRE

6 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue BLEU D'ENCRE
Une poésie de Laurent Dumortier dans la revue BLEU D'ENCRE

Laurent Dumortier dans la revue ETE 2015 Bleu d'Encre

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"Coûter la peau des fesses", un texte signé Louis Delville

5 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

"Coûter la peau des fesses", un texte signé Louis Delville

"COÛTER LA PEAU DES FESSES"

Origine historique de l'expression…

Éphèse une ville de Turquie célèbre pour son site archéologique extraordinaire. Dans l'antiquité, Éphèse était un port actif sur la Mer Égée.

Mais l'ensablement provoqué par les sédiments charriés par le fleuve Caystre a fait reculer la côte vers l'ouest si bien qu'aujourd'hui, la ville se situe à près de sept kilomètres à l'intérieur des terres.

Éphèse était une ville riche, de nombreux marchands y faisaient le commerce des épices, du bois précieux et surtout des fourrures. De nos jours, on voit encore quelques montreurs d'ours descendre des montagnes toutes proches avec leur animal pour ravir les touristes.

La qualité des peaux vendues faisait la richesse des négociants d'Éphèse et de ses environs. Les navires affrétés par les Tatars venant du nord de la Mer Noire repartaient chargés de mille et un produits qui ont fait la richesse de toute la région.

L'ensablement du port empêcha le commerce avec les grands voiliers. Éphèse perdit progressivement sa prépondérance et devint une ville moyenne.

Le commerce périclitait de plus en plus et les riches marchands sont partis vers des lieux plus prospères.

Les négociants en fourrure tentèrent bien de résister mais ils ont été obligés d'augmenter le prix de leurs marchandises pour tenir le coup.

Dans toute la région, on commença à raconter que les peaux d'ours et d'autres animaux étaient bien plus onéreuses à Éphèse qu'en d'autres endroits. Partout, on parlait des peaux d'Éphèse comme d'un produit coûteux.

De nos jours encore, quand on vous dit que quelque chose coûte la peau des fesses cela fait référence à ces fameuses peaux qui ont fait la réputation de cette ville d'Éphèse, joyau de l'antiquité.

(Extrait de "Petites et grandes histoires")

Louis Delville

louis-quenpensez-vous.blogspot.com

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LA PETITE CULOTTE DERRIÈRE LE DIVAN… une nouvelle signée Micheline Boland

4 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

LA PETITE CULOTTE DERRIÈRE LE DIVAN… une nouvelle signée Micheline Boland

LA PETITE CULOTTE DERRIÈRE LE DIVAN…

La petite Lulu a disparu ! Qui ne connaît la petite Lulu ? Une gamine de 5 ans, rousse, bouclée, avec des taches de son, qu'on voit souvent courir devant sa mère ou son père lorsque ceux-ci distribuent les journaux publicitaires, qui caresse tous les chiens qu'elle rencontre, qui joue plus volontiers dans la rue que chez elle. Qui ne connaît ses parents ? Des gens qui, pour quelques sous, tondent des pelouses, taillent des arbustes ou repeignent des châssis.

La petite Lulu a disparu ! Les journaux télévisés, les journaux parlés, les gazettes ne parlent que de ça. Sa mère est venue hurler devant le commissariat. Son père a pleuré devant les caméras de la télé locale. La fillette a disparu jeudi vers 17 heures. Comme tous les jeudis, ses parents s'étaient rendus au Café de la Poste. Installés au comptoir, ils buvaient des bières pour fêter la fin de leur dure tournée tandis que Lulu allait et venait d'une table à l'autre. Lulu avait mangé des crêpes avec la fille du patron, des cacahuètes avec des clients. Lulu avait couru dans l'établissement et sur le trottoir. Quand sa mère l’avait appelée, Lulu avait disparu. On avait cherché dans les toilettes, les caves, le jardin, les rues avoisinantes. En vain. On avait fait des battues dans le parc de la clinique, dans le square, dans les parkings, le long des voies du chemin de fer. Aucune trace de la petite Lulu. Le soir, la radio et les chaînes de télévision du pays lançaient un appel à témoin. La rumeur de la disparition a parcouru toute la ville comme une traînée de poudre. Notre voisine, avec qui on est en froid pour une histoire de poubelle, a même téléphoné à la maison pour le raconter à maman.

Moi, j'ai quarante-cinq ans, je fais des ménages. Je nettoie chez le pharmacien, chez le directeur d'école et chez Monsieur Raoul.

Monsieur Raoul, c'est un professeur à la retraite. Chez lui, je fais tout, le repassage, un peu de cuisine, une partie des courses et les travaux habituels d'une femme d'ouvrage. Monsieur Raoul, il est comme moi, il a toujours vécu avec sa mère. Depuis la mort de sa mère, il vit seul. C'est un homme calme, gentil qui ne pense qu'à son art. Il donnait des cours de dessin au collège et à l'école professionnelle. Il en connaît du monde ! Il en a vu défiler des élèves ! Sa seule famille c'est sa sœur, son beau-frère, son neveu, sa femme et leurs deux petites-filles, Alice et Lucie. Quand ces six-là lui rendent visite, je peux faire des heures supplémentaires !

La petite Lulu a disparu ! Comme tous les samedis, je nettoie chez Monsieur Raoul. Je déplace le divan pour passer l'aspirateur et je trouve une petite culotte imprimée de papillons, toute propre mais chiffonnée et portant encore son étiquette. C'est le genre de petites culottes qu'on vend à la solderie du coin dans toutes les tailles, à 3 euros les 6 pièces. Je pense à la petite Lulu. C'est sûrement le genre d'article que sa mère achète pour elle ! Et si la petite Lulu était passée par ici ? Je fourre la culotte dans ma poche. Je continue mon ouvrage mais je n'en pense pas moins…

À midi, nous mangeons le lapin que j'ai fait mijoter une bonne partie de la matinée. Assis en face de moi, Monsieur Raoul a un air bizarre. Ses yeux bruns paraissent brillants de fièvre, son couteau tremble un peu dans sa main.

"Ça va bien Monsieur Raoul ? C'est bon ?"

"Mais oui, Ginette. Je n'ai pas très faim parce que j'ai mangé deux croissants pour mon petit déjeuner. Je n'ai pas l'habitude. C'est lourd à digérer…"

Après le repas, je nettoie la cuisine. Je sens la petite culotte au fond de la poche de mon tablier. Dire ou ne pas dire ? À qui ? Attendre encore un jour ou deux ? En parler au pharmacien, lundi, quand je serai chez lui ou au directeur de l'école, mercredi ? Me rendre au bureau de police ?

L'après-midi, je fais un tour dans le grenier et dans la cave. J'inspecte toute la maison, sauf l'atelier de peinture où Monsieur Raoul est occupé à faire de l'aquarelle. Pas d'autre trace suspecte que cette petite culotte !

Le dimanche, je vais à la messe. Ce n'est plus dans mes habitudes mais j'ai décidé d'en parler au curé. Hélas, c'est un prêtre étranger qui officie. Je rentre donc chez moi sans avoir pu m'épancher. Durant toute la célébration, j'ai prié pour Lulu, pour ses parents et surtout pour Monsieur Raoul.

Je ne rate plus un journal télévisé. La petite Lulu est devenue mon seul sujet de conversation avec Maman. Ce que je ne lui dis pas, c'est ce que j'ai trouvé chez Monsieur Raoul.

"Tu sais Ginette, si elle est tombée dans une citerne ou si elle a fait une mauvaise rencontre, on n'est pas prêt de la retrouver !"

Le lundi, chez le pharmacien, on me demande de faire le grand nettoyage du logement que l’on a aménagé pour le frère de Madame qui va bientôt rentrer du Brésil.

Madame et Monsieur filent comme des anguilles quand je lance mes appâts avec mes "c'est triste pour la petite Lulu "ou "quelle affaire avec Lulu… "Ils ne m'écoutent même pas. Ils restent indifférents à l'événement. Ils ne semblent plus avoir en tête que leur travail et l'aménagement du studio "Shampouinez bien la moquette, Ginette et désinfectez l'intérieur des armoires. "C'est tout ce que j'arrive à obtenir d’elle. Quant à Monsieur, il soupire : "Ça ne désemplit pas aujourd'hui… à croire que toute la ville est malade !"

Partout, on voit des affiches avec la photo de Lulu. On sent le soupçon qui plane sur la ville. Je ne voudrais pas être vieux garçon comme le fossoyeur ou femme en mal d'enfant comme la coiffeuse. Je ne voudrais surtout pas être à la place de Monsieur Raoul. S'il savait que je sais, comment réagirait-il ? Je tremble et j'ai des maux de ventre rien que d’y penser !

Le soir, je n'arrive pas à m'endormir. Mon silence m'apparaît pour ce qu'il est, une faute grave. C'est décidé, demain, j'irai à la police. Je dirai ce que j'ai vu ni plus ni moins. Cela soulagera ma conscience.

Mardi, la petite Lulu est retrouvée. Elle était chez sa Tante Eulalie qui vit au bout du bout de la ville, dans une masure située au milieu d'un jardin. Une femme âgée, un peu demeurée, un peu folle, pour qui la télévision et la radio ne comptent pas. Pour elle, seuls importent son jardin et ses poules. Quelqu'un, qui passait près de chez elle, a entendu la vieille crier : "Lulu, Lulu sois gentille avec grosse Poupoule !"

La mère a hurlé sur sa tante. Le père a pleuré. La vieille tante a sangloté en répétant : "Je ne savais pas… Lulu m’a suivie comme un petit chien abandonné… "

Lulu est rentrée chez elle, heureuse. Pendant une petite semaine, elle avait mangé des crêpes, des fraises et des macaronis au beurre et au fromage. Elle avait même joué avec les poules comme avec ses poupées !

Le samedi suivant, Monsieur Raoul m'a dit : "Que de bruit pour rien, n'est-ce pas Ginette ? Heureusement, personne n'a vu le joli portrait de la petite Lulu que j’avais commencé ! "

Ses yeux bruns brillaient. Il avait un drôle de sourire, un sourire jaune comme on dit…

C'est alors que je lui ai raconté que j'avais trouvé une petite culotte derrière le divan.

"Oh une petite culotte et pas une écharpe aussi par hasard ? Ma sœur recherche une petite culotte et une écharpe rouge qu'Alice et Lucie auraient égarées ici. Elles avaient passé une bonne partie du mercredi après-midi à habiller et déshabiller leurs nounours et leurs poupées. "

La boucle est bouclée. Monsieur Raoul regagne son atelier et je passe l'aspirateur sans oser déplacer le divan, on ne sait jamais…

Micheline Boland (extrait de "Humeurs grises Nouvelles Noires")

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Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

3 Octobre 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

J’ai lu 2401

Intriguée par les photos bizarres des lectrices de “2401” le livre à la main et la mine ahurie ...

Je me suis procurée ce livre !

Il s’agit d’un Policier/Thriller sorti en 2015 – éditions Chloé des Lys

Je n’apprécie pas les histoires trop macabres mais avec cet auteur je savais que j’allais m’amuser, j’adore son humour décalé !!!

J’ai déjà lu auparavant “ Les contes bizarres” – et aussi “ Les 10 petites négresses”.

D’ailleurs page 9 l’auteur nous prévient :

- Un thriller ça ne rigole pas. Moi si c’est plus fort que moi.

Le ton est donné.

Il fait partie de ces livres qui vous happent dès que vous les ouvrez.

Une idée amusante et la tension qui monte crescendo ...

Au début nous nous trouvons dans un petit village paisible avec des gens ordinaires, mais c’est aussi un nid de coucous !

Pourquoi ?

Vous le découvrirez si vous avez la chance d’avoir ce livre entre vos mains.

C’est bien ficelé, des rebondissements, de l’humour comme par exemple page 165 -

- Si j’osais ... il prend une mine humble et servile tout en rougissant comme une tomate devant un jardinier à poil: puis-je vous inviter ce soir ...

Bref ! J’ai adoré l’intrigue et les personnages comme le commissaire Johan Verdrier (le bouledogue).

En conclusion je suis définitivement sous le charme ( du roman, pas de Bob )

Marcelle Pâques

Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob BoutiqueMarcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique
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