Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Le blog Ladybooks a chroniqué "Mamie Paulette" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

https://ladybookss.wordpress.com/2018/05/24/mamie-paulette-de-severine-baaziz/

https://ladybookss.wordpress.com/2018/05/24/mamie-paulette-de-severine-baaziz/

 

Le résumé:

« Jules, quinze ans, a toutes les raisons  de déprimer. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotants de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit… Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie. »

Ma chronique:

« Mamie Paulette » sortira fin mai aux éditions Chloé de Lys et est le deuxième roman de Séverine Baaziz. J’ai rencontré l’auteure lors du Salon du livre de Metz et j’ai tout de suite été attirée par cette couverture très singulière. Mamie Paulette apparaît sous les traits de la reine Elisabeth. Le ton est donné!

Paulette Chedart alias Mamie Paulette, 80 ans, regarde tranquillement ses enquêtes policières du vendredi soir lorsque son bien-aimé Pierrot, 85 ans, décède subitement d’une rupture d’anévrisme alors qu’il était aux toilettes… Paulette revoit son fils unique Philibert, son épouse Marion, et leur fils unique Jules lors de l’enterrement. Des retrouvailles furtives, le fils et sa bru ayant d’autres chats à fouetter. Paulette se retrouve seule et n’est pas mécontente. Mais c’était sans compter sur le défunt époux qui livra dans une lettre ses dernières volontés: que Paulette aille vivre chez leur fils. La solitude éphémère de Paulette prend fin tout comme la vie tranquille et monotone de Philibert. Paulette accepte les conditions, sa progéniture, beaucoup moins. Les premiers jours de cohabitation sont hostiles, les liens ont été rompus il y a longtemps déjà. Très vite, Paulette se rend compte que son petit-fils souffre en silence. La nouvelle tatie Danielle va alors se métamorphoser et tout faire pour lui redonner goût à la vie.

J’ai beaucoup apprécié ce roman. Séverine Baaziz nous offre une galerie de personnages détonants! Mamie Paulette est hilarante, elle multiplie les coups bas et les scenarii rocambolesques pour pourrir la vie de son fils et de sa femme et ne va pas leur faciliter le quotidien! Surnommés Tic et Tac (en référence à leurs TOC), le couple a de quoi faire rire. Marion, la belle-fille, est le sosie de Bree de la série « Desperate Housewiwes ». Maniaco-dépressive, elle passe ses journées à bichonner ses rosiers et ses deux chats persans, qui répondent aux doux prénoms de Vipère et Cobra! Très occupée par ces diverses occupations, elle préside également une association pour la protection des félins « Chapristi » et organise des concours de beauté pour félins. Philibert est assureur et n’a d’assuré que son métier. Gauche, maladroit, véritable empoté, peureux, il est sans cesse ridiculisé par son beau-frère luxembourgeois, homme de poigne et d’argent. Le couple est englué dans une routine ennuyeuse et tellement monotone! Heureusement que la tornade Paulette est là pour mettre le désordre et du même coup rétablir une véritable harmonie familiale.

Car derrière le rire, se dissimulent la tristesse et la souffrance d’un jeune garçon, celle de Jules, le petit-fils, 15 ans. Complètement à l’écart du noyau obsessionnel formé par ses parents, le jeune homme se renferme et n’a personne à qui parler. Enfin ça, c’était avant l’arrivée de Paulette. La grand-mère, qui a le don de mettre le nez partout, prend Jules sous son aile et une belle histoire naît entre ces deux-là. « Mamie Paulette », c’est avant tout l’histoire d’une belle rencontre intergénérationnelle. Le lien fusionnel entre la grand-mère et son petit-fils est très beau, très touchant et parlera à tous. Derrière cette apparence de fer, la dame cache un grand cœur.

Je conseille?

Un beau récit sur l’importance de la famille, sur les liens avec ses ainés, le tout ponctué d’une bonne dose d’humour, de rocambolesque et d’émotion. Le roman est à l’image de « Mamie Paulette »,  un vrai feu d’artifice! Une belle découverte.

Publié dans avis de blogs

Partager cet article

Repost0

"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !

Publié le par christine brunet /aloys

"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !
"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !
"Sérénade à la vie" de Bernadette Gérard-Vroman fait parler de lui !

Publié dans articles

Partager cet article

Repost0

Albert Niko nous propose la seconde partie de son texte "bleu nuit, hôtel social"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Il n'y avait qu'une seule façon de me tirer de cet asile c'était de décrocher un boulot, rapidement, et si possible un CDI. J'aurais alors de bonnes chances d'obtenir un HLM.

Mes vieux m’ont alors dégotté un boulot tout cuit par l’entremise d’une amie. La vraie planque, c’était. Pour autant, j’aurai pas tenu plus de quinze jours. Je me demande à quoi ça tient. J’avais rien de bien méchant, surtout du classement et un peu de saisie. Et pour être le seul homme du service, j’échais chouchouté par ces dames…

Je démarrais tôt et un matin j’ai envoyé bouler le réveil. J’allais me libérer. J’ai rassemblé de quoi me rouler un joint au pied de mon lit, puis j’ai attendu l’heure d’ouverture des bureaux en pensant : eh bien, on y est. Quelques deux heures et un second joint après, je composai leur numéro.

- Allo ? Oui, bonjour madame. Je m’appelle Éric Bernicot, je travaille dans vos services.

- Oui ?

- Je vous appelle parce que je ne vais pas être en mesure de venir travailler aujourd’hui. D’ailleurs, je démissionne.

- Vous démissionnez ?

- C’est ça.

- Alors il faut nous envoyer un courrier au plus vite.

- Ah ! Pourtant je pensais que ça ne serait pas nécessaire si j’étais toujours en période d’essai…

- Le fait d’être encore à l’essai vous dispense d’un préavis, mais vous devez nous prévenir par écrit de votre démission.

- Très bien. Je vous envoie ça dans la journée.

Je me recouchai sitôt après avoir raccroché et entrepris de me confectionner un nouveau joint.

 

***

 

J'avais un ami qui avait le chic pour se faire lourder en un rien de temps des places qu'il s'était vu contraint d'accepter. Sauf que ça faisait quelques mois déjà qu'il languissait chez un concessionnaire de prestige où la plupart des gens se contentaient de passer devant la glace pour le frisson. Quand les gars avaient de la ressource, ils préféraient jouer sur les volumes en optant pour un quatre-quatre, et lui se traînait dans son musée de berlines comme un fantôme neurasthénique en multipliant les allers et venues entre la fontaine à eau et son bureau.

Et alors qu'il était en train de battre son record de longévité, j'ignorais que j'étais, moi, sur le point d'établir le record inverse.

Quand je me suis pointé dans ce futal bleu et cette chemisette écarlate, il m'a tout de suite demandé pour qui je courais et j'ai commencé à parader devant son bureau comme si j'étrennais ma dernière tenue de majorette. Je démarrais dans une demi-heure – à la pompe. Je voulais juste lui montrer la dégaine.

Le plus drôle c'est qu'une fois là-bas tout allait trop vite pour moi, les clients qui affluaient, qui tiraient la gueule, et je pigeais rien à cette caisse, alors j'ai accroché le regard du directeur qui avait laissé sa porte entrouverte et ça disait “continuez sans moi”. Je leur rendrai la tenue le lendemain, que j’ai fait.

Le plus drôle, c'est qu'en me voyant revenir moins d'une heure après, mon fantôme avait retrouvé des couleurs et le soir venu, on est allés dans un self qui venait d'ouvrir. Je me suis aligné cinq sangrias sur mon plateau, plus une montagne de piémontaise dans une petite soucoupe qui virait à la Tour de Pise sous le nez de la caissière...

 

 

En licenciant mon ami peu après suite au dépôt de bilan, son patron valida ce faisant son record de longévité dans un emploi – dix mois.

 

ALBERT NIKO

Publié dans Textes, Nouvelle

Partager cet article

Repost0

Albert Niko nous propose une nouvelle en deux partie : "bleu nuit, hôtel social"

Publié le par christine brunet /aloys

 

bleu nuit, hôtel social

 

Le poste avait disparu mais il y avait encore tout ce qui se trouvait autour, et pour peu qu'il vous reste un fond de super, vous pouviez toujours vous suspendre à l'idée de vous projeter comme une bille de flipper dans les allées quasi désertes à l'heure de la fermeture et en ressortir moins de cinq minutes après avec une bouteille de vodka et deux cartons de jus d'ananas

(Satie, qui vous suivait partout, devait être l'un de ces moineaux rasant les luminaires au plafond)

pour tracer dans la foulée, votre soirée à vos côtés dans une poche en plastique, en laissant une à une les Six Lettres De Leur Empire Lumineux basculer dans le rétroviseur...

 

Dans une chambre de neuf mètres carrés vous pouviez toujours retourner un verre et le remplir avec un fond de Satie pour la sonorité du glaçon.

 

***

 

J'accrochais particulièrement sur sa 3ème Gnossienne. Alors, le morceau terminé, je le rembobinais pour le renvoyer. Il y avait aussi l'album de Mark Hollis et le quintette en ut mineur de Mozart. Par le hublot de ma fenêtre, le halo d'un réverbère draguait l'angle de la déchetterie. Fée Électricité, soeur blafarde, le flash au bout de ta seringue... Suivant une espèce d'accord tacite, je n'allais pas déranger mes voisins plus qu'eux ne cognaient à ma porte. La médiocrité de nos existences ne pouvait se mesurer à la musique – question de niveau, de hauteur. Je roulais mon joint en regardant par le hublot. Le réverbère n'allait pas s'éteindre, ni s'éclipser la déchetterie. Nous-mêmes occuperions cette piaule encore un bon moment...

 

***

 

Pour parer à l'éventualité qu'une voix vous appelle dans la nuit, ils avaient branché la ventilation au maximum.

 

***

 

Il y en avait eu un pour prendre la tangente. Celui créchant dans la dernière chambre au fond du couloir, et le seul à avoir jamais disposé un paillasson devant sa porte. Marrant ça, quand on y songe. Comme un signe avant-coureur.

C'était un ancien éducateur reconverti dans le démarchage à domicile que sa nana avait foutu dehors.

On sentait à l'écouter qu'il y avait urgence, et ses yeux vous harponnaient littéralement comme si vous étiez le dernier à pouvoir l'écouter après que tous les autres se le soient refilés, et j'avoue ne pas avoir mieux fait.

Et un matin, le vieux deux chambres plus loin avait dû le sentir venir, car il a trouvé sa porte verrouillée et personne ne répondait. Les gars du SAMU s'y sont mis à plusieurs pour l'en extraire. Cachetons plus alcool, m'a dit le vieux, dégoûté. Ces enculés avaient noté mort naturelle au lieu de suicide.

Ce qui n'empêchait pas les meilleurs de rester, comme la voisine de la chambre contiguë qui lâchait son rire gras, éraillé, de vieille pocharde que la mort elle-même aurait jugé incommodant, laquelle l'aurait rayée pour passer au nom suivant, ce qui lui augurait d'un répit non négligeable, et autant de bouteilles avec.

Ou son fils qui sortait de cabane, et qui, à la rue, profitait de l'absence de sa mère en journée pour récupérer devant les séries américaines en boucle de M6. Et je commençais à comprendre pourquoi Satie martelait certains accords.

Ou encore le voisin de l'autre chambre dont l'ex passait régulièrement sous sa fenêtre pour lui rappeler les quelques factures qu'il lui avait laissée en suspens avant de partir (dont une de téléphone, gratinée, qui revenait à chaque coup.) Elle savait qu'il était là, qu'elle gueulait. Mais un de ces quatre, elle finirait par lui tomber dessus avec quelques potes – et la suite que l'on imagine, parsemée de quelques bons jurons (comme l'éventualité de lui éclater ses litchis…) Mais à raison de trois ou quatre fois la semaine, il était difficile de ne pas se répéter et hormis un bon volume, le reste virait aussi aigre qu'un dépliant révolutionnaire.

Il devait arriver que la fenêtre soit ouverte, et je l'imaginais comme moi, derrière, qui attendait que ça s’arrête.

Je me dressais un mur en forme d'accords plaqués à la Satie, comme dans ses Ogives. Toutes ces loucheries sur la prétendue folie des artistes dans un monde comparativement plus sain n'y voyaient pas la réaction d'un être original baignant au cœur d'une aliénation généralisée.

 

(A suivre)

Publié dans Textes, Nouvelle

Partager cet article

Repost0

Une nouvelle venue aux Editions Chloé des Lys : Viktoria Laurent-Skrabalova se présente et... un peu plus !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je viens de rejoindre la grande famille de CDL et je me sens déjà chez moi.

Originaire de Slovaquie, j’ai quitté mon pays pour vivre une histoire d’amour extraordinaire en France. Et cela dure depuis 13 ans.

 

Même si j'écrivais déjà en Slovaquie, le déclic est venu après mon arrivée en France. Paris m’a donné de l’énergie et une inspiration inépuisable.

 

Il suffit d’observer, de noter, de s’imprégner de tout ce qui est autour. J’ai commencé par écrire de la poésie en français. C’est par la poésie que j’ai l’impression d’exprimer le mieux ce que je ressens. C’est un concentré des sentiments, des impressions. Un poème peut donner autant au lecteur qu’un roman.

 

Le recueil qui sera publié chez CDL, Le Berceau Nommé Mélancolie, je l'ai travaillé, chouchouté. Je l’ai poli comme une pierre brute pour en faire un diamant.

 

Maintenant, je vais pouvoir travailler la maquette de texte et de couverture.

Que d’aventures, que de nouvelles expériences ! J'ai hâte.

 

Le Berceau nommé mélancolie est le reflet de notre monde, de mon esprit.

C'est tout ce qui peut surgir d'une âme humaine.

Jaillir des profondeurs comme un geyser d'eau vive.

 

Je vous invite d'en lire des extraits publiés par la revue Ce qui reste, illustrés par de magnifiques encres d'Emmanuèle Lagrange.

 

A lire sur Calaméo : http://www.calameo.com/read/004921864991fdb24100f
Sur issuu : https://issuu.com/…/docs/le_berceau_nomme_m__lancolie_-_vikt

 

https://www.cequireste.fr/berceau-nomme-melancolie/

 

 

 

Viktoria Laurent-Skrabalova

Publié dans présentations

Partager cet article

Repost0

Amandine Carlier lit un extrait de la nouvelle parue aux Editions Eric Lamiroy et signée Bob Boutique "C'est tout"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Tout frais, tout nouveau, ça vient de sortir !

 

"Un numéro de haute voltige d'Amandine Carlier qui nous a fait le grand plaisir de lire les premières pages de « C’est tout », la nouvelle de Bob Boutique qui vient de paraître parmi les opuscules d'Eric Lamiroy.

 

C'est tout sauf sérieux. Pas de la grande littérature ni de l'introspection «psychologique» à deux balles. Mais bon, vaut mieux pas que ça arrive à d'aucuns qu'on ne nommera pas par prudence, pitié ou risque de retour de flammes.

Si vous voulez la suite, c'est ici : www.lamiroy.be 

 

 

et ça ne coûte que ce que ça vaut: cinq euros !"
 
 
Bob Boutique 
 
 

Publié dans vidéo, présentations

Partager cet article

Repost0

Brune Sapin... Des nouvelles !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Briques-à-Brune


 

Etat du chantier, 6 Juin 2018

Terres du Mont ‘Pelé, France

 

Les premiers sons de pioche ont retenti en mars 2017 quand Il a beau pleuvoir, le soleil n’est jamais mouillé a été imprimé chez Chloé des Lys – évidemment – car une fois lu par des lecteurs officiels ce furent des coups de cloche qui eurent au moins la qualité de clinquer à mes oreilles. Ce bruit à peine audible par d’autres devint musique à tracer et elle continue de résonner, et la partition n’a pas tout à fait terminé de s’agencer – notes, rythmes, mélodie scandée, langages du bout des langues – comme s’il ne s’agissait pas tant de rendre que de donner, et pas tant de gagner que de ne rien perdre. C’est ce que j’entrepris de lire et d’écrire, ce que je n’ai pas fini d’écrire et de parcourir pour qu’un livre éclose.

 

En septembre 2017, l’aventure prit de la consistance : moi et mes collègues du Module et du Diplôme d’Animation d’Ateliers d’Ecriture découvrîmes la matière humaine dans une peau de chose de François Bon, encadrés par des professionnels de hauts talents, aussi riches que différents pour chacun d’entre eux, et ce tout au long de l’année universitaire. La différence entre danser et s’agiterla traversée du désastre, la rencontre de la littérarisation, la nécessité d’envisager le Musée Delacroix comme le Palais du Facteur Cheval, sont autant de crépitations magiques ailleurs que là qui m’enthousiasmèrent et que j’espère continuer de partager avec toutes ces belles personnes – mais aussi avec qui me croise, me croisera – croisons-nous !

 

En parallèle de cette émulsion formatrice, j’essayai d’élaborer un projet professionnel avec des gens qui cherchent encore à faire émerger de ma personne une quelconque valeur sur le marché du travail. C’est dire si ça n’est pas gagné mais aussi s’il en faudrait davantage pour en désespérer.

 

Novembre 2017 fit date - toujours plus encore. Une histoire débuta - passionnée, passionnante, légère, puissante, partagée, échangée, main dans la main, de l’air, respirer… La vie montra ses diamants. Je vis sans me l’approprier du tout, la beauté d’un être qui frissonne au contact de mes propres frissons. Et je goûte à l’éternité d’un amour perle, d’un beau homme dont les charmants charmes m’émeuvent. J’entendis du Rock anglais, de la Pop, du Métal, du Punk, de l’Alternatif, du Reggae. Je me plongeai dans l’univers de la Bande Dessinée, des aventures de Peter Pan dessinées par Loisel. J’abordai les rives de la Science Fiction et du Cinéma d’auteur. Ma curiosité devint gourmande de toutes les saveurs jusqu’ici ignorées. J’adore apprendre. Je bouquinai peu – mais beaucoup dans ses yeux. La poésie d’André Velter m’aidait dans mes altitudes. Les Festivals à festivités et les levers de coude tous ensemble naquirent en hiver, d’explosifs explosant, d’un frémissement de feu fusion… Mais suis-je bête ! Les présentations ont été faites depuis un moment. Incroyable découverte que l’amour soit compatible avec le bonheur, et que ce dernier puisse inspirer tout en suaves exaltations.

 

La construction continue, elle ne peut avoir de fin.

 

 

Brune Sapin

Publié dans Textes

Partager cet article

Repost0

"Nous sommes des lâches !"' Un texte signé Marie-Noëlle Fargier

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Nous sommes des lâches !

        Des lâches de notre mémoire lourde d’endoctrinements.

Différences = DANGER

Consommation = BONHEUR

Pouvoir = SUPERIORITE

Des lâches lorsque, conscients de ces conditionnements, nous baissons la tête, nous fermons les yeux et nos gueules et nous avançons dans ce cortège de pantins. Parce que…peur de la mise en isolement.

Des lâches quand on oublie les horreurs que subissent nos voisins et qu’on éloigne vite par la carte géographique pour se recentrer sur nous. Parce que…peur de la contagion.

Des lâches quand nous prônons la tolérance et que nous ne faisons que l’écrire ou la dire. Parce que…peur de l’acte.

Des lâches quand nous mettons en avant des chiffres, des statistiques. Parce que…peur des noms, de l’humanisme.

Des lâches quand nous nous camouflons derrière un groupe. Parce que…peur de l’individualisme.

Des lâches quand nous n’allons pas au bout de nos pensées, de nos actes. Parce que…peur de soi ou de l’autre.

Des lâches quand nous renions nos convictions. Parce que…peur du jugement.

Des lâches quand nous faisons croire ou espérer. Parce que... peur d’assumer.

Des lâches quand nous vivons d’utopies. Parce que…peur de la réalité.

Des lâches quand nous récitons des phrases apprises par cœur. Parce que…peur de les analyser, d’en créer.

Des lâches quand nous nous regardons dans un miroir. Parce que…peur de l’invisible.


 

Oui nous sommes des lâches avec des tonnes de prétextes. Oui je suis lâche et j’ai peur. Ou plutôt j’ai peur et je suis lâche. Je pense aux Résistants, aux Justes au sens large du terme, aux Opprimés n’avaient-ils, n’ont-ils pas peur ?

Cette peur que nous trimballons par nos gènes ; cette peur transmise, inculquée, dictée au passé, au présent et dans l’avenir.

Pourtant, nous avons tous le même destin…

Marie-Noëlle FARGIER

Publié dans Textes, l'invité d'Aloys

Partager cet article

Repost0

Kristof nous présente son nouveau recueil poétique "Le temps déposé"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIO

 

 

 

 

Né à Paris et y travaille.

Vit à Versailles

Auteur de deux précédents ouvrages

 

La nuit et les spoutniks reviennent toujours

Aux éditions L’Harmattan en 2010

 

Wasserfall

Aux éditions Chloé des Lys en 2016

 

Résumé

Troisième volet de mon journal commencé en 2008.

Un journal, c’est une façon de ne pas être arrêté dans sa marche

Autrement dit, pour ne pas être confondu avec le monde, j’avance !

Je propose ainsi au lecteur qui le veut bien, un voyage initiatique afin de l’introduire dans mon univers où les événements de la vie construisent ma pensée.

C’est essentiellement un univers baroque dans un siècle crépusculaire.

Extrait :

Sans Titre

Je croyais ma longue vie

Un immuable voyage

Une station mortelle

Avec des larmes tordues de pluie

Gonflées par mon cœur dispersé

C’est alors que tu m’as dit

Suis-moi sur la terre

Ecoute mes pas cadencés

Les uns après les autres

Leur sonorité sur le pavé

Regarde

Le mouvement de mes jambes

Inlassable

La répétition de leur rôle

La prise des marches amarrées

L’invention de mes destinations

Les feuilles que l’on piétine ensemble

Les empreintes de nos pas sur le sol mouillé

Ne rêve plus je suis là

Je te parle du monde entier

Mes seins sont mon cadeau

A la pointe de ta langue

Publié dans présentations

Partager cet article

Repost0

Louis Delville présente son nouveau recueil "Le livre des surprises"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Extrait de "La mort de l'abbé Gillard"

 

La mort l'avait foudroyé sans prévenir, un beau matin d'hiver. On l'avait trouvé devant la porte de l'église, une lampe de poche dans la main gauche et les clés de l'église, dans la droite.

 

On avait à peine parlé de lui dans le journal local, mais quand sa nièce, sa seule héritière, est entrée dans le presbytère et qu'elle a décidé de partager les quelques biens de son oncle avec ses ouailles, on a jasé !

 

Pensez donc, le brave homme était fort conservateur et fort peu regardant sur la propreté. Particulièrement dans la cuisine où traînaient mille choses parmi les toiles d'araignée…

 

… Le dessus du buffet vidé, on s'est attaqué à l'intérieur de l'armoire. Dedans, mille et une choses inutiles allant de l'assiette ébréchée aux grilles de hache-viande en passant par une vieille bouilloire trouée, une tirelire en forme d'église avec quelques sous dedans et des hosties dans un sachet en papier aussi vétuste que tout le reste.

 

Le tiroir, qui était partiellement caché par un tissu crasseux, intriguait la nièce de l'abbé. Elle attendit d'être seule pour oser l'ouvrir. Il semblait vide, mais en regardant au fond, elle découvrit deux mains d'homme momifiées…

 

Biographie :

 

Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vit dans la région de Charleroi et est ingénieur en électronique à la retraite.

 

Dans les années 1990, il suit diverses formations au jeu de l'acteur et au théâtre. Une vraie révélation ! Désormais, la scène l'attire au point que lui, le scientifique, se met à écrire des contes pour avoir le plaisir de les présenter devant un public.

 

En 2000, il se retrouve préretraité et cherche une ou plusieurs occupations. Il découvre l'impro théâtrale qu'il pratique toujours.

 

En 2011, il se lance dans le chant en faisant partie d'une chorale citoyenne. Quatre ans plus tard, sollicité par les choristes, il devient une des chevilles ouvrières de la chorale "Les Motivés".

 

Louis relève tous les défis…

 

On lui commande une pièce de théâtre, il l'écrit en moins de deux mois et a le bonheur d'assister à sa création en France !

 

Le chef de chœur de sa chorale lui propose de chanter "déshabillez-moi" de Juliette Gréco, les festivités de Sainte Cécile lui en donnent l'occasion au grand plaisir de toutes et de tous.

 

Louis possède de nombreuses cordes à son arc puisqu'il est archer amateur mais aussi choriste, conteur et improvisateur. Eh oui, toujours sur scène… Sauf le tir à l'arc, une école de concentration et de solitude.

 

Son premier livre "De Noé à Louis Léopold Victor" paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera "Petites et grandes histoire". "Le livre des surprises" est le troisième livre qu'il publie chez ce même éditeur.

 

Il a remporté le premier à un concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z'ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël au concours de contes organisé en 2015 par le Syndicat d'Initiative de Gerpinnes.

 

En 2017, de gros problèmes de santé l'empêchent de continuer ses activités. Il raconte avec humour son parcours sur son blog : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com, restant ainsi en contacts avec toutes les personnes qui l'apprécient et dont il a reçu plein d'encouragements bien utiles.

 

Résumé :

 

Près de cinquante textes courts qui feront sourire et surprendront le lecteur. Certains évoquent l'histoire avec un grand H. D'autres parlent de rencontres, d'amour et d'amitié. La plupart se terminent étrangement et souvent de manière imprévisible. La plupart ont été écrits en atelier d'écriture en quelques dizaines de minutes (ou moins !).

 

Des textes parfois inspirés de l'observation d'œuvres d'art, comme "Les Amants" de René Magritte ou une sculpture contemporaine.

 

Des nouvelles ou contes sans rapport entre eux si ce n'est souvent l'humour des derniers mots. Jugez plutôt avec la création de l'homme et de la femme, un bonhomme de neige voyageur, un voyage à Lyon, la guillotine du 16 octobre 1793, les petits métiers…

 

De temps en temps aussi, un texte un peu plus poétique avec de jolies phrases :

"Je veux une vie de photographe pour trouver le petit oiseau et le libérer."

"Je veux une vie de scène de théâtre pour frapper les quatre cents coups."

Publié dans présentations

Partager cet article

Repost0