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Le blog Aloys

Articles avec #interview tag

Bob Boutique au micro de Sarah Prévinaire sur Radio Eghezée

20 Juin 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo, #interview

Bob Boutique au micro de Sarah Prévinaire sur Radio Eghezée
Bob Boutique au micro de Sarah Prévinaire sur Radio Eghezée
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Les fruits de ma passion pour "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois

17 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

Les fruits de ma passion pour "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois
Les fruits de ma passion pour "Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois
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Jacques Degeye nous parle de son nouvel ouvrage "Sale temps pour les héros"...

14 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations, #interview

 

SALE TEMPS POUR LES HÉROS. Le prix de la liberté sous le règne de M. Poutinede JACQUES DEGEYE, Éditions CHLOÉ DES LYS « Collection », 2016, 571 p., 22 EUR.

__________________________________________________________________________

 

 

Jacques, ta conférence du 11 janvier 2017 a-t-elle été un succès ?

Un succès inespéré. La salle du Centre Culturel de Rochefort était pleine.

 

Un public intéressé ?

Oui, très concentré et réactif.

 

Pourquoi, à ton avis, les gens s'intéressent-ils à ton livre sur la Russie ?

Le sujet est actuel. Tous les jours, tous les soirs, on parle de Poutine : « Poutine par-ci, Poutine par-là ! Un grand homme ! Un homme à poigne ! Voilà ce qu'il nous faudrait : un homme qui n'a pas froid aux yeux ! »...

 

Pourtant, tu n'es pas tendre avec lui : c'est le moins que l'on puisse dire !

Oui, et c'est la raison pour laquelle j'ai été l'objet de quelques critiques, parfois

virulentes, à la limite de la correction, voire pire... C'est le risque à courir.

 

Les Russes aiment leur président actuel. Pourquoi t'acharnes-tu contre lui ?

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : 82 % d'opinions favorables au 16 avril 2016.

Source : Le Centre Levada, un institut indépendant. Alors, quel est le problème ?

Ne suis-je pas « à côté de la plaque » ? Si la réponse mérite d'être posée, elle appelle

toutefois une réponse claire : un an avant ce sondage, après avoir été réélu président,

après avoir promis beaucoup (à la suite des manifestations de l'hiver 2011/2012)

et après avoir mis en œuvre quelques réformes, M. Poutine ne récoltait qu'entre 40

45 % d'opinions favorables.

Quelle est l'explication ? La guerre en Ukraine et l'annexion de la Crimée (mars 2014)

ont changé la donne : elles ont dopé le sentiment nationaliste, la fierté d'être Russe, le

sentiment de prendre leur revanche et de compter à nouveau sur la scène internationale.

 

Pourquoi cette charge anti-Poutine ? Que lui reproches-tu au juste ?

À titre personnel, rien ! MAIS comment est-il parvenu au premier rang ? Comment

s'y maintient-il ? Quelles forces le soutiennent-elles, et pourquoi ?

Et puis : quelle politique mène-t-il à l'intérieur de la Russie ? Et à l'extérieur ?

Ce sont des questions importantes, et il ne s'agit pas de dire : c'est très bien, la Russie

fait ce qu'elle veut, elle nous en remontre, elle est redevenue une grande puissance, etc...

À toutes ces questions, mon livre répond honnêtement.

 

Et tes sources : ne sont-elles pas toutes traduites ?

Et alors, quel est le problème ? Les ouvrages en russe sont rapidement traduits en

français ou en anglais. Ce sont des livres très au courant des questions russes :

sociologues, historiens, politologues, géographes, philosophes, journalistes, écrivains.

Par contre, si vous ne lisez, en tant que slaviste, que des ouvrages ou des articles en russe,

si vous ne regardez que la TV russe ou si vous n'écoutez que la radio russe, vous n'aurez pas de regard critique, car toute la presse écrite et audiovisuelle est contrôlée

par les hommes du Kremlin. Même les exceptions sont sujettes à caution, car les capitaux

de ces médias « indépendants » appartiennent (au moins en partie) à des oligarques proches

du pouvoir actuel.

 

Conclusion ?

Lisez « SALE TEMPS POUR LES HÉROS », et vous exercerez votre esprit critique,

sans être pour autant antirusse. C'est là plus qu'une nuance : je ne suis nullement

antirusse. Au contraire, c'est une grande joie pour moi de parler de la Russie, de son peuple

merveilleux, de ses espaces immenses, de ses cathédrales et de ses monastères, de ses musées, de ses artistes géniaux, de ses scientifiques de premier plan, de ses entrepreneurs.

 

Qu'est-ce qu'un héros ou une héroïne selon toi ?

C'est une femme ou un homme que nous pouvons imiter parce qu'il (elle) est un modèle

de courage et de probité. Il (elle) a fait ses preuves dans des cas bien concrets.

Il en est ainsi d'Anna Politkovskaïa, d'Alexandre Litvinenko ou de Boris Nemtsov,

qui ont payé de leur vie leur recherche de la vérité, les deux premiers en 2006 et le dernier en 2015.

 

Ton livre n'est-il pas le reflet de l'ère Obama (2009-2017) ? N'est-il pas dépassé

par l'arrivée de M. Trump à la Maison-Blanche ?

Sincèrement, je ne le pense pas. Ce n'est pas parce que la politique étrangère qu'annonce

M. Trump sera toute différente de celle de son prédécesseur, notamment vis-à-vis de la Russie, que le blason de M. Poutine en sera redoré. Tous les FAITS que j'allègue dans mon

ouvrage sont vérifiés et recoupés. Et les faits sont têtus. Est-ce que les Russes profitent de la politique économique et sociale de leur président ? Prenons un seul exemple : le PIB par habitant de la Russie est d'environ 9 000 dollars US, tandis que celui de la Belgique est de + ou - 40 000 USD et celui de l'Allemagne, de + ou - 41 000 USD (chiffres de 2015). L'évolution du PIB de la Russie était meilleure lorsque les prix du pétrole et du gaz étaient élevés. Depuis la crise de 2008 et les sanctions réciproques de 2012-2014, cette évolution est négative. Ce n'est pas brillant.

 

Pourquoi faut-il lire « SALE TEMPS POUR LES HÉROS » ?

Pour garder nos yeux grands ouverts sur les réalités de notre monde : ni catastrophisme ni angélisme. Nous savons quand les pouvoirs forts commencent, mais jamais quand ni comment ils se terminent. Méfions nous des démagogues et des semeurs d'illusions, car nous pourrions le payer cher. Méfions nous également des cyniques : regardons-les bien en face. Défendons les hommes et les femmes sans voix, sans poids, les victimes, les êtres souffrants. Faisons preuve de tolérance. SUIVONS EN CELA LES FEMMES ET LES HOMMES INTRÉPIDES, ceux dont les récits foisonnent dans « SALE TEMPS POUR LES HÉROS. Le prix de la liberté sous le règne de M. Poutine », aux Éditions Chloé des Lys « Collection », 2016.

 

Jacques Degeye

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Bob Boutique interviewe Christine Brunet au sujet de son nouveau thriller "Vénus en Ré"

11 Décembre 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

 

www.christine-brunet.com

 

Avec « Vénus en Ré », c'est un huitième thriller que tu lances sur le  marché du polar ! Bon sang, ça commence à compter…  Ton nom devient familier et pas seulement en France. En Belgique aussi où beaucoup s’étonnent de constater que tu es en fait la présentatrice d’ACTU-tv ?

Disons que j'ai surtout la chance incroyable d'avoir de supers lecteurs qui aiment ma prose et mes héros ! Je ne les remercierai jamais assez !

Pourquoi as-tu publié ces romans chez trois éditeurs différents ?

Trois ? Non, désormais plus que deux puisque De Pierregord a fait faillite.

Mais là encore, j’ai eu de la chance puisque Chloé des Lys a accepté de reprendre dans un seul volume les deux titres qu'ils m'avaient édités : Dégâts Collatéraux et Le dragon bleu.

OK, deux éditeurs alors ?

Oui, Nid de vipères, Dégâts Collatéraux, Le dragon bleu et E16 chez Chloé…

… dont tu es devenue entre-temps l’une des administratrices ?

Exact, et les Éditions Gascogne pour les quatre titres suivants : Non nobis domine, Poker menteur, Convergences et le petit dernier qui sort dès demain dans les bacs, 12 décembre 2016, Vénus en Ré.

Pourquoi es-tu passée chez Gascogne ?

Parce que Chloé, qui est une asbl, n’a pas les moyens d’assurer la diffusion et la distribution de ses livres. Or il faut être réaliste, un titre non diffusé a peu de chances d'être remarqué par les libraires. Jean-Paul Lafont, le patron des Editions Gascogne a opté pour une diffusion/distribution de ses ouvrages même si cela veut dire "beaucoup de retours".

Et quelques déboires comme il nous l’a expliqué dans l’émission ACTU-tv de novembre ?

Oui, la faillite du premier diffuseur/distributeur de France avec qui il travaillait. Il a subi une grosse perte financière mais c’est un battant, un vrai passionné : il continue et grâce à lui, mes livres sont en librairie. 

Deux éditeurs passionnés ?

Tout à fait, proches de leurs auteurs et à l'écoute : que demander de plus ? D'ailleurs, je dirais plus : deux équipes de passionnés au service de leurs auteurs.

Dans tes thrillers il  y a un fil rouge qui est la commissaire Axelle de Montfermy et sa famille pour le moins tourmentée. Mais depuis deux titres, tu as introduit une nouvelle héroïne Gwen, pourquoi ?

Il faut se renouveler.  Il faut surprendre le lecteur, l'amener ailleurs avec un nouveau rythme. Ce nouveau personnage est très différent, c’est une légiste décalée, atypique… Mes lecteurs ont eu un peu de mal à l’accepter (remplacer Aloys, pas simple) mais les retours sont positifs, tant mieux.

Décalée ? C’est le moins qu’on puisse dire. Elle ressemble à une punk, pleine de piercings, de tatouages et de mystères….

Punk ? Son look est certes décalé mais pas punk… Peu importe. En fait, dans le prochain thriller, elles enquêteront même ensemble... Ah là là... Que la vie d'un auteur est compliquée lorsqu'on vit 24h/24h avec des personnages qu’on n’a pas envie de quitter mais qu’il faut quand même renouveler !

Bon, ces héroïnes sont très différentes physiquement, je te l’accorde. Mais pour le reste, je les trouve toutes deux aussi noires et torturées ? Je me demande parfois si tu n’es pas toi-même noire et torturée ?

Boff…  Je doute comme tous les auteurs, je suppose, mais je ne suis ni torturée ni "noire". Le thriller correspond à un rythme de lecture que j'aime. Et puisque tu m’as lue, reconnais que je ne décris pas, ou très peu, de scènes gores, sanglantes ou ultra violentes… même si dans mes livres, les cadavres sont légions. Mais ça, c’est la signature du genre !

Alors j’ai dû lire une autre Christine Brunet car je trouve, au contraire, que tes livres sont remplis de scènes sanglantes et barbares. Mais soit…   

Ton univers d’écrivain est beaucoup moins noir que le mien, voilà pourquoi tu ressens ce décalage : tes héros sont moins torturés mais on ne peut pas dire que tu oublies de semer des cadavres en chemin : ton « Bouledogue » ne fait pas dans la dentelle et Lieve est du genre "je fonce et je réfléchis après" !

Autre chose : dans ton œuvre, tous les mecs sans exception sont des seconds couteaux, souvent des bouchers ou des summums d'hypocrisie et du mensonge. Et lorsqu'ils se trouvent du bon côté de la barrière légale,  ils sont souvent lâches ou quasi minables ! Je me sens tout petit, tout petit devant toi ?

Pas d'accord. Mes héros masculins sont essentiels au processus de l'enquête. Ils évoluent. Gwen vit dans le mensonge face à un Signac plus "cash". Mais il est vrai que le couple Axelle/Sheridan est, du moins dans les premières enquêtes, dans le schéma que tu décris. Pourtant, tout cela est appelé à basculer... Rien n'est figé et c'est ce qui apporte de l'humain à mes personnages. Et puis, voyons les choses en face : le mensonge, la mesquinerie et l'hypocrisie font partie de la nature de l'Homme, non ?

On est quand même très loin de « La petite maison dans la prairie » ? Re-soit.

Pas vraiment le même genre littéraire, tu en conviendras…

Es-tu féministe ? Pourrais-tu rejoindre les Femen ?

Absolument pas, je ne suis pas féministe : je crois qu'une femme doit pouvoir s'épanouir autant qu'un homme. Elle doit avoir les mêmes libertés. Pas toujours le cas dans nos sociétés évoluées... Et ça, ça m'agace. Mais passer dans l'extrême avec les Femen, non. Il y a d'autres façons de se démarquer et de gagner notre place dans la société, tu ne crois pas ? 

Autre observation, vraie ou fausse, tes bouquins ne sont jamais politiques et ne parlent pas ou n’évoquent jamais de grands principes : philo, religion, idéologies… C’est voulu ou ne t’intéresses-tu qu'au scénario policier ?

J'ai des idées politiques arrêtées et je suis capable de me battre pour elles MAIS pas question de placer mes enquêtes à ce niveau. Les lecteurs ont besoin de déconnecter en se plongeant dans une enquête policière : la politique est partout dans la vie quotidienne, alors exit de la vie fictionnelle de mes héros. Aucun intérêt pour développer un mystère, pour faire frémir les lecteurs, pour les faire rêver. Toi, la politique, ça te fait rêver ?

Joker.

Tu es une grande voyageuse, je pense que tu as parcouru presque tous les continents et pourtant à quelques rares exceptions près, tes histoires se confinent à la France ? Why ?

Lorsque j'écris, je ne sais jamais où mes héros vont m'entraîner. Nid de vipères propose un voyage entre Hong Kong, Malte, Hawaii, etc., Dégâts collatéraux (la réédition) amène Axelle à Naples, E16 se déroule à Londres…

Mais il est vrai que sur les enquêtes suivantes, mes héros n’ont plus voyagé sauf dans ce nouveau thriller, Vénus en Ré, où ils refont leurs valises. L’affaire propulse Gwen en Sierra Leone. Je reviens à l’instant d'Ethiopie et j'ai découvert à Lalibela le point de départ d'un autre thriller avec Gwen...

Ceci dit, le voyage doit être pertinent, aller de soi. Si mes personnages restent en France, c'est que le processus de l'enquête ne leur a pas permis de s'expatrier. Le voyage pour le voyage, aucun intérêt (sauf pour moi). 

L’Éthiopie, les femmes plateaux, les tignasses crépues, le Simien… voilà une autre enquête que je manquerai à aucun prix… après avoir lu Vénus en Ré, of course.

Pas pour tout de suite en librairie : l’année prochaine, Axelle revient et le voyage sera bien différent puisqu’il s’agit d’un thriller SF…


Bob Boutique

www.bob-boutique.com

www.actu-tv.net

Bob Boutique interviewe Christine Brunet au sujet de son nouveau thriller "Vénus en Ré"
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Bob Boutique interviewe Christine Brunet au sujet de son nouveau thriller "Vénus en Ré"
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Carine-Laure dans le Capital des mots

12 Octobre 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

Carine-Laure dans le Capital des mots

— Carine-Laure, tu mitrailles les revues ….de … poèmes !

— Oui, je vois que c’est assez régulier. Les revues numériques ont un réel succès, la toile est fréquentée par de nombreux lecteurs et la diffusion est sans faille. Il y a des feed-back et tout cela m’enthousiasme. Je ne sais vivre sans écrire de la poésie…C’est une arme, la Poésie.

— Tu nous rappelles les revues dans lesquelles tu publies ?

— Voilà trois textes qui viennent d’être publiés dans le Capital des mots. C’est la deuxième fois qu’Eric Dubois accepte mes textes et j’en suis ravie. Le Capital des mots est un important carrefour pour pas mal d’auteurs et Eric Dubois est un artiste incontournable dans la sphère poétique francophone. Il est très actif sur la toile et aussi dans la vie réelle, puisqu’Eric Dubois propose des lectures dans pas mal d’endroits à Paris et dans la région parisienne.

Voici donc les trois derniers textes publiés dans Le Capital des Mots :

— du cerceau au bancal

— dépiauter les bouches

— tout le broc a coulé

Lien vers les textes :


LE CAPITAL DES MOTS - CARINE-LAURE DESGUIN - Le Capital des Mots - Magazine.

Un peu plus au sujet d’Eric Dubois :


http://ericdubois.info

http://ericdubois.net

http://le-capital-des-mots.fr

http://www.myspace.com/poete66

http://fr-fr.facebook.com/eric.dubois.auteur

http://twitter.com/#!/ericdubois

— Oui, un artiste très actif, comme tu dis, il est partout, ce poète.

— Eric Dubois, un poète qui se bouge, ça oui ! Mais la Poésie ne peut rester statique, elle doit se gueuler.

— Carine-Laure, tu publies dans d’autres revues, on en parle ? Ou si tu souhaites gueuler maintenant un ou deux de ces textes, c’est toi qui décides.

— Ah oui, à présent, il y a pas mal de revues dans lesquelles je publie. Lichen, c’est une nouvelle revue numérique et chaque mois, un ou deux ou trois de mes textes sont lancés. Lichen, j’aime bien cette revue. Un concept original puisqu’à chaque passage sur le site, on laisse un mot.

— On laisse un mot ?

— Oui, un don de mot…Et chaque mois, Guillemet de Parentez (un nom original n’est-ce pas ?) triture les mots reçus dans tous les sens et il nous propose un texte cohérent. J’adore ce concept !

— En effet, Carine-Laure, c’est tout à fait ton style ! On lance les mots et on les rattrape comme on peut, tant pis pour les dégâts collatéraux !

Lien vers Lichen :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/08/31/34261092.html

— Bien dit, Christine Brunet ! Revenons à nos textes. Le Capital des Mots, c’est dit. Lichen, c’est ok. Signalons aussi que ces deux revues sont numériques uniquement et mensuelles. On passe aux revues trimestrielles, Christine ? Oh non, une info de dernière minute, je reçois un mail que la revue Infusion publie un de mes textes. Il s’agit de Hormis l’ombre et les flous.

Voici le lien :

https://infusionrevue.wordpress.com/2016/09/05/carine-laure-desguin-hormis-lombre-et-les-flous/

Voilà, nous pouvons passer aux autres revues…

— On t’écoute, Carine-Laure !

— Eh bien ma fidélité est sans faille pour la revue Aura. C’est une revue éditée par le cercle hainuyer Clair de Luth. Chaque trimestre, un sujet est suggéré et les auteurs proposent leur texte. Tous les genres sont acceptés, la nouvelle, le poème, le texte théâtral. Facile, on s’abonne et hop, on reçoit la version papier chaque trimestre dans sa boîte aux lettres. Le dernier thème « Qu’est-ce que la Poésie ?» éveille ma curiosité, j’ai hâte de recevoir la revue Aura 90. Toutes les infos ici :clairdeluth@yahoo.fr

— Qu’est-ce que la Poésie...Vaste sujet. Tu nous parles de ton texte pour Aura 90 ?

— Oh publier en revue signifie aussi s’exercer à tel ou tel genre. Pour ce thème, je voulais quelque chose qui claque et qui surprend. J’ai opté pour un texte en écriture spontanée. Vraiment, une libération de l’esprit.

— Inquiétant…

— À lire !

— Et cette revue Le Spantole, tu nous en dis deux mots ?

— Je publie dans Le Spantole depuis plusieurs années. C’est une revue éditée par Les Artistes de Thudinie.

— Un cercle dont tu fais partie aussi, Carine-Laure ?

— Oui et j’en profite pour signaler qu’il se murmure qu’un livre d’artistes est en cours. Quelques artistes de Thudinie rassemblent dans un ouvrage un peu de leur jus. Je suis impatiente de voir ce travail. En attendant tout ça, Le Spantole continue ses publications trimestrielles. Là, pas de thème spécifique. Je viens de donner au rédacteur en chef Thierry Haumont quelques textes concernant Thuin. Et je pense d’ailleurs que pour Le Spantole, j’écrirai d’autres textes concernant ce petit joyau verdoyant si cher à Roger Foulon, Thuin. Pour les infos :www.lesartistesdethudinie.be

— Une autre revue ?

— Bleu d’encre, une revue éditée par Claude Donnay. Une revue trimestrielle et disponible en version papier. On retrouve dans cette revue de Haute-Meuse de nouvelles voix poétiques mais aussi des commentaires de lecture de Philippe Leuckx et de quelques autres. Claude Donnay, on ne le présente plus, c’est un auteur qui publie des textes poétiques, principalement aux éditions Le Coudrier. Infos ici :c_donnay@live.be

Et nous terminons par la revue Les Petits Papiers de Chloé ! Une revue trimestrielle, disponible en version papier et en version numérique. Dans cette revue éditée par les éditions Chloé des lys, je suis heureuse de dévoiler à chaque fois un versant de la ville de Charleroi. Eh oui, je joue parfois au Tintin reporter…Dans cette revue aussi, d’autres textes bien sûr…Un thème à chaque fois, n’est-ce pas Christine Brunet ? Je dis ça car le thème, c’est Christine qui le pond et croyez-moi, c’est pas toujours du gâteau ! Une façon comme une autre de remuer nos neurones. Infos ici :

https://www.facebook.com/Revue-Les-Petits-Papiers-de-Chlo%C3%A9-193006607385455/?fref=ts

— On a fait le tour de toutes les revues dans lesquelles tu publies, Carine-Laure ?

— Je pense que oui mais de toute façon, on arrête là l’interview. On en a assez dit !

— Dis plutôt que tu en a marres et que tu désires replonger dans l’écriture de tes textes et aussi un nouveau roman, si mes infos sont exactes.

— Christine, ce n’est pas un secret, tout est sur ce blog…Merci Christine pour ce bon moment. Tu aurais pu prévoir une bière supplémentaire car j’ai parlé longtemps, non ? Ah oui j’oubliais, voici le site de Christine Brunet http://www.christine-brunet.com/ , un auteur qui mitraille aussi mais au sens propre…

— Arrête tes sottises, Carine-Laure. Pour en savoir un peu plus sur Carine-Laure Desguin, voici son press book

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

— Encore un mot, merci Christine ! Les inscriptions pour le Cinquième Salon du Livre de Charleroi sont ouvertes ! Toutes les infos ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/07/20/34102425.html

— Carine-Laure, opportuniste…


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Carine-Laure Desguin sous le feu des projecteurs !

3 Octobre 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

Carine-Laure Desguin sous le feu des projecteurs !

— Carine-Laure, un de tes textes sera lu lors de cette soirée du 07 octobre ? Explique-nous, on n’y comprend plus rien à toutes tes histoires d’expo, de ceci, de cela…

— Mais tout est si simple, Christine! C’est Bernadette Michaux, une amiartiste qui …Oui, une amiartiste, ne me regarde pas comme ça, Christine…Ah ben oui, je viens d’inventer le mot, c’est un ou une amie qui est artiste, tout comme moi.

— D’accord Carine-Laure. Et si tous tes amiartistes sont aussi fêlés que toi, c’est pas gagné.

— Je continue. Bernadette Michaux, une de mes amiartistes donc, est une sculptrice de grand talent. Avec Germaine Hurlet, Josiane Renson et Dina Valerio, elles exposent depuis le 20 août 2016. Une expo formidable, tu sais Christine.

— Le thème, où, comment, pourquoi, qui, que, quoi … ?

— C’est la Maison de la Poterie de Bouffioulx (rue Général Jacques, 4, à 6200 Châtelet www.Chatelet-anime.jimdo.com qui organise tout ça. Le thème ? Les artistes ont interprété à leur façon le phénomène de migrations, tous ces mouvements qu’ils soient d’ordre botanique, chimique…Mais l’actu a rattrapé nos artistes et nous pensons tous à ces migrants…

L’expo est visible du 20 août au 13 novembre 2016

— Et quel rapport avec toi, Carine-Laure ? Tu migres ?

— Ah ben moi j’avais écrit un texte, Les enfants du voyage. Ce texte mis en musique par Ernest Hembersin sera donc interprété par ce guitariste carolo lors de cette grande soirée du 07 octobre à 19 heures.

— Merci Carine-Laure ! On a tout compris ! Ouf !

— Concert donc d’Ernest Hembersin pour cette soirée « Migrations – Mon pays, ta culture » qui aura lieu le 07 octobre 2016. Le texte Les enfants du voyage sera interprété mais aussi d’autres textes qui ont pour thème Les migrants. Rendez-vous vers 19 heures car avant le concert d’Ernest Hembersin, nous aurons le plaisir d’écouter Bernard Pierre et Armine Avetisyane qui nous joueront une dizaine de morceaux de musique traditionnelle de pays différents. Bien sûr, présentation de l’expo et des intervenants par l’échevine du Tourisme. Une soirée de partages et d’échanges, une soirée comme je les aime. Suis heureuse lorsqu’un texte prend de l’envol, du mouvement, un texte qui migre…

— Carine-Laure, tu n’a rien oublié ?

— Non, je ne crois pas, Christine. Tout est dit, l’heure, les différents intervenants, les liens vers La Maison de la Poterie. Ah oui, un tout grand merci à Sabine Gille qui a orchestré tout ce petit monde et mis en place cette exposition. Et merci à Ernest Hembersin. Grâce à son talent, plusieurs de mes textes se retrouvent sur des CD…

— Bien bien, Carine-Laure, on peut dire que tu te bouges !

— N’est-ce pas, Christine Brunet ? Pour rappel, Christine Brunet est l’auteure de plusieurs romans policiers, infos ici : http://www.christine-brunet.com/ !

— Et pour ceux qui ne connaissent pas Carine-Laure, voici le lien vers son press book :http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

Et un lien vers son dernier article dans lequel cette aventurière des mots explique ses publications en revues :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2016/09/06/index.html

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Une interview de Bob Boutique pour la rentrée d'Actu-TV...

18 Septembre 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

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L'interview de Kristof pour son "Wasserfall"

28 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

L'interview de Kristof pour son "Wasserfall"

Premiers contacts avec Kristof (je ne vous révèlerai pas son véritable nom...) : enjoués, volontaires, amusants. Du coup, je n'ai eu plus qu'une envie : découvrir son univers pour vous le faire découvrir. Il s'est prêté au jeu avec enthousiasme et ses réponses m'ont livré quelques surprises de taille... A vous de juger !

Tu utilises un alias... de consonance russe ? russo-germanique ? je dis cela à cause du titre... D'ailleurs pourquoi ce titre, tiens ?

J’ai éprouvé le besoin de me dédoubler de faire exister matériellement cet autre moi-même, tenu jusqu’alors au secret, sans identité. Transformer mon prénom c’était une façon comme une autre de lui donner vie!

Enfin, j’ai voulu à travers ce prénom transformé ou reconstruit, c’est selon, faire coexister mes origines basques avec les sentiments que j’éprouve pour ma femme qui est Polonaise.

Le K est la première lettre de mon prénom en Basque. Le F final quant à lui, évoque la Pologne.

Pour clore le sujet, j’ajouterai simplement que ce prénom rendu quelque peu plus agressif est aussi plus fort, plus courageux que le prénom initial. C’est un prénom désormais renforcé et tranchant, qui s’arrache

du sol boueux auquel j’adhère en tant qu’homme ordinaire. Autrement dit, porter un masque donne des ailes!

Le titre, Wasserfall, un mot allemand qui veut dire cascade. Pourquoi employer un mot allemand? Je ne parle pas l’allemand. J’ai bien vécu deux ans avec une charmante et sympathique allemande dans ma jeunesse, ce n’est pas pour autant que j’ai pu assimiler la langue de Goethe!

J’ai choisi l’allemand pour stigmatiser la politique Européenne actuelle menée par l’état Allemand, cette politique de grand ordonnateur de nos destinées, de justicier implacable, de nouveau conquérant déguisé en démocrate et du chaos général. Plusieurs titres de mes textes sont en Allemand! Comme des pancartes signalant la prise de possession des lieux, comme la marque de l’occupant !

Enfin cascade parce que cela représente le jaillissement de l’inspiration, c’est une eau en perpétuelle évolution et c’est ainsi que je pense écrire…

Voili voilou très chère!

Proposes-tu aux lecteurs des poèmes ?

Pas exactement, c’est une écriture hybride, c’est de la proésie comme diraient certains. Mais c’est avant tout et cela doit être compris comme tel, un journal de bord, intime parfois, des fragments d’histoires authentiques, vécues. Mais surtout et mis en avant, des messages “modernes” des SOS, des plans de bataille, qui s’insèrent dans la tourmente de la nouvelle préhistoire que nous vivons. Je me sers donc principalement de la poésie comme d’un instrument de combat.

Une parenthèse si tu veux bien : Wasserfall est-il ton premier ouvrage ?

nan nan nan… c’est ma deuxième production. Le premier a été publié en 2010 chez l’Harmattan

sous le titre “ ésotérique” ( je blague) suivant : "la nuit et les spoutniks reviennent toujours".

Chloe Des Lys s’est manifestée trop tard! J’avais signé avec l’Harmattan deux mois plus tôt.

Le directeur de collection était Gérard Augustin, un grand poète et à l’origine mon prof de philo que j’avais en terminal au college du Montcel à Jouy en Josas, une école privée, un internat pour nuls et virés de tous les lycées! Une école de gosses de riches (je m’en exclue car mes parents n’étaient pas si riches que ça et se sont serrés la ceinture pour que je puisse arriver péniblement jusqu’au bac!), de privilégiés! Entre parenthèse, je suis fier que notre école de cancres, puisse se glorifier d’avoir en son sein un prix nobel de littérature!! Héhéhéhé… ce cher Modiano ( je l’adore)

Un bouquin de lui parle de nous “de si braves garçons!” C’est nous! Les braves garçons…. Quelle ironie!

J’y suis resté 5 ans. Quant à Monsieur Augustin il a eu la très mauvaise idée de mourir début 2012. R.I.P

Depuis quand travailles-tu sur Wasserfall ? Tu y parles de quoi, exactement ?

J’ai travaillé dessus durant deux ans! 2011 et 2012.

La nuit, tard, quand je n’étais pas trop crevé après le boulot, jusqu’à pas d’heure, jusqu’au bout de la nuit!

Pas toujours évident mais le besoin était là, omniprésent, l’envie aussi….

C’est une écriture en crise! Ponctuée ici et là d’expérimentations narratives, j’ai tenté des trucs, j’ai bricolé, bidouillé, rafistolé également, j’ai joué les artisans , les ouvriers, j’étais enfin manuel, capable de connecter mon cerveau à mes doigts et de sortir quelque chose qui tienne de temps en temps la route!

Mon crayon (j’écris avec des crayons, jaunes et noirs de préférence, mine un peu grasse et dure à la fois) devient mon outil, je construis, je déconstruis, je taille, je casse aussi…. Hihihi

Ça parle de tout, c’est une sorte de pacte, un pacte avec la vie… c’est aussi le cri discret d’un homme ordinaire, celui que je suis, c’est une cascade d’émotions, de sensations, d’impressions, de plaintes, de gémissements, de joies…..tu me diras , rien de nouveau sous le soleil et tu auras sans doute raison

Mais j’ai eu le sentiment que je pouvais exprimer quelque chose de nouveau , en partant à la racine des mots, et me concentrant sur les ruines de mon monde passé et présent, je me suis dit que je pouvais proposer un travail sorti de nul part qui n’avait rien de préexistant.

Très orgueilleux et prétentieux le bonhomme hein ?

Possible, mais je ne pense pas qu’il faille me voir sous ces aspects. J’ai voulu, je crois, me pardonner en écrivant, d’être humain, parce que j’en ai honte! J’ai honte de ce que je suis , des humains, de ce que nous sommes capables de faire de pire et de cet éternel retour qui nous rend incapable de progresser, d’aller plus haut! C’est de fait un travail de reconstruction, un retour aux sources.

Le surplace, toutes ces duplications s’insupportent ! Le consumérisme m’achève !

Les traditions sont mortes ou plutôt ont été assassinées…l’humanisme n’a plus sa place dans ce monde matérialiste, le monde est répressif, nous sommes tous enfermés, sous contrôle, sous surveillance fichés listés enregistrés…. C’est l’horreur absolue, ma douleur! Et toutes les douleurs autour de moi que j’absorbe comme une éponge…. Tous les jours dans les rues, je vois la misère pousser comme une mauvaise herbe!

Alors, j’écris, je grave des slogans, des mots résistants, je me bats avec mes petits mots… avec lesquels j’essaye de retrouver ma nature profonde, de me purifier.

Tu définirais ton style comment ?

Ténébreux, mélancolique, agité, énervé, intuitif, je n’écris pas dans le sens de ce qui plaît! Je m’en contre fiche, ce genre de truc glisse sur moi, mon langage doit être libre, rien ne doit interférer tu vois!

J’essaye cependant de proposer une bonne lisibilité, un développé lent et souple, avec ici et là des chocs et des explosions! (mon côté Basque!!)

Entrons dans le vif du sujet...

Voilà ce que je lis dans la présentation de ton bouquin : "C’est un journal poétique résolument engagé, un itinéraire de vie, des fragments de mon histoire. C’est une écriture résistante, où j’ai tenté de réintroduire l’insoumission au cœur même du discours, une méditation amère sur la condition humaine au 21ème siècle."

=> pourrais-tu me donner un très court aperçu 1/ du côté journal poétique 2/ de ton "écriture résistante" . D'ailleurs, j'aimerais bien que tu m'expliques ce que tu entends par là.

En lisant ces deux phrases, tu donnes l'impression de ne pas te sentir à ta place dans notre société. Vrai ou faux ? Tu m'expliques ?

Je pense avoir répondu plus haut mais je peux le formuler autrement si tu veux et de manière plus concise. Je suis très clairement animé par un idéal révolutionnaire mais asphyxié , tenu en laisse.

D’où tous les tourments qui m’habitent. Je reste passif et à l’écart donc de l’action de l’engagement physique! Mes mots sont mes seules armes! Je me bats avec mes petits moyens!

Je ne suis effectivement pas à ma place dans cette société. J’aime les vieilles idées , je n’aime pas les règles actuelles de ce jeu social qui n’est rien d’autre qu’une supercherie, une imposture!

Je suis hostile à toutes ces croyances imposées, aux contraintes inutiles. Enfin la mort est très présente

dans mon travail. Je suis d’une grande lucidité à ce propos. Il faut dire que mon carnet d’adresse est un cimetière depuis si longtemps! Je sais que tout peut basculer à tout moment. Sans prévenir. En partie à cause de ça! Je me trouve moi-même dans la marge!

*

Écriture résistante; texte en 4ème page de couverture

Place Syntagma (Athènes)

S’il a ce regard sans mélange
Ce visage insensible aux traits absents
S’il respire librement sur la Grand’ place
Avec son cœur d’homme
Il sera mon origine
Gravé dans le marbre des siècles plus jamais vides !
Il sera à l’endroit exact où l’on marche par millions
Chacun de nous sentant en lui
Ce qui ne se marchande pas
S’il s’est tué tremblant
C’était de courage et d’un geste sans concession
Quant à ses derniers mots ils furent une étreinte avec la vie
Un fragment de lutte animale
Offert à la foule traquée
Mais un jour de trop
La colère nous changera
Et notre vengeance sera immortelle !

7 avril 2012

*

Ce texte fait référence au suicide d’un retraité qui a eu lieu en mars 2012 place Syntagma. Il s’est tiré une balle dans la tête et a laissé une lettre traduite en plusieurs langues.. J’étais moi-même, cette année là, à Athènes en février.

*

A présent le côté poétique

Je suis le passager
Je roule sur une langue de lumières
Enveloppé dans la nuit mystérieuse
Devant moi, seul sur la route
Un horizon sommaire de traits blancs
M’invite à voir plus loin
Cette nuit je fais un festin de kilomètres
Et ma vie se limite à cette piste noire
Je suis le passager de la nuit
Venue me chercher après un verre au bar
Je n’ai pas de fille assise à droite
Elle n’avait pas l’esprit à ça !
Filer ainsi la nuit dans la désespérance des heures
Partir sans but précis
Je m’emporte donc seul ni vu ni connu
C’est ma façon à moi de voir l’univers
En commençant par la terre tout un symbole
Rouler vers l’abîme cueillir des frayeurs des fatigues
Aller jusqu’au bout de ce paradis noir malgré tout
Je traverse la surface des choses, des évènements
Vieillis par la vitesse d’une accélération
Je suis le passager qui se coupe de tout
En transit entre l’asphalte et les étoiles

2 août 2012

Comment voit-on ton univers littéraire, ta passion de l'écriture autour de toi ?

 

Dans mon entourage, un cercle restreint, soit une dizaine de personnes tout au plus, tout le monde sait que j'ai comme un grain de folie. Mon niveau de démence est pour l'heure encore supportable donc j'ai encore des amis !!! et amies !

Après l'effet de surprise créé par la sortie du premier livre !! je n'avais parlé à personne ( en dehors de ma femme) de ma passion pour l'écriture, mes proches ont affiché une certaine curiosité ce n'est pas à proprement parler un fan club  mais ils attendent de connaître mes nouvelles aventures !

J'ai un ami banquier qui depuis me traite de communard et moi en retour, je le traite d'infâme banquier ! forcément

mon meilleur ami qui a pris la peine de me lire s'est fait violence et a lu mon deuxième opus d'une seule traite ! 

Ma chérie, ma reine des neiges, quant à elle, supporte comme elle peut la situation. je crois que notre relation de couple en souffre mais modérément. Elle est artiste peintre et sait ce que veut dire le besoin de s'isoler, de ne pas être dérangé etc.... mais bon !  il y a quand même des frustrations... sans doute des deux côtés ! elle est vraiment très chouette avec moi ! pas de pressions, pas de chantage, elle me ménage un espace de liberté sachant qu'il ne porte que sur l'écriture. 

 

Et puis de récents amis ou relations amicales qui via facebook alors qu'ils ne savaient rien de rien, ont découvert là, à la sortie du deuxième livre, mon univers bien sombre, mon regard torturé ! cela a été une vraie surprise avec quelques retours gentils.

Par chance, certains d'entre eux me connaissent dans la vie réelle et savent que je passe mon temps à rire de tout et de rien. Mais il est vrai aussi que l'homme de la vie réelle, celui qui marche qui parle et qui communique n'a pas grand chose à voir avec l'autre qui écrit ! ils m'acceptent tel que je suis!!  et ils ont fait copain copain avec Kristof  héhéhé....ils sont cools dans le fond !

Tu as sans doute constaté que j'ai besoin des deux Christophe pour vivre! l'un apporte le matériel et l'autre l'exploite! 

Mon père a été surpris lors de la parution du deuxième livre.  Il n'a pas dit grand chose. il a juste dit qu'il trouvait mon " opuscule intéressant" ce qui est un énorme compliment dans la bouche de mon père!!

quand à ma petite maman elle ne parvient plus à lire vraiment. Elle sait.... donc tout va bien! ma fille me soutient ! 

 

Merci pour toutes ces précisions qui m'ont vraiment donné envie de découvrir ton univers !

 
Christine Brunet
 
www.christine-brunet.com
 

 

 

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Philippe Desterbecq nous parle de son nouveau roman pour enfants "Le livre magique"

3 Avril 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

 

Philippe, qui es-tu ? Je sais que tu diriges un blog littéraire très actif http://phildes.canalblog.com.

Mais à part ça ?

Je suis instituteur depuis 32 ans maintenant et de plus en plus épuisé. L'heure de la retraite n'a pas encore sonné puisqu'on la repousse sans cesse et je me demande comment je vais atteindre la ligne d'arrivée. 

Mes passions sont les mêmes depuis des années : les voyages, les balades dans la nature et bien sûr la lecture et l'écriture. Malheureusement le temps me manque pour les assouvir complètement. 
 
Mon tout premier livre était un recueil de nouvelles publié aux éditions Elzévir à Paris. Tu parles, je suppose, de mon premier conte pour enfants intitulé "L'étoile magique". C'est l'histoire de Pierrot, un petit garçon, un peu espiègle, comme il en existe tant. Sa passion est l'astronomie. Un jour, il a la chance de découvrir une étoile inconnue, une étoile à 7 branches qui lui permettra de réaliser 7 voeux. Il se sert de son nouveau "pouvoir" pour s'amuser sans se rendre compte qu'il nuit à certaines personnes. Quand il prendra conscience de son erreur, il devra tout réparer...
 
Un nouveau livre vient de paraître, si je ne m'abuse ? Je dois avouer que je l'attendais depuis longtemps... Un livre pour ados ? Pour enfants ?
 
Le livre qui vient de paraitre est une suite de "L'étoile magique" mais peut être lu indépendamment, du moins je le pense. Il s'intitule "Le livre magique". Le lecteur y retrouvera Pierrot ainsi que son amie Heidi, rencontrée à la fin du premier tome. 
C'est un livre pour enfants, bien sûr, comme le premier, mais celui-ci s'adresse plus à des enfants qui aiment lire et qui ont, peut-être, une certaine connaissance de la littérature enfantine. 
Pierrot et Heidi rencontrent, par exemple,  Momo, un des héros de Yaël Hassan (une auteure jeunesse que j'apprécie beaucoup) en chair et en os. Le Petit Prince y fait aussi une apparition ainsi qu'une certaine sorcière chère à Roald Dahl. 
 
Est-ce la suite de l'Etoile magique ?
 
Une suite, oui, dans la mesure où on y retrouve certains personnages connus. 
 
Toujours les mêmes héros ?
 
En plus de Pierrot et de sa nouvelle copine Heidi, le lecteur retrouvera Nestor, jardinier de l'école et grand-père d'Heidi. Les parents de Pierrot et Lulu, son petit frère, sont également présents. 
 
Comment crée-ton pour des enfants ? Est-ce que ton métier t'aide ?
 
Je pense qu'il vaut mieux côtoyer des enfants pour écrire pour la jeunesse. Il est bon de se renseigner sur ce qu'ils aiment lire, d'utiliser un peu leur vocabulaire ou leur façon de s'exprimer. Il faut toujours avoir à l'esprit que le futur lecteur est un enfant. 
L'enfant ne réagit pas du tout comme un adulte. Il abandonne très vite une lecture qui ne lui plait pas. Par contre, quand il accroche à la lecture, il est très enthousiaste ! 
 
Où trouves-tu l'idée de départ ?
 
 Je réfléchis et ne trouve rien pendant des semaines voire des mois. Et puis, tout à coup, ça me semble comme une évidence. Je sais de quoi je vais parler. Je me lance...
 
 
Tu écris comment ? Je veux dire, est-ce que tu construis un scénario ? Est-ce que tu te laisses porter par ton histoire ?
 
 Je me laisse totalement porter par mon histoire. J'ai trouvé les personnages, l'intrigue principale ou le sujet du livre, mais c'est tout. Les personnages vont vivre en moi et "me dicter leur histoire". Je ne sais, en général, pas à l'avance, ce qu'ils vont devenir. C'est une surprise pour moi. 
Dans "L'histoire d'une histoire", Pierre Gripari place l'histoire sur l'épaule de l'écrivain. Elle lui souffle à l'oreille les mots qu'il doit écrire. Je m'y retrouve totalement ! 
 
Est-ce que tu testes tes histoires sur des enfants ? Pas du tout ?
 
Oui, tout à fait. Je ne suis jamais sûr que ce que j'ai écrit va plaire aux enfants. Je leur lis donc mes écrits pour voir leurs réactions. Les enfants ne trichent pas. Ils ne rigolent pas pour faire plaisir à l'adulte. S'ils se marrent, c'est que l'histoire les fait rire. S'ils essuient une larme, c'est que l'émotion est là, dans le bouquin. J'écoute même leurs remarques et je peux changer certains éléments du récit après les avoir écoutés. Les enfants sont vrais ! 
C'est un public difficile à satisfaire ! S'ils sont contents, c'est gagné ! 
 
Merci Philippe pour cette présentation... Ton livre m'attend... A suivre donc !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
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Nikos Leterrier : "L'écriture ouvre sur un monde infini, comment la définir? "

7 Février 2016 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #interview

Nikos Leterrier : "L'écriture ouvre sur un monde infini, comment la définir? "

Nikos Leterrier nous a déjà présenté son recueil et son univers. Il nous a proposé plusieurs extraits qui m'ont donné envie d'en apprendre un peu plus à son sujet... Je vous livre un interview surprenant !

Tu es un nouvel auteur Chloé des lys... Mais es-tu l'auteur d'un premier roman ou es-tu un auteur "confirmé" ?

"Le temps d'exister avant le froid" est mon premier recueil de poésie, mais j'ai écrit deux romans, trois nouvelles et une pièce de théâtre.

L'une de ces nouvelles a d'ailleurs été publiée en 2000 chez Fleuve Noir. Donc j'imagine que je me situe plus dans une catégorie d'auteur "confirmé", puisque j'écris depuis une vingtaine d'années. En revanche, pour ce qui est de la valorisation et de la publication de de travail,

je reste un novice.

Vis-tu de ta plume ?

Non, évidement.

Pourquoi CDL ?

J'avais une proposition d'une autre maison d'éditions pour ce recueil, mais j'ai été très touché par les commentaires du comité de lecture de CDL. De plus, toute la démarche de CDL me plaît, par exemple l'absence de ligne éditoriale, si ce n'est de publier les textes qui vous semblent intéressants, ou le recours au bénévolat. J'apprécie beaucoup votre approche authentique et éclectique. Au vu de mes échanges avec l'équipe de CDL (que je remercie encore au passage), j'ai pu voir que je ne m'étais pas trompé.

OUF ! Soulagée ! Tu écris quoi ?

Essentiellement de la poésie et des romans. J'ai commencé par des nouvelles à titre d'exercice, pour apprendre à maîtriser la poétique d'Aristote : le début, le milieu et la fin, si nécessaire à l'écriture des romans. Mais ce n'est pas mon mode d'expression favori.
La pièce de théâtre était un travail ponctuel, dans le cadre d'un projet avec une troupe de théâtre amateur.

As-tu ta propre troupe de théâtre ? Travailles-tu sur commande, par exemple ?

J'ai en fait fait partie de trois troupes différentes de théâtre amateur en tant qu'acteur, et auteur à l'occasion, lorsque la troupe dont je faisais partie était en recherche d'un texte. J'ai ainsi participé à l'écriture d'une pièce collective, qui a été montée, et j'en ai écrit seul une autre, qui en revanche n'a pas plu aux autres acteurs à l'époque. Mais j'aimerais la mettre en scène une fois que j'aurai achevé mon troisième roman en cours.

Il m'est arrivé de travailler sur commande. J'ai écrit deux nouvelles sur commande et des chansons.

Tu nous parles de ton livre

"Le temps d'exister avant le froid" rassemble 25 poèmes, accompagnés de dessins que j'ai réalisés pour donner un relief différent au texte. Il me semble que la poésie étant à l'origine un art oral, le texte est comme une partition, à laquelle manque la présence d'une personne pour dire le poème et lui donner justement son éclat, son relief, sa forme finale. Pour combler cette lacune, il m'a semblé que le dessin pouvait être intéressant.

Que dire de ces poèmes? Tout d'abord que chacun d'entre eux a été pour moi indispensable. C'est ce que j'essaie d'ailleurs d'exprimer dans le premier poème : "Ce n'est pas un jeu". La poésie est pour moi une ardente nécessité, et l'unique vecteur par lequel je puisse partager certaines pensées ou émotions. Ces poèmes sont tous très personnels. Ils parlent d'amour, de colère, de solitude, de perte, parfois même de cauchemars. Je ne les vois pas ainsi, mais on les juge souvent sombres, voire violents.

J'ai rassemblé dans ce recueil tous ceux qui témoignent à mon sens d'un désir de vivre libre, au moins en pensée, et d'être pleinement soi-même durant le temps qui nous est imparti : le temps d'exister en somme... "avant le froid". De mon point de vue, c'est un ouvrage plein d'espoir, mais qui se penche au-dessus de l'abîme jusqu'à en avoir le vertige.

Existe-t-il dans ce recueil un fil rouge ou, au contraire, aimes-tu promener le lecteur d'un thème à l'autre, au gré de ton ressenti ?

Je pense que le fil rouge est assez bien résumé dans le titre. Chaque poème évoque un aspect différent d'une même volonté d'exister au-delà des peurs, au-delà des vides creusés par la perte d'êtres chers, au-delà des renoncements, au-delà des injonctions implicites de notre environnement, des commandements morbides inscrits en nous par nos douleurs enfantines.
Le recueil est ma promenade à travers les illusions et les cauchemars pour retrouver mon chemin vers ce qui est réel et important. Je n'attribue pas à ce voyage une portée mystique (le second poème : "A ceux qui ne croient pas en Dieu" est au contraire une affirmation de mon athéisme), mais le vois plutôt comme une modeste et personnelle déclinaison du "Connais-toi toi-même" de l'Oracle de Delphes. À chaque fois, il y a l'amorce d'un dialogue avec le monde, en fonction des impressions qu'il laisse en moi.

Depuis quand écris-tu ?

De manière sérieuse depuis mes 20 ans environ.

Qu'est-ce qui t'a décidé de proposer un texte à l'édition ?

Mon épouse, qui m'a gentiment poussé à le faire, elle-même ayant également publié

un recueil de poèmes de son côté ("Lune et l'autre" aux éditions La Bartavelle).

Tu écris comment, quand... et pourquoi, tiens !

J'écris parce que cela me rend heureux, mais aussi lorsqu'il me semble que je peux dire quelque chose qui - à ma connaissance - n'ait pas encore été écrit. J'écris à peu près n'importe quand, si une idée passe par là. En ce qui concerne la poésie, j'écris toujours à la main sur un carnet qui ne me quitte que lorsqu'il est plein, à la manière des croquis que je fais sur un autre carnet. Me sentant toujours parmi mes semblables comme un explorateur venu d'une planète lointaine, je perpétue à ma manière la tradition des grands voyageurs de naguère, qui tenaient un journal illustré de leurs découvertes. C'est d'ailleurs souvent en voyage que je suis le plus productif.

Définis, stp, le mot "écriture"

L'écriture ouvre sur un monde infini, comment la définir? Plus sérieusement, je pense que c'est finalement ce que représente l'écriture pour moi : étendre l'univers des possibles et donner sa pleine mesure à l'imagination. La langue est un creuset merveilleux. Un écrivain est un orfèvre du langage. L'écriture s'apparente pour moi à une forme d'artisanat de ce point de vue.

Comment vois-tu ton futur d'écrivain ?

Je suis en train de finir un troisième roman, et un second recueil de poèmes illustrés se constitue

peu à peu. C'est mon avenir d'écrivain à court terme... Voire à plus long terme, car ces choses-là prennent du temps.

J'aimerais évidemment les publier également.

Un grand merci ! Il ne me reste plus qu'à découvrir ta plume !

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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