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Le blog Aloys

Articles récents

Christine Brunet a lu "Chaos", le nouveau thriller de Bob Boutique

22 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

 

 

Bob Boutique ? Nous connaissons tous ses Contes Bizarres, ses 10 petites négresses et, plus récemment, son premier thriller, 2401.

Avec CHAOS, on passe deux crans au-dessus tant au niveau du rythme que du style. Un thriller très original qui s’inscrit dans une actualité brûlante et très documentée. Pas question de trop vous en dire sinon Bob m’arrache les yeux ! Ce thriller se déguste de surprise en surprise sur un rythme qui va crescendo aux côtés de héros que le lecteur a découvert dans 2401.

Lieve, tête brûlée futée et très intuitive qui avance dans l’enquête, nez au vent, ressemble à un accélérateur dans un incendie. Johan, lui, serait plutôt le rouleau compresseur, le baroudeur sans peur au sang-froid suicidaire qui tenterait d’étouffer les flammes qui dévorent tout progressivement mais inexorablement. Ces deux-là avaient amorcé un petit quelque chose, comme une relation inaboutie frustrante pour les lecteurs. Cette fois, jusqu’où accepteront-ils d’aller ?

CHAOS est un roman de presque 500 pages qui se lit à toute allure au début, puis très vite en apnée comme si cela pouvait changer le destin des personnages en permanence sur le fil du rasoir. Ben non, le sieur Boutique nous propulse de plus en plus vite dans un enchaînement d’actions de plus en plus dangereuses. Notre cœur bat : on veut savoir et on lit… On lit…

Le tout est servi par le style descriptif inimitable de Bob, cet espèce de dialogue sous-jacent avec le lecteur auquel il susurre à l’oreille une histoire qui va lui faire passer une nuit blanche. Vous voyez le genre ?

CHAOS, c’est un film couché sur le papier. Le lecteur voyage : il entend les clapotements de l’eau contre la coque d’un bateau, voit les peintures du Rijksmuseum, sent la brûlure du soleil sur sa peau, l’humidité d’un paysage hollandais, ressent la peur, se rassure un peu.

Bravo, Bob ! J’ai hâte de me plonger dans ton prochain roman et de découvrir jusqu’où tu m’amèneras !

CHAOS est mon premier coup de cœur de l’année !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

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Thierry-Marie Delaunois chronique "Angela", le dernier roman de Silvana Minchella

21 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

http://www.thierry-mariedelaunois.com/pages/accueil/lectures-de-l-auteur/categorie-de-lectures-ii/angela-de-silvana-minchella-par-thierry-marie-delaunois.html#voPrTM4TSXTI6Rv9.03

http://www.thierry-mariedelaunois.com/pages/accueil/lectures-de-l-auteur/categorie-de-lectures-ii/angela-de-silvana-minchella-par-thierry-marie-delaunois.html#voPrTM4TSXTI6Rv9.03

 

 

"La petite montagnarde est montée dans le train. Le destin d'Angela allait pouvoir être joué sur la grande scène de la Vie. Alors le rêve qu'elle faisait toutes les nuits, depuis son arrivée à la ville, se dévoila. Ce rêve récurrent était d'une extrême précision et se répétait chaque nuit. Il y avait une ambiance floutée d'avant-concert, mêlant les accords des instruments au brouhaha des gens qui s'installaient dans les fauteuils..." Mais quel rêve notre Angela faisait-elle exactement? Celui-ci était-il lié à sa destinée et qu'est-ce qui l'attendait? Une vie d'épreuves ou un parcours tranquille dénué d'obstacles jusqu'à ce qu'elle se trouve enfin et pourquoi donc soudain ce départ pour Bruxelles?

Dixième ouvrage d'une auteure inspirée, alliant habilement réalisme et ésotérisme pour un voyage dans le temps et dans l'espace se révélant être une véritable quête, roman débutant par une inquiétante harangue, se clôturant à Chypre dans la lumière de Paphos après un parcours aussi sinueux qu'un sentier de montagne, "Angela" de Silvana Minchella nous invite en fait à vivre une singulière odyssée initiatique, notre "héroïne" étant née par une nuit de pleine lune dans un village où superstitions et sorcellerie sont bien ancrées. Roman fantastique? Par certains aspects mais jamais ne tombant dans un pur délire fictionnel, la plume de Silvana nous contant adroitement le combat intérieur d'Angela, celle-ci tentant de découvrir qui elle est réellement. Peine perdue ou pas?

Née avec les yeux clairs, le corps et le visage recouverts d'un voile de graisse, Angela intrigue sa famille qui ne peut que tomber à genoux: "Dieu nous a envoyé un ange!", mais la quatrième de couverture nous apprend que l'ange est en fait une guerrière. En quoi l'est-elle et que vient faire l'archange Mikaël dans sa vie? Angela serait-elle une Super Nova?

Roman d'une écriture à la portée de tous, "Angela" nous entraîne dans le sillage d'une femme de caractère se battant quand il le faut, sentiments, émotions et sensations parsemant son voyage qui est loin d'être un long fleuve tranquille. Silvana cherche-t-elle à nous faire comprendre que tout notre bien se trouve en réalité au fond de nous, devant tôt ou tard s'écouler hors de nous? Que nous sommes en fait tous des lumières chacun à notre manière? Ou le message est-il autre?

Mais revenons-en à présent à ce rêve révélateur: "Elle attendait le moment où le chef d'orchestre lèverait sa baguette et chaque fois, elle se réveillait en sueur. Cette nuit-là, le chef d'orchestre s'exécuta et une symphonie d'une intensité et d'une beauté à couper le souffle réveilla Angela en sursaut mais elle avait eu le temps d'apercevoir le titre sur la partition..." Quel titre et pourquoi une symphonie?

"Ce que l'on voit à l'extérieur est le reflet de ce qui se passe à l'intérieur". Angela finira-t-elle par comprendre et connaître la part sombre vivant en elle afin de ne plus en avoir peur? L'oeuvre de Silvana Minchella est à découvrir tant elle est riche en enseignements, nous dévoilant également une galerie de personnages singuliers et attachants évoluant autour de notre guerrière de lumière. Angela? Authentique, Naturelle, Généreuse, Eternelle, Lumineuse, Animée!

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Une nouvelle extraite de "Sables", le recueil fantastique de Laurent Dumortier

20 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

LE SABLIER

 

 

 

 

        C'est maintenant la troisième nuit consécutive que je ne dors plus.  Combien de temps l'être humain peut-il vivre en étant privé de sommeil ?  Douloureuse question...

 

        Tout a commencé il y a trois jours.  A la recherche d'un cadeau original pour l'anniversaire de Marie, mon épouse depuis bientôt 20 ans, je m'étais rendu chez un antiquaire renommé, dont le commerce avait pignon sur rue dans la partie historique de la ville.

 

        J'attachais peu d'importance au prix, la singularité de l'objet étant ce qui m'importait le plus.  Des tableaux anciens, des ornements religieux, d'antiques pendules généraient un capharnaüm dans lequel l'antiquaire lui-même avait peine à se retrouver.

 

        Je furetai de-ci de-là, cherchant la pièce susceptible de convenir.  Mais l'objet rare semblait inexistant jusqu'à ce que je découvre derrière une pile de vieux livres un sablier enfermé dans une cage vitrée.

 

        Sa particularité résidait dans la couleur du sable utilisé : rouge sang.

 

        Interpellant, n'est-ce pas ? me lança l'antiquaire dont je n'avais pas perçu la présence derrière moi.

 

        Oui, vraiment particulier !  C'est la première fois que je vois un sablier de cette couleur.

 

        La nuance du sable ajoute encore un peu plus de mystère aux qualités de cet objet, me chuchota mon interlocuteur sur le ton de la confidence.  Ce sablier a été trouvé sur les bords de la Mer Rouge par un touriste, il y a de cela trois mois environ.  Ce qui est le plus étonnant, c'est qu'il était en parfait état de conversation et déjà placé dans sa cage de verre...

       

        Avez-vous une idée de son âge ?

 

        Probablement la fin du 19ème siècle, peut-être plus ancien encore...

 

        Et je suppose que son prix est proportionnel à son aspect unique, ajoutai-je sur le ton de la plaisanterie.

 

        L'antiquaire sourit et me répondit sans détour.

 

        A dire vrai, cet objet m'a été déposé par la personne qui l'a découvert.  Il n'a fixé aucun prix, me faisant pleinement confiance.  A vous de me dire ce que vous êtes prêt à payer...

 

        Je réfléchis un moment, ne voulant ni passer pour un pingre, ni me faire avoir en déboursant un prix trop élevé.  Finalement, je me lançai...

 

        200,00 Eur ?

 

        Vendu ! me répondit l'antiquaire en emportant l'objet.

       

        Tandis que je m'acquittais du paiement, le marchand me mit en garde contre l'utilisation de l'objet.

 

        Faites attention en le manipulant.  Il ne faut en aucun cas que le sable vienne à s'écouler...

 

        Je regardai mon interlocuteur, incrédule.

 

        Mais à quoi peut servir un sablier si on ne peut pas mesurer le temps avec ?

       

        Regardez ces inscriptions ici, fit-il en me montrant le bas de l'objet, c'est du vieux français, mais on peut en comprendre  le sens assez aisément.  Je vous en donne cependant une version en langage commun : « Ceci est le sablier de vie.  Renverser le sable mène à la mort ».

 

        J'éclatai de rire et m'adressai à l'antiquaire.

 

        Franchement, vous n'y croyez pas un instant, quand même ? »

 

        Je vous ai lu ce qu'il était inscrit.  Pour le reste, j'ai ma propre opinion, monsieur...

       

        Le sentant vexé, je n'insistai pas et quittai les lieux en emportant ma trouvaille...

 

        De retour chez moi, j'installai le sablier sur la table basse du salon, en entourant l'objet de mille précautions.  J'avais commandé divers plats chez un traiteur du coin qui me furent livrés une bonne heure avant le retour de mon épouse.

 

        Tout était prêt et n'ayant plus que les bougies à allumer, je retournai contempler le sablier.  Pris d'une incontrôlable envie, j'actionnai le verrou de la cage de verre et libérai le sablier.

 

        L'objet, semblant si anodin en cet instant, me poussait littéralement à le faire basculer... ce que je fis.

 

        Le sable s'écoula normalement et rien ne se produisit.

 

        Je jubilai, au point de m'imaginer retourner chez l'antiquaire fanfaronner devant lui.  Je remis la cage de verre en place et verrouillai celle-ci.

 

        Au moment où je rédige ces lignes, je sais précisément que le temps mis par le sable pour  s'écouler se monte à exactement 5 minutes 03 secondes.  Pas une de plus, pas une de moins. 5 minutes 03 secondes de répit, de repos, de temps suspendu en attendant le décompte suivant.

 

        Le téléphone sonna : c'était Paul, mon frère, voulant souhaiter un bon anniversaire à sa belle-soeur.  Notre conversation venait à peine de débuter que je ressentis une vive douleur au niveau du thorax : je faisais une crise cardiaque.

 

        Dans un dernier sursaut de lucidité (de 6ème sens ?), je me précipitai au salon, déverrouillai la cage en verre, sortit le sablier et retournai celui-ci.  La douleur, comme par magie (maléfice ?) disparut instantanément...

 

        Je mis fin à la conversation avec Paul, en prétextant un état de fatigue, raccrochai et contemplai le sable s'écouler.

 

        La douleur réapparut au moment précis où la partie supérieure du sablier venait de déverser son dernier grain...

 

        Je fis basculer les deux parties et la douleur disparut à nouveau.

 

        Une idée me vint à l'esprit : j'emportai l'objet dans ma voiture et démarrai en trombe en direction de l'antiquaire...  Je retournai régulièrement le sablier afin d'éviter toute nouvelle manifestation de la douleur.

 

        J'arrivai au magasin d'antiquités et y entrai.  Mais l'homme (?) qui m'avait vendu le sablier ne s'y trouvait pas.  La jeune femme qui tenait le magasin n'avait jamais entendu parler de lui...

 

        Dépité, je quittai les lieux et pris l'autoroute sans destination précise.  Je n'avais aucune envie de mêler Marie à ce problème insoluble et la contraindre à contempler ma mort en sursis...

 

        Je me garai sur un parking proche et luttai contre le sommeil en retournant régulièrement le sablier...

 

        Trois nuits ont passé et j'entame maintenant le troisième jour avec une seule idée en tête : ne pas dormir, surtout ne pas...

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Régis Kuntz nous présente la genèse de son livre...

19 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Pour la sortie de mon livre, les éditions Chloé des lys m’ont soumis un formulaire inquisiteur destiné à me faire connaitre…Un de ces document que l’on retrouve dans les préfectures où l’on décline son état civil mais aussi ses maladies d’enfance et autres travers que nous inflige la vie.

A la fois par paresse mais aussi beaucoup par lâcheté, je ne me prêterais pas à cet exercice, vous ne saurez donc pas si je collectionne les timbres postes ou si je m’empiffre de friandises, en revanche, je veux bien vous parler de la genèse de ce livre, des évènements qui ont initié son écriture… vous ne saurez donc pas qui l’a écrit, mais comment et pourquoi.

 

 

Durant les années de lycée, nous avions un professeur d’histoire qui tenait sa discipline dans la plus haute estime. Cela nous valait d’ailleurs une moisson de mauvaises notes, car à ses yeux, nous n’étions jamais assez précis, jamais assez documenté pour faire un exposé selon ses attentes. Chaque contrôle était en fait une volée de bois vert qui soulignait nos insuffisances et marquait le long chemin qui nous sépare de la connaissance.

 

Notre professeur qui n’était pas totalement stupide mesurait bien le fossé qui nous sépare de ce précieux savoir, aussi pour le combler, il fallait mettre en scène les grands moments de l’histoire pour que nos esprits puissent en saisir la substantive moelle.

Ainsi, nous apprenions que Mussolini s’appelait Benito de son petit nom et qu’il pensait en bien des occasions être dans la lignée des grands empereurs Romains. Pour s’en convaincre, il apparaissait le soir venu vêtu d’une toge à la fenêtre de sa chambre. Là notre professeur debout sur l’estrade du haut de son mètre cinquante nous mime la posture triomphale de Mussolini (il n’était pas bien grand non plus) sur un balcon en toge romaine… on y parlait d’histoire et de tragédies et je ne voyais que des singeries digne d’un théâtre de boulevard… Est-ce que ces gens si instruits et si entourés qui décident de la marche du monde ont si peu de bon sens… à bien y réfléchir, les choses n’ont pas vraiment changé !

 

Au cours suivant, un professeur de philosophie essayait tant bien que mal de nous faire comprendre cette vérité hermétique énoncée par Emanuel Kant : « idée d’une histoire universelle d’un point de vue cosmopolitique » sa seule évocation donne le tournis, il faut bien l’avouer. Même notre professeur a fini par se détourner de toutes ces choses intelligentes puisqu’il s’est mis à faire une musique à la fois bruyante et confuse. Il se raconte même qu’il aurait rencontré un certain succès dans cet exercice.

De mon côté, j’ai bien essayé de comprendre une pensée aussi profonde que celle de Kant et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il y avait quelque chose de répétitif dans les cycles de l’histoire, un peu comme si cette dernière bégaye. Un autre philosophe m’a expliqué plein de compassion que cette conclusion appartient à un autre penseur et que j’avais fait fausse route. Je lui ai répondu que tout n’était pas perdu, bien au contraire puis ce que cela sert mes intérêts, il ne fallait qu’un pas pour faire le lien entre le théâtre de l’histoire et un certain sens dans la marche du monde et c’est ce que j’ai fait.

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Emilie Decamp nous présente son nouveau recueil OR 2.0

17 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Emilie Decamp est née le 10 août 1990. C’est à l’âge de 7 ans qu’elle écrit ses premiers poèmes. Journaliste de formation, elle aime toucher à tous les styles d’écriture. Or 2.0 est son neuvième livre.

 

Résumé :

Ce livre est un clin d’œil à tous les Outre-Rêveurs qui m’ont beaucoup appris durant ces quelques années. Ils se reconnaîtront. OR 2.0 est une énième libération. Une évolution. Un ensemble de textes personnels brillamment illustrés par Julien Adans.

 

 Extrait

Là où le soleil se meurt

 

Les reflets nacrés que l’aurore étreint,

Se font admirer sous la brise légère.

Et l’on ne peut s’empêcher de humer l’air

Où flottent doucement les effluves du thym.

 

Dans ce verger muet où mille senteurs

Se croisent et se décroisent au fil des saisons,

Naissent de tendres pensées et de folles ardeurs

Qui brûlent de plaisir et s’enflamment de raison.

 

Tandis que les bouquets ambrés exaltent le désir

Des passants trop hâtifs, se dresse l’ivraie,

Arrogante et vive, fière de son effet,

Bercée paisiblement par le Zéphyr.

 

Et c’est dans ce jardin silencieux de l’éternité,

Que s’endorment au crépuscule les éclatants rayons

De l’astre de feu, vétuste emblème du passé,

Et, noble et solitaire, il disparaît de notre vision,

En une triste agonie.

 

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Marie-Noëlle Fargier nous présente son prochain roman : le Camaret d'Achille

16 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Biographie

Marie-Noëlle FARGIER est née le 27 décembre 1963 à Vals près le Puy, en Haute-Loire. A l'âge de 11 ans, elle commence à écrire ses premiers poèmes, inspirée par la nature. Cette dernière prend une place primordiale dans son enfance et se retrouve encore aujourd'hui dans son écriture. Ecriture qui ne l'a jamais quittée comme un besoin, une évidence qu'elle partagera par son premier livre «La Bukinê d'Anna », publié par Chloé des Lys en 2014. La nature humaine, la relation à l'autre ont toujours été une source de questionnements et de réflexions pour Marie-Noëlle FARGIER, sensibilité renforcée par son travail dans un hôpital psychiatrique. Passionnée de lecture dès son plus jeune âge, son imaginaire et son regard sur la condition humaine seront alimentés par Baudelaire, Victor Hugo et Prévert, mais aussi par Zola, Troyat, Rousseau..


 


 

Résumé "Le Camaret d'Achille"

"Le Camaret d'Achille" se déroule au lieu dit "le Camaret" près d'Arlempdes, en Haute-Loire. Une petite maison en pierre, en bordure de la Loire, abrite une famille. Le père, Ahmès, est pêcheur. Par son métier, il nourrit ses enfants et le reste de sa famille. La maison isolée est montrée du doigt par les villageois depuis des générations. En effet, cette « tribu » a des croyances particulières, ne croit pas en Dieu, ne va pas à l'église. L'accès à l'école est interdit aux enfants d'Ahmès. De plus, la sœur de ce dernier est aveugle et a la renommée d'être étrange, un peu sorcière. Ce qui accentue encore le bannissement de la famille. Le curé du village porte à cette maisonnée une haine terrible qui va avoir de lourdes conséquences sur leur destin, et particulièrement sur un des enfants d'Ahmès, le jeune Achille. Au fil du temps, la traversée des deux guerres, les membres de la famille vont essayer de comprendre la raison de cette exclusion jusqu'à ce que des rencontres, des événements les entraînent vers un site, proche de chez eux : le Crouzas à Vals près le Puy où se situe le premier tome "La Bukinê d'Anna".

 

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Véronique Guyotot Lanz alias Eoa se présente et présente son recueil de poèmes

15 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Biographie

 

ÉOA est née au Togo et vit en Haute-Marne.

Elle étudie les arts plastiques aux ateliers des beaux-arts de Troyes et à l’atelier de l’Arbre, animé par Edith Grün à Paris.

Poétesse-collagiste, elle invente des historiettes de cœur et de corps calleux qu’elle met en scène dans les “petites cristallisations”, collages emblématiques de ses poèmes.

Elle imagine le Théoatre pour présenter ses créations et invite le spectateur à expérimenter son univers.

Elle milite pour l’œuvre poétique et prend ainsi part au paysage de l’art singulier actuel.

 

 

EXTRAITS

Sète

 

La femme au sexe vert

anguille sous roche.

 

Aurait voulu garder

une petite vie éphémère.

 

Dans l’écrin

sens des aiguilles d’une montre

cercle africain

jusqu’au cri rassis de la mouette.

 

Mais à quatre heures

plus de bras plus de ventre

les seins dardent leur pointe.

 

Les grandes ailes disparaissent.

 

La mer ridée applaudit

dahlias jaunes, géraniums rouges.

 

 

EXTRAIT 2

 

Les poèmes insolites

 

Ex petits cadavres

qui cherchent activement dans les forêts des terrains vagues tout ce

qui cloche et

qui se cache un soulier vernis dans la vase un collier rubis dans l’extase

qui s’accroche et se détache un petit chien un vilain toutou

qui n’est rien

qui devient tout une déesse un épouvantail

qui nous poursuivent haletant…

 

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Philippe Desterbecq a lu "Mâle en patience" de Vincent Knock

14 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Philippe Desterbecq a lu "Mâle en patience" de Vincent Knock

Quand une femme a une soudaine et très forte envie d'enfanter, de mettre un petit bout au monde, de donner à son couple une grande preuve d'amour, on parle de l'appel du ventre. 

Et quand c'est l'homme qui a très envie d'avoir un enfant, d'avoir une descendance, de souder son couple avec une nouvelle vie, ça porte un nom?

Antoine a 35 ans, est professeur de français et est marié à Camille, une avocate assez carriériste. Un jour, il entend une conversation qui résonne en lui comme un appel : un enfant, s'il faisait un enfant?

A partir de là, l'idée devient une obsession. Il en parle à sa femme qui ne veut pas en entendre parler pour le moment. Comment la persuader d'être mère? Comment lui faire comprendre qu'il manque quelque chose dans leur couple : la présence d'un enfant, d'un morceau d'eux-mêmes? Antoine fera tout pour y arriver ! 

Mais il ne suffit pas de le décider. On n'a pas (nécessairement) un enfant quand on le désire ! D'ailleurs Camille le désire-t-elle vraiment ce petit être dont Antoine ne cesse de parler? 

Et là, c'est le parcours du combattant : examens plus ou moins humiliants pour les deux protagonistes, prises de température, abstinence, "spécialistes de la fécondation en bocal",... En résumé : médicalisation de la procréation !

S'en suivent espoir et déception, encouragement et découragement, bonheur et tristesse...

Il n'y a pas à dire, ça sent le vécu ! Tous les détails sont donnés avec précision ! Vincent Knock en connait un morceau sur procréation médicalement assistée ! 

Un livre très bien écrit et très bien documenté ! 

Vincent Knock est professeur et cela se remarque, car là aussi, ça sent le vécu ! Lisez plutôt : 

"Depuis que je suis scolarisé, je souffre d'insomnie et de maux d'estomac chroniques à l'approche de la reprise des cours."

"Quand on pense à toutes ces heures grappillées sur le week-end pour  préparer des séances motivantes qui n'arrivent même pas à les intéresser!"

"Benoit doute de sa motivation à enseigner à des élèves qui n'écoutent rien et paraissent blasés de tout."

"Notre métier consiste à leur donner des repères grâce aux manuels scolaires confectionnés par des gens qui savent ce qu'est un élève (d'où leur démission de l'enseignement pour travailler comme directeur de collection chez Hachette-éducation ou Bordas)."

Merci à Vincent Knock pour ce cadeau inattendu. 

 

 

 

 

Philippe Desterbecq

D'un livre à l'autre

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Patrick Benoit présente son ouvrage "L'Amour au Pouce la Bague au Doigt"

13 Janvier 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Biograp

Biographie

 

Patrick Benoit est tantôt publicitaire comme consultant en marketing et communication, tantôt enseignant comme passeur de modestes connaissances et expériences. Après Je, tu, il., paru aux Editions Chloé des Lys en 2011, Patrick, Pierre, François, Joseph invoque des mots arrangés érotiquement par les doigts dans L’Amour au Pouce la Bague au Doigt, publié, sans vulgarité, en 2016. A plus de 50 ans, son pouce continue à tracer des lignes et des courbes, sans déviation mais avec détours.

 

Résumé

 

Deux mains et seulement dix doigts pour invoquer des mots qui communiquent comme des signes que les gestes réfutent à la parole. Ouvertement érotique, cette plaquette dénonce les arrangements impulsifs et articulaires de nos dextres extrémités verbales. Osé mais sans vulgarité et subtil au touché.

 

Extrait :

 

Quand j’ai découvert que caresser une femme de la main gauche était tout différent que de la caresser de la main droite, j’étais un autre homme.  La première fois, ce fut comme si je faisais l’amour avec une autre, sans artifice.  Depuis ce moment-là, je la trompe tout le temps.  Avec elle.

 

Elle n’en savait rien, mais c’était très excitant.  Tromper sa compagne de la sorte ne doit pas se savoir, sans quoi, où est l’intérêt ?

 

Le plaisir de la main gauche est insoupçonnable.  Au-delà de son côté pratique indéniable, son toucher est désirable, car sans alliance.  La dimension qu’elle procure ressemble à cette sensation que donne l’altitude.  Elle a dû s’en apercevoir, car souvent je la surprends bander mon sexe avec la main gauche.  Et je la vois jouir d’un autre homme.  Pourvu qu’elle ne me dise pas comment il s’appelle.  C’est son secret, et il me plaît de savoir qu’elle en a.

 

Cette découverte fut tardive, mais combien heureuse.  Un nouvel élan était donné à un amour vacillant car nostalgique.  Tout était à refaire : s’aimer autrement, se découvrir comme on déshabille l’autre dans la pénombre, se faire plaisir comme les premières fois.

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