Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Philippe Desterbecq a lu "Le testament" d'Emmanuel Serdet

Publié le par christine brunet /aloys

 

Qui est Emmanuel Serdet? 

Quelqu'un de discret en tout cas, car je n'ai trouvé aucun renseignement sur lui à part ceux qui sont repris sur la 4e de couverture de son livre : 

- originaire des Vosges

- passionné par l'histoire des religions

C'est tout ! 

Moi, j'ajouterais : un érudit si j'en juge par la qualité de son récit et par le vocabulaire employé ! 

Sa passion pour l'histoire des religions, il l'a fait passer dans son livre "Le testament". Ecrit comme un roman pour faciliter, sans doute, sa lecture par tout un chacun, ce livre regorge d'informations historiques sur les religions, sur la philosophie, sur la vie en général. 

Sans du tout imposer ses convictions, le lecteur peut facilement les deviner. 

Ce livre est un peu conçu comme la série "... raconté à ma fille". Ici un grand-père luthier parle à son petit-fils tout en lui montrant les ficelles du métier. Leurs tête-à-tête sont des occasions d'explorer l'histoire de l'humanité, de parler de philosophie, de religions, du christianisme, du judaïsme, des mythes originels sumériens et égyptiens, des légendes grecques, de la religion musulmane, sans oublier la civilisation des Mayas, les Templiers, la Franc-Maçonnerie et j'en passe. 

Un très bon bouquin à lire quand on est bien reposé tant il est dense et demande réflexion. 

Il est bon de prévoir un dictionnaire à ses côtés tant le vocabulaire est précis et peu usité. 

Quelques extraits pour vous mettre l'eau à la bouche : 

" - Le plus étonnant, c'est le pouvoir de prédiction de Jésus dans les Evangiles. Il annonce par avance la destruction du Temple et de Jérusalem, la résurrection au bout de 3 jours, comme si moi je te prédisais la guerre de 39-45 et le tiercé de dimanche dernier!

- Ah ! Je comprends ! Tu crois qu'on fait raconter à Jésus dans les Evangiles, en fait, ce qui s'est déjà passé?"

 

"-Matthieu a repris une des prophéties d'Isaïe dans laquelle le Seigneur annonce la mise au monde du Fils Emmanuel par "une jeune fille pubère", c'est-à-dire la naissance de ce fameux Fils prodige.

- Et alors? Ça me parait normal jusque-là. Et je ne vois pas le rapport avec la virginité de Marie. 

- Eh bien Matthieu, en traduisant le mot hébreu "ha'almah" désignant "la jeune fille pubère" par le thème grec "parthenos" qui signifie "vierge consacrée à la divinité" comme Athéna, par exemple, fera de la mère de Jésus la Sainte Vierge ! "

Un livre extrêmement bien documenté, simplifié pour le commun des lecteurs même si le vocabulaire est quelque peu châtié ! A lire absolument pour se sentir un peu moins bête...

 

Publié dans Fiche de lecture

Partager cet article

Repost0

Jérôme Devillard nous propose son teaser pour son ouvrage "Des lendemains verts"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/j2E2cm-MBuY

Publié dans vidéo

Partager cet article

Repost0

Christian Eychloma parle de ses ouvrages et de ses univers littéraires dans l'émission 4 d'Actutv

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/A3HeyWiOE3k

Publié dans vidéo

Partager cet article

Repost0

"Le jour se rapproche du premier jour", un texte signé Carine-laure Desguin publié dans le Spantole

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le jour se rapproche du premier jour

 

Celui qui sourit vers l’infini

À l’orée d’une lumière hybride

Alliée à jamais des chants de la terre

Et de ceux des océans

Par-delà les prières du temps

Grâce ! Grâce ! Les cercles des humeurs

Disparaissent et les songes à l’aube

Du grand tout dans un non-lieu une île

Aux mille chemins aux promesses subtiles

Ce jour-là à cette heure-là des ailes

Sonorités magiques et sorcières bleuissent

Les tissus les arômes tous les habits sages et enjôleurs

Grâce ! Grâce ! les astres eux-mêmes

Éclairés d’un métal aux reflux perlés

Se taisent et s’agenouillent à l’ombre de la belle

 

Le jour se rapproche du premier jour

Corymbe sur les bords soyeux du temps

À demi-mots au gré des souffles

Quand les cotonnades rassemblent les lames

Un métal fou aux veines exsangues

File chasse après chasse vers la sublime flamme

Grâce ! Grâce ! Les rives de l’universel

Hèlent encore les paniers aux fruits d’or

Les ardents délices d’un vivant ressuscité

Hors des coulées des chasubles mouvantes

 

D’une obole de sang d’un sacrifice

Dans la paume d’un esprit une lumière

Des semences de l’univers des essences

Ruissellent jusqu’aux frontières lunaires

Grâce ! Grâce ! Pitié

Et des petits grains de sable se traînent

Se désarment adossés à l’arc-en-ciel

 

Carine-Laure Desguin

Publié dans Textes

Partager cet article

Repost0

Dans l'émission 4 d'actutv2, Christine Brunet chronique "La vraie vérité" de Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/9RAhFsEwNow

Publié dans vidéo

Partager cet article

Repost0

Carine-Laure Desguin a publié un texte poétique dans l'Almanach Thierry Haumont

Publié le par christine brunet /aloys

d’une nuit d’été et de l’Escaut à la Sambre

 

temps qui s’étale s’enfile et roule dans le silence d’une nuit d’été

horizon pâle ne résonne qu’à demi bleu dans l’immense azur encore

bredouilles brindilles enfilades partielles s’étiolent et s’évadent au vent et la  flamme

sporadique et pourtant quelles pépites ces nuages

ils s’éloignent au plus loin de ces draps salis

des signes en somme qui n’abordent qu’un passant

un seul contre une bannière un mouchoir une barrique

temps qui s’étale s’enfile et roule sur ces ennuis ces cartons d’automne

long temps très long à contre courant du jour autour de

funèbres icônes d’un mai en pagaille d’un lance-pierres

sans pierre rien qu’un caillou dans la main

au chevet d’un champ carrefour des aiguilles une lampe

vas vibre et cours plus loin encore me dis-tu

l’été se mouche en banderoles et s’écaille

mille serments déments au feu

nul ne saisit l’optique et le masque subtil d’un jour de semaine

et de grève sur les petites marches du temple

la lune à moins quart s’épuise en remords

quand la marée d’à côté harpiste d’un grain

de sable mouvant là-bas violable sur l’antique bohême

volutes sulfureux au-dessus d’une nappe en papier

si blanche de l’autre côté

que s’essore le soir dans un linceul et son ombre

après tout le seuil se rapproche des saisons

comme la sève de l’eau avec un accroc au cadran

la serrure me dis-tu c’est l’essence le secret

derrière lequel des gosiers et des murs d’ordre publique

ont beau jouer la transparence et autres rituels

analyses d’une vague de froid en avril

qu’on relie à quelle relique déjà oui celle

du temps qui s’étale s’enfile et roule dans le silence

horizon pâle ne résonne qu’à demi bleu dans l’immense azur encore

bredouilles brindilles enfilades partielles s’étiolent et s’évadent au vent et la  flamme

sporadique et pourtant quelles pépites ces nuages

de janvier à décembre et de l’Escaut à la Sambre

 

Carine-Laure Desguin

Publié dans Textes, Poésie

Partager cet article

Repost0

Philippe Desterbecq nous propose un texte... "Souvenir d'une rencontre"

Publié le par christine brunet /aloys

Souvenir d’une rencontre

 

Jules et Juliette regardent dans la même direction. Ils regardent s'éloigner ce bateau sur lequel ils se sont rencontrés 65 ans plus tôt. Oh ! Ce n'est pas exactement celui sur lequel ils ont voyagé incognito, mais il lui ressemble beaucoup.

Jules voulait quitter le pays qui entrait en guerre. Il n'était pas question qu'il prenne les armes, lui, le pacifiste, l'amoureux de la vie ! Il avait à peine 20 ans. Sa vie ne faisait que commencer. Elle ne pouvait pas finir sur un champ de bataille !

Juliette était plus jeune, à peine 15 ans, et elle fuyait, elle fuyait une situation devenue dangereuse : elle était juive. Elle ne voulait pas partir, c'est son père qui l'avait poussée dans ce bateau. Ils y étaient montés à deux, avaient cherché un endroit sûr dans lequel elle pourrait voyager, cachée au regard de tous. Il avaient trouvé l'endroit idéal, mais il était déjà occupé par un jeune homme timide, un peu craintif, mais tellement séduisant.

Son père avait hésité, mais avait été conquis par la mine foncièrement honnête de Jules. Il lui avait expliqué la situation, lui avait confié sa fille pour la traversée, pour la vie en fait, car les jeunes gens ne s'étaient plus quittés.

Bien longtemps après la guerre, ils étaient revenus au pays accompagnés de deux minots. Ils n'avaient, l'un et l'autre, plus retrouvé les leurs, mais ils vivaient heureux, main dans la main. Ils regardaient toujours dans la même direction.

Depuis leur retour, chaque année, à la date anniversaire de leur rencontre, ils venaient là, sur le quai et assistaient au départ d'un bateau.

Leurs souvenirs voguaient, là, sur les flots. Jules enlaçait Juliette et ils se sentaient bien, tous les deux amoureux comme au premier jour. Ensuite, ils retournaient chez eux, main dans la main, regardant toujours dans la même direction...

 

Philippe Desterbecq

Publié dans Textes

Partager cet article

Repost0

Philippe Desterbecq nous propose un texte... "Souvenir d'une rencontre"

Publié le par christine brunet /aloys

Souvenir d’une rencontre

 

Jules et Juliette regardent dans la même direction. Ils regardent s'éloigner ce bateau sur lequel ils se sont rencontrés 65 ans plus tôt. Oh ! Ce n'est pas exactement celui sur lequel ils ont voyagé incognito, mais il lui ressemble beaucoup.

Jules voulait quitter le pays qui entrait en guerre. Il n'était pas question qu'il prenne les armes, lui, le pacifiste, l'amoureux de la vie ! Il avait à peine 20 ans. Sa vie ne faisait que commencer. Elle ne pouvait pas finir sur un champ de bataille !

Juliette était plus jeune, à peine 15 ans, et elle fuyait, elle fuyait une situation devenue dangereuse : elle était juive. Elle ne voulait pas partir, c'est son père qui l'avait poussée dans ce bateau. Ils y étaient montés à deux, avaient cherché un endroit sûr dans lequel elle pourrait voyager, cachée au regard de tous. Il avaient trouvé l'endroit idéal, mais il était déjà occupé par un jeune homme timide, un peu craintif, mais tellement séduisant.

Son père avait hésité, mais avait été conquis par la mine foncièrement honnête de Jules. Il lui avait expliqué la situation, lui avait confié sa fille pour la traversée, pour la vie en fait, car les jeunes gens ne s'étaient plus quittés.

Bien longtemps après la guerre, ils étaient revenus au pays accompagnés de deux minots. Ils n'avaient, l'un et l'autre, plus retrouvé les leurs, mais ils vivaient heureux, main dans la main. Ils regardaient toujours dans la même direction.

Depuis leur retour, chaque année, à la date anniversaire de leur rencontre, ils venaient là, sur le quai et assistaient au départ d'un bateau.

Leurs souvenirs voguaient, là, sur les flots. Jules enlaçait Juliette et ils se sentaient bien, tous les deux amoureux comme au premier jour. Ensuite, ils retournaient chez eux, main dans la main, regardant toujours dans la même direction...

 

Philippe Desterbecq

Publié dans Textes

Partager cet article

Repost0

Salvatore Gucciardo dans la presse !

Publié le par christine brunet /aloys

1er article publié dans "l'avenir.net", 2e dans la Gazette
1er article publié dans "l'avenir.net", 2e dans la Gazette

1er article publié dans "l'avenir.net", 2e dans la Gazette

Publié dans Article presse

Partager cet article

Repost0

Brigitte Hanappe nous propose un nouvel extrait de son ouvrage "Pour un secret"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Résumé du livre. 

Offrir une rose, c’est un geste d’amour empreint de romantisme. 

Difficile d’y résister !

Mais, dénicher une rose accrochée sur un cadre peut parfois détruire une famille.

La vie paisible de Juliette bascule le jour où elle découvre une fleur séchée, sur son portrait. Un cadeau anodin d’un inconnu qui, peu à peu, pénètre dans son intimité.

Un inconnu ?

Ou plutôt quelqu’un de malsain, qui semble connaître beaucoup de choses sur son passé et notamment un petit secret qu’elle avait oublié.

 

Petit extrait 

Une tisane de verveine bien chaude avant d’aller dormir !

La chaleur du breuvage lui fit du bien et dissipa un peu la fatigue de ses muscles. Juliette était soudain pressée de se glisser dans les draps et commença à se déshabiller en grimpant l’escalier.

Sauter dans son pyjama de flanelle, se brosser les dents et oups : un dodo bien mérité.

Elle étouffa un cri de surprise en plaquant sa main sur sa bouche.

Elle venait de soulever son édredon et ses yeux restèrent bloqués sur une autre photo, posée sur le drap. Un portrait d’elle ou plutôt de sa chevelure ondulée d’autrefois : ce cliché avait été pris lors de son sommeil mais vu la position de la tête, on ne voyait que ses longs cheveux éparpillés sur un oreiller. En empoignant la photo, Juliette sentit un froid glacial l’envahir de l’intérieur: des mots y étaient inscrits  au feutre rouge…

« Je connais ton secret. »

   – Mon secret, quel secret ? 

Ses mains tremblaient, ses tempes bourdonnaient. Ce message n’avait aucun sens : elle était une femme normale avec une vie banale.

Elle n’avait rien à cacher !

Cette mauvaise farce l’irritait, elle était épuisée et n’avait plus envie de réfléchir.

Elle jura en froissant l’image.

   – Merde ! Merde ! Et remerde !

Ses yeux balayèrent la pièce de part et d’autre car c’était certain, quelqu’un était venu ici : c’était une intrusion dans son intimité.

Publié dans Textes

Partager cet article

Repost0