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Quelques Tankas signées Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

MÉMOIRE D'ENFANCE 


 

Dans un coin rose de ma mémoire,

Il pleut des bulles de savon,

Tandis que des enfants aux voix d'ange

Chantent des comptines oubliées.

 

Dans un coin rose de ma mémoire,

Ne suis-je pas la princesse égarée,

Le petit rat aux chaussons de satin,

La fée qui sauve des ogres et du diable ?

 

Dans un coin rose de ma mémoire

Sommeillent une grenouille amoureuse,

Un lapin sorti d'un chapeau boule,

Une souris qui se moque des chats.

 

Dans un coin rose de ma mémoire,

J'entends la mélopée des marées

Et je sens les effluves des vagues

Parvenues jusqu'à mes châteaux de sable.

 

Dans un coin rose de ma mémoire,

Je troque des fleurs en papier

Contre quelques coquillages cassés

Et un premier baiser volé.

 

Dans un coin rose de ma mémoire,

La chaude odeur de beignets,

Mes doigts engourdis sous la neige,

Sont viatiques pour les moments de disette.

 

Dans un coin rose de ma mémoire,

Ont mûri des balbutiements de gosse,

Se sont aventurés des projets insolites,

Se goûtent encore des bonheurs infinis.


 

Micheline Boland

Publié dans Poésie

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"La vraie vérité", le dernier roman de Louis Delville est paru !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait de "L'architecte" :

 

 

Si ce n’est le hurlement des sirènes des ambulances arrivant ou quittant l’hôpital du même nom, l’avenue Louis Pasteur est toujours calme. Trop calme parfois. Pourtant, depuis peu, je constate une activité inhabituelle sur le terrain vague situé juste en face de chez moi.

 

J’ai vite remarqué un nouveau venu dans le quartier. Lunettes aux verres très épais, calvitie naissante, il marche d’un pas rapide en prenant des notes sur un carnet noir. Parfois, il reste en plein milieu, se tournant vers un point précis, observant l’emplacement du soleil. Et cela a duré près d'une semaine.

 

Je n’ai pas tenu très longtemps. Je suis descendu dans la rue et je l’ai abordé.

 

"Bonjour, je me présente, Pierre Laurent. Cela fait plusieurs jours que je vous aperçois dans le coin…" 

 

Il m’a tendu une main ferme en souriant.

 

"Enchanté, Charles Decerf. Je suis le propriétaire."

 

Il a fait un large geste du bras.

 

"Mon père est décédé en mars. Enfant unique, j'ai hérité de cette parcelle, la dernière de l'avenue, et j’envisage d’y faire construire une maison."

 

J’ai repris : "Excellente idée, l’avenue est sympathique et accueillante, vous verrez…"

 

 

Biographie :

 

 

Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vivait dans la région de Charleroi où il est décédé en janvier 2020. Il était ingénieur en électronique à la retraite.

 

Dans les années 1990, il a suivi diverses formations au jeu de l'acteur et au théâtre. Une vraie révélation ! Désormais, la scène l'a attiré au point que lui, le scientifique, s'est mis à écrire des contes pour avoir le plaisir de les présenter devant un public.

 

En 2000, il s'est retrouvé préretraité et a cherché plusieurs occupations. Il a découvert l'impro théâtrale qu'il a pratiquée jusqu'en 2016 et a fréquenté divers ateliers d'écriture.

 

En 2011, il s'est lancé dans le chant en faisant partie d'une chorale citoyenne. Quatre ans plus tard, sollicité par les choristes, il est devenu l'une des chevilles ouvrières de la chorale "Les Motivés".

 

Louis a relevé divers défis…

 

On lui a commandé une pièce de théâtre, il l'a écrite en moins de deux mois et a eu le bonheur d'assister à sa création en France !

 

Le chef de chœur de sa chorale lui a proposé de chanter "Déshabillez-moi" de Juliette Gréco. Les festivités de Sainte Cécile lui en ont donné l'occasion au grand plaisir de toutes et de tous.

 

Il été sollicité pour participer à deux comédies musicales et a répondu positivement à ces invitations. 

 

Louis possédait de nombreuses cordes à son arc puisqu'il était archer amateur, mais aussi choriste, conteur et improvisateur. Eh oui, toujours sur scène… Sauf le tir à l'arc, une école de concentration et de solitude.

 

Son premier livre "De Noé à Louis Léopold Victor" paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera "Petites et grandes histoire" et en 2018, "Le livre des surprises".

 

Il a remporté le premier prix à un concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z'ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël au concours de contes organisé en 2015 par le Syndicat d'Initiative de Gerpinnes. Plusieurs fois, il a été finaliste au concours de contes de Surice où il a obtenu le prix Tendresse en 2004. 

 

En 2017, de gros problèmes de santé l'ont empêché de continuer ses activités. Il a raconté avec humour son parcours sur son blog : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com, restant ainsi en contacts avec toutes les personnes qui l'appréciaient et dont il a reçu plein d'encouragements bien utiles.

 

Résumé :

 

 

Un peu plus de soixante textes courts qui amuseront et surprendront le lecteur. Quelques-uns illustrent un proverbe ou une citation d'un érudit fort connu comme Ben Sira le Sage. Certains pastichent un poète, tels les textes écrits à la manière de Gaston Chaissac ou de Constantin Cavafy. D'autres encore parlent de l'histoire avec un grand H, de rencontres et de passions. La plupart ont été écrits en atelier d'écriture en quelques dizaines de minutes. Beaucoup finissent étrangement et souvent de manière imprévisible.

 

Des textes sont parfois inspirés par des musiques, comme celle du film "L'Ange Bleu" dans lequel jouait Marlène Dietrich ou encore l'Air de Charon, extrait d'Alceste de J-B Lully.   

 

Les nouvelles ou contes, qui composent le recueil, sont sans rapport entre eux si ce n'est souvent l'humour des derniers mots. Jugez plutôt avec la fête au village, le petit chaperon rouge, la lettre au père Noël, l'interphone…

 

De temps en temps aussi, se découvre un texte un peu plus poétique, voire un sonnet :

"Croyez-moi, rien ne vaut une gentille brune

Qui vous enseignera à admirer la lune."

Publié dans Présentation

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« Discussion de comptoir sur le métier de prof », une présentation signée Aurélien Dubois

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie de l’auteur de « Discussion de comptoir sur le métier de prof »

 

Aurélien Dubois écrivait déjà quand il était petit. Mais il aimait sortir jouer aussi. Il a étudié l’anthropologie et est donc devenu plus intelligent, mais sans abuser non plus.

Aujourd’hui, il est professeur de français au CEFA d’Ixelles-Schaerbeek. Il est fier de son métier et de son école. Il se pose plein de questionnements sur la jeunesse actuelle. Cela dépasse sans doute ses fonctions, et son salaire. Mais Aurélien est indiscret ! Gratuitement.

Il aime l’humour, sophistiqué ou non, drôle ou non. Cela se voit dans ses écrits. Son livre de prof est souvent humoristique. Avec une histoire fictive, mais aussi largement autobiographique. Car Aurélien est égocentrique !

Aujourd’hui, son souhait le plus cher est que son livre de prof soit lu par ses collègues, et ses anciens et actuels élèves. Pour que chacun se reconnaisse. Avec l’indiscrétion gratuite et l’égocentrisme qui conviennent.

 

Résumé

Cette histoire est inspirée de réflexions réelles… 

Auréo, prof de français dans l’enseignement professionnel, rencontre dans un bar Madeleine, la célèbre journaliste sur laquelle il a toujours fantasmé. Dans ses meilleurs fantasmes, franchement. 

Bizarrement, ils se mettent à discuter, et à se séduire. Le courant passe. Sauf quand Madeleine décide de s’inventer une vie de prof, pour montrer à Auréo qu’elle est capable d’imaginer, et de décrire mieux que lui, ce qu’il vit au quotidien. Pour le meilleur et pour le pire. 

La vie de prof que Madeleine crée de toutes pièces va révolter Auréo. Mais elle va également le faire réfléchir. Au meilleur et au pire. 

Avec toutes ses réflexions, Auréo va prendre pleinement conscience de ce qui l’anime dans son métier : une inquiétude grandissante pour ses élèves, proportionnelle à toute l’affection qu’il leur porte. Même aux plus mauvais. Les pires des pires, franchement.  

Cette histoire est réellement une réflexion inspirante…

 

 

Extrait

 

Cette histoire se déroule un vendredi soir de novembre, dans une rue du centre-ville. Il pleut beaucoup dehors. Les trottoirs brillent dans le noir, à cause du reflet de la lumière des lampadaires dans les flaques d’eau. C’est étincelant. C’est coloré.

Mais c’est quand même moche. (…)

Assis devant le comptoir du bar au milieu de la rue, un prof prénommé Auréo ferme son parapluie qui s’égoutte sur le sol. Il commande au barman un jus d’orange. Il le sirote, en silence. Puis il rote, en silence, heureusement. (…)

Il est fatigué de sa semaine, mais pas au point d’être pressé de rentrer. Il est prof dans une école professionnelle. Il débute dans le métier depuis deux ans. C’est déjà un long début… (…) Ceci étant dit, toute ressemblance avec l’auteur de ce livre serait fortuite et malheureuse pour ce pauvre personnage imaginaire qui n’a rien demandé !

Auréo s’embête un peu dans ce bar. (…) Quand soudain, un miracle s’accomplit. Une jolie fille s’assied à sa gauche devant le comptoir.

Publié dans Présentation

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Nicole Graziosi annonce la parution de "La fille aux yeux bandés"

Publié le par christine brunet /aloys

Nicole Graziosi annonce la parution, après une longue gestation, de


! ! ! « LA FILLE AUX YEUX BANDES ».


L’image de couverture, réalisée par l’artiste néerlandaise Anka de Heij
illustre parfaitement le propos de ce que certains considèrent comme
un roman, certains autres comme une biographie, ou encore un
témoignage :
l’héroïne vit sa prime enfance dans les Alpes françaises, son
adolescence en banlieue parisienne, et son adulescence en région
bruxelloise.
« Adulescence », ça existe ? Pourquoi ne pas dire son « âge mûr » ?
Il y a dans le mot « adulescence » une connotation de progression plus
enthousiasmante.
Plusieurs extraits avaient retenu l’attention des premiers lecteurs et
suscité des réactions telles que :
« Ce n’est pas anodin », « Des extraits qui glacent le sang »,
« Déconcertant », « Quel peps ! »


Je propose un nouvel extrait plus ... tendre :


Pour un temps, l’hôpital le sauve .........
Il n’est pas encore sorti. On attend pour se prononcer le résultat d’un
dernier examen. Les analyses sont excellentes. L’unique souci qui
subsiste dans tous les esprits est celui d’organiser les visites du soir de
sorte que le visiteur puisse le faire manger. Le faire manger, le faire
manger ...
Pour un soir de carence, je propose d’assurer la relève. Je ne l’ai
jamais soigné, jamais nourri, ne lui ai jamais caressé la main. A peine
lui ai-je une ou deux fois d’un air distrait, remonté ses oreillers. Mon
appréhension est grande. Je dors mal à la perspective que mon
initiative lui déplaise. Je m’imagine maladroite, distante. Je
m’imagine souffrant de son regard méprisant et froid. Qu’est-ce qui
m’a poussée à proposer mes services ?
Il est souriant. Il m’embrasse tendrement. Il a retrouvé la parole et
nous bavardons un peu. Je porte à sa bouche de petites cuillerées de la
fade nourriture qui lui convient si bien, lui propose quelques gorgées
de liquide. Il mange avec plaisir. Sur son plateau, ne restent que
d’infimes traces de ce que fut son repas. « Eh bien, Monsieur, vous
avez bien mangé de soir ! constate avec admiration la jeune et
souriante personne qui apporte les derniers médicaments du soir.
« C’est ma fille qui s’est occupée de moi, ce soir. C’est Dorine, ma
fille de Bruxelles ! ».

Son air de satisfaction, de fierté, la douceur de son ton me font chaud
au coeur. Il me regarde sans méchanceté, sans haine, sans cette
désapprobation à laquelle je suis habituée depuis la nuit des temps.
Son regard dans le mien est celui d’un père. Je me sens sa fille. Et, le
moment venu, j’ai grand peine à mettre un terme à cet instant
privilégié.

Publié dans Textes

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Carine-Laure Desguin publie dans "Carrés poétiques"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

ces•non-lieux•sur•ta•peau/
hors• le•temps•hors•l’espace/
instants •volés/happenings/
on•ne•cesse•de•s’aimer/
même•les•attentes•me•sont•douces•dans•l’espoir/
le•hasard•s’affole•et•se•déglingue/
le•convenu•s’étiole/
on•investit•ce•qu’on•peut/
un•ascenseur•un•escalier/
un•parking•un•sous-sol/
et•cet•entre-deux/
ce•volume•bleuté/
comme•un•caisson•à•oxygène/
une•métrique•à•découvrir/
sous•les•arceaux•d’un•impossible•retour•et•des•car
tes•à•déjouer/
ces•non-lieux•sur•ta•peau/
ecchymoses•et•replis/
des•jours•sans•respiration/

un•sms•sous•un•manteau•de•magicien/
prétexte•d’un•goût•sucré/
tes•étreintes•sont•des•étés•sous•le•ciel•gris•de•jan
vier

Carine-Laure Desguin 2018

Publié dans publications

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Christine Brunet chronique pour Actutv "Territoire gris" de Sophie Fedy

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/yr4S2buhRD4

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Edmée de Xhavée interviewe pour Actutv A. Diels et JC Wiliquet pour "Quatuor à coeur"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/LHluese8qyU

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Christine Brunet chronique pour actutv "Fennec", le roman de Jérémie Lahousse

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/AumFHpCcESM

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Christine Brunet interviewe pour Actutv Jérôme Devillard pour son roman "Des lendemains verts"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/sAhx-42NwVk

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L'alchimie du livre 2019 - Un reportage original signé Carine-Laure Desguin et Edmée de Xhavée

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/6O3je81zG6c

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