Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Le blog Aloys

Articles récents

"Une plume à l'odeur d'asphalte" d'Alexandra Coenraets

27 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Une plume à l’odeur d’asphalte.

 

Je suis sans domicile fixe depuis quelques mois.

Chez moi, c'est partout et nulle part. Sans boulot, sans appart, sans argent. « Sans » : préposition de circonstance. Je ne rentre plus dans les cases. Ou plutôt si, je suis hors-champ mais pas hors catégorie. On me colle maintenant une étiquette d'un nouveau genre. Celle qui correspond aux exclus et marginaux. De moins en moins marginaux, en fait.

Les sans-abris, ça commence à courir les rues !

Ah ah...

Oui, j'arrive à en rire.

L'humour.

Mêlé d'un soupçon de cynisme.

Un soupçon ?

Vous rigolez !

Des litres !

Recrachés aussitôt, car je refuse de les ingurgiter comme autant de couleuvres qu'une société hypocrite voudrait nous faire avaler de force. (Mais ça veut dire quelque chose, ce que je viens d'écrire, là ? Les mots sortent d’eux-mêmes. Sans chaperon, ils sont grands). Je me relirai ce soir, peut-être. Je changerai quelque chose, peut-être. Ou pas.

Revenons à nos moutons. (Oh...Bulle de rêve : « dessine-moi un mouton », demandait-il, l'ange blond, celui qui sommeille en chacun de nous, me dis-je, quand je suis dans ma phase « Bisounours »).

La vérité, c'est que :

Je leur crache à la gueule !

Aux hypocrites !

J'ai la haine...

Du haut de mes vingt-cinq ans. A la rue, déjà ? Ben quoi, y a pas d'âge !

Me blinder, me barricader pour survivre. Dans la rue, c'est l'horreur et quand t'es une femme, tu vis carrément l'enfer. Bouh, je me relis plus tôt que prévu...c'est mal écrit, je trouve. M'en fous. De toute façon, personne ne me lit, à part moi.

Ben oui, c'est censé être le principe du journal intime, non ? Bref, cher journal, selon la formule consacrée, je te commence pour tuer le temps et surtout, pour ne pas crever. Ne pas crever. Il faut bien que je trouve une parade. Que je crie mon cri que personne ne veut entendre. Un sans-abri, oh pardon, UNE sans-abriE (euh..), ça ne crie pas, parce que sinon, ça dégage.

« ça ». On est réduits au rang de choses.

Cette déshumanisation n’est pas réservée qu’aux SDF, je suis d'accord. Nous ne sommes pas les seuls à être chosifiés, ok. On est bien peu de choses...Quelle expression stupide.

Alors voilà, il faut que j'écrive. Besoin impératif. Vital. Et ça ne se commande pas, ne s'interdit pas, ça se vit.

Cette histoire de « ça » me contamine, j’en sème à tout vent. Arrête donc avec « ça » ! (j’aime que personne ne me lise, pouvoir tâtonner du verbe, jouer avec les mots, voguer de digression en digression, et tutti quanti, sans m’inquiéter de plaire. Jouissif). Dernier espace de liberté, ce cahier.

Je ne subirai pas l’ire des critiques, ni celle de l’Académie française, pour me juger trop futile, handicapée de la plume, traître à la langue de Molière, incapable d’en faire bon usage (mais quid du style Marc Levy ?). De toute façon, je n’ai aucune chance de faire partie du cénacle de ces auteurs cotés et courus.

Aucune.

Je n’essaierai même pas.

C'est perdu d'avance. Sauf pour raconter mon témoignage de femme sans-abri. Eh bien, hors de question. Je ne supporterais pas qu’on m’instrumentalise par sensationnalisme. Bien sûr, c’est nécessaire de témoigner. Mais pas moi. Voilà pourquoi j'écris ici. Pour ne pas être lue et m'en donner à cœur joie. Comme bon me semble. A ma guise. Du vague à l'âme qui s’exprime sur papier.

J'aime écrire. J'ai même rédigé le journal de l’école, en son temps. Il y a déjà longtemps. « Avec le temps, va, tout s'en va... ». Soit.

Honte. Comme j'ai honte.

Je suis là, à griffonner, assise sur un carton. C’est l’été, il fait bon. La douceur du soleil glisse sur ma peau, sa chaleur m'enveloppe amoureusement, pénètre mes pores, diffuse son énergie dans chacun de mes membres. L’astre de lumière semble savoir ce dont j'ai besoin. Baume au cœur. Au corps. Ephémères instants qui me laissent croire en la vie.

Je repense à l'ange blond. Le Petit Prince...Lui, son chez-lui, c'était sa planète. Emmène-moi visiter ton chez-toi, s'il te plaît. Je suis sûre qu'il y fait doux. Alors qu'ici, c'est dur. Très dur. Et pas seulement le contact de mes fesses sur le trottoir pavé. Le reste aussi.

Voilà ce que je lui dirais.

Je griffonne des mots comme d'autres gratouillent la guitare. Pour m'occuper, donner du sens, garder contenance. Mais pas pour les sous. Qui m’en donnerait ? Personne ne me lit.

J'ai le regard qui rase le sol et justement, je suis au ras du sol, ça tombe bien.

Niveau olfactif, pas de grande satisfaction, je me choppe les délicieuses effluves de gaz d'échappement.

Ah, si je pouvais m'échapper....L'ange blond, tu m'entends ? Emmène-moi loin d'ici !

C'est idiot, cette situation, je suis aussi valable que n’importe qui. Ce n'est pas la question, tu le sais bien ! Oh, maintenant, je discute avec moi-même...LOL. On meuble la solitude comme on peut. Non, je n’ai pas rencontré de nouveaux amis. Me faire harceler une fois ou deux m'a largement suffi.

Ce n'est pas la question, disais-je plus haut, parce qu'ILS ne se sont pas gênés pour me virer. Et du boulot, je n'en ai pas retrouvé. Décrocher un Master en Histoire de l'Art pour aboutir dans un Call Center n’était pas ce dont je rêvais. Un jour, j'ai pété un câble. D'épuisement. A force d'être robotisée, je me transformais en machine. Il me restait un zeste d'humanité. Ensuite, le cercle vicieux, et tout s'enchaîne en moins de deux.

J'ai honte.

Et puis j'écris. Parce que depuis toujours, j'écris.

J'aime l'art, j'aime la beauté.

La rue, c'est beau, parfois. Surtout inondée d'un rayon de soleil qui fait scintiller l’asphalte ! La rue, c'est mon chez-moi. Pour l'instant. C'est temporaire...Je l'espère.

Un journal intime sans indiquer la date, vil sacrilège ? Permis ou non, peu m'importe, je ne mentionnerai pas quel jour on est. Parce que dans la rue, le temps s'abolit. Les heures se noient dans l'air comme le regard se brouille, on ne sait plus très bien qui que quoi dont où, et la notion du temps, je la perds plutôt souvent. Je n’ai même plus de portable. L'astuce alors : me repérer en fonction de la sortie des bureaux. Là, il est midi, ils vont manger. Il doit être aux environs de 17h, car ils ont fini leur journée. Je ne lève pas le nez de mon cahier. J'entends leurs pas pressés, je sens leurs vibrations d'hommes et de femmes très, très occupés.

Tandis que moi...Je griffonne, pour personne, sauf moi. Je n'ai que moi, et je tiens à moi. C'est ce qui me fait tenir.

Mon chez-moi, c'est aussi mon corps. Nous sommes ensemble en permanence. Forcés de cohabiter. Il m'abrite d'autant plus que je suis officiellement SANS ABRI. Et paradoxalement, je m'incarne d'autant plus en lui. Davantage exposée aux éléments, aux bruits, aux sons, aux agressions, je vois mes sensations démultipliées. Je me sens habitée comme jamais. Mon corps, c'est mon dernier rempart, mon ultime frontière entre moi et les autres. L'extérieur. De mes contours, je ne peux m'extraire, sauf quand j'écris. Alors, j'écris. Pour ne plus ressentir. Ecriture automatique, mécanique, qui agit comme un antalgique. Pour calmer la douleur. C'est magique.

L'abandon.

Il est terrible.

Bonjour mon journal,

Comme je me sens abandonnée.

Surtout le soir et la nuit tombée.

De fatigue, je ferme les yeux et laisse le sommeil me gagner. Repliée dans mon sac de couchage, j'ai élu domicile (c'est provisoire) à même le carrelage qui jouxte l'entrée d'un magasin. J'aurai déserté les lieux au petit matin, bien avant l'ouverture.

Ah, si les portes pouvaient s'ouvrir... Si seulement je détenais les clés de ma vie qui part en vrille.

Peut-être les ai-je déjà, sans m'en rendre compte ?

Anesthésie nocturne bienvenue.

Dors bien, bonne nuit, à demain. Que l'ange blond vienne illuminer mes rêves.

...

Bonjour mon journal,

Comment vas-tu ? As-tu bien dormi ? De mon côté...le repos fut de courte durée. Il fait clair, le jour s'est levé. Je suis passée prendre un café suspendu1 au bistrot du coin. J'en ai profité pour me débarbouiller. Me sentir un peu moins sale. Un répit.

Oh, le café chaud coule dans ma gorge...Le bonheur.

Bon, quel est le programme de la journée ? Regarder le ciel ? Oui, pour prendre le soleil, car il est au rendez-vous. Griffonner encore et encore ? Certainement.

Attendre, agir, se rendre à l'une ou l'autre administration ou institution pour tenter de m'en sortir... Je ne fais que ça et c’est kafkaïen.

Ces jours-ci, j'entame une trêve, je fais la grève, te confie mes humeurs, et tu te mues en compagnon de galère. Ferais-tu office de nid douillet, cher journal ? Je me sens chez moi, chez toi, mon Journal. Ta page blanche que je remplis avidement m'offre un accueil bienveillant, je suis en sécurité dans ton giron. Bulle apaisante. Je fusionne avec les phrases naissantes, lovée entre tes bords bien tracés. Tu recrées le berceau de mon enfance oubliée. Je me sens fœtus dans le ventre d'une mère, plus rien ne peut m'arriver.

Tu me protèges et me fais rêver. Je suis au paradis, on dirait que l'ange blond m'a entendue depuis sa planète, qu'il s'incarne par l'intermédiaire de mes doigts et s'immisce jusqu'à la pointe de mon stylo.

J'écris à la main dans un cahier usé, vivant ; il m'accepte comme je suis, inconditionnellement.

Merci.

Ah...Tu l'as remarqué aussi ? Tu devines mes états d’âme, quelle perspicacité ! Je suis plus émue qu'hier. Parce que je réalise à quel point tu comptes pour moi. Je te nomme « quasi-prolongement de moi-même ». Solennellement.

Cher Journal,

Je n'écrirai pas mon nom, parce que je suis sans nom. Sans abri et sans nom, puisque je n'existe pas. Non, ma colère ne s'apaise pas.

Un toit. Une chambre me suffirait. Une chambre à moi2.

Lire la suite

Une poésie extraite du recueil de François Iulini 'L'ombre du reflet'

27 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Là-bas je ne suis rien, ici n’est plus ma place

Un pied sur l’Ile belle l’autre sur mon berceau

Ombrent sombres mes couilles un horizon limpide ;

Dans mon crâne entrouvert, nuageux mon cerveau

Rime ses borborygmes aux orages qui passent


 

Regrets en noir et blanc, douleurs polaroïds

Tristesses numériques ; je tends la blanche voile

Chagrine un scénario et le film renaît…

Avoir faim encore… l’araignée tisse sa toile…

Comme on fait son Paillasse… vous aime et puis vous vide


 

C’est ainsi ; les histoires parfois ça devient vrai

Les yeux rouges, ébahis ; le stop veut qu’on le marque

On doit si c’est possible chercher ailleurs… un arbre

Trouver sa mort ; s’arrêter au lacrymal lac

Et torcher résolu la morve des regrets

 

François Iulini

Lire la suite

Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué "Germain et ses pantins" de Bruno Charrier

26 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/germain-et-ses-pantins-a127988462

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/germain-et-ses-pantins-a127988462

 

Résumé de l'éditeur :

« Germain est un être raté, écorché vif, désespéré, un être à la dérive. Transformant en pantins les personnes clés de sa vie, il s'invente une existence qu’il voudrait « meilleure » mais qu’il dessine malgré lui sur fond de violence, de rupture, d'alcool, de cauchemar…

L'auteur décrit avec talent les états d'âme de son personnage en pleine déchéance et le fait évoluer de façon originale. A travers cette vision bien noire et bien pessimiste de la vie, il nous fait réfléchir et nous interpelle. Il sait nous transporter dans cet univers terrible où les personnages semblent prisonniers de leurs névroses et de leur misérable existence.

Les dialogues traduisent avec talent ce mal-être et cette violence enfouie en chacun d'eux. Le texte est en tout cas très bien écrit avec quelques passages remarquables, spécialement dans les longs monologues, en général très réussis. Un texte exigeant, original. »

  

 

Mon avis :

J'ai adoré! C'est vraiment drôle!

Je ne suis pas très adepte des pièces de théâtre mais j'avoue que celle-ci m'a beaucoup plu. Elle n'est pas très longue mais c'est un concentré d'humour. L'auteur a su me faire rire avec un sujet plutôt triste : la solitude et le désespoir d'un homme à la dérive.

Ce ne doit pas être facile d'écrire une pièce de théâtre car il faut penser aux spectateurs qui verront la pièce, il faut avoir une mise en scène en tête et pouvoir donner des détails par écrit pour une pièce réussie. Et Bruno Charrier a su retransmettre tout ça dans ce petit livre vraiment bien écrit.

L'histoire est un peu loufoque, assez spéciale il faut le dire, mais elle est parfaitement bien écrite et je l'ai imaginé devant mes yeux, je l'ai mise en scène, j'ai vu les personnages et leur façon de bouger... Bref, j'avais l'impression qu'elle se jouait sous mes yeux.

Merci beaucoup à l'auteur pour cet agréable moment!

Lire la suite

Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Communion céleste"

25 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Communion céleste

 

 

 

Il fallait percer les desseins de Dieu

Les arcanes de la création

Tout en fuyant

Le fond des abymes

 

Il fallait assister

Au coït céleste

Afin d’honorer

Le décor impérial

D’une symphonie orbitale

 

Il fallait communier

Avec le magnétisme

Des ondes

L’éblouissement

Des comètes

Pour célébrer

La constellation

De l’essence humaine

 

 

Salvatore Gucciardo

Lire la suite

Le blog "les lectures de Maryline" a chroniqué le recueil de nouvelles d'Isabelle Monin "Le premier jour où je suis mort, je n'ai pas pleuré"

24 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/le-premier-jour-ou-je-suis-mort-je-n-ai-pas-pleure-a127965310

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/le-premier-jour-ou-je-suis-mort-je-n-ai-pas-pleure-a127965310

 

Résumé de l'éditeur :

Chaque nuit, Lisa rencontre l’amour de sa vie dans ses rêves. Pourquoi n’ose-t-elle pas le vivre dans la réalité ? Le rêve est-il si innocent et protégé qu’on aimerait le croire ?

Héloïne dérobe aux hommes leur tristesse latente, et en utilise les couleurs pour peindre ses tableaux, jusqu’au jour où... L’artiste a-t-il le droit d’être heureux en dehors de son travail de création ?

Nathieu modèle de ses mains un nouveau monde et le peuple de nouveaux personnages : prendront-ils vie ? Le souhaite-t-il vraiment ? L’artiste doit-il toujours être maître de son art ?

Un homme vient de mourir mais ne disparaît pas tout à fait du monde dans lequel il a vécu et observe les réactions de ses proches. La mort ne dépend-elle que de la démission du corps ? Et que se passerait-il si l’on tuait vraiment le temps ? En éternelle errance entre ses mythes existentiels, de quoi l’homme est-il encore capable ?

 

 

Mon avis :

J'aime beaucoup les recueils de nouvelles car si on n'en aime pas une, on peut aimer la suivante... Et c'est le cas ici. En effet, sur les 8 nouvelles, j'en ai adoré deux (la deuxième et la cinquième)et je n'ai pas compris deux d'entre-elles ; les autres sont sympas.

J'ai voulu classer ce livre dans la catégorie poésie car la plume de l'auteur est très poétique et entrainante. Mais ce ne sont pas des poèmes, ce sont vraiment des petites nouvelles, toutes sur le thème de la mort, mais la mort dans son état spirituel. Je ne veux pas en dire plus pour ne pas gâcher la lecture mais on sent que l'auteur aborde ce sujet de telle manière qu'elle ne fait pas peur, bien au contraire...

J'aime énormément la couverture, elle reflète complètement le thème et le sentiment que j'ai eu en lisant ce livre. L'auteur à une vraie plume, vraiment belle. Les fans de poésie et de nouvelles, ceux qui aiment les mots et les lecteurs de rêves aimeront sans aucun doute ce recueil écrit avec beaucoup d'intensité et d'émotion.

Lire la suite

A l'index des jours de Xavier Raffin dans Le Bibliothécaire

23 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

A l'index des jours de Xavier Raffin dans Le Bibliothécaire
A l'index des jours de Xavier Raffin dans Le Bibliothécaire
Lire la suite

Salomé Roussel présente son roman "Les folles aventures d'une femme au volant"

22 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

Je suis née en Afrique en 1957. J’ai peu de souvenirs de là-bas, mais j’en garde des sensations très fortes. J’adore le soleil, la vie en plein air, l’odeur d’un feu de bois, les chaleurs humides, les gros orages et les couleurs éclatantes!

A côté d’une formation de secrétaire de direction j’ai suivi des cours d’Italien, de maçonnerie, de soudure, d’agriculture, de dessin, de peinture, de cuisine … et d’écriture.

J’ai fait toutes sortes de choses dans la vie tant au niveau personnel que professionnel. J’ai été mariée et j’ai élevé quatre enfants dans une ferme pleine d’animaux. A côté de cela j’ai travaillé comme secrétaire, comme enquêtrice, comme traductrice de catalogue, comme vendeuse, comme assistante médicale et comme prof de néerlandais en société. J’ai travaillé dans des petites structures familiales et dans des multinationales, à Bruxelles, à l’aéroport, en Flandre et en Wallonie.

Je suis enthousiaste et sociable, j’ai une imagination débordante, j’aime la nature et les animaux, j’adore les histoires et les voyages. J’ai pas mal bourlingué, j’espère faire le tour du monde un jour et retourner en Afrique. Je m’adapte facilement. Côté négatif je suis assez susceptible et désordonnée.

J’ai publié un recueil de poèmes sous un pseudonyme.

Résumé

 

Les folles aventures d’une femme au volant est une suite de 22 récits d’une femme face aux complexités de la voiture. De l’achat d’une grosse camionnette qui s’avère être un petit camion en passant par le contrôle technique, les pneus plats, le transport des enfants, les pannes, le gps, les leçons de conduite, l’accident … Les histoires sont basées sur des souvenirs exagérés des aventures automobiles de Salomé ROUSSEL qui nous raconte ses mésaventures de manière comico-tragique.

Même après plus de trente-cinq ans de conduite et des dizaines de milliers de kilomètres elle reste stressée et présenter le côté rigolo de la chose lui a permis de reprendre la route jour après jour.

Contrairement à ce que certains pensent elle n’a toutefois pas trouvé son permis dans une boîte de poudre à lessiver !

 

Extrait :

 

-   Veuillez ouvrir le capot, me demande-t-on.

 

          Je connais le capot, c’est le couvercle de l’avant, mais où donc est la poignée ?  Il faut dire que je ne suis pas très curieuse de voir ce qui se passe en-dessous, donc je ne l’ouvre pas souvent.  Je ne l’ouvre qu’ici à vrai dire.  Je sors de la voiture, me penche en dessous du volant et finis par trouver une petite poignée que je tire.  Ah miracle ! J’ai réussi la première épreuve !  Après ça je suis chassée moi aussi, on met un tuyau à l’embout de mon pot d’échappement et j’assiste impuissante à des accélérations en cascade.  Le mécano a les yeux fixés sur un écran et finit par me dire que la voiture n’est pas conforme. 

-   Vous polluez trop, me dit-il, il faudra revoir ça.

 

          La mort dans l’âme je continue mon chemin et passe sans difficulté les autres tests.  La dame de l’accueil me remet une feuille rouge avec un délai de quinze jours pour régler le problème !  Toute tentative de corruption étant poursuivie je m’abstiens de tout commentaire et paie docilement les 38,50 euros.

Lire la suite

PGå présente son roman "Ton père"

21 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys

Biographie de l’auteur :

Après une vie d'errance, vivant d'abord en Afrique, puis aux Etats Unis, puis dans divers pays d'Europe, PGå "fait" maintenant dans l'enseignement. Il vit à Bruxelles, sous les yeux attentifs d'une maîtresse exigeante et d'un chat gourmand.

Il est l'auteur d'un recueil de nouvelles qui sera prochainement publié chez Jourdan. La sortie de ce recueil est prévue pour le mois d'avril 2017.

L'affaire d'Antoine G.:

Il s'agit de l'histoire d'un rapt parental qui a inspiré le récit de Ton père. Elle a été plusieurs fois médiatisées à la TV et dans la presse écrite.

TV: "Jamais sans mes enfants" émission en 5 épisodes (ARTE), Indice avec George Huercano (RTL Belgique).

Presse écrite : la DH, par exemple: "Mon fils est-il vivant? écrit par Nawal Bensalem (voir article ci-joint).

 Résumé :

Chaque année, des centaines d'enfants sont victimes d'un rapt parental. Le parent rapteur emmène l'enfant ou les enfants loin de l'autre parent, prétextant les pires horreurs pour justifier son geste.

Deux enfants, victimes d'un rapt parental intra-européen, parmi ces victimes, ont inspiré l'auteur pour la réalisation de ce roman.

Présentation du livre :

Chaque six mois l'auteur recevait un coup de téléphone de la banque:

- puis je parler avec Antoine G.?

Antoine a disparu depuis plus de vingt ans, c'est le fils de PGå. Victimes d'un rapt parental, père et fils ne se sont plus jamais vus.

Entre temps, avant de disparaître complètement, on sait juste qu'Antoine a changé quatre ou cinq fois de prénom et trois fois de nom de famille. Dans certaines administrations de certains pays le Tipex est roi.

Puis un jour, l'enfant a disparu de toute administration... On avait alors suggéré à PGå d'accepter le fait que son fils était peut être, tout simplement, mort.

Après 5 ans de tentative de deuil, PGå reçoit un courriel anonyme. Selon ce dernier, son fils est vivant, il est chanteur et il s'appelle Amandus K.

Est-ce seulement vrai...

Par ailleurs, toutes ces années PGå a continué à mettre des sous de côté sur un compte au nom de son fils. Aujourd'hui la banque veut entrer en contact avec l'enfant devenu adulte, dans le but de lui proposer un meilleur placement de ses économies.

Le Tipex ayant offert de multiples identités à l'enfant de PGå, aujourd'hui la banque recherche un jeune homme qui n'existe plus administrativement. C'est à partir de ce fait réel qu'est né le premier roman de PGå: une fiction dans le futur appelée "Ton père"

 

Extrait

Il est onze heures. En cette fin de matinée tiède d’un automne qui s’annonce, le notaire Solignac regarde, d’un œil perçant, les deux personnes qui viennent de s’installer devant lui, de l’autre côté de sa table empire. Il y a une jeune femme, longuement attendue, habillée d’une manière artiste avec une dominante de rose, une boule de cheveux à la rasta, l’air faussement détendue, flanquée de deux messieurs, l’un à sa gauche, l’autre à sa droite, tel Jésus sur sa croix.

 

A sa gauche, il s’agit d’un monsieur entre deux âges, qui pourrait perdre quelques kilos et qui a perdu un assez grand nombre de ses cheveux à la place. Il prend un air sérieux qui lui va curieusement mal et regarde en coulisse, avec une curiosité qu’il n’essaie pas vraiment de déguiser, la demoiselle assise à sa droite.

 

A sa droite à elle, c’est Maître Deneuve, le nez en l’air, l’air vague et absent, mais prêt à chuchoter en allemand dans l’oreille de Maëliss tout ce que Maître Solignac va dire en français à la cantonade.

 

Silence, à peine troublé par le tintement d’une tasse posée trop brutalement sur sa soucoupe, dans la salle d’attente, afin de rappeler à tous qu’il y a quelqu’un, tapi là-bas en embuscade : l’accompagnant de la demoiselle – son père, en fait – n’a pas trop apprécié son exclusion de la réunion, à coups imprévus d’interprète assermenté et d’articles obscurs d’un Code Réglementaire français dont il ignorait jusqu’à l’existence. Et ce n’est pas que sa fille ne voulait pas de lui à ses côtés, mais rien n’y a fait. Maître Solignac a été inflexible.

 

Accompagné d’une vieille dame suante, laide et rougeaude qui lui fait office d’épouse, il passe sa hargne sur la vaisselle qui est posée devant lui.

 

-Mademoiselle, Monsieur…

Lire la suite

Micheline Boland nous propose une nouvelle extraire de son prochain recueil "Nouveaux contes en stock"

20 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

 

LE PRINCE PEUREUX

 

Il était une fois Albéric, un prince héritier très peureux. Il a peur des souris, des araignées, des fourmis, des guêpes, du noir, des chats, des chiens, des militaires, des grandes étendues d'eau, des feux d'artifice, des bruits soudains, des mauvaises odeurs, des orages, des brouillards… Bref, il a peur de tout ! La reine Maud le rassure comme elle peut, mais à l'impossible nul n'est tenu. Et puis, la patience des reines, elle a aussi ses limites !

 

La reine Maud engage donc Pierre, un jeune assistant, qui suivra le prince partout. Quand je dis partout, c'est partout ! Le prince part en promenade, Pierre le suit ! Le prince reçoit son précepteur, Pierre assiste à la leçon ! Le prince reçoit ses amis pour son anniversaire, Pierre souffle les bougies. Le prince regagne sa chambre, Pierre dort sur sa descente de lit !

 

À force d'écouter les leçons, à force de souffler des bougies, à force de…, à force de… Pierre se lasse et quitte le palais.

 

La vie d'Albéric est un enfer pavé d'appréhensions. De crainte de se blesser, il refuse d'apprendre le maniement des armes. De crainte d'être mordu ou de tomber, il refuse de monter à cheval comme le fait son père et comme le faisait son grand-père. De crainte de dire des bêtises, il se tait.

 

Pourtant, même s'il disait une bêtise, qui oserait se moquer ouvertement d'un prince, je vous le demande ?

 

Face à son grand dadais de fils, la reine Maud commence sérieusement à s'énerver. Elle convoque Lamina, la fée, la marraine du jeune prince : "Lamina, trouve un remède ! Je te récompenserai largement. Après tout, c'est peut-être une de tes amies qui lui a jeté ce mauvais sort."

La fée concocte une potion qu'Albéric boit, mais sans réel effet. La fée lui offre une amulette qu'Albéric porte autour du cou, de jour comme de nuit, avec un résultat nul.

 

"Incapable ! Bonne à rien ! À quoi servent les fées si elles ne sont pas utiles à la bonne marche du royaume ?"

 

La Reine a parlé et quand elle a parlé…

 

La fée bredouille : "Majesté, le cas est sérieux. Je ne vois qu'un remède : il faudrait trouver dans le royaume quelqu'un d'encore jeune qui accepte d'endosser les peurs de Monseigneur le Prince ! C'est là, je crois, sa dernière chance."

 

- Eh bien, si le remède est tellement simple, trouve-moi ce jeune homme…

 

- Mais Majesté…

 

- Il y a plein d'hommes jeunes dans le royaume…

 

- Mais Majesté…

 

- Il n'y a pas de mais, fais ce que je te dis et vite… Je ne lésinerai pas sur la récompense… De l'or, des bijoux, des pierres précieuses… À une seule condition : ne pas ébruiter l'échange auquel cette personne aura consenti…"

 

À la nuit tombante Lamina se rend chez les plus pauvres d'entre les jeunes nobles. Hélas, tous savent combien les peurs du prince sont importantes et tous refusent ! Personne ne veut passer le reste de sa vie à éviter l'obscurité, le grand jour, les petites bêtes et les grosses, les sports violents, les jeux de société. Sans parler des femmes et des ennemis ! Ce serait la honte à perpétuité. Ils préfèrent encore tirer le diable par la queue !

 

Désespérée, Lamina va voir les jeunes hommes du peuple ! Elle leur fait miroiter la récompense, l'or, les diamants. En vain…

 

Non, décidemment, personne, personne n'accepte !

 

Les visites de la fée lui ont révélé l'étendue du problème ! Un troubadour a osé composer cette chanson : "Je voudrais être roi, j'ai vraiment peur de tout. Je voudrais être roi, mais tout le monde s'en fout…" Chanson interdite bien sûr, chanson qu'on chante entre amis quand toutes les portes et les fenêtres sont bien fermées… Dans le royaume on rit plus ou moins gentiment d'Albéric ! Il y a même eu quelques vieilles filles royalistes qui ont fait neuvaine sur neuvaine… On sait ce que ça donne !

 

Lamina fait son rapport. La reine Maud est effondrée. Qu'adviendra-t-il de son fils quand elle ne sera plus là pour le soutenir et que son royal père n'aura plus les forces d'exercer sa royale fonction ?

 

"Alors ma fille, il faut te débrouiller. Oblige quelqu'un à accepter.

 

- L'affaire n'est pas si simple, Majesté, il faut que ce soit volontaire.

 

- J'exige… Un point c'est tout ! Tu entends, j'exige !"

 

Exiger, c'est facile. Trouver la solution l'est beaucoup moins…

 

"Enfin Majesté, il y a encore une petite ouverture… Je connais une princesse…"

 

C'est que les fées sont comme les autres personnes, elles ont des relations et des stratégies bien à elles !

 

C'est ainsi que le prince est présenté à Zélia, une princesse étrangère, amoureuse folle des beaux yeux bleus et des jolies boucles brunes d'Albéric, depuis qu'elle l'a aperçu à la cérémonie de couronnement de son père. Le problème est que Zélia est tout aussi craintive que lui ! Tellement craintive qu'elle a peur de tout ! Tellement craintive, mais tellement amoureuse.

 

La rencontre entre les deux fiancés a lieu dans le plus grand secret, dans le petit salon bleu du palais, l'endroit même où, paraît-il, Albéric avait été conçu, un soir de folie !

 

Albéric tombe sous le charme de Zélia et la magie opère ! À présent, pour l'amour de Zélia, Albéric chasse les souris et les ours, monte à cheval, enlève les toiles d'araignées et manie l'épée comme un guerrier. On dit qu'il aime particulièrement les soirs d'orage qui lui offrent l'occasion de tenir très longtemps sa jolie princesse entre ses bras.

 

Micheline Boland

Extrait de "Nouveaux contes en stock" (parution en 2017)

Lire la suite

Interview vidéo de Bob Boutique pour "CHAOS", son nouveau thriller

19 Mars 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #vidéo

Interview vidéo de Bob Boutique pour "CHAOS", son nouveau thriller
Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 200 > >>