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Le blog Aloys

Articles récents

Nouveautés aux Editions Chloé des Lys

17 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #fiche auteur

Nouveautés aux Editions Chloé des Lys
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Didier Moné nous propose deux poèmes extraits de son recueil "A fleur de plume"

16 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

 

ET SI L’ON PARTAIT ( extrait)

 

Et si l’on partait,

Par-delà les montagnes, contempler la lagune
Qui dessine à l’aurore sous un manteau de brume
L’ombre des murs aux charmes éternels
Masques et costumes, patrimoine universel
Façades défraîchies par le temps qui s’étire
Cachots oubliés qui se noient pour mourir.
La valse des barques et Vaporetto
Emportant dans leurs pas au fil de l’eau
Sourires et paysages à jamais immortalisés
Sous les yeux d’amoureux aux promesses d’éternité.

 

 

SERENADE POUR UNE MÉGÈRE

 


À ta voix criarde qui jamais ne se tait
Tes hurlements de folle en furie
Et cette langue qui médit
Et crache sans arrêt
Sa fétidité, sa pestilence
Son lot de perfides allusions
Comme un volcan en éruption…
À tes mots mal choisis
Ta vulgarité, ton hypocrisie,
Je préfère le silence !

Loin des yeux, et loin du cœur
J’avoue, je te préfère ailleurs.
Loin de ton corps qui ne m’émeut plus
Tel un radeau à la dérive
Qui disparaît dans l’inconnu
Emporté par les vagues successives
Au fardeau de ta présence
Je préfère l’absence !

À tes caresses qui m’ôtent toute envie
Tes blagues tant de fois répétées
À ce serment qui enchaîne ma vie
Tue mes rêves, emprisonne ma liberté,
C’est une certitude,
Je préfère la solitude !
 
À la vie avec toi
Sans passion ni folie,
Je le crie sur les toits,
Je préfère la mort, dès aujourd’hui !
 
 
Didier Moné
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Dans le bibliothécaire...

15 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Dans le bibliothécaire...
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Laurent Dumortier publié dans la revue de poésie "LICHEN"

14 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie, #articles

http://lichen-poesie.blogspot.fr/p/laurent-dumortier.html

http://lichen-poesie.blogspot.fr/p/laurent-dumortier.html

Laurent Dumortier publié dans la revue de poésie "LICHEN"
Laurent Dumortier publié dans la revue de poésie "LICHEN"
Laurent Dumortier publié dans la revue de poésie "LICHEN"
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Dans le bibliothécaire...

13 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Dans le bibliothécaire...
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Le blog "Les lectures de Maryline" a chroniqué "Courant Alternatif", le nouveau roman de Vincent Knock

12 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/courant-alternatif-a130985982

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/courant-alternatif-a130985982

Résumé de l'éditeur :

Rater sa vie. Ne pas faire les choses à moitié. Être capable d'héroïsme. À défaut d'imagination. Il faudrait pouvoir raconter ces choses-là. 
- Un sourire peut-il pousser à commettre l’irrémédiable ?
- Oui, évidemment.

Un surveillant appâté, une mère névrosée, une rock star habitée et une adolescente décidée. Avec ces quatre vies qui se répondent, se correspondent et se mélangent en un singulier kaléidoscope, Courant alternatif évoque les malentendus amoureux qui transforment la vie en un fatal vaudeville, passant de l’enchantement au désenchantement le temps d’un clin d’œil. À la fois comédie noire sur les apparences et portrait satirique de gens aux prises avec leurs propres démons avec en filigrane la présence fantomatique et obsédante d’une jeune fille brune et écorchée, catalyseur de tous les maux.

 

 

Mon avis :

J'ai déjà lu "Mâle en patience" de l'auteur et à l’époque, je n'avais pas adhéré à cette histoire plate malgré un sujet intéressant. Et bien j'ai cru me retrouver dans la même situation ici. En effet, dès le début, les personnages m'ont agacés, je les ai trouvé trop ordinaires, sans intérêt. Mais je n'avais pas vu que le roman comportait plusieurs parties et là, l'intrigue prend tout son sens.

Dans la première partie, François, un homme ordinaire, sombre et mélancolique tombe amoureux d'une jeune fille mineure et perdue, de 7 ans sa cadette, et leur romance sera quelque peu chaotique. Ensuite, nous découvrons Florence, une mère un peu perdue qui révèlera le passé de sa naissance à sa fille et qui tentera de rattraper le temps perdu. Puis, nous rencontrons Gontran, un ancien taulard, ancien chanteur de Rock, qui tente de refaire sa vie. Enfin, dans la quatrième partie, Nancy, une jeune fille déterminée essaie de retrouver son père biologique.

Ces quatre personnes vont, chacune à leur tour, nous révéler une tranche de vie. Et grâce à chacun d'entre eux, le lecteur va découvrir une histoire bouleversante, une histoire les liant tous les quatre. En lisant ces quatre parties, nous avons l'impression de lire quatre nouvelles, liées par un fil rouge : Nancy.

J'ai aimé dès la deuxième partie, dès que j'ai compris ce qu'il se passait vraiment, car j'ai voulu connaitre l'histoire de cette jeune fille qui parait tellement triste et perturbée. Je me suis attachée à Florence, j'ai détesté François le trouvant trop mou, j'ai pris pitié de Gontran et Nancy m'a fait peur. Bref, j'ai passé un excellent moment jusqu'à cette fin tragique que je n'attendais pas du tout. Mais finalement, ce final est celui mérité.
 
Merci à l'auteur pour sa confiance, l'intrigue est vraiment bien menée, très originale et l'épilogue est parfait!
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Cécile Biehler nous propose un extrait de son roman "Esquisse d'un chef d'oeuvre"

11 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes, #présentations

 

3

Pianissimo

(très doucement)

 

 

Dans cette boutique, les horloges à répétition et les montres ne s’exprimaient jamais.

Ici, c’était à l’épaisseur de la couche de poussière sur les armoires, les lampes ou les vieux périodiques que l’on mesurait le temps qui passait.

Jacques, le propriétaire des lieux, chérissait ces objets. Tout petit déjà il s’était attaché à eux. Vers cinq ou six ans, il avait pris l’habitude de vivre perpétuellement avec certains d’entre eux : une superbe pierre aux reflets d’opaline, une pince à linge violette, sa première dent de lait tombée.

 

 

Ils constituaient des points d’adhérence au monde qui se modifièrent subtilement à mesure que son âge avançait : il vivait actuellement en concubinage avec une salière, une punaise, une télécommande, un cendrier et un réveil arrêté.

Ici, les vieux meubles craquaient, une pile de journaux pouvait s’effondrer, certaines bagues lui narraient des amours périmés. Seuls y étaient interdits de séjour les objets marquant les heures de la journée.

Jacques détestait qu’on lui dictât le temps.

Avec l’expérience, il avait appris que lorsque l’on n’avait pas un instant défini pour chaque acte, celui-ci se réalisait de lui-même au bon moment.

Il ne pouvait souffrir, surtout, la fréquentation des montres-bracelets : menottes d’un temps autoritaire, de son ego démesuré.

 

L’une seule d’elles en état de marche aurait faussé toutes les perspectives de sa journée.

Funambule en perpétuel déséquilibre entre les heures imposées, inéprouvées et celles libertaires plus ajustées, il craignait perpétuellement de basculer.

Dans le vocabulaire de l’horlogerie, ne parlait-on pas d’ailleurs de montres à compensation, de frottements et autres expressions barbares ?

Seul le terme « échappements libres » lui convenait.

Il aimait cela plus que tout : la liberté. Celle de converser à tous moments avec les tableaux, les commodes, les fauteuils Voltaire. Chaque journée amenait de nouvelles confessions : un bois joyeux, un velours triste.

Il naviguait des uns aux autres avec douceur, arrangeur de leurs états d’âme afin que l’ensemble forme une composition harmonieuse.

 

Souvent, les meubles frémissaient d’impatience à son approche.

Il se nourrissait de leurs expériences, de la charge affective déposée en eux.

Certaines fois, il en tombait presque amoureux.

Dernier béguin en date : une théière en faïence écrue incrustée de fleurs mauves et son col ébréché. De celles que l’on rencontre parfois dans les maisons de campagne surmontées d’un porte-filtre d’où s’exhale l’odeur familière du café du matin.

L’amertume de s’en être séparé la semaine passée…

D’autres objets plutôt rusés ne lui faisaient pourtant guère illusion comme cette roublarde de table faussement marbrée.

 

La patine meurtrie, dépressive, l’armoire qui manque d’étouffer : peu de ses clients savaient écouter, peu estimaient à leur juste valeur les marques du passé.

D’emblée, lorsque l’un d’eux passait la porte, commençait à feuilleter un incunable ou posait ses mains sur la rayonne d’une liseuse, il pouvait arrêter son jugement ; leurs doigts étaient bien souvent trop brutaux et vulgaires pour faire d’eux une famille d’adoption convenable.

Lorsqu’il avait ouvert son commerce, selon les prix qu’on lui en proposait, il avait bien souvent bradé certains objets.

S'en sont suivies, ensuite, des nuits d’une blancheur coupable.

Ecœuré de lui-même : sa puanteur surtout, celle d’un maquereau en décomposition ayant passé sa vie à vendre des corps au plus offrant. Jusqu’à saturation, jusqu’à la pose de l’écriteau dans la vitrine : « Bail à céder ».

Bientôt il lui faudra choisir les objets qui l’accompagneront au-delà de la fermeture.

Quatre ou cinq pas plus, qu’il gardera près de lui contre l’isolement des vieux jours.

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Albert Niko nous propose "8 apparitions"

10 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

 

8 apparitions

 

 

Seuls trois chevaux qu’ils me semblent les derniers

 

***

 

Seuls trois chevaux et moi composons ce tableau

 

***

 

C’est à peine si les ombres peuvent respirer, les jours de marché

 

***

 

Les yeux jaunis des voitures découvrant le même paysage

 

***

 

        Le papillon : sa courte vie à batifoler

 

***

 

   Personne en vue, ce jour, sur le chemin.

 

***

 

Une ville est-elle à même, en l’entourant, de protéger une vie ?

 

***

 

Dans les yeux du chien, couché au milieu de la route, passe le temps en continu.

 

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Dans le bibliothécaire, "Procréation assistée"

9 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #articles

Dans le bibliothécaire, "Procréation assistée"
Dans le bibliothécaire, "Procréation assistée"
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Dans le blog de Philippe Desterbecq, une chronique de "Le premier choix" de Séverine Baaziz

8 Septembre 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #avis de blogs, #articles

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/07/15/35471276.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/07/15/35471276.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

 

Une nouvelle fois, je me suis lancé sur un bouquin édité par Choé des Lys, un roman qui me tente depuis un certain temps par son sujet hors du commun.

Que se passe-t-il après la mort? Nul ne le sait. Certains pensent que... D'autres affirment que... La vie s'arrête-t-elle vraiment ou est-elle un éternel recommencement? Est-ce le néant ou a-t-on une nouvelle chance sur Terre? 

Peut-être le corps disparait-il pour laisser l'âme revivre dans une autre enveloppe??? Et si on avait le choix? Et si l'âme se réincarnait dans le corps d'un enfant issu d'une famille de son propre choix?

C'est ce que Séverine Baaziz propose à ses lecteurs dans "Le premier choix". 

Un homme meurt et se retrouve dans un endroit inconnu : l'enfer? le paradis? le néant? Chacun peut l'imaginer.

Soudain, une voix se fait entendre et lui propose un choix bien particulier. Martin va renaitre dans le corps d'un autre, dans une famille qu'il pourra choisir. 

Attention, le choix n'est pas vaste : deux familles seulement sont susceptibles de l'accueillir chez elles. Et pour qu'il puisse faire le bon choix, il va pouvoir vivre quelque temps, incognito, chez chacune. Ces deux familles sont très différentes : l'une vit dans le luxe, le futur père gagne très bien sa vie, mais est souvent absent, la future mère vit la vie dont rêvent certaines femmes : elle ne fait rien, a une bonne et dépense sans compter. L'habitude a depuis longtemps remplacé l'amour. L'autre couple vit dans une situation plus précaire : les parents travaillent tous les deux, ils ont parfois du mal à joindre les deux bouts, mais ils s'aiment et l'amour arrange tout.

Vous avez fait votre choix? Martin n'a sans doute pas fait le même que vous. Dans son ancienne vie, le manque d'argent l'a empêché de s'élever dans la société et, dès la première visite dans les deux familles, il n'hésite plus. Mais il n'a pas tout vu, n'a pas toutes les pièces du jeu en mains, il faudra qu'il passe plus de temps chez ces personnes qui pourraient devenir ses parents.

Et si aucune des deux solutions ne convenaient... Que se passerait-il dans ce cas? Réponse dans "Le premier choix", un livre qui se lit avec plaisir et qui pose quelques questions aux lecteurs...

 

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