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Le blog Aloys

Articles récents

Salvatore Gucciardo nous propose une poésie "Corps en mouvement"

9 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Corps en mouvement

 

 

 

Le vent

Dans sa nudité

Caresse

Les lèvres

Des vagues

S’endormant

Dans la géographie

De mon âme

 

Volutes de brume

Sur un pays

Sans nom

Où la mer

Déploie

Ses ailes figées

Devant l’éternité

 

Le silence

Dans l’amas

De nuages

Domine

Le paysage insolite

Situé au bas

D’une falaise

 

Cathédrale étrange

Peuplée

D’êtres

Imbibés d’eaux

Et d’éther

 

Les corps en mouvement

Ce dissolvent

Dans le labyrinthe

De l’essence humaine

 

 

Salvatore Gucciardo

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Le Tréponème Bleu Pâle, vous connaissez ?... un article de Carine-Laure Desguin

8 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #présentations

 

Le Tréponème Bleu Pâle, vous connaissez ?

Poésie underground humeurs froides, ça vous dit ?

Non ? Non ?

Alors vite, découvrez sur ce blog atypique quelques unes de mes nouvelles poésies !

Mais non, je ne blague pas ! C’est la vérité ! Voyons, je ne dis jamais de conneries !

@ Léon Cobra, merci pour l’intérêt que tu portes à mes trucs et machins littéraires. Au passage, on salue la revue Lichen http://lichen-poesie.blogspot.be/p/n-12-mars.html car c’est comme ça que toi et moi on s’est cogné, pas vrai l’ami ?

Lien vers première série de textes sur le blog Le Tréponème Pâle :

http://leoncobra.canalblog.com/archives/2017/03/06/35015513.html

Lien vers seconde série de textes sur le blog Le Tréponème Pâle :

http://leoncobra.canalblog.com/archives/2017/03/07/35019400.html

Press book C.-L. Desguin :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

 

 

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"Elle avait toujours aimé la pluie", une nouvelle de Marcelle Pâques

8 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

 

Elle avait toujours aimé la pluie

 

 

 

 

 

 

Il y a sur cette terre

des gens qui s'entretuent ;

c'est pas gai, je sais.

Il y a aussi des gens qui s'entrevivent,

j'irai les rejoindre.

Prévert

 

 

Après avoir subi une mastectomie, Chloé H sortit de l'hôpital, hébétée, sonnée ...

Un peu comme il y a un an, après l'attentat qui avait coûté la vie à son amoureux.

Elle se retrouvait sur le trottoir, seule, fragile, comme ce petit piaf qui barbotait dans la flaque d'eau ...

Il y a un an, c'était une mare de sang ! Yann venait de mourir sans comprendre, étonné de ce qui lui arrivait ...

Vraiment une drôle d'époque, des attentats un peu partout !

Tout le monde répétait " pas d'amalgame, pas de haine".

Les pauvres étrangers, coupables d'avoir une tête d'étranger !

Mais nous sommes tous l'étranger de quelqu'un, avoir une tête d'étranger, cela ne veut rien dire !

 

Alors bravement, Chloé avait sauté les étapes du deuil ...

pas de colère, juste une rose déposée sur les lieux de l'attentat, des mots d'espoir et de paix sur sa page facebook.

En échange elle avait reçu des centaines de messages d'encouragement saluant sa dignité.

Et puis, - les autres - ils passèrent à autre chose, les vacances, les grèves, etc ... la vie continuait ...

Mais elle - la nuit - elle pleurait ( seule) dans le grand lit, se remémorant les rêves,

les fous-rires partagés.

Plus jamais sur elle le poids tendre du corps de Yann, le désir qui les emportait vers les étoiles.

C'était fini .

Mais pourquoi ? pourquoi ?

 

Un jour son sein droit, celui qui avait gardé en mémoire les dernières caresses, celui que Yann appelait " Jules" ...

Un jour il s'était rebellé !!! Une boule d'angoisse, de colère, s'était formée inexorablement.

Il avait fallu se rendre à l'évidence, accepter le verdict des docteurs,lui dire - Adieu -

Chloé, troublée leva les yeux vers le ciel où passait un vol d'oiseaux dans un battement d'ailes ...

- Pardon Mademoiselle ! Un gamin l'avait bousculée, elle lui sourit.

Une jolie frimousse, un regard curieux. Il ressemblait singulièrement à la photo de Yann enfant, une photo qu'elle conservait précieusement.

Pardon ! il insistait, décontenancé par cette demoiselle bouleversée qui le dévisageait des larmes plein les yeux.

Elle sourit, je te pardonne, ce n'est pas ta faute, un accident, un obstacle sur le chemin ...

Il était rassuré. Oui, Mademoiselle, bonne journée !

-Merci, à toi aussi.

Un taxi s'arrêta à son hauteur, elle s'y engouffra en soupirant d'aise.

Une légère pluie printannière chantait contre les vitres.

Elle avait toujours aimé la pluie ...

 

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"EVA", un poème de Salvatore Gucciardo

6 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Eva

 

J’ai vu ton visage radieux

Sculpté par l’amour

Et l’argile du temps

 

Tu es sortie de l’embryon

Du désir

Pour éblouir tes parents

 

Ton sourire ravageur

Aux jets incandescents

Est un rayon magnétique

 

Ta peau d’ébène

Aux nuances roses et chaudes

Sont un flamboiement d’arpèges

Une symphonie de bonheur

 

Tes yeux d’ange

Sont deux astres étincelants

Et tes cheveux touffus

Sont d’un brun doré

 

Ta frimousse ronde

Et joviale

Enlumine le regard

De tes grand –parents

 

Perle d’eau

Oisillon bariolé

Tu es sortie

De la sphère amniotique

Pour émerveiller

Toute ta famille

Salvatore Gucciardo

 

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Séverine Baaziz nous propose une nouvel extrait de son roman : Le premier choix.

5 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Textes

 

 
 
Situation de l'histoire au moment de l'extrait :
 
Martin vient de mourir et on lui offre la possibilité de renaître, qui plus est, dans la famille de son choix. Deux destins possibles, très différents mais tous deux idylliques en apparence. 
Invisible, Martin va accompagner leurs quotidiens, façonner son jugement, tenter de se projeter. 
Dans le passage qui va suivre, il suit Irina, la mère qu'il pourrait choisir, en consultation médicale, elle-même accompagnée de sa meilleure amie.
Les voici qui entrent dans la salle d'attente... 
 
Extrait : 
 
En gentleman, je reste debout. A vrai dire, le seul fauteuil libre se trouve aux côtés d’une femme qui me glace le sang. Derrière un lifting impeccablement épinglé, la blonde grisonnante sans âge, mitraille ses congénères, insupportée de tout et de rien. Un profond décolleté la révolte. Une adolescente rivée à son téléphone portable l’agace. La mastication d’un chewing-gum la rend nerveuse. Et pour couronner le tout, Irina et Victoria jacassent maintenant un peu trop fort. A se demander si elle ne va pas finir pas mordre. Dans le doute, vaut mieux garder ses distances.
Deux longues heures plus tard, Irina est appelée. Pendant qu’elle est allongée, les examens de circonstance se pratiquent : frottis et échographie. Après plusieurs « Hum, hum » et quelques étirements de bouche pincée, Irina n’en saura toujours pas plus. Cherchant à déchiffrer la moindre information dans les yeux du médecin semblant éviter le sien, elle finira par oser la question essentielle.
— C’est grave, docteur ?
— Je ne dirais pas grave mais plutôt sérieux.
— Vous m’inquiétez, Docteur, qu’est-ce qui m’arrive ? interrogent les yeux glacés d’Irina.
— Je dois vous dire, ma petite dame, que vous êtes enceinte de plus de deux mois.
— Mais non, c’est impossible. Comment est-ce arrivé ?
— Alors, ni par la cigogne, ni par le saint esprit. Nous ne nous connaissons que depuis quelques minutes mais je me dois de vous dire toute la vérité. Un homme a dû déposer une petite graine dans votre utérus.
— Très drôle, Docteur. Ce n’est pas ce que je voulais dire. Mon mari a subi une vasectomie il y a trois ans, donc je ne vois pas. Je suis une femme fidèle. Qu’est-ce qu’il va penser ? Vous êtes sûr que vous ne vous trompez pas ?
— Madame, calmez-vous. Cela fait trente ans que j’exerce, je sais reconnaître un utérus fécondé. Et puis, je vois dans votre dossier que votre mari est professeur en cardiologie. Croyez-moi, il doit savoir qu’il existe des cas, même rarissimes, de recanalisations spontanées.
— Mais, Docteur, je ne veux pas avoir d’autre enfant.
— Ecoutez, ma brave dame, vous devez prendre le temps de digérer la nouvelle. Parlez-en avec votre époux et sachez qu’une interruption de grossesse est encore possible. Il vous reste trois semaines. Pesez le pour et le contre et rappelez-moi.
Perdue dans ses pensées, Irina sort du cabinet médical. L’air absent, une main appuyée sur son sac à main, l’autre apposée sur son ventre, elle oublie même la présence de son amie qui la suit au pas de course.
— Irina, tu m’inquiètes. Que t’a dit le médecin ?
— Je suis enceinte.
Victoria frictionne l’épaule d’Irina comme pour la consoler. 
Et moi, qui me console.
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Marie-Noëlle Fargier nous propose une nouvelle "Quel songe étrange !"

4 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Nouvelle

Quel songe étrange !


 


 

La plume dans la main, sommeille un écrivain- Une vieille femme, vêtue de caractères noirs et blancs, erre :

  • Que fais-tu, jeune homme ? Je te rappelle que tu dois prendre soin de moi ! s’écrie la vieille femme.

  • Je le fais ! Avec tes mots je jongle, et si par mégarde une syllabe m’échappe, je prends un verbe et la sauvegarde réplique l’écrivain, offensé.

  • Heureuse de l’entendre. Il me reste encore quelques phrases valides, mais si ça continue… !!!!

L’écrivain remarque alors des pages qui se déchirent, perforées par une encre bleue qui dégouline et traverse de part et d’autre le corps de la vieille femme comme de profonds abîmes. Puis la vieille femme rajoute :

  • Dis-moi, pourquoi ne suis-je plus aimée, respectée ? demande-t-elle en grimaçant de douleur.

  • Que veux-tu ? Tu es si vieille ! Et si lente et compliquée !

  • Je ne comprends pas !

  • Je veux dire, tu n’es pas étrangère à ton destin ! Le mauvais sort te ride car tu es trop avide. Les pauvres jeunes dérapent sur toutes tes voyelles, tes consonances les pompent ! Et je ne parle pas de ta grammaire, une vraie sorcière ! Avec ses accords retors, ses sujets avant ou après, ses verbes à conjuguer, sans parler des compléments circonstanciels plein de manières ! On n’a plus le temps ! Et puis tes pauvres pieds cèdent, tes rimes se rompent et tes pauvres alexandrins deviennent raides !

  • Alors je vais mourir ? demande tristement la vieille femme

  • Non, pas encore. Tu es simplement oubliée, mise au placard. Qu’il ne t’en déplaise, mais ton charmant auditoire est devenu une grosse passoire. Tu dois te redresser, ressortir tes anciennes parures, et te refaire une santé !

  • Oui mais Sans Ma Syntaxe, ils me désaxent ! Même Mr Larousse se déplume. Mon langage par tous ces mouchoirs reçus, s’enrhume, et contamine toutes les plumes ! C’est à vous, écrivains, à réagir ! Vous qui m’utilisez pour faire rêver, pour donner la connaissance !

  • On essaie, on essaie ! On fait des salons avec un sourire bien rond. On dédicace en voisinant avec des surgelés et des plats préparés ! Presque à la criée ! Et les librairies ont tellement de soucis…. ! Quelquefois, c’est vrai, on est bien remercié et encouragé. Mais aussi, on est regardé comme des illuminés ou même avec une furtive compassion.

  • Tu veux dire que plus personne n’a envie de me rencontrer, de me partager, de me parler, de me lire ?

  • Oui.

  • Mais pourquoi ?

  • Ils n’ont plus ni le temps ni le goût.

  • Alors je vais mourir.

  • Non ! Il reste tes belles et célèbres dorures exposées dans les écoles, petites et grandes.

  • Tu veux dire que je n’existe qu’à l’école ! C’est trop relou !

  • Tu as dit « trop relou » ??? demande l’écrivain, ébahi.

  • Oh désolée, il ne reste que quelques lettres à mon alphabet. Et puis ma mémoire, ma pensée sont si inactives qu’elles s’évaporent ! s’exclame la vieille femme en regardant tristement tous ses caractères disparaître.

Puis, songeuse, sagement elle rajoute :

 

- Attends !!! Il me reste encore quelque chose, je crois, et gravement, elle prononce :


« Tant que la lecture est pour nous l'initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n'aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire » Marcel Proust 


 

« salutaire », le mot le réveille. L’écrivain boit un café, fume une cigarette, arpente son deux-pièces, puis se remet à écrire…

 

M-Noëlle FARGIER

 

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Christina Previ a lu "La maison" de Marie Klimis

3 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture

Une maison qui vit et se raconte, d’entrée de jeu ce n’est pas banal. De fait, rien ne le sera dans cette maison, née grâce à une histoire d’amour, et qui finira en ruine pour la même bonne raison.

Y entrer c’est pénétrer dans un monde au-delà du réel, entendre les briques vibrer devant les colères du maître d’œuvre vivant ou mort !

Les murs ont des souvenirs ; ceux d’une petite fille et de son mouton, surprenants par leur fraîcheur autant que par la ténacité de leur projet : la fillette dessine tout ce qu’elle peut, l’animal mange tout ce qu’il trouve

Tendez l’oreille, vous percevez des rires et des pleurs. La musique répond aux mots, les images ne sont pas toujours sages. La poésie s’infiltre avec les courants d’air, la cuisinière fait des mystères et méfiez-vous de son chocolat ! Ou alors, tout au contraire, servez-vous-en généreusement !

Ces murs ont été le point de départ de bien des voyages ; sur les routes pour les uns, philosophiques pour les autres

« La Maison » est un réceptacle de naïveté, d’amour, de trouble, de joie mais parfois aussi de déceptions et de colère. On y rêve aux étoiles sur les toits, pourtant la tristesse suinte au fond des caves.

Y pénétrer, c’est ouvrir la porte à l’enchantement, réfléchir au sens de la vie, rééquilibrer notre échelle de valeurs.

J'ai beaucoup aimé le style spécifique, enthousiaste, puissant et plein de fraîcheur de Marie Klimis. Le récit, traité avec beaucoup d’humour, analyse l’âme humaine avec une grande maturité.

Un seul bémol toutefois, certains passages m’ont semblé un peu longs.

 

Christina Previ

 

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Le blog de critique littéraire "Legere imaginare peregrinare" a chroniqué "Vénus en Ré", le dernier thriller de Christine Brunet

2 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Fiche de lecture, #avis de blogs

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/02/17/passion-venus-en-re-christine-brunet/#more-10056

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/02/17/passion-venus-en-re-christine-brunet/#more-10056

Vénus en Ré est un thriller publié par les éditions Gascogne en décembre 2016. Il est le huitième de Christine Brunet; il peut être considéré comme une « suite » du précédent roman intitulé Convergences puisqu’il reprend les mêmes personnages d’enquêteurs. Il est l’occasion de faire plus ample connaissance avec eux, surtout Gwen Saint-Cyrq, la légiste au look extravagant ( piercings, tatouages, coupe de cheveux déstructurée) , et d’approcher d’un peu plus près cette femme mystérieuse, froide en apparence, mais courageuse, capable d’aller au bout de ses convictions, peu importent les conséquences.

venus-en-re

Le style est sobre, d’une précision quasi chirurgicale, très efficace, avec des phrases pas trop longues, des mots précis et parfois percutants attestant de la maîtrise parfaite de son auteur. Les très nombreux dialogues, notamment entre les enquêteurs à divers moments de leurs investigations, rendent le récit très vivant et entretiennent un suspense parfois à la limite du soutenable.

La présentation du roman est claire et aérée, rendant agréable la navigation au sein de cette enquête labyrinthique. Chaque chapitre porte un titre qui oriente le lecteur sur son contenu sans pour autant le révéler .

L’intrigue:

Dans le bois de Notre-Dame, quelque part dans l’est francilien, la découverte du cadavre d’une femme nue, étendue sur les feuilles détrempées, pose la question suivante: est-elle la 7e victime de ce serial killer que la presse a surnommé « l’homme au catogan »? En l’absence d’un modus operandi véritablement identique, les doutes sont permis, d’autant que le profiler Michel Lebecq et son équipe piétinent: aucune piste, tous les indices sont soigneusement effacés par le tueur, et aucun lien apparent entre les victimes qui semblent choisies au hasard.

Le commissaire Marsan, cette fois impliqué de près, obtient du juge l’autorisation du juge de mener sa propre enquête et reforme l’improbable duo Saint-Cyrq/ Signac. A condition de convaincre la jeune femme qui a démissionné pour se reconvertir en femme de chambre.

Pourtant,malgré les tensions et les désaccords qui les séparent, ils obtiennent très vite de nombreuses pistes qu’ils suivent jusque sur l’île de Ré. S’agit-il d’un seul tueur complètement imprévisible et d’une intelligence supérieure? Ou alors d’un « copy cat » en profitant pour commettre ses propres meurtres. Entre résurgences d’un passé pour le moins embrouillé, embuscades, poursuites, agressions et disputes, le duo de choc parviendra-t-il à résoudre cette ténébreuse affaire?

Les personnages:

ile-de-re-4
Île de Ré
  • Renaud Marsan: commissaire divisionnaire.
  • Ghislaine: sa fille, 22 ans.
  • Michel Lebecq: profiler de la Crim.
  • Le juge Colardon.
  • Gwen Saint-Cyrq: petite maigre tatouée, visage portant de nombreux piercings, cheveux noir corbeau très raides aux épaules sur le devant et presque rasé derrière le crâne ( petit clin d’œil à Lisbeth Salander??); médecin légiste très compétente. Orpheline, enfermé en maison de redressement à l’âge de 7 ans, puis adoptée par une femme qui ne l’aime pas, ce qu’elle lui rend bien.
  • Yvon Signac: co-équipier de Gwen.
  • Damien Potain: petit ami de Ghislaine; 32 ans, divorcé, biologiste marin au CNRS; ancien prof de la jeune femme.
  • Daniel Lesage: médecin légiste de l’équipe de Lebecq; ex petit ami de Gwen.
  • Christian Pinel: 8 e victime; premier amour de Gwen; 32 ans, condamné à 15 ans de prison pour piratage informatique.
  • Robert Grimaud: chef de la brigade de gendarmerie de l’île de Ré; ami d’enfance de Signac.
  • Josy Grimaud: épouse du précédent; capitaine de gendarmerie dans la même brigade. Premier amour de Signac quand ils étaient ados.

Les lieux:

Christine Brunet s’est visiblement très bien documentée afin d’offrir des descriptions de lieux les plus proches possible de la réalité, notamment en ce qui concerne l’île de Ré; en effet, elle donne de nombreux repères facilement vérifiables ainsi qu’une carte très précise (page 55).

Les descriptions des autres lieux sont minimalistes, donnant juste les indication nécessaires pour se représenter l’endroit, un peu comme un décor de film ou une photo: « La forêt domaniale du Bois Henri IV, enfin. Des maisons partout…Une bande de verdure. Des pins, un sol sablonneux couvert d’aiguilles brunes. Un sentier. » (Page 81).

Même chose pour l’appartement de Signac: « L’endroit était propre, méticuleusement rangé: il devait avoir une femme de ménage à la hauteur, à moins qu’il n’ait gardé ses habitudes de militaire. Tout était fonctionnel, sans luxe ni décoration inutile. Une table, quatre chaises, un canapé et une table basse devant, une cuisine à l’américaine à droite et un couloir qui devait mener aux chambres et à la salle de bains. » (Page 29).

Mon avis:

Grâce à Christine Brunet, qui m’a gentiment fait parvenir son roman afin que je le chronique, je découvre une romancière talentueuse, au style bien personnel, et son univers littéraire très agréable à lire, proposant un divertissement de qualité.Avec une dernière partie surprenante, à laquelle je ne m’attendais pas du tout.

Les nombreuses allusions à l’enquête précédente (voir Convergences) certes permettent de situer le relationnel compliqué fait de rancœur et d’attirance entre Signac et Gwen, mais peuvent à la longue gêner le lecteur qui n’a pas lu le titre précédent.

Des scènes d’action, des rebondissements intervenant au bon moment, des touches d’humour, des personnages intrigants mais attachants, loin de toute caricature,qui n’oublient jamais de prendre une douche ou de se nourrir (lol), que l’on a envie de retrouver dans une autre aventure, une intrigue sans temps morts ni incohérences, Vénus en Ré est incontestablement un excellent thriller dont je recommande très vivement la lecture.

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Récurrences, un poème de François Iulini

1 Mai 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

 

Récurrences

 

C’est la fin du marché, et l’indigente

Marche vers sa faim, - Ite missa est -

Elle extirpe un trognon de cette ordure

Vite fourré dans son cabas et preste,

Elle glane, par-ci, par-là sa méchante

Provende ; invisible, abjecte et pure…


 

Les gones singent hilares la croulante,

Se lassent enfin ; midi ! Le bide peste !

Resté seul, je songe à cette pâture

Immonde ; gênée elle part, je reste

Chagrin ; les balayeurs sifflotent et chantent ;

Rigole la soupe sur l’onde pure…


 

Novembre est là et chinoise nos tombes,

Pétales lassent et choient, sang ambre et brun

Mes souvenirs chahutés par les embruns

De larmes d’or les chrysanthèmes inondent

 

 

François Iulini

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Salvatore Gucciardo nous propose un poème "Emotions vibratoires"

30 Avril 2017 , Rédigé par christine brunet /aloys

 

Émotions vibratoires

 

La nudité de l’âme

Dans la splendeur

Du noyau d’or

Où grelotte

La chair

De l’homme

Livrée

Aux fatras

Du destin

 

Sur le contour

D’un grain de sable

Le testament

Révèle

La fragilité

Du jour

Les aberrances

Du guerrier

L’illumination

Du sage

 

Climat

D’ombre

Et de lumière

Mystère

Insondable

 

Émotions

Vibratoires

L’ambiguïté

Au revers

Du veston

 

L’attrait

Indélébile

De l’être

Pour le festin

Cristallin

Aux griseries

Jubilatoires

 

Salvatore Gucciardo

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