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"Le temps des perdants" de Jean-Pierre Fouilleul : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Jean-Pierre Fouilleul est né en France en1952. Il a suivi des études scientifiques et il est devenu professeur de Mathématiques. Il a toujours écrit, sans jamais appartenir de près ou de loin, au « milieu littéraire ». Depuis qu’il est à la retraite et en possession des milliers de pages qui encombrent ses tiroirs, il a eu le désir de proposer ses nouvelles à d’éventuels lecteurs, à d’éventuelles lectrices. Il a reçu un accueil chaleureux aux Éditions Chloé des Lys qui éditent « le temps des perdants ».

Jean-Pierre Fouilleul a précocement acquis la conscience que l’avenir de l’humanité était sombre et il tente, depuis de longues années, dans des cadres collectifs, d’inverser le cours des choses. Pour le moment, le succès n’est pas au rendez-vous. Malgré cette conscience et son relatif pessimisme, il est père de deux enfants.

Il y a donc de l’espoir !

 

Résumé

 

Ces dix-neuf textes courts ont tous un point commun : ils mettent en scène un homme qui perd, un perdant. Celui-ci perd la mémoire, celui-là perd la femme qu’il aime, cet autre perd la vie ou le goût de vivre, certains perdent la confiance qu’ils avaient en eux-mêmes, il y en a qui perdent la raison… C’est le « temps des perdants ». 

Le temps des hommes qui perdent, après celui, certes plus habituel, des hommes qui gagnent.

Dans ces dix-neuf nouvelles, les femmes n’en deviennent pas pour autant des gagnantes. Elles se retrouvent dans l’obligation d’avoir à se confronter à ces hommes qui cherchent leurs voies et ne les trouvent pas. 

Cependant l’énergie est là, la joie parfois, l’espoir souvent…

Et, à la fin, il y a des retrouvailles…

 

Extrait

 

            Quand, pour la dernière fois, a-t-il marché sur la plage parmi les épaves minuscules, les brindilles polies, les coquilles vides ? Quand s’est-il, pour la dernière fois, appuyé sur la branche tordue d’un pin ? Quand a-t-il admiré, pour la dernière fois, le flux et le reflux des vagues ? Quand, pour la dernière fois, s’est-il couché ventre contre le sable en léchant le sol, en creusant la plage de ses ongles, nez au ras du flot ? Quand, pour la dernière fois, a-t-il entendu l’appel de sa femme, là-bas, entre deux dunes ? Il y avait une voile à l’horizon, tel un signe énigmatique.

Publié dans Présentation

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"Carnet de bord" de Marie-Laure Louchaert : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

    Biographie

 

Benjamine d'une famille de cinq enfants, née en 1975 à Maubeuge, d'origine Bretonne et Flamande, Marie-Laure Louchaert s'initie à l'écriture en lisant avec ses frères et soeurs depuis son plus jeune âge, composant textes et poèmes en solitaire.

Ses origines côtières inévitablement liées à la mer et au voyage ont naturellement inspiré les écrits célestes de son premier recueil carnet de bord.

Titulaire d'un baccalauréat lettres langues, d'un DEUG de lettres modernes et d'un diplôme de praticienne de l'art infirmier, celui d'écrire s'est quant à lui, installé au fil des expériences et des situations familiales, personnelles mais aussi professionnelles.

 

  Résumé du livre

 

Le récit poétique carnet de bord relate sur le thème du voyage le lien originel.

Lien entre les terres, source de vie, symbole nourricier, les mers et les océans sont cet ensemble inconscient de la force et du mouvement qui est en nous et d'où nous sommes tous issus.

Il est ce souvenir lointain du milieu liquide qui nous a porté et plus loin encore la mémoire nostalgique qui reste gravée en nous.

Mais c'est aussi l'eau sur laquelle nous naviguons avec bonheur ou malheur, grâce à laquelle nous nous ressourçons, qui peut nous procurer les plus grands étonnements comme les plus grandes frayeurs.

Elle est le témoin de l'histoire des hommes, le trait d'union entre cultures et civilisations mais aussi la beauté fascinante des continents.

En vous laissant porter par votre propre connexion littéraire,il est agréable au travers la lecture poétique des textes de savourer chaque détails du voyage car ils sont signifiants.

 

 

Publié dans Présentation

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Les "Apprent-histoires" de Julie Toussaint : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait

« Ne t’es-tu jamais mis à la place de quelqu’un d’autre ?

En lisant cette histoire, je t’invite à te mettre à la place d’une infime partie de notre monde de géants, un tout petit grain de sable. »

 

Bio

Institutrice de la région de Charleroi, je suis souvent confrontée aux difficultés rencontrées par les enfants. Les « Apprent-histoires » essaient d’apporter un peu d’imaginaire dans les apprentissages.

 

Résumé

Les « Apprent-histoires » sont 4 petits textes qui donnent vie à des notions telles que la ponctuation, les lignes, les aiguilles de l’horloge ou encore l’importance de chacun dans ce monde de « grands ». Apprendre en laissant cours à son imagination.

Publié dans Présentation

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Micheline Boland et Carine-Laure Desguin ont participé au collectif "FAITS D'HIVER" édité chez Jacques Flament

Publié le par christine brunet /aloys

FAITS D'HIVER ?

 

 

FAITS D’HIVER, c’est 50 journaux de femmes (déjà publiées ou pas) dans un seul recueil. Et ce ne fut pas simple de réunir ces 50 femmes. On vous passe les désistements, les rajouts, etc.

 

Je suis donc très heureuse d’avoir embarqué dans cette aventure. Je n’étais pas trop « partante » car un journal reste un journal, une écriture quotidienne. Je n’étais pas certaine de pouvoir écrire chaque jour entre le 21 décembre 2021 et le 9 janvier 2022. Mais après deux ou trois jours, j’avais en moi l’écho de toutes ces pages écrites durant mon adolescence (eh oui, dans une autre vie, je fus une diariste acharnée).

 

Pour l’éditeur, Jacques Flament, ce fut un travail titanesque et je l’en remercie encore. Presque deux mois de travail, plus de deux millions de caractères, 560 pages au format A4 et au final … un ouvrage de près de deux kilos.

 

Voici un extrait de son avant-propos :

 

« (…) Un grand et long voyage avec des compagnes d’aventure d’horizons et de sensibilités pour le moins différentes, mais qui jamais ne m’ont laissé indifférent. (…)

Des certitudes, des interrogations, des appels au secours, des cris de bonheur, des aveux de solitude, de la poésie, de l’ironie, du factuel pur... le spectre, la panoplie des textes mis en œuvre sont étendus et reflètent finalement assez bien un panel diversifié de la société dans laquelle nous vivons, avec des femmes, de tout âge et de toute condition, dans les chroniques desquelles affleurent, en filigrane, espoirs ou désespoirs, bonheurs ou blessures, présence ou solitude, amour ou détresse. »

 

Pour acquérir cet ouvrage "collector", c'est ici :

https://www.jacquesflamenteditions.com/501-faits-dhiver-20-journees-ordinaires-de-la-vie-de-50-femmes/


Et voici ici le site des Editions Jacques Flament :
http://www.jacquesflamenteditions.com

 

Micheline Boland et Carine-Laure Desguin ont participé au collectif "FAITS D'HIVER" édité chez Jacques Flament
Micheline Boland et Carine-Laure Desguin ont participé au collectif "FAITS D'HIVER" édité chez Jacques Flament
Micheline Boland et Carine-Laure Desguin ont participé au collectif "FAITS D'HIVER" édité chez Jacques Flament
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Un texte signé Louis Delville "La nuit"

Publié le par christine brunet /aloys

LA NUIT

 

Jérôme avait peur du noir et rien n'y faisait : pas plus les menaces que les encouragements, les cadeaux que les sourires.

 

Cela a commencé vers ses quatre ans. Ses parents avaient fêté le réveillon de Noël chez les voisins en le laissant seul. Oh, pas longtemps ! Papa ou Maman étaient venus toutes les heures et tout se passait bien jusqu'à minuit et quelques minutes, les vœux, l'échange des petits cadeaux, le champagne. Tout cela avait retardé la présence rassurante et Jérôme réveillé par le bruit s'était retrouvé tout seul. Bien sûr, il n'avait rien dit : à quatre ans on est grand et fort, mais le mal était fait.

 

Pas question d'aller dormir après dix heures du soir, pas de dancing avec les copains et les copines. À chaque occasion, Jérôme trouvait un bon prétexte.

 

La vie vous offre de ces cadeaux…Jérôme a rencontré Catherine qui tout comme lui a peur de la nuit. Ils se sont mariés, leurs deux enfants sont nés en plein jour et la famille est heureuse. Jérôme qui travaille pour un grand parfumeur vient de recevoir une promotion : créer un parfum pour un grand couturier, John Helaga. Il rencontre le maître qui lui donne des indications sur ce qu'il veut. Jérôme se met au travail. Pendant des semaines, il peaufine "son" bébé. Il rend visite au couturier et ils décident ensemble de la suite. 

 

De petites touches en petites touches, le parfum s'améliore, devient plus subtil, plus fin, jusqu'au jour où il plaît à son créateur et à John Helaga. Reste à trouver un nom. On fait appel aux meilleurs publicistes. Rien, il n'en sort rien. C'est Jérôme qui propose : "Et si on l'appelait La Nuit ?"

 

Bingo ! John Helaga est emballé. Cela correspond parfaitement à sa prochaine collection qui fait la part belle à la couleur noire !

 

Succès! Formidable, génial, mariage réussi. Les titres des journaux sont enthousiastes. Jérôme et John, John et Jérôme, on ne parle que d'eux !

 

Croyez-moi, ou ne me croyez pas, depuis ce jour Jérôme n'a plus peur la nuit. 

 

On se demande bien pourquoi ! 



 

Louis Delville

 

Extrait de "La vraie vérité"

 

 

Publié dans Textes

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"La manifestation", un texte signé Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

LA MANIFESTATION



 

Patrick qui souffrait d'allergies avait l'intention de participer à une manifestation ayant pour objectif de défendre la liberté sanitaire et m'avait invitée à l'accompagner. Patrick refusait de se faire vacciner contre la covd-19, c'est ce qui le poussait à se joindre au rassemblement. Il m'avait dit : "J'espère juste qu'on pourra ainsi faire bouger les choses et qu'on ne s'en prendra plus à nos libertés en nous obligeant à présenter un pass sanitaire." J'avais rencontré Patrick au cours d'une soirée d'anniversaire chez des amis et j'étais tombée sous son charme. Très vite, nous avions débuté notre histoire. Patrick était un artiste : il faisait du théâtre et du chant choral, peignait et travaillait comme décorateur d'intérieur dans la petite entreprise de ses parents. Patrick manifestait un caractère calme et doux. Manifester à ses côtés ne me paraissait pas plus dangereux que de faire du shopping, d'aller nous balader ensemble le long d'une plage ou en forêt. J'avais donc décidé de l'accompagner.

  Nous étions partis en train pour rejoindre une cohorte que j'imaginais aussi pacifique que nous. Certes, il y avait beaucoup de monde, certes des gens arboraient des pancartes et des banderoles, certes des gens martelaient "non à l'obligation vaccinale", "non à une dictature" ou jouaient du tambour pour attirer l'attention, certes des policiers encadraient le cortège laissant penser que des incidents pouvaient éventuellement survenir, mais j'étais loin d'imaginer la suite.

Je n'avais pas hurlé, chanté, sauté, couru… Je me contentais de marcher en tenant la main de Patrick qui commenta "C'est chouette, on est nombreux !" Je faisais partie de la masse anonyme et ordinaire. 

Et puis la violence était venue, je ne sais d'où, je ne saurais dire comment. Elle était arrivée alors que la manifestation devait bientôt commencer à se disperser. Nous étions, en effet, quasiment à la fin du parcours lorsque j'avais aperçu des gens suspects. Certains étaient cagoulés et armés de gourdins. Ils entreprenaient de briser des vitres de voiture, mettaient des vitrines en morceaux et pillaient des boutiques. Comment aurais-je pu cautionner ces actes de violence ?  Tout à coup, j'avais entendu crier "fils de pute de bourgeois" et à quelques mètres de nous j'avais vu tabasser un homme qui sortait d'une rue latérale.  

Des policiers étaient rapidement apparus et étaient aussitôt intervenus. Je ne comprenais rien. Tout allait si vite.  Qu'est-ce que je faisais là ?  Patrick avait attrapé mon bras, m'avait entraînée avec lui sans que je prenne conscience ce qu'il se passait. J'avais reçu un coup sur la tête… Puis il y avait eu un trou rempli d'une brume épaisse… Plus tard, à ma sortie de l'hôpital, j'ai repassé en boucle la mauvaise scène qui avait été filmée avec un téléphone portable et qui pour moi n'est qu'une scène extraite d'un film noir, très noir…  



 

Micheline Boland



 

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Céline Delattre, une bilingue, remporte le concours de poésie de Flirt Flamand

Publié le par christine brunet /aloys

 
Une autrice bilingue remporte le concours 'Je te poème'
Communiqué de presse | Flirt Flamand 2022 | 19-05-2022

On ne pouvait pas rêver mieux : Céline Delattre, une bilingue, remporte le concours de poésie de Flirt Flamand. C’est ce que les ambassadeurs Lize Spit et Thomas Gunzig ont annoncé jeudi 19 mai lors d’une soirée de clôture à la librairie Passa Porta. Âgée de 41 ans, Céline est née à Tournai, mais l’amour l’a entraînée à Courtrai, où elle habite actuellement. Avec son poème « Encre marine », elle a remporté le triple premier prix : une publication dans la revue Poëziekrant et une nuitée dans le studio de la résidence de Passa Porta en plein cœur de Bruxelles – et ce, sous des draps Flirt Flamand ornés de son propre poème.

Auteur Thomas Gunzig et le gagnant Céline Delattre (photo: Caroline Lessire)

Depuis 2019, Flirt Flamand forme le trait d’union entre nos littératures néerlandophone et francophone. En 2022, la poésie était le facteur de liaison entre les auteurs belges. Les lecteurs découvrent les auteurs et lecteurs qui vivent de l’autre côté de la frontière linguistique. Depuis deux ans, Lize Spit et Thomas Gunzig encouragent les aventures transfrontalières. Cette année, ils ont pris la plume pour écrire le premier et le dernier vers d’un poème, dans le cadre de ‘Je Te Poème’ un concours de poésie.

Plus de 700 participants ont complété ce poème en néerlandais et en français. 481 poètes néerlandophones et 234 poètes francophones ont pris la plume et décerné des cœurs aux poèmes des autres participants sur flirtflamand.be.

Qui est Céline Delattre?

Avec ce poème, Céline n’en est pas à son coup d’essai. Elle a publié son premier recueil de poésie il y a vingt ans chez une petite maison d’édition de sa région natale, Chloé des Lys. Cinq autres recueils ont suivi, dont le dernier, intitulé Conjugaisons amères, a paru en 2021.

J’écris lentement. C’était aussi le cas pour ce concours. Le premier vers de Lize, “Une pieuvre a trois cœurs”, m’a entraînée à mon insu dans le monde sous-marin. Ce n’est qu’au tout dernier moment que j’ai achevé le poème en le débarrassant de ses clichés.

Céline Delattre, gagnant 'Je Te Poème'

Elle écrit et lit en français, mais est parfaitement bilingue. Même si elle avoue avoir « un côté sombre », elle est sensible à la beauté de la vie et se décrit comme quelqu’un qui a 'le soleil dans le cœur'. Son expérience professionnelle de travailleuse sociale et son empathie l’ont en partie inspirée pour écrire son poème. Céline a deux enfants, Aiko et Arthur, qui sont tous deux très fiers de leur maman. Anecdote amusante : Arthur doit son prénom à Arthur Rimbaud, le poète préféré de Céline.

Dix poèmes selectionnées 

Lors de la soirée de clôture à la librairie Passa Porta, les cinq poètes néerlandophones et les cinq poètes francophones retenus dans la présélection ont lu leur œuvre, en compagnie de Lize Spit et de Thomas Gunzig, qui ont chaque fois déclamé leurs propres vers. Les meilleurs poèmes ont été sélectionnés avec soin par Patrick Peeters, chargé de mission en poésie et non-fiction chez Flanders Literature, Piet Joostens, traducteur littéraire, auteur et programmateur à la maison internationale des littératures Passa Porta, et Marie Noble, commissaire générale de la Foire du Livre de Bruxelles. (photo: Caroline Lessire)

Publié dans Article presse

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Céline Delattre dans le VIF !

Publié le par christine brunet /aloys

https://focus.levif.be/livres/je-te-poeme-voici-le-poeme-de-la-gagnante-bilingue-du-concours/

https://focus.levif.be/livres/je-te-poeme-voici-le-poeme-de-la-gagnante-bilingue-du-concours/

Céline Delattre dans le VIF !

Céline Delattre, autrice bilingue, a remporté ce jeudi le concours de poésie organisé par Flirt Flamand. Son prix lui a été remis par Lize Spit et Thomas Gunzig lors d’une cérémonie à la librairie Passa Porta.

Âgée de 41 ans, Céline est née à Tournai, mais l’amour l’a entraînée à Courtrai, où elle habite actuellement. Avec son poème Encre marine, elle a remporté le triple premier prix: une publication dans la revue Poëziekrant et une nuitée dans le studio de la résidence de Passa Porta en plein cœur de Bruxelles – et ce, sous des draps Flirt Flamand ornés de son propre poème.

 

Depuis 2019, Flirt Flamand forme un trait d’union entre nos littératures néerlandophone et francophone. Depuis deux ans, Lize Spit et Thomas Gunzig encouragent les aventures transfrontalières. Cette année, ils ont pris la plume pour écrire le premier et le dernier vers d’un poème, dans le cadre du concours « Je Te Poème ». Plus de 700 participants ont complété ce poème en néerlandais et en français. 481 poètes néerlandophones et 234 poètes francophones ont pris la plume et décerné des cœurs aux poèmes des autres participants sur flirtflamand.be.

 

Avec ce poème, Céline n’en est pas à son coup d’essai. Elle a publié son premier recueil de poésie il y a vingt ans chez une petite maison d’édition de sa région natale, Chloé des Lys. Cinq autres recueils ont suivi, dont le dernier, intitulé Conjugaisons amères, est paru en 2021.

 

Voici le poème de Céline Delattre, Lize Spit & Thomas Gunzig (traduction par Isabelle Bambust):

 

Encre marine

Une pieuvre a trois cœurs
Battant férocement, inlassablement
– Je n’ai qu’un coeur idiot
Battant excentrique,
A contre-courant
Les vagues incandescentes
Fracassent la ligne d’horizon
Le soleil ploie
Épaves ruisselantes
Lichens lumineux
Rendus à l’oubli
De noires étendues moutonneuses
Encre de Chine, encre marine
Une pieuvre
Trois coeurs
Neufs
Un coeur essoufflé, exsangue
Panse les plaies, ailes de papier
et quand l’un après l’autre ils se taisent,
la nuit tombe dans les fonds marins.

 

Marineblauwe inkt

Een octopus heeft drie harten
Hevig, onvermoeibaar kloppend
– Ik heb alleen een hart, getikt,
Buitenissig kloppend,
Tegen de stroom in
De gloeiende golven
Verbrijzelen de horizon
De zon kromt
Droppelende wrakken
Lichtende lichenen
In vergetelheid geraakt
Zwarte wollige vlakken
Chinese inkt, en marineblauw
Een octopus
drie harten
Onaangeroerd
Een uitgeput hart, buiten adem
Heelt de letsels, vlerken van papier
en als de een na de ander zwijgt,
valt de nacht op de bodem van de zee.

Publié dans Article presse

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Enfin l'émission 8 d'ACTUTV 2 !

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/MrpURq4H5o4

AU PROGRAMME de cette 8e émission

- Interview de Jean Destree par Carine-Laure Desguin

- Chronique de livres par Edmée de Xhavée :

  • "L'île, elle et nous" de Marguerite Debois
  • "Ayma" de Sophie Vuillemin

- Chronique de livre par Carine-Laure Desguin :

  • "Il n'y aura pas de fumée blanche" d'Emilie Decamp

- Chronique de livres par Christine Brunet :

  • "Meutres surnaturels T2 : La chute de Julian Kolovos" de Joe Valeska
  • " Les nuages de Fudji, la petite chatte" de Marie-Alice Claeys
  • " Aube et crépuscule" de Patrick Beaucamps
  • " Les chroniques de Baltus T2 : Equaam" de Laurent Dumortier
  • " Place au hasard" de Chloé Derasse

-Teasers des deux premiers tomes des "Chroniques de Baltus"

- Les Enchantés

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Une chronique de l'ouvrage « Sept endroits où disparaître » d’Olivier VOJETTA par le blog "Sonia Boulimique des livres"

Publié le par christine brunet /aloys

Une chronique de l'ouvrage « Sept endroits où disparaître » d’Olivier VOJETTA par le blog "Sonia Boulimique des livres"

Résumé :

Un écrivain est quelqu’un dont l’obsession première est de faire en sorte que le mot et ce qu’il désigne ne fassent plus qu’un. Il vit toujours dans le fantasme que les mots donnent à la réalité son cadre. Et lorsque l’on a une seule idée en tête, se débarrasser de ses souvenirs d’enfance devenus des embrasements de douleur, noyer cette souffrance sans plaisir ni regret, il n’est pas étonnant que l’on choisisse les mots pour se proposer un autre monde.
Les mots font du trapèze, du fauteuil roulant, du youyou sur le fleuve, et bien d’autres choses encore, autrement plus sérieuses. Les mots font vivre les êtres. Et les mots créent un cosmos de substitution qui n’est pas simplement imaginaire. La littérature n’est pas seulement de l’ordre de la fiction. C’est une possibilité d’univers différent, ni au-dessous, ni au-dessus, mais à côté, et dont la légitimité est la même que ce qu’on appelle « la vraie vie ».
Celle qui pique, celle où on tombe, où l’on se fait mal. Dans un livre, on peut tomber. Dans un livre, on peut se faire mal. Dans un livre, on peut partir à la guerre. Dans un livre, on peut se faire frapper. Dans un livre, on peut mourir. Dans un livre, on peut même disparaître. Le point commun le plus évident aux nouvelles réunies ici est qu’elles m’ont permis de me soustraire au monde, et à moi-même.
Certaines ont été publiées, dans divers recueils collectifs, puis sont devenues introuvables. Conformément à ce que je viens de dire, j’espère qu’elles pourront servir à d’autres que moi. Qui, en effet, n’a jamais eu envie de disparaître au moins une fois dans sa vie ? Disparaître par une trappe qui soudain s’ouvrirait sous les pieds du fauteuil. Pof ! Un trou, une oubliette, rien de plus, rien de moins.
Le cliché de la trappe, nous sommes nombreux à y avoir pensé, comme ça serait commode ! Oui mais voilà, dans la vraie vie, cela n’existe pas. C’est, en somme, la raison d’être de cette publication.

Mon avis :

Olivier nous propose avec « Sept endroits où disparaître » un ouvrage original : sept nouvelles apportant de l’évasion, en français dans la première partie, et traduites en anglais dans une seconde partie. Voilà une très belle initiative.

J’ai navigué entre les deux langues, commençant certaines nouvelles par la version anglaise, d’autres par la version française. J’ai ressorti mon vieux dico d’anglais ! Alors, j’avoue que lire en anglais n’a pas été de tout repos, cela m’a demandé bien plus de concentration, vous vous en doutez. Mais cela m’a rappelé de bons souvenirs : il doit y avoir une dizaine d’années, j’avais découvert la collection bilingue du livre de poche, j’avais tenté l’expérience avec plusieurs auteurs américains, et j’avoue que j’y avais pris beaucoup de plaisir.

Au début de chaque nouvelle, Olivier nous précise quand et dans quel contexte le texte a été écrit. Car comme précisé dans le résumé, ce sont des nouvelles éditées séparément, et pour certaines, désormais introuvables.

L’Australie, pays d’adoption d’Olivier, est bien représentée, le thème de l’évasion est creusé sous des formes bien différentes. Où souhaitez-vous vous évader ? Dans un jardin parfumé, un océan bleu turquoise, entre les bras d’un amour passionné, ou tout simplement dans une rue ?

La plume d’Olivier est délicate, sensible et très poétique. Avec des textes courts mais que j’ai trouvé très percutants, il s’attarde sur certaines tranches de vie, nous met l’esprit un peu en vrac, et nous permet de passer un bon moment de lecture. Olivier a réussi à m’embarquer en quelques pages, j’ai trouvé l’évasion entre les pages de ses récits. C’était le but !

Certaines nouvelles m’ont interpellée plus que d’autres :

  • Celui qui m’a appris à voir

Voilà une vision édulcorée de la prison, de ses murs clos, et de son pouvoir d’évasion dans un jardin magnifique. Jardin existant vraiment dans cette prison, ou bien mirage merveilleux telle une oasis en plein milieu du désert ? A vous de le découvrir. 

Il n’empêche que j’ai eu une drôle de réaction à la lecture de ce texte : le narrateur profite des journées interminables de son emprisonnement pour lire autant qu’il peut. Je me suis prise à rêver d’être coincée dans une cellule, avec ma PAL. N’avoir rien d’autre à faire que lire. Quel bonheur ! Je ne suis pas normale, vous confirmez ?

« Il a transmis son savoir, son humanité. A tous, sans aucune distinction, sans aucun jugement. Son ambition était de faire de cette prison un jardin de l’espoir. Pour s’extraire du lieu et pourtant y être vraiment. »

  • Soirs de Paris

Écrite en hommage à l’auteur japonais Natsume Soseki, cette nouvelle retrace l’histoire d’un père et d’un fils, dans un Paris blessé par les attentats de 2015. Elle donne la place belle également à la lecture et aux livres. 

« Pour lui c’était ça le problème avec la télévision, les réseaux sociaux, l’Internet : on lit ce qui apparaît sur l’écran alors qu’on devrait toujours sélectionner ce qu’on lit, ce qu’on voit, quand on a besoin de le lire, de le voir. »

  • Nativo

Cette nouvelle, la plus longue, est découpée en 4 mini chapitres. Nous passons un peu de temps avec Carmen, qui s’inquiète pour son père, toréador. La tauromachie et ses dangers sont développés de manière poétique, cette nouvelle m’a beaucoup touchée, dans le sens où cette pratique me révolte. 

Je vous conseille ce recueil si vous appréciez les nouvelles, et si vous avez envie de tester vos connaissances en anglais, tout en ayant une issue de secours, à savoir, la traduction française !

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