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Céline Delattre, une bilingue, remporte le concours de poésie de Flirt Flamand

Publié le par christine brunet /aloys

 
Une autrice bilingue remporte le concours 'Je te poème'
Communiqué de presse | Flirt Flamand 2022 | 19-05-2022

On ne pouvait pas rêver mieux : Céline Delattre, une bilingue, remporte le concours de poésie de Flirt Flamand. C’est ce que les ambassadeurs Lize Spit et Thomas Gunzig ont annoncé jeudi 19 mai lors d’une soirée de clôture à la librairie Passa Porta. Âgée de 41 ans, Céline est née à Tournai, mais l’amour l’a entraînée à Courtrai, où elle habite actuellement. Avec son poème « Encre marine », elle a remporté le triple premier prix : une publication dans la revue Poëziekrant et une nuitée dans le studio de la résidence de Passa Porta en plein cœur de Bruxelles – et ce, sous des draps Flirt Flamand ornés de son propre poème.

Auteur Thomas Gunzig et le gagnant Céline Delattre (photo: Caroline Lessire)

Depuis 2019, Flirt Flamand forme le trait d’union entre nos littératures néerlandophone et francophone. En 2022, la poésie était le facteur de liaison entre les auteurs belges. Les lecteurs découvrent les auteurs et lecteurs qui vivent de l’autre côté de la frontière linguistique. Depuis deux ans, Lize Spit et Thomas Gunzig encouragent les aventures transfrontalières. Cette année, ils ont pris la plume pour écrire le premier et le dernier vers d’un poème, dans le cadre de ‘Je Te Poème’ un concours de poésie.

Plus de 700 participants ont complété ce poème en néerlandais et en français. 481 poètes néerlandophones et 234 poètes francophones ont pris la plume et décerné des cœurs aux poèmes des autres participants sur flirtflamand.be.

Qui est Céline Delattre?

Avec ce poème, Céline n’en est pas à son coup d’essai. Elle a publié son premier recueil de poésie il y a vingt ans chez une petite maison d’édition de sa région natale, Chloé des Lys. Cinq autres recueils ont suivi, dont le dernier, intitulé Conjugaisons amères, a paru en 2021.

J’écris lentement. C’était aussi le cas pour ce concours. Le premier vers de Lize, “Une pieuvre a trois cœurs”, m’a entraînée à mon insu dans le monde sous-marin. Ce n’est qu’au tout dernier moment que j’ai achevé le poème en le débarrassant de ses clichés.

Céline Delattre, gagnant 'Je Te Poème'

Elle écrit et lit en français, mais est parfaitement bilingue. Même si elle avoue avoir « un côté sombre », elle est sensible à la beauté de la vie et se décrit comme quelqu’un qui a 'le soleil dans le cœur'. Son expérience professionnelle de travailleuse sociale et son empathie l’ont en partie inspirée pour écrire son poème. Céline a deux enfants, Aiko et Arthur, qui sont tous deux très fiers de leur maman. Anecdote amusante : Arthur doit son prénom à Arthur Rimbaud, le poète préféré de Céline.

Dix poèmes selectionnées 

Lors de la soirée de clôture à la librairie Passa Porta, les cinq poètes néerlandophones et les cinq poètes francophones retenus dans la présélection ont lu leur œuvre, en compagnie de Lize Spit et de Thomas Gunzig, qui ont chaque fois déclamé leurs propres vers. Les meilleurs poèmes ont été sélectionnés avec soin par Patrick Peeters, chargé de mission en poésie et non-fiction chez Flanders Literature, Piet Joostens, traducteur littéraire, auteur et programmateur à la maison internationale des littératures Passa Porta, et Marie Noble, commissaire générale de la Foire du Livre de Bruxelles. (photo: Caroline Lessire)

Publié dans Article presse

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Céline Delattre dans le VIF !

Publié le par christine brunet /aloys

https://focus.levif.be/livres/je-te-poeme-voici-le-poeme-de-la-gagnante-bilingue-du-concours/

https://focus.levif.be/livres/je-te-poeme-voici-le-poeme-de-la-gagnante-bilingue-du-concours/

Céline Delattre dans le VIF !

Céline Delattre, autrice bilingue, a remporté ce jeudi le concours de poésie organisé par Flirt Flamand. Son prix lui a été remis par Lize Spit et Thomas Gunzig lors d’une cérémonie à la librairie Passa Porta.

Âgée de 41 ans, Céline est née à Tournai, mais l’amour l’a entraînée à Courtrai, où elle habite actuellement. Avec son poème Encre marine, elle a remporté le triple premier prix: une publication dans la revue Poëziekrant et une nuitée dans le studio de la résidence de Passa Porta en plein cœur de Bruxelles – et ce, sous des draps Flirt Flamand ornés de son propre poème.

 

Depuis 2019, Flirt Flamand forme un trait d’union entre nos littératures néerlandophone et francophone. Depuis deux ans, Lize Spit et Thomas Gunzig encouragent les aventures transfrontalières. Cette année, ils ont pris la plume pour écrire le premier et le dernier vers d’un poème, dans le cadre du concours « Je Te Poème ». Plus de 700 participants ont complété ce poème en néerlandais et en français. 481 poètes néerlandophones et 234 poètes francophones ont pris la plume et décerné des cœurs aux poèmes des autres participants sur flirtflamand.be.

 

Avec ce poème, Céline n’en est pas à son coup d’essai. Elle a publié son premier recueil de poésie il y a vingt ans chez une petite maison d’édition de sa région natale, Chloé des Lys. Cinq autres recueils ont suivi, dont le dernier, intitulé Conjugaisons amères, est paru en 2021.

 

Voici le poème de Céline Delattre, Lize Spit & Thomas Gunzig (traduction par Isabelle Bambust):

 

Encre marine

Une pieuvre a trois cœurs
Battant férocement, inlassablement
– Je n’ai qu’un coeur idiot
Battant excentrique,
A contre-courant
Les vagues incandescentes
Fracassent la ligne d’horizon
Le soleil ploie
Épaves ruisselantes
Lichens lumineux
Rendus à l’oubli
De noires étendues moutonneuses
Encre de Chine, encre marine
Une pieuvre
Trois coeurs
Neufs
Un coeur essoufflé, exsangue
Panse les plaies, ailes de papier
et quand l’un après l’autre ils se taisent,
la nuit tombe dans les fonds marins.

 

Marineblauwe inkt

Een octopus heeft drie harten
Hevig, onvermoeibaar kloppend
– Ik heb alleen een hart, getikt,
Buitenissig kloppend,
Tegen de stroom in
De gloeiende golven
Verbrijzelen de horizon
De zon kromt
Droppelende wrakken
Lichtende lichenen
In vergetelheid geraakt
Zwarte wollige vlakken
Chinese inkt, en marineblauw
Een octopus
drie harten
Onaangeroerd
Een uitgeput hart, buiten adem
Heelt de letsels, vlerken van papier
en als de een na de ander zwijgt,
valt de nacht op de bodem van de zee.

Publié dans Article presse

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Enfin l'émission 8 d'ACTUTV 2 !

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/MrpURq4H5o4

AU PROGRAMME de cette 8e émission

- Interview de Jean Destree par Carine-Laure Desguin

- Chronique de livres par Edmée de Xhavée :

  • "L'île, elle et nous" de Marguerite Debois
  • "Ayma" de Sophie Vuillemin

- Chronique de livre par Carine-Laure Desguin :

  • "Il n'y aura pas de fumée blanche" d'Emilie Decamp

- Chronique de livres par Christine Brunet :

  • "Meutres surnaturels T2 : La chute de Julian Kolovos" de Joe Valeska
  • " Les nuages de Fudji, la petite chatte" de Marie-Alice Claeys
  • " Aube et crépuscule" de Patrick Beaucamps
  • " Les chroniques de Baltus T2 : Equaam" de Laurent Dumortier
  • " Place au hasard" de Chloé Derasse

-Teasers des deux premiers tomes des "Chroniques de Baltus"

- Les Enchantés

Publié dans vidéo

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Une chronique de l'ouvrage « Sept endroits où disparaître » d’Olivier VOJETTA par le blog "Sonia Boulimique des livres"

Publié le par christine brunet /aloys

Une chronique de l'ouvrage « Sept endroits où disparaître » d’Olivier VOJETTA par le blog "Sonia Boulimique des livres"

Résumé :

Un écrivain est quelqu’un dont l’obsession première est de faire en sorte que le mot et ce qu’il désigne ne fassent plus qu’un. Il vit toujours dans le fantasme que les mots donnent à la réalité son cadre. Et lorsque l’on a une seule idée en tête, se débarrasser de ses souvenirs d’enfance devenus des embrasements de douleur, noyer cette souffrance sans plaisir ni regret, il n’est pas étonnant que l’on choisisse les mots pour se proposer un autre monde.
Les mots font du trapèze, du fauteuil roulant, du youyou sur le fleuve, et bien d’autres choses encore, autrement plus sérieuses. Les mots font vivre les êtres. Et les mots créent un cosmos de substitution qui n’est pas simplement imaginaire. La littérature n’est pas seulement de l’ordre de la fiction. C’est une possibilité d’univers différent, ni au-dessous, ni au-dessus, mais à côté, et dont la légitimité est la même que ce qu’on appelle « la vraie vie ».
Celle qui pique, celle où on tombe, où l’on se fait mal. Dans un livre, on peut tomber. Dans un livre, on peut se faire mal. Dans un livre, on peut partir à la guerre. Dans un livre, on peut se faire frapper. Dans un livre, on peut mourir. Dans un livre, on peut même disparaître. Le point commun le plus évident aux nouvelles réunies ici est qu’elles m’ont permis de me soustraire au monde, et à moi-même.
Certaines ont été publiées, dans divers recueils collectifs, puis sont devenues introuvables. Conformément à ce que je viens de dire, j’espère qu’elles pourront servir à d’autres que moi. Qui, en effet, n’a jamais eu envie de disparaître au moins une fois dans sa vie ? Disparaître par une trappe qui soudain s’ouvrirait sous les pieds du fauteuil. Pof ! Un trou, une oubliette, rien de plus, rien de moins.
Le cliché de la trappe, nous sommes nombreux à y avoir pensé, comme ça serait commode ! Oui mais voilà, dans la vraie vie, cela n’existe pas. C’est, en somme, la raison d’être de cette publication.

Mon avis :

Olivier nous propose avec « Sept endroits où disparaître » un ouvrage original : sept nouvelles apportant de l’évasion, en français dans la première partie, et traduites en anglais dans une seconde partie. Voilà une très belle initiative.

J’ai navigué entre les deux langues, commençant certaines nouvelles par la version anglaise, d’autres par la version française. J’ai ressorti mon vieux dico d’anglais ! Alors, j’avoue que lire en anglais n’a pas été de tout repos, cela m’a demandé bien plus de concentration, vous vous en doutez. Mais cela m’a rappelé de bons souvenirs : il doit y avoir une dizaine d’années, j’avais découvert la collection bilingue du livre de poche, j’avais tenté l’expérience avec plusieurs auteurs américains, et j’avoue que j’y avais pris beaucoup de plaisir.

Au début de chaque nouvelle, Olivier nous précise quand et dans quel contexte le texte a été écrit. Car comme précisé dans le résumé, ce sont des nouvelles éditées séparément, et pour certaines, désormais introuvables.

L’Australie, pays d’adoption d’Olivier, est bien représentée, le thème de l’évasion est creusé sous des formes bien différentes. Où souhaitez-vous vous évader ? Dans un jardin parfumé, un océan bleu turquoise, entre les bras d’un amour passionné, ou tout simplement dans une rue ?

La plume d’Olivier est délicate, sensible et très poétique. Avec des textes courts mais que j’ai trouvé très percutants, il s’attarde sur certaines tranches de vie, nous met l’esprit un peu en vrac, et nous permet de passer un bon moment de lecture. Olivier a réussi à m’embarquer en quelques pages, j’ai trouvé l’évasion entre les pages de ses récits. C’était le but !

Certaines nouvelles m’ont interpellée plus que d’autres :

  • Celui qui m’a appris à voir

Voilà une vision édulcorée de la prison, de ses murs clos, et de son pouvoir d’évasion dans un jardin magnifique. Jardin existant vraiment dans cette prison, ou bien mirage merveilleux telle une oasis en plein milieu du désert ? A vous de le découvrir. 

Il n’empêche que j’ai eu une drôle de réaction à la lecture de ce texte : le narrateur profite des journées interminables de son emprisonnement pour lire autant qu’il peut. Je me suis prise à rêver d’être coincée dans une cellule, avec ma PAL. N’avoir rien d’autre à faire que lire. Quel bonheur ! Je ne suis pas normale, vous confirmez ?

« Il a transmis son savoir, son humanité. A tous, sans aucune distinction, sans aucun jugement. Son ambition était de faire de cette prison un jardin de l’espoir. Pour s’extraire du lieu et pourtant y être vraiment. »

  • Soirs de Paris

Écrite en hommage à l’auteur japonais Natsume Soseki, cette nouvelle retrace l’histoire d’un père et d’un fils, dans un Paris blessé par les attentats de 2015. Elle donne la place belle également à la lecture et aux livres. 

« Pour lui c’était ça le problème avec la télévision, les réseaux sociaux, l’Internet : on lit ce qui apparaît sur l’écran alors qu’on devrait toujours sélectionner ce qu’on lit, ce qu’on voit, quand on a besoin de le lire, de le voir. »

  • Nativo

Cette nouvelle, la plus longue, est découpée en 4 mini chapitres. Nous passons un peu de temps avec Carmen, qui s’inquiète pour son père, toréador. La tauromachie et ses dangers sont développés de manière poétique, cette nouvelle m’a beaucoup touchée, dans le sens où cette pratique me révolte. 

Je vous conseille ce recueil si vous appréciez les nouvelles, et si vous avez envie de tester vos connaissances en anglais, tout en ayant une issue de secours, à savoir, la traduction française !

Publié dans avis de blogs

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Des haïkus signés Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

HAÏKUS

 

Pause du soleil

Au-dessus du haut-fourneau

Que ma ville est belle

 

Terrils verdoyants

Je voudrais les regarder

Jusqu'au dernier jour

 

L'hôtel de police

Chef-d'œuvre de Jean Nouvel

Au bout de mon doigt

 

Un pas après l'autre

Sur le chemin de halage 

La ville n'est qu'un rêve !



 

Micheline Boland

 

Publié dans Poésie

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Canapé-livres vous met... à la page !Au programme cette semaine :" Des larmes et des Images " de Charles-François Pezzin sorti chez Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

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Micheline Boland nous propose un texte "Le Pont"

Publié le par christine brunet /aloys

LE PONT

 

Chez mes parents, il y a un tableau dans le living. L'œuvre, une aquarelle, représente à l'avant plan un petit pont en bois qui enjambe un ruisselet et conduit à un endroit boisé. Il ne s'agit pas d'une œuvre impressionniste ou plus ou moins abstraite, mais plutôt d'une œuvre réaliste. Y sont représentés de hauts arbres, des feuillages ainsi que des branches dénudées. Les couleurs sont assez chaudes. En fermant les yeux, il me semble que j'entends un léger craquement tandis que je m'imagine parcourir le pont avec mon amoureux. Ce paysage, j'ai appris à le connaître depuis peu. Il ne m'est devenu familier que depuis ma rencontre avec Christopher à une soirée d'anniversaire. C'est là que Christopher et moi nous promenons souvent main dans la main en bavardant et apprenant ainsi à nous connaître. Un chemin s'y faufile entre les feuillus. De temps à autre, nous y croisons un couple de tourtereaux, nous y rencontrons des gosses qui jouent à cache-cache ou des gens promenant leur chien. 

J'ai toujours envisagé que cette aquarelle était une œuvre de François un ami d'enfance de mon père, mais aujourd'hui, je me dis que ce n'est peut-être qu'une déduction erronée. Comment François qui habite une autre région aurait-il pu, en effet, connaître ce coin ?  

Mes parents et moi prenons un café après le repas du soir. Mon père lit son journal, ma mère fume sa cigarette quotidienne. Mon regard s'attarde sur le tableau accroché face à moi. Ma mère s'en étonne et s'en amuse. Elle sourit : "Qu'est-ce que tu as à regarder ainsi ce tableau ? Tu donnes l'impression de ne l'avoir jamais vu…."

Je réponds simplement : "Je me demandais qui l'avait peint…"

"Bonne question ! C'est une des rares œuvres de ton père… C'est là que je l'emmenais quand nous nous sommes connus… Et figure-toi que c'est aussi là-bas que ma mère et mon père se promenaient quand ils étaient jeunes, que ton oncle Pierre entraînait Monique, ta tante, avant leur mariage…C'est un endroit particulier pour la famille, un lieu qui lui porte bonheur… Historiquement une partie du petit bois appartenait d'ailleurs à la famille, puis l'administration communale a exproprié cette partie afin de construire des habitations sociales. C'est ce qu'on m'a raconté. C'est peut-être pour cette raison, que nous y sommes attachés. Quand tu étais gamine, on t'y conduisait volontiers… Tu y jouais à l'abri du danger, tu ne risquais guère de t'y perdre, car tu étais une enfant prudente."

Le temps file… Je me rends de loin en loin chez mes parents. Quand je vois un arbre, la peinture du living se rappelle à moi. Un petit bois c'est beau, ça passe les décennies en conservant son charme, c'est habillé d'une magie qui traverse les saisons de manière agréable. 

Le temps file et mon père participe à une exposition de peintures organisée à l'occasion de la rénovation du centre culturel. Il y présente l'aquarelle du living ainsi que des fusains mettant en scène l'église, la place communale et le vieux puits.  

Je crois que j'aurais pu aimer à jamais ce petit bois s'il n'y avait eu le fait-divers qui vient de le mettre en évidence à la une de journaux. Un homme installé depuis peu dans la localité s'y est pendu suite à une faillite suivie d'une rupture amoureuse. C'est un couple qui se baladait avec son vieux toutou qui avait fait la découverte. Un journaliste, qui a interviewé des proches  de cet homme, suggère que c'est en voyant l'œuvre de mon père qu'il avait eu l'idée d'aller visiter le petit bois, puis quelques semaines plus tard de s'y rendre pour mettre fin à ses jours plutôt que d'avaler des cachets comme il l'avait évoqué de manière désinvolte à la fin d'un repas trop bien arrosé… 

Un jour, peut-être arriverai-je de nouveau à apprécier le petit bois et à y savourer l'instant présent ? Ne pourrait-il suffire d'y vivre un bonheur tout chaud pour enfermer la tragédie dans la boîte aux oublis ?

 

Micheline Boland

 

Publié dans Textes

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"Le marchand de glace", un texte extrait de "La vraie vérité" signé Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

LE MARCHAND DE GLACE

 

Emilio est arrivé en Belgique dans les années 50 et il a travaillé dans une mine de la région jusqu'à sa fermeture. Que faire quand on a moins de 40 ans dans un pays accueillant et socialement avancé, on cherche et on trouve.

En Sicile, il avait son grand-oncle Antonio qui était glacier à Catane. Lors d'un voyage, il est allé le voir, ce grand-oncle et lui a dit combien il aimerait exercer son métier. 

En moins de 15 jours, Emilio a tout appris des recettes d'Antonio, ses trucs, ses tours de main.

Le mois de septembre était particulièrement clément et Emilio qui s'était bien équipé dès son retour a commencé à vendre des glaces à l'italienne dans son garage.

Ses voisins étaient enthousiastes et le bouche à oreille fonctionnait si bien qu'Emilio ne savait plus où donner de la tête.

Heureusement pour lui, la mauvaise saison arrivait et les amateurs se faisaient plus rares.

"Et pourquoi ne ferais-tu pas une tournée avec une camionnette ?"

L'idée de Luigia, sa femme, était bonne. 

Emilio a eu quelques mois pour acheter une camionnette, la faire repeindre en couleurs vives et l'équiper d'un matériel ultra moderne. 

Comment faire savoir aux clients que l'on arrive dans le quartier ? 

Luigia, une fois de plus, a eu l'idée : installer une sono et faire passer une musique entraînante. 

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gamin qui s'y connaît en électronique a tôt fait de bricoler quelque chose.

C'est depuis ce jour qu'Emilio est connu dans toute la ville. Lui et sa camionnette vert, blanc, rouge et la musique de Titanic.

 

Louis Delville 

 

Extrait de "La vraie vérité"

 

 

Publié dans extraits

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Maël Gentgen présente rapidement son ouvrage "La ride des jours"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie :

 

« Je serais cosmonaute »

Un mouvement de stylo dessine parfois une route vers les étoiles.

C'est ce que le jeune écrivain belge né en 1987, Maël Gentgen, doit se dire, lui qui enfant rêvait de se percher sur l'extrémité du croissant de lune.

Du ciel de l'enfance est né un imaginaire de voyage.

Et quand, en fouillant dans une vieille malle rongée par l'oubli, il découvre un recueil de poèmes écrits par son père, c'est la révélation : la poésie était la voie à suivre.

 

 

Présentation

 

Elle est si belle cette vie que l'on passe à échouer

sous ce soleil qui éclaire nos sourires de condamnés à mort

dont les cœurs

sont des doux nids

d'oiseaux rêveurs

 

Publié dans Présentation

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S. Matar nous présente son ouvrage "La planète de l'extase"

Publié le par christine brunet /aloys

Résumé : 

    Connaissez-vous Silam, cette lointaine planète dont les habitants ont vécu la révolution « extasienne » et trouvé ainsi la paix et le bonheur ?

Composé de multiples histoires, fantaisie humaniste plus que science-fiction, ce roman raconte les aventures d’Adama, un écrivain silamien envoyé en mission secrète sur Terre pour explorer la complexité de notre psyché et sa quête perpétuelle d’identité, individuelle, sexuelle et sociale.

On est tout de suite embarqué dans cette fiction à l’imagination débordante, où le réalisme côtoie la folie.

 

La biographie d’auteur

Comme le héros de son roman, il a vécu dans plusieurs pays, sur plusieurs continents… Mais il se plais souvent à retourner sur Silam, la planète de son imagination !

Les récits du roman

Ma mission chez les Terriens                                                               

L'île de l'extase                                                                                 

Histoire de Jackson, premier singe devenu homme               

Les trois cités                                                                     

Le moine et le mécréant                                                        

Le jour où le Seigneur apparut                                                         

La femme terre                                                                                     

L’aigle et la colombe                                                         

L’au-delà                                                                                

Les petits-enfants de Tarzan                                                        

Le passé                                                                                            

Le meilleur des mondes                                              

Mission spéciale                                                           

Les armées de la civilisation                                              

La mystérieuse contrée de Sîn                                    

Aveux                   

Publié dans Présentation

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