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Joe Valeska nous livre la Suite de l’extrait de Meurtres Surnaturels, volume III : Le Triomphe de Julian Kolovos

Publié le par christine brunet /aloys

 



 

– J’ai assisté à la crucifixion de Jésus de Nazareth, en 30, et c’était un bien triste spectacle, ça aussi. Dans leur bêtise et dans leur arrogance, les hommes peuvent être d’une cruauté incommensurable. J’ai pleuré, ce jour-là, et je n’ai plus jamais pleuré, depuis. Ou je ne m’en souviens plus, pour être tout à fait honnête. Mais je sais ce qu’est la tristesse. Et la joie, et l’amour, ajouta-t-il. Je comprends toutes les émotions et je les ressens de façon intense. Plus qu’un être humain.

La crucifixion de Jésus ? Excuse-moi, je n’avais pas l’intention de te blesser, assura Julian, un brin condescendant. Tout ceci est à la fois passionnant et incroyable… Charlemagne, Jeanne d’Arc, le massacre de la Saint Barthélémy, Louis XIV, la Révolution française… Jésus ! Mais si tu nous disais plutôt ce que vous venez faire ici, tous les trois. Car vous n’êtes bien que trois, n’est-ce pas ?

– Julian… hésita Janine. Pourquoi leur ferions-nous confiance ? Ces histoires sont passionnantes, quoique tristes, mais qui nous dit qu’ils sont pacifiques ? Les vampires sont puissants, tu sais… Ils pourraient nous manipuler. J’ai été manipulée. Et tu sais fort bien de quoi je parle…

– Mais vous avez mille fois raison, belle dame, répondit le vampire Valentin aux yeux vairons envoûtants. Rien ne peut vous garantir que nous venons en paix, c’est vrai, mais c’est pourtant le cas. Alcibiade est un être bon et généreux. Il nous a sauvés, Farah et moi, de nos existences au service d’un monstre. Cet homme est un saint. Un véritable saint. Je puis vous le garantir.

Alcibiade lui fit remarquer qu’il en faisait trop, comme toujours, et qu’il le mettait dans l’embarras.

Après une minute de réflexion, à se jauger les uns les autres, Julian réitéra sa question.

– Raka, susurra alors Alcibiade. Vous connaissez tous ce prénom, il me semble… Vos noms, ainsi que les nôtres, figurent sur sa longue liste noire. Elle vous en veut, pour diverses raisons, et elle nous en veut, pour d’autres. Mais son but ultime est l’éradication des vampires et des loups-garous. Car elle nous hait. Elle nous hait tous. (Il soupira et passa une main dans son admirable et longue chevelure blonde.) Savez-vous que ce sont malheureusement ceux de ma race qui sont à l’origine de la guerre vampires/sorcières ? leur demanda-t-il, morose.

– Oui, répondit Janine. Et tout changea dramatiquement ce jour-là, à cause d’un seul immortel. Shade était le grand maître des vampires. Le roi. Il assassina la femme qu’il aimait, Mana, qui était une puissante sorcière. J’ai lu cette histoire et bien d’autres dans les nombreux livres que possédait mon compagnon, Joshua, qui est mort.

– Les fameux livres des sorcières que l’on croyait perdus, murmura Alcibiade, détournant le regard. Mes sincères condoléances pour votre malheureux compagnon, dit-il enfin. Mais si des sorcières vengeresses détenaient le pouvoir…

– Raka nous détruirait tous, les uns après les autres ! conclut Julian, plongé dans de bien funestes pensées. Ça ne finira donc jamais…

– Tu as tout compris… acquiesça Alcibiade. Aussi, je vous propose un partenariat. Trouvons cette sorcière névrosée, où qu’elle se cache, et détruisons-la. Elle est le serpent à qui il faut couper la tête.

Le vampire vint alors se poser face à Julian. Sans ciller, il lui tendit la main. Adam, Max, Janine, Kristoff, Valentin et Farah les considéraient non sans appréhension.

Mais l’acteur, malgré ses doutes, accepta finalement cette main tendue et froide.

Adam entraîna prestement Julian à l’écart. Et tant pis si l’acte ressemblait à une franche hostilité. Pourtant, Alcibiade et ses camarades ne parurent guère étonnés par l’attitude du séduisant jeune homme aux cheveux roux.

L’impresario rappela à son frère de cœur la façon dont les vampires se nourrissaient. Il lui rappela également que le château abritait plusieurs êtres humains, dont son père et sa sœur. Autant de repas potentiels et faciles.

À ces mots, Julian frissonna. Troublé, il fixa Adam, puis tourna son regard vers Alcibiade. « Non… », songea-t-il. « Je ne ressens aucune perversion en lui, petit frère. Mais… on ne sait jamais. » Il alla prendre appui sur la ceinture de mâchicoulis comme s’il était tout seul sur le chemin de ronde. Adam l’imita et lui demanda avec insistance s’il avait compris les mots qui venaient de sortir de sa bouche. Pour toute réponse, Julian poussa un profond soupir de totale confusion.

Ils n’avaient pas remarqué qu’Alcibiade, nonchalamment, les avait rejoints. À son tour, un sourire un rien canaille aux lèvres, le vampire posa ses mains sur la ceinture de mâchicoulis. Quand il réalisa qu’ils n’étaient plus seuls, Adam tressauta. « Putain ! », lâcha-t-il. « Serais-tu un crocodile ? » Alcibiade ne put s’empêcher de ricaner, ce qui faillit faire sortir Adam, d’ordinaire très cool, de ses gonds.

Passablement mal à l’aise, Julian pria son ami de le laisser seul avec le vampire. À contrecœur, Adam obtempéra et rejoignit les autres à l’autre bout du chemin de ronde. Ils semblaient tous fort perplexes. Comme pour le rassurer, Kristoff posa une main sur l’épaule d’Adam, et la belle Farah lui dit qu’il avait tort de s’inquiéter, qu’ils savaient parfaitement se contrôler. Adam haussa les épaules et croisa les bras, attendant la suite de ce énième bouleversement avec impatience. « À quoi bon discuter à l’écart ? », fit-il remarquer. « Ne sommes-nous pas tous dotés d’une ouïe surnaturelle ? » « Voilà qui est tout à fait vrai, mon ami », chuchota Max, attentif.

– Ni moi ni mes amis n’avons l’intention de nous nourrir du sang des humains qui vivent dans ce château, Julian Kolovos, promit l’être immortel. Nous ne sommes pas du tout ce genre de vampires. Je déteste ce genre de vampires ! (Repassant sa main dans sa longue chevelure blond vénitien, il ricana de nouveau, un brin empoté.) Tu sais, je ne t’ai pas menti. Comme te l’a confirmé Farah, il y a quelques minutes à peine, je suis réellement fan. Quelque part, ça me blesse un peu que mon idole se méfie de moi. Cela dit, je comprends parfaitement, je ne suis pas un imbécile. J’agirais probablement de la même manière en pareilles circonstances.

– Je veux te faire confiance, Alcibiade… mais je ne te connais pas, c’est aussi simple que ça. Et puis, mon père et ma sœur vivent ici. Bien des fois, ces dernières années, nous avons flirté avec la mort. J’ai moi-même failli mourir dans des circonstances abominables, il n’y a pas un an. Je ne peux plus prendre des risques inconsidérés. Qui plus est, tu débarques avec tes amis en nous proposant une alliance au moment précis où nous parlions de Raka. La coïncidence est assez troublante.

– Tu as raison, et je ne t’ai pas tout dit, confessa le vampire. Mais je vais le faire, à présent, car je n’aime pas les secrets. Alors, écoute-moi bien sans m’interrompre, s’il te plaît. Tu es d’accord ? (Julian hocha la tête.) Merci… Ces derniers mois, Valentin, Farah et moi-même, nous nous sommes sentis observés. (Julian releva un sourcil.) Nous avons très rapidement découvert qu’il s’agissait de sorcières d’un rang inférieur envoyées par Raka, mais nous avons également découvert autre chose. Un soir, dans un bar de nuit de Sanremo, Valentin put entendre la conversation des créatures qui l’avaient suivi jusque-là. S’imaginaient-elles qu’il ne s’en était pas rendu compte !?! Stupides sorcières arrogantes… Nous avons donc appris que nous étions tous menacés : Valentin, Farah et moi, mais aussi tes amis et toi, Julian Kolovos, et d’autres encore… Alors, nous avons pris la décision qui semblait la meilleure : vous surveiller de loin, mais suffisamment près. Nous ne voulions pas nous ingérer dans vos vies.

 

À suivre… dans Meurtres Surnaturels, volume III :

Le Triomphe de Julian Kolovos

 

Merci pour votre lecture,

Merci à Christine,

 

Bien amicalement, Joe Valeska

 

Publié dans extraits

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Carine-Laure nous propose le poème 12 de son recueil "Le vieux de la zéro/vingt-trois"

Publié le par christine brunet /aloys

 

12

 

 

il mâchonne ses mots

le vieux de la zéro/vingt-trois

à défaut de de de

d’un morceau de chocolat

un fruit frais

une feuille de salade

un radis salé

un sourire

une bière fraîche

des gros mots

une sauterelle

il reprendrait bien

un bol de voyelles

arrosées de consonnes

c’est consistant

la majuscule virtuelle

il la lance vers le frigo

il rêve de pénétrer le métaverse

le darkweb

et ne désespère pas

de recevoir une nouvelle tubulure

 

il inspecte la résistance

du radiateur

 

In recueil Le vieux de la zéro/vingt-trois

Carine-Laure Desguin

Publié dans Poésie

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Joe Valeska nous propose un extrait de Meurtres Surnaturels, volume III : Le Triomphe de Julian Kolovos

Publié le par christine brunet /aloys

 



 

Ils se trouvaient présentement sur le chemin de ronde externe, couronné de lumière, côté façade sud. Au fur et à mesure de leur conversation, ils se rendirent compte qu’ils s’étaient tous sentis épiés, ces derniers temps. Pourtant, aucun d’entre eux ne s’était trouvé au même endroit sur la planète.

– Ce serait cette Raka qui nous surveillerait tous, Julian ? s’enquit Janine, perplexe, appuyée contre la ceinture de mâchicoulis.

– C’est possible… répondit ce dernier. Ce n’est pas encore terminé, j’en ai bien peur. Qui plus est, et cela peut paraître superficiel, je m’en excuse par avance, ma carrière et celle de ma sœur connaissent un nouvel essor. Je ne laisserai pas une tireuse de cartes venir tout nous gâcher.

– Et la meilleure défense, c’est encore l’attaque, n’est-ce pas ? dit Kristoff. Si tout le monde l’est, je suis prêt. Je suis sûr que c’était elle, Max, quand tu prenais des photos de l’opéra de Sydney. Elle était trop bizarre, cette femme. Et dire que j’avais mon billet d’avion pour partir à Shanghai… La peste soit des sorcières !

Max posa une main sur son épaule et le pria de se calmer.

– Certes, Kristoff ! sembla approuver Adam. La meilleure défense, c’est l’attaque. Mais il nous faut découvrir l’endroit où elle se cache, votre Raka… (Ses narines se gonflèrent brusquement.) Et je crois que nous ne sommes pas tout seuls ! s’exclama-t-il en faisant volte-face, toutes griffes dehors, imité par ses acolytes. 

– Diantre ! s’exclama alors l’un des étrangers. Voudriez-vous bien rétracter ces longues griffes réellement impressionnantes, s’il vous plaît, mes amis ? Car nous ne vous voulons aucun mal. Aucun. Vous avez ma parole.

Il devait être vingt-trois heures dix. Deux hommes et une femme venaient de se poser sur la toiture du château, provoquant confusion et stupéfaction. À peu de choses près, leurs vêtements étaient identiques : des bottes de cuir noires, des pantalons en cuir noirs, des chemises sombres et une blouse croisée de couleur blanche à manches bouffantes pour la femme. Julian devina immédiatement la nature de ces nouveaux venus.

Le plus jeune, qui devait avoir dans les vingt-cinq ans, ne pouvait être que leur chef. Il s’agissait d’un très bel homme au teint toutefois blafard et au regard mélancolique. Ses yeux étaient violets. Une couleur extrêmement rare. Il avait le nez grec et ses longs cheveux étaient couleur blond vénitien. Il mesurait un bon mètre quatre-vingt-dix. Ses épaules étaient larges et sa taille était fine – taillé en V, comme Julian. S’exprimant d’une voix suave, il dit s’appeler Alcibiade, fils d’Orion, Grec avec des origines celtiques. Puis il présenta ses compagnons : Valentin Pavesi, un séduisant quadragénaire Italien aux cheveux gris cendré mi-longs, aux yeux vairons, un mètre quatre-vingts, et Farah Watson, une superbe noire américaine d’une trentaine d’années, un mètre soixante-quinze, qui arborait une chevelure coiffée en très longues tresses. Elle portait des lentilles de contact de couleur bleue qui accentuaient sa beauté naturelle et la douceur de son visage.

Alcibiade leur expliqua qu’ils arrivaient de l’île Cocos, située dans l’océan Pacifique, au large du Costa Rica, où ils pensaient être à l’abri grâce à de très nombreuses grottes secrètes toutes plus magnifiques les unes que les autres.

En réalité, il utilisa l’adjectif « magique ». Des grottes toutes plus magiques les unes que les autres.

Leur nid. Leur repaire.

– J’ai déjà entendu parler de cette île… murmura Max. À ce qu’on raconte, elle regorgerait toujours des trésors cachés par plusieurs dizaines de pirates au fil des siècles écoulés. À ce qu’on raconte… insista-t-il, mais en employant un ton dubitatif.

– Tu es très bien renseigné, mais tu es encore loin de la vérité, mon ami, lui jura Alcibiade, vexé par le presque sarcasme de son interlocuteur. Il y a là-bas des richesses à n’en plus finir ! Des cascades de pièces d’or ! De bijoux ! D’objets de valeur les plus divers et des millions de pierres précieuses… C’est encore mieux que la caverne d’Ali Baba. Que cent cavernes d’Ali Baba !

– Je veux vraiment voir ça ! s’enthousiasma Kristoff, faisant rire le dénommé Alcibiade. Personne n’a envie de très longues vacances dans le Pacifique ? Non ? Il n’y a que moi ? O.K. Je me tais…

– Oui, tais-toi donc, le beau gosse, marmonna Max en lui adressant pourtant un demi-sourire bienveillant.

– Vous pensiez être à l’abri… se décida enfin Julian, qui ne prêta aucune attention à l’ardeur de Kristoff. Mais à l’abri de quoi ? À l’abri de qui ? À part la lumière du Soleil, le feu, la décapitation, un pieu dans le cœur, qu’est-ce qui peut faire peur à des vampires ? Car c’est précisément ce que vous êtes, n’est-ce pas ? Et qu’est-ce qui vous fait penser que vous êtes à l’abri, ici ? Je m’appelle Julian Kolovos, et nous sommes tous des loups-garous, Alcibiade, fils d’Orion. Voici Janine Richards, Adam Grant, Maximilian Carr et Kristoff Waaktaar. Ils sont mes amis et ma famille de cœur.

– Rien, c’est exact. Mais nous te connaissons tous, Julian Kolovos, répondit Alcibiade, nullement impressionné. Et nous sommes des vampires, comme tu l’as deviné. Je me suis toujours posé la même question à ton sujet. Est-ce que je peux ?

– Tu peux, consentit Julian. Mais je ne garantis pas de te répondre, si je n’aime pas ta question.

Décontenancé, le vampire hésita quelques secondes, mais il se reprit rapidement.

– Comment réussis-tu à conjuguer ta formidable carrière et ta nature de lycanthrope ? J’adore chacun de tes films, soit dit en passant, et encore plus Meurtres Surnaturels. L’éviction d’Anthony Allan Wolf a été une bonne chose. Son personnage était bien fadasse comparé à Phil Pendragon. Tu as élevé la série à un rang supérieur.

– Ah ! Je vois ! Monsieur pense faire ami-ami avec moi en flattant mon ego ? Mais c’était l’ancien moi, ça, mon grand.

– Oh… Je puis t’assurer qu’il est fan ! certifia la jeune femme noire. Je n’ai jamais vu un seul épisode de ton show, je suis désolée, mais il nous en parle tellement que je le connais par cœur. Phileas Pendragon par-ci… Phileas Pendragon par-là… Je suis sûre qu’il t’épouserait sur-le-champ, s’il le pouvait !

– Farah Watson !!! désapprouva Alcibiade, pendant que le vampire Valentin riait dans sa barbe. Tu veux me faire passer pour un parfait idiot devant Julian Kolovos et ses amis ou quoi !?! (Amusée, Farah lui tira la langue.) Quant à toi, Julian Kolovos… « Mon grand », dis-tu ? C’est assez amusant et quelque peu flatteur. Mais j’ai quel âge, d’après toi ? Essaie donc de deviner. Vas-y, fais-moi plaisir.

– Si tu poses cette question, c’est que tu dois être beaucoup plus âgé que tu en as l’air, suggéra Julian. Alors, tes vingt-quatre ans, tu les as depuis combien de temps ? Depuis… combien de siècles ?

– J’ai plus de deux mille ans, Julian Kolovos… On a fait de moi un vampire à l’âge de vingt-cinq ans, le corrigea Alcibiade. J’ai assisté à bien des évènements historiques. Des choses belles et des choses… beaucoup moins jolies. J’ai vu les hommes progresser et régresser en même temps. J’ai vu leurs créations, mais aussi la destruction. J’ai assisté au sacre de Charlemagne, la nuit de Noël de l’an 800. J’ai conseillé Jeanne d’Arc lors de la libération d’Orléans. Nous étions… Enfin… Elle n’était pas « pucelle », ricana-t-il, gêné. J’ai vu le massacre des protestants lors de la nuit de la Saint Barthélémy – les maisons pillées et les cadavres jetés nus dans la Seine. J’étais le confident du Roi Soleil. Dissimulé sous une longue cape à capuchon, j’ai assisté à la prise de la Bastille. J’ai…

– Tu as vu de tes propres yeux les grandes guerres contemporaines ? l’interrompit Maximilian, bien plus intéressé qu’il ne l’aurait admis.

– Tu parles de 1914-1918 et… d’Adolf Hitler, je suppose.

Max acquiesça d’un « ouais » fasciné. L’histoire le passionnait.

– J’ai dormi, avoua le vampire. La lassitude m’avait gagné. De 1914 à 1945, j’ai dormi. J’étais conscient de tout. Je percevais tout. Mais j’ai dormi. J’en étais arrivé à un point où il m’était impossible d’éprouver de la compassion pour les humains. Ils m’avaient écœuré. Je me suis donc retiré du monde pour ne pas devenir un monstre. J’aurais pu vider l’Allemagne de tout son sang à moi tout seul. Les innocents comme les troupes nazies. J’ai dormi, mais j’ai également ressenti le feu nucléaire sur Hiroshima et Nagasaki. Toutes ces âmes soufflées.

Il y eut un long silence après la lourdeur de ces derniers mots. Puis le vampire reprit la parole.

 

À suivre…

JOE VALESKA

Publié dans extraits

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Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles
Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles
Dans le Bibliothécaire : "Les meurtres surnaturels T3: le triomphe de Julian Kolovos" de Je Valeska et "Lettres d'Amour" d'Alain Charles

Publié dans Article presse

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Le blog "Les lectures de Maryline" chronique "A la poursuite du lapin blanc" de Chloé Derasse

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/a-la-poursuite-du-lapin-blanc-a215552147

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/a-la-poursuite-du-lapin-blanc-a215552147

 

 

Résumé de l'éditeur :

Alice enfonce les doigts dans sa bouche.
Une première fois. Une deuxième.
Jusqu'à ce que la nausée la gagne.
Un liquide brunâtre remonte à sa gorge et se déverse dans la cuvette.
Elle recommence.
L'acidité lui brûle l’œsophage mais elle s'en fiche.
La colère qui l'envahit est telle que plus rien n’a d’importance.
Dans le fond de la toilette, des petits pois flottent.
Elle remet sa main.
Le goût de la purée sur sa langue la rassure.
L’entièreté du repas est presque passée.
Encore un petit effort !
Un nouveau jet jaillit. Quasi transparent cette fois.
Voilà.
C'est la fin.

 

MON AVIS :

Dans ce témoignage raconté sous forme de fiction (tout n'est pas vrai, mais tout s'approche de la vérité), l'auteure nous raconte le calvaire d'Alice, petite fille très vite confrontée à la difficulté de la vie. Les choses en entraînant une autre, elle sombre doucement mais sûrement dans l'anorexie, puis la boulimie.

Les troubles du comportement alimentaire sont une vraie maladie, à prendre au sérieux, ce n'est pas si simple d'en sortir, contrairement à ce que certains (beaucoup ?) pensent. Ce n'est pas un caprice de la victime, détrompez-vous ! La maladie s’immisce tout doucement dans la corps et dans l'esprit de sa victime pour ne plus en ressortir. Il est possible d'en guérir, bien sûr, mais c’est avec beaucoup de force et de courage que les personnes atteintes y arrivent.

Alice nous raconte ici ses peines et ses joies, elle nous montre son quotidien, sa vie avec la maladie. J'ai beaucoup aimé lire ce témoignage difficile. Alice a beaucoup de mal à converser avec son père, ce dernier ne comprend pas, ce dernier est malheureux de voir sa fille ainsi, mais ce dernier en souffre terriblement, et il ne sait pas comment s'y prendre.

Ce témoignage est également là pour montrer à l'entourage qu'il ne faut pas se braquer, les proches des malades doivent comprendre, aider, et non blâmer ou se mettre en colère. La maladie est plus forte que tout et il faut être unis pour tenter de la vaincre. Je me suis prise d'affection pour ce père malheureux mais tellement en difficulté face à la détresse de sa fille. Je me suis attachée à lui, parce qu'il est l'une des victimes de cette fichue maladie.

Un témoignage très fort, une plume agréable, une histoire comme il en existe beaucoup, malheureusement... N'hésitez pas à découvrir l'enfer d’Alice...

Publié dans avis de blogs

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Maurice Dalambaix nous présente son roman "La revanche du rhizome"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Maurice Dalambaix est le pseudo de Christian Beugnier né en 1949 en Wallonie (Charleroi). L’auteur de la «Revanche du rhizome», ingénieur électronicien et informaticien, a travaillé pendant plus de 40 ans dans l’informatique bancaire et dans la microfinance. Bien qu’il ait toujours écrit de courtes nouvelles depuis son adolescence, c’est au moment où il est devenu grand-père en 2010 qu’il a décidé de se lancer plus avant dans l’écriture. Ce travail a réveillé son goût pour l’art et il s’est également lancé dans la sculpture.

 

Résumé :

Julie et Manon, deux jumelles hétérozygotes, sympathisent avec Caroline-la-maligne, une tortue à l’intelligence hors du commun. 

À peine, ce contact a-t-il eu lieu que la tortue disparaît. Les deux jumelles entreprennent des recherches insensées pour retrouver leur amie. 

Le Petit-Royaume-Surréaliste dans lequel vivent les filles et leur famille va connaître des bouleversements extrêmement violents dus aux dysfonctionnements des nouvelles technologies. Un chaos indescriptible et une dictature aveugle connue sous le nom d’État Numérique vont obliger Julie, Manon, et leur famille à s’exiler en s’embarquant sur la Junon, le bateau de Papi. De longues années d’épreuves les attendent.

Une étrange racine, un rhizome permettra-t-il de découvrir où se réfugie l’amie des filles, Caroline-la-maligne ? La tortue ne sait pas tout, mais a réponse à tout.

 

Extrait :

 

Pour être certain qu’Alias était toujours un robot et pas un pseudo-humain, il s’arrangea avec les filles pour lui faire passer le test de Turing. 

[……]

– Savez-vous ce qu’est le racisme ?

– Oui, bien sûr.

– Êtes-vous raciste ?

– Je ne sais pas. Je n’ai jamais été confronté au racisme.

– Avez-vous voyagé ?

– Non.

– Avez-vous vécu des situations particulières ?

– Pas que je sache. Je ne comprends pas la question.

– Je veux dire avez-vous vécu des situations improbables dans votre passé ?

– J’ai toujours pu maîtriser les situations. Où voulez-vous en venir ?

– Avez-vous été stressé par des situations du passé ?

– Je ne sais pas vraiment ce qu’est le stress. Êtes-vous satisfait de mes réponses ?

– Jusqu’à nouvel ordre, c’est moi qui pose les questions !

– D’accord.

– Avez-vous des enfants ?

– Non.

– Savez-vous obéir ?

– Oui, je pense.

– Savez-vous désobéir ?

– J’obéis toujours.

– Si vous aviez une question à me poser, ce serait quoi ?

– Je ne comprends pas le mot amour.

Papi se tourna alors vers les filles et leur dit :

– Vous en pensez quoi les filles ?

– Moi, je pense qu’il répond comme Alias, dit Manon.

– C’est vrai dit Julie, mais il n’a pas la même voix.

Papi leva le rideau et les filles découvrirent Alias, le robot. Il souriait.

– Oui, dit Papi, vous avez raison. C’est toujours un robot. Je partage votre avis. J’ai juste changé sa voix. Nous pouvons l’emmener !

[ ….]

Publié dans Présentation

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Dans le Biblothécaire : "Gueule de char" de Françoise Villers et le collectif "Tribulations d'auteurs"

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans Article presse

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Un article pour Henri Mortagne "Des milliards ou un sort" dans Nord Eclair

Publié le par christine brunet /aloys

 

Publié dans Article presse

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Michel Picard nous présente son recueil "Les 12 poèmes d'une année"

Publié le par christine brunet /aloys

 

1 Extrait

 

Tel un fruit de l’été doré par la chaleur

Tu apparus soudain au détour du chemin

Tes cheveux qui volaient et ta bouche carmin

Me donnant un frisson au fin fond de mon cœur

 

Depuis ce jour j’ai gardé dans ma mémoire

Ce souvenir de toi ô ma belle inconnue

Chaque fois que je marche dans un sentier perdu

Je cherche ton image dans mes rêves d ‘espoir

 

2Bio

 

Michel Picard a toujours été passionné : depuis ses premières écritures à l’âge de 16 ans, jusqu’à ce qu’il rencontre ce qui sera son métier, la photographie, et qui le fera brusquement passer de la Sorbonne à l’apprentissage de l’image….qu’il a adoré !

Maintenant, au soir de sa vie, le besoin impérieux d’écrire s’est fait sentir.

 

3 Résumé du livre

 

Un poème et une illustration pour chaque mois de l’année.

Publié dans Présentation

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Dans le Bibliothécaire :"La Chevaucheuse de Lune" de Sélène Wolfgang et "Au-delà des barreaux" de Bernard Wallerand

Publié le par christine brunet /aloys

Dans le Bibliothécaire :"La Chevaucheuse de Lune" de Sélène Wolfgang et "Au-delà des barreaux" de Bernard Wallerand
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Publié dans Article presse

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