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Joël Godart nous présente son nouvel ouvrage : FAIRY

Publié le par christine brunet /aloys

Un extrait :

 

                                    Anges

 

               Avec l'aube le cœur se détache

               L'arbre vacille et tend la main

               Immobile sous la rosée du matin j'accueille

               La venue du jour et le passage du temps

 

               Tout un monde bruit devant mes paupières

 

               Dans les maisons de verre les anges s'éveillent

 

 

Résumé du livre :

 

           J'ai voulu marcher sur les pas de Rimbaud, suivre certains de ses chemins. J'ai posé mes mots sur la page, me suis gonflé de son souffle, mais aussi ai dû composer avec mes faiblesses, mes limites. Et si je n'ai pas été à la mesure de mon modèle, quelle  importance ...

            A défaut, lisons ou relisons Rimbaud !

 

Puisse ce petit livre être un hommage à l'immense liberté de Rimbaud .

 

 

Biographie :

 

Joël Godart a quitté son Nord natal pour s'installer en Bretagne il y a 4 à 5 ans.

Chez Chloé des Lys il est l'auteur de plusieurs livres , poèmes ou petits textes, et aussi de photographies pour illustrer ses recueils. Il travaille actuellement sur un « remake » d'un petit livret que l'on doit à Guillaume Apollinaire, «  Vitam impedere amori  ».

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Edmée de Xhavée nous présente son nouveau roman "La rivière des filles et des mères"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Edmée De Xhavée est Belge, pour ce que cela veut dire. Belge depuis plusieurs générations, mais des générations qui ont exporté et apporté des gènes d’ici et d’ailleurs. Une famille souvent nomade « pour les affaires » et donc bien du désordre non pas dans la lignée mais dans les habitudes et souvenirs. Née lors de cette époque bénie de l’après-guerre où tout renaissait dans l’espérance, la jeunesse des « golden sixties », les débuts des voyages et des découvertes. Écrire est l’album de photos moins indiscret qu’une vraie biographie, un peu menteur un peu audacieux. Ce livre est son onzième. 

 

 Résumé

 

Zoya remonte la source de sa lignée maternelle, n’ayant souvent que les bribes de souvenirs plus ou moins légendaires auxquels s’accrocher, des suppositions, des secrets qui le restent. Bien des choses ne lui sont pas parvenues, ou ont été déformées par les récits trop enthousiastes ou censurés. 

 

Chacune de ces femmes, pourtant, témoignera de son rôle, et fera sortir de l’ombre, avec sa propre voix, l’homme de sa vie, l’homme tout court, l’homme plus grand que nature, l’homme décevant, l’homme de devoir ou d’aventures, l’homme qui se perd ou qui se trouve. 

 

Extrait

 

   Moi, si adroite avec le fusil ou le couteau, très rapide à la course en mocassins dans les sous-bois ou sur les rives spongieuses de nos rivières, tellement habile à tuer les serpents d’un seul coup de bâton, j’ai, je pense, été capable de tenir secrets ces talents trop peu de mon sexe pour ce qu’on attendait de moi. J’ai excellé en science du ménage, me suis formée en algèbre, histoire de l’Église, toisé, philosophie, broderie, et la botanique et la littérature m’ont conquise et imprégnée… J’ai aussi plongé avec bonheur dans les plaisirs des échanges au sujet de livres lus, de dialogues ou actes intrigants, de réflexions passionnées qui m’apprirent que bien souvent il était bon d’accepter l’idée que l’on pouvait ne pas partager le même avis et admettre qu’on ne détenait la preuve d’avoir raison.

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Adeline Diels et Jean-Claude Wiliquet nous présente leur nouvel ouvrage "Le choix de Pâris"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

 

Adeline et Jean-Claude se sont rencontrés dans l’après-midi de leurs vies. Le fait d’être ensemble leur a ouvert en grand les portes de l’aventure. Ils ont eu beaucoup de projets, en ont concrétisé la plupart, dont celui d’écrire. Ecrire par plaisir, pour donner du plaisir.

 

Résumé

 

C’est l’histoire d’un éclair dans la nuit, du dévalement d’un torrent de montagne au printemps, de l’apparition soudaine d’un loup à l’orée d’une forêt familière.

Par un hasard extraordinaire, un jeune homme fait irruption dans la vie sagement mesurée de trois femmes. Après lui, plus rien n’est pareil.

Géraldine, Josée et Roxanne  vont quitter leur engourdissement pour emprunter des voies inattendues, des vies nouvelles : les leurs, enfin !

 

Extrait

 

Par la fenêtre, elle pouvait distinguer les platanes, silhouettes noires éclairées de temps en temps par les phares d’un rentre-tard. Plus loin, la Meuse, le « Plongeur » à la pointe du port des yachts. Elle goûtait l’instant. Elle ouvrit délicatement l’enveloppe. Une affichette s’en échappa. Une mouette. Son esprit s’envola ! 

C’était un autre mois de mars, dix ans plus tôt, trois femmes, un homme…

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Michaël Zoïna présente son ouvrage "Les statuettes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Notes biographiques

Michaël Zoïna est né en 1972 d'une mère flamande et d'un père italien. Enfant, ses deux grandes passions sont le football et la lecture. A l'adolescence, son goût pour la musique remplace celui pour le ballon rond. A la même époque, il devient animateur de groupes de jeunes.

Actuellement il vit à Tournai et enseigne les mathématiques.
Ses autres ouvrages (« A la lisière des nébuleuses », « Derrière le silence », « Sans détour », « Du feu et de la nuit », « Plus que des mots » et « Gaspard et Léa ») sont publiés par Chloé des Lys.

 

Résumé

 

Trente-six vignettes poétiques pour parler d’amour, de beauté et de mélancolie.

 

Extrait

 

Sans ma fragilité,

Je serais moindre.

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Chloé Derasse présente son ouvrage "Un point c'est vivre"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

 

Chloé aime écrire.

Amarande aime dessiner.

Chloé aime poser des mots,

Amarande aime les illustrer.

Chloé aime la plume, la rime, le verbe,

Amarande aime le crayon, la lumière, le trait.

Toutes deux adorent la poésie, la pureté, l’essentiel,

Et jeter sur le papier, les émotions, les pensées, l’immatériel.

Des milliers de kilomètres les séparent l’une de l’autre

Mais leurs âmes ont choisi de se rencontrer.

Les mots de l’une, les images de l’autre,

Leurs mains, ensemble, se sont mis à créer.

 

 

Résumé

 

 

Petit dictionnaire des émotions

À garder avec soi, 

À lire et à relire ; 

À réciter à haute voix, 

À vivre, à ressentir ; 

À adapter selon l’humeur, 

Selon le jour, selon l’envie ; 

Liberté laissée au lecteur, 

De compléter à l’infini. 

 

 

Extrait

 

N/A car il ‘agit d’un recueil de textes courts

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Carmelina Carracillo nous présente son recueil de Haïkus "Fugacités"

Publié le par christine brunet /aloys

  • Extraits :

 

(Wallonie)

soleil éclatant

l’usine désaffectée

repose les yeux

 

(Bruxelles)

premier mai

quart de lune vacillé

dans mon verre de vin

 

(Flandre)

« l’Union fait la Force »

crevettes grises épluchées

en Méditerranée

 

  • Biographie :

Née italienne et établie en Belgique, Carmelina Carracillo, master en sciences des religions, spécialisée en religions et spiritualités d’Extrême-Orient, est active comme sociologue dans le secteur non marchand et dramaturge dans les Arts de la scène. Ses activités la mènent à écrire articles, récits et courts essais. Elle a aussi publié poésies, roman et pièces de théâtre portées à la scène. Fugacités est son premier recueil de haïkus. Elle est membre de l’Association Internationale Francophone du Haïku et participe régulièrement aux kukaï (réunions entre poètes de haïku) de Bruxelles.

 

  • Résumé du livre :

D’origine japonaise, le Haïku est un poème court (environ dix-sept syllabes). 

Plusieurs éléments composent l’esprit du Haïku : la saison, la compassion pour tous les êtres, la contemplation de l’harmonie ou du chaos du monde, la joie et la mélancolie de l’impermanence.  La traque de la beauté et de la drôlerie fortuites ainsi que la gratitude pour les menus miracles de la vie participent aussi de cet esprit qui en appelle tant à l’autodérision qu’aux retrouvailles de l’enfant en soi.

Matsuo Bashô, poète japonais du dix-septième siècle, disait du haïku : « c’est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment ».

L’auteure relève le défi de présenter sa belgitude dans cette forme de poésie brève avec ce recueil de haïkus créés en Wallonie, à Bruxelles et en Flandre et classés selon les saisons.

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Madeleine de Boysson nous présente son recueil de poésie "Le chemin de l'Azur"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Madeleine de Boysson est née en 1996 à la Rochelle. En parallèle de nombreux voyages effectués  pendant  son  enfance,  ses  parents étant itinérants, et une scolarité entièrement faite par correspondance, elle suit des cours de  violon  en  conservatoire.  Après  trois  ans passés  à  l’École  Supérieure  de  Musique  et de  Danse  de  Lille,  elle  obtient  le  Diplôme National  Supérieur  du  Musicien  et également  le  Diplôme  d’État  de  professeur de violon. Elle  enseigne  actuellement  le  violon  en  région parisienne, au conservatoire Henri Dutilleux, à Maisons-Alfort. 

 

Elle a participé à de nombreux concerts en orchestre ou en musique de  chambre,  notamment  avec  sa  sœur  Anne  de  Boysson, compositrice  et  pianiste,  avec  laquelle  elle  organise  aussi  des concerts-lectures. 

 

La poésie occupe depuis qu’elle est toute petite une place essentielle dans sa vie. Elle écrit en effet des poèmes depuis l’âge de huit ans, et son précédent recueil, Turbulence, regroupe ses poèmes d’enfance et d’adolescence depuis ses 12 ans jusqu’à ses 22 ans. Aujourd’hui elle présente un nouveau recueil  : Le chemin de l’Azur, qui trace les contours de sa vie de jeune adulte.

 

Résumé du livre :

 

Le chemin de l’Azur a été écrit entre janvier 2018 et décembre 2019. Il s’inscrit esthétiquement et temporellement en continuité avec Turbulence, mon précédent recueil, qui regroupait mes poésies d’enfance et d’adolescence, depuis l'âge de mes 12 ans.

 

Ce nouvel ouvrage se fait l’écho de ma vie de jeune adulte, et est le fruit d'un entremêlement perpétuel entre le  mouvement du crépuscule et celui de l'aube. En effet, il est toujours partagé entre deux émotions : L'une dirigée vers la nuit, et l'autre vers le réveil, au petit matin.

 

Il y a de la tristesse dans cet ouvrage, mais aussi beaucoup d'espérance et de joie.  Le bleu, la mer, le ciel, le vent sauvage contre le visage, tous ces éléments m’accompagnent d’une manière intense à cette période de ma vie, d’où le titre du recueil : Le chemin de l’Azur et à travers celui-ci, la redécouverte de l’horizon, infiniment grand et merveilleux.

 

La couverture du livre a été réalisée au pastel par Elsa Mrugalski, ma mère, à ma demande.  Les  mains,  en  haut  de  la  peinture  s’ouvrent  et  libèrent  une  goutte d’eau... Peut-être une larme ? Au fond, cela revient au même.

 

Pleine lune

 

Minuit sous la larme blanche du ciel

Midi sur les dunes

En silence.

 

Sous ma fenêtre à l'ombre sensuelle

Et devant la lune

Je m'avance.

 

Au fond de l'océan immatériel

Sur la bougie brune

Et l'absence.

 

Arrondie comme un dessin de voyelle

Une pleine lune

Une pleine lune immense.

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Cléopatre Mertens nous présente son ouvrage "Belinda, princesse des hauts plateaux"

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait :

« La jeune fille avait cessé de gigoter. Elle pensait à Wezipata, aux grands hommes de son clan, à leurs épaules lourdement chargées. Comme eux, son Linds avançait tête haute, le buste droit, certain de ne jamais perdre sa charge. Et comme ce colis suspendu au bâton du porteur, Belinda s’accrocha à l’homme vers qui le destin l’avait conduite.

« En valsant allègrement, en cette fin de journée, sur les marches de son escalier en colimaçon, Linds, chevalier des temps moderne, avait acquis l’intime conviction qu’il ne pourrait, même s’il le voulait, se passer de son charmant fardeau. A l’abri dans la chambre de son partenaire, Belinda, la petite princesse des hauts plateaux, souleva un pan de l’épais rideau. Un merveilleux crépuscule avait envahi le soir. Mélancolique, unique, il se teintait d’astres pâles. Pendant quelques minutes, nos amants les contemplèrent. Le rideau reprit sa place. Au seuil de la belle soirée qui les attendait, longuement, ils prirent le temps de se regarder. Et pendant que leurs corps se retrouvaient, à l’horizon plus rien n’était visible : le bleu du ciel se perdait dans le vert de la forêt.

 

Auteur :

Née au Zaïre, Cléopâtre Mertens arrive dans la capitale européenne pour y être instruite entre pensionnats et Ecoles catholiques. Elle retourne souvent en Afrique et au contact de la forêt, de la nature exubérante, ses racines, elle puise le souffle pour recréer des petites histoires et légendes à partir de ce que lui racontent les anciens. Après des études en sciences politiques et artistiques, elle entreprend une carrière internationale sans jamais oublier son enfance et ses premières aspirations. Ce qui, quelques années plus tard, inspirera ce roman : un assemblage de ses nouvelles en un premier volume.

 

 

 Résumé :

Le prologue relate un moment de la vie de Marie Paule, la voix off. Finaliste des hautes études à Bruxelles, elle entame des démarches pour retrouver sa mère, Belinda.

A travers les souvenirs de son père, elle retrace la vie de Belinda, une jeune princesse de la province orientale du Congo, qui pour échapper à un mariage forcé, va courageusement s’élancer sur des pistes peu fréquentées. Sa course parsemée d’évocations des épisodes mémorables de l’épopée de ses ascendants, l’amènera à Stanville, où Belinda est accueillie dans un premier temps chez des Pères missionnaires. Mais les guerriers de son père sont toujours à sa recherche. Elle se retrouve alors gouvernante chez un médecin bruxellois fraichement débarqué au Congo.

A l’hôpital de Stanville, le docteur Haghebaert  engage un assistant Sany Lenge Many. Belinda, évolue entre les deux jeunes gens. Son choix se dessine, l’amour réveille en elle une sensualité insoupçonnée.

D’un regard exempt de préjugés sur une époque révolue, la voix off esquisse les personnages sur fond des clivages tradition-religion-modernisme et nous achemine vers la pensée universelle de l’amour, l’essence de l’existence.

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Marguerite Debois nous présente son roman "L'île, elle et nous"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

 

 

Née en 1954 à Verviers (Wallonie, Belgique), Marguerite Debois y poursuit ses études jusqu'à la fin des humanités secondaires.

Elle effectue ensuite trois années d'études à Liège, où elle obtient son graduat en logopédie.

Engagée dans une école primaire d'enseignement spécialisé à Verviers, elle y effectuera toute sa carrière.

Ses parents étaient violonistes professionnels. La maman aimait les mots, le papa, les jeux de mots,   la grande sœur était régente littéraire et écrivait des poèmes.

Dès l'âge de sept ans, elle prend conscience que l'écriture permet de témoigner et de s'exprimer.

Elle s'essaie à la poésie. On lira quelques-uns de ses poèmes sur une chaîne nationale.

Une fois à la retraite, elle s'inscrit dans un atelier d'écriture à Spa, ville proche du village où elle s'est installée.

Grâce aux conseils de l'animateur et au soutien de ses collègues, elle réalise un de ses rêves : se lancer dans l'écriture d'un roman.

 

Résumé

 

Sur une petite île grecque, un drame familial se joue en trois temps.

Dans un coin isolé de l’île, naissance d’Athanasia dans des conditions difficiles. La fillette grandit entourée de parents aimants mais étouffants.

Alors qu'elle a quatorze ans, une violente tempête s'abat sur l'île et  laisse d’importantes séquelles. Athanasia est portée disparue. On accusera d'abord son professeur de guitare mais pour la police et la plupart des habitants, c'est la crue d'une rivière qui a emporté Athanasia.

Durant l’été qui suit cette catastrophe automnale, un couple de touristes fait une étrange rencontre sur une route isolée. Ils aperçoivent fugacement une jeune fille qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Athanasia.

Peu après, la maison des parents d’Athanasia disparaît dans une explosion, tuant ses deux occupants.

Villageois ou touristes, tous se posent des questions, pragmatiques ou existentielles, au sujet de ces événements choquants.

Remords et soupçons mais aussi compassions et nouvelles amitiés tissent la trame de cette histoire.

 

Extrait


 

Un incendie ?

Le village entier semble aspiré vers la colline.

Sirènes d'ambulances et de pompiers, portières qui claquent, voitures démarrant sur les chapeaux de roues, cris, appels.

Je reste tétanisée dans ma chambre.

L'année dernière, je me suis risquée dans la tempête et je garde le souvenir épouvanté de mon corps charrié par les flots.

J'en ai fini de rechercher les impressions fortes.

Les turpitudes de la vie quotidienne et les petits bonheurs glanés suffisent désormais à nourrir ma curiosité de «l'entomologie humaine ».

Au bout d'un moment, je me risque sur le balcon.

Silence total dans le village, ciel rougeoyant sur la colline.

Impression de drame dans le temps suspendu.

 

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Pierre Koole Paulus nous présente son ouvrage "Dans les yeux d'une jumelle"

Publié le par christine brunet /aloys

À propos de l’auteur

 

Politologue de formation, c'est grâce au journalisme que Pierre Paulus, né en 1989, parvient à vivre de ses vocations : être le messager d’autres passionnés et valoriser des initiatives trop souvent ignorées.

« Dans les yeux d'une jumelle » est son premier ouvrage.

 

En quelques mots

 

Stéphanie, 28 ans, se bat contre un cancer. Une fois de plus. La cinquième en à peine quatre années. Malgré les épreuves, elle garde un moral d'acier et une étonnante légèreté. 

Pour sa jumelle, Hélène, c'est une autre paire de manches. Frustration, impuissance et injustice la hantent. « Pourquoi elle ? Pourquoi pas moi ? », ressasse-t-elle. « Si seulement je pouvais être malade à sa place. Au moins une fois. »

Et l'auteur de fondre le lecteur dans le corps et l'esprit d'Hélène tandis que Stéphanie est hospitalisée. Le temps d'un récit de vie intense, aux regards croisés et à la complicité sororelle, sinon fusionnelle.

 

Extrait

 

Stromae résonne dans la bagnole. Assise à la place du mort, Stéphanie chante, danse et sourit malgré sa maladie. Je feins de dormir sur la banquette arrière, assise vaille que vaille entre le brol et les jambes de Mummy, notre mère. La route nous emmène de notre maison, à Enghien, jusqu’à l’hôpital de Louvain. Elle me paraît courte. Peut-être parce que je la connais bien ? Comme si nous l’empruntions pour la millième fois. Et cette fois, qui plus est, ça roule. Pas de bouchons. La bagnole fend les paysages à une vitesse folle. Le soleil donne malgré l’hiver. Les chants claironnent malgré l’itinéraire.

- Hélène, tu connais celle-ci ?, me demande Stéphanie.

- Non, dis-je, ce n’est plus Stromae. Si ?

- Non non… C’est qui encore ça Pierre ?, demande-t-elle à son copain qui nous conduit.

- CharlElie Couture, répond-t-il, enthousiaste.

- Écoute Hélène, le texte est comique, reprend Stéphanie.

La mauvaise sono crache ces paroles : « L'amour est solide comme la glace. Mais au fond, l'amour fond. Comme les petites marionnettes, ainsi font, font, font… » Je demande à Stéphanie de mettre moins fort. J’apprécie les paroles, mais la piètre qualité de la sono atteint mon cerveau. Ça bourdonne dans ma tête. Je retiens mes larmes, ce qui accentue mon mal de crâne. Stéphanie comprend. Elle ne se vexe pas et baisse le volume. Pierre fredonne le texte. Un mot sur deux, parfois à côté. Stéphanie continue à dodeliner. Je l’admire et lui réclame sa main par-dessus le siège. Elle me la tend, je la tiens. Je ne la lâcherai plus jusqu’à la fin de notre chemin, enfouissant mon chagrin dans l’appui-tête qui la soutient. Pendant ce temps, Mummy tapote sur le clavier de son smartphone. Ça m’énerve un peu.

- Mummy, tu peux arrêter s’il te plaît ? Tu n’as pas déconnecté plus d’une minute depuis qu’on a démarré.

- Mais je dois répondre à des messages, justifie Mummy qui, ce jour-là, fête ses 65 ans.

- Et alors ? Tu peux débrancher Facebook.

- Il n’y a pas que sur Facebook que je reçois des messages… Je ne suis même pas sur Facebook, là.

Je ris. Qu’est-ce qu’elle peut être de mauvaise foi celle-là parfois ! Je vois à travers le reflet de ses lunettes pendues à son nez son fil d’actualités Facebook défiler. Elle zappe illico et sélectionne l’appli photos. Elle prend quelques images que je juge inutiles.

- Mummy, please… Coupe au moins le son de ton smartphone.

- Mais je ne sais pas comment on fait.

- Je vais te montrer.

Nous nous approchons de l’hôpital de Louvain, ma main toujours serrée à celle de Stéphanie. Aussi fortement que mon ventre est noué. Stéphanie, elle, garde sa légèreté. Elle remonte le son. Je ne connais toujours pas l’artiste, mais la mélodie me file des frissons. Des violons portent ce refrain : « Après la nuit, avant le jour et à travers les roselières. Après la nuit, avant le jour, j'irai chercher les hautes lumières. » Stéphanie chante en chœur avec Pierre. Je partage leur message. Voilà ce que nous venons chercher à l’hôpital pour la millième fois : de l’espoir par-delà toutes formes de barrières.

 

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