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Carine-Laure Desguin en invitée du blog Aloys avec son nouvel ouvrage "Mises à nu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

MISES A NU, c’est un dialogue percutant entre Christine et Marielle. Les deux femmes que tout sépare pourtant, de l’âge jusqu’au statut social, se connaissent depuis longtemps. Ce jour-là, Christine a une question très précise à poser à Marielle. Le secret est alors dévoilé, Marielle en a décidé ainsi. 

 

Quatrième de couverture :

 

  • Toutes les femmes ont des secrets, madame Libert. Quelle est la femme qui ne dissimulerait pas, tout au fond d’elle-même, quelque chose d’inavouable, quelque chose rien qu’à elle ? Et c’est si beau, parfois, un secret. J’en oublie votre question. Parce que vous aviez une question à me poser n’est-ce pas ? Quelle est cette question ?

 

 

Extrait :

 

[…] — Je continue ou vous en avez assez entendu ? Ah oui, en parlant de voitures... Je vous annonce que s’il insistait pour que vous gardiez chacun votre voiture, c’était bien entendu pour avoir plus de facilités pour venir chez moi. Venir avec votre voiture, cela aurait été comment dire... inconvenant, oui c’est bien le mot, inconvenant.

— Continuez, je veux souffrir encore. Rassurez-vous, je ne m’évanouirai pas. C’est la rage qui maintient ma conscience en éveil.

— Puisque vous insistez... Souvent, j’étais nue sous mon long manteau gris et je portais des cuissardes. J’ouvrais la porte du garage. Étienne était là, il attendait. Je déboutonnais alors mon manteau et qu’importe si une voiture passait dans la rue. Dans ces moments-là, on se fout de tout, on ne pense qu’à offrir du plaisir à celui qu’on aime.

— Voyez-vous donc, quel altruisme !

— Ensuite, Étienne garait sa voiture dans mon garage. Bien souvent, il suçait un bonbon et lorsque nous nous embrassions la première fois, le bonbon migrait de sa bouche à la mienne. C’était un de nos rituels. […]

 

C.-L. Desguin est née à Binche un soir de carnaval. Elle a commis pas mal de choses en littérature et dans d’autres espaces aussi. Sa dernière publication : Misha, le poisson rouge et l’harmonica (Éditions Lamiroy, 2021). Ses textes poétiques (ou pas) se lisent dans des revues littéraires comme Aura, La Nouvelle Revue des Élytres, etc. MISES À NU est son deuxième texte théâtral.

Retrouvez toutes ses publications sur son blog :

http://carineldesguin.canalblog.com

 

Lien vers le site de l’éditeur :

https://www.jacquesflamenteditions.com/514-mises-a-nu/

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Méliane Sorgue nous présente son roman "Bouquet artificiel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Méliane Sorgue est née dans le sud-ouest de la France.

A l’adolescence elle compose des poèmes, puis elle écrit des paroles pour chansons. A sa majorité elle part travailler à Paris où elle rencontre son futur mari. Lorsqu’elle devient mère elle trouve l’inspiration pour écrire des contes pour enfants ou des fables qui seront éditées dans le journal de l’école où elle a placé son fils. Son désir d’écrire la pousse à participer à des concours, de nouvelles, puis de lettres d’amour. Elle obtiendra un deuxième prix lors d’un concours européen pour la plus belle lettre d’amour et se placera dans les dix premières lors d’un concours de lettre maternelle, style Madame de Sévigné.

Méliane Sorgue a attendu l’âge de la retraite pour finaliser un roman. Son premier livre « Bouquet artificiel » est édité chez Chloé des Lys depuis décembre 2021.

Elle vit aujourd’hui à Vichy.

 

Résumé du roman  

 

L’auteure, Méliane Sorgue, nous plonge dans les drames de l’existence. Elle nous fait découvrir les aspects tragiques de la vie de trois femmes évoluant dans des milieux différents à la même époque. Elles sont nées dans les années trente, en France, dans un milieu ouvrier pour Violette, sans foi, un milieu bourgeois catholique pour Anémone et rural pour Marguerite, sans obligation ni opinion religieuse. Elles ont connu la guerre à l’adolescence sans traumatisme flagrant mais leurs vies n’ont pas été agréables à partir de leurs mariages. Deux d’entre elles ont été malmenées lors de leur nuit de noce car, en ces temps-là, on arrivait vierge au mariage, sans préparation, sans conseils, mais le pire était à venir. Elles ont affronté des épreuves terribles telle la mort d’un enfant et ont trouvé, chacune à sa manière, le moyen de survivre jusqu’à leur confrontation avec l’Au-delà. L’auteure nous fait quelques révélations sur ce qui peut nous attendre dans le monde de l’invisible. La mort est parfois plus douce que la vie. Quelques citations d’écrivains célèbres adoucissent l’événement irréversible. 

Leurs prénoms, Violette, Anémone, Marguerite ont inspiré le titre du livre « Bouquet artificiel ». Le choix de ces prénoms est déjà révélateur d’un problème de société. Ce bouquet est artificiel puisqu’il est créé sans amour et puisqu’il aboutit au cimetière. Ces trois femmes ont un point commun révélé par une femme prénommée Rose. 

Méliane Sorgue veut rendre un hommage à ces femmes qui ont existé et faire comprendre à la génération actuelle, plus libre et plus éduquée, plus au fait de tout ce qui nous concerne, nous les femmes, la chance qui les protège.

 

 

Extrait :

 

Elle vient de partir laissant flotter dans son sillage son parfum tenace à base de roses. Elle se parfume trop, elle devrait être plus discrète dans son métier. Ses effluves de roses me perturbent, moi qui ne sentais plus rien, qui ne me parfumais jamais. Cependant qu’il est doux de quitter la terre entourée de cette odeur pour leurrer ma solitude, pour me propulser dans une roseraie comme celle de Bagatelle où j’ai souvent déambulé avec volupté.

Publié dans Présentation

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Petite présentation du collectif "Faits d'hiver: 20 journées ordianires de la vie de 50 femmes" aux ed. Jacques Flament

Publié le par christine brunet /aloys

Présentation du recueil collectif "Faits d'hiver/ 20 journées ordinaires de la vie de 50 femmes"

chez Jacques Flament Éditeur, 2022

(560 pages – 40,00 €)



 

LES AUTEURES

 

Cinquante auteures se sont investies et ont consacré beaucoup de temps à l'écriture du recueil. Les cinquante auteures viennent d'horizons différents et manifestent des sensibilités diverses. Elles sont de tout âge et de toute condition. Les textes reflètent assez bien une représentation des personnes qui composent la société dans laquelle nous vivons. 

 

Savoir que quarante-neuf autres femmes parcouraient le même type de chemin, écrivaient elles aussi leur journal au quotidien avait, n'en doutons pas,  quelque chose d'émouvant et d'excitant pour chacune de ces auteures.  

Les espaces blancs entre les différents journaux des cinquante auteures sont agrémentés d'extraits de journaux de femmes au renom des plus éclatants, il s'agit en effet de Georges Sand, Anne Franck, Anaïs Nin, Marta Hillers et Virginia Woolf.

 

L'OUVRAGE

 

Comme le signale Jacques Flament, le livre, qui est de format A4, fait plus de deux cent cinquante mille caractères soit dix fois plus qu'un roman classique. Il pèse un kilo et demi de bonheurs, de joies, de plaisirs, de blessures, de colères, de craintes, de solitude, d'amour, d'amitié, d'ironie, de détresse, de tendresse. Il offre de nombreuses heures de lecture en perspective et "cinquante nuances de plaisir…littéraire" comme l'a écrit Valerie Morales, une des diaristes. 

Bordo Moncsi a, par exemple, écrit un texte très émouvant sur la mère, l'enfance, la douleur. Carine-Laure Desguin a, par exemple, quant à elle écrit un texte très fort et très poignant sur le quotidien des infirmières en période de pandémie. 

On découvre dans le recueil de la poésie aussi bien que des pages qui s'en tiennent à des faits précis, de l'humour aussi bien que des réflexions philosophiques. La plupart auraient probablement pu commencer l'écriture de leur journal de bord comme l'a fait Micheline Boland : "Cher journal, je me livrerai à toi sans calcul…"   

La couverture apparaît comme un magnifique kaléidoscope : elle est, en effet, constituée des portraits des auteures.  

Tous les textes de ce recueil ont été écrits par des femmes durant la période s'étendant du 21 décembre 2021 au 9 janvier 2022, soit durant une vingtaine de jours pour passer de l'année 2021 à 2022. Il y a eu des désistements, des hésitations, des rajouts au fil de l'aventure. Ce fut une très grande aventure pour l'éditeur Jacques Flament qui lui consacra quarante-deux journées de travail consécutives après avoir reçu les textes.   

Le journal ou le journal intime est un genre littéraire à part entière. Ce journal certaines s'en servent dans l'ouvrage pour parler de l'actualité, des livres, de la nature, de leur vie familiale, de leurs émotions, et cetera. On en vient ainsi à parler plutôt de journal personnel. Cela devient alors un récit littéraire qui peut se rapprocher de l'autobiographie par le fond.   

L'ambition du recueil est de mettre en avant des femmes auteures que l'on ne rencontre pas habituellement sur le devant de la scène littéraire, mais dont l'écriture n'a souvent rien à envier à leurs illustres consœurs médiatisées. Les Éditions Jacques Flament remplissent ainsi pleinement leur rôle de découvreur, défricheur et donnent à lire à contre-courant de la scène littéraire des textes qui parviennent à séduire.  

 

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Jean Louis Minot nous présente son dernier ouvrage "Les statues"

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Né en 1952. Retraité de l’Éducation Nationale sans avoir été enseignant. Abandon des études après le baccalauréat par manque d’idée sur l’avenir. Aime la lecture qu’il a pratiquée en autodidacte. D’où une culture hétéroclite.

Aime toutes les formes de culture. L’écriture est un moyen de mettre son monde intérieur en ordre. Depuis toujours plus spectateur qu’acteur. Curieux de tout. Fanatique de rien.

Publie ici son 5ème roman après trois policiers et un roman à énigme :

La serpette (en cours de réédition chez CDL)

Le rire des gargouilles – CDL

Chroniques I – CDL

Le Lac – CDL

 

Résumé

Guillaume sort de prison et erre sur les routes plutôt que de rentrer chez lui. Il a peur de devoir affronter son passé. Deux femmes vont se succéder pour le ramener à la vie. Deux femmes aux pouvoirs étranges qui vont l’aider à accepter ses erreurs passées et envisager l’avenir.

 

Extrait

     -  Trop de questions sur toi, le monde qui t’entoure, ton bout de bois. Sur moi.

Cette voix… il l’attira contre lui et elle ploya comme une branche de saule.

     - Tu veux tout contrôler. C’est perdu d’avance.

Il se contracta, la repoussa à bout de bras.

-   Je sais ce que ça donne quand je ne contrôle plus. Je ne veux pas recommencer.

-   Une fois tout, une fois rien : des réactions d’enfant.

Il la maintint fermement à distance, les bras raides, inconscient de sa force.

    -  Lâche-moi, tu me fais mal.

Surpris, il la lâcha.

  -  Fous le camp ! laisse-moi tranquille !

Il se retourna vers son établi. Trop de questions ? Non, pas de questions.  

-   Depuis les meurtres, je fais que survivre. En prison ou au-dehors, c’est pareil, pas plus de liberté. Pas plus d’avenir non plus. Je suis revenu vivre ici pour une raison… qui m’échappe, une espèce d’obligation. C’est juste une épreuve supplémentaire, histoire d’en chier un peu plus. J’ai eu la rage pendant des années, plus maintenant. Mon avenir est simple : vivre ici, travailler avec Émile et dans trente ans je serai à la même place.

-   En tête-à-tête avec ta bûche jusqu’à ce qu’elle tombe en poussière et toi avec !

La voix avait claqué. Il se retourna d’un bloc, les poings serrés, eut envie de frapper ce visage impassible. Sa tension chut brutalement, le laissant sans énergie, tremblant.

  -  Bon Dieu, mais qu’est-ce qu’il m’arrive ? Dis-le puisque tu sais tout.

Elle se précipita contre lui, le serra dans ses bras. Le chagrin monta en lui comme une vague de fond. 

Publié dans Présentation

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Jeanne R. nous présente son nouveau roman "Mémoires d'une âme"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

À Lyon, après avoir étudié les Lettres, Jeanne R. se consacre au théâtre et crée sa troupe qu’elle dirige et met en scène. MÉMOIRES D'UNE ÂME est son troisième roman.

 

À L’OMBRE DES DÉSIRS de Jeanne R.

Éditions Chloé Des Lys (©2013)

 

LES NOCES D'ÉTERNITÉ de Jeanne R.

Éditions Mon Petit Éditeur (©2010)

 

Résumé

Le roman MÉMOIRES D'UNE ÂME de Jeanne R. se présente comme une flânerie sur les bords de la lagune en compagnie d’un jeune couple d’artistes ; avant que Venise ne se noie dans son eau, tous deux vont arpenter le labyrinthe des ruelles de la vieille cité en racontant leur propre histoire, entrecoupée de réflexions sur ce qui fait la vie : les rencontres, l’amour, l’amitié, le désir, la mort, la maladie, le deuil, la chance et la malchance, les humeurs des uns et des autres, l’humour, les Arts... 

 

Extraits

Voici quelques extraits de cette histoire où l’oisiveté régnante ne va pas sans rappeler le monde des années 30 :

 

« Soudain, une porte dérobée s’ouvrit. Un homme aux cheveux gris apparut, l’air avisé. En blouse blanche, avec un sourire apaisant, il s’approcha de la femme et d'une main tendue la pria de le suivre dans la pièce en retrait. Quelques secondes plus tard, la porte se referma sur eux : la femme en question venait d’entrer en silence dans l’antre de la Médecine. » 

« Elle reconnaissait que la maladie ne l’avait pas empêchée de se cloîtrer chez elle, alors même qu’elle était présentable, sortable, visitable, enfin baisable. »

« Du temps qu’elle était autre, du temps qu’elle était chauve… Les moins courageux baissèrent les yeux et passèrent leur chemin en faisant mine de ne pas la reconnaitre ; les plus courageux, prétextant un rendez-vous fortuit, partirent promptement sous ses yeux ahuris. Et alors… Alors quoi ? Ô mes semblables, mes frères, regardez tous ces pleutres ! Honte à eux ! S’ils avaient appris qu’elle était morte, morte de maladie, ils seraient venus s’effondrer sur sa tombe, pff. » 

« Ayant chassé mainte fois en nocturne dans une Venise discrète, son ami le poète en déroute savait qui convoquer après l’heure de minuit. Il lui était même arrivé d’aller braconner chez les autres, mais les femmes mariées étant plus jalouses que les maris, il se lassa très vite et prit l’option de n’honorer que des filles légères. »

Publié dans Présentation

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"Chroniques de l'invisible: le sixième domaine" d'Ani Sedent : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

  Ani Sedent est née en été dans la très ardente cité de Liège où elle a fait des études d’illustration.

  Si elle consacre ses loisirs au dessin, à la lecture et aux RPG, elle a toujours aimé inventer et écrire des histoires.  C’est sa participation à un concours de contes organisé par la bibliothèque de sa commune qui l’a encouragée à faire des démarches pour faire publier son premier roman : Chroniques de l’Invisible – Magie en péril.

  Le sixième domaine est le second roman publié chez Chloé des Lys.

 

Résumé :

 

  Accusé d’avoir dérobé le « Songe d’Oberon », un livre d’une importance capitale pour le peuple elfique, et malgré l’excellente défense de l’archimage Atanasius, Merlin a été jugé et condamné à l’exil.

  Valerian et Hortie se lancent alors dans une périlleuse mission de sauvetage.

  De Valurane, la troisième lune de l’Invisible, au domaine de Bellépine ‒ amas d’îlots flottant entre mer et ciel ‒ en passant par la caverne du seigneur Azimuth, le jeune chevalier et la marraine-fée prennent tous les risques pour retrouver Merlin.  Mais entre ruses et faux-semblants, l’affaire va s’avérer plus compliquée que prévu et ses conséquences… inattendues !

 

Extrait

 

  La fée et le jeune chevalier regagnèrent rapidement leurs départements respectifs et empaquetèrent quelques affaires en prévision du voyage qui les attendait.

  Valerian boucla son baudrier et ajusta Cherche-moineau qui reposait dans son dos.  Il avait revêtu son équipement de chevalier en quête : une tunique sous une cotte de maille en durcidium magitraité – aussi solide qu’une armure mais légère et fluide comme un bliaud de coton – et un surcot bleu, serré à la taille par une ceinture à laquelle crochait une escarcelle ; des bottines à boucles, solides et confortables, dissimulaient un petit couteau.  Il vérifia que son anneau-bouclier – cadeau de Mornebouille1 générant un pavois capable de résister aux attaques magiques et à tout ce qui coupe, tranche et écrabouille – fonctionnait correctement.  Il ferma le poing, où l’épais anneau avait fusionné avec sa chair, et pensa protection.  Un bouclier scintillant, d’aspect fantomatique, apparut.

  Satisfait et fin prêt, il saisit sa besace, enjamba le rebord de la fenêtre, sauta lestement sur le toit en contrebas et sautilla silencieusement le long du faîtage jusqu’à l’angle du toit voisin où il se laissa glisser vers la corniche, avant de dégringoler dans les branches du bel-au-bois roncier qui assiégeait le mur de ses solides vrilles.

  Si, à l’origine, avoir testé diverses manières de quitter l’académie sans se faire remarquer n’avait été pour Valerian qu’un entraînement supplémentaire à sa formation de chevalier, il se réjouissait maintenant de pouvoir filer en catimini pendant que ses copains discutaient et plaisantaient dans les couloirs.

  Dès qu’il eut atteint le sol, il se fondit dans les ombres jusqu’aux serres où Hortie devait le retrouver.

  Magifabriqués par Prosperius, d’après des plans de Millefeuille, ces palais de verre, tout en rondeurs et légèreté, abritaient une importante représentation de l’aristocratie magico-végétale de l’Invisible ainsi que des milliers de plantes qui faisaient la joie des botanistes et herboristes, guérisseurs et druides.  Elles abritaient également une fabuleuse collection d’herbes aromatiques et épices aptes à combler les vœux de tous aux heures des repas.

  Une demi-heure plus tard, alors que le soleil se parait de pourpre et embrasait les vitres des serres, Valerian attendait toujours et, bien que l’endroit soit parfait pour cela, il craignait de prendre racine.

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"Le présent du chameau" de Virginie Richel : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Perchée dans un petit nid à Bruxelles, le quotidien de Virginie se partage entre son travail de professeur dans l’enseignement spécialisé et ses deux garçons. Elle aime les voyages, sur terre et intérieurs, ceux qui rendent possibles les belles rencontres, avec les êtres et les mots. De ses pérégrinations, naissent des histoires à vivre ou à écrire.

 

Résumé

C’est une histoire insensée, l’histoire d’un vieux chameau, calme et sage, qui avale une planète.

C’est une histoire de liberté, d’échelles à construire et de chemins à explorer.

C’est une histoire d’enfants qui dessinent un monde aux crayons de couleur et d’adultes sans lunettes.

C’est une histoire pour petits et grands, pour tous ceux qui, un jour, ont été enfermés dans un monde fou et sublime à la fois.

 

Extrait

Terreferme est une planète unique. Comme toutes les planètes d’ailleurs. Quand certaines comptent des millions de kilomètres carrés, d’autres mesurent la taille d’un petit pois. Si petites, qu’un ours polaire pourrait les gober toutes entières. C’est le cas de Terreferme, une planète remplie d’eau et qui fut avalée très récemment, non pas par un ours polaire, mais  … par un chameau. Oui, un chameau ! Un chameau aussi vieux que le soleil, aussi calme qu’un nuage, aussi sage que l’arbre. Un chameau a avalé Terreferme avec tous ses habitants. Dans son ventre, il fait noir. Tout noir. Les enfants ont peur bien sûr, les adultes aussi. Plus d’électricité. Les bougies fondent vite. Les portes des maisons restent closes, cadenassées par les familles apeurées et confinées dans les entrailles de la bête.

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"Motel California" d'Alain Van Kerckhoven : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Né à Bruxelles en 1964, Alain Van Kerckhoven est un auteur belge dont la pensée rejoint la philosophie naturaliste contemporaine. Sa réflexion est principalement ontologique et oscille entre les domaines scientifiques, politiques et artistiques.

C'est en découvrant sa production littéraire que des compositeurs lui proposèrent des collaborations musicales dans lesquelles la plus grande importance est donnée à la musicalité́ du texte et à la portabilité́ de la charge émotionnelle par les interprètes.

Les récits d'Alain Van Kerckhoven empruntent une langue dépouillée d'artifices, incisive, afin débusquer ce qui se tapit sous l'apparence du quotidien. Le geste le plus banal, la phrase la plus anodine deviennent l'indice d'une réalité́ magique, qui ne nous apparait jamais qu'après coup, souvent nimbée de nostalgie.

 

 

Brooklyn Café : Résumé

 

« Le California est quasiment sur la 580, entre Berkeley et Oakland. Au sud, de l’autre côté de la route, on peut se mettre les pieds dans l’eau et voir le Bay Bridge qui va à Treasure Island et à Frisco, mais on ne distingue rien de tel depuis les chambres, qui donnent sur le parking d’un centre de tri UPS. Bon, une fois que vous avez quitté la 580, vous dépassez l’Hilton Garden Inn et le motel se trouve cent mètres plus loin, à main droite, juste avant la pizzeria de Robbie.

 

Réservation indispensable et paiement préalable.

 

Interdit aux mineurs, même accompagnés.»

 

 

Motel California : Extrait

 

« La chambre 3 ne se distinguait pas des autres : un petit hall d’entrée avec penderie donnait sur la salle de douche à main droite, et sur la chambre elle-même. Pas de baignoire bien sûr. Enlever un corps de cent vingt kilos d’une baignoire dans un espace exigu n’est pas une sinécure, même quand on s’y met à trois. Et quand le client s’est taillé les veines et que le sang a coagulé depuis vingt-quatre heures, c’est plus que sportif. Ceux qui veulent se vider de leur sang n’ont qu’à le faire sous la douche ou dans le lit : on jette la literie et basta, en quelques heures la chambre est remise en état. D’ailleurs, à ma connaissance, aucun suicide motel n’a de baignoires. »

 

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"Morceaux de bonheur" de Francis Valère-Gille : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Bio :

Petit-fils du poète et académicien belge Valère GILLE, l'auteur se met à l'écriture au terme de sa carrière de fonctionnaire international. Installé d'abord en Autriche (Vienne) puis en Espagne (Torre del Mar), il regagne la Belgique pour prendre la plume. MORCEAUX DE BONHEUR est son troisième recueil de poésie.

Résumé :

L'auteur exprime avec une plume légère et délicate la beauté du féminin, la tendresse
  de  l''enfance et l'infinie diversité de la nature. Son écriture est emprunte de sensibilité,
                de  romantisme et parfois de nostalgie.

Extrait : Sur une page blanche, j'écris des mots d'amour fou
              Pour effacer la distance qui me sépare de vous.
              Mais mon âme s'éclaircit du secret espoir,
              Dans le silence de mes pensées, d'un jour vous revoir.

              De ce pays lointain, le chemin est encore long,
              Nos rivages éloignés laissent nos coeurs à l'abandon
              Mais avec la puissance des dieux, j'assécherai la mer
              Pour me rapprocher de vous et encore vous distraire.

              Alors que vienne le jour, qu'advienne demain,
              Je rebâtirai l'amour à la force de mes mains.
              Donnez-moi le temps de pleurer dans vos bras
              Et d'encore vous serrer comme la toute première fois.

              (Pleurer dans vos bras)

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"Les oiseaux de Lunga" de Benoît Jacquemart : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

Benoît Jacquemart, détenteur d’une licence en philologie romane à l’Université de Liège, journaliste et éditorialiste dans un grand quotidien francophone de Belgique.

 L’auteur vit avec sa famille en Brabant wallon. Forcément inspiré par l’actualité, il aborde dans ses fictions des thèmes de société tout en s’attardant sur l’histoire et la psychologie de ses personnages.

 

Résumé :

Fauchée, désespérée, Adélaïde, jolie femme au milieu de la quarantaine, s’est lentement éteinte, victime d’un homme manipulateur et abuseur. Un jour, elle décide de réagir et enlève Anthelme, son vieux père, qui moisit dans une maison de retraite en attendant la délivrance. Quel est le secret d’Adélaïde, pourquoi cet enlèvement ?

 

Extrait :

La première fois qu’il l’avait pelotée, mine de rien, prétextant un geste affectueux, elle était restée figée. Elle n’avait pas réagi, elle ne savait pas quoi faire. Bien plus tard, elle apprendrait ce qu’était la sidération, ce réflexe de défense que la plupart des victimes de ce genre de prédateur vivent. Et elle avait eu un flash, le monstre du tuyau qui l’avait terrorisée quand elle était petite. En pensant au monstre de son enfance, elle n’avait pas senti la main de FDP sur ses fesses, à travers le fin tissu de sa jupe à carreaux. Ce n’est qu’au moment où il avait parlé qu’elle s’était ressaisie, s’éloignant vivement du bureau et de la main baladeuse. FDP arborait à ce moment un grand sourire, celui du triomphe. « Vous êtes très belle, Adélaïde. Souvent, le soir, dans mon lit, je pense à vous. Et je… Enfin, bref, vous me comprenez. Ah, si vous acceptiez de souper un soir avec moi. Vous ne le regretteriez pas, je connais de très bons restaurants. Et peut-être même que j’arriverais à vous convaincre de terminer la soirée chez moi. Qu’en dites-vous ? » Il avait ajouté la phrase qu’Adélaïde attendait, tout en la redoutant : « Après tout, ça peut aussi être intéressant pour votre carrière. Réfléchissez-y, belle Adélaïde. C’est promis ? »

Publié dans Présentation

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