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Aubes lunesques... Notre rendez-vous poétique signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

L’opaline pâle

reflets incertains des cieux

les saules pleurent



 

Au clair de l’azur

la lune voile ses feux

un phare s’allume



 

Les embruns s’étiolent

l’amer des vagues brumeuses

les falaises caquettent







 

Les ailes du temps

fignolent les encres bleues

les seiches sourient



 

Dors petit ruisseau

dans le lit de tes remous

s’allument des bruits



 

Sourires pleureurs

des branchages courroucés

coule la sève

 

Publié dans Poésie

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Joe Valeska nous présente le tome 1 de la réédition de son ouvrage "Contes épouvantables et fables fantastiques"

Publié le par christine brunet /aloys

BIO

 

Joe Valeska est né en Provence, à Marseille.

Ses influences littéraires vont d’Edgar Allan Poe à Oscar Wilde, en passant par Graham Masterton, Stephen King et surtout Anne Rice. C’est la découverte du roman Entretien avec un vampire qui le décida à devenir un auteur publié, qui fit naître le besoin d’un partage avec Le Lecteur.

Employé de bureau, puis vendeur, il attend son heure et jamais n’abandonne sa passion de toujours : le fantastique.

Le 16 juin 2006, il présente sa propre pièce de théâtre sur scène, financée par le Conseil général de son département.

Auteur du roman Les Métamorphoses de Julian Kolovos (Éditions Chloé des Lys), de sa suite à paraître, La Chute de Julian Kolovos, il nous propose aujourd’hui une réédition en deux volumes illustrés, avec des histoires inédites, des versions longues et non censurées, de ses déjà terribles Contes épouvantables et Fables fantastiques

 

RÉSUMÉ

 

JOE VALESKA griffonne sa toute première histoire à quatorze ans : La Chaise, une métafiction qui demeurait, depuis, dans un tiroir de l’auteur. Son sujet : le harcèlement au collège. Mais La Chaise dépasse le cadre de l’autoréférentiel en nous plongeant dans l’ambiance jouissive d’un film d’horreur très « eighties ». L’auteur nous propose aussi un conte de fées réinventé, Héroïque Fantaisie, ainsi qu’une version non censurée de sa nouvelle Le Forain. Du freak narcissique à l’enquête policière cauchemardesque, en passant par les créatures classiques de l’épouvante et les terreurs ancestrales, laissez-vous donc griser par ces montagnes russes de suspense et d’ignominie.



 

EXTRAIT

 

Anthony, assis dans la salle commune de l’hôpital, avait les yeux bien ouverts, mais il ne regardait rien en particulier. Il ne bougeait pas. Il ne bougeait plus trop. Il n’était point cataleptique, mais prisonnier d’un profond mutisme, et ce, depuis des mois. Presque une année entière. Nous étions en 2012.

Devant lui, sur la table, étaient posés un jeu de Uno et un très beau livre de contes intitulé « Héroïques Fantaisies ».

– Bonjour, Anthony, essaya le Dr. Gray, sans réellement attendre une réponse. Anthony est notre célébrité, infirmière Darville. Avant d’être interné à Carroll, il était écrivain de littérature de jeunesse. Un excellent écrivain, qui plus est. Contrairement à certains de nos résidents, Anthony n’a jamais posé le moindre petit problème. Il ne dit jamais rien, mais je devrais plutôt dire : il ne dit plus rien. C’est une bien triste histoire, en vérité, infirmière… Ses deux parents, disparus lors d’une ascension, ont été retrouvés morts de froid dans le massif du Mont-Blanc, et Monsieur David, Anthony, a complètement craqué. Pauvre homme… Il a tenté de se tuer en voiture, mais il n’a réussi qu’à tuer un cheval égaré, puis il a commencé à se faire du mal. Beaucoup de mal… C’est ainsi qu’il s’est finalement retrouvé à Carroll. Quand on l’a amené ici, il a prétendu se nommer « Andros » et être le prince du royaume de je ne sais quoi, marié à la fée « Ivy ». Ces personnages, ce sont les personnages de son livre de contes que vous voyez là… Depuis, il ne parle plus. Il est prisonnier dans son esprit, dans cet univers fantastique qu’il a lui-même créé. Si jamais vous vouliez le voir sourire, lisez-lui ses histoires. Il ne réagit, façon de parler, qu’à l’évocation de ses personnages. Sinon, c’est comme s’il était déjà mort, le pauvre homme…

 

Publié dans Présentations

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Emilie Decamp nous présente son nouvel ouvrage "Il n'y aura pas de fumée blanche"

Publié le par christine brunet /aloys

Résumé

« Il n’y aura pas de fumée blanche » est le dixième livre d’Emilie Decamp. Il se veut un livre cathartique et les différents poèmes qu’il renferme vous feront voyager dans le passé, parfois encore trop présent, de l’auteure.

 

Extrait

« Il y a ces mots qui ramènent en arrière.

Quelques accords et le temps s’égrène.

La vie part à reculons

Retrouve les mêmes peines

Et les larmes éphémères. »

 

Biographie

Auteure Gembloutoise, Emilie Decamp a déjà publié plusieurs livres aux éditions Chloé des lys, que ce soit des recueils de poésie, un recueil épistolaire ou des romans.  Journaliste de formation, elle aime toucher à tous les styles d’écriture.

Publié dans Présentations

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Anaïs Valente se présente et nous propose un extrait de son nouvel ouvrage "Histoires à mourir de vivre"

Publié le par christine brunet /aloys

Anaïs Valente est née à Namur dans les années 70, elle n’est pas tombée dans l’écriture durant l’enfance, mais grâce à la création de son blog en 2006.  Rapidement, elle collabore à un journal belge, 7dimanche, puis au journal La Meuse, ensuite à l’hebdo féminin Flair et au mensuel 7dimanche.  

Elle écrit plusieurs livres : 

- « Anti Saint-Valentin », collectif, 2008

- « La célib’attitude des paresseuses », 2009, Marabout /Hachette

- « Le Savoir écrire pour les filles », 2009 Micro applications éditions

- « Les bons plans pour les filles », 2010, MAéditions

- « Nunya », collectif, 2011, Éditions Plumes2coeurs

- « Manuel de survie : célibataire et fière de l’être », 2012, TLP

- « Drôles de familles », 2013, Tournez la page

- « Planète célibataire », 2013, L1

- « Le savoir écrire pour les filles », seconde édition, 2013, L1

- « En direct du paradis, enfer compris », 2013, L1

- « Les crapauds de Lucie », 2013, L1

 

En 2014, elle traverse un passage piéton et est renversée par une voiture. Elle survit à la mort, est opérée, trépanée, et reste neuf mois en revalidation à William Lennox, où elle réapprend à parler, marcher et tout simplement penser.

 

Ce livre est le recueil de ses nouvelles parues chez Chloé des Lys avant son accident, de ses nouvelles inédites (la moitié), suivi de ce qui lui est arrivé, dont les droits d’auteur sont reversés en totalité à l’asbl GEH, Groupe d’Entraide Hémiplégiques, connu grâce à Martine, dont Anaïs a fait la connaissance à William Lennox, où elle était infirmière de nuit. L’asbl lui a permis notamment de retourner à Pairi Daiza en 2018, où a été faite la photo de couverture (main d’Anaïs et d’un lémurien).

 

Etonnantes, angoissantes, amusantes ou émoustillantes, ses histoires ne vous laisseront pas indifférents !

 

EXTRAIT DU LIVRE

 

L’éponyme 

 

Salut ma puce,

Comment va là-bas ?

Ça me fait tout bizarre de t’écrire après tant et tant d’années de silence. Je t’imagine déjà en train de t’esclaffer en découvrant que j’ai eu cette idée totalement saugrenue. Et alors, j’ai toujours été saugrenue, non ? Puis peu importe, il le faut. Il le faut je te dis. C’est ainsi. C’est écrit… ou ça va l’être.

Figure-toi que je viens de regarder un épisode de Medium, en anglais my dear, épisode inédit de par chez nous. Un épisode dans lequel Alison Dubois évoque ces événements dits universels, qui marquent des millions de personnes en même temps, paf boum hue. Genre un tsunami en Asie, genre un tremblement de terre en Haïti, genre un mec qui te largue, oups non, ça c’est pas vraiment universel… genre un attentat via Boeing aux states. Ironie du sort non, que cet épisode tellement de circonstance… Confirmation, en tout cas, que ce voyage est sans doute une juste chose. La chose que je devais faire.

Je suis en pèlerinage depuis trois jours. Ça va te faire rire, je le sais.

J’ai osé.  (.../...)

 

Publié dans Présentations

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Salvatore Gucciardo est présent dans la revue "Les Amis de Thalie" n° 109

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo est présent dans la revue "Les Amis de Thalie"  n° 109
Salvatore Gucciardo est présent dans la revue "Les Amis de Thalie"  n° 109

Publié dans Article presse

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Denis Billamboz a chroniqué le roman d'Edmée de Xhavée "La rivière des filles et des mères"

Publié le par christine brunet /aloys

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2021/09/17/la-riviere-des-filles-et-des-meres-edmee-de-xhavee/

http://mesimpressionsdelecture.unblog.fr/2021/09/17/la-riviere-des-filles-et-des-meres-edmee-de-xhavee/

 

La rivière des filles et des mères – Edmée de Xhavée

Zoya, enseignante, maman de trois enfants, vivant en Belgique dans un couple très banal, comprend vite qu’elle a un arbre généalogique beaucoup moins banal..« J’ai vite su que ma famille n’était pas construite comme tant d’autres » écrit-elle, sa famille est dispersée sur deux continents et elle a des origines diverses tant du point de vue géographique que du point de vue social. Elle comprend aussi que ses aïeux ont voyagé à travers terres, mers et océans. Elle décide alors de remonter le courant de sa généalogie comme d’autres remontent le cours d’une rivière pour en trouver la source, elle va chercher à remonter le plus loin possible pour comprendre comment elle s’est construite sur des racines aussi diverses.

Arrivée à ce qui n’est évidemment pas la source primaire de toutes les généalogies, mais à ce qui pourrait être un bon point de départ pour construire son histoire. Elle élabore cet arbre généalogique en suivant la filiation de mère en fille pour arriver jusqu’à elle. Elle commence son récit généalogique en reconstituant la vie de Goguet et de sa petite indienne. Goguet et le fils puîné d’une famille de nobliaux normands qui a émigré pour une quelconque raison vers le Canada où il a troqué quelques marchandises, armes ou chevaux contre un toute jeune fille à des indiens Ojibwés. Ils se seraient aimés sans pouvoir se parler mais en déployant beaucoup de complicité. Lui partait pour de longues semaines de trappes la laissant seule, elle savait quand il rentrerait, elle avait une confiance absolue en lui.

Ce bon Normand et cette fière petite indienne constitue déjà un point de départ original pour cette généalogie. Ils eurent quatre enfants dont une fille élevée par les jésuites qui lui permirent d’épouser le fils d’un notable qui avait besoin de revaloriser son image ternie par son homosexualité bien mal acceptée en ce début du XIX° siècle. Eux aussi, ils s’aimèrent et eurent des enfant dont une fille qui a son tour a une fille qui à son tour… et ainsi de suite de génération en génération, Zoya raconte comment elle est venue au monde sur les bords de la Meuse où elle a à son tour fondée une famille qui perpétue ce lignage cosmopolite.

Tel un chirurgien des cœurs et des couples, Edmée, elle-même liégeoise, vivant sur les bords de Meuse, explore comment les unions maritales ou adultérines se construisent, grandissent, se fanent, s’étoilent, se déchirent, … Des couples qui ne correspondent pas toujours à la norme sociale, des couples qui n’en sont pas toujours. Elle suit le fil rouge de l’amour qui sème la petite graine qui permettra de passer à la génération suivante. Dans ce texte, on croise des parents qui n’étaient pas fait pour se rencontrer, des mariages arrangés, des mariages de raisons, des liaisons adultérines, des amours de passage, des coups de foudre ravageurs, des enfants qui ne connaissent pas toujours leur géniteur, …, tout ce qui peut, in fine, constituer une bonne famille avec ses amours, affections, désaccords, … Edmée est une grande experte des amours chez les notables mais elle sait surtout les sentiments qui réunissent les êtres. « Il y a le désir, il y a le plaisir, il y a le sexe, le devoir, le « faire plaisir » pour la paix du ménage. Tant de choses et tant de variantes puisqu’on vit une histoire différente chaque fois. »

Cette généalogie n’est pas seulement un exercice historique c’est avant tout une dissection des rapports entre les hommes et les femmes mais aussi entre les femmes et les femmes et entre les hommes et les hommes. Ce texte est plein de sensualité, d’érotismes très pudique, jamais démontré seulement suggéré. Il évoque aussi la violence de la nature et des hommes mais jamais une violence littéraire destinée à émouvoir ou effrayer les lecteurs. J’ai lu ce texte comme une histoire de femmes dont les vies mises bout à bout comportent toutes les tracas qu’une femme peut rencontrer au cours de sa vie : le mariage forcé, l’adultère, l’enfant illégitime, le mari homosexuel, le mari dédaigneux, le mari volage, le mari violent, les enfants perdus, le veuvage précoce, …  C’est un peu l’histoire de la femme à travers les continents pendant les deux derniers siècles. Mais la vie ne se réalise pas forcément avec un ou une autre, elle peut être très belle et bien remplie dans une existence solitaire. « Un vie est complète sans mariage, sans grand amour, sans orgasme, sans enfants, sans voyage astral, sans sixième sens, sans apparition de la vierge, sans gagner un prix Nobel, sans devenir riche sans expérience de vie transcendante. Oublie ça. Une vie est toujours complète sauf si on croit qu’elle ne l’est pas. »

J’ai aussi beaucoup apprécié les différents cadres décrits par l’auteure, sa documentation est certainement très fouillée mais je sais qu’elle a été complétée par des souvenirs personnels de voyages et de séjours dans de nombreux pays. Elle dresse ainsi un tableau d’une Amérique de la fin du XIX° et le début du XX° siècle où les grandes familles étaient organisées en clans très fermés mais où les nouveaux riches pouvaient encore trouver une place. C’est l’Amérique des pionniers venus d’Europe avec leurs rêves et leurs espoirs de fortune, racontée dans une belle et grande saga familiale.

Publié dans avis de blogs

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Carine-Laure Desguin est l'invitée du blog aloys avec la fiche de lecture signée Christine Brunet pour son nouvel opuscule "Ceux-là de boue et de merde" aux Ed. Lamiroy

Publié le par christine brunet /aloys

Fiche de lecture "Ceux-là de boue et de merde"

 
Les opuscules de Carine-Laure Desguin se suivent et ne se ressemblent pas... Mais alors pas du tout... Après avoir lu l'adopuscule "Misha, le poisson rouge et l'harmonica", voici l'apéropuscule "Ceux-là de boue et de merde"... Un texte court destiné à donner envie en vue de la publication d'un roman complet... Une mise en bouche, en quelque sorte.
Qu'avons-nous ? Un titre pour le moins curieux, certains diraient trash. (Mais Carine-Laure n'en est pas à son premier essai, n'est-ce pas ?)
 
Cette fois, nous basculons dans un genre bien différent, un polar... Enfin, on en a tous les ingrédients : une détective privée inquisitrice et cachotière, plutôt agaçante et pas très nette (c'est mon avis...), une disparition étrange, peut-être inquiétante, quoique... Et puis il y a Vermeersch... Un gus un peu dépassé, ancien amant de la victime, suffisamment évasif, imprécis pour susciter quelques interrogations méfiantes. Une question s'impose dès le début de la lecture : qu'est devenu Lucas Depoorter ? Faudra attendre le roman pour le savoir, j'en ai bien peur... 
 
Mais... Parce qu'il y a un mais... Vous connaissez Carine-Laure, n'est-ce pas ? Elle sait que le diable se loge dans les détails... et les faits relatés par Vermeersch sèment quelques indices qui pourraient bien nous mettre sur la voie d'une partie de la réponse... au moins !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com

 

Publié dans l'invité d'Aloys

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Aubes lunesques... Notre rendez-vous poétique signé Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Lunules du temps

arrondissent les frissons

les ongles s’essoufflent



 

Les ombres du vent

quand passent les cigales

chantent les ciels bleus



 

Les temps sont fleuris

sourient aux pieds des vignes

jusque dans les vers








 

Jonquilles jouettes

les jaunes sont des marées

dans le bois des loups



 

Les mains du tilleul

au pied des tombeaux déserts

frôlent les âmes 



 

Les sentiers mouillés

respirent l’humus des vies

les temps ne s’éteignent

 

Publié dans Poésie

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Carine-Laure Desguin est l'invitée du blog Aloys avec une chronique signée Christine Brunet pour son adopuscule "Misha, le poisson rouge et l'harmonica"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Je suis toujours très curieuse de lire les textes de Carine-laure parce que la surprise est toujours au rendez-vous. Et cette fois encore, mes attentes n'ont pas été déçues.
 
Cet opuscule est un "adopuscule": je m'attendais donc plus ou moins à de l'heroic fantasy ou, pourquoi pas à un truc post apocalyptique. Ben j'avais tout faux. "Misha, le poisson rouge et l'harmonica" commence comme un conte mais devient très vite cauchemar.
Le texte est un voyage, une quête improbable, quelque part un saut dans un passé de triste mémoire. Des personnages de conte le ponctuent, certes, lui donnent un côté fantastique, enfantin mais l'histoire joue avec une gravité qui ne peut qu'interpeller. Pour autant, l'écriture de Carine-laure Desguin, très dynamique, n'a rien de sinistre ou de pesant : elle est colorée !
 
Oui, j'ai bien dit colorée... Il y a le rouge du ciré de Misha, du poisson et du sang (curieuse coïncidence, n'est-ce pas?) et la couleur de prédilection de l'auteur, le jaune du soleil, bien sûr, mais aussi d'une étoile cousue sur les vêtements...
 
Espoir et désespoir... Désespoir et espoir... Tout se mêle, s'emmêle comme la vie et la mort. Je ne pensais pas qu'un texte aussi court puisse me prendre autant au dépourvu. Un coup de coeur auquel j'étais loin de m'attendre !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
 

 

Publié dans avis de lecteurs

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L'invité d'Aloys : Valérie Winnykamien avec son ouvrage "Louise et les Méandres de la vie"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE DE VALERIE WINNYKAMIEN

Valérie pratique la peinture acrylique, l'encre de Chine sur toile et dessine depuis l'âge de 4 ans. Petite, elle s’amusait à construire des livrets dans lequel elle écrivait des histoires qu’elle illustrait avec ses dessins. Ensuite toute sa vie, elle a écrit beaucoup de poésies, de chansons, de textes. C’est enfin à partir de 2010 qu’elle décide de finaliser certains romans commencés et c’est en 2020 qu’elle les envoie enfin dans le monde de l’édition. Elle a suivi des humanités artistiques à l'Athénée Royale de Rixensart avant des études supérieures à l'Institut St Luc, en illustration et au "75" en graphisme à Bruxelles. De 2000 à 2003, elle suivra une formation musicale adulte en solfège et piano à l'Académie de Musique de Rixensart pour laquelle elle écrira des chansons et préparera des décors. Hélas, une méchante surdité progressive mettra fin à tout cela. 

Essentiellement figurative, Valérie a commencé en 1990 par une première exposition personnelle à la galerie Espace Libre à Bruxelles et l'inauguration de la maison des artistes à Anderlecht puis a continué jusqu'en 1994 avec le groupe Espace Libre fondé par Guy Bellissent. "La nature faisait l'objet de sa première exposition qui prenait des allures de promenade en forêt avec sous le feuillage, une sourde et grandissante inquiétude" (Anita Nardon, 1992). Elle exposera ensuite, au musée de l’Eau et de la Fontaine à Genval en 1995 puis chez Creatio au château de Rixensart en 1998.L'humain domine dans les œuvres suivantes, proches de l'art cru, acrylique noire, blanche et crayon sanguine; opposition, ombres et lumières, bien et mal à la mesure de notre fin de 20ème siècle. Ensuite, des clowns, des musiciens exposés en 2000 au Bonnehill House jazz club à Court-St-Etienne et à l’auditorium Hamoir à Uccle en 2002, la gare de Profondsart et ses environs à l’encre de Chine, viendront adoucir parfois l'angoisse et la révolte. 

De 2004 à fin 2013, elle tient un atelier de cours de dessin personnalisés, ainsi que d’octobre 2019 à avril 2021. Elle donne parfois une œuvre ou l’autre (Télévie, Allumeur de rêves, Restos du cœur), expose minimum une fois l'an et faisait partie du groupe Au Clair de l'Art. Elle participe aux parcours de Profondsart-Limal, aux Salons d'hiver à Ottignies, aux Biennales de Peinture et Coursives des arts à Wavre, a reçu le deuxième prix "Jeunes Espoirs" à Braine-l'Alleud en 2003 et a participé à Natuur Art-SABAM en 2006.  Etant fan du monde de Disney, elle peint beaucoup de vues de Disneyland Paris à l’encre de Chine sur toile. Valérie participe aux parcours d’artistes de Profondsart-Limal depuis sa création. Elle a également ouvert son atelier aux visiteurs lors des week-end Wallonie bienvenue en 2017. Aujourd’hui, elle peint sur toile à l’acrylique, aquarelle et encre de Chine, un monde enchanteur rempli de couleurs. Maman de 2 grands enfants et mariée depuis 35 ans, Valérie continue à écrire et à dessiner car c’est sa deuxième façon de respirer.

 

 

L’histoire :

Les cambrioleurs ont pris tout ce qu’ils pouvaient prendre. Louise est dévastée. Son ordinateur, contenant la seule et unique copie du roman qu’elle venait d’achever, s’est envolé. Elle sombre. Alors qu’elle tente de redonner un sens à sa triste existence, à quelques kilomètres de là, Pierre, aidé de son ami Lucien, a enfin décidé de percer à jour les secrets de son passé. Pour poursuivre ses recherches il achète un nouvel ordinateur, d’occasion, dont les traces de l’ancienne propriétaire n’ont pas été complètement effacées…   

 

Dans ce roman d’une grande élégance, Valérie Winnykamien brosse avec subtilité le portrait de personnages au destin singulier, abîmés par les méandres de la vie, qui malgré tout, trouvent en eux-mêmes et en autrui la force de se battre.

 

Extrait :

Après quatre bonnes heures qu’ils ne virent pas passer, ils arrivèrent au dernier chapitre d’un roman magnifiquement écrit par une inconnue. Les descriptions fouillées et l’actualité du sujet étaient traitées avec une sensibilité et une poésie, dignes d’un Dickens ou d’une Jane Austen. Les deux compères étaient ébahis. Lucien y voyait entre autres une possibilité d’édition, mais comment retrouver l’auteur ? Le nom mentionné étant sûrement un pseudonyme, cela risquait d’être impossible.

  • En tout cas, Pierre, je suis désolé, mais cet ordi a dû être dérobé à son propriétaire, personne n’aurait laissé un texte pareil y traîner ! Ça, j’en suis sûr !

Publié dans l'invité d'Aloys

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