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Benoît Jacquemart nous propose un autre extrait de son roman "Les oiseaux de Lunga"

Publié le par christine brunet /aloys

Le train remontait paresseusement en direction d’Inverness. C’était un long voyage qu’avaient entamé un monsieur d’âge déjà avancé et la dame qui l’accompagnait. Elle ressemblait à une gouvernante. Une gouvernante moderne, qui trimballait un énorme sac à dos, en plus d’une antique valise, laquelle devait appartenir au vieux. Celui-ci portait un petit sac de voyage en tweed qu’il serrait la plupart du temps contre lui.

Leur présence et leur aspect pouvaient paraître incongrus mais ici, personne ne se posait de question. Ils devaient être anglais, ou même continentaux, tout le monde s’en fichait, ça les regardait. L’homme, un peu plus de 70 ans, portait un costume qui devait avoir au moins la moitié de son âge. Une cravate en tartan lui donnait un air local, mais c’était sans doute une coquetterie due à son passage par l’Écosse. Il arborait une chevelure encore bien fournie, châtain clair, à peine striée çà et là de quelques fils gris, surtout près des tempes. Un bel homme, avait noté une contrôleuse de ScotRail.

La gouvernante était une femme entre deux âges, au visage plutôt avenant. Elle avait des cheveux très blonds coupés en carré avec une frange qui lui cachait une partie du front, mais pas les yeux, d’un vert profond. Elle n’avait pas l’image de la gouvernante des vieux romans anglais, au chignon strict et à la tenue qui l’était tout autant. Elle avait toutefois sacrifié à cette antique tradition en portant un tailleur anthracite dont la seule fantaisie était une discrète collerette en dentelle noire. Elle portait aussi d’épais bas foncés et des escarpins qui semblaient presque des chaussures de marche. Mais si on ne s’attardait pas trop longtemps à détailler l’accoutrement de la dame, elle passait inaperçue. Ce qui était bien le but. Seul l’énorme sac à dos semblait totalement déplacé dans le portrait que l’on pouvait se faire du personnage, mais si l’on mettait ce détail sur le compte d’une excentricité somme toute très british, l’attention que l’on aurait pu lui porter était de courte durée.

Adélaïde Piraumont et Anthelme, son père, avaient mis un soin particulier à peaufiner leur nouvelle apparence, celle qui leur permettrait de disparaître définitivement. Ils étaient méconnaissables pour des gens qui ne les auraient jamais vus et même si, par extraordinaire, un portrait d’eux était diffusé sous forme d’avis de recherche, il y avait peu de chance que quiconque se souvienne du vieux et de sa gouvernante, dans un train en route pour le nord de l’Écosse. Surtout que, espéraient-ils, si un avis de recherche venait à être diffusé, cela ferait déjà plusieurs jours qu’ils auraient terminé leur voyage en train.

 

Publié dans Textes

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"L’île, elle et nous", de Marguerite Debois, note de lecture Edmée De Xhavée pour ActuTV

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Oui, il y a bien trois éléments distincts dans ce roman de Marguerite Debois. 

 

L’île, grecque, ensoleillée, peuplée de touristes l’été et rendue à ses insulaires une fois les voyageurs embarqués vers leurs vies avec des valises pleines de souvenirs. Entourée d’une route qui va du port au port, et traversée par une autre, plus intime, qui serpente parmi arbres et maisons sans vue sur la mer ou le tourisme.

 

Elle, Athanasia Katsofé. Adolescente aussi Grecque que l’île, tragiquement disparue lors d’une inondation qui a ravagé l’île et surtout sa famille. Bien que disparue depuis un an, elle est pourtant là, au cœur des émotions. Serait-elle cette apparition étrange qu’aperçoivent Arthus et Marjolaine en choisissant de traverser l’île en voiture par la route boisée pour écourter le trajet ? Quels étaient ses petits secrets, se demande Séverine qui l’a beaucoup observée l’été précédent ? Que sait, de sa naissance, Léonora Anastopoulos, amie d’Anna Katsofé, mère d’Athanasia ? Comment faire la paix avec l’idée que, n’ayant pas retrouvé son corps, on ne peut se recueillir sur son souvenir auprès d’une petite chapelle vibrant de la flamme d’un photophore abrité dans sa niche ? 

 

Nous, les personnages qui, le temps du récit, verront leur vie imprégnée à la fois de l’île et d’Athanasia. Ils sont touristes, locaux, étrangers s’étant épris du coin et ayant trouvé comment prolonger le séjour peut-être jusqu’à un long « pour aussi longtemps qu’on y sera bien ». Il y a cette touriste solitaire et peu sociable, qui revient pour la seconde année. Elle fuit la compagnie mais rien ne lui échappe : elle analyse et interprète la vie des autres. Il y a ce surprenant prestidigitateur aux chevilles fines, qui vit sur un yacht qui ne fait que passer. Il y a Dimitri et Anna Katsofé, les inconsolables parents d’Athanasia, lentement étouffés par un secret qui finira par les brûler vifs. Leurs amis les Anastopoulos, dont la fille Apolline sort avec le beau Callisto, journaliste. Arthus qui aime faire de la plongée en abandonnant Marjolaine à ses après-midi paisibles. Ils ont tous leur personnalité – bien décrite -, leurs propres questions, leur participation dans ce court moment sur l’île, court et intense, qui les réunira autour d’Athanasia, avant de les restituer à leur avenir avec le souvenir d’une bousculade d’émotions et évènements, un peu changés à jamais. L’île aussi reprendra son rythme, entourée de la mer bleue, hérissée de sa forêt, bordée de plages, roches et lieux de joie…

 

L’île, elle et nous

Marguerite Debois

Éditions Chloé des Lys

22.00 €

 

Publié dans avis de lecteurs

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Jeanne R. nous présente son nouveau roman "Mémoires d'une âme"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

À Lyon, après avoir étudié les Lettres, Jeanne R. se consacre au théâtre et crée sa troupe qu’elle dirige et met en scène. MÉMOIRES D'UNE ÂME est son troisième roman.

 

À L’OMBRE DES DÉSIRS de Jeanne R.

Éditions Chloé Des Lys (©2013)

 

LES NOCES D'ÉTERNITÉ de Jeanne R.

Éditions Mon Petit Éditeur (©2010)

 

Résumé

Le roman MÉMOIRES D'UNE ÂME de Jeanne R. se présente comme une flânerie sur les bords de la lagune en compagnie d’un jeune couple d’artistes ; avant que Venise ne se noie dans son eau, tous deux vont arpenter le labyrinthe des ruelles de la vieille cité en racontant leur propre histoire, entrecoupée de réflexions sur ce qui fait la vie : les rencontres, l’amour, l’amitié, le désir, la mort, la maladie, le deuil, la chance et la malchance, les humeurs des uns et des autres, l’humour, les Arts... 

 

Extraits

Voici quelques extraits de cette histoire où l’oisiveté régnante ne va pas sans rappeler le monde des années 30 :

 

« Soudain, une porte dérobée s’ouvrit. Un homme aux cheveux gris apparut, l’air avisé. En blouse blanche, avec un sourire apaisant, il s’approcha de la femme et d'une main tendue la pria de le suivre dans la pièce en retrait. Quelques secondes plus tard, la porte se referma sur eux : la femme en question venait d’entrer en silence dans l’antre de la Médecine. » 

« Elle reconnaissait que la maladie ne l’avait pas empêchée de se cloîtrer chez elle, alors même qu’elle était présentable, sortable, visitable, enfin baisable. »

« Du temps qu’elle était autre, du temps qu’elle était chauve… Les moins courageux baissèrent les yeux et passèrent leur chemin en faisant mine de ne pas la reconnaitre ; les plus courageux, prétextant un rendez-vous fortuit, partirent promptement sous ses yeux ahuris. Et alors… Alors quoi ? Ô mes semblables, mes frères, regardez tous ces pleutres ! Honte à eux ! S’ils avaient appris qu’elle était morte, morte de maladie, ils seraient venus s’effondrer sur sa tombe, pff. » 

« Ayant chassé mainte fois en nocturne dans une Venise discrète, son ami le poète en déroute savait qui convoquer après l’heure de minuit. Il lui était même arrivé d’aller braconner chez les autres, mais les femmes mariées étant plus jalouses que les maris, il se lassa très vite et prit l’option de n’honorer que des filles légères. »

Publié dans Présentation

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Au programme de la prochaine émission... Quelles chroniques de livre ?

Publié le par christine brunet /aloys

Chroniques de livres prévus pour l'instant...

Au programme de la prochaine émission... Quelles chroniques de livre ?
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Publié dans ANNONCES

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Quelques titres à découvrir cet été !!!

Publié le par christine brunet /aloys

Quelques titres à découvrir cet été !!!
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Publié dans fiche auteur

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"Chroniques de l'invisible: le sixième domaine" d'Ani Sedent : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

  Ani Sedent est née en été dans la très ardente cité de Liège où elle a fait des études d’illustration.

  Si elle consacre ses loisirs au dessin, à la lecture et aux RPG, elle a toujours aimé inventer et écrire des histoires.  C’est sa participation à un concours de contes organisé par la bibliothèque de sa commune qui l’a encouragée à faire des démarches pour faire publier son premier roman : Chroniques de l’Invisible – Magie en péril.

  Le sixième domaine est le second roman publié chez Chloé des Lys.

 

Résumé :

 

  Accusé d’avoir dérobé le « Songe d’Oberon », un livre d’une importance capitale pour le peuple elfique, et malgré l’excellente défense de l’archimage Atanasius, Merlin a été jugé et condamné à l’exil.

  Valerian et Hortie se lancent alors dans une périlleuse mission de sauvetage.

  De Valurane, la troisième lune de l’Invisible, au domaine de Bellépine ‒ amas d’îlots flottant entre mer et ciel ‒ en passant par la caverne du seigneur Azimuth, le jeune chevalier et la marraine-fée prennent tous les risques pour retrouver Merlin.  Mais entre ruses et faux-semblants, l’affaire va s’avérer plus compliquée que prévu et ses conséquences… inattendues !

 

Extrait

 

  La fée et le jeune chevalier regagnèrent rapidement leurs départements respectifs et empaquetèrent quelques affaires en prévision du voyage qui les attendait.

  Valerian boucla son baudrier et ajusta Cherche-moineau qui reposait dans son dos.  Il avait revêtu son équipement de chevalier en quête : une tunique sous une cotte de maille en durcidium magitraité – aussi solide qu’une armure mais légère et fluide comme un bliaud de coton – et un surcot bleu, serré à la taille par une ceinture à laquelle crochait une escarcelle ; des bottines à boucles, solides et confortables, dissimulaient un petit couteau.  Il vérifia que son anneau-bouclier – cadeau de Mornebouille1 générant un pavois capable de résister aux attaques magiques et à tout ce qui coupe, tranche et écrabouille – fonctionnait correctement.  Il ferma le poing, où l’épais anneau avait fusionné avec sa chair, et pensa protection.  Un bouclier scintillant, d’aspect fantomatique, apparut.

  Satisfait et fin prêt, il saisit sa besace, enjamba le rebord de la fenêtre, sauta lestement sur le toit en contrebas et sautilla silencieusement le long du faîtage jusqu’à l’angle du toit voisin où il se laissa glisser vers la corniche, avant de dégringoler dans les branches du bel-au-bois roncier qui assiégeait le mur de ses solides vrilles.

  Si, à l’origine, avoir testé diverses manières de quitter l’académie sans se faire remarquer n’avait été pour Valerian qu’un entraînement supplémentaire à sa formation de chevalier, il se réjouissait maintenant de pouvoir filer en catimini pendant que ses copains discutaient et plaisantaient dans les couloirs.

  Dès qu’il eut atteint le sol, il se fondit dans les ombres jusqu’aux serres où Hortie devait le retrouver.

  Magifabriqués par Prosperius, d’après des plans de Millefeuille, ces palais de verre, tout en rondeurs et légèreté, abritaient une importante représentation de l’aristocratie magico-végétale de l’Invisible ainsi que des milliers de plantes qui faisaient la joie des botanistes et herboristes, guérisseurs et druides.  Elles abritaient également une fabuleuse collection d’herbes aromatiques et épices aptes à combler les vœux de tous aux heures des repas.

  Une demi-heure plus tard, alors que le soleil se parait de pourpre et embrasait les vitres des serres, Valerian attendait toujours et, bien que l’endroit soit parfait pour cela, il craignait de prendre racine.

Publié dans Présentation

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"Le présent du chameau" de Virginie Richel : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Perchée dans un petit nid à Bruxelles, le quotidien de Virginie se partage entre son travail de professeur dans l’enseignement spécialisé et ses deux garçons. Elle aime les voyages, sur terre et intérieurs, ceux qui rendent possibles les belles rencontres, avec les êtres et les mots. De ses pérégrinations, naissent des histoires à vivre ou à écrire.

 

Résumé

C’est une histoire insensée, l’histoire d’un vieux chameau, calme et sage, qui avale une planète.

C’est une histoire de liberté, d’échelles à construire et de chemins à explorer.

C’est une histoire d’enfants qui dessinent un monde aux crayons de couleur et d’adultes sans lunettes.

C’est une histoire pour petits et grands, pour tous ceux qui, un jour, ont été enfermés dans un monde fou et sublime à la fois.

 

Extrait

Terreferme est une planète unique. Comme toutes les planètes d’ailleurs. Quand certaines comptent des millions de kilomètres carrés, d’autres mesurent la taille d’un petit pois. Si petites, qu’un ours polaire pourrait les gober toutes entières. C’est le cas de Terreferme, une planète remplie d’eau et qui fut avalée très récemment, non pas par un ours polaire, mais  … par un chameau. Oui, un chameau ! Un chameau aussi vieux que le soleil, aussi calme qu’un nuage, aussi sage que l’arbre. Un chameau a avalé Terreferme avec tous ses habitants. Dans son ventre, il fait noir. Tout noir. Les enfants ont peur bien sûr, les adultes aussi. Plus d’électricité. Les bougies fondent vite. Les portes des maisons restent closes, cadenassées par les familles apeurées et confinées dans les entrailles de la bête.

Publié dans Présentation

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"Motel California" d'Alain Van Kerckhoven : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Né à Bruxelles en 1964, Alain Van Kerckhoven est un auteur belge dont la pensée rejoint la philosophie naturaliste contemporaine. Sa réflexion est principalement ontologique et oscille entre les domaines scientifiques, politiques et artistiques.

C'est en découvrant sa production littéraire que des compositeurs lui proposèrent des collaborations musicales dans lesquelles la plus grande importance est donnée à la musicalité́ du texte et à la portabilité́ de la charge émotionnelle par les interprètes.

Les récits d'Alain Van Kerckhoven empruntent une langue dépouillée d'artifices, incisive, afin débusquer ce qui se tapit sous l'apparence du quotidien. Le geste le plus banal, la phrase la plus anodine deviennent l'indice d'une réalité́ magique, qui ne nous apparait jamais qu'après coup, souvent nimbée de nostalgie.

 

 

Brooklyn Café : Résumé

 

« Le California est quasiment sur la 580, entre Berkeley et Oakland. Au sud, de l’autre côté de la route, on peut se mettre les pieds dans l’eau et voir le Bay Bridge qui va à Treasure Island et à Frisco, mais on ne distingue rien de tel depuis les chambres, qui donnent sur le parking d’un centre de tri UPS. Bon, une fois que vous avez quitté la 580, vous dépassez l’Hilton Garden Inn et le motel se trouve cent mètres plus loin, à main droite, juste avant la pizzeria de Robbie.

 

Réservation indispensable et paiement préalable.

 

Interdit aux mineurs, même accompagnés.»

 

 

Motel California : Extrait

 

« La chambre 3 ne se distinguait pas des autres : un petit hall d’entrée avec penderie donnait sur la salle de douche à main droite, et sur la chambre elle-même. Pas de baignoire bien sûr. Enlever un corps de cent vingt kilos d’une baignoire dans un espace exigu n’est pas une sinécure, même quand on s’y met à trois. Et quand le client s’est taillé les veines et que le sang a coagulé depuis vingt-quatre heures, c’est plus que sportif. Ceux qui veulent se vider de leur sang n’ont qu’à le faire sous la douche ou dans le lit : on jette la literie et basta, en quelques heures la chambre est remise en état. D’ailleurs, à ma connaissance, aucun suicide motel n’a de baignoires. »

 

Publié dans Présentation

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"Morceaux de bonheur" de Francis Valère-Gille : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

Bio :

Petit-fils du poète et académicien belge Valère GILLE, l'auteur se met à l'écriture au terme de sa carrière de fonctionnaire international. Installé d'abord en Autriche (Vienne) puis en Espagne (Torre del Mar), il regagne la Belgique pour prendre la plume. MORCEAUX DE BONHEUR est son troisième recueil de poésie.

Résumé :

L'auteur exprime avec une plume légère et délicate la beauté du féminin, la tendresse
  de  l''enfance et l'infinie diversité de la nature. Son écriture est emprunte de sensibilité,
                de  romantisme et parfois de nostalgie.

Extrait : Sur une page blanche, j'écris des mots d'amour fou
              Pour effacer la distance qui me sépare de vous.
              Mais mon âme s'éclaircit du secret espoir,
              Dans le silence de mes pensées, d'un jour vous revoir.

              De ce pays lointain, le chemin est encore long,
              Nos rivages éloignés laissent nos coeurs à l'abandon
              Mais avec la puissance des dieux, j'assécherai la mer
              Pour me rapprocher de vous et encore vous distraire.

              Alors que vienne le jour, qu'advienne demain,
              Je rebâtirai l'amour à la force de mes mains.
              Donnez-moi le temps de pleurer dans vos bras
              Et d'encore vous serrer comme la toute première fois.

              (Pleurer dans vos bras)

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"Les oiseaux de Lunga" de Benoît Jacquemart : présentation

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

Benoît Jacquemart, détenteur d’une licence en philologie romane à l’Université de Liège, journaliste et éditorialiste dans un grand quotidien francophone de Belgique.

 L’auteur vit avec sa famille en Brabant wallon. Forcément inspiré par l’actualité, il aborde dans ses fictions des thèmes de société tout en s’attardant sur l’histoire et la psychologie de ses personnages.

 

Résumé :

Fauchée, désespérée, Adélaïde, jolie femme au milieu de la quarantaine, s’est lentement éteinte, victime d’un homme manipulateur et abuseur. Un jour, elle décide de réagir et enlève Anthelme, son vieux père, qui moisit dans une maison de retraite en attendant la délivrance. Quel est le secret d’Adélaïde, pourquoi cet enlèvement ?

 

Extrait :

La première fois qu’il l’avait pelotée, mine de rien, prétextant un geste affectueux, elle était restée figée. Elle n’avait pas réagi, elle ne savait pas quoi faire. Bien plus tard, elle apprendrait ce qu’était la sidération, ce réflexe de défense que la plupart des victimes de ce genre de prédateur vivent. Et elle avait eu un flash, le monstre du tuyau qui l’avait terrorisée quand elle était petite. En pensant au monstre de son enfance, elle n’avait pas senti la main de FDP sur ses fesses, à travers le fin tissu de sa jupe à carreaux. Ce n’est qu’au moment où il avait parlé qu’elle s’était ressaisie, s’éloignant vivement du bureau et de la main baladeuse. FDP arborait à ce moment un grand sourire, celui du triomphe. « Vous êtes très belle, Adélaïde. Souvent, le soir, dans mon lit, je pense à vous. Et je… Enfin, bref, vous me comprenez. Ah, si vous acceptiez de souper un soir avec moi. Vous ne le regretteriez pas, je connais de très bons restaurants. Et peut-être même que j’arriverais à vous convaincre de terminer la soirée chez moi. Qu’en dites-vous ? » Il avait ajouté la phrase qu’Adélaïde attendait, tout en la redoutant : « Après tout, ça peut aussi être intéressant pour votre carrière. Réfléchissez-y, belle Adélaïde. C’est promis ? »

Publié dans Présentation

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