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Emission spéciale pour notre émission ! Une interview exclusive d'Edmée de Xhavée..

Publié le par christine brunet /aloys

Publié dans vidéo

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Poésie : ECLATS DE JOUR, ECLATS DE NUIT de C.-L. DESGUIN inspirés des oeuvres de Concetta MASCIULLO. Textes 8

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

8

 

dans son abstrait

le tout

et l’arc-en-ciel

se frottent

les paumes

l’orage

ne sera pas

le trophée de plus

 

 

 

 

 

9

 

mauve guimauve

dans l’entre-deux

par magie

toute voile dehors

l’éclat d’un bleu

dans l’arrondi

d’une certitude

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans Poésie

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Rolf Morosoli nous présente son recueil de nouvelles "Clin d'oeil"

Publié le par christine brunet /aloys

BIOGRAPHIE

Rolf Morosoli a fait ses études universitaires à Genève. Il émigre au Québec où il complète un doctorat en biochimie à l’Université Laval. Chercheur au conseil national de la recherche scientifique à Ottawa, puis professeur à l’Institut Armand-Frappier à Montréal, l’auteur a surtout contribué à des publications scientifiques en génétique microbienne. Parallèlement à ses activités scientifiques, aux côtés de sa conjointe sculpteure, il s’est investi dans la réalisation de sculptures et d’œuvres d’art public. Depuis quelques années, il se tourne vers l’écriture de fiction.

 

 

RÉSUMÉ

 

Légères comme le vol d’un papillon, ces courtes nouvelles sont inspirées de mots prononcés au hasard d’une rencontre, d’observations furtives et d’expériences personnelles.

Ce recueil reflète la variété des sources d’inspiration qui concernent des anecdotes de voyage, quelques aventures et certaines incongruités des comportements humains et animaux.

 

 

Court extrait

Hold up

 

Ce jour-là, l’attaque devait avoir lieu à la tombée du jour avec l’intention d’intercepter la dernière livraison de cannes à sucre de la journée... Le camionneur ne comprit pas tout de suite les raisons d’un tel attroupement de pachydermes dont la stratégie singulière l’avait manifestement pris au piège…

Discipliné, le commando… était occupé à récupérer la cargaison … Quand le camion fut vide, le commando de tête s’écarta du chemin et notre pauvre chauffeur… put reprendre sa route alors que la noirceur commençait à s’installer… Par quel mystère ces éléphants savaient, comme des voleurs professionnels, qu’il fallait que les traces de cette attaque disparaissent complètement avant le petit matin pour qu’il ne subsiste aucun indice de cet incroyable Hold up…

Pas d’empreintes, pas de suspect, le chauffeur ne put dissiper les doutes de son employeur…

Publié dans Présentation

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POésie : ECLATS DE JOUR, ECLATS DE NUIT de C.-L. DESGUIN inspirés des oeuvres de Concetta MASCIULLO. Textes 6 & 7

Publié le par christine brunet /aloys

 

6

 

ses couleurs

sont ses ciels

et fendre l’air

vers le toujours

le jamais

ne se colore

qu’au verbe

disparu et renaît

le bing bang

 

 

 

 

 

7

 

perdre pied

dans l’épaisseur

d’un rouge

à vif

et saigner

jusqu’à exclure

des cris sanglants

de sous-entendus

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans Poésie

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Joseph Bodson a lu et chroniqué "Les chroniques de Baltus T2 : Equaam" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Joseph Bodson a lu et chroniqué "Les chroniques de Baltus T2 : Equaam" de Laurent Dumortier

 

Publié dans avis de lecteurs

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Un article dans L'avenir.net pour Bernard Wallerand et son ouvrage "Dans la soupente des artistes"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Publié dans Article presse

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Poésie : ECLATS DE JOUR, ECLATS DE NUIT de C.-L. DESGUIN inspirés des oeuvres de Concetta MASCIULLO. Textes 4 & 5

Publié le par christine brunet /aloys

 

4

 

d’ocre et de jour

à l’aube

d’un nouveau

ciel d’orange

à l’heure

de l’envol

 

 

 

 

 

5

 

l’ultime

n’existe

et d’été et d’hiver

de l’œuf le blanc

juste une coulée

de l’horizon

à la Sambre

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans Poésie

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Christina Prévi vous propose un extrait de « Un soir de lune » (Extrait de son recueil Parenthèses singulières)

Publié le par christine brunet /aloys

 

Félix n’ouvrait plus la porte, il s’enfermait chez lui, inconsolable. Chaque soir, il replongeait dans un abîme sans fond. Ses amis avaient essayé de l’en sortir, son jeune frère avait tenté de l’associer à son bonheur. Il n’espérait pas un oubli total, mais qu’au moins son frère retrouve, si possible, du goût pour la vie de famille. Il aurait aimé partager sa joie avec lui, devant le babillage de son petit garçon de 9 mois.

 

Peine perdue, Félix s’enfonçait dans la mélancolie, et ce, depuis ce funeste accident et personne ne pouvait l’en extraire. Sa femme Leslie et leur fillette de deux ans lui avaient été arrachées et cette réalité-là était irrémédiable. Il ne leur parlerait jamais plus, n’enfouirait plus son visage dans leur chevelure. Au seul souvenir de leur doux parfum, il ressentait atrocement cette double absence.

 

Sa vie n’avait plus ni saveur, ni intérêt et rien ne le reliait au présent. Après le drame, il avait été abruti de calmants pour ne pas hurler sa douleur, continuer à respirer, tout simplement… Une mort de plus aurait été insoutenable pour ses proches, on avait du l’en convaincre ; ses chères disparues, auraient-elles apprécié de le voir se détruire ? Dans le cas inverse, n’aurait-il pas souhaité que Leslie survive à sa peine ? Félix s’était rangé à la raison et faisait bonne figure…

 

Chaque soir, il replongeait dans un douloureux hébétement. Il ne s’éclairait plus, n’ouvrait à personne… Il cultivait son isolement dans la pénombre, devant le fauteuil rouge du salon, où trônait une photo de Leslie. Il la revoyait, lovée dans ce siège, du temps ou elle nourrissait encore Lilla au sein. Et à droite du fauteuil, sur la chaise d’enfant, un portrait de la fillette était appuyé au dossier.

 

Sitôt la porte refermée, Félix lançait d’une voix creuse : « Bonsoir mes chéries ! » Il allumait la veilleuse, s’asseyait face à leur image et leur faisait la conversation, il buvait un verre d’eau, oubliait parfois de manger, s’endormait sur place, y passait la nuit… Au matin, il refaisait les gestes routiniers, indispensables pour tenir debout : se doucher, se changer, un café, une biscotte, les clés « Au revoir mes chéries ! »

Il mettait le contact, se rendait au boulot. Il honorait ses tâches et répondait aux questions, il ne brillait ni par zèle ni par négligence. Il s’éteignait lentement, faisait juste ce qu’il devait, ce qu’il fallait, rien de plus, rien de moins.

Publié dans Textes

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Poésie : ECLATS DE JOUR, ECLATS DE NUIT de C.-L. DESGUIN inspirés des oeuvres de Concetta MASCIULLO. Textes 2 & 3

Publié le par christine brunet /aloys

 

2

 

 d’ici le coup s’élance

le pinceau

le jet

le poignet

au seuil la mémoire fléchit

c’est l’instant

qu’on nomme

à présent dans l’arc

des bleus

 

 

 

 

 

3

 

 avant elle (Concetta Masciullo)

déjà derrière

des façades voisines

des traits sont nés

et des couleurs

ont frappé

l’essentiel

à première vue

comme l’immense

sans se tromper

d’œil à œil

ils sont là

avant avant

avant

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com

Publié dans Poésie

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Notre invité du blog Aloys, Bob Boutique avec une lecture signée Edmée de Xhavée pour son opuscule "Point d'interrogation"

Publié le par christine brunet /aloys

Notre héros est un anti-héros : il n’a plus vingt ans depuis … oh, n’insistons pas. Il revient de loin : d’un AVC qui a presque voulu le garder tout bien serré contre son cœur. Son côté droit lui joue des tours en lui faisant croire qu’il est bien là, pour méchamment le laisser tomber, c’est le cas de le dire.

Notre anti-héros est loin d’être un froussard, il ne l’a jamais été mais franchement, ça ne l’aide plus beaucoup dans la situation actuelle. Il n’est pas non plus de ceux qui abandonnent facilement, car – qui dit mieux ? – il monte et descend les escaliers de sa spacieuse demeure, tout seul, malgré ce fichu côté droit qui ricane et fait de parfois de lui, involontairement, un Fred Astaire assez souple ma foi.

Et un beau jour qu’il est seul, une voix perturbe sa quiétude de héros fatigué et l’attire en bas, plus bas, plus bas encore, tout en bas de la maison. C’est là qu’un singulier dialogue du genre « mon cher enfant, confiez-vous à moi, je suis votre confesseur » « oui mais bon, pas question de répéter tout ça, hein » prend place.

Des points d’interrogations constellent l’échange, rebondissent et retentissent. Des perles aussi, car tout anti-héros qu’il est, il a une femme qui l’aime et qu’il aime, il a obéi tout seul ou presque à l’injonction « lève-toi et marche » en ajoutant « et monte, et descend », il écrit encore et encore, il a une cagnotte aux souvenirs pleine à craquer et une autre, la cagnotte du futur, qui luit dans le noir. James Bond n’a pas eu une pension semblable, lui… Ni Hulk.

Que de points d’interrogations sur une vie, et que de destins programmés reçoivent une autre programmation spectaculaire d’une main inconnue. Que de pessimismes qui déposent des épines sur les hanches rondes de ce point de ponctuation, alors que les optimistes en font luire les courbes…

Un opuscule qui oui, pose des questions comme le fait notre anti-héros héroïque, dans lequel on retrouve certes l’écriture de Bob Boutique, mais un Bob Boutique nouveau style, avec un changement de vitesse. L’amour y a pris une autre dimension et une autre expression. Il n’est plus accessoire, il est l’enveloppe même du récit, même s’il est peu mentionné…

 

Publié dans avis de lecteurs

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