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EXTRAIT D'UN JOURNAL INTIME RETROUVÉ AU FOND D'UN GRENIER, un texte signé Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

EXTRAIT D'UN JOURNAL INTIME RETROUVÉ AU FOND D'UN GRENIER

 

Samedi, le 18 mai 1861

 

Il est près de six heures et je suis réveillée. J'écris ces quelques lignes à la hâte. Aujourd'hui est un grand jour, celui de mon mariage.

Charles m'a choisie parmi toutes les jeunes filles de bonne famille que ses Parents ont voulu qu'il rencontre avant de faire son choix.

Oh, béni soit le jour où je l'ai vu, jeune officier fringant dans ce bel uniforme. Il semblait savoir que tous les regards étaient tournés vers lui et pourtant il m'a longuement fixée en s'avançant vers Mère à qui il a demandé l'autorisation de m'inviter à valser.

Et nous avons valsé, valsé, j'en suis encore étourdie… À minuit, comme les jeunes filles sages, j'ai obéi à Mère qui voulait quitter la salle de bal. Nous sommes reparties dans le fiacre que Père avait envoyé nous chercher.

Cher journal, voilà plus de cinq ans que j'attends ce jour et j'ai peur ! Peur de le décevoir, peur que Charles ne me trouve pas digne de lui, peur aussi de cette nuit de noces dont Mère m'a parlé à demi-mots et en rougissant !

 

J'aime Charles plus que tout et bientôt, je serai sienne.

 

Ceci est la dernière page de ce journal intime. Plus rien n'est écrit après ces quelques lignes…

 

Louis Delville

Publié dans Nouvelle

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Micheline Boland nous propose une nouvelle inédite "Création du monde"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

CRÉATION DU MONDE

 

Au commencement, il n'y avait que l'obscurité. Dans ce noir absolu se déplaçait un œuf. L'œuf attendait son heure pour éclore et révéler les trésors de ce néant apparent.

 

Un jour, il y eut un son, un son tellement aigu que la coquille se brisa révélant un immense soleil intérieur. Des flots s'échappèrent presque aussitôt libérant un homme qui s'encourut à la découverte de l'immensité.

 

Au commencement, il y avait un astre puissant, à la clarté tellement forte que le caché devint apparent.

 

Du ciel bleu zébré de langues de brumes et de nuages gris, une voix libéra un message à l'attention de l'homme : "Va, conquiers avec sagesse les beautés offertes par la nature, apprends de tes échecs…" Mais l'homme courait. Il n'avait que faire des paroles d'un créateur demeuré trop longtemps silencieux. L'homme s'enfuyait. Il craignait que du soleil descendent des rayons capables de le capturer. Il jouissait de sa liberté première.

 

Au commencement, il y avait un homme, un homme solitaire déterminé à explorer. La voix reprit : "Réfléchis, prends ton temps, goûte au spectacle. Sens, profite." Mais l'homme n'avait que faire de mots.

 

Alors la voix s'écria : "Retourne-toi. Tu n'es pas seul."

 

L'homme continuait de détaler lorsqu'il s'aperçut que sa bouche était sèche. C'était une sensation désagréable comme un feu qui l'empêchait de respirer. Il eut alors le réflexe de faire quelques pas vers l'étendue d'eau et vit son reflet. L'homme se trouva beau. Sur le miroir des vagues, il s'estima plus beau et plus puissant que cet arrogant soleil qui lui parlait.

 

La soif s'imposa de nouveau à lui. Il se pencha, prit une gorgée d'eau entre ses paumes, il but et découvrit qu'il était nu et triste. Un murmure le tira de son étrange sentiment. "Prends-moi la main", disait le murmure. L'homme aperçut la main tendue et la saisit. Une femme sortit du calme de l'eau.

 

Dans la mémoire de l'homme, au commencement, il y eut cette rencontre. Bien vite, l'homme oublia tout ce qui l'avait précédée.

 

Micheline Boland

Publié dans Nouvelle

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"Apprentis sages" de Magali Kaczmarczyk dans Le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

"Apprentis sages" de Magali Kaczmarczyk dans Le Bibliothécaire
"Apprentis sages" de Magali Kaczmarczyk dans Le Bibliothécaire

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Jean-Claude Texier joue Maupassant pour un interview imaginaire

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/_LlaluQhGXA

Publié dans vidéo

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Geneviève Dehareng nous présente son ouvrage "Au nom de l'Amour, avec Margaux

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

 

Née en 1964, Geneviève Dehareng habite à Ciergnon en Belgique. Assistante de laboratoire, elle travaille en milieu hospitalier. Elle a toujours aimé écrire que ce soit pour d’autres personnes, ou pour elle. Pendant plusieurs années, elle a fait partie d’un groupe de « rédacteurs bénévoles » au sein de la clinique où elle travaille, et a rédigé des articles pour la revue trimestrielle distribuée à tous les membres du personnel, aux médecins traitants et aux abonnés. Jamais, elle n’aurait pensé éditer ce recueil qui est son chemin parcouru depuis le premier « flash » envoyée par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois. Son livre est le récit des signes qu’elle reçoit, agrémenté de réflexions personnelles.

Geneviève emprunte, malgré elle, le chemin de l’invisible et se trouve de plus en plus intuitive et sensible. Pour elle n’a d’importance que la personne humaine, ses joies, ses souffrances… Le reste ne représente plus grand-chose à ses yeux. Elle est passionnée par la relation avec autrui, les soins palliatifs, la spiritualité, l’écriture, la lecture, la cuisine, la céramique, les plantes, la forêt, la nature, l’aromathérapie.

 

Résumé

 

Le récit de Geneviève Dehareng, ponctué de réflexions personnelles, bouleverse notre vision rationnelle. Pour elle, c’est certain, l’invisible rejoint le visible ! Le chemin singulier qui s’offre à elle l’emmène vers des questionnements toujours nouveaux sur le sens de la vie et de la mort. Vers plus de sagesse…

« Au nom de l’Amour, avec Margaux », son premier livre, est un recueil des signes envoyés par sa fille Margaux décédée en 1999, à l’âge de 5 mois.

 

Extrait du livre

 

Mai 2016

 

Tôt le matin entre 5h et 6h, je transcris mes écritures à l’ordinateur. Concentrée sur mon ouvrage, je savoure la quiétude de l’instant. Quand tout à coup apparaît sur l’écran une image fugace et furtive remplissant la totalité de l’écran avec, comme message, « Si vous voulez changer d’image… cliquez ici. »  Même si c’est très joli, je n’y prête guère attention. L’image reste quelques secondes devant mon regard avant de disparaître. Je retrouve mon texte à l’endroit laissé et continue à œuvrer. Ce n’est que quelques jours plus tard que je comprends ! Cette image si forte, tellement symbolique, si belle ornera la couverture de mon livre ! Eh oui, comment n’ai-je pas compris plus vite ? Oui, cette image représente un sublime coucher de soleil, dans les tons orangés, au bord de la mer avec une silhouette fine, élancée aux longs cheveux… vue de dos !  « Mais oui, c’est toi, Margaux ! » Tu as dix-sept ans en nos cœurs… Quelle invraisemblable similitude entre cette image et le « flash » de 2006. Nous ne sommes que dix ans plus tard !

Publié dans Présentations

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Nouvelles parutions...

Publié le par christine brunet /aloys

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Publié dans ANNONCES

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Le nouveau roman de Philippe Couillaud est paru ! "L'envers du voyage"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

Après avoir longtemps vécu à Bordeaux, Philippe Couillaud vit désormais en Haute-Loire.

Travailleur social à la retraite, son écriture mêle la mémoire intime à celle de la grande Histoire. Ses deux premiers romans, « Une pluie grise et fine » et « Léonard ou les odonymes du cancer » mettent en scène des personnages enclins à vivre leurs passions dans le tourbillon de l’Histoire.

A l’affût des passions humaines semblables à celles qui animent les personnages de son troisième roman, l’auteur est attentif aux mouvements sociaux actuels.

Soucieux du devenir de l’humanité, son écriture plonge dans les mémoires individuelles et collectives afin de mieux comprendre les agissements et les errements de l’être humain.

Résumé

Passionné de sport automobile, le personnage principal décide d’effectuer un voyage au volant de sa voiture.

Il se rend dans un lieu chargé d’Histoire qui le confronte à l’univers concentrationnaire.

Une femme avec laquelle il entretient une relation intime particulière, l’accompagne.

Ce voyage, au cours duquel la nature expose sa beauté implacable et sa majestueuse indifférence, engage le narrateur dans une visite vertigineuse de son propre passé et de l’histoire collective.

          Au fil des pages, le voyage alterne les décors oniriques avec les faits historiques que viennent troubler une relation érotique et la passion du sport automobile.

Le nouveau roman de Philippe Couillaud est paru ! "L'envers du voyage"

Publié dans Présentations

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"C’était un jeudi soir…" une poésie extraite de "Spirales urbaines", un recueil signé Carine-Laure DESGUIN

Publié le par christine brunet /aloys

 

C’était un jeudi soir…

 

 

Je me souviens très bien c'était un jeudi soir

A la tv le film ne me plaisait pas trop

Je lisais je rêvais toute seule dans le noir

Je me disais princesse je vous voyais héros

 

Le GSM sonna c'était un sms

De vous et me voilà surprise

Vous citiez mon prénom je compris la détresse

Et vous sonnai de suite que ce silence se brise

 

Vous étiez tracassé pour les jours à venir

Je comprenais fort bien ce que vous me disiez

J'écoutais votre voix ce ton grave ces soupirs

Ces petits mots d'émoi que vous me réclamiez

 

Ce que je n'oublie pas et n'oublierai jamais

Ce sont les derniers mots que nous nous sommes dits

L'un et l'autre comme deux étourdis

Ne voulions être le premier à vouloir raccrocher

 

Le silence s'installa entre nos longs désirs

De se parler encore sans jamais trop se dire ...

Publié dans Poésie

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Le recueil de poèmes de Matthieu Roger vient de paraître ! Centuries...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Matthieu Roger est né le 18 août 1986 à Angers.

 

Il est poète, chroniqueur littéraire, et directeur d’un bureau d’accompagnement

d’artistes chorégraphiques basé à Tours. Centuries est son premier recueil de poésies publié.

 

Résumé

 

Centuries est une invite poétique au voyage, à travers les temps longs de l’Histoire du monde et des civilisations.

L’auteur nous y conte sa propre légende des siècles, les guerres et le fracas des armes qui forgèrent les femmes et les hommes de toutes conditions, leurs destins fulgurants comme leurs gloires éphémères ! Au détour de ses alexandrins, il nous transporte aussi bien sur les champs de batailles qu’au creux des bras fantasmés des muses…

 

Extrait :

 

ÉLÉGIE

 

En ce jour m’apparaissent les rouges amarantes,

Pétales fugitifs, échos de tes soupirs,

Sublime incarnat des gerbes étincelantes

Rappelant la beauté d’illusoires souvenirs.

 

Car toi, mon adorée, tu gis inaccessible

Sous le marbre funèbre de mon coeur éploré.

Livides épitaphes, ces lys insensibles

Ressuscitent, ici, ta tombe mordorée.

 

Demain résonnera mon ultime adieu,

Puis parmi les cieux j’irai baiser ton âme.

Nous boirons à l’envi les breuvages des dieux,

Ensemble réunis, le poète et sa dame.

Publié dans Présentations

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Le nouvel ouvrage d'Edmée de Xhavée est paru ! Deux courts romans "Toffee" et "La preferida"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

D’ici et d’ailleurs, d’ailleurs et d’ici. Belge née d’un papa Belgo-Uruguayen et d’une maman qui ne rêvait que de lointains ailleurs, nourrie de l’idée que le monde était vaste et sans limites, elle a bougé. Des années cigale en Provence, des années de dolce vita et de douce gastronomie dans le Piémont, et des années d’American Way au New Mexico et New Jersey. Avec de longues parenthèses bruxelloises.

C’est à Liège qu’elle a posé – mais sait-on jamais ? – ses bagages pour voir défiler la Meuse et écrire…

Avant ce dernier roman elle a publié 5 romans et trois recueils de nouvelles aux éditions Chloé des Lys, ainsi que deux témoignages de vie aux éditions Irezumi.

Résumé :

Toffee

La chair est exigeante, un amour déterminé l’est aussi. Un grand amour ne s’éteint pas. Le

présent n’est pas toujours le résultat du passé que l’on croit. Et comment accepte-t-on de

réunir les pièces d’un puzzle qu’on ne savait complet ?

La preferida

La soif d’être, la conviction de mériter de bon droit ce qu’on convoite, la bonne foi des

monstres qui n’obéissent qu’à un dieu : eux.

ISBN : 978-2-39018-015-9

 

Extrait :

Toffee :

Elle est mal à l’aise à présent. Comment ne pas avoir l’air de chercher ce qu’elle ne cherche pas, une querelle, un règlement de comptes, une reconnaissance… une désacralisation des souvenirs de ce charmant vieil homme ? Mais elle n’a plus d’échappatoire, et pas assez d’intimité avec lui pour le préparer, l’accompagner avec affection dans ce qu’il va être bien obligé d’entendre et « digérer ».

— Votre père l’a un jour invitée à manger en votre présence, pour vous la présenter. Il désirait l’épouser. Vous ne vous souvenez toujours pas ?

Il a redressé la tête et pâli. Une fugace expression de souffrance passe sur son visage comme des nuages furieux, sa bouche hésite entre conserver une expression polie et souriante et trahir l’indignation qui le secoue.

 

La preferida :

Je l’ai repéré dès qu’il est entré. Et il s’en est rendu compte. Nos yeux se sont accrochés et nous avons imposé à nos visages ce que nous voulions qu’ils expriment. Lui, il a pris l’air de celui qui chercherait quelqu’un plus au loin dans la foule compacte, tout en me maintenant dans le flou du coin de l’œil, se redressant, balançant sa démarche pour la flatter d’une nonchalance calculée.

Quant à moi, j’ai simplement tourné le dos comme si oui, je l’avais vu… mais très distraitement et sans intérêt, et ai surveillé sa trajectoire dans mon petit miroir de sac, ajustant lentement la frange de mes cheveux de tapotements légers. Il a fait un signe dans le vide, esquissé un vague sourire et puis, comme s’il n’était qu’un fétu de paille emporté dans les fureurs d’un joyeux tourbillon, s’est laissé pousser vers nous, ma sœur Alice et moi, par la mouvance de la foule, le léger sourire destiné à personne complétant l’illusion d’une rencontre programmée au-delà du point où nous nous trouvions et où le « hasard » l’empêcha de progresser.

Publié dans Présentations

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