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Texte 5 Concours sur l'imaginaire - vote sur ce dernier post jusqu'au 23/11 18h

Publié le par christine brunet /aloys

L’imaginaire… Que d’images revêt ce mot qui, en une fraction de seconde, me renvoie au musée de l’Imagerie à Epinal, un défilé d’images en couleur, d’Epinal à Limoges, de Limoges à l’image de ces peuples que Lennon « Imagine », haies réunies. De Lennon à André Mage de Fiefmelin, ce poète baroque du 16e siècle, dont les vers suivants, soudain, me reviennent à l’esprit :

« Comme un navire en mer au fort de la tourmente,

Prêt à choquer les rocs par les vents agité,

Sitôt qu’un feu de joie a montré sa clarté,

L’air se tait, l’eau se calme, et l’orage s’absente ».


 

S’en suit une mélodie en do mineur, un air sur un rythme binaire, où un peu plus loin, le ternaire vient prendre le pas, sans pour autant ternir le tableau, bien au contraire, il l’irradie. C’est une danse d’âmes, gracieuse. Un clair obscur.

L’imaginaire, c’est cela, c’est ce qui vient agiter les vents du mental, pour m’emmener, hier dans la tourmente, aujourd’hui sur une plage avec une mer d’huile, où je m’abandonne pour m’imprégner des sons et parfums les plus subtils, que je respire au passage.

C’est ce qui, parfois, caché dans les recoins de ma mémoire, vient à surgir sans crier gare, ce côté face, l’inattendu, qui surprend, cette note qui se suspend, créant tout le suspense, celui qui vous met en haleine, ces folles pensées qui ne cherchent rien d’autre qu’un endroit pour les habiter, pour s’abriter, attirer l’attention, quitte à te mettre en otage, te faire passer pour fou, tout est permis, soyons créatifs, soyons fous, voyons, l’imaginaire n’a pas de limites ! Il dépasse l’impensable, l’incommensurable…

Ne plus s’encombrer, mais sortir l’inutile, quoi qu’il advienne et qui sait, en prenant vie sur papier, il peut devenir utile, pour l’exercice, et tant qu’à faire, le joindre à l’agréable, puisque tout est prétexte et plaisir pour écrire, pour être lu.

L’imaginaire, c’est aussi ce que je vois et que les autres ne voient pas, une fantasmagorie, une hallucination, ce qui me vient, ce que j’en fais, ce que j’ose, ces images qui errent dans un hier, un ailleurs, une capture d’écran au plus profond de moi-même, un instantané, un haïku, tout au plus.

C’est ce qui vient se poser sur ma feuille, sans chercher à comprendre pourquoi, c’est déjà là, alors laissons-le s’installer, prendre forme, c’est ici et maintenant, ne pas le retenir surtout, simplement l’accueillir, combler le vide, lui donner toute sa place, une chance, d’être en vie, d’être là, une évidence ? Un concours de circonstances…?

 

Publié dans concours

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Texte 4 Concours sur l'imaginaire

Publié le par christine brunet /aloys

L'année de mes neuf ans

Enfant de neuf ans, dans la solitude de ma chambre, je n'avais guère que les livres d'images pour échapper à l'affligeante réalité. Par passion, mes parents étaient devenus bouquinistes. Ils s'occupaient davantage de leur clientèle et de leur commerce que de moi. Ils me laissaient emprunter les albums qui me plaisaient. La mangrove et ses arbres émergeant des eaux m'attiraient tout autant que les nuages en forme de papillon qui parcouraient le ciel de la couverture d'un recueil de contes. Je vivais la vie des flocons de neige tombant sur les igloos, je devenais tour à tour le pêcheur qui tentait de capturer des sirènes ou la sorcière qui préparait une potion qui avait le pouvoir de rendre invisible.

À mon retour de l'école, sitôt mon goûter avalé, je m'évadais entre les pages. Je voyageais, je voyais des plantes magnifiques, des animaux exotiques. La vie s'écoulait ainsi au rythme des aiguilles de l'horloge et des dessins de vieux bouquins que je découvrais avec gourmandise.

Quand je suis tombée malade, j'aurais voulu que mon hépatite ne guérisse jamais. En peu de temps, ma chambre était devenue l'annexe du magasin. Papa et Maman m'apportaient régulièrement des livres enjolivés le plus souvent par des illustrations raffinées. Parmi les dessins qui m'ont marquée, il y avait un œuf d'autruche dans lequel un artiste minutieux avait aménagé une grille…Une armée de fourmis progressait vers cette providentielle ouverture afin de découvrir un intérieur extraordinaire. Étrange petit peuple auquel je m'identifiais ! Étrange intérieur garni de fleurs multicolores ! Étranges semaines où les livres étaient mes agréables compagnons.

Un jour, Maman m'annonça que les résultats de ma dernière prise de sang étaient satisfaisants et que j'allais pouvoir reprendre le chemin de l'école le lundi suivant. Maman consacra l'après-midi à faire le grand ménage dans ma chambre, emporta les ouvrages devenus inutiles et me fit faire des exercices de français et de calcul. Ce jour-là, une drôle de bestiole pénétra dans ma chambre par la fenêtre entrouverte. Elle était d'une blancheur nacrée. Je crus reconnaître en elle, une des héroïnes d'une histoire que j'avais lue. Elle se posa sur mon édredon, puis sur ma main où elle laissa une trace et repartit. La trace était comme un tatouage que Maman remarqua à son retour. Elle m'envoya à la salle de bains et j'eus beau frotter et frotter rien n'y fit. Maman me dit : "Cela sera un petit souvenir de ton hépatite."

Le lundi suivant, je rentrais à l'école. J'avais changé : durant les cours, je trouvais avec une rare facilité les réponses aux questions posées par la maîtresse et durant les récréations, je parvenais à captiver mes copines avec des histoires que j'inventais au fur et à mesure.

Souvent, je regardais la petite tache brune sur ma main et j'éprouvais un grand bien être.

À présent à chacun de mes voyages, je retrouve quelque chose du monde merveilleux découvert dans les livres l'année de mes neuf ans.

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Texte 3 Concours sur l'imaginaire

Publié le par christine brunet /aloys

MARJOLAINE


 

Dix centimètres, des petits yeux noirs brillants, une fourrure blanche comme la neige, Marjolaine est ma meilleure amie. Comme il est hors de question pour mes parents d'avoir un chien ou un chat, Marjolaine est devenue ma confidente. C'est ma grand-mère qui m'a offert cette peluche pour mes sept ans. J'ai choisi ce prénom, celui de ma copine restée dans le petit village où je suis née. Pour se rapprocher du travail de papa, nous avons déménagé en ville où la vie est tout autre qu'au village. J'allais à l'école à pied. À présent, je prends le bus.

Qui pourrait comprendre que je viens d'un univers où les récréations duraient quelquefois plus longtemps que prévu et où l'on travaillait davantage en groupes. Dans ma nouvelle école, j'ai très vite pris conscience d'être une élève différente, moins bien habillée que les autres, plus rêveuse et pas du tout au courant des jeux à la mode.

Alors j'ai décidé d'emmener Marjolaine partout : en classe, au réfectoire et même dans la salle de gym. Elle ne prend pas beaucoup de place dans mon cartable qu'il me suffit d'ouvrir pour trouver sa présence rassurante.

Dans mon école, un établissement très réputé, m'a dit Maman, l'institutrice, Madame Virginie, ne cesse de me houspiller : "Catherine gigote moins… Qu'est-ce que je viens de dire ? Regarde-moi quand je te parle…Relis tes devoirs, tu feras moins de fautes."

Marjolaine et moi, on partage le même lit, le même banc. Le soir, sous ma couette, je lui raconte tout ce que j'ai sur le cœur : que Madame Virginie est injuste lorsqu'elle déduit des points pour "écriture déplorable", que c'est le plus souvent moi qu'on pointe du doigt à la moindre peccadille, qu'on m'appelle souvent la nouvelle plutôt que de dire Catherine. Marjolaine ne répond pas, mais je sais qu'elle comprend tout ce que je lui raconte. Elle rit, oui je peux affirmer qu'elle rit, quand je suis la meilleure en calcul mental et que Madame Virginie me complimente. C'est si rare les félicitations !

Parfois, un petit coup d'œil à mon cartable et Marjolaine m'inspire la bonne réponse. Mais chut, personne ne doit le savoir !

Depuis hier, il y a une nouvelle, elle s'appelle Nadia et descend au même arrêt de bus que moi. La maîtresse m'a demandé de la mettre au courant des habitudes. Nadia m'a offert des bonbons parce que je lui ai prêté des crayons de couleur. Elle aussi a une peluche dans son cartable, elle s'appelle Émilie. Elle me l'a montrée et je lui ai montré Marjolaine. C'est notre secret

Un jour, quand Nadia sera devenue ma vraie copine, je n'aurai peut-être plus autant besoin de Marjolaine…À nous quatre, Marjolaine, Émilie, Nadia et moi, on formera une vraie équipe…

 

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Texte 2 : Concours sur l'imaginaire

Publié le par christine brunet /aloys

La lettre

 

Nul tampon sur cette enveloppe au ventre gonflé et à l’écriture inconnue. Dorine la palpe, l’observe puis ne résiste pas au désir de l’ouvrir sur le champ, là devant tous. Elle cache son émotion en découvrant sur les quelques feuillets une écriture si différente de celle de l’enveloppe. Une écriture qui, une bonne quinzaine d’années plus tôt, lui fut très familière et qui est toujours en sa mémoire, incrustée à jamais. Le « Ma chérie » aperçu subrepticement en replaçant les messages dans leur enveloppe attise sa curiosité. Elle attendra pourtant d’être seule pour en savourer la suite. « Mais d’où proviennent ces écrits puisqu’il a quitté le monde depuis plusieurs « années ? Ils sont datés de quelques jours avant sa disparition ... « Sans doute a-t-il été transporté d’urgence dans un hôpital. Il n’aura pas eu la « possibilité de me les envoyer... « Peut-être les a-t-il confiés à un ami, à celui qu’il avait chargé de me prévenir de son « décès : « Il tenait absolument à ce que je vous prévienne immédiatement, vous « étiez la femme de sa vie » ... « Nul doute que c’était là sa façon de me faire participer au dernier adieu que ni la « distance ni les conventions ne permettaient ... « Fut-il, lui, le dépositaire de ce précieux trésor ? ... « Un autre de ses amis, peut-être ? ... « Et si c’était sa femme qui les avait trouvés, ou ses fils, dans une quelconque « cachette ? ... « Emus par un si grand amour soudain révélé, dans un élan de respect ou de « tolérance, auraient-ils pu décider de remettre ces feuillets à leur destinataire ? ... De pourquoi en comment et de peut-être en sans doute, la journée de Dorine n’est que questionnements et suppositions. Son esprit virevolte entre souvenirs, désirs et espoirs. Les années ne se sont pas écoulées. Elle revit chaque instant de sa vie d’alors mais elle craint de les avoir enjolivés et peut-être un peu magnifiés avec le temps. Elle se connaît. Elle sait la force de son esprit. Voilà, enfin, le moment venu de mettre fin à son attente, à son besoin de ressusciter, de retrouver les mots du bon vieux temps, les mots qui l’ont construite, qui l’on consolée, qui l’ont fait naitre à elle-même et à la vie. Que ce retour impromptu dans la chaleur de sa vie lui fait de bien ! Ses mains tremblent. Que cette attente fut délicieuse ! «Ma chérie, je ne te mérite pas ... « Tu m’as tant apporté ... « Tu as été si patiente, ma femme adorée, ma si chère Elsa. L

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Texte 1 : concours sur l'imaginaire

Publié le par christine brunet /aloys

La première chose que je peux vous dire, c’est que jamais je n’aurais cru possible ce qui m’est arrivé.

    C’était un lundi d’un froid glacial, apparemment venu de Sibérie.

    Le lundi 26 février 2018.

    Les routes et les trottoirs étaient gelés, le blanc du ciel se confondait à la brume vaporeuse jusqu’au sol, et malgré les recommandations de Romain, mon mari, j’avais tout de même décidé d’aller travailler. Deux longues heures de route les mains cramponnées au volant à maudire les conditions climatiques, les automobilistes imprudents, les déneigeuses inefficaces. Je ne sais pas vous, mais moi, quand j’arrive à destination dans ces conditions, j’ai dans la tête ce petit air de triomphe d’y être parvenue sans une seule égratignure.  Carrosserie comprise !

C’est peut-être cet air de triomphe qui m’a perdue ce jour-là…

    La barrière du parking s’est levée et, à l’emplacement habituel, le numéro 23, j’ai stationné mon véhicule. Je me souviens du bip bip de la fermeture centralisée et du souffle frigorifique à l’ouverture de la portière. Sur le bitume pailleté, j’ai avancé tel un caneton en manque d’assurance, les palmes quelque peu glissantes. Prudence prudence, me répétais-jeEt c’est doucement, mais sûrement, que les bureaux se sont approchés. Encore quelques mètres et je clenchais la lourde porte d’entrée extérieur. Juste quelques mètres… Sauf que ce jour-là le cours de ma vie n’a tenu qu’à un pas.

Alors que je réfléchissais à mes tâches matinales, à cette réunion en particulier pour définir les modalités d’automatisation des annexes aux comptes annuels, ma semelle a ripé. Tout s’est passé si vite ! J’ai basculé en arrière et, de tout mon long, j’ai frappé le sol, la tête la première. Une douleur foudroyante s’est répandue comme un venin irrépressible, à la fois glaçant et brûlant. Je me rappelle avoir touché du bout des doigts mes cervicales, du rouge-sang de mes phalanges, et de quelques images apparaissant et disparaissant au gré de battements de paupières de plus en plus récalcitrants : le ciel blanc, le gyrophare de l’ambulance, les gens qui s’affairent autour de moi. L’hôpital. Les bips. Et puis, plus rien.

    C’est terrible, devez-vous penser, et vous auriez bien raison, mais le pire reste à venir. Je ne sais pas combien de temps je suis restée ainsi, éteinte, sur ce lit, chambre 322, je ne sais pas non plus si j’ai subi une intubation, une réanimation ou même une quelconque opération. Je n’en sais absolument rien. Tout ce que je sais c’est qu’un beau soir, tandis que le ciel se rosissait, j’ai repris ce que l’on peut appeler un soupçon de vie. Un soupçon ? Ah, là est la question. Je vous laisse juge de trouver le bon qualificatif…

Je me suis vu allongée, les yeux fermés, le drap jusqu’au cou. A mon chevet, Romain, mal rasé, les cernes tristes et, entre ses mains, un livre ouvert au titre bien connu : Robinson Crusoé. Romain me faisait la lecture. Et moi, je flottais comme une ombre pensante détachée de son corps éteint. Désancrée, dédoublée, je voyais et entendais tout. Chaque parole. Chaque articulation. Jusqu’à ce que, subitement, les mots se soient mis à m’aspirer, me happer. Littéralement parlant ! Comme on glisse sur un trottoir, je venais de glisser dans le papier ! Et plus exactement dans la peau de Robinson !

    C’est ainsi que je me suis retrouvée, comme ça, au beau milieu de compagnons morts, survivante d’un naufrage, et au fil des pages, livrée à moi-même sur une île déserte, rongée par la faim et la désespérance. Mon Dieu !

    Heureusement, tout s’est bien terminé.

Enfin… Pour Robinson. Car depuis, les romans ne cessent de me vampiriser.

A peine ai-je conscience que tout finit, que tout recommence. Une histoire sans fin !  

Après l’île déserte, ce fut un escalier, au château de Castelmore, croisant le fer dans l’armure de D’Artagnan ! Et de lecture en lecture : Docteur Jivago, Miss Peregrine, Jean Valjean, Cyrano de Bergerac, Manon des sources, Arsène Lupin, Esméralda, Pinocchio, la Comtesse de Ségur, Emma Bovary, Ulysse, le Petit Prince... Et j’en oublie !

    Satané lundi 26 février 2018...

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"L'âme soeur" d'Agnès Karinthi : une lecture de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

SE TAIRE... malgré les conséquences.

Deux familles, un lourd secret.

Un va-et-vient entre passé, que certains cherchent à oublier, ont oublié ou... ont perverti, et présent.

Deux enfants qui se sont jurés le mariage à 8 ans... qui se retrouvent, aiment, souffrent sans comprendre.

Agnès Karinthi signe là un roman psychologique noir, superbement écrit où la violence s'allie au destin pour détruire les protagonistes d'hier et d'aujourd'hui.

Univers glauque où le bonheur n'a pas sa place, où les rares moments de tendresse ne parviennent pas à effacer le secret enfoui. 

Le lecteur plonge avec délectation dans l'intimité des héros puis lentement, sans vraiment s'en apercevoir, s'englue dans une fatalité plus forte, plus noire page après page jusqu'au final, terrible, incontournable mais libérateur. 

Impossible à mon sens de parler de l'intrigue, du fil conducteur de cette histoire, sans vous en déflorer les rouages. Je vous invite seulement à oser l'immersion aux côtés de Philippe, Claire, Anne, Stéphane et les autres.

Promis, vous n'en sortirez pas indemnes ! 

Nouveau coup de coeur !

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

Qui est Agnès Karinthi... en quelques mots

 

Agnès Karinthi est née en France en 1969 mais son berceau familial est la Hongrie, Budapest précisément, où son grand-père et son arrière-grand-père sont de célèbres écrivains.


D’un caractère profondément rationnel, bien qu’attirée par la littérature dès son plus jeune âge, elle a développé une prédilection pour la chimie : elle s’est consacrée à des études scientifiques et une carrière industrielle. 

Aujourd’hui, elle accompagne les entreprises à la prévention des risques professionnels.


Pourtant, durant toutes ces années, elle continuait à dévorer livre sur livre.

Et un beau jour, elle a pris la plume à son tour.


Pour suivre les actualités de l’auteure, retrouvez-la sur son site internet :

http://akarinthi.com/


 

Bibliographie :

2017 Quatorze appartements, L’Astre Bleu Éditions, collection Hélium

2018 : L’âme sœur, L’Astre Bleu Éditions, collection Hélium

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LETTRES ÉCRITES À LA MANIÈRE DE GASTON CHAISSAC, un texte signé Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

LETTRES ÉCRITES À LA MANIÈRE DE GASTON CHAISSAC

L'orthographe particulière de Gaston a été respectée !


 

De Gaston Chaissac à Vincent Spitalels :


 

cher monsieur spitaels,


 

Ce matin en épluchant une pomme, j'ai pensé au denier collage que je vous ai envoyé et que vous devez avoir reçu. Le capitaine du paquebeau jaune-orangé de la partie droite aurait dû se trouver a gauche.

cette erreur dont je suis seul responsable m'autorise à vous en dire plus : le navire en question du fait de sa carguéson illicite de pommes ne pouvait avoir qu'un capitaine gauchiste, donc à gauche.

j'ai donc décidé de refaire le collage qui sèche sur la table à langer oubliée par ma fille lors de son dernier passage avec jean-batiste, mon petit-fils.

vous trouverez aussi quelques changements puisque le paquebeau aura changé de nom. par erreur, je l'avais batisé titanis, ce qui ne lui convient guère, avouez-le !

veuillez pardonner ma trop grande velléité de vous plaire et accepter la quirielle d'excuses qui accompagnent cette missive. je rest à votre écoute, cher ami.


 

(signé)

Gaston

p.s. : j'espère que votre problèmes de souris dans votre cuisine n'est plus qu'un mauvais souvenir.


 

***


 

Réponse de Monsieur Spitaels :


 

Bien Cher Gaston,


 

J'ose espérer que les choses alambiquées vous plaisent autant qu'à moi. Rassurez-vous, Cher Gaston, je ne manque pas d'idée poétique et mon problème de souris a été réglé en moins de deux par le chat de ma voisine qui a fait bonne chère de ces monstres.


 

Le rythme poétique qui m'habite depuis peu a pour origine un voyage au Brésil que ma fille a effectué le mois dernier. De ce pays béni, elle m'a ramené quelques disques de samba qui font mon bonheur de poète musicien.


 

Comme vous, je me suis lancé dans l'épluchage des concombres qui est un art en devenir. Merci encore de me l'avoir fait découvrir. J'ose espérer que cette maladie que vous évoquez à peine dans votre fin de lettre ne vous perturbe pas trop dans vos élans artistiques.


 

Pour vous, ce petit quatrain.


 

Gaston, tes épluchures

Font de notre culture

Un soleil merveilleux

Qui luit dans les cieux


 

Votre disciple, Vincent


 


 

Louis Delville

Blog : http://louis.quenpensez-vous.blogspot.com/

 

Publié dans Textes

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"L'expérience Cendrillon" de Sébastien Fritsch, une lecture de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

FUIR...

NE FAIRE CONFIANCE A PERSONNE...

LA PEUR, LE DOUTE...

Voilà le quotidien de Milica depuis que sa maison a été réduite en cendres et son époux assassiné...

ELLE DOIT S’ÉCHAPPER !  

"Ne fais confiance à personne !" ce sont les derniers mots de son mari handicapé, lourdement blessé, qui sait que ses jours sont comptés. Surveillé, traqué mais par qui et pourquoi ?

Sébastien Fritsch nous entraîne dans une course poursuite à travers l'Europe. Qui est le chasseur ? 

L'auteur nous aspire dans une spirale infernale. La fin approche, on subodore, on s'étonne, on espère puis on sursaute !

"L'expérience Cendrillon" n'est pas un polar. Peut-être un thriller, à coup sûr un roman noir dans lequel les personnages jouent un double jeu... sauf un !

Les personnages bien campés, sans être attachants tant ils sont ambivalents, sont servis par un style agréable. Le rythme de lecture est rapide et l'environnement géographique, très original, intrigue.

Une urgence s'installe au fil des pages : démêler les fils de cet imbroglio pour comprendre.

Quant au titre, une explication ? Forcément... mais pas à moi de vous en donner la clé : faudra lire ! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

 

Qui est Sébastien Fritsch en quelques phrases...

 

 

Biographie

Né en région parisienne en 1969, Sébastien Fritsch s’est installé à Lyon en 2000. De formation scientifique, il a travaillé une quinzaine d’années dans le domaine de la logistique pharmaceutique avant de se reconvertir dans l’enseignement.

Bibliographie

 

Thrillers et romans noirs :

  • L’Expérience Cendrillon, Éditions Fin mars début avril, 2017 – Prix virtuel du polar 2017

  • Derrière toute chose exquise, Éditions du Pierregord, 2009 et Éditions Fin mars début avril (poche), 2014.

  • Le Sixième crime, Éditions du Pierregord, 2008 et Éditions Fin mars début avril (poche), 2012.

  • Il sesto Delitto (version italienne du Sixième Crime), Éditions Fin mars début avril (poche), 2018

 

Romans contemporains :

  • Albédo, Éditions Fin mars début avril, 2016

  • Se retenir aux brindilles, Éditions Fin mars début avril, 2012.

  • Invitation pour la petite fille qui parle au vent, Éditions Fin mars début avril, 2010.

 

Roman historique:

  • Le Mariage d'Anne Orval, Éditions Créer, 2007.

 

Liens :

 

 

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Quatre nouveaux titres référencés aux Editions Chloé des Lys !

Publié le par christine brunet /aloys

Quatre nouveaux titres référencés aux Editions Chloé des Lys !
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Salomé Roussel nous présente son ouvrage "Trois années de brousse"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait de «Trois années de brousse »

 

Comme les plafonds sont partiellement tombés les rats s’en donnent à cœur joie.  Ils sont vraiment sans gêne et je me demande comment ils vont se comporter cette nuit.  Hier je vais chercher une paire de souliers (faut dire que la plupart du temps je cours avec des bottes en caoutchouc) et qu’est-ce que je vois ?  Les rats avaient mangé les semelles, de belles semelles en cuir ! Je prends une autre paire et là ils avaient mangé le cuir du bouton !  Ils ont mangé le nœud de la troisième paire et, dégoûtée, j’ai refermé le tiroir car je crois que toutes les chaussures sont plus ou moins entamées.  Le gros dilemme est le suivant : je vide ce tiroir ou je les laisse manger le reste ?  Qu’en pensez-vous ?

Et tant qu’on parle de bébêtes j’ai vu ma première araignée géante !  On aurait dit un crabe, des pattes –et je ne mens pas- de dix centimètres.  Beurk ! 

 

Courte biographie

 

Je m’appelle Salomé ROUSSEL et je suis née au Congo en 1957.  J’ai peu de souvenirs de là-bas, mais je garde une passion pour le soleil, les chaleurs humides, les gros orages et les couleurs éclatantes!  Il y a une dizaine d’années j’ai hérité des lettres que ma mère avait écrites à ma grand-mère entre 1956 et 1960.  Cela a été une révélation pour moi.

A côté d’une formation de secrétaire de direction j’ai suivi des cours d’Italien, de maçonnerie, de soudure, de mécanique, de dessin, de peinture, de cuisine … et d’écriture.

J’ai fait toutes sortes de choses dans la vie ; j’ai élevé quatre enfants, j’ai fait des enquêtes, j’ai travaillé comme secrétaire, j’ai fait de la traduction, j’ai été aidante à la ferme, j’ai travaillé dans un magasin, dans une banque, dans des sociétés familiales et des multinationales. J’ai été assistante médicale. J’ai travaillé quelques mois au Rwanda et au Kenya.  Actuellement je suis prof de néerlandais en société.

Je suis enthousiaste  et sociable, j’ai une imagination débordante, j’aime la nature et les animaux, j’adore les histoires et les voyages. J’ai  pas mal bourlingué, mais j’espère encore faire le tour du monde un jour. Je m’adapte facilement. Côté négatif je suis assez susceptible et désordonnée.

J’ai publié un recueil de poèmes sous le pseudonyme de Jeanne Galand et un livre sur les folles aventures de la femme au volant sous mon vrai nom.

 

Résumé du livre.

Livre écrit sous forme de lettres qui racontent l’histoire d’une époque révolue, mais pourtant bien réelle. L’histoire d’un tabou familial et peut-être même historique.  Des faits écrits par ma mère à sa façon  exubérante avec ses dérives, ses exagérations, ses sensibilités, ses erreurs et son éducation.

Mes parents se sont connus en Belgique, se sont mariés au Congo et ont vécu une formidable aventure sur fond de café et de caoutchouc.  Vivre en brousse à la fin des années cinquante était synonyme de débrouillardise, de liberté et d’inconscience.

Cette histoire commence en décembre 1956 quand elle débarque au Congo au bras de mon grand-père pour y retrouver mon père de qui elle était follement amoureuse.

Cette histoire se termine abruptement en décembre 1959 quand … je vous laisse lire le livre pour le découvrir.

 

 

Première de couverture

 

Comme je n’ai pas fait la première de couverture moi-même je n’arrive pas à séparer la première de la dernière de couverture.  Je suis vraiment désolée.

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