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Serge Guérit a lu "Nid de vipères" de Christine brunet

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Nid de vipères de Christine Brunet


 


 

Un premier roman … un thriller… une couverture bizarre… un titre étrange… une auteure que je ne connaissais pas.

Thriller voulant dire pour moi frissons garantis, bons et mauvais policiers, méchants, armes, bandits, meurtres et sang, le tout passé au mixeur et tartiné sur quatre cents pages.

Bon… j’achète et je lis.

Les vingt premières pages, comme dans tous romans, sont justes sympas, implantation des décors et présentation des personnages.

Mais… au fur et à mesure de la lecture des émotions et des ressentis naissent, doucement des pions se placent, se déplacent, se heurtent, tombent.

Des liaisons intrigantes et secrètes se nouent, se dénouent, se blessent.

L’enquête avance… piétine et repart de plus belle et graduellement inquiétante.

Et c’est là, à ce moment que l’on se laisse porter par les mots, par les phrases, que l’on ne peut plus lâcher la lecture, que les événements évoluent, que les manigances se sous-entendent, que l’on veut connaître la suite et la suite de la suite, que l’on ne laisse rien au hasard, que l’on doit lire et lire encore en espérant ne pas voir arriver le mot fin.

Si ce premier et excellent thriller date déjà de quelques années… Nid de vipères place le lecteur dans l’engrenage d’une suite grandement souhaitée et désirée.

Le jour de l’achat de ce roman, j’ai trouvé un remarquable thriller et découvert une magnifique et vraie romancière : Christine Brunet.

 

Serge Guérit

 

Publié dans Fiche de lecture

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Christina Previ pour propose un court extrait d'"Itinérance d'un oiseau bleu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait : « Une vieille bassine »

Sous une lucarne, une vieille bassine en zinc recevait un filet d’eau, provenant d’un joint défectueux de la tabatière, qui lui emplissait lentement le ventre. Il n’y avait pas de quoi s’inquiéter… Nul risque que survienne un quelconque débordement !

Cette bassine semblait faire partie du décor depuis toujours. l’été, son vieux métal rouillé subissait immanquablement la brûlure des rayons du soleil et l’hiver, sa pauvre carcasse se contractait vraisemblablement sous la morsure du froid.

Pourquoi donc me donnait-elle l’impression d’une vieille connaissance ? Cette cuve terne et déformée semblait vouloir me dire quelque chose…

 

Christina Previ

Publié dans Textes

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Chloé Derasse nous présente son ouvrage "Douceur violette"

Publié le par christine brunet /aloys

 

BIOGRAPHIE

 

Chloé Derasse est née à Tournai en 1987. Dès sa plus tendre enfance, un carnet à la main, elle dessine des soleils et des dauphins, elle met des mots sur les paysages de son esprit, elle invente des histoires de familles heureuses et y fait chanter ses questions d'enfant.

Elle ponctue ses études de traduction-interprétation à Mons et de communication multilingue à Bruxelles, de séjours à l'étranger (Panama, États-Unis, Espagne, Brésil et Chine) avant de revenir s'installer à Bruxelles.

L'écriture la suit, la poursuit. Sa plume évolue mais son amour des mots ne tarit pas.

«Douceur violette» est son premier roman. Il est l'aboutissement d'un travail long et douloureux, entamé il y a plus de dix ans et c'est avec émotion qu'elle le partage avec vous aujourd'hui...

 

 

RESUME

 

Lorsqu'un secret de famille éclate au grand jour, c'est toute sa structure qui s'en trouve modifiée. Dans ce roman bouleversant, il est question de famille, certes, mais aussi d'amour. De beaucoup d'amour. D'un amour aussi fort que dévastateur parfois.

Tout y est : le passé, le présent, l'avenir, la peine, la joie, l'horreur et le poids des non-dits.

Le lecteur est tenu en haleine jusqu'au dénouement final.

Une réelle découverte des méandres de la vie, de ses combats et de ses espoirs.

 

EXTRAIT

 

Emma entendit un bruit de pas dans le couloir qui menait à sa chambre. Elle l'identifia immédiatement. Les pas avaient beau se faire extrêmement discrets, l'enfant les distinguait, elle reconnaissait l’affreux craquement des santiags qui avançaient doucement sur le plancher vieilli.

Elle frissonna. La porte derrière elle allait s’ouvrir à tout moment, elle le savait.

Si seulement elle avait pu s'isoler.

Si seulement elle avait pu avoir l’âge de sa sœur aînée à qui on avait laissé placer un verrou.

Emma, du haut de ses neuf ans, avait été déclarée trop jeune pour pouvoir s’enfermer. Elle n’avait donc d’autre choix que d’accepter le crissement de ces santiags noires qui avançaient à tâtons dans le couloir et pénétraient de plus en plus souvent le secret de sa petite chambre violette

Pourquoi ?

Pourquoi elle ?

Pourquoi pas Marie ?

Emma n’avait jamais compris. Il n'y avait pourtant que deux petites années de différence entre les deux sœurs... Deux petites années qui avaient tout changé.

La fillette se mit à sangloter. Elle allait se retourner, mais déjà la main de l’homme lui caressait les cheveux et elle comprit qu’il était trop tard. Une fois de plus, elle ne pourrait rien dire. Il la tira doucement en arrière, la forçant à s’allonger. Ses larmes n’y changeraient rien, et pourtant elle ne parvenait pas à les contenir. Elle avait beau connaître le rituel sur le bout des doigts, elle n’avait pas la force de le désamorcer. Sa peur l’en empêchait.

Elle renifla, un peu trop fort sans doute, car l'homme plaqua la main sur sa bouche, la privant presque de respirer.

Emma ferma les yeux. Le fixer lui était impossible. Le monstre l’intimidait tellement qu’elle aurait fait n’importe quoi pour ne pas avoir à affronter son regard.

L'heure n'avait plus d'importance. De jour comme de nuit, lorsque son père était absent, elle lui appartenait.

D’un mouvement brusque, il souleva la robe en dentelle de l'enfant et lui attrapa fermement les cuisses de ses deux mains. Elle voulut crier, le supplier de ne rien faire, juste pour une fois. Elle voulut se débattre, mais comme d’habitude, elle n’osa pas.

Enfin, dans un moment de douleur atroce, Emma...

Publié dans présentations

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Younes El Berdaoui nous présente son ouvrage "Siège"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Younes El Berdaoui est pharmacien d’industrie, musicien-compositeur et auteur résidant à Bruxelles. Son premier roman, Siège, est le produit de longues escapades hivernales dans un salon de thé Saint-Gillois.

 

Résumé

M.Y. se réveille un lundi matin et décide de rester enfermé dans sa chambre à regarder la télé. Cela ne plait guère à son entourage. Un dialogue de sourds s’ensuit. Les voisins s’emportent. La tension s’accroît. Des angoisses, des divagations, des malentendus s’alternent d’un côté et de l’autre dans une ambiance kafkaïenne teintée d’humour. Sous ce siège, la révolte de l’individualité échoue lentement mais sûrement.

 

 

Extrait

« Peut-être que M. Steiner avait raison, se dit-il. Peut-être que la vie n’a pas de sens. Peut-être que seules les sensations sont réelles. Tout le reste du brouillard. Peut-être que l’homme n’a qu’une mission, celle de vivre et de sentir. Et peut-être que vivre se résume à cela ; observer un moineau se promener sur le bord de sa fenêtre ; regarder la mer scintiller au soleil ; sentir le café des voisins à l’aube ; humer un figuier ; observer une gousse d’ail se débattre dans de l’huile d’olive ; sentir l’effet brûlant du miel dans sa gorge ; verser des larmes en dénudant un oignon »

Publié dans présentations

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Un article dans la presse pour le premier roman de Chloé Derasse "Douceur violette"

Publié le par christine brunet /aloys

 

«Le lecteur a lui aussi sa part de chemin à effectuer, à la découverte d’un texte.» ÉdA

Porté durant quelques années, l’ouvrage de la jeune auteure sera présenté dans sa ville natale. Place à la découverte.

L’écriture fait partie de sa vie, depuis l’enfance. Chloé Derasse inventait des histoires pour ses frère et sœurs, rédigeait des textes dans un carnet, poèmes et récits. Adulte, elle s’est lancée dans un projet au long cours, un roman qui trouve sa source dans un fait difficile à cerner.

«Je me souviens qu’une gamine avait inventé qu’un de ses proches l’avait violée. Bien sûr, c’était énigmatique, inquiétant. La question demeurait en suspens: a-t-elle interprété certains gestes, a-t-elle imaginé ou vécu une telle situation, quelle réalité se cache derrière cette accusation grave?»

La part du lecteur

En écrivant «Douceur violette», Chloé ne souhaitait pas s’engager sur la voie du roman policier, ni dans une saga psychologique. Ce qui l’intéresse, c’est le quotidien des personnages, et particulièrement celui de deux sœurs. Emma et Marie sont plutôt complices, tout en vivant des jours bien différents. En avançant dans l’existence, elles accordent beaucoup de place à l’amour, qu’il soit perdu ou vivace, passionné ou serein.

Les rencontres qui traversent leurs parcours sont teintées de sincérité. «Toutes deux cherchent une stabilité, un enracinement, précise l’auteure qui situe son histoire dans un quartier de Watermael-Boitsfort. L’une peut s’appuyer sur son compagnon, l’autre, jeune maman, espère aussi une relation durable. Si une dispute oppose les deux femmes, une réconciliation suit bien vite. C’est alors qu’est suggérée la faille de l’enfance. Simplement suggérée, sans certitude. Parce que finalement, on ne saura jamais quel drame a eu lieu. Il est vrai que je ne souhaite pas que le lecteur ait une réponse servie sur un plateau. De plus, différentes lectures sont possibles. La réalité est parfois ailleurs encore.»

Le roman invite à s’immiscer dans un foyer, puis dans un autre, et le flash-back répond au présent, rejoignant des épisodes partagés et d’autres, secrets. Le dialogue fait mouche: il révèle les impressions et souvenirs d’un personnage, quelques traits de caractère, permet d’avancer dans une intrigue qui demeure mystérieuse. Les liens se tissent, s’évadent, s’inscrivent entre fragilité et force, traçant des sentiers délicats. Une solide trame porte les expériences solidaires ou intimes, que la narratrice développe par séquences.

L’accusation n’est pas de mise: chaque cheminement se construit plus qu’il ne s’ébauche. «Je m’implique dans ce qui se passe, dans ce qui est relaté,souligne Chloé. Mes personnages me touchent, j’aimerais que les lecteurs soient aussi bouleversés que moi. Rien d’autobiographique dans cette histoire qui me permet d’explorer des relations familiales, jamais étrangères à ce que chacun peut percevoir.»

L’illustration de couverture est l’œuvre d’une autre Tournaisienne, Amarande Rivière, amie de la romancière.

«Douceur violette»: le livre de Chloé Derasse (éd. Chloé des Lys, 25€) sera présenté et dédicacé ce samedi 22 juin à 18 h 30 chez Milypat, 1 Grand-Place. Entrée libre.

Publié dans articles

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Séverine Baaziz nous propose un texte pour la rentrée d'Aloys !

Publié le par christine brunet /aloys

Un jour, il y eut un orage. Un terrible orage. 
Les vents secouèrent chaque parcelle de vie, la colère s’empara de la lumière du soleil, la foudre défigura le ciel de balafres aveuglantes. Quant au tonnerre assourdissant, il fit trembler et les murs et les âmes. 
Des heures apocalyptiques jusqu’à ce que, facétieux, l’orage se retire, foudroyant au passage les boîtes à images de toute une campagne.
De longues semaines privant les villageois de leurs fenêtres sur le monde. 
De longues semaines rendant invisible l’impensable. 
Quand les premiers rectangles animés se mirent à fonctionner à nouveau, les yeux ébahis n’en crurent pas leurs oreilles.
Partout, la paix avait éclaté.
Innombrables avaient été les cagnottes de milliardaires, éradiquant ainsi la pauvreté, la faim, les maladies.
Toujours plus étonnant, la végétation avait aspiré toute la pollution des hommes.
Et ce n’était qu’un début.
C’est fou, quand on y pense. Il avait suffi que l’orage déplace l’axe de rotation de la Terre de quelques centimètres pour qu’elle tourne rond.
Enfin et parfaitement rond.

 

Séverine Baaziz

Publié dans Textes

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Aloys prend des vacances...

Publié le par christine brunet /aloys

Aloys prend des vacances...

Publié dans ANNONCES

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Trois poèmes signés Salvatore Gucciardo sur la plateforme de la littérature contemporaine "PLIMAY"

Publié le par christine brunet /aloys

Veines marbrées

 

Blancheur

De la volute

Le graffiti illustre

Le sfumato de l’âme

 

Fatras d’écume

Dans la bouche

Du chaos

Profondeur

Océane

 

Pourrais-je

Atteindre

Le dôme du ciel

Avant que la neige

S’éternise

Sur les veines du marbre

 

La brindille s’est courbée

Près des portes closes

Faisant fuir

L’oiseau bariolé

 

Où est le ruban carminé

Fixé sur les cheveux dorés

De la sylphide rêveuse

 

La licorne a perdu

Sa corne sacrée

En voulant atteindre

Le mont éthéré

 

La pulsion des ans

 

Mémoire

De vipère

De sang

Et d’eau

 

Toute la toile

Du monde

Sur les lèvres

Gercées

 

Surgit

La pulsion

Des ans

Sur l’enclume

Des émotions

 

On évoque

Le feu d’artifice

La rage olympique

Le poids

Du granit

 

Le grillage

En fer

À l’orée

De l’automne

 

Visage buriné

Volutes

Ébouriffées

Poussière d’os

Et de chair

Semailles

Éparses

 

L’onde vagabonde

 

Ton visage d’odalisque

Aux lèvres pourprées

La verticalité ondulante

De ton nez aquilin

La saillie arquée

De tes yeux

 

La masse touffue

De tes cheveux auburn

Donnent une aura

A ton effigie

 

Rougeur impulsive

Tes joues en feu

Le rêve étoilé

Dans l’éclat

De la nudité

 

Aucun artifice

Dans la poésie

Rien que l’émotion fébrile

Dans l’embrasement

Du corps

 

Comme l’onde vagabonde

Tu te laisses emporter

Par la houle de vagues

 

Codes secrets

Frissons intenses

Ombrée d’ébène

Et de coquelicot

 

Le ressac de la mer

T’emporte

Dans le tourbillon

Fiévreux

 

À propos de l’auteur :

 

Salvatore Gucciardo, peintre, poète, dessinateur et illustrateur autodidacte est né à Siculiana (Agrigento) Italie en 1947. Il vit en Belgique depuis 1955. Il a plus de 45 ans d’activités artistiques. Ses œuvres ont été acquises par le Musée Royal des Beaux-Arts de Charleroi, le Musée des Arts Plastiques et graphiques de Mouscron, par la ville de Bruxelles, la ville de Châtelet, La Province de Hainaut, la ville de Montermurlo (Italie), le Centre Culturel la Posterie à Courcelles, La Région Wallonne, le Musée du Bois du Cazier, Marcinelle.

 

Publié dans articles, Poésie

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Christina Previ nous propose un court extrait de son recueil "Itinérance d'un oiseau bleu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait : « Une visite inattendue »

Son chat, en ronronnant, s’est installé près d’elle. Il a tourné en rond, reniflé, gratté puis il a adopté ce siège disponible pour sa sieste.

Ils se sentent bien là, tous les deux, dans la douceur de la grande cuisine. Au bout d’un moment Louise se détend, ses vieux os parfois si douloureux, lui offrent à présent un répit qu’elle apprécie justement.

 

Devant elle, la fenêtre permet au regard d’errer dans le jardin. Le temps est incertain, le soleil bien timide et le vent, ce coquin, fait trembler les sapins.

Louise s’est assoupie, elle flotte dans un état de bienheureuse béatitude, un de ces moments où l’on a l’impression de voler du temps au temps, où le corps semble en état d’apesanteur bien agréable.

 

Autrefois, durant l’été, installés côte à côte devant la porte, Maurice et elle admiraient leur jardin, le ciel, ou les couchers du soleil, en bavardant de tout et de rien.

Les souvenirs s’enchaînent dans la tête de Louise, elle se revoit au bras de Maurice, le jour de leur mariage dans cette belle église St Martin…

 

 

Christina Previ

Publié dans Textes

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Gaëtan Debiève nous présente son ouvrage à paraître aux Editions Chloé des Lys

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Je me prénomme Gaëtan, j’ai 49 ans et suis fonctionnaire. J’ai déjà été publié une première fois chez Chloé des Lys il y a quelques années, il s’agissait d’un recueil de poèmes intitulé «Cette Poésie-là ». Depuis, l’idée d’écrire un roman me taraudait et j’ai fini par m’y mettre mais il me fallait un sujet qui m’inspire.

 

Le roman à paraître s’intitule « Souvenirs d’un Soldat de la grande Guerre » et il raconte l’histoire de mon arrière grand père qui fût mobilisé en 1914 à la veille de la première guerre mondiale. Il a combattu 4 ans dans les tranchées sur le front de l’Yser et au travers des anecdotes qu’il a racontées et qui m’ont été transmises par mes grands-parents, par mon père ou par des connaissances l’ayant fréquenté j’ai conçu ce roman.

 

En voici un extrait que je trouve assez parlant :

 

« LES GAZ,LES GAZ… ». Déjà, des volutes jaunâtres se répandent au

ras du sol et les hommes fouillent leurs besaces à la recherche

du précieux masque qui leur permettra de respirer sans en

mourir. René voit qu’à quelques mètres de la tranchée que lui

et les autres parvenus jusque là occupent maintenant se tient

« Tête de pioche » qui a perdu son masque à gaz et qui essaye

de se frayer un chemin entre les corps étendus et les trous

laissés par les obus éclatés. Il trébuche et tombe en roulant

dans un de ces trous et René l’entend crier. Il se met aussitôt

sur ses pieds et fonce dans le cratère au fond duquel son ami

gît étendu, il se penche sur lui, prend une profonde

respiration, retire son masque et le plaque sur le visage de son

camarade qui tombe peu à peu dans l’inconscient.

Publié dans présentations

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