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Le n° spécial de la revue "Les petits papiers de Chloé" est sorti !

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Ça y est !!! La revue est enfin disponible !!! 36 pages sur le monde de l'édition, le livre... Avec la BD incontournable de Bob le Belge, les dessins humoristiques de François Beukels, les illustrations de Fralien... Des nouvelles, les textes gagnants aux concours organisés sur aloys, des chroniques de livres, des poésies... 

Vous retrouverez les plumes de Laurent Dumortier, Carine-Laure Desguin, d'Edmée de Xhavée, Séverine Baaziz, Bob Boutique, Cathie Louvet, Antonia Iliescu, Micheline Boland, Bernadette Gérard-Vroman, Viktoria Laurent-Skrabalova... mais pas seulement !

Notre équipe s'est surpassée pour vous proposer une revue digne de cet anniversaire... 20 ans, ça se fête !! laugh

 

Vous pouvez d'ores et déjà la commander sous format papier sur le site des Editions Chloé des Lys au prix de 6,50€ en cliquant sur le lien suivant revue les petits papiers 

 

Christine Brunet

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Viktoria LAURENT-SKRABALOVA, l'auteur de l'ouvrage "Le Berceau Nommé Mélancolie", voit l'un de ses poèmes publié dans la revue "2000 REGARDS"

Publié le par christine brunet /aloys

Viktoria LAURENT-SKRABALOVA, l'auteur de l'ouvrage "Le Berceau Nommé Mélancolie", voit l'un de ses poèmes publié dans la revue "2000 REGARDS"
Viktoria LAURENT-SKRABALOVA, l'auteur de l'ouvrage "Le Berceau Nommé Mélancolie", voit l'un de ses poèmes publié dans la revue "2000 REGARDS"
Viktoria LAURENT-SKRABALOVA, l'auteur de l'ouvrage "Le Berceau Nommé Mélancolie", voit l'un de ses poèmes publié dans la revue "2000 REGARDS"

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Cathie Louvet nous propose un nouvel extrait de son roman historique "de glace et de feu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

EXTRAIT DU CHAPITRE 7 :

Harald, captivé par les mouvements du barreur qui maniait avec une grande dextérité le styri, safran latéral, toujours placé à tribord de la coque, s’était glissé à la poupe. Près de lui, Anwind, le pilote, qui connaissait la route comme sa poche, indiquait les écueils à éviter, les passages à emprunter. Une brise légère faisait flotter les cheveux de l’enfant qui se tenait debout, bien campé sur ses deux jambes, regardant dans la même direction que le barreur. Le soleil était encore haut et faisait reluire la mer telle un plat d’étain. Sa main droite protégeant ses yeux des reflets aveuglants, il se retourna et scruta la côte danoise qui s’éloignait de plus en plus jusqu’à ne plus être qu’un petit point dans le lointain. Malgré l’ivresse de l’aventure qui le ravissait, il eut un pincement au cœur, se demandant s’il reverrait un jour sa patrie, la terre de ses ancêtres, là où son père reposait. Au bout d’un moment, il fixa à nouveau son regard devant lui, vers le nord-ouest, appréciant la limpidité du ciel.

La petite flotte avait atteint le large et s’ébrouait sans entrave. Elle dansait au milieu des vagues et des oiseaux marins. Harald sentit alors tout son être se pénétrer de cet intense sentiment de liberté que procurent les voyages en mer. Ce jour-là, tout comme Eryndr, il comprit que cette attirance était bien plus forte, plus puissante que tout amour humaine, il le comprit et pardonna. Il sut que son destin se trouvait là, sur un navire, chevauchant les mers en une quête éternelle dans l’espoir d’assouvir cette soif d’absolu, cette recherche de son être intérieur, solidement ancrée au fond de ses entrailles.bateau viking 2

En fin d’après-midi, le vent se leva. Les vagues se creusèrent. Les passagers prirent leur repas puis s’installèrent pour la nuit. Les membres de l’équipage mangeraient plus tard dans la soirée, en fonction des occupations de chacun. A la tombée de la nuit, Brikarnef répartit les tours de garde. Il resta attentif à la marche de la flottille car le vent fraîchissait toujours et la vitesse des navires était à son maximum, compte tenu de leur charge. Les rudes toiles renforcées de lanières de peau faisaient grincer les écoutes de cuir tressé sous la pression du vent. Les rameurs se reposaient. Certains mangeaient, d’autres jouaient aux dés. Harald regardait le mât qui, bien calé dans son évidement, semblait d’une solidité à toute épreuve. Les autres membres de l’équipage prirent leur poste pour la nuit.

Le capitaine donna l’ordre de fixer les tentes, toiles de laine grossière renforcées de cuir et doublées de bure afin que les passagers puissent dormir, chaudement enveloppés dans des couvertures en peau de renne . Les tentes étaient de la même fabrication que la voile et pouvaient, le cas échéant, la remplacer. Les hommes la tendirent au milieu du navire sur son armature en bois constituée de deux paires de montants dont les extrémités se croisaient et s’ornaient en leur sommet de têtes d’animaux sculptées. Elle lui donnait une forme de toit évasé qu’on arrimait solidement aux couples et aux taquets. Son sommet ne dépassait guère la hauteur des boucliers au-dessus des platsbords, afin qu’elle ne gênât ni la navigation, ni la vision du pilote et ne donnât pas prise au vent .A l’arrière et sur la droite du knorr, il pouvait aisément voir l’horizon et toujours distinguer le cou du dragon dont la tête ricanante, artistement sculptée elle aussi, se dressait haute et fière au-dessus des flots, dominant à la fois le navire et l’océan. Sous la toile, il fallait se courber et on y restait assis ou couché, mais avec un peu skye 5d’ingéniosité, Frida en fit un lieu de repos confortable. On alluma des feux et on resserra la surveillance, doublant les hommes de proue et les flancs-gardes. Les barreurs des cinq knorrs observèrent alors les sévères consignes de pleine mer : garder le cap, les distances et le contact avec le bateau de devant comme avec celui de derrière. Brikarnef fit réduire la voile pour la nuit. La flottille aborda les Orcades au matin. Le capitaine y avait prévu une courte escale pour écouler une partie de sa marchandise. Grâce aux hauts fonds qui entouraient l’archipel, les navires purent jeter l’ancre dans une baie abritée où poussaient quantité d’algues géantes, près de la côte de l’île la plus méridionale, à l’entrée du détroit de Pentland, au large de la côte écossaise. Pas d’arbres en ces lieux sans cesse battus par les vents. Sur les collines verdoyantes, on apercevait seulement des moutons blancs, disséminés çà et là, paissant en toute liberté. Une clarté particulière, reflétée par l’océan, donnait au paysage habituellement austère une agréable douceur. La brise marine faisait frissonner les bruyères.

Publié dans l'invité d'Aloys, extraits

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Aura 99 est sortie. Carine-Laure Desguin y propose un texte "Inscription"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Carine-Laure, Aura 99 vient de sortir. Avec un thème spécifique, comme d’habitude ?

Oui, on attend cette revue trimestrielle avec impatience. À chaque fois, il y a un thème différent. Cette fois il s’agissait d’écrire un thème en écho avec « La Porte ». Un thème à grande ouverture...

Ce sont des textes poétiques ?

Pas nécessairement. Le comité reste ouvert à tous les genres littéraires. Pour ma part et je le dis à chaque fois, c’est l’occasion de me frotter à des styles que je n’aborde pas habituellement, je m’essaie, je tâtonne. Cette revue est un petit laboratoire fabuleux. Il y a des textes théâtraux, de la poésie en prose ou en vers. Et c’est très beau, cette diversité.

Je lis le titre de ton texte : L’inscription. Je parcours cette « inscription ». Dis donc, tu fais pas dans la dentelle, Carine-Laure.

Ah, je ne suis pas née à Bruges, je suis née à Binche. Sans doute ai-je reçu une orange sur le crâne dès ma naissance.

Je ne peux m’empêcher de livrer aux internautes un extrait de ton texte, ok.

J’aurais pu bifurquer vers Moi y’avoir tabassé le mec qui m’a demandé sur un ton autoritaire de rentrer mes pieds dans mes baskets…

J’ai rien dit, j’ai acté, trop chaud pour m’exciter. J’ai même fermé mon smart, inutile d’éveiller des soupçons, tu vois ?

Il faut tout essayer n’est-ce pas ?

Ah, Carine-Laure, tu ne nous épargnes rien. Ce texte m’étonne quand même. Tu mutes, Carine-Laure, tu mutes.

Evolution.

Si tu le dis…Je vois que la revue comprend cinquante-huit textes, un fameux trousseau de clé.

Et pas mal de noms connus, comme toujours. Christian Nerdal, Thierry Thirionet (à qui l’on doit aussi les très belles couvertures de la revue), Gisèle Hanneuse, Annie Préaux, Laurence Amaury, Martine Rouhart, Serge Guérit, etc. J’ajoute que pour ceux qui seraient intéressés par la revue Aura, il suffit de contacter la présidente du Cercle Clair de Luth, Gisèle Hanneuse hangi91521@hotmail.com

Carine-Laure, tu es très occupée pour le moment ?

Deux livres qui sortent en même temps, oui, c’est du boulot !

Lien vers le livre A chaos, chaos et demi :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/a-chaos--chaos-et-demi--editions-la-p-tite-helene--2018/36963717.html

Lien vers le Salon du Livre de Charleroi, séance de dédicace des deux derniers livres :

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2018/12/10/36932817.html

Carine-Laure Desguin sera en dédicace à Mons en mars 2019, bientôt des infos.

 

 

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Maryline Marnas a lu et chroniqué pour le blog "les lectures de Maryline" Non Nobis Domine, le 3e thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/non-nobis-domine-a155370080

http://leslecturesdemaryline.eklablog.com/non-nobis-domine-a155370080

 

 

Résumé de l'éditeur :

Un jeu en marge des règles, une fausse donne qui mènera les protagonistes à une fin programmée. Un jeu banal qui tourne au cauchemar, une course poursuite effrénée entre Auvergne et Cantal, les moyens scientifiques du XXIe siècle au service dune légende... Le trésor des Templiers est-il, enfin, à portée de main ? La piste est brûlante, les appétits se déchaînent. Un thriller qui pousse les héros dans leurs retranchements et dévoile les travers peu reluisants de l’âme humaine.

 

 

Mon avis :

Je retrouve ici avec grand plaisir Axelle, l'héroïne dans "Nid de vipères" et "Dégâts collatéraux", ainsi que son acolyte Sheridan. Celui-ci est remonté dans mon estime, je l'ai trouvé vraiment parfait dans cet opus. Quant à Axelle, elle est égale à elle-même, sûre d'elle, un peu arrogante, un peu trop parfaite pour moi... Il lui arrive toujours des choses incroyables alors qu'elle a un fils et qu'elle ne se pose pas de questions sur sa vie. Elle fonce tête baissée dès qu'il y a de l'action. Alors, c'est un avantage pour son boulot car elle réussit du coup à éclaircir des enquêtes et mener son équipe au bout pour un résultat positif, mais elle se met sans cesse en danger en oubliant parfois qu'elle a une famille. Bref, je ne l'aime pas beaucoup.
 

Concernant l'histoire, encore un grand bravo à l'auteur! Ce thriller est vraiment génial et je l'ai terminé en une journée tellement j'étais plongée dans l'action! Ça bouge sans arrêt, il y a du suspense à chaque page, on ne se doute de rien, on comprend au fur et à mesure des lignes et des pages qui défilent à une allure folle! Les chapitres ne sont pas trop longs ce qui nous permet de souffler de temps en temps pour nous remettre de nos émotions.

Axelle et Sean forment un très bon duo d'enquêteurs, ils sont complémentaires et se comprennent parfaitement, même sans se parler. Alors bon, c'est le cas du côté professionnel mais côté vie privée, ces deux-là se cherchent et se retrouvent sans cesse, un vrai feuilleton hollywoodien! Mais on sent bien qu'ils sont faits l'un pour l'autre!

Le titre a été long à se faire comprendre mais j'ai adoré suivre cette chasse au trésor plutôt sanglante. L'auteur s'est bien documentée, on dirait qu'elle est de la région et qu'elle connait par cœur les faits et légendes de ce côté de la France : l'Auvergne. Un peu d'histoire ne fait pas de mal! Quand on dit qu'on voyage lors de nos lectures, alors là, c'est le cas pour moi, ne connaissant pas du tout ce coin.

Un thriller bourré de rebondissements, de course-poursuites, de morts, de blessés... Bref, tout ce que j'aime! Du suspense du début à la fin! Une auteur à absolument découvrir, tant pour son écriture que pour sa gentillesse et son sourire!

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Christine Brunet a lu "BLUFF", le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Après "2401" et "Chaos", "Bluff" est le troisième volet de la trilogie qui met en scène Johan et Lieve dits "Le Bouledogue et la Petite". Nous avons appris à les aimer et je peux vous dire que pour ce thriller, aucun des deux ne va échapper à la furie de l'action ! On frémit (Lieve est une vraie casse-cou), on s'étonne de découvrir ces flics hollandais et cette société qui nous est si peu familière. Les descriptions (souvent poétiques) nous projettent dans de magnifiques paysages criant de vérité.

L'auteur signe là un thriller palpitant, très original qui allie voyage, aventure, enquête et documentation. Plus que jamais, le style est celui du conte avec anglicismes, belgicismes, flamand. Il s'amuse avec le lecteur, le prend à témoin... Inimitable !

Cette fois, il aborde un sujet des plus... sensibles et diablement actuel qui ne laisse pas indifférent et qui, d'ailleurs, m'a fait bondir !

Lequel ? Hum, faudra lire !

J'ai terminé le roman partagée entre enthousiasme et agacement.  Et puis je l'ai relu, ce malaise toujours accroché à moi comme une seconde peau. 

C'est alors que j'ai compris : d'accord, pas d'accord, mais quelle importance ! Il ne s'agit que... d'une histoire, une fiction ! Je me suis tant approprié les personnages, je me suis tant investie dans le déroulé de cette affaire que cet aspect essentiel s'est effacé au fil des lignes. Et c'est là tout le génie de Bob Boutique ! 

Malheureusement, la trilogie se termine avec cet opus et les trois mots définitifs "FIN DE FIN"... J'aurais tant aimé retrouver encore cette équipe de choc dans de nouvelles aventures ! 

Bob ??? Écouterais-tu la pauvre lectrice que je suis pour nous proposer, un de ses quatre, une nouvelle enquête du Bouledogue et de la Petite ? 

Coup de coeur ! 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

SI VOUS SOUHAITEZ COMMANDER CE THRILLER, UNE SEULE ADRESSE MAIL :

pascaline.boudaoud@gmail.com

 

Publié dans avis de blogs, video

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Didier Fond nous propose un extrait de son nouveau roman "Somnambules"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

A ces questions non plus, je ne peux pas répondre. Il a raison. Rien, avant son retour, ne me retenait ici. Et même aujourd’hui, absolument personne ne se soucie de ce que je fais. Que je décide sur l’heure de partir, qui donc se mettra en travers de ma route ? Eux ? Ils n’en ont pas les moyens. Lui ? Il n’est pas un obstacle. Il ne me demande rien et je ne lui dois rien. Mais sa présence est un si bon prétexte pour ne rien tenter, une si bonne excuse à ma faiblesse…

 

Oui, je suis resté. Pas un seul instant, je n’ai songé à déserter une seconde fois la ville. Mon premier départ ne m’avait pas mené bien loin. Je pensais alors que je n’avais pas le choix, que ma survie dépendait de mes facultés d’adaptation à l’univers chaotique de l’extérieur. Je ne voulais plus rester dans la ville, assister à son agonie ; le spectacle de ses derniers soubresauts m’était insupportable. Un matin, à mon tour, je m’étais jeté sur les routes. Il était temps. Au fracas des cris avait succédé une rumeur de plus en plus ténue, et la vague de silence, descendue des collines, s’était lentement infiltrée dans les artères, étouffant les uns après les autres les centres vitaux, ensevelissant sous une chape éternelle l’ultime étincelle de vie. Je savais ce que j’attendais de ce départ : la vie avait déserté la ville, je devais la chercher ailleurs, n’importe où, sous d’autres cieux, proches, éloignés, je n’en savais rien. J’ai marché, marché, sans but précis, sous un soleil de plomb, J’ai contemplé, incrédule d’abord, puis envahi par un effroi monstrueux, ce que m’offrait l’extérieur : le désert, le vide absolu. J’ai compris alors que tout était inutile. Le silence avait été plus rapide que moi, il m’avait devancé, étendant son empire jusqu’aux lointaines montagnes qui barraient l’horizon. Il ne m’avait épargné que pour me permettre de contempler ma défaite, et il ricanait près de moi, me glissait à l’oreille que tous mes efforts étaient vains. Je pouvais bien me tourner de tous côtés, revenir, continuer, aller à droite, à gauche, je le trouverais toujours sur ma route, impitoyable, monstrueux. J’étais son jouet ; ce que j’avais cru être mon ultime sursaut de volonté n’était en fait que mon premier geste de soumission. Il ne me restait rien, sinon la certitude, aveuglante, qu’il n’y avait plus rien à chercher.

 

Un vent violent a tout à coup balayé la plaine, me jetant au visage la poussière de la route, m’obligeant à fermer un instant les yeux et à me détourner. Devant moi, plat, monotone, mais paré de toutes les séductions de la résignation, s’étalait le chemin du retour. Le silence et le vent m’ont enveloppé, m’ont chuchoté des mots que mon esprit se refusait à comprendre, et à la douceur insidieuse de l’un s’ajoutait la force pressante de l’autre. Je me suis senti poussé sur la route, en direction de la ville. Ma seule chance de salut, c’était d’obéir à l’instinct, de revenir chez moi, là où tout avait commencé et où, un jour, tout s’achèverait.

 

Et puis, cette ville était mienne. J’y étais né, j’y avais grandi. Mes racines étaient là, enfouies sous les pavés disjoints et brûlés par ce soleil de fin du monde. Nulle part ailleurs je n’aurais pu trouver meilleur refuge. Il le sait bien pourquoi nous nous sommes retrouvés tous deux au même endroit. Il m’arrive parfois de me sentir étranger dans ma propre ville ; je ne reconnais plus son visage. Ses rues vides, ses collines immobiles, ses quais silencieux appartiennent à un autre monde, presque à une autre dimension. Mais je me sentirais bien plus perdu s’il me fallait la quitter une seconde fois et essayer de vivre ailleurs, sous un ciel inconnu, entre des murs plus hostiles que ceux qui nous entourent et qui, eux, ne sont qu’indifférents à notre malheur. Ce décor tant contemplé, aimé et regretté est tout ce qui nous reste de notre passé. Il est tellement plus facile de se taire, de ne rien faire, d’attendre, tout simplement, avec nos souvenirs et notre angoisse pour nous faire prendre patience. Nous voulons à tout prix survivre, mais c’est pour mieux pouvoir effacer derrière nous toute trace de notre existence. Un jour, cette absurdité prendra fin. Il nous faudra bien mourir ; que ce soit chez nous, parmi les reliques de ce qui fut notre passé.

Publié dans extraits

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Gaëtan Faucer et Serge Guérit... Deux commentaires pour le recueil de Carine-Laure Desguin, Album number one cinéma magique

Publié le par christine brunet /aloys


 

Carine-Laure Desguin, Album number one cinéma magique, poèmes, éd. Chloé des Lys.


 


 

Titre qui résonne comme un album de chansons, tel un collector ou une compilation du genre


…et pourtant, on pourrait presque dire que c’est le cas.

Les poèmes se suivent et ne se ressemblent pas ou pas trop.


 

C’est justement là le point fort de ce recueil, on croirait des textes composés pour un chanteur/ une chanteuse ou un groupe.
On y retrouve des balades, des textes qui riment, d’autres pas. C’est agréable à lire, on imagine facilement
la musicalité qui accompagne, qui n’est jamais loin.

Cinéma magique ? Les mots sont des images, les images des films, les films passent dans notre
tête lors de la lecture des textes. Un florilège de petits clips, un régal.

Bref, un recueil de poèmes qui date de 2016…mais il n’est sûrement pas trop tard pour y revenir.


 

Gaëtan Faucer


 

Lien vers le site : https://www.areaw.be/carine-laure-desguin-album-number-one-cinema-magique-poemes-ed-chloe-des-lys /

Un peu plus au sujet de Gaëtan Faucer ?

https://www.youtube.com/watch?v=yM3ArxTMJm4


***

 

Et dans la foulée, voici le commentaire de Serge Guérit

 

Salut Carine, je viens de lire Album number one Cinéma magique, ouf ... j'avais les mots qui dansaient devant les yeux sur le rythme de la musique de Soprano, de Maître Gims, qui dansaient à ne plus finir, à vouloir qu'ils ne finissent plus. J'ai aimé tous ces mots écrasés, ces phrases écorchées, cette vie telle que tu l'écris et que j'aime lire comme tu l'écris. Merci. Si depuis sa sortie en 2016 ça n'a pas été fait alors il faudra que quelqu'un mette des notes sur ces textes. C'est trop bien. Bonne nuit Carine.

Lien vers la page Album number one :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/album-number-one--cinema-magique--editions-chloe-des-lys--2016/34066595.html

Lien vers le site Chloé des Lys :

https://www.editionschloedeslys.be/catalogue/997-album-number-one.html

Publié dans Fiche de lecture, Poésie

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Le blog "d'un livre à l'autre" de Philippe Desterbecq a chroniqué "Mamie Paulette", le dernier roman de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2019/01/03/36946814.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

http://phildes.canalblog.com/archives/2019/01/03/36946814.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

Mamie Paulette de Séverine Baaziz

Résultat de recherche d'images pour "mamie paulette severine baaziz"Devinez qui j'ai rencontré cette semaine ! Mamie Paulette ! 

De temps en temps, je lis un bouquin des éditions Chloé des Lys que je suis d'après près. L'année dernière, j'avais été charmé par l'écriture de Séverine Baaziz et son "Premier choix". 

Cette année, l'auteure a sorti un deuxième roman : "Mamie Paulette" que j'ai eu envie de lire pour plusieurs raisons : d'abord parce que j'ai lu son premier roman, ensuite parce que la couverture est attirante et puis parce que ma belle-mère s'appelle Paulette et que mon fisl l'appelle évidemment "Mamie Paulette". 

Après la mort de son mari, Paulette va vivre chez son fils qu'elle ne fréquente plus depuis longtemps. Philibert est marié à Marion que Paulette n'aime pas beaucoup et a un fils, Jules, que la vieille dame ne connait pas. 

Paulette vient donc s'installer avec son poisson rouge dans la maison de son fils. La cohabitation n'est pas simple. Il faut dire que Paulette n'a pas un caractère très facile.

Alors qu'elle ne fait aucun effort pour plaire à sa bru, Paulette se rapproche de plus en plus de Jules. 

Un jour, elle découvre et lit (oh horreur ! ) le carnet intime du gamin. Cet acte qu'on peut réprouver lui permet de se rendre compte que son petit-fils est malheureux et a des problèmes dont il ne parle pas à ses parents. Il faut dire que sa mère, Marion, n'est pas très proche de lui et que son père semble être le toutou à sa femme ! 

Marion pense plus à ses deux chats qu'elle présente à des concours de beauté qu'à son fils. Elle est également très maniaque : tout doit être propre et rester en place. 

Mais un jour, Marion change. Elle semble avoir un gros problème, elle pleure, fait des messes basses avec son mari. Paulette est intriguée et finit par trouver la raison de ce changement. Il ne faut pas juger les gens trop vite. Marion n'est ni une mère ni une bru parfaite, mais elle a des circonstances atténuantes. 

Paulette et Jules s'uniront pour rendre le sourire à sa mère. 

Des personnages intéressants, attachants, une intrigue qui se dénoue de manière inattendue, une tendre complicité entre une vieille dame et un gamin, des secrets mis à jour, tout fait de son roman un livre qu'on lit très vite tant le lecteur veut connaitre la fin de l'histoire. 

 

Philippe Desterbecq

Publié dans avis de blogs

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Marcelle Pâques et Thierry-Marie Delaunois interviewés par Philippe de Riemaecker pour "Les fruits de ma passion"

Publié le par christine brunet /aloys

https://www.youtube.com/watch?v=e6B1SbLePw8&feature=youtu.be

Publié dans interview

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