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Jérôme Jacob nous présente "BIS"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Jérôme Jacob est né en 1973.

Après des études d'architecture, il devient étalagiste, merchandiser et infographiste.

Il est l'auteur d'un recueil de dessin « Tout finira par rentrer dans le désordre » (2018).

Bis est son premier roman.

 

Résumé :

 

Benjamin est un garçon un peu perdu dans sa vie. Il traîne sa mélancolie comme une valise trop lourde de déni. Un jour, à force de ne rien décider vraiment, il fait le choix de craquer.

Sa décision l'amènera à accomplir ce qu’il a toujours voulu faire : s’arrêter dans une cabine téléphonique et appuyer sur la touche « BIS »

pour voir qui répond.

BIS est une errance urbaine où il n’y a que les montagnes qui ne se rencontrent pas.

 

Extrait :

 

(...)Si c'est un portable j'aurais à peine le temps d'entendre une voix.

BIS.

Sonneries...sonneries...sonneries...

  • Allô ?

Voix de femme.

  • Allô ?
  • Euh...bonjour Madame, Mademoiselle ?
  • C'est qui ?
  • Je m'appelle Benjamin, je vous appelle depuis une cabine à l'angle des rues Campion et Sélécourt dans le 11ème.
  • Vous voulez quoi ?
  • Ça va vous paraître étrange mais j'avais toujours pensé appuyer sur la touche BIS d'une cabine et...
  • Et maintenant que vous l'avez fait vous voulez quoi ?
  • En fait je me suis toujours demandé sur qui je pourrais tomber.
  • Eh bien vous êtes tombé sur moi. Et après ?
  • Je...je n'avais jamais pensé à l'après...enfin si...mais c'était comme dans un film.
  • Un film de cul ?
  • Je ne pensais pas forcément tomber sur la société de production de Marc Dorcel !

Elle éclate de rire. Un rire énorme, large comme un sourire.

  • Vous êtes déçu ?
  • D'être tombé sur vous ?
  • Que je ne sois pas Marc Dorcel ?(...)

Publié dans présentations

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LE VOYAGEUR INTEMPOREL de SALVATORE GUCCIARDO... Une lecture de Jean-Pierre Legrand

Publié le par christine brunet /aloys

https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com/

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Les Belles phrases

https://lesbellesphrases264473161.wordpress.com

 

BLOG-NOTES LITTÉRAIRE d'ÉRIC ALLARD : Chroniques de livres – Formes brèves – Infos parodiques – Poésie & Chanson…

 

LE VOYAGEUR INTEMPOREL

de SALVATORE GUCCIARDO (Chloé des Lys)

Une lecture de Jean-Pierre Legrand

Critique littéraire

17 mars 2019

Cela commence à la manière d’Alice au pays des merveilles, versant cauchemar : la même manière d’être happé, là dans un fantasmagorique terrier de lapin, ici dans le tourbillon « couleur nuit » du gouffre de l’inconscient.


 

Absorbé dans la contemplation d’un étrange tableau, Renato Busso est pris d’un malaise et se trouve aspiré au plus profond d’un monde déserté des points de repère habituels : nous sommes dans une sorte d’extravagante théocratie vouée au Tout Grand Ouros dont le consubstantiel fils est un poulpe à forme humaine flanqué d’une épouse-grande prêtresse, à l’ondulante lascivité. C’est Era, fille du Soleil et de la Lune. Image en miroir de l’œuvre peinte, ce monde offre à voir dans ce tableau le point de passage entre deux réalités fermées l’une à l’autre mais dont l’art permet de transgresser les frontières.

La géographie du lieu est insolite : plongés dans un espace ne s’inscrivant dans aucun temps, nous sommes  dans un monde où plusieurs plan s’interpénètrent, coupés de forêts voraces et labyrinthiques, de mers reptiliennes, borné par l’infini d’un océan d’étoiles que berce la musique des sphères et d’où surgissent formes et couleurs.

Renato – rebaptisé Ini – est un élu : il lui est donné de parvenir à la Connaissance et de subir l’Epreuve initiatique du Savoir. Cette spiritualité n’est pas une gnose manichéenne : « la connaissance se trouve dans le bien et dans le mal ! Ils ont inséparables ! Si on ôte l’un, l’autre meurt. Le jour où l’homme les divisera, ce sera sa fin ». Dans les grottes de son âme « où est immense l’inconnu – minime l’esprit », Renato vient déjà de faire une découverte importante : c’est dans les ténèbres que se trouve la lumière, le bien ne peut prospérer que dans l’ombre portée du mal ; les disjoindre revient à les absolutiser l’un et l’autre en un combat fatal.

Ce monde des profondeurs aussi bien que des infinités galactiques ne s’éprouve donc pas dans la dualité du bien et du mal mais est néanmoins animé d’une forme d’élan, de pulsation primordiale  qui, sans nier la matière, aspire à, sinon s’en affranchir totalement, du moins à en être moins lourdement lesté. Le voyage initiatique qu’entreprend Renato commence en un curieux  pandémonium, comme on le sait capitale de l‘enfer, mais ici point de départ paradoxal d’une conquête de la sagesse. L’auteur décrit ces lieux infernaux avec maestria : « les sons fiévreux des flûtes et des tambours se mélangeaient dans le fatras  des esclaffements jusqu’à former une pyramide de cacophonie (…). Les convives s’embrassaient avidement en faisant des gestes obscènes. Ils étaient prisonniers dans le creux de l’arbre de l’inconscience (…). Ils se débattaient farouchement non pas contre la faucille du néant mais en vue d’un épanouissement profond ».

Salvatore GUCCIARDO dans son atelier

On franchit encore d’autres lieux, croise d’autres créatures gémissantes puis, c’est l’ascension, l’aspiration soudaine vers les hauteurs : les rires hennissants des déments se sont tus ; plus de stridence. « Nulle plainte, nul sifflement. Le silence ! Le merveilleux silence ! L’inaccessible silence ! Celui qui entoure le sacré, le divin ! ». C’est ici que Renato doit subir l’Epreuve du savoir.

Premier roman en forme de conte philosophique, Le voyageur intemporel tient les promesses que laissaient augurer l’art que déploie l’auteur dans ses tableaux. On retrouve avec bonheur un univers très personnel. L’écriture poétique dessine les métaphores, suggère les symboles en évitant de se surcharger d’une profusion absconse.
Renato-Ini s’est dépouillé des hardes du « vieil homme » : accédant à la Connaissance puis à la Sagesse, son chemin est celui de la renaissance à lui-même et au monde. Mais quelle est la nature de cette sagesse : sans doute une forme de connaissance agie dans la plénitude de l’acte, une recréation de soi.

Ce court roman – remarquablement préfacé par Éric Allard – se termine sur l’« ouvert ». Entrevoyant Renato réinvestissant sa vie, je me plais à m’imaginer qu’il commence à peindre ou à écrire. Ou les deux.

 

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Opération Taranis... Un autre extrait proposé par Didier Veziano

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Dubaï - Aéroport International.

Le panneau des arrivées indiquait que le vol GA-6332 en provenance de Beyrouth venait de se poser. L’aérogare ressemblait à un centre commercial luxueux où les boutiques s’étendaient sur quinze mille mètres carrés d’architecture aussi moderne que démesurée.

Terminal I. Un couple était attablé dans un bar dissimulé par une gigantesque plante exotique penchée sur une fontaine. Ils finirent leur jus de fruits et se dirigèrent vers le hall où les passagers allaient bientôt sortir.

Dehors, une chaleur moite rattrapait les voyageurs habitués à la fraîcheur artificielle de l’aérogare. Des limousines et autres berlines avec chauffeurs attendaient leurs riches propriétaires. Beaucoup plus discret, un véhicule sombre avec un homme à bord était garé à l’ombre des palmiers. Il précédait une moto prête à démarrer. Le dispositif de la DGSE était en place.

Le couple avançait main dans la main, lunettes de soleil sur le nez, fondu dans la foule. L’homme portait une casquette de base-ball et un polo Lacoste jaune sur un bermuda beige. La femme était en pantalon en lin et avait pris soin de porter un chemisier léger à manches longues.

— On est en place.

L’agent de la DGSE avait à peine baissé le menton pour parler dans le micro accroché au col de son polo. La réponse arriva instantanément via le récepteur incrusté dans la branche de ses lunettes.

— OK, on attend vos évaluations de situation.

La porte de sécurité s’ouvrit et déversa le flot de passagers du vol GA-6332. Des Émiratis en gandouras blanches, des hommes d’affaires en costumes, mais aussi quelques travailleurs immigrés, indiens et pakistanais, qui venaient suer à grosses gouttes sur les chantiers de construction pour des salaires de misère.

— Le voilà, dit la femme en portant la main à ses lunettes.

La caméra vidéo incorporée captura la démarche lourde d’Abou Hamzra. Jamal le précédait dans le champ de vision avec un chariot à bagages. Derrière eux, un deuxième garde du corps, plus ramassé, balançait sans arrêt des regards alentours en mâchant un chewing-gum. Ils se dirigèrent vers le comptoir de Gulf Air. Après avoir échangé quelques mots avec une hôtesse, celle-ci remit une petite enveloppe à Abou Hamzra. Il l’ouvrit, lut le mot inscrit et leva la tête en direction des panneaux d’informations. Il indiqua à ses hommes la direction à prendre.

— Attention, ils ne prennent pas la sortie principale. Ils se dirigent vers la porte 19.

Dehors la moto démarra lentement, entraînant la voiture dans son sillage. Pendant ce temps, le trio s’engagea sur un long tapis roulant parsemé de palmiers. Les deux agents, noyés dans le flot, suivaient à distance, enlacés.

— Le petit teigneux a l’air nerveux.

— S’il croise notre regard, on décroche quelques instants et on demande à Maxime de prendre le relais.

Le tapis roulant semblait interminable.

Porte 19. Les trois hommes marchèrent vers la sortie.

— Ils sortent, vous devriez les apercevoir dans quelques secondes.

L’agent en moto confirma. Malgré le reflet du soleil il devinait les trois silhouettes s’approcher derrière la baie vitrée. Les battants coulissèrent. Abou Hamzra apparut. Le petit teigneux avait une main discrètement plongée sous sa veste. À cet instant, l’homme au keffieh à carreaux noir et blanc qui depuis cinq minutes faisait les cent pas devant l’alignement des chariots en fumant une cigarette, l’écrasa dans un cendrier puis se dirigea vers Abou Hamzra. Les deux hommes se donnèrent rapidement l’accolade.

— Putain, c’est qui, lui ? fit l’agent à moto.

— À nous de le deviner.

L’agent féminin déclencha son appareil en mode rafale depuis l’intérieur. Avec son collègue ils firent la queue devant un distributeur automatique de billets. À cinq mètres de la sortie. L’agent à la casquette en profita pour s’assurer que dehors tout le monde était à son poste.

— Bon, maintenant, c’est à vous de jouer, nous on rentre. J’ai envie d’aller me baigner.

— Très drôle.

Une Mercedes classe S de couleur marron se présenta à la hauteur des quatre hommes. Un taxi privé. Le chauffeur sortit et tassa les bagages dans le coffre. Chacun s’installa.

— C’est parti, annonça le motard en baissant sa visière.

La Mercedes roula sur une grande route à quatre voies séparées par un large terre-plein central érigé de lampadaires et de palmiers. Une fois sur la Abu Baker Al Siddique road, elle ralentit puis s’engouffra dans le parking souterrain de l’hôtel Marriott.

 

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TROIS ANNÉES DE BROUSSE de Salomé ROUSSEL dans Le bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

TROIS ANNÉES DE BROUSSE de Salomé ROUSSEL dans Le bibliothécaire
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ITINÉRANCE D’UN OISEAU BLEU de Christina PREVI dans Le bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

ITINÉRANCE D’UN OISEAU BLEU de Christina PREVI dans Le bibliothécaire
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LE LAC de JEAN LOUIS MINOT dans Le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

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"APPRENTIS SAGES" de KACZMARCZYK Magali dans Le Bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

"APPRENTIS SAGES" de KACZMARCZYK Magali dans Le Bibliothécaire
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Carine-Laure Desguin nous propose un extrait de sa pièce de Théâtre "Le transfert"

Publié le par christine brunet /aloys

 

EXTRAIT :

……

L’infirmière  Voici ce, ce …, docteur, le voici !               

Le docteur(opinant de la tête, se grattant le menton, réfléchissant intensément)  Encore un ! Un de plus !

L’infirmière (rigide) Oui docteur, il en est ainsi, désormais. Nous ne pouvons plus inverser le processus. Le Comité Central décide. Sa décision est irréfutable. Irréfutable.

Le docteur  Il est donc trop tard, le processus est lancé !

L’infirmière  Le processus démarre bien ! Très bien !

Le docteur  Encore un ! Un de plus !

L’infirmière  Eh oui, docteur, un de plus.

 

Le Patient est assis sur son lit. Il tourne la tête vers celui ou celle qui parle. Pas de désarroi dans son regard. Uniquement de la résignation.

 

Le docteur  Le comité Central trouvera une solution. Ou n’en trouvera pas. Cela est-il voulu ou pas ? Tout est possible. Les interrogations me submergent. Tout cela est tellement étrange.

L’infirmière  Tout est possible, docteur, tout.

Le docteur  Êtes-vous certaine que pour celui-ci aussi… ?

L’infirmière  Certaine, docteur. Pour celui-ci, aussi, il en est ainsi.

Le docteur  Un de plus !

L’infirmière  Oui docteur, un de plus !

Le docteur  Un de plus !

Le docteur  Oui, docteur !

Le docteur  Encore un !

L’infirmière  Les couloirs deviennent trop étroits. Ce procédé est la seule solution. Et puis, nous devons vivre avec notre temps et un hôpital se doit d’être à la mode ! On suit le mouvement ou pas ! Soyons progressistes !

Le docteur  Un de plus !

L’infirmière (toujours sur un ton froid et d’une voix blanche) Un de plus, oui, docteur.

Le docteur  Incroyable !

L’infirmière  C’est la réalité, docteur.

Le docteur (réfléchissant et articulant le mot)   La REALITE ! Et dans cette réalité, un patient n’existe pas ! Est-ce donc possible de ne pas exister dans une réalité ? Eh bien oui, ici, c’est possible !

L’infirmière (d’une voix appuyée, sûre d’elle) Oui, c’est la réalité, docteur, ce patient n’existe pas, il ne rit pas lorsqu’il voit un clown et il veut jouer à un jeu qu’il considère comme une punition. Tout ceci nous fut encore confirmé voici quelques minutes à peine. Je vous le répète, ce patient n’existe pas. C’est la réalité, docteur.

Le docteur  Et dans cette réalité, il y aura bientôt plus de patients qui n’existent pas que de patients qui existent. Un comble ! Quelle réalité ! Quel échec pour la médecine ! Quel échec pour le monde politique ! Quel échec pour la nation ! Des patients qui n’existent pas !

L’infirmière  Oui, beaucoup, beaucoup d’inexistants. Chaque semaine amène un lot supplémentaire d’inexistants. Docteur, le Comité Central nous le demande instamment, ce mot patient est interdit dans ce cas, ne l’oubliez plus. Merci.

Le docteur (marquant son sentiment par une grimace et s’adressant au patient)  Alors, mon brave, il paraît que vous n’existez pas !

L’infirmière  Docteur, un peu de psychologie. Merci de sélectionner vos mots.

Le docteur  Sélection, sélection…

Le patient  (résigné, comme s’il s’attendait à ce nouveau statut) Le robot m’a remis un carton blanc. Un carton blanc, d’un blanc presque transparent. C’était le signe. Je m’en doutais. C’est comme ça, lorsque les souvenirs deviennent douloureux, on glisse vers la voie de la non-existence. J’ai lu tout cela dans une certaine littérature. Mais j’ai si mal de me souvenir. Alors, j’abandonne.

Le docteur  Je ne vous apprends rien. Vous ne guérirez pas de cette inexistence. Cette pathologie est incurable. Il se dit que des recherches sont en cours…

L’infirmière  Docteur, l’inexistence est un état, et pas une maladie !

Le docteur  Il me plaît de penser qu’un patient sur un lit d’hôpital souffre d’une pathologie ou l’autre. Pathologie qui reste à déterminer. Dans le cas contraire, tout deviendrait inquiétant.

L’infirmière  On ne guérira jamais de l’inexistence. L’inexistence est un état. L’inexistence n’est pas une maladie.

Le docteur Quels sont donc les paramètres de cet inexistant ?

L’infirmière  On est dans l’incapacité de prendre les paramètres d’un inexistant ! Où voulez-vous inscrire les paramètres ? Dans le non-espace ? Et les heures des prises de ces paramètres ? Dans le non-temps ? Docteur, secouez-vous et n’oubliez pas que le Comité Central reste à l’écoute!

Le docteur  Oui, je comprends, je comprends. Les paramètres ne se prennent pas car il est impossible de les transcrire. Bien que le thermomètre, le tensiomètre et le saturomètre soient eux, bien réels. Et vous, mon brave, vous comprenez, n’est-ce pas ?

L’infirmière  Docteur, sélection des mots, sélection des mots. Merci. Et je persiste à le dire, les paramètres ne se prennent pas chez un inexistant.

 

Un temps

 

Le patient (parlant très lentement)   Je commence à vraiment, vraiment  tout comprendre. L’inexistence est belle et bien incurable. De nos jours, hélas, les inexistants tombent dans l’oubli le plus total, ils n’intéressent encore personne. Nous ne sommes pas assez nombreux. Je suis un inexistant. Je suis un incurable. Je suis un inexistant. Je suis un incurable. Je ne ris pas lorsqu’un clown s’approche de moi. Je suis un inexistant. Je suis un incurable. Mes souvenirs me font mal, très mal.

L’infirmière  C’est d’ailleurs bien normal ! C’est logique ! Les inexistants n’ont pas de dossiers ! Leurs dossiers se sont engloutis dans le néant virtuel. La prise des paramètres reste impossible ! Comment voulez-vous effectuer des recherches alors que les dossiers de base n’existent pas ?

Et que justement tout laisse à supposer que ces dossiers sont tombés dans le néant virtuel afin de procéder à une élimination naturelle. On ne peut pas soigner ces inexistants puisque ceux-ci deviennent inexistants afin qu’on ne les soigne plus ! Ceci est bien une élimination naturelle, docteur !

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LA FÉLICITÉ de Luc HARACHE dans Le bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

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SUR LES TRACES DUN AMOUR INOUBLIABLE de Jean-François FOULON dans Le bibliothécaire

Publié le par christine brunet /aloys

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