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avis de lecteurs

Christine Brunet est l'invitée d'Aloys avec une chronique de son thriller "Vénus en Ré" signée Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Vénus en Ré, Christine Brunet, Éditions Gascogne, 2016

 

 

Eh bien, j’ai été absorbée par ce énième thriller, le neuvième je pense de Christine Brunet. J’avais une envie de voyager, de me dépayser, d’assister à des meurtres et d’enquêter grave, tout cela en restant coincée chez moi. Je ne suis pas déçue. 

Le thriller commence au 7ème cadavre. Il s’agit de la fille du commissaire Renaud Marsan. L’homme au catogan a-t-il encore frappé ? 

L’enquête piétine et l’on fait appel à Gwen Saint-Cyrq qui devra bosser en duo avec Yvon Signac pour dénouer cette série de meurtres. Saint-Cyrq et Signac sont de vieilles connaissances et pour une raison que vous découvrirez Signac aurait un œuf à peler avec la jolie légiste dotée par ailleurs de pas mal de cordes à son arc, une véritable superwoman cette fille. 

Et l’enquête commence donc. De suite Gwen file vers l’île de Ré où là deux meurtres sont commis. Par un concours de circonstance, Gwen retrouve deux de ses ex, Daniel Lesage un médecin légiste et Angel O’Maley un type assez louche qui propose à notre enquêtrice une bien drôle de mission. Et c’est là qu’on parle de trafic de diamants… Les pistes sont embrouillées et le lecteur pourrait s’y perdre mais non, l’écriture de Christine Brunet est claire et limpide.  

Je continue… Yvon Signac retrouve lui aussi sur l’île de Ré une de ses ex, une certaine Josy, flic elle aussi. Retenez bien ce prénom, Josy. Et à partir de là, le suspens devient invivable, on peine à respirer. Quelles mises en danger que vivra notre Gwen car ah ça oui, elle a le chic pour nous foutre la trouille, elle ne nous épargne rien du tout. Mais quelle perspicacité… Car c’est bien Gwen qui dépiste le modus operandi de ces meurtres, qui sauve en passant la vie à Signac et là, alors là…. Je crois que j’en ai assez dit pour appâter les prochains lecteurs de Christine Brunet car donner plus de détails pourrait offrir des pistes et là, non, je ne ferai pas ce boulot-là.

À présent j’attends une version télévisée de cette enquête. Pourquoi pas ? Il ne manque aucun élément, une intrigue bien ficelée, des enquêteurs hors norme même quand ils sont ripoux, un décor de rêve, etc.  Alors ? 

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com 

 

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Pascale Gillet-B a lu "La rivière des filles et des mères"

Publié le par christine brunet /aloys

La rivière, … le terme torrent serait plus à l’image de cette remontée tumultueuse dans le temps, à  travers les yeux de cinq femmes à la personnalité éblouissante.  

Zoya, la vie-même, nous guide par fragments inachevés dans le dédale de l’arbre généalogique de sa  famille. Elle nous livre une série de noms les enveloppant dans quelques anecdotes de vie. Il y a en  premier lieu Belette, l’épouse indienne qui vivait la solitude de sa cabane comme un bien précieux,  ensuite la Métisse Enimie Goguet capable d’abattre un fauve d’un seul coup de fusil sans peur ni  hésitation. Après, arrive McLeary, surnommée Mackie , la princesse, une beauté brute qui épousera  un « Grizzly », suivie par Mariette, avare de douceurs et de mots mais fidèle à ceux qu’elle a aimés.  Enfin, Louisiane, traumatisée par le suicide de son père qu’elle a vécu comme un abandon.  

L’histoire racontée dans ce livre est celle de ces femmes, d’abord évoquées à travers les trop brèves  interventions de Zoya.  

Après, Edmée a choisi de permuter les points de vue. Ainsi, au fil de notre lecture, chacune de ces  femmes devient narratrice et prend la parole pour présenter sa propre vie avec maints détails passionnants, sans intermédiaire. 

En réalité, Belette se nommait Aputikâ et était amoureuse de son Normand de mari. Elle pouvait le  comprendre en l’écoutant respirer et pouvait lire dans ses pensées. Elle chérissait sa liberté, la terre,  les saisons qui se succèdent. Elle fut enterrée aux côtés d’Aubert, son fils, par Enimie, sa fille  « métisse à l’aspect de Normande pur-sang » 

Enimie avait épousé son meilleur ami Calum, homosexuel, pour le sauver de la honte sociale de  l’être. Plus tard, Enimie avait attrapé le désir d’un homme, un hétéro, comme on attrape un rhume,  un réel coup de tonnerre dans sa vie, dans leur vie.  

Mackie avait choisi de suivre son homme, et sa louve, Cheéte. Après une longue attente, elle avait  mis au monde des jumeaux qui avaient rempli sa vie. Puis un jour, un jour qui changea tout, elle avait  perdu son œil, lors d’une attaque de bandits et portait depuis lors des bandeaux de pirates colorés. Mariette, elle, avait épousé sans amour André car elle avait décidé de vivre sans prendre le risque  d’aimer pour ne pas souffrir. Mais elle s’était trompée.  

Louise-Anne avait appris la couture pour être indépendante et elle y réussit. Elle aura élevé seule, Zoya, l’enfant qu’elle avait conçue avec un artiste égoïste, Dracula.  

On rencontre autour de ces femmes une foule de personnages secondaires tels Jules=Nicolas,  Ariane, Tante Chantal, Evguèny, Thérèse, tante Malina qui ajoutent du piquant à cette saga.  On découvre aussi dans ce livre une variété de paysages, des voyages d’un continent à l’autre, des  réflexions profondes sur la vie, sur l’amour, des habitudes culturelles parfois étonnantes.  

Il y a enfin « un orignal sculpté dans ce qui semblait être du noyer… » 

Merci, Edmée, pour cette richesse de création et d’inventivité ! 

 

Pascale Gillet-B

 

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Brigitte Hanappe a lu "L'étoile magique" de Philippe Desterbecq

Publié le par christine brunet /aloys

L’étoile magique ! 

Ce titre m’incite à croire que je vais m’envoler dans un monde imaginaire.

Et le fait que ce soit un conte pour enfant me fait déjà sourire avant la découverte du récit. Il faut dire que mon ancien métier d’institutrice reste toujours ancré dans mon cœur et les histoires partagées avec les élèves restent un excellent souvenir.

Et sincèrement, je me suis régalée (littérairement parlant) en dévorant ce récit de Philippe Desterbecq, paru aux éditions Chloé des Lys.

J’ai éprouvé de suite de la sympathie pour Pierrot, le héros de l’intrigue qui m’a emmenée avec lui dans son aventure rocambolesque. Ce gamin de 10 ans est un passionné d’astronomie et le ciel n’a apparemment pas de secret pour lui. Mais, le jour où il découvre l’existence d’une étoile inconnue et mystérieuse, sa vie va prendre un tour bien surprenant. 

L’étoile semble dotée d’un pouvoir étrange qui entraîne Pierrot et ses camarades de classe dans des situations cocasses pour les enfants et bien dérangeantes pour certains adultes.

Le lecteur s’amuse beaucoup au fur et à mesure des pages et une question s’impose très vie : «  comment notre jeune astronome va-t-il se dépêtrer d’un tel fiasco ? ».

Mais Pierrot, du haut de ses 10 ans, a un cœur d’or et l’histoire se termine avec une belle note d’émotion.

 

Brigitte Hanappe

Auteure chez Chloé des Lys de : - Le flou du miroir

                                                     - Pour un petit secret 

                                                     - Regards et nuances !

 

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Brigitte Hanappe a lu l'ouvrage de Nicole Graziosi : La fille aux yeux bandés

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

J’ai envie de dire qu’on ouvre grands les yeux quand on lit «  La fille aux yeux bandés ».

Le récit de Nicole Graziosi interpelle mon regard intérieur sur l’amour parental. J’imagine que c’est plus rassurant de penser que les sentiments chaleureux sont innés dans le cœur de toute mère ou de tout père.

On se persuade que le rôle de parents implique pour chacun de manier au mieux le programme général «  j’aime mon enfant plus que tout… »,  attribué dès la naissance de leur progéniture. Evidemment, on se doute que certains sont plus performants que d’autres dans ce domaine et surtout, on évite de penser qu’il existe des spécimens qui détestent leur descendance.

Ce livre prouve que la méchanceté et la haine prédominent dans certaines familles, du moins dans celle de l’héroïne prénommée Dorine. La souffrance de cette dernière est telle qu’elle qualifie ses parents de simples géniteurs. De sa plus tendre enfance jusqu’à sa vie d’adulte, Dorine a eu l’impression d’être inexistante, inadéquate, incompétente… Sa mère n’a de cesse de la dévaloriser aux yeux des autres et tous ses actes envers sa fille sont empreints de dédain, de rejets et de mensonges. Son père semble approuver le comportement de sa femme et n’éprouve aucun sentiment affectueux envers Dorine. Une histoire dure et on s’interroge sur le pourquoi de telles attitudes.

Le livre raconte le cheminement de cette petite fille que tout porte à détruire et qui pourtant survit au fur et à mesure des années dans cette ambiance pesante. Elle n’aura jamais aucune réponse à ses questions mais finalement, la mort de ses parents ne fait pas d’elle une orpheline mais une adulte forte et responsable.

Bref, j’ai lu ce livre avec beaucoup d’intérêt, peut-être pas avec beaucoup de détente car il suscite beaucoup de réflexion sur l’âme humaine. Mais la réflexion est nécessaire et positive pour chacun.

Brigitte Hanappe

Auteure chez Chloé des Lys de : - Le flou du miroir

                                                     - Pour un petit secret

 

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Christine Brunet a lu pour le blog et Actutv "Argam" de Gérard Le Goff

Publié le par christine brunet /aloys

 

Drôle de titre, non ? Sur la première de couverture, un manoir mangé par un lierre effeuillé. D'ailleurs, ce n'est pas le visuel qui m'a attiré mais plutôt la lecture de la fiche de diffusion de l'auteur. 

J'adore les mystères... Mais certains d'entre vous le savent déjà !

Ce livre est une sorte de voyage... géographique, d'abord, mais également voyage au coeur de l'âme humaine. ON oscille très vite entre réalité et fantastique: à quoi... ou à qui les héros "enquêteurs" (un avocat et un psy, entre autres...) sont-ils confrontés dans la propriété abandonnée (enfin, normalement) de la prima donna , Martha  de Hauteville ?

Certaines péripéties semblent réelles, normales, mais d'autres pourraient bien relever des élucubrations d'un dément.

Le lecteur tangue en permanence entre deux mondes : il y a les faits et il y a... le reste. Mais comment expliquer les indices matériels si rien n'est vrai ? Question qu'on se pose à toutes les pages et je dois dire que le final ajoute de l'huile sur le feu !

Gérard Le Goff se joue du lecteur comme de ses personnages avec maestria. Il crée une atmosphère pesante à souhait, un environnement morne, presque uniforme pour mieux nous attirer dans sa nasse dans l'esprit des récits d'Arthur Conan Doyle. Le style, légèrement désuet, épouse parfaitement l'époque et le caractère des personnages. 

A découvrir sans faute !!! 

 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Christine Brunet a lu pour le Blog et Actutv "La petite fille aux yeux d'or" de Séverine Baaziz

Publié le par christine brunet /aloys

 

La couverture annonce le genre du roman... On se dit qu'on va être propulsés dans un univers enfantin rempli de douceur. 

Certes... 

"La petite fille aux yeux d'or", c'est ça, mais pas que... Non, c'est beaucoup plus... Un conte pour enfants et pour adultes, un récit nimbé de magie, de bonheur, d'émerveillement, une explosion de rires et de couleurs, un enchantement pour les yeux et les narines (qui a dit que les mots n'ont pas d'odeur?)

Le lecteur commence sa lecture, un peu déstabilisé par le vocabulaire et les tournures enfantines puis se laisse aller à sourire : comment faire autrement ? 

Certains textes mettent mal à l'aise, angoissent, agacent... D'autres apportent la joie, la tendresse, la sérénité... Le livre de Séverine Baaziz est de ceux dans lesquels on s'installe douillettement, dans un cocon rassurant qui fait un bien fou... ce qui ne veut pas dire que les rebondissements sont inexistants ou sont toujours joyeux... Non, certainement pas. Mais la réponse à ces soubresauts du destin est si naïve, si poétique qu'on fond avec bonheur.Fleur , la petite fille aux yeux d'or, est attachante, remplie d'une force vitale forgée au creux des vagues de sa courte existence. Les autres personnages sont bienveillants et tout ce petit monde s'emploie à merveille à nous emporter dans leur petit bout de vie. Quelques clins d'oeil à des personnages de notre imaginaire collectif : la mère "Miguel" et pas Michel et son chat, "Patte folle" et Hagrid... Tiens tiens, ça ne vous rappelle rien ? Il y a le docteur Maboule et tant d'autres, autant de présences qui papillonnent autour de la petite fille et l'entraîne dans l'aventure de sa vie.  

"Et l'histoire ?" me demanderez-vous... Pas question de vous en dire plus... Faudra lire ! 

Une lecture coup de coeur ! 

Christine Brunet

www.christine-brunet.com

 

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Carine-Laure Desguin en invitée avec cette note de lecture signée Brigitte Hanappe pour "La lune éclaboussée, meurtres à Maubeuge"

Publié le par christine brunet /aloys

Voilà un livre avec lequel il est impossible de s’ennuyer. Du moins, c’est ce que j’ai ressenti au fur et à mesure des pages. 

Jenny, le personnage principal me plaît dès le début de l’histoire. Cette jeune femme débordante d’énergie et grande admiratrice d’un auteur à succès subitement décédé, se lance dans une enquête policière. Elle s’y propulse un peu par hasard, suite à la découverte d’une notation qu’elle juge interpellante et qui lui laisse à penser que la mort de son romancier fétiche, Michel Garnier, n’est pas si naturelle qu’elle en a l’air.

De plus, Maubeuge, leur petite ville ordinaire vient de sortir de l’anonymat pour faire parler d’elle : un meurtre sanglant y a été commis. Un jeune homme, poignardé sauvagement, sans raison apparente !

Je craque aussi pour cette manie permanente que la jeune femme ne peut s’empêcher d’adopter au cours de ses péripéties : sucer automatiquement de délicieux bonbons au doux nom de « Bêtises de Cambrai ». Tiens, cela me donne envie de les goûter ces fameux bonbons !!

Jenny n’est pas seule dans ses recherches et les nombreux personnages qui l’accompagnent sont un tantinet caricaturaux : certains sont sympathiques à outrance, d’autres dénotent par leur vulgarité ou leur cupidité, certains ont des côtés pervers… Bref, une belle fourchette d’êtres humains comme il en existe autour de nous.  

Le rythme de l’histoire est prenant : du suspens, de l’hémoglobine… et de la gaieté aussi. De l’émotion à coup sûr car certains passages révèlent des blessures enfouies. Le décor de l’intrigue m’a également touchée. En effet, Maubeuge est une ville que je connais un peu et les descriptions sont vraiment réalistes. 

Une belle lecture trépignante !

 

Brigitte Hanappe

Auteur chez Chloé des Lys de : - Le flou du miroir

                                                   - Pour un petit secret

 

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Christina Previ a lu "La lune éclaboussée" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Une belle intrigue et un langage actuel, imagé et percutant, tout comme son héroïne, Jenny, une jeune fille qui n’a pas froid aux yeux… 

Suite au décès d’un auteur local renommé, Jenny reçoit un mail l’invitant à acheter son stock de livres invendus. Mais elle trouve entre les pages, quelques mots griffonnés sur un ticket de caisse. Convaincue qu’il s’agit d’un crime, Jenny veut savoir… 

La ville de Maubeuge se découvre ici de long en large. Il y a des relations troubles, des personnages déstabilisants ; une commissaire douteuse, des coupables improbables, une vieille femme mystérieuse, une intrigante blondasse, une voyante inquiétante, et un héritier nébuleux… Mais Jenny est tenace, et elle a de la ressource : une ritournelle en tête, un amoureux vigoureux, des tontons protecteurs… Et la résolution de l’énigme lui offrira, en plus, une opportunité pleine d’avenir !

Une enquête à rebondissement, proche de chez nous, dans le style bien particulier de l’auteure carolorégienne ! 

 

Christine Previ

 

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Emilie Decamp a lu "Les chroniques de Baltus" et "Réfugiés climatiques" de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

 

Histoire de bien commencer 2021, je me suis attelée à la lecture de deux livres d'un même auteur : Laurent Dumortier. Deux salles, deux ambiances.

Dans "Les chroniques de Baltus (tome 1)", publié aux éditions Chloé des Lys, nous suivons Meredin, Baltus et leurs compagnons dans leur tentative d'empêcher l'invasion des Terres de l'Est par Garamon. Ce 1er tome, sur fond de vengeance, nous emmène à la découverte des collines de l'Argios, du village d'Arcovie ou encore de Spadias. Garamon, fils du Seigneur Cristal, met tout en œuvre pour venger son père. C'est Meredin et Baltus qui donneront aux peuples des Terres Connues un espoir et un peu de temps pour s'organiser face à l'armée qui commence à déferler sur leurs contrées.

Au fil des lignes et du chemin de nos héros, on évite d'interminables descriptions. L'auteur va droit au but, sans perdre le lecteur mais en le happant tout de même dans ce voyage fantastique. Amateurs d'heroic fantasy, cette lecture est pour vous…en attendant le second opus qui nous permettra de poursuivre ce voyage épique aux cœurs des Terres de l'Ouest.

Si parmi les livres de Laurent Dumortier on retrouve aussi bien de la poésie que de l'heroic fantasy, il s'est également essayé à un style…un rien différent. "Réfugiés climatiques", publié cette fois aux éditions Lamiroy, nous fait découvrir la vie d'une famille dans un futur dystopique où l'écologie semble poussée à l'extrême : quantité de vêtements réglementée, fruits exotiques proscrits, consommation d'eau contrôlée,… La vie de cette famille est rythmée par les restrictions et les plus convaincus n'échappent pas au désenchantement. 

Que l'on soit écolo, sceptique ou totalement réfractaire, ce petit livre d'anticipation pousse à la réflexion. Cette lecture rapide mais très intéressante nous invite à nous pencher sur les dérives d'un système poussé à l'extrême. Je ne peux que vous la conseiller.

 

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Emilie Decamp a lu "Le transfert" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Le transfert... En voilà une chouette lecture qui a rendu un peu moins monotone mon voyage en train, me plongeant au cœur d'un hôpital  dans un futur...pas si lointain. Les dialogues presque chantants nous amènent d'une page à l'autre en un claquement de doigts.
 

Si, au premier abord, le texte peut sembler avoir un côté comique, on découvre vite que, passé l'aspect burlesque, Carine-Laure Desguin nous invite à nous pencher sur un sujet pas toujours simple à aborder, pas toujours simple à traiter. Mais, comme à son habitude et armée de sa plume, elle y arrive sans problème.

En trois actes, sa pièce nous emmène dans une monde où l'uniformité semble primer et la différence brimée, où les mots sont bannis, où les réfractaires se résignent peu à peu, où l'humanité est passé sous silence. On découvre alors une réalité où l'on cesse d'exister lorsque l'on sort de la norme. Sous couvert d'absurde, Carine-Laure Desguin nous pousse à la réflexion, mettant le doigt sur les dérives d'une société sans reliefs ni couleurs.

Et vous, existez-vous ?

 

Carine-Laure Desguin, Le Transfert. théâtre, Chloé des Lys, 2019.

 

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