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avis de lecteurs

Avis de lecteur pour "Rue Baraka" de Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

 

Rue Baraka

 

Lettre à Carine-laure Desguin



Carine-Laure DESGUIN, je viens de lire ton roman Rue Baraka et je tiens à te faire part de mes impressions. Chère Amie, je te tire mon chapeau pour ce roman, rappelons-le, ton tout premier. Je trouve l'histoi
re fascinante et les différents thèmes bien choisis... Je trouve aussi ton choix des personnages ainsi que leurs interactions pertinents. Pour une poète, tu maitrises les techniques d'écriture propres au roman et je t'en félicite. Je donne pour exemple l'introduction récurrente des dialogues entre les personnages, ce qui rend ton texte fluide et compréhensible, les flashbacks peu réguliers, mais qui accrochent le lecteur si celui-ci se perd dans les dédales de ton imagination. 

J'aime ton style d'écriture. Le maniement de la langue est impeccable (à part quelques fautes d'inattention...)

PS; si tu as encore le livre à portée de main, relis la page 14, « Le soleil se devine et bientôt sourira à ces effluves printaniers... », la page 23 « un tourbillon rose prend son élan et s'aplatit benoitement » .Tu verras que tu as l'art de créer des images, ce que j'ai beaucoup aimé. Cela s'entend, tu crées beaucoup plus que Georges, le vieux peintre (personnage du roman). Aussi, chose importante, l'intrigue, bien que concevable, est bien tenue par des divagations qui détournent subtilement l'avidité du lecteur en berçant son obsession de découvrir la boucle de l'histoire. L'on ne saura tout, absolument tout qu'en lisant le livre en entier, magnifique chute. Belle technique ! Je voudrais simplement te dire que tu écris bien, très bien.



Pour finir, comme un Tarek venu d'Algérie, pays où la parenté commence par le voisinage et où le salamalec est adressé à tous ceux que l'on rencontre dans la rue, je referme ton livre avec la ferme volonté de dire merci, bonjour, bonne nouvelle, succès et chance aux passants que je rencontrerai dans ma rue, dans toutes les rues. J'essayerai, même si je sais qu'ici, au pays de Georges, on ne parle presque pas aux inconnus .....

Carine-Laure DESGUIN, si tu veux me croire, ton livre est à l'image du monde. Il n'est pas parfait, mais nous nous y plaisons. Je t'encourage et je reste convaincu qu'avec d'autres opus, tu nous cloueras le bec, à nous autres critiques.

Mes salutations

Ayi HILLAH

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Avis de lecteur... pour le recueil poétique de Patrick Beaucamps, Tant d'eau sous le pont

Publié le par christine brunet /aloys

 

03--Tant-d-eau-sous-le-pont-OK.jpg

 

 

Un bel avis de lecteur...

 

Bonjour,
  
 Membre du club de lecture de la Bibliothèque Jean de la Fontaine d’Ath (chargé en 2012 de désigner le lauréat de son concours de poésie), je n’ai pu – alors en voyage à l’étranger – assister à la soirée de proclamation des résultats ni surtout à la lecture par Patrick Beaucamps d’un choix de ses œuvres.
  
Je suis donc d’autant plus heureux d’avoir trouvé et lu son recueil Tant d’eau sous le pont que vous avez publié cette année, et de vous dire combien il m’a touché.
  
Je n’ai pu m’empêcher d’en rédiger un petit avis critique (ci-joint) : s’il vous semble de quelque intérêt, je vous autorise bien volontiers à la reproduire sur votre site, blog… et/ou à l’adresser à l’intéressé. avec mes remerciements pour ce bon moment de lecture.
  
  
Tant de mots sous pression, tant d’émoi dans le ton.

Tant d’eau sous le pont, forcément ça ne passe pas sans remous : avec Patrick Beaucamps, ça trace où ça casse.
Verlaine, le grand ancien, ne pourrait dire plus justement, à la lecture de ce recueil : « Souvenir, souvenir, que me veux-tu ? » Car si « la vie est là », « simple et tranquille », elle ne l’est sans doute pas. Patrick Beaucamps ne dit rien d’autre (p 49) : Tout paraît calme chez moi.
Le plus petit détail, souvent, enclenche la machine à remonter le temps et vient ajouter une nouvelle nuance au tableau pointilliste d’un parcours personnel éprouvant, suscitant chez tout lecteur une empathie immédiate. Pour peu qu’il ait, lui aussi, cette capacité de s’habituer à tout sans pour autant y être étranger (p 73).
Ne suffit-il pas pour cela de prendre (p 37) du temps pour ne rien faire, sinon solder les comptes du passé pour jouir d’un présent où l’on puisse enfin dire (p 49) : L’air est doux et je me sens bien aimé.
Reste la grande question du poète (p 55) : A quoi peut bien ressembler la vie d’un homme qui n’écrit pas de poésie ? A la même plénitude peut-être, s’il vit de poésie.
Vecteur privilégié de l’être, la lecture en transmet les vibrations avec plus ou moins d’intensité selon l’œuvre. Ici, certes, elle se joue des genres, à la fois
poèmes – la réalité s’y prend aux mots en vers et contre toute banalisation prosaïque ‑,
nouvelles – un courant narratif les alimente comme un art consommé de la chute ‑,
roman même (autofriction ?) – les personnages y sont construits progressivement, dans une organisation architecturale.
Aucun doute, par contre, sur la force qui se dégage de l’ensemble : lire Beaucamps, c’est vibrer beaucoup !
 
Christian GONIEAU

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