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Edmée de Xhavée a lu "Le tilleuil du parc" de Jean Destrée

Publié le par christine brunet /aloys

Voici un livre « tranquille », qui a tous les parfums, les réalités sociales et la décence d’une époque. J’ai aimé cette impression, non pas de lire une autobiographie, mais de percevoir du vécu ici et là. Bien sûr, on comprend que les lieux existent, ou ont existé, même le vénérable tilleul bien sûr. Les préoccupations sociales aussi, et les réactions à ces dernières. Et puis la manière dont un amour se met en place, c’est également issu du code d’alors, avec la pudeur et une audacieuse indécence qui s’alternent patiemment.

Jean-Michel est un « homme sans histoire », bien qu’il ait été blessé par un amour autrefois. Il a trouvé la tranquillité dans le retour sans surprises des jours, l’un après l’autre, agréables et rassurants. Il enseigne, a ses amis, ses routines, ses itinéraires préférés, dont le parc où se déploie l’imposant tilleul du parc. 

Il connait le bruit du tram, le salut de l’encadreur sur la place, les mineurs du coin, il a sa bière préférée.

Mais si aucune de ces choses n’est destinée à disparaitre, sa vie sera bouleversée.

Un enfant, et Fabienne, la femme qui le recherche, car c’est le sien. Elle, elle a « une histoire », et Jean-Michel, sans y avoir pensé, sera celui qui lui en donnera une autre et l’aidera à retrouver cet enfant dont la trace ne cesse de resurgir pour disparaître à nouveau. Leur rencontre sera pour chacun un des cours de l’école de la vie : plongé dans les bousculades toxiques d’un monde qu’il ignorait, la compassion naturelle  de Jean-Marie s’étend vers ceux qui vivent des drames, et s’il sera un loyal défenseur pour Fabienne il le deviendra bien vite pour les causes syndicalistes. 

Quant à Fabienne, elle fleurit comme un printemps au contact de la gentillesse innée de Jean-Michel et de ses amis, une attitude entièrement neuve pour elle. Elle se fond dans sa nouvelle vie avec la fraicheur d’une écolière qui découvre qu’elle a du talent. 

 

Edmée de Xhavée

 

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Carine-Laure Desguin chronique pour ActuTV le nouveau recueil de nouvelles signé Bob Boutique "Contes Bizarres III"

Publié le par christine brunet /aloys

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Edmée de Xhavée chronique le nouveau recueil de nouvelles signé Bob Boutique "Contes bizarres III"

Publié le par christine brunet /aloys

Bob Boutique, le retour

 

Il nous revient, et de loin, mais il l’avait dit : I’ll be back.

 

Et back, il l’est. 

 

Avec trois contes bizarres. Des contes bizarres, il en avait déjà sorti deux recueils, et on avait pris plaisir à savoir que tôt ou tard, dans chacun d’entre eux, la petite phrase magique s’étalait devant nos yeux impatients :

 

Et arriva ce qui devait arriver.

 

Et on n’était jamais déçu, jamais on ne soupirait « ah bon, et c’est tout ? ». Car c’était l’inattendu qui vous tombait dessus, même si ça devait arriver, on ne l’avait pas vu venir…

 

Nous y revoici donc, trois contes étranges. 

 

M’man… Un monsieur qui serait insignifiant s’il n’était déjà une image très inhabituelle en soi : petit, indécis, vêtu d’un vieil imperméable sans doute pas des plus frais, tout le langage corporel qui bégaye. Face à lui, une psychiatre analyste imposante aux mains boudinées qui taillent des crayons. 

 

Entre eux… le problème, maman. La maman du premier. Une maman omniprésente, et cependant… décédée depuis belle lurette. Enfin, c’est ce qu’il dit, lui. La maman, elle… ne l’entend pas de cette oreille. D’ailleurs, elle se lève d’un bloc et file dignement vers la chambre à coucher ; elle le transperce d’un regard inexpressif et crache enfin, après un pfffff… méprisant ; elle est déchaînée et lève ses petits poings misérables vers le plafond en hurlant et postillonnant à travers ses longues dents jaunes….

 

Bref, M’man a un rôle de premier plan. 

 

Il se sent si seul, pourtant. Alors qu’elle est là, tout le temps et partout, bien que morte. L’enterrement, il y était. 

 

Certes, arrive finalement ce qui devait arriver, et il vous faudra le lire pour, peut-être, comprendre l’étrange et spectaculaire relation mère-fils qui vous a entraînés dans cette bizarrerie….

 

Amen … Monseigneur s’en est allé, un peu trop tôt au goût des pieuses personnes présidant à l’ouverture de son coffre. On le fore, le dit coffre, car la bonne Sœur Dominique avait bien trouvé le numéro, mais pas la clé. 

 

Trois bocaux de concombres, voilà ce qu’il contenait, le coffre du Monseigneur. Des concombres qui, horreur, sont bien autre chose une fois observés avec le respect que l’on doit aux trésors de défunts. 

 

Monseigneur était très drôle, affirme un jeune séminariste ému. Une bouille de bon vivant avec un béret basque, des cheveux gris coupés courts et un œil qui pétille derrière de grosses lunettes d’écaille. 

 

L’enquête s’impose. Le Monseigneur était royalement payé pour ses Monseigneureries, et dépensait tout. Bizarre comme un conte, non ? Il n’avait plus de famille, ne jouait pas, n’avait ni passions ou fantaisie autre qu’un restaurant de qualité ici et là. 

 

L’analyse de son ordinateur révèle un album avec trois photos d’adolescents dans un camp scout. Qu’on se rassure : des photos très normales :  ils cuisinent, montent une tente… Le camp scout semble se trouver dans nos régions, par contre les trois garçons sont de type latino-américain. Ce qui mène les recherches vers une association, Enfance inter-mondes, qui intéressait feu Monseigneur facétieux.

 

Les choses s’éclaircissent alors quelque peu, mais à vous de lire pour les découvrir. 

 

On se trouve d’ailleurs face à face avec un personnage peu amène. Grand, lourd, des paluches de fermier, des cheveu d’un blond presque blanc et des yeux étranges, quasi transparents. On dirait un albinos. Il porte une salopette verte et des bottes en caoutchouc de la même couleur. Une fourche dans les mains, il ferait plus vrai que nature. Et il a une sœur jumelle, comme si un comme ça ne suffisait pas. 

 

L’inspecteur téméraire et fatigué chargé de résoudre cet embrouillamini entreprend une promenade qui n’a rien de champêtre, et le mène à une vieille chapelle abandonnée, où arrive ce qui doit arriver…

 

Mille brasses… Alors ici, on est en plein roman d’amour. Mais comme il arrive ce qui doit y arriver, ça ne finit pas bien, tout en finissant bien malgré tout. Elle est belle, jeune, pétulante. Parfaite. Il se trouve petit, vieillot, chauve, pas intéressant, insignifiant comme un vieux porte-clés trouvé dans une boîte de savon.

 

Ça, c’est lui qui se voit comme ça, hein. Elle a pourtant le même regard qu’au moment de l’éblouissement de l’amour, est empressée comme une mère poule, l’aime et n’a pas changé. Ce qui a changé, ce sont les voisins, ceux qui n’ont pas de sel et viennent casser les pieds. Enfin c’est l’ami du voisin – le beau, bellâtre, horriblement sûr de lui et satisfait de sa denture et de ses pectoraux ridicules, et qui sent bon, en prime. Un abominable nouveau venu dans leur vie. Avec une femme qui ne va pas avec lui. Il sait tout, cet olibrius. 

 

Ce qui doit arriver en premier arrive effectivement. Le soupçon, la remise en question en partant du principe qu’on ne fait pas le poids (vrai que notre héros est un petit format, un petit homme de poche dont l’épouse est éprise, tandis que l’autre est scandaleusement conforme à tous les canons de séduction en vogue). Le soupçon grandit, s’accroche à tout ce qui peut le nourrir, et grandit sous forme d’une impérieuse évidence.

 

Arrive ce qui doit arriver, qui, comme les vagues de la mer du nord où tombe le rideau, apporte un flot d’émotions…

 

Sacré Bob Boutique, va !

 

Edmée de Xhavée

 

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Jean-François Foulon a lu "L'envers du miroir", de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je termine à l’instant le dernier roman de Rolande Michel, qui nous décrit la vie quotidienne d’un couple, description qui, au fil des pages, se transforme en une véritable descente aux enfers. Quoi de plus banal et de plus normal, quand on est une jeune fille un peu naïve, de rêver au prince charmant ? Quand en plus on est issue d’un milieu pauvre, ce fameux prince prend souvent les traits d’un garçon appartenant à un autre milieu, plus aisé, plus cultivé, plus civilisé, moins rustre.

D’un autre côté, quand on est un jeune ingénieur à l’avenir prometteur, rien de plus normal non plus que de trouver séduisante la jolie jeune fille qui travaille dans la librairie où il vient commander une revue littéraire. C’est une petite librairie et la revue ne s’y trouve pas. La vendeuse, visiblement, n’en connaissait même pas l’existence. Mais elle est si jolie ! Alors, il revient, une fois, deux fois. Et puis l’histoire commence, comme un conte de fées.

Il y a d’abord un premier rendez-vous, intimidant pour tous les deux (il faut plaire, ne pas décevoir). Puis une relation commence, un « nous » magique surgit chez ces deux solitaires. Pour elle, perdue dans un quartier populaire et qui aurait bien voulu en sortir car elle se sentait différente, c’est une occasion inespérée. Quant à lui, surchargé de travail à l’usine où il travaille comme chef de projets, il n’avait pas encore remarqué jusque-là que passer du temps auprès d’une jeune fille donnait à la vie un tout autre sens. Les voilà donc heureux tous les deux et très contents d’être ensemble.

Mais il y a les autres, la famille, les voisins. Sarah a peur de présenter à ses parents un peu frustres ce jeune homme si bien sous tous rapports. Que va-t-il penser d’eux (et donc d’elle) ? Heureusement tout se passe bien et amoureux comme il est, il ne trouve rien à redire. Il faut alors aller rencontrer sa famille à lui. C’est un autre milieu, cultivé. Assez mal à l’aise quand on lui pose des questions sur la littérature ou le cinéma, Sarah parvient à s’en sortir en donnant des réponses fort vagues. Ouf ! elle a réussi son examen d’entrée.

Voilà le décor planté. La suite est bien différente et on ne va pas la raconter ici. Le bel ingénieur, qui voyage beaucoup pour son travail, rencontre une autre femme, autrement plus intéressante et cultivée que Sarah. Il se rend compte alors qu’il n’a rien à dire à cette dernière. Certes elle est très belle, mais cela s’arrête là. Il décide de rompre quand elle lui annonce qu’elle est enceinte. Il n’a plus le choix. Dans son milieu à lui, on assume ses responsabilités. Les voilà donc mariés pour le meilleur et pour le pire. Surtout pour le pire car ils n’ont rien à se dire. L’enfant est mort à la naissance, laissant le couple face à lui-même. Lui se noie dans le travail, tandis qu’elle, désœuvrée à la maison, sombre petit à petit dans l’alcoolisme. Les années passent, toutes identiques et désespérantes. C’est à peine si Sarah croise encore son mari à la maison. Ou bien il est en mission à l’étranger, ou bien il rentre très tard.

Cette descente vertigineuse dans l’enfer d’un quotidien morbide et désespérant, l’auteur nous la dépeint admirablement. D’une plume allègre, qui ne s’arrête jamais, elle nous entraîne dans les différents cercles de cet univers dantesque. Quand il referme livre, le lecteur se dit qu’il a bien de la chance de ne pas mener la même vie que Sarah. Mais il se dit aussi que sa vie quotidienne à lui est tout de même parfois un peu morne et qu’elle ne correspond pas toujours à ce qu’il aurait pu imaginer autrefois.  Alors ? Ne serait-il pas temps pour lui de se ressaisir ? Oui bien sûr. Mais qu’il fasse attention aux princes charmants ou aux femmes trop belles.

 

Jean-François FOULON

 

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Edmée de Xhavée a lu "Légende indienne" de Rubenia Timmerman

Publié le par christine brunet /aloys

Très difficile de mettre l’eau à la bouche sans en dire trop, puisque sur ce livre de 266 pages, c’est à la page 70 qu’on sait dans quoi on a mis les pieds. Donc très vite…

On a Elisa, qui se retrouve au bout d’une liaison. Une fille moderne, libre, avec les copines, un boulot qui lui plaît, une famille peu présente, un collègue qui soupire avec patience et un zeste d’agacement parfois. Et puis les choses deviennent soudain très compliquées et mouvantes dans sa vie, après la rencontre du beau Joachim. 

Pas banal, Joachim. Pas banal du tout. Du mystère, de la beauté, du savoir-faire entre les draps, et une aisance dans la vie qui rassure et épate. Il voyage beaucoup, et ma foi… le voir revenir est un tel bonheur que notre Elisa s’abandonne à la frénésie de cette relation. Jusqu’à l’arrivée, en tant que nouvelle collègue, de la belle et sulfureuse Amarante. Une femme grande qui n’hésite pas à porter des talons. Sûre d’elle comme ce n’est pas permis. 

Et belle, et séduisante, et envahissante aussi. Et terrifiante, au final. Mais là… attention, arrive un autre séducteur, Theron. Blond, musclé et riche, très riche. Un connaisseur de la grande vie. Très fort et … à la poursuite de Joachim depuis longtemps, le lecteur découvrira enfin pourquoi l’un traque l’autre. 

Ca rend les choses très intenses mais aussi impose la fuite, la vie au secret… 

Et l’amour, il faudra bien le choisir, entre le chasseur, le collègue qui a enfin droit à sa récompense, et le chassé. Et Amarante ne se laisse pas jeter hors de l’histoire sans combattre, car la frémissante créature ne veut qu’un seul homme : Joachim. 

Un livre plein de rebondissements, de voyages dans le temps et l’espace, dans l’incroyable aussi. Un livre qui a du mordant…

EDMEE DE XHAVEE

 

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Carine-Laure Desguin a lu pour actutv "Le tilleul du parc" de Jean Destrée

Publié le par christine brunet /aloys

Le Tilleul du Parc, Jean Destrée, Editions Chloé des Lys, 2013

 

Jean-Michel est prof de français dans un établissement d’une petite ville proche de Charleroi. L’auteur ne cite pas le nom de ce lieu mais par recoupement, grâce aux noms des rues (rue des Houillères par exemple) et surtout par le fait que se trouve dans cette cité minière une clouterie, je pense situer cette histoire. Quant à l’époque, Jean Destrée ne cite qu’une seule date, mars 1968. L’histoire se déroule donc vers les années 67-68. Jean-Michel est un prof de français qui vit seul, il est séparé de son épouse et tout son univers tourne désormais autour de ses cours, de ses élèves qu’il adore et de ses amis. Un soir pourtant il rencontre Fabienne et son univers bascule. Par un triste concours de circonstance Fabienne n’a pas la garde de son fils Pierre qui est placé en maison d’accueil. Jean-Michel et Fabienne unissent leurs deux solitudes et une belle histoire d’amour se profile. Grâce à Fabienne, le caractère de Jean-Michel s’affirme et de son côté Fabienne, jeune femme humiliée par son époux puisqu’il l’avait obligée à se prostituer, reprend confiance en elle. Ensemble ils se battront pour récupérer la garde du petit Pierre.

Mais Le Tilleul du Parc, c’est bien autre chose que cette histoire d’amour et c’est cela que j’ai aimé. C’est un livre que tout carolo devrait lire. Et pourquoi me demanderez-vous ? L’histoire se passe d’après moi à Fontaine-L’évêque, petite cité minière à deux pas de Charleroi. L’auteur relate un coup de grisou et le désarroi des femmes et des enfants face à ces jeunes pères décédés. Dans la classe de Jean-Michel, deux orphelins et une solidarité voit le jour envers ces familles d’émigrés. Dans ce roman, il est question d’amour mais aussi d’amitié sincère, de profonde fraternité et surtout d’implication syndicale. Jean-Michel sera enrôlé par ses amis professeurs dans le nécessaire combat syndical de ces années-là. L’auteur met en évidence les véritables raisons de ces luttes, de ces grèves qui furent essentielles puisqu’il s’agissait de défendre les droits basiques des travailleurs face à la voracité du patronat dévastateur.

Et le Tilleul du Parc dans tout ça, me demanderez-vous ? 

Ça, je ne peux le dévoiler, j’en ai déjà bien trop dit. 

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com 

 

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Carine-Laure Desguin est l'invitée d'Aloys avec une chronique d'Edmée de Xhavée pour "Misha, le poisson rouge et l'harmonica"

Publié le par christine brunet /aloys

Misha, le poisson rouge et l’harmonica

 

Oui, cet Adopuscule est, au départ, habillé comme un livre pour ados. Jeunes ados, même. Après tout, Misha a un ciré rouge, un carnet rose toujours ouvert à la page « Aujourd’hui », et son aventure commence alors qu’elle parle à tu et à toi avec un poisson rouge qui ne va pas trop bien. 

 

Ici, les jeunes ados peuvent certes continuer la lecture, mais aussi inviter les grands au régal des mots.

 

La conversation prend fin, et c’est un somptueux défilé d’images en cinémascope qui prend la relève, accompagnant la petite Misha le long de fleuves, rus, canaux et rivières aux noms pleins de couleurs et d’odeurs – il y a même, tenez-vous bien, celles de ces laines vagabondes trempées par des mains gercées et rougies dans la Vesdre verviétoise – et aussi des wagons au bruit si triste, remplis de visages aux regards morts et de souvenirs de vies d’avant l’étoile. L’affreuse étoile. 

 

Un envol d’oiseaux déposés sur leurs fils en une mélodie écrite sur le ciel pépie et bruisse, Misha semble enlever le gris des choses et les rendre plus belles, parfois plus légères, les souffrances éphémères, les surprises dignes de figurer à la page « Aujourd’hui ». Comme le noble Thibault de Géramont qui, ma foi, se déplace avec une étrange escorte et une requête administrative bien précise. 

 

Tout ça – et plus encore ! – au son de l’harmonica. Jusqu’au canal des suicidés où Yvan joue de l’harmonica. Olga l’écoute. Elle entend, dans le souffle joyeux d’Yvan, arriver l’enfant au ciré rouge…

 

Edmée de Xhavée

 

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Pascale Gillet-B a lu "L'envers du miroir, Amour, Mirage ?" de Rolande Michel

Publié le par christine brunet /aloys

L’envers du miroir Amour, mirage ? , Rolande Michel, Chloé des Lys. 

 

Sarah, employée d’une librairie de quartier serait-elle la femme de la vie de Marc, jeune ingénieur brillant et  ambitieux ? L’histoire commence par cette question. Après presque trois cents pages d’une subtile analyse psychologique, l’auteur nous mène à une terrible constatation : Sarah est devenue  le seul obstacle au bonheur de Marc. 

 

Sarah est jeune et belle mais elle est pauvre et grincheuse. Elle vit un quotidien morose et sans surprise coincée entre ses deux parents aussi mornes qu’elle. 

Marc est jeune et riche. Il est passionné par son travail et vit un bonheur sans histoire, entouré d’une famille heureuse. 

Marc rencontre Sarah et succombe à ses charmes. Ils se fréquentent à travers une passion physique brûlante. D’emblée, Sarah semble égarée face à la vie facile de Marc. Y trouvera-t-elle une place ?  Quand l’attirance charnelle s’éteint, Marc découvre l’envers du miroir. Sarah ne lui fait plus perdre la tête et leurs centres d’intérêts partagés sont en réalité inexistants.  Une relation sans amour s’installe. Pourtant, une grossesse précipite l’engagement de Marc envers Sarah. 

A ce moment, le lecteur veut y croire. Un fragile espoir renaît.

Le couple se marie mais leur histoire appartient au passé et meurt avec l’enfant que Sarah portait. 

Marc s’éloigne, vit d’autres aventures tandis que Sarah se perd dans l’alcool et la solitude. Elle refuse leur terrible échec et hait la femme qu’elle est devenue. 

Ces deux personnages attirant par leurs différences vont se détruire l’un l’autre au fil de la lecture. 

C’est là qu’on découvre le talent de Rolande Michel qui parvient à nous livrer un récit réellement passionnant et par-dessus tout sans jugement sur un thème si délicat.  

Un roman profond qui ne laisse pas indemne.

Bravo et merci, Rolande ! 

Pascale Gillet-B

 

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Carine-Laure Desguin est l'invitée du blog Aloys avec une chronique signée Christine Brunet pour son adopuscule "Misha, le poisson rouge et l'harmonica"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
Je suis toujours très curieuse de lire les textes de Carine-laure parce que la surprise est toujours au rendez-vous. Et cette fois encore, mes attentes n'ont pas été déçues.
 
Cet opuscule est un "adopuscule": je m'attendais donc plus ou moins à de l'heroic fantasy ou, pourquoi pas à un truc post apocalyptique. Ben j'avais tout faux. "Misha, le poisson rouge et l'harmonica" commence comme un conte mais devient très vite cauchemar.
Le texte est un voyage, une quête improbable, quelque part un saut dans un passé de triste mémoire. Des personnages de conte le ponctuent, certes, lui donnent un côté fantastique, enfantin mais l'histoire joue avec une gravité qui ne peut qu'interpeller. Pour autant, l'écriture de Carine-laure Desguin, très dynamique, n'a rien de sinistre ou de pesant : elle est colorée !
 
Oui, j'ai bien dit colorée... Il y a le rouge du ciré de Misha, du poisson et du sang (curieuse coïncidence, n'est-ce pas?) et la couleur de prédilection de l'auteur, le jaune du soleil, bien sûr, mais aussi d'une étoile cousue sur les vêtements...
 
Espoir et désespoir... Désespoir et espoir... Tout se mêle, s'emmêle comme la vie et la mort. Je ne pensais pas qu'un texte aussi court puisse me prendre autant au dépourvu. Un coup de coeur auquel j'étais loin de m'attendre !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com
 

 

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Christine Brunet est l'invitée d'Aloys avec une chronique de son thriller "Vénus en Ré" signée Carine-Laure Desguin

Publié le par christine brunet /aloys

Vénus en Ré, Christine Brunet, Éditions Gascogne, 2016

 

 

Eh bien, j’ai été absorbée par ce énième thriller, le neuvième je pense de Christine Brunet. J’avais une envie de voyager, de me dépayser, d’assister à des meurtres et d’enquêter grave, tout cela en restant coincée chez moi. Je ne suis pas déçue. 

Le thriller commence au 7ème cadavre. Il s’agit de la fille du commissaire Renaud Marsan. L’homme au catogan a-t-il encore frappé ? 

L’enquête piétine et l’on fait appel à Gwen Saint-Cyrq qui devra bosser en duo avec Yvon Signac pour dénouer cette série de meurtres. Saint-Cyrq et Signac sont de vieilles connaissances et pour une raison que vous découvrirez Signac aurait un œuf à peler avec la jolie légiste dotée par ailleurs de pas mal de cordes à son arc, une véritable superwoman cette fille. 

Et l’enquête commence donc. De suite Gwen file vers l’île de Ré où là deux meurtres sont commis. Par un concours de circonstance, Gwen retrouve deux de ses ex, Daniel Lesage un médecin légiste et Angel O’Maley un type assez louche qui propose à notre enquêtrice une bien drôle de mission. Et c’est là qu’on parle de trafic de diamants… Les pistes sont embrouillées et le lecteur pourrait s’y perdre mais non, l’écriture de Christine Brunet est claire et limpide.  

Je continue… Yvon Signac retrouve lui aussi sur l’île de Ré une de ses ex, une certaine Josy, flic elle aussi. Retenez bien ce prénom, Josy. Et à partir de là, le suspens devient invivable, on peine à respirer. Quelles mises en danger que vivra notre Gwen car ah ça oui, elle a le chic pour nous foutre la trouille, elle ne nous épargne rien du tout. Mais quelle perspicacité… Car c’est bien Gwen qui dépiste le modus operandi de ces meurtres, qui sauve en passant la vie à Signac et là, alors là…. Je crois que j’en ai assez dit pour appâter les prochains lecteurs de Christine Brunet car donner plus de détails pourrait offrir des pistes et là, non, je ne ferai pas ce boulot-là.

À présent j’attends une version télévisée de cette enquête. Pourquoi pas ? Il ne manque aucun élément, une intrigue bien ficelée, des enquêteurs hors norme même quand ils sont ripoux, un décor de rêve, etc.  Alors ? 

 

Carine-Laure Desguin

http://carineldesguin.canalblog.com 

 

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