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Une balade poétique "La truite au parc" entre cousins (Thierry et Colette) signée Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

 

T: Holà, qu’est-ce donc?

 Dis-moi, cousine, entends-tu?

Une douce mélodie!

Même les oiseaux se sont tus!

Mon Dieu, ce qu’elle est jolie!

Dans ce parc enchanteur, vois-tu,

Elle est telle harmonie

Et cela m’enchante, sais-tu!

Rêve ou pure folie?

 

C: Oui, mon cousin, et quel bonheur!

S’agirait-il d’un quintette?

Et interprété avec coeur,

Le piano en vedette

Développant avec ferveur

Un air si plaisant, si chouette,

Bucolique, en la majeur,

Superbe chant d’alouette!

 

T: Oui, cousine, quelle émotion!

Ce sensible pianiste

Requiert toute notre attention,

Mais vient le violoniste

Pour ce thème et variations;

Ensuite survient l’altiste!

Je suis empli d’admiration!

Au diable les pensées tristes!

 

C: Dans ce cadre, c’est magique

Car sous ce soleil éclatant,

Souverain et dynamique,

Ce thème pur et caressant

Sublime cette musique

Portée par cinq instruments!

C’est à ce point féérique,

Bénéfique et envoûtant!

 

T: Cet ensemble est harmonieux,

Crois-moi! De grande qualité!

Voici le kiosque, c’est heureux!

Mais quelle générosité:

Ils sont tout flamme, vigoureux!

C’est un quintette réputé

Pour un mouvement savoureux,

D’une extrême limpidité!

 

C: Vraiment comme un gai refrain,

Les variations, les couplets!

Ce compositeur autrichien,

Inspiré, connu, il me plaît:

Aucune oeuvre sans lendemain!

Que de l’authentique, du vrai!

Tempo et rythme pleins d’entrain

Pour mélomanes fins gourmets!

 

T: c’est bien la truite de Schubert?

 

C: Eh oui! C’est on ne peut plus clair!

“Voyez au sein de l’onde ainsi qu’un trait d’argent

La truite vagabonde braver le flot changeant…”

 

C et T: Joli!

 

 

 

Thierry-Marie DELAUNOIS

 

Publié dans Textes

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Didier Moné nous propose deux poèmes extraits de son recueil "A fleur de plume"

Publié le par christine brunet /aloys

 
 
A L’OMBRE DE TES YEUX

La beauté suprême inégalée
Le luxe des palais jamais érigés
Les temples des divinités
Les pyramides, les mausolées,
Les basiliques, les mosquées,
Fascinants de somptuosité
La splendeur d’un ciel étoilé
Ou l’immensité de la voie lactée
Ne sont que fumée sans feu
À l’ombre de tes yeux.

Les formules de magie,
Les incantations, la sorcellerie
La sombre machination Illuminati
Les rituels divinatoires vaudous
Les faux prophètes, les gourous
Les décoctions des marabouts
Les rites moyenâgeux
Et tous les pouvoirs des dieux
Ne sont que du vent
Qui caresse tendrement
Et s’éteint brusquement
A l’ombre de tes yeux.

A la mort, à la vie
La porte du paradis
L’éternelle jouvence
La plus belle des danses
La plus douce des chansons
Le plus précieux des dons
Et la splendeur des cieux
Qui brillent à l’ombre de tes yeux.

 
 
 
A LA FRONTIERE DES DEUX MONDES ( extrait )

 
III- Lampedusa…

Aux plages de sable blanc, tachées de sang noir
Mer cristalline, mirage aux allures de mouroir
Cimetière où reposent pour l’éternité
Les âmes des nôtres, tombés sans dignité.
Que deviennent les prières de ceux qui sont restés ?
Perdues dans les abîmes de l’indifférence…
Dans le silence complice de ceux qui sont bien nés
Le mépris de l’aide empreinte de condescendance.
Tes côtes luisantes au parfum de majesté
Camouflent tragédies en Méditerranée.
Et dans la nuit de la prochaine traversée,
Isola bella, ne perds pas ton humanité.
 
 
Didier Moné

Publié dans Poésie

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Marie Gevers Une chronique de Marc Quaghebeur. Un texte de Jean François Foulon pour ACTU-TV

Publié le par christine brunet /aloys

http://www.bandbsa.be/chronique/gevers-chronique.htm

http://www.bandbsa.be/chronique/gevers-chronique.htm

 

 

Marie Gevers, est née près d'Anvers en 1883 et est décédée en 1975, à l’âge de 92 ans. Romancière belge d'expression française, elle appartient, comme beaucoup des grands classiques (Verhaeren, Maeterlinck, etc.) à la grande bourgeoisie aisée flamande (qui à l’époque s’exprimait en français).

Elle a eu assurément une enfance heureuse dans le manoir familial de Missembourg. En fait, elle passa sa vie entière dans cette propriété de 7 hectares que ses parents avaient achetée avant sa naissance. Milieux aisé donc, mais on dit que ses parents ne voulaient pas qu’elle se distingue des autres enfants du village et que c’est en sabots qu’elle se rendait au catéchisme. Mythe ou réalité, je ne sais pas. Ce qui est certain, par contre, c’est qu’elle n’a jamais fréquenté l’école (sa mère lui faisait des dictées en français d’après le Télémaque de Fénelon). Quant au calcul et au néerlandais, c’est l’instituteur de la commune voisine qui venait les lui enseigner à domicile.

On dit que lisant énormément, elle apprit la géographie dans Jules Verne (elle s’aidait d’un atlas pour suivre les aventures des héros) et se familiarisa à l’Antiquité grecque en se plongeant dans l’Odyssée. A quatorze ans, la petite Marie lisait couramment le français, le néerlandais et l’anglais. Il faut dire que sa famille était cultivée et comme le fait remarquer Marc Quaghebeur dans la vidéo, la bibliothèque était la pièce centrale d la maison, celle où on se réunissait le soir pour discuter, lire et écouter de la musique.

Elle épousera un certain Frans Willems en 1908 dont elle aura deux fils et une fille (un de ses fils est l’écrivain Paul Willems). C’est en français qu’elle écrira son œuvre, à une époque où pourtant les revendications flamandes se font pressantes. Elle explique que pour elle le français s’est imposé d’office puisque ses propres parents avaient été éduqués dans cette langue. Pourquoi l’avaient-ils été, me direz-vous ? D’une part parce que son grand-père paternel, qui avait un négoce à Anvers, avait vu ses affaires péricliter à la suite de la fermeture de l'Escaut par les Hollandais en 1839 (Hollandais qu’il se mit donc à détester) et d’autre part parce que son grand-père maternel s’était enrichi en achetant des biens nationalisés au moment de la Révolution française. Comme quoi l’Histoire (avec un grand H) a parfois des répercussions insoupçonnées puisqu’elle fit indirectement de Marie Gevers une auteure francophone.

Celle-ci a d’abord commencé à écrire de la poésie. Il faut dire que le grand Verhaeren était souvent de passage au manoir de Missembourg et qu’il l’a encouragée (en soulignant le meilleur et en ne critiquant pas les passages moins bons, comme il est dit dans la vidéo). Elle ne pouvait pas trouver meilleur maître. Dans des poèmes bucoliques, elle parle avec émotion de son goût pour la nature. Plus tard, elle se tournera vers la prose et publiera « La Comtesse des digues », un premier roman qui restera sans nul doute son œuvre la plus célèbre. Puis ce sera « Madame Orpha ou la sérénade de mai », « Guldentop, histoire d’un fantôme », et « La ligne de vie », trois livres où l’on retrouve son intérêt pour la campagne et le petit peuple.

A côté de cette œuvre en français, Marie Gevers donnera aussi des traductions d’écrivains néerlandophones.

Elle sera élue à l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique en 1938 où elle sera la première femme à siéger dans cette vénérable institution (bien avant que Marguerite Yourcenar n’entre à l’Académie française, en 1980, seulement).

Mais revenons à « La Comtesse des digues ». C’est d’abord un roman qui parle d’un fleuve, l’Escaut, dont les eaux irriguent les terres mais les minent également. Dans ce plat pays, il faut donc les préserver des crues en construisant des digues et ces digues, il faut les entretenir. Traditionnellement, cette tâche est confiée à un « dyckgraef », autrement dit à un « comte des digues ». Suzanne, l’héroïne, a pris l’habitude de seconder puis de remplacer son père malade dans cette fonction délicate. C’est qu’il faut sans relâche surveiller l’état des digues afin d’empêcher les débordements du fleuve ou l’incursion de la mer. Suzanne aime ce travail, qui lui donne l’occasion d’effectuer de longues promenades et d’admirer la nature. Une fois son père décédé, elle décide de se marier, mais hésite entre un jeune homme de bonne situation et Triphon, un simple vannier. Il y a aussi Max, qui lui aussi aime les longues promenades dans la nature. Suzanne hésite, elle qui se considère avant tout comme « la petite fiancée de l’Escaut ». En fait elle recherche l’amour, le vrai, et elle a peur qu’on ne l’aime pour ses biens. Pour rien au monde elle ne voudrait faire un mariage d’intérêt. Le lecteur suit donc ses hésitations au fil des saisons. Roman intemporel, « La Comtesse des digues » évoque la nature, les différences sociales, et la découverte de l’amour. On suit Suzanne le long des paysages qu’elle aime tout en respirant « l’atmosphère humide du fleuve et des polders ». 

On notera la symbolique des digues, qui doivent contenir l’eau mais qui la laissent passer quand elles cèdent. Il en ira de même pour Suzanne, qui découvrira l’amour quand ses digues intérieures s’ouvriront. Le désir alors l’emporte sur tout. Il faudra trouver l’homme de ses rêves et il faudra surtout que cet homme s’accorde avec le fleuve, qui est finalement le premier époux de la jeune femme. Ce roman raconte en fait la découverte de soi et la recherche d’un équilibre intérieur. Voici deux petits extraits, pour faire « sentir » le style de Marie Gevers : « Suzanne s’en allait naïvement vers ce qu’elle connaissait de plus beau ; le clair de lune sur le vieil-Escaut. Elle s’imaginait que cette splendeur la distrairait de la lourde souffrance qu’elle combattait. Elle ignorait combien une nuit lunaire, chaude et blanche, irrite l’amour chez les jeunes filles. Ce pays noyé n’était qu’un grand miroir. Si on le regardait vers le couchant, il rougeoyait tout entier aux dernières lueurs du soleil ; si l’on se tournait vers le levant, tout, sous la pleine lune montante, s’argentait. » (Marie Gevers, La Comtesse des digues, Actes Sud/Labor, 1983, p. 114)

« Du château lointain s'éleva le son d'un cor de chasse, ajoutant je ne sais quoi de poignant au paysage. Les notes qui lui arrivaient au-dessus des eaux touchèrent amèrement le coeur de Suzanne. Elle en connaissait les paroles, et le cor chantait: « Belle je t'aime d'amour extrême/ Daigne accepter ma vie et mon coeur! » L'air mourut, pour reprendre encore et encore, les mêmes modulations. Suzanne fut envahie par un sentiment de découragement profond, au-delà des larmes, et resta là, sur le bord argenté des étangs, sans pensée, sans volonté. Rien qu'un corps prêt à l'amour. Le rougeoiement solaire avait disparu." (Id, p.115)

Jean François Foulon

 

https://youtu.be/3QI26cueCBM

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Philippe de Riemaecker interviewé à l'occasion du salon du livre de Montcuq

Publié le par christine brunet /aloys

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Une chronique de Marc Quaghebeur, un texte de Jean-François Foulon, pour ACTU-TV de Fernand Crommelynck

Publié le par christine brunet /aloys

 

Il peut sembler paradoxal de présenter Fernand Crommelynck comme un auteur belge. En effet, cet homme, certes d’ascendance belge, mais aussi bourguignonne et savoyarde par sa mère, est né à Paris en 1886 et est mort à Saint-Germain-en-Laye en 1970.

Voilà donc un Belge fort français et qui a passé la majeure partie de sa vie en France. C’est pourtant au théâtre du Parc de Bruxelles qu’il présenta sa première pièce en 1906 (« Nous n'irons plus aux bois. »), inspirée par l’œuvre de Maeterlinck. Il écrira ensuite d’autres œuvres, tant pour les scènes parisiennes que bruxelloises. Mais si on se penche sur le contenu de ce théâtre, on s’apercevra bien vite qu’il s’inspire de l’expressionnisme germanique et que l’esprit flamand n’est jamais loin. C’est là, manifestement, que se trouve sa singularité. Ainsi, dans « Le Sculpteur de masques », on retrouve la présence de masques et le thème de la libération de l'inconscient, dans un contexte de carnaval (qui permet à une petite cité de province de s’éveiller). 

On le voit, les thèmes traités le rapprochent de son compatriote Michel de Ghelderode (dont nous avons parlé dans un autre article) lequel s’est en effet inspiré de lui. A ce titre, on peut dire, comme Marc Quaghebeur le souligne dans la vidéo, que Crommelynck est le chaînon absolu entre deux périodes littéraires, celle du symbolisme de Maeterlinck et celle du monde étrange de Ghelderode. 

S’il écrit des pièces de théâtre, notre auteur est aussi un metteur en scène remarquable. Fils de comédien et comédien lui-même, il a même fondé sa propre troupe, le « Théâtre volant » (appelé ainsi car il donnait ses représentations dans différentes salles, selon la disponibilité de ces dernières). Durant la guerre 14-18, ce théâtre avait la particularité d’offrir des spectacles gratuits à un public désargenté.

A côté des pièces de théâtre, il écrira des scénarios pour des films français, britanniques ou allemands (par exemple « Le Roman de Werther », d’après le roman de Goethe) et deviendra journaliste. 

Il rencontre un succès certain en 1920, avec la présentation à Paris, au théâtre de l'Œuvre sous la direction de Lugné-Poe, du « Cocu magnifique », pièce qu’il adaptera lui-même pour le cinéma. Par son titre et le thème traité, cette pièce fait déjà penser à la farce ou au vaudeville (combien d’œuvres n’ont pas mis en scène des cocus ?), mais il y a chez Crommelynck une exagération qui fait basculer le comique traditionnel dans l'absurde. Derrière le rire se cache l'angoisse et du coup l’histoire racontée, de plaisante qu’elle était,devient tragique. Ainsi, pour se prouver qu'il est trompé, un mari jaloux cède sa femme à son meilleur ami, puis à tout le village, avant finalement de se glisser lui-même,déguisé, parmiles séducteurs.Le style est à la fois truculent et irréaliste. Notons que le philosophe Alain s’est montré très réservé sur cette pièce car il trouvait que Crommelynck avait commis une erreur. Et cette erreur, ce n’était ni le caractère invraisemblable des personnages ni leurs traits trop grossis, mais la fait d’avoir associé deux sentiments incompatibles : l'érotisme et le ridicule.

Ce jugement est sans doute trop sévère, car Crommelynck, qui connaissait toutes les ficelles du théâtre, pour avoir joué lui-même et réalisé des mises en scène, écrivait ses pièces en fonction de la scène. Je veux dire qu’au moment-même où il écrivait, il « voyait » déjà dans quel décor les répliques allaient être prononcées et à quel endroit les acteurs allaient se tenir. Il dira lui-même de ses pièces qu’elles sont « composées d’engrenages aussi étroitement dépendants que ceux d’une horloge. » Il dira aussi qu’un auteur « doit être à la fois son propre metteur en scène et ses acteurs. Quand il conçoit, quand il écrit sa pièce, quand il la développe, il doit savoir exactement la dose de texte qu’il faut pour un passage de droite à gauche ou de gauche à droite de la scène. Il doit savoir exactement où s’assoira l’acteur, où il le fera, il doit en subir les réactions. » (1)

Certains ont pu reprocher à Crommelynck l’usage qu’il fait des masques. Mais il faut comprendre que ces masques, loin de cacher la personnalité des personnages, la révèle. N’est-ce pas en période de carnaval que toutes les vérités cachées éclatent au grand jour ? Le tragi-comique de la pièce nous fait comprendre que chaque protagoniste est en état de crise et que c’est à ce moment-là qu’il révèle ce qu’il est vraiment.

Pour conclure, demandons-nous encore une fois si Crommelynck doit être considéré comme un écrivain belge ou français. Et comme son père était originaire de Flandre (entre Courtrai et Gand), doit-on le voir comme un Belge ou plutôt comme un Flamand (d’expression française) ? Dans l’interview reprise dans la vidéo, il dit clairement qu’écrivant en français, il a tout de suite été adopté avec bienveillance par la France. J’ai retrouvé une autre interview où il s’exprime ainsi : « Moi, Flamand ? Un critique est allé jusqu’à écrire, récemment que l’on sentait en effet que j’étais né « sous un ciel bas ». Voilà au moins un homme bien renseigné ! Tout le monde sait, ou doit savoir, que le ciel de la Flandre est loin d’être bas ; il est au contraire immense et sa lumière est d’une rare qualité. Certes, je ne renie pas mes origines, mais que voulez-vous, j’ai bel et bien vu le jour sous le ciel gris perle de Paris, dans le 18e arrondissement, d’une mère Savoyarde et d’un père lui-même fils et petit-fils d’une Bourguignonne et d’une Tourangelle. Y a-t-il beaucoup de « purs » français qui le soient autant que moi ? J’ai toujours vécu à Paris et j’y ai fait mes études. Je suis foncièrement parisien. » 

Cette réponse n’est pas seulement anecdotique. Il faut savoir (mais cela devrait faire l’objet d’un autre article) que la Belgique une fois indépendante (en 1830) a cherché à se trouver une spécificité culturelle afin de justifier son existence politique. On a donc essayé de prouver que les écrivains belges faisaient la synthèse entre l’esprit latin et l’esprit germanique. A mon avis c’était une erreur d’affirmer cela des écrivains nés en Wallonie. Mais qu’en est-il des écrivains d’origine flamande qui écrivaient en français (Verhaeren, Maeterlinck et les autres) ? Se sentaient-ils flamands belges ou français ? Chacun a apporté une réponse différente. Crommelynck nous a donné ici la sienne.

Jean François Foulon

 

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Charlie Zampi nous présente son ouvrage "Le Bleu"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIOGRAPHIE

 

Originaire de Charleroi, plus précisément de Marchienne, j’ai touché à beaucoup de domaines et ai beaucoup voyagé. Cette passion de l’aventure m’a conduit dans beaucoup de régions du monde. Tantôt avec mon sac-à-dos, tantôt pour le travail, les études, mes recherches, j’ai voulu découvrir, rencontrer, comprendre.

D’abord assistant social pendant plusieurs année, j’ai ensuite étudié l’anthropologie. Ce parcours universitaire m’a permis de voyager en Afrique. Plus que mes recherches sur l’animisme et la maladie, j’ai été frappé par la culture africaine…

Aujourd’hui, j’enseigne dans une Haute Ecole. La philosophie, l’anthropologie, etc. sont des passions que je tente de transmettre aux étudiants.

Plus près de moi, le partage, la rencontre, la découverte permettent de façonner le regard que l’on porte sur chacune de nos aventures.

 

RESUME DU LIVRE

 

 ISBN : 978-2-87459-984-2

Le 11 août, Lomé, Togo

Ce matin-là ou ce soir-là, la lumière était particulière. Elle n’était ni jaune clair comme celle d’un soleil d’Est ni même rougeâtre alors qu’il tombe sur l’Atlantique. A l’horizon, tout était roux, des feuilles des baobabs jusqu’à la route poussiéreuse de la ville. J’avais pourtant déjà été surpris par les couleurs du ciel, allongé sur ma natte en plastique, mais jamais comme ce onze août. J’avais alors décidé que ce serait un jour important, un moment qui allait bouleverser ma vie à tout jamais et qui me permettrait de rompre avec mon existence « d’hier ». Ce ciel, que je regardais sans cesse et depuis si longtemps, m’ordonnait à présent  de partir loin, sans rien prendre avec moi, juste peut-être de quoi m’allonger et mon sac-à-dos orange.

 

Ayo est atteint d’une maladie ; il est aveugle d’une couleur. Il n’a rien fait pour la provoquer ; elle survenue en un éclair, violemment et sans qu’il n’ait pu le prévoir. Sans attendre, il décide, à onze ans, de chercher un remède à sa maladie. Il part ainsi sur les routes du Togo, son pays natal, pour ensuite voyager à travers l’Afrique. Il se perdra parfois mais sans faillir à la promesse qu’il s’est faite : guérir.

L’histoire ne s’arrête pas là ! Ayo a vécu avant d’être malade ; il a vécu à côté de Pierre et de Madame Duchêne, des personnes qui l’ont enrichi et qui lui ont donné une force peu commune. Oui, avec eux, Ayo a repoussé les limites du mot « espoir ».

Mais il devra attendre quelques années pour connaître le secret de sa guérison. Où ? Chez Mama, la grande prêtresse de Togoville. Enfin…c’est ce qu’il croit, parce en vérité, l’aventure ne fait que commencer.

En effet, à Bamako, au Mali, quelqu’un vient d’atterrir ; elle s’appelle Lincar.

Lincar quitte son pays, la Belgique, pour partir enseigner le français dans un lycée de le capital malienne. Elle sort tout juste de l’université. Ayo, lui, a bien grandi ; il est un jeune homme.

Le hasard, du moins en apparence, les fait se rencontrer. Un autre chemin s’ouvre alors à eux…

 

 

EXTRAIT DU LIVRE

 

Dans mon vieux carnet, j’écrivais chaque rencontre, je décrivais chaque ville, parfois je dessinais aussi. Les pages se remplissaient donc d’histoires sans intérêt. Plus que mes histoires, c’était ma vie qui était sans intérêt. En voyageant, je croyais guérir mais à chaque étape, l’échec m’attendait comme pour me rappeler que j’étais aveugle et cela, qu’importe l’endroit où je me trouvais. Je me suis ainsi oublié à Amlamé ou Mandouri en m’accrochant à l’espoir. Sur le retour, près de là où j’étais parti des années plus tôt, l’aventure se transforma en une amère désillusion. J’acceptais doucement de ne plus revoir le bleu. Je voulais mourir.

            

Résigné, je décidai de poursuivre ma route à pied, depuis Vogon jusqu’à Lomé… Et, c’est sur cette courte route qui allait me mener à l’océan, sur la plage que j’avais aimé autrefois, que je m’arrêtai, à mi-parcours…

Mon carnet, le début, Togoville

« Patience Ayo… Tu as trouvé le chemin. Oui ! Très loin, dans un pays que tu ne connais pas, existe un remède. Mais tu dois encore marcher quelques mois ou quelques années pour le trouver », j’appris dans la maison, tout en haut de la rue.

 

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Salvatore Gucciardo et son oeuvre dans le magazine VLAN

Publié le par christine brunet /aloys

Salvatore Gucciardo et son oeuvre dans le magazine VLAN
Salvatore Gucciardo et son oeuvre dans le magazine VLAN

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Patrick Dubois a chroniqué dans LA REVUE INDÉPENDANTE "Chaos" le thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

http://revueindependante.over-blog.com

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CHAOS de Bob Boutique, éditions Chloé des Lys

 

Bob Boutique est libraire à Schaerbeek, en Belgique, avec «Chaos »  il nous présente son cinquième livre et son deuxième thriller après  « 2401 » en 2015. Pour cette nouvelle aventure, il nous propose de retrouver ses deux héros du précédent ouvrage, le commissaire Johan Verdriet,  flic charismatique, intrépide,  surnommé « Le Bouledogue et Lieve Moed, une lolita de vingt cinq ans qui fait parte de la section anti-terroriste de la KMAR, la Koninklitje Maréchaussée des Pays-Bas, la Gendarmerie Royale.

Pour tous ceux qui ont eu le bonheur de lire « 2401 », ils ne seront en aucun cas déçus par cette nouvelle aventure que leurs propose Bob Boutique.

 

Que dire de cette histoire ? Lieve file rejoindre Johan qui a démissionné à la fin du premier thriller. Il  habite dorénavant sur une péniche. Notre petite fliquette est tombée amoureuse du « Bouledogue » mais ce dernier n’a pas répondu à ses avances, jugeant la différence d’âge trop importante ! Vont-ils tomber enfin dans les bras l’un de l’autre ? Pour le savoir vous devrez être confortablement installé  « avec vos chips et un maxi soda » come dit Bob Boutique dans « Chaos ».

 

L’intrigue débute suite à une enquête de routine au Rijksmuseum d’Amsterdam pour se conclure au Yémen, pays en guerre depuis 40 ans et qui voit Chiites, Sunnites s’entretuer au fil de combats ou d’attentats sanglants. Si Lieve Moed vient voir son ancien chef c’est que le voleur du musée d’Amsterdam, un certain Yahia Al Schaïf, est bien connu de Johan Verdriet, il est même le seul à l’avoir vu lors d’une précédente enquête. Que vient-il faire dans ce cambriolage apparemment anodin, lui qui veut créer au Yémen un état houthis ? Cette histoire de « Chaos » va remettre beaucoup de choses en doute tant du côté des chrétiens que des musulmans ! Johan et Lieve vont encore s’embarquer dans une folle histoire où ils risqueront chacun à leur tour d’y laisser leur peau.  Parviendront-ils à faire échouer le projet fou de Yahia Al Schaïf ? « Ces deux héros hollandais un peu déjantés mais fichtrement « sympas » comme le dit l’auteur vont vous proposer une balade débutant au Pays Bas pour s’achever au Yémen. Elle vous tiendra en haleine durant 492 pages avec de nombreux rebondissements, l’implication de services secrets comme le Mossad, de la première ministre hollandaise populiste Rita Van Hemelrijck et bien  d’autres protagonistes font de « Chaos » un ouvrage actuel qui peut déranger, choquer, car il remet en question un nombre de dogmes importants !

 

Amateurs de thrillers, plongez-vous dans « Chaos » vous serez certains d’y passer un excellent moment en compagnie de Johan, Lieve et tous les autres flics de la KMAR déjà rencontrés dans «  2401 » mais aussi quelques nouveaux très talentueux  Avec « Chaos «  Bob Boutique nous propose un beau moment de lecture en cette fin d’été, il serait dommage de vous en priver et, rassurez-vous, il le dit lui-même à la  fin du deuxième épisode, car oui il y aura une suite.  « Il vous faudra alors  patienter deux ans » c’est le laps de temps qu’il faut à Bob Boutique pour peaufiner ses ouvrages afin de donner un maximum  de plaisir à ses lecteurs.

Pour en savoir plus sur l’auteur : http://www.actu-tv.net et http://www.bob.boutique.com.

 

Patrick DUBOIS

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Patrick Dubois a chroniqué dans la REVUE INDEPENDANTE "Vénus en Ré", le thriller de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

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Après le Doubs, Marseille, Londres, le Cantal, le Périgord… pour son nouveau thriller, Christine Brunet nous entraîne sur l’île de Ré afin d’y suivre une nouvelle et palpitante enquête menée par le tandem Gwen Saint-Cyrq et Signac.

 

Dans ce nouvel Opus, Christine Brunet va nous faire découvrir les charmes et les beautés de l’île de Ré mais surtout tenter de résoudre une énigme qui commence avec la découverte d’un septième cadavre qui serait victime de «  l’homme au catogan ». Seulement cette dernière victime… pour l’instant il y en aura d’autres au fil des pages n’est autre que la fille du commissaire divisionnaire Renaud Marsan. Loin de la police,  menant une double vie Saint-Cyrq accepte par amitié de mener l’enquête d’autant plus que le commissaire Lebecq patauge allégrement pour découvrir ne serait-ce qu’un bout de piste concernant déjà les six premiers meurtres. Faire équipe avec Signac n’enchante pas Gwen (voir le précédent thriller de Christine Brunet  « Convergences »). Elle n’a pas le choix et rejoint le SIRC (Service d’investigation et de recherches criminelles » composé de binômes militaire et scientifique. Dans son domaine, elle est médecin légiste, Gwen Saint-Cyrq est la meilleure, rien ne lui échappe, sa capacité de raisonnement est phénoménale et bien que Signac ne la lâche pas, elle mènera son enquête comme bon lui semble au grand dam de son coéquipier.

 

Mais comme dans toutes les enquêtes la maligne Christine Brunet, aime à brouiller les pistes ! elles se multiplient au fil des pages !  Y-a-t-il un ou plusieurs assassins ? Comment un cadavre (celui de Ghislaine Marsan) fille du commissaire Renaud Marsan retrouvée dans la forêt de Notre Dame dans l’arc boisée de la région parisienne peut-il avoir un rapport avec un double meurtre commis à Trousse Chemise sur l’île de Ré où l’on retrouve le colonel de gendarmerie et un truand défiguré abattu l’un à côté de l’autre ? De plus Gwen retrouve deux de ses ex-amants, le légiste Daniel Lesage (trempe-t-il dans les meurtres ?)  et Angel O’Maley un trafiquant notoire recherché pour trafic d’armes, de diamants et meurtres mais qui demande à Gwen Saint-Cyrq de récupérer chez un autre trafiquant aussi pourri (Alexis Magrötte) que lui, et qui l’a berné, les diamants dans son coffre…Y parviendra-telle ? Seule la lecture de Vénus en Ré « vous en apprendra plus. Parmi les cadavres Gwen retrouvera aussi Christian Pinel, son premier grand amour, génie de l’informatique mais qui a mal tourné. Pourquoi a-t-il été tué ?

 

Au milieu de toutes ces pistes qui finiront par se rejoindre, Yvon Signac retrouve lui aussi son amour de jeunesse en la personne de Josy, capitaine de gendarmerie veuve du colonel Grimaud abattu sur la plage de Trousse Chemise. Quel rôle joue-t-elle dans ces meurtres ? Tous les cadavres sont assassinés en rapport avec l’astrologie et tués par des médicaments bien spécifiques, que seule une personne initiée peut se procurer mais qui est-elle ? Gwen Saint-Cyrq au fil des pages se rapproche du but final avec l’aide du docteur Michalon. Notre Gwen  médecin légiste victime d’une femme jalouse, finira par se retrouver avec deux balles dans le corps, parviendra-telle à s’en sortir ? Pourra-t-elle  sauver son coéquipier Yvon Signac en mauvaise posture ? autant de question que «Vénus en Ré » vous fera découvrir au fil des pages avant de vous emmener en Sierra Leone… et en Provence pour une fin  qui  n’en n’est pas une , Christine Brunet ayant le talent de vous faire patienter pour connaître la suite des aventures de Gwen Saint-Cyrq. Son prochain thriller «  HX13 » sortira  dès le 1er octobre prochain.

 

Pour son neuvième thriller « Vénus en Ré », Christine Brunet s’inscrit dans la lignée des plus grands spécialistes du genre, je l’ai déjà dit, mais je le redis, ses livres pourraient faire de magnifiques scénarios pour des films policiers, tant les personnages, les intrigues sont bien charpentés, ils enchanteraient les amateurs du genre, ne reste plus qu’à trouver le bon réalisateur pour tenter l’expérience. En attendant avec « Vénus en Ré »  Christine Brunet nous propose  un grand cru dans le genre suspense, rebondissements jusqu’au point final  avec lequel vous passerez j’en suis sûr un excellent moment de lecture bien calé au fond de votre fauteuil club.

 

Patrick DUBOIS

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Claude David a lu "Auprès de ma blonde", le roman de Thierry-Marie Delaunois

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

AUPRÈS DE MA (MES) BLONDE(S)

Où donc Thierry-Marie Delaunois va-t-il puiser son imagination ? Elle foisonne dans son dernier roman…

Chaque personnage y est une énigme tant dans la psychologie que dans l’action – toujours imprévisible. Et tout va s’enchevêtrer… On peut bien imaginer à chaque page la tournure qui s’annonce, et non, on va de surprises en surprises. Sans jamais pourtant perdre le fil (si la confusion semble l’emporter au début, elle n’est qu’apparente).

En effet, l’auteur a savamment étudié la construction d’un édifice complexe. On progresse, décontenancé et haletant, avec l’envie de savoir et, à la fin, ce n‘est jamais vraiment ce qu’on attendait, ni la nature profonde des personnages, qui se livrent difficilement, ni le cœur des intrigues. On se disperse pour mieux être surpris – et on le sera très singulièrement lors du dénouement final.

L’imagination et la construction : deux qualités de ce livre… Et puis l’introspection… Car André, Hélène, et Séréna, les principaux protagonistes, sont des esprits torturés. Un autre mérite de l’auteur est de placer un de ses héros dans sa propre position d’écrivain : André se met à écrire le livre imaginé par son créateur… après l’avoir imaginé à son tour, dès sa seconde rencontre avec Séréna, tant la jeune femme le fascine.

Tous dans ce livre s’interrogent sur eux-mêmes, à l’obsession, analysant les questions métaphysiques qui empoisonnent : d’où viens-je, qui suis-je, où vais-je ? Et s’interrogent sur les autres. En fait ils espionnent, fabulent, fantasment, cherchent à percer les mystères de chacun. Sur fond de désirs amoureux croisés qui suscitent confrontations et jalousies.

Si André, quadragénaire esseulé, a une destinée particulière, que dire de celle de Séréna qui porte un lourd secret ! Le destin qui les unira est aussi une totale surprise ! Et la fameuse « lettre » en est encore une autre. Et puis il y a la trajectoire d’Hélène qui à sa façon ouvre des interrogations sur les voies du « transgénérationnel », lequel peut briser l’individu à son insu !

Et puis on meurt beaucoup dans ce livre ! À lire par le début, même si la fin est royale ! (Thierry-Marie Delaunois, Auprès de ma blonde, Chloé des Lys, 2016, 228 p.)

 

 

CLAUDE DAVID

Publié dans Fiche de lecture

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