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Edmée de Xhavée a lu "Ma voisine a hurlé toute la nuit" d'Anne-Michèle Hamese

Publié le par christine brunet /aloys

J’ai lu Ma voisine a hurlé toute la nuit, d’Anne-Michèle Hamesse – Edmée De Xhavée


 

Ma foi, on le lit vite, ce livre. On le dévore, on suit les mots en haletant. Car chacune de ces courtes histoires fait monter l’adrénaline.

C’est la course à l’amour, la fuite devant la solitude, devant l’inéluctable. C’est le coup de matraque que donne le réel. Des vies de femmes que l’on a envie de prendre dans ses bras, et les femmes et leur vie, et leurs larmes et leurs rêves, et leurs utopies. On voudrait toutes les consoler, même les méchantes, celles aux seins et au cœur secs.

Il y a celle qui choisit de mourir alors que la clé du bonheur tombe dans sa main – ça fait si peur, tout d’un coup ! Celle qui attend une visiteuse qui ne viendra pas, et est assourdie par sa propre folie. Et l’anniversaire de Monsieur Perdange, avec ce cadeau sorti de Hollywood version hard... ah Madame Perdange que vous fûtes généreuse !

Il y a aussi celle, avec son celui, les idéaux, les parfaits, les encore si beaux, dont la vie sera à jamais changée par une simple dent cassée. Et la ravissante dame au cerf-volant… qui rêve et fait rêver. Une autre, foudroyée debout par l’exigeant et impatient désir d’un collègue de travail…

Saviez-vous que l’on peut soudainement ne plus exister pour les autres ? Mais parfaitement… vous entrez dans un restaurant et n’êtes plus nulle part… On peut aussi entendre des conversations qui, peut-être, peut-être, parlent d’un mari qu’on n’aime plus trop mais qu’on veut garder… Et ces aspects de l’autre qu’on découvre par hasard, qu’on n’avait jamais sus malgré l’amour et le partage, ces importantes confidences qu’on n’a pas voulu nous faire…

Et puis ces merveilleux films d’amour que l’on va voir pour tant de raisons contradictoires, dans une salle hantée par les rêves et amertumes des autres…

Je ne peux qu’engager ma responsabilité : le lire, c’est redécouvrir bien des choses de nous-mêmes et de ces femmes que l’on a côtoyées…


 

Cactus inébranlable éditions, 80 pages

ISBN 978-2-930659-44-2

10€

Edmée de Xhavée

 

Publié dans Fiche de lecture

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"Auprès de ma blonde" de Thierry-Marie Delaunois sur BXFM 104.3

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/4RsYt9bYo4w

Publié dans vidéo

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La planète de Pâques... courte évocation signée Marion Oruezal

Publié le par christine brunet /aloys

 

Ah, l’île de Pâques… Son nom seul est synonyme d’exotisme. J’imagine volontiers Indiana Jones en quête d’un trésor fabuleux sur cette île perdue du Pacifique. Je l’imagine percer les secrets les plus opaques des Moais, les célèbres géants de pierre à la silhouette si caractéristique. L’île de Pâques, c’est un désert abreuvé de mystère.

Mais l’île de Pâques, c’est aussi un passé chargé d’Histoire. Une bien sombre histoire. Celle des hommes qui exploitent les ressources naturelles avec une insoutenable intensité. Jusqu’à ce qu’il n’en reste plus rien. Et qu’ils finissent, au cœur de cette Nature dévastée, par mourir à leur tour.

Aujourd’hui, les hommes modernes reproduisent les erreurs commises par les peuples anciens de l’île de Pâques. Les moyens techniques, titanesques, sont tout autres. Et l’échelle, planétaire. La planète tout entière revit la désastreuse histoire l’île de Pâques.

Sur la planète de Pâques, les hommes sauront-ils, cette fois, s’arrêter à temps ?

« La Planète de Pâques » est un roman de Marion Oruezabal. Sensible aux causes environnementales et à l’avenir de l’humanité, Marion est très engagée auprès de nombreuses associations.

 

Publié dans articles, Textes, présentations

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Ici et ailleurs, un extrait du nouvel ouvrage de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

 

LA LETTRE


 


 

Il n’y avait pas dix minutes que monsieur Habary était dans son jardin quand on sonna à la porte. Il déposa à terre les grands ciseaux avec lesquels il s’apprêtait à tailler la haie et se dirigea vers la maison. C’était le facteur, qui tenait à la main une lettre postée de Paris. Elle attendrait !

 

— Un petit verre ?


 

Comme chaque fois, la conversation s’engagea aussitôt. Depuis qu’il était à la retraite, monsieur Habary ne voyait plus grand monde et la venue du facteur était toujours la bienvenue, d’autant plus que celui-ci passait rarement. En effet, à part quelques factures, il n’y avait plus beaucoup de courrier pour le 14 de l’allée des moineaux. Quand on est veuf depuis vingt ans et que votre fille préfère le téléphone, qui pourrait bien vous écrire ? Autrefois, quand il habitait Paris, il rencontrait de nombreuses personnes, surtout issues des cercles scientifiques. C’était l’époque où il s’était fait remarquer par la publication de quelques articles dans le domaine de la botanique et il avait aussi collaboré, comme bénévole, à quelques projets menés par le F.N.R.S. Bref, il connaissait des gens et il n’était pas rare, au sortir d’une conférence, de le voir revenir à la maison à dix heures du soir, accompagné de quelques amis. Sa femme aimait ces réunions improvisées et elle se mêlait souvent à la conversation. Parfois, leur petite fille se réveillait et elle descendait en pyjama pour voir qui étaient tous ces messieurs qui parlaient si fort.


 

C’était une époque merveilleuse, mais elle avait été trop courte. En effet, sa femme était morte subitement, comme cela, sans crier gare, d’un cancer qui l’avait mangée tout en dedans en quelques mois. Quelle étrange chose que la vie ! Il était resté seul pour élever la petite, alors, pour lui consacrer le plus de temps possible, progressivement, il avait abandonné toutes ses réunions, tous ses colloques, et il n’avait plus rien publié. Mais il ne le regrettait pas, car Fabienne était une enfant merveilleuse. En grandissant, elle s’était mise à ressembler à sa mère, avec sa queue de cheval, son large sourire et ses grands yeux au regard brillant et malicieux. Monsieur Habary en avait presque oublié qu’il vieillissait, tant il lui semblait revivre les premières années de son mariage. Ils ne se quittaient pas. Le samedi, ils traînaient ensemble dans les magasins, ou bien ils allaient au cinéma. Le dimanche, ils partaient pour la Normandie et ils marchaient des heures le long des rivages de sable fin, au pied des grandes falaises de calcaire blanc. Pendant les grandes vacances, ils louaient une petite maison en Provence, dans les contreforts du Lubéron. Ils avaient passé là des moments merveilleux, dans une nature sauvage, écrasée de soleil et remplie du chant lancinant des cigales. C’était à un point tel que ce matin encore, quand il avait entendu dans son jardin de Seine et Marne un timide grillon émettre un petit cricri, sa mémoire s’était immédiatement envolée vers ces moments enchantés passés ensemble autrefois.


 

Puis Fabienne avait grandi. Elle avait réussi son baccalauréat, était entrée à la faculté et en était ressortie avec un diplôme de spécialiste en médecine tropicale. Alors, elle était partie, partie pour ces pays lointains aux noms étranges : N’Djaména, Khartoum, Bangui, Yaoundé.

Publié dans Textes

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Lena... Extraits signés Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

Journal :

1

Novembre. Re-nouvembre. Comment faire pour que cette trahison à mes sentiments, qui m'a été infligée, ne me pourrisse plus le c?ur et me laisse regarder l'avenir d'un ?il confiant ? Je dois museler les pronoms de la deuxième personne qui affleurent sous ma plume. C'est vrai qu'au bout de tant de mois on peut se demander à quoi bon . La blessure est encore là et retarde probablement la guérison, qui ne peut venir que d'une rencontre. Je les attends l'une et l'autre. Puissent-elles venir vite pour que s'éloigne le spectre du renoncement, qui ne m'est pas naturel.

Et la rivière encore, entrevue cette fois dans la nuit du train qui fuit. Le jour se lèvera sur elle comme sur le fleuve d'Héraclite. Même et autre. Les initiatives prises récemment devraient me procurer cette nécessaire ouverture aux autres, à l'autre, un renouveau. Regarder les mêmes choses autrement, endiguer la sape de la mémoire. Se consacrer au présent et donc provisoirement cesser d'écrire si je ne peux en changer la matière.

 

2

Non, car c'est une partie de ma joie et donc de ma VIE. Hier soir déjà recommencer à rêver en répondant à quelques annonces, déjà curieux d'une éventuelle réponse, même impatient. C'est l'espoir qui balbutie. Orienter ce journal autrement. Réveiller la foi.

 

3

Depuis quatre jours des contacts par Internet avec des inconnues et ça frémit à nouveau. L'une d'elles de par ses écrits me trotte dans la tête et je n'arrive plus à me concentrer suffisamment pour lire. Je commence à me reconna?tre, « indécrottable », pour ne pas employer un autre mot qui a eu son temps.  ?/

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fj nous présente ses deux recueils d'Haïkus

Publié le par christine brunet /aloys

fj nous présente ses deux recueils d'Haïkus
fj nous présente ses deux recueils d'Haïkus

Biographie :

Née en champagne, elle est venue habiter l’Eure-et-Loir depuis plus de 25 ans. Amoureuse de l’Asie et plus particulièrement de la Chine, sa culture, ses traditions… où elle est allée trois fois déjà, elle en empreigne sa peinture et son écriture par ses haïkus (Japonais mais qui tire son origine de la Chine). Ses petits poèmes très courts sont des instants de vie, ils lui viennent lors d’une émotion (douleur, amour…) ressentie très fortement. Peintre, elle aime illustrer ses recueils. Les éphémères éternels et pensées intemporelles.

Les éphémères éternels

 

Extrait 

Un deux trois

Elles glissent légères glacées

Larmes-pluie

 

Accroche : l’Haïkus tradtui une sensation instantané…. Il ne se travaille pas, il est rapide et concis.

 

Pensées intemporelles

 

 

Extrait

Le soleil brille

Impertinent

Voile gris sur mon âme

 

 

Accroche : l’Haïkus est un petit poème qui vise à dire et célébrer l’évanescence des choses.

Publié dans présentations, Poésie

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Didier Moné nous présente son recueil poétique "A fleur de plume"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Quelques mots sur l’auteur :


Didier Moné est né au Cameroun où il a grandi et étudié, avant de s’installer en Belgique.

Diplômé des Facultés de Droit de l'Université de Yaoundé II et de l'Université Libre de Bruxelles (ULB), il a entamé depuis quelques années déjà une carrière de juriste d'Entreprise.

 

Après son premier roman « Sous une pluie de pierres », publié en mars 2015, ce passionné de sport et de littérature propose à ses lecteurs une poésie spontanée, variée et sans tabou, des textes riches en émotions et pleins de légèreté.

 

 

 

Phrase d’accroche :

Ces poèmes portent l’empreinte de leur auteur : un équilibre instable entre clair et obscur, mais toujours le souci du mot juste, et une grosse dose de spontanéité.                            

L’amour, la douleur, le plaisir ou l’absence ; en un mot, la vie célébrée à fleur de plume…

Quelques Extraits :

 

  1. ET SI L’ON PARTAIT

 

Et si l’on partait,

Par-delà les montagnes, contempler la lagune

Qui dessine à l’aurore sous un manteau de brume

L’ombre des murs aux charmes éternels

Masques et costumes, patrimoine universel

Façades défraîchies par le temps qui s’étire

Cachots oubliés qui se noient pour mourir.

La valse des barques et Vaporetto

Emportant dans leurs pas au fil de l’eau

Sourires et paysages à jamais immortalisés

Sous les yeux d’amoureux aux promesses d’éternité…

 

 

 

 

  1. DOMINUS

 

Quand il referma la porte

Lentement, elle lâcha ses cheveux

Ce soir elle n’est plus cette autre

Qui refuse de se dévoiler

Celle qui s’interdit la liberté

Courtisane, fille de joie, qu’importe

Ce soir elle est vôtre,

Et c’est tout ce qu’elle veut.

 

Brisez mes chaines,

De femme trop bien-pensante

Prenez les rennes,

Je veux être immorale, indécente

Soyez la bête qui hante mes rêves

Le seigneur au puissant glaive.

 

 

  1. A LA FRONTIERE DES DEUX MONDES

 

III- Lampedusa…

 

Aux plages de sable blanc, tachées de sang noir

Mer cristalline, mirage aux allures de mouroir

Cimetière où reposent pour l’éternité

Les âmes des nôtres, tombés sans dignité.

Que deviennent les prières de ceux qui sont restés ?

Perdues dans les abîmes de l’indifférence…

Dans le silence complice de ceux qui sont bien nés

Le mépris de l’aide empreinte de condescendance.

Tes côtes luisantes au parfum de majesté

Camouflent tragédies en Méditerranée.

Et dans la nuit de la prochaine traversée,

Isola bella, ne perds pas ton humanité.

Publié dans Poésie, présentations

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Lena... Extraits poétiques signés Claude Colson

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

REPORT

Matin d'hiver, brouillard de verre, froid glacé
Par mes trois tours l'eau encerclée
Mais la beauté à la beauté n'est pas venue s'allier

Tristesse non plus n'est pas venue car je sais
Oui sans savoir je sais que tu en fus empêchée

Alors je pars le c?ur quand même léger
D'autant que - miracle - le brouillard s'est levé.

 

*

 

PLAISIR

Te dire aujourd'hui le plaisir infini
De t'entendre répéter à l'envi " pas envie ! "

 

*

 

CHOIX

Toi qui le même jour pour la première fois m'as fait jouir
Par ton amour, toi qui m'a aussi ce jour là fait pleurer en voulant me quitter déjà
Toi qui est devenue ma mie et mon amour,

Je ne te laisserai pas t'empêcher d'être heureuse au nom de quelque complexe ou par doute de toi
Je te rappellerai inlassable que je t'ai choisie, toi, parce que tu es précisément toi
Rien d'autre ni personne que toi.

 

*

 

TREIZE HEURES ENCORE

Soixante heures et même trente minutes sans toi, autant d'heures sans toit
Pourtant la tempête avait cessé, le calme reparu avait permis de redresser les fondations pour un temps abattue'

Demain cependant sera source de ma joie
Car elle reviendra la fête du bouquet qui à toi comme à moi
Très sûrement rapportera et la paix et la foi.

 

 

Claude Colson

 

Publié dans Poésie, présentations

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Micheline Boland nous présente "Nouveaux contes en stock"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Micheline Boland est née en 1946. Quand elle était enfant, elle adorait qu'on lui raconte des histoires. Il faut dire que sa maman la transportait volontiers dans l'univers des fées et des contes traditionnels.

 

Dès l'école primaire, Micheline se révèle douée pour les rédactions. Cela lui donne l'idée de se lancer durant ses loisirs dans l'écriture de petites anecdotes amusantes ou insolites, puis de poésies.

 

À l'adolescence, elle découvre de grands auteurs, collabore aux recueils "Poésie-20" coordonnés par Pierre Coran et à divers fanzines. Observatrice, intéressée par les comportements des personnes de son entourage, Micheline cherche à explorer leur ressenti et se tourne naturellement vers des études de psychologie. Tout en travaillant en centre PMS, elle suivra une longue formation de maître-praticienne en programmation neuro-linguistique, une initiation à l'hypnose ericksonienne et diverses autres formations à l'analyse transactionnelle, à l'écoute active, au jeu de l'acteur, au clown…

 

Au terme de sa formation en P.N.L., Micheline s'est mise à écrire contes, poèmes et nouvelles ainsi que petits articles pour des magazines et revues, illustrant ainsi l'utilisation de cette discipline. En 1997, un de ses contes est remarqué par le jury de "Fais-moi un conte", ce qui l'amène à prendre part à des manifestations contées et à se perfectionner dans cet art. En 2005, elle se lance dans l'impro théâtrale et quelques années plus tard dans le chant choral. Deux activités qu'elle pratique encore avec plaisir.

 

Son premier livre paraît en 2004 aux Éditions Chloé des Lys. "Nouveaux contes en stock" est le quatorzième qu'elle publie chez cet éditeur. Elle a remporté plusieurs prix à des concours d'écriture et participé à de nombreux recueils collectifs. Son analyse fine de l'âme humaine laisse peu de personnes indifférentes.

 

Site Internet : http://homeusers.brutele.be/bolandecrits

Blog : http://micheline-ecrit.blogspot.com

 

 

Résumé :

 

Le recueil s'ouvre sur neuf histoires de peurs. Viennent ensuite trois histoires de petits chemins, cinq contes de Noël, dix histoires de nourriture et douze histoires de plaisirs sucrés. Le livre se termine par dix-huit histoires de moments magiques.

 

Ces contes parlent d'amitié, de confiance accordée, de passions, de rencontres, de communion avec la nature, de rêves, d'ambitions et des multiples ressources dont chacun dispose sans toujours en avoir conscience.

 

Un prince héritier a peur de tout. La reine, sa mère, cherche à le débarrasser de ce fâcheux travers. Les fées n'ont hélas pas les recettes espérées ! Seul un coup de foudre guérira le jeune homme.

 

Dans la plupart de ces histoires, même les animaux et les choses éprouvent des émotions et se montrent astucieux. C'est par exemple le cas du sentier dont il est question dans "Le petit chemin et le Diable". "C'est une belle histoire d'amitié sauvée par le petit chemin", écrit Marcelle Pâques.

 

Des contes chargés de magie comme ceux-là, il y en a de nombreux dans ce livre : pour aider un ramoneur, père Noël fait appel à une nouvelle technologie, une vieille dame et sa petite-fille s'épaulent afin de réaliser les projets plutôt fous qui leur tiennent à cœur, des villageois se vengent d'un ogre en le mangeant, un plat banal associé aux joies de l'enfance accompagne étonnamment un couple tout au long de sa vie, une bonne fée veille sur le bonheur de tous les habitants d'une bourgade,…

 

Chaque tête de chapitre est illustrée par des dessins évoquant un ou plusieurs contes. Les dessinateurs sont de Maryvonne et Jean-Pierre Sanson, artistes rémois.

 

ISBN : 978-2-87459-981-1

 

 

Court extrait :

 

…"À la nuit tombante Lamina se rend chez les plus pauvres d'entre les jeunes nobles. Hélas, tous savent combien les peurs du prince sont importantes et tous refusent ! Personne ne veut passer le reste de sa vie à éviter l'obscurité, le grand jour, les petites bêtes et les grosses, les sports violents, les jeux de société. Sans parler des femmes et des ennemis ! Ce serait la honte à perpétuité. Ils préfèrent encore tirer le diable par la queue !

 

Désespérée, Lamina va voir les jeunes hommes du peuple ! Elle leur fait miroiter la récompense, l'or, les diamants. En vain…

 

Non, décidemment, personne, personne n'accepte !

 

Les visites de la fée lui ont révélé l'étendue du problème ! Un troubadour a osé composer cette chanson : "Je voudrais être roi, j'ai vraiment peur de tout. Je voudrais être roi, mais tout le monde s'en fout…" Chanson interdite bien sûr, chanson qu'on chante entre amis quand toutes les portes et les fenêtres sont bien fermées… Dans le royaume on rit plus ou moins gentiment d'Albéric ! Il y a même eu quelques vieilles filles royalistes qui ont fait neuvaine sur neuvaine… On sait ce que ça donne !

 

Lamina fait son rapport. La reine Maud est effondrée. Qu'adviendra-t-il de son fils quand elle ne sera plus là pour le soutenir et que son royal père n'aura plus les forces d'exercer sa royale fonction ?"…

 

 

 

Publié dans présentations

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Claude Colson nous présente "Léna", son second ouvrage...

Publié le par christine brunet /aloys

 

« Léna, une rencontre » 2007

 

 

Histoire peu banale d'une relation amoureuse évoluant - chemin inverse du trajet habituel - de l'attirance à la passion en passant au préalable par l'amour.


Sous forme de triptyque:

- Un récit initial relate cette liaison dans son ensemble, puis deux parties creusent, telles une spirale, le vécu, en quête de sens :
- Des poèmes en prose reviennent plutôt sur les jours passés ensemble dans le partage et le bonheur.
- Un journal dit surtout la souffrance de l'Après

Une analyse aigu? du cataclysme intérieur

 

Un avis : « Léna a l'avantage sur Saisons de proposer quelques éclaircies dans un paysage amoureux très sombre. Claude Colson traite de l'ensemble de la liaison entre le narrateur et son amie d'un temps. On peut errer dans ce livre, sans le lire dans l'ordre, et passer sans cesse du court récit d'introduction aux pages du journal, puis aux poèmes. Trois éclairages différents, trois manières, et, toujours, une ma?trise admirable de la langue. C'est comme une douceur amère. Tim Burton, le cinéaste, disait, dans une interview, à propos de Charlie et la chocolaterie, qu'il n'aimait pas ce qui était trop sucré et qu'il préférait un peu d'amertume en tout. Ici aussi, les go?ts sont intimements mêlés.... » (F.M.)

 

Deux extraits :

 

Un soir d'octobre, rentrant chez lui par le train, il l'entendit et dut la regarder.

Il n'était pas remis d'une rupture qui s'était éternisée, dix mois plus tôt, et avait fini par le laisser déboussolé et meurtri. Les antidépresseurs lui permettaient de tenir.

Ce soir là, lisant, il prêtait une oreille distraite au babil des deux dames qui le côtoyaient dans le compartiment. Il se souvint avoir déjà vu la femme aux cheveux châtains qui lui faisait face, probablement sur le quai où chaque jour il prenait son train. Il avait alors juste remarqué une taille élancée et une certaine recherche dans l 'habillement qui immédiatement l'avaient fait se sentir incapable d'intéresser une telle personne. Trop bien pour lui. Un vieux réflexe.

Il ne put néanmoins s'empêcher de sourire visiblement à certaines des remarques des deux voyageuses qui de toute évidence se savaient écoutées. Lorsqu'il la revit sur le quai quelques jours plus tard, il lui demanda la permission de voyager avec elle. Elle accepta mais comme elle faisait depuis longtemps ce trajet qui la menait au travail avec quelques connaissances, elle le fit pénétrer dans ce groupe hétéroclite. Bientôt ils voyagèrent ainsi, à plusieurs, matin et soir.

Très vite il eut envie de la voir seule et il l'invita à déjeuner, peu s?r de son acceptation. Contre ses prévisions ce fut oui. « En tout bien, tout honneur» dit-elle, précisant encore« A charge de revanche ».
Elle le vouvoyait et l'appelait Jean-Yves et il trouvait cette distance délicieuse.
Comme elle n'aimait pas son propre prénom, désuet, il la nomma Léna.

 

*****

 

Léna était mariée. Peu à peu elle avoua à Jean-Yves que cette union était devenue insipide et formelle depuis plus de 10 ans déjà. Elle prenait plaisir à rencontrer son nouvel ami, même s'il ne pouvaient s'isoler, et encore, seulement pour discuter, que très épisodiquement.
Lui, éternel rêveur, s'éprit vite mais superficiellement de cette incarnation d'un mystère qu'il chérissait, la féminité. Depuis quelques années il avait pris go?t à l'écriture, qui exaltait ses sensations et il remit bientôt à Léna des sortes de poèmes qu'elle devait conserver cachés. Déjà ils partageaient un secret. ?/

 

Claude COLSON

 

Publié dans Textes, présentations

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