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Mal Addiction, le nouveau roman de Gwenn-Aël

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

 

L’esprit de vengeance – Editions Chloé des lys – 2006

Souviens-toi - Editions Chloé des lys – 2007

La brèche du diable - Editions Chloé des lys – 2011

Wendigo – Les prédateurs de la nuit – Editions Juste Pour Lire – 2013

Ahriman – Editions Lune Ecarlate - 2017

 

 

Résumé (4è couv) :

Forêt Noire. Allemagne. Perdu au cœur des bois, le village de Berka sombre dans l’oubli depuis la fermeture de ses thermes. La rumeur d’un être maléfique rôdant dans le massif a conduit les curistes à abandonner le site.

 

Disparitions de randonneurs, cadavres mutilés… Que se passe-t-il réellement dans ce lieu autrefois si prisé ?

 

Il faudra remonter le cours du temps pour comprendre les origines d’un drame qui s’est noué quelques siècles plus tôt, là-bas, dans ce petit village si paisible pourtant…

Mais attention, bien mal avisé qui se fiera aux apparences…

 

 

Extrait :

L’homme était parti chasser sans savoir qu’il aurait ce jour-là, rendez-vous avec son tragique destin. Huard était un homme très grand, un mètre quatre-vingt-dix pour plus de cent kilos. Le rapport mentionnait qu’il pratiquait la chasse depuis plusieurs années et était retraité de la légion. Un homme expérimenté, surentraîné.

Helena inspecta chaque cliché de la scène. La victime était allongée sur le dos, les bras en croix, le visage relevé vers le ciel. Ses yeux étaient grands ouverts et contemplaient l’éternité qui s’érigeait au-dessus de lui. L’expression de son visage s’était figée sur une souffrance mêlée à une très grande surprise. Le fusil reposait à plusieurs mètres de lui. Helena se représenta la scène : Bertrand Huard arpentant les bois en quête de gibier, en chasseur expert et averti…

 

Il avance doucement, fusil armé, à l’affût. Il ne fait pas de bruit, il écoute. La forêt est silencieuse. Soudain, un bruit derrière lui. Il se retourne, braque le fusil. C’est alors que l’assaillant se jette sur lui. Pris par surprise, Bertrand Huard n’a pas le temps de réaliser ce qui lui arrive. L’individu a été plus rapide que lui. L’agresseur lui assène un violent coup dans le bras ; le fusil est projeté à plusieurs mètres. Un coup part, accidentel. La balle sera retrouvée dans le tronc d’un arbre à plus de cinq mètres de hauteur. Bertrand perd l’équilibre, se retrouve dos contre terre, étouffé par le poids de son agresseur. L’homme, en combattant aguerri, réagit immédiatement. Il lutte, se défend. Ses mains témoignent d’un combat violent. Ses doigts sont déchiquetés comme s’ils avaient été mordus.

Il donne des coups, se débat, mais son adversaire est plus fort que lui. Bertrand n’arrive pas à se relever. Son visage est griffé à plusieurs endroits, ses bras également. Quelle est la carrure de l’être qui arrive à maintenir un homme tel que Huard au sol ? Il est terrifié… il hurle. Mais il est seul. De quoi peut bien avoir peur un homme comme lui ? Cette peur qui se figera sur son visage jusque dans la mort…

Publié dans présentations

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"L'homme en noir", une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

L'HOMME EN NOIR


 

C'est un petit homme maigre habillé d'un costume noir et d'une chemise blanche. Sa seule fantaisie vestimentaire ce sont les petits pois multicolores qui décorent sa cravate noire. Cheveux noirs, fine moustache noire impeccablement taillée, monture de lunettes noire, chapeau noir, mocassins noirs fort bien cirés, il parcourt la ville d'un pas rapide. Nul ne sait où il habite. Mais chacun sait où il va le plus souvent. Il se rend chez le bourgmestre, chez l'évêque, chez le gouverneur, chez des hommes politiques de tous bords et chez le directeur du centre culturel. Bref, il rend visite à des personnalités chez lesquelles il reste généralement moins de deux heures !
 

Les gens se demandent qui il est, ce qu'il fait. Certains émettent des hypothèses… Pour les uns c'est un financier de l'ombre, pour les autres, un détective privé qui vient rendre des comptes, pour d'autres encore, un parent ou un ami de jeunesse, vous savez il y a parfois de ces coïncidences ! Pour quelques-uns encore, c'est peut-être le diable.
 

Maria fait le ménage chez le bourgmestre et chez l'évêque. Elle, elle espère un jour savoir de quoi il retourne. Elle s'en vante même auprès de ses voisins : "Je saurai, je saurai… Les murs ont parfois des oreilles." Malheureusement, l'opportunité de le croiser chez ses patrons ne se présente pas de sitôt. Alors Maria patiente. À un moment ou l'autre, elle en est certaine, le sort lui sera plus favorable.
 

Un jour, le petit homme vêtu de noir se présente chez le bourgmestre qui, hélas, s'est absenté pour une urgence.
 

"Attendez là ! Mon mari sera de retour dans une petite demi-heure", annonce l'épouse ! Là, c'est le salon. Après avoir nettoyé le hall, Maria se hasarde dans le salon. "Excusez-moi Monsieur, des bibelots et des meubles à épousseter."
 

L'homme est plongé dans une revue, mais cela n'empêche pas Maria de tenter d'amorcer une conversation :
 

"Beau temps n'est-ce pas, Monsieur !"
 

"En effet…"
 

"Vous devez avoir beaucoup de travail en cette saison ?"
 

"Il n'y a pas de morte saison…"
 

"C'est comme moi ça. Mais vous c'est quand même différent…"
 

"Disons ça comme ça…"
 

"C'est quoi au juste votre boulot ?"

 

"Un peu de tout…"
 

"C'est comme moi aussi ça. Mais laver les vitres ça me semble le plus exigeant… Et pour vous le plus exigeant, c'est quoi ?"
 

"Cela dépend…"
 

Des réponses floues le bonhomme en donne tant et plus. Lorsque le bourgmestre est de retour, la curiosité de Maria est loin d'être satisfaite. C'est on ne peut plus frustrant ! Elle se dit qu'elle aurait dû y aller plus franchement. Demander au bonhomme s'il voulait bien l'aider. Quels genres de clients il préférait ou depuis quand et à quelle occasion, il avait connu Monsieur le Bourgmestre ?


 

Et le temps passe. Et la curiosité de Maria ne s'éteint pas…


 

Un jour, l'évêque lui semble particulièrement enjoué…

 

"Bonjour Maria ! Pas de nettoyage aujourd'hui. Demain, je reçois ma famille pour goûter. Les enfants vont sûrement salir. Alors faites-moi, je vous prie, le fameux gâteau aux noix que vous aviez préparé l'autre jour. Si vous en avez l'occasion faites aussi un cake aux pommes, un autre aux poires et caramel, des galettes, quelques religieuses, des pets de nonne et un délicieux saint-honoré. . Heureusement que vous êtes aussi bonne cuisinière que femme de ménage, Maria ! Une remarque ? Une question ?"
 

"Monseigneur si j'osais… Je vous demanderais… qui est ce petit homme moustachu habillé de noir que vous recevez parfois… Est-ce un de vos parents ?"
 

"Un parent ? Qu'est-ce que vous allez chercher là… C'est un ami, un ami très précieux, précieux comme l'êtes Maria…"
 

"Oui, mais qu'est-ce qu'il fait, Monseigneur ? "

 

"C'est personnel, Maria…"
 

"C'est votre tailleur, n'est-ce pas…"
 

L'évêque se met à rire et s'en va… Maria y voit là une sorte d'acquiescement.

 

Mais un jour le bourgmestre envoie Maria aider le personnel d'entretien du centre culturel en vue de la visite du Ministre et là, Maria y aperçoit le petit homme en noir. Le directeur s'isole avec lui dans son bureau et Maria qui a de bonnes oreilles a pu entendre le petit homme qui disait : "Le bonheur est de laisser chanter la vie à travers les arts…" et le directeur répéter après lui "Le bonheur est de laisser chanter la vie à travers les arts…". Puis de nouveau le petit homme qui intervenait : "Plus posément, Monsieur. Pensez à bien respirer, à bien articuler. Soyez plus détendu. Encore une fois…"


 

D'un coup, Maria sut… Et les sermons ampoulés de Monseigneur, les discours passionnés du bourgmestre n'eurent plus de secret pour elle !


 

(Conte finaliste au concours de contes de Surice en 2016)


 

Micheline Boland

 

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"Le Feu", une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

LE FEU


 

Connaissez-vous Rouen ? Une superbe ville avec de magnifiques endroits et d'excellents restaurants.


 

Cette année-là, mes pas m'ont mené vers les bords de la Seine en direction du Mont-Saint- Michel. Quand je dis mes pas, c'est plutôt ma petite voiture.


 

Quelques heures de route et me voilà face au "Gros-Horloge" et aux rues commerçantes. Il fait un temps splendide et je me promène longuement visitant églises, musées, monuments. Vers quatorze heures, après un bon petit repas, je suis sur la Grand-Place où les touristes déambulent joyeusement. Un banc à l'ombre d'un tilleul m'accueille. Moi, vous savez quand je suis bien, je m'endors et je rêve.


 

Jeanne d'Arc est face à moi. Enchaînée, elle marche vers le bûcher. La foule est silencieuse tant la jeune fille est digne dans sa robe de bure. Le bourreau la ligote sans ménagement, un officier lit l'acte d'accusation. Au fur et à mesure des mots, les spectateurs grondent. Une folle rumeur se propage. Elle va être sauvée par un ange. C'est sûr, Dieu ne la laissera pas mourir !


 

À présent, Jeanne est seule. Elle domine les gens qui prient. On allume une torche et les aide-bourreaux mettent le feu aux quatre coins du bûcher.


 

La fumée se fait plus épaisse, les flammes grandissent. Je sens la chaleur, j'ai le réflexe de me reculer ce qui me réveille.


 

Quel est le sale gamin qui a mis le feu à la poubelle juste à côté de moi ?


 


 

Louis Delville


 

 

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Les secrets de Polichinelle recueille les murmures de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Il existe dans l'histoire et en littérature des couples célèbres; Antoine et Cléopatre, Bonnie et Clyde, Roméo et Juliette, Paul et Virginie, Tristan et Yseult, Héloïse et Abélard... il n'y avait aucune raison pour qu'Actu-Tv fasse exception... aussi comment pourrait-dissocier Bob de Christine ou Brunet de Boutique ?... Tout ceci en tout bien tout honneur bien entendu... J'ai donc posé quelques questions à Madame Actu-Tv (une interview de Monsieur Actu-Tv est également prévue).


1) Actu-Tv entame sa 8ème année. Tu en es la présentatrice attitrée depuis le début ?
- Non. Je n'ai pas essuyé les plâtres. J'ai dû commencer en 2011 ou début 2012, il me semble...


2) Qu'est-ce qui te plaît dans cette fonction de présentatrice ?
- Ce qui me plaît ? Le dépassement de soi... Je n'aurais jamais cru être capable de présenter une émission : je déteste réciter, lire à haute voix, parler à la cantonade, etc. Mais Bob y a cru, lui... Emission après émission,n il m'a poussée, critiquée, encouragée avec à la fois bienveillance et sévérité. Et aujourd'hui, même si tout n'est pas parfait (mon accent, la voix qui, sans micro, est trop aiguë parce que forcément poussée), l'exercice est plus naturel.


3) Je suppose que tout ne se passe pas toujours "comme sur des roulettes"... As-tu une anecdote amusante à ce sujet ?
- Des anecdotes ? Plein, tu t'en doutes... Je suis une fois partie en colline pour faire une présentation... Une trentaine de km plus tard, je déballe et... pas de batterie à la caméra... Ou encore, la librairie d'une grande enseigne, dont je tairai le nom, avec qui j'avais rendez-vous depuis de longues semaines pour une interview a refusé de la faire en fin de compte parce que le responsable de la communication de l'enseigne le lui interdisait (!)... Je me souviens avoir voulu faire une présentation en extérieur sous des cerisiers partiellement en fleurs envahis par des abeilles : perturbant, tu t'en doutes... Ou encore avoir tenté une présentation en extérieur à Marseille... A la Bonne-Mère, un car de chinois venait d'arriver : attroupement, cris, bousculade... Puis dans le quartier de Saint-Victor pour la Vue sur le Vieux Port... Je bouchais les escaliers avec mon pied de caméra... Sportif avec les passants, j'ai fait la présentation de chez moi... Beaucoup plus calme !


 

4) Entre la présentation et les reportages, tu parviens à sortir des bouquins à un rythme soutenu, quel est ton secret et, d'autre part, "HX13" est ton quantième "bébé" ?
- "HX13" ? Le 9ème. Le secret ? Travail, passion, entêtement... J'en sais rien ! Je crois que quand on s'amuse, tout devient possible.


5) Combien de temps te faut-il pour écrire un livre ?
- Tout dépend de la documentation : entre 3 ans et demi pour "Poker menteur" et 6 mois pour "Non nobis domine". Heureusement, j'ai pas mal de textes déjà écrits qui attendent dans les tiroirs : je dois simplement les remettre à niveau, une réécriture forcément plus rapide qu'une première approche.


6) Quelle est ta quête suprême en matière d'écriture ?
- Ma quête ? En ai-je une ? J'ai de supers lecteurs qui suivent mes élucubrations, qui sont enthousiastes et qui portent mon imaginaire. C'est suffisant : je ne demande rien d'autre.

 

 

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Cathie Louvet a chroniqué "Nid de vipères", le premier thriller de Christine Brunet dans son blog "Legere Imaginare peregrinare"

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/10/18/passion-thriller-nid-de-viperes-christine-brunet/#more-23837

 

 

Le roman:

Nid de Vipères, premier roman de Christine Brunet, est paru en 2010 aux éditions Chloé des Lys, petite maison belge située à Barry. Le récit à la 3e personne bénéficie d’un rythme soutenu, d’une plume souple, efficace et dynamique; aucun temps mort, aucune digression inutile; ça clash, ça bouscule, ça vous emporte dans un  tourbillon sans fin…

 

De nombreux dialogues, souvent savoureux, donnent de la vie au roman, une profondeur supplémentaire. Dès la première page, on est plongé dans une ambiance surréaliste, avec des mots simples et percutants, attisant d’emblée la curiosité du lecteur: « Déjà son rêve s’effaçait comme tous les rêves…Il se concentra sur le souvenir lointain, en vain. Il se rassit et agacé, se prit la tête entre les mains et se laissa aller au désespoir de la perte. Peut-être que quelques verres de whisky… » (Page 1).

Les thèmesNid de Vipères est un roman dense qui met en scène diverses situations communes à tout commissariat de grande ville et aborde de nombreux thèmes tels que la corruption politique, l’appât du gain au mépris de la dignité et de la vie humaines, les failles d’un système judiciaire loin d’être parfait, la misogynie envers les femmes de pouvoir ou assumant de hautes fonctions: « Elle sentait les deux derrière moqueurs et savait qu’ils attendaient la faute ou le faux pas. Cette ambiance l’agaçait sans la mettre vraiment mal à l’aise. » (Page 39).

Mais également des thèmes plus intimistes tels que l’amour, la misère, la déchéance sociale ou physique, ce que chacun fait de sa vie, le pardon, proposant une réelle réflexion à propos des choix que nous faisons, quel est notre rôle sur cette terre, pourquoi et comment tendre vers le meilleur même s’il est plus facile de se laisser glisser vers le bas…

L’intrigue:

Nils Sheridan, en mission d’infiltration qui a mal tourné, parvient à échapper à ses tortionnaires qui l’ont laissé pour mort, et se réfugie clandestinement sur le voilier d’une inconnue, la commissaire Aloys Seigner, qui profite de ses dernières semaines de villégiature avant de gagner Paris où elle doit prendre sa nouvelle affectation et relever le difficile défi de remplacer le commissaire Karmann, considéré comme irremplaçable par ses collaborateurs. « Aloys Seigner arrivait là comme un cheveu sur la soupe…Sans doute trop tendre pour un poste pareil, sans connaissance du milieu et même des procédures du service puisqu’elle venait de la PAF, planquée en Polynésie… » (Page 37).

Après avoir fait la connaissance de son passager clandestin, elle lui fait une proposition surprenante: se faire passer pour son ex-mari dont elle a conservé les papiers d’identité, rentrer ensemble à Paris et l’héberger le temps qu’il trouve un job. Dans un premier temps surpris et se demandant ce que cela cache, dans un monde où rien n’est jamais gratuit, mais pas l’entraide, Nils finit par accepter.

Dans quelle nouvelle galère vient de s’embarquer Aloys alors qu’elle doit faire ses preuves en tant que nouvelle commissaire, que son mari vient de la trahir une fois de trop et que sa santé se détériore? Tandis que sa vie privée prend un tour inattendu, enquêtes et interventions la mèneront sur les traces de tueurs redoutables et de trafics honteux où la vie humaine ne pèse pas plus que le poids d’une plume…

Les personnages:

Tous les personnages de cette histoire sont complexes, avec une psychologie parfois déroutante, je pense notamment à Nils pour qui les complexes et les peurs du passé constituent de lourdes chaînes et font obstacle à un épanouissement personnel et sentimental, ou au commissaire Seigner qui, blessée par de nombreuses déceptions de toutes sortes, ne sait plus exprimer ses sentiments, laissant par là échapper une possible rédemption. Les motivations de chacun d’entre eux sont parfois limpides: l’argent, le pouvoir, la suprématie; d’autres sont moins évidentes, mais pour autant issues de profondeurs insondables: l’amour, la loyauté, le soutien, la confiance…

  • Nils Sheridan: médecin, agent infiltré au M16; environ 30 ans; crâne rasé, yeux bleu gris; voix un peu rauque teintée d’un fort accent anglo-saxon; maigre mais musclé, grand et blond.
  • Meyers: chef de Nils au M16.
  • Aloys Seigner: commissaire divisionnaire; grande et mince, des formes élégantes, chevelure ondulée châtain clair tombant sur les épaules, visage agréable, peur bronzée, grands yeux d’un marron très lumineux, lèvres bien ourlées, métissée, très jolie; caractère bien trempé: « Ma place est où je décide qu’elle doit être, le coupa-t-elle. Et si mes méthodes ne vous conviennent pas, vous savez ce qu’on dit: Les flics sont comme les ministres, ils la bouclent ou ils démissionnent. » (Page 38); issue d’une famille très riche; à la fois femme-enfant, et adulte sérieuse et désabusée; a suivi des cours de criminologie à l’université de Boston, puis a travaillé quelques années dans une unité spéciale du FBI spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme.
  • Robert Mangin: médecin légiste.
  • Gilles Karmann: commissaire divisionnaire parti en retraite, prédécesseur d’Aloys.
  • Laurent Bernard: commandant, bras droit d’Aloys; environ 40-45 ans, cheveux teintés de blanc, yeux un peu enfoncés dans les orbites, grand, presque maigre, impression d’être dynamique et clairvoyant, a fait toute sa carrière à la PJ sous les ordres de Karmann.
  • Thomas Marcovici: grand gaillard, chevelure brune coupée en brosse, regard marron très mobile.
  • Didier Benureau: équipier de Bernard; plus petit, la cinquantaine, calvitie bien avancée, dents jaunes des fumeurs; devenu alcoolique après le décès de son fils et le départ de sa femme.
  • Marie Abelanski: lieutenant de police.
  • Karine Villiers: lieutenant de police.
  • Karim Bouajila: lieutenant de police.
  • Daniel Leroux: lieutenant de police.
  • Patrick Brenner: 39 ans, notaire; gamin de l’assistance, élevé par des paysans du Nord de la France; est devenu « un bourgeois hautain et friqué, fringué à la dernière mode ».
  • Carole Brenner: 34 ans, femme de Brenner.
  • Paul Chanteloup: associé de Brenner; 52 ans, divorcé, père de deux enfants.
  • Miriam Leroy (appelée Leroux dans la suite du roman): 41 ans, pas mariée, secrétaire du cabinet de notaires de Brenner et Chanteloup.
  • Antoine Carcérès: né à Alger en 1930, veuf, sans enfant; frère de l’ex-femme de Chanteloup, retraité des postes ou de la SNCF.
  • Nicole Chanteloup: ex-femme de Chanteloup de dix ans sa cadette; ont divorcé à cause des nombreuses infidélités de Nicole; soeur de Carcérès.
  • Marie-Claire Seigner: mère d’Aloys; environ 50 ans; grande et distinguée, très élégante; cheveux mi-long teints en blond, grands yeux verts, petit nez retroussé, peau du visage un peu trop lisse, du charme et de la prestance;  collectionne les amants.
  • Alain Tasma: directeur de la police.
  • Verpillat: préfet de Paris.
  • Rothenberg: chef de cabinet du ministre de l’Intérieur.

Le contexte: 

Afin de donner une réelle crédibilité au roman, la commissaire ne travaille pas exclusivement sur le crime principal de l’histoire, mais conjointement sur différentes affaires criminelles, comme ce serait le cas dans la réalité, surtout que l’action se situe à Paris. Du coup, le lecteur assiste in situ à la vie du commissariat comme s’il lisait une chronique de journal: « A côté de cette affaire, le service ne chômait pas: suicides, meurtres, cambriolages, agressions, disparitions ponctuaient le quotidien sans répit ». (Page 58). Notamment l’intervention lors d’une bagarre de rue particulièrement bien mise en scène mais qui n’a aucun rapport avec l’histoire à proprement parler: « Sa carte à la main, elle dépassa plusieurs policiers à l’abri derrière leur véhicule de service puis s’avança vers le théâtre des faits: deux cadavres gisaient sur l’asphalte dans une mare de sang. A côté, un SAMU, deux ambulances et une camionnette des pompiers, gyrophares allumés. » (Page 70). L’affaire Brenner n’étant qu’un petit supplément…

 

Mon avis:

Pour son premier roman, Christine Brunet a placé la barre très haut: une intrigue complexe où se mêlent éléments de l’enquête principale, les nombreuses autres affaires sur lesquelles la commissaire Seigner et son équiper enquêtent; les fils des différentes trames courent au sein de l’histoire comme des tentacules toujours plus invasives; mais également les vies privées des personnages principaux et les problèmes auxquels ils sont confrontés. De quoi se perdre pour un auteur non averti, ce qui visiblement n’est pas le cas de Christine.

Ne pas oublier l’agent Sheridan et sa mission d’infiltration, certes mise en sourdine pendant les trois quarts du roman, mais qui revient à la fin. Je ne vous en dirai bien entendu pas une syllabe de plus…Force m’est de signaler, dans un souci d’honnêteté et de respect envers l’auteur, de petites erreurs dans les détails, notamment la secrétaire de Chanteloup qui change miraculeusement de nom en cours d’histoire; où le salutaire coup de téléphone du légiste capable de transmettre les résultats d’autopsie de cadavres non encore découverts…

Sa plume est acérée, aussi nette et précise qu’un scalpel bien aiguisé. Elle va au fond des choses, elle triture l’abcès jusqu’à le faire crever et que se répande le liquide purulent qu’il renfermait. Ses personnages sont torturés à souhait, engoncés dans une gangue de sentiments contradictoires, de peurs, de fantasmes aussi. En tout cas, ils posent question à nous pauvres lecteurs embarqués dans cette périlleuse aventure pour notre plus grand bonheur !!!

Citation:

« C’est si facile de se dire qu’on n’est pas coupable, que c’est les autres. Des victimes de la société hein! Normal. Et toi, tu fais quoi pour changer ta galère? Tu tues, tu rackettes, tu casses du flic, tu deales…Pense plutôt aux deux mômes qui sont morts par ta faute et celle de tes copains! » (Pages 73-74).

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Polichinelle, le nouveau personnage actu-tv, interviewe Sylvie Godefroid

Publié le par christine brunet /aloys

 

1) Sylvie, tu es maintenant chroniqueuse sur Actu-Tv... est-ce cette vieille canaille de Bob Boutique qui t'a forcé la main ?


- Bob commence à bien me connaître et a su trouver les mots qu'il fallait ! Il m'a parlé de belgitude, d'auteurs, de culture... il n'en fallait pas moins pour éveiller mon intérêt. Je vais t'avouer que je suis aussi plutôt joueuse et qu'un défi qui m'est lancé trouve rarement lettre morte. L'équipe d'Actu-Tv me paraît dynamique et passionnée... ça me plait de rejoindre une telle équipe. Ceci dit, je n'ai encore qu'une expérience à afficher au compteur de la chronique. Disons que j'ai passé un essai et que Bob semble avoir apprécié. La suite reste à écrire.


2) En quoi consistera ta rubrique ?


- Je pense que "ma rubrique" comme tu l'appelles mettra l'accent sur les auteurs belges. Je porte une telle belgitude qu'elle n'est pas passée inaperçue aux yeux de cette canaille de Bob ! Il serait aussi question d'auteurs belges de la Sabam puisque mon attachement au droit d'auteur et à la Sabam n'est un secret pour personne. Ceci dit, je suis ouverte à toutes les belles propositions ! Pour plus de détails sur la rubrique qui me sera proposée, c'est à Bob qu'il faut s'adresser. Finalement, nous n'en avons pas parlé tant que ça. On s'est lancé !


3) Aurais-tu un scoop relatif à ton entretien avec Jacques Mercier ?


- Pas de scoop en particulier. Un ressenti oui, en effet, Jacques Mercier mérite la réputation qu'il trimbale chez nous. L'homme est agréable, cultivé, passionné et passionnant. J'ai bu ses paroles, j'ai dégusté ses mots. Un grand monsieur ! Un moment complice que je ne suis pas prête à oublier.


4) Depuis "L'anagramme des sens", ta carrière a fait un bond considérable en avant, comment expliques-tu cela ?


- Qui n'avance pas, recule, non ? Je suis heureuse de lire que ma carrière donne l'impression d'un bond considérable en avant. Tant mieux si c'est ainsi qu'on le perçoit. De mon côté, je poursuis ma route tranquillement et c'est vrai que chaque nouveau livre voit augmenter le nombre de lecteurs. Il est donc plutôt question de progression que de bond, de mon point de vue. Mais je ne boude certainement pas mon plaisir quand je suis arrêtée dans la rue par des inconnus pour parler d'un de mes romans ou d'une interview. C'est déstabilisant et très agréable, il faut bien le reconnaître.


5) Tu es en promo pour "Hope"... as-tu déjà un nouveau projet de roman en vue ?


- C'est en gestation. Il est encore un peu tôt pour en parler. D'autant que des exploitations publiques sont prévues pour "La balade des pavés". On repart sur une adaptation au Théâtre Fou Rire à Anderlecht en septembre 2018. J'aurai sans doute un travail d'écriture à faire pour adapter le texte original. Aussi, le prochain roman devra attendre un peu...


Merci Sylvie.

 

Polichinelle

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Sur les traces de Bob Boutique... Sur le blog "Les yeux fertiles"... Une chronique signée Cathie Louvet

Publié le par christine brunet /aloys

https://lesyeux-fertiles.com/2017/10/19/sur-les-traces-de-bob-boutique/#more-2587

https://lesyeux-fertiles.com/2017/10/19/sur-les-traces-de-bob-boutique/#more-2587

Sur les traces de Bob Boutique

Pour ma première contribution sur le site, je voudrais vous présenter un très talentueux romancier belge, auteurs de recueils de contes et de deux thrillers musclés particulièrement bien ficelés. Aujourd’hui, je vais vous parler de « 2401 », le premier d’une trilogie mettant en scène le commissaire Verdriet et son équipe.

 

2401 a été publié en 2015 par les éditions Chloé des Lys, maison d’édition belge implantée à Tournai, éditant de la poésie, des BD, des nouvelles, des biographies, des romans ainsi qu’une revue littéraire intitulée « Les petits papiers de Chloé ». La visée humaine qu’il véhicule est très profonde, pour preuve les divers thèmes abordés: la lâcheté; la corruption; l’exploitation de la détresse humaine; le regard de la société sur le handicap physique ou mental, mais aussi la réponse apportée à ces handicaps; le concept que chacun d’entre nous cache des squelettes dans son placard.

L’intrigue: Monsieur Jacques Durieux, brave retraité qui coule des jours heureux dans le bon village de Chamy sur Semois, reçoit une lettre anonyme plutôt inhabituelle: pas de demande de rançon, pas d’argent…Françoise Laloux, pharmacienne qui officie dans le même paisible village, reçoit une lettre identique. De même les « sœurs » Renard, Lise Deroubaix caissière dans la ville d’à côté et Alain Birnbaum, le médecin.

Que peut bien signifier cette pluie de lettres anonymes adressées à de braves citoyens qui, bien entendu, n’ont rien à se reprocher, ni dans le présent, ni dans le passé. Alors quoi? Mais Renée et Monique Renard sont bien décidées à ne pas se laisser faire et

Lettre anonyme

découvrit, à l’aide du médecin et du curé qu’elles entraînent à leur suite, quel corbeau se cache derrière.

Toute cette histoire pourrait se résumer à une vaste farce bourgeoise, dans le genre vaudeville, mais n’oublions pas que nous sommes dans un thriller; et qui dit thriller, dit frisson, angoisse, tension dramatique…Aussi, quand la piste de l’attentat permet aux policiers de remonter jusqu’à Chamy, la blague prend des allures de drame. Fini de rire!!!

Dans ce thriller très riche et très original, Bob a imaginé une société secrète dont les membres ne seraient pas mus par les habituels moteurs: « Le corbeau n’a rien à voir avec la religion, la philosophie ou la politique. Il n’est pas une secte mais une organisation secrète qui prend et qui donne. Vous avez le droit de demander n’importe quoi, n’importe quel service légal ou pas, pour autant que vous acceptiez d’en offrir un de même valeur. Donc, pas d’argent, l’opération serait nulle, puisque vous devriez donner autant de billets que vous en recevriez en retour (…)Il n’y a pas de limite morale. Vous donnez, vous recevez…vous donnez beaucoup, vous recevrez beaucoup. A vous de vous situer. » (Pages 43/44) => Avec pour obligation évidente de ne JAMAIS en parler ni poser de questions.

Pour autant, même s’il est clair que l’auteur ne se fait aucune illusion sur ce dont l’homme est capable par appât du gain ou goût du pouvoir et de la puissance, aucune trace de cynisme ni de cruauté gratuite. Le ton reste léger, même quand Bob évoque les « monstres » qui vivent dans l’hôpital psychiatrique du docteur Strassen, tissé de répliques bien sonnées et d’un humour grinçant mais jamais méchant, de ce genre-là, par exemple: « Comme quoi, rien n’est plus dangereux qu’une femme, que vous l’invitiez dans votre trou de célibataire (et ça commence toujours en tout bien tout honneur) ou la laissiez tomber comme une crêpe. De celles qu’on retourne d’un coup de poêlon en l’air, bien chaude, et qu’on ramasse alors brûlante sur le nez. » (Page 55)..

L’essentiel de l’action se déroule principalement en Belgique, dans le petit village de Chamy sur Semois, et en Suisse, dans la ville de Sion. Dans 2401, les descriptions de lieux n’occupent pas une place prépondérante; quelques phrases suffisent pour poser le décor et permettre au lecteur de se les représenter afin d’y situer les événements; rien de plus, car Bob, en bon conteur qu’il est, ne s’encombre pas de détails inutiles, juste le temps de nous faire regretter de ne pas avoir le bonheur de connaître ces lieux enchanteurs… Ainsi, « les gens qui connaissent Chamy et son environnement de forêts de hêtres et d’épineux ne manquent pas de faire une halte le long de la Semois dès que le temps le permet. » (Page 30)

Sans oublier toutefois de situer les lieux à leur juste échelle, toujours avec la pointe d’humour qui caractérise son style: « Le stade de Chamy, comme l’appellent pompeusement les joueurs, ressemble grosso modo à une prairie dont on vient de sortir les vaches, sauf que l’herbe est rasée, qu’il n’y a plus de flattes ( bouses), qu’on a délimité un terrain à la craie et qu’on a posé, à chaque bout, des piquets blancs avec un filet pour recevoir les ballons. » (Page 85)

L’ambiance « village de province » est décrite d’une façon savoureuse qui rappelle celle des films de Pagnol: « Sur la petite place de Chamy ( vous vous souvenez, au bord de la Semois) entre l’église et la maison communale, les braves dames commencent leurs conversations par « vous avez appris? » et commentent avec force gestes et roulement d’yeux le suicide de cet abbé qui était quand même un peu curieux, vous ne trouvez pas…rien que sa façon de marcher… » (Page 209)… »Et que dire de ces superbes villages de pierre aux toits d’ardoises avec une ferme à l’entrée, une autre à la sortie et la douce odeur du crottin dans l’air? » (Page 96)

La Semois

Pour conclure, je dirais que 2401 réunit dans ses 448 pages tous les ingrédients qui constituent non pas les bons, mais les excellents thrillers, car tout ici est à sa place: pas de fausse note, pas de fioritures, pas de descriptions inutiles. Le lecteur en a pour son argent, et pas une seconde ne s’ennuie. Au moment où il ouvre la première page, il met non pas le doigt mais tout le bras dans l’engrenage, et fébrilement tourne, tourne les pages jusqu’à la dernière…Au point de se dire: « Vivement la suite »!!!

Petite citation pour vous mettre définitivement l’eau à la bouche: « Cette histoire est pourrie, pleine de dangers incertains, comme s’il avançait dans le noir, les bras tendus pour ne pas se heurter à Dieu sait quoi… » (Page 115).

En cliquant sur ce lien, vous pourrez lire une interview exclusive de l’auteur:

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/10/19/interview-de-bob-boutique-auteur-de-2401-et-chaos/#more-24014

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Cathie Louvet en invité du Blog Aloys pour le premier tome de sa saga "DE GLACE ET DE FEU"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

DE GLACE ET DE FEU...

 

« De Glace et de Feu » est un roman « poupées russes ». Il raconte l'histoire d'un clan danois mené par un viking notoire, histoire imbriquée dans l'histoire du royaume danois et, d'une manière générale, dans celle de la « diaspora » des peuples scandinaves, elle-même emboîtée dans l'histoire de l'empire carolingien au moment de son délitement, après la mort de Charlemagne. Les destins des uns et des autres, hommes obscurs ou personnages historiques, s'entremêlent au gré des luttes pour le pouvoir, la gloire, la richesse, la puissance...l'amour bien sûr . Jusqu'au moment où la colère divine s'abat sur les mortels !

Thorkell, qui a rejoint l'armée du roi Godfred en guerre contre les Francs dont l'avancée inexorable vers le nord menace le territoire, meurt au combat, contraignant sa famille à s'exiler à Skye.

Tout comme l'assassinat du charismatique roi danois plonge son royaume, pour de longues années, dans l'anarchie. Qui, des trois prétendants au trône, parviendra à prendre le pouvoir sur un peuple farouchement épris de sa liberté ?

Idem chez les princes carolingiens : le remariage tardif de Louis Ier avec une jeune aristocrate et la naissance du petit Charles en 823, sonne le glas de l'équilibre instauré par l'Ordinatio Imperii en 817 . Dès lors, les passions se déchaînent, emportant sur leur passage piété filiale, amour fraternel, respect des préceptes chrétiens. Contexte particulièrement propice à tous ceux, aventuriers,ou princes ambitieux, désireux de se tailler la part du lion sur les ruines pas encore fumantes de l'empire fondé par Charlemagne ; à l'image du noble breton Nominoé, puis de son fils Erispoé qui, à force de ténacité et de courage, fondèrent le premier royaume breton.

« De Glace et de Feu » donne de la civilisation des Vikings un aperçu loin de l'imagerie traditionnelle qui les dépeint comme des Barbares sanguinaires sans foi ni loi, ce qui supposerait qu'ils sont différents des Francs qui ont fondé leur empire aux dépens des autres peuples, des Celtes envahisseurs de la Bretagne insulaire et de l'Irlande. Bien loin des clichés issus des récits des moines, le lecteur découvrira des hommes opportunistes, certes, mais intelligents, épris de liberté, capables d'aller au bout de leurs ambitions, au bout d'eux-mêmes.

« De Glace et de Feu » propose au lecteur un voyage dans le temps qui associe les ingrédients romanesques les plus divers : aventures rocambolesques, batailles, intrigues politiques, complots, meurtres, mais aussi l'amitié, l'amour, la foi, le courage, la solidarité, l'accomplissement de destins exceptionnels, qu'ils soient fictifs ou réels, la croyance que la chance sourit aux audacieux, que la renommée appartient aux meneurs, aux décideurs, plutôt qu'aux suiveurs.

 

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR :

 

après des études de Lettres Modernes et l'obtention d'une Licence Français Langue Étrangère, j'ai enseigné plusieurs années le français et l'histoire géographie en collège et en lycée professionnel.

Je continue à donner des cours de français particuliers à des collégiens, lycéens mais aussi à des adultes, parfois étrangers.

J'ai toujours été passionnée par la littérature et la recherche historique. Mais je ne me contente pas de la poussière des rayonnages ; j'aime également partager, transmettre un savoir et, surtout, communiquer avec les gens, échanger...Raconter des histoires réelles ou fictives, évoquer des destins extraordinaires ou romanesques.

Je vis actuellement en Bretagne.

 

 

EXTRAIT DU PREMIER TOME :

 

 

Prologue :

 

Après les invasions barbares et la chute de Rome, le chaos régnait en Europe. Mais des ruines encore fumantes d'un monde romain appartenant désormais au passé, si glorieux fut-il, émergea peu à peu un ordre nouveau : celui des peuples dits «  barbares » , des païens sans foi ni loi, vivant en tribus ou en clans, batailleurs, querelleurs et brouillons, mais animés d'une formidable énergie vitale, plus vivifiante que les miasmes putrides exhalés par les marbres et les colonnes des palais corrompus des derniers empereurs, énergie qui les poussait à aller de l'avant, encore et toujours, sans regarder derrière soi, sans s'encombrer d'inutiles principes moraux, ne croyant qu'en leurs dieux faits à leur image, ne faisant confiance qu'à leur force physique et à leurs armes, s'adonnant à la guerre avec la même fougue qu'ils mettaient à boire, manger ou faire l'amour. Ils profitaient de chaque étincelle de vie irradiant par toutes les fibres de leur être...

Les Scandinaves étaient de ceux-là, mais ils étaient nés dans des contrées au sol ingrat et chiche, exigeant beaucoup d'efforts pour peu de rendement. L'agriculture, l'élevage et la pêche permettaient tout juste de survivre dans un monde au climat rude, aux terres cernées par l'élément liquide. Les Hommes du Nord, entreprenants, courageux et très résistants comprirent alors que la mer, qui semblait être leur prison, constituait en réalité leur seul salut. Ils conçurent des bateaux très ingénieux, barques à fond plat extrêmement maniables et légères, qui pouvaient être roulées sur des rondins ou portées afin de contourner n'importe quel obstacle ou pour couvrir une petite distance séparant deux cours d'eau. Depuis de nombreuses générations, ils pratiquaient le cabotage le long de leurs côtes déchiquetées, ainsi que le long des côtes germaniques et franques. Avec de tels navires, capables d'apprivoiser les colères et les caprices de la mer, ils partirent à la découverte du monde extérieur. Fins observateurs, ils comprirent très vite que le commerce était la clef d'accès à des richesses qu'ils n'auraient jamais soupçonnées. C'est en remontant les fleuves du grand continent européen qu'ils atteignirent Constantinople. La grande cité les éblouit par l'opulence de ses palais et de ses marchés, par la diversité et l'animation de ses rues cosmopolites. Certes, ils se retrouvaient bien loin de leurs contrées brumeuses et froides mais ils étaient hardis, aventureux, pleins de courage et surtout bien organisés.

Alors, ils fondèrent des comptoirs sur les rives de la Mer Baltique mais aussi dans les lointains territoires qu'ils sillonnaient. Grâce à leurs propres itinéraires maritimes et fluviaux, ils créèrent des réseaux de correspondants qui écoulaient leurs marchandises déjà très prisées : fourrures, peaux, ivoire de morse, ambre, vadmal, tissu de bure de très grande qualité, qu'ils troquaient contre des meules à bras rhénanes, des pierres à aiguiser et surtout du vin.

A cette époque, il n'était pas rare de voir de jeunes scandinaves partir commercer pendant plusieurs années sans éprouver aucune difficulté d'adaptation, pouvant faire indifféremment escale dans des pays aussi divers que la Perse, la Grèce, l'Italie, les Gaules, la Germanie. Quelques années plus tard, ils rentraient chez eux enrichis et endurcis par le dur métier de marchand itinérant, loin d'être une occupation de tout repos. Il fallait savoir se battre pour se défendre contre d'éventuels prédateurs, savoir protéger son navire, ses marchandises et ses bénéfices, raison pour laquelle ils se groupaient souvent en « guildes » afin de partager les frais et les risques. C'est ainsi qu'ils apprirent à connaître les coutumes des cités européennes. Ils furent rapidement capables d'en appréhender les ressources matérielles et financières. Ils comprirent que ces dernières étaient généralement concentrées dans les principaux centres urbains et religieux, ces derniers souvent isolés et laissés sans moyens de défense.

C'est dans ce monde en pleine effervescence que naquirent les générations d'hommes et de femmes dont nous allons évoquer les destinées souvent extraordinaires, parfois insolites mais jamais monotones.

 

Cathie LOUVET

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Isabelle Fable a lu "Chaos", le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 
 
Bob Boutique, Chaos, roman, éd. Chloé des Lys

 

Bob Boutique – Chaos – Ed. Chloé des Lys – 492 pages – 20 €

Un thriller au titre décoiffant, où l’on retrouve le commissaire Johan Verdriet et son adjointe Lieve Moed, les protagonistes de son roman précédent, 2401, sans qu’il y ait de suite logique entre les deux œuvres. C’est une tout autre enquête à laquelle vont s’atteler les deux membres de la KMAR (Koninklijke Marechaussee, Gendarmerie nationale des Pays-Bas.). L’affaire commence par un banal vol de tableau au Rijksmuseum,  tableau sans grande valeur, dont le vol sert en fait à masquer un autre vol, d’objets autrement plus intéressants. Et l’affaire va prendre une tout autre tournure, justifiant qu’on fasse appel au service anti-terrorisme.

Et voilà le lecteur embarqué pour un long périple qui, de rebondissement en rebondissement, le mènera en divers points de la planète, lui fera rencontrer Rita Van Hemelrijk, ministre de l’intérieur, des responsables ou restaurateurs d’œuvres d’art, mais aussi des gens impliqués dans la lutte contre le terrorisme car les objets dérobés ont une immense valeur symbolique pour des millions de gens et pourraient remettre en cause bien des choses. Il faut savoir qui les a volés et pourquoi il les a volés, ce qu’il veut en faire – les vendre, bien sûr, mais à qui ? Et que veut-il faire de cet argent, quel est cet événement de très grande violence que le Mossad sait devoir se produire avant la fin du mois de septembre et qu’il faudra contrer, sous peine de voir le monde plonger dans le chaos ?

On en vient à savoir que le voleur, Yahia, est un yéménite houthis, musulman mais pas le genre à se faire sauter en martyr. Très dangereux néanmoins et ne reculant devant rien pour accomplir son projet. L’enquête mènera le commissaire au Yémen, où il courra mille dangers pour accomplir sa mission… et où le rejoindra plus tard sa fidèle Lieve. Après bien des tribulations et des surprises pas toujours agréables, ils y arriveront mais Yahia n’a peut-être pas dit son dernier mot. Car, reprenez votre souffle, amis lecteurs, Bob nous promet une suite après le mot FIN… !

Peut-être retrouverons-nous Yahia ? Et c’est un homme qui ne plaisante pas, Yahia. Il coupe un doigt ou deux pour inciter les gens à collaborer et il promet la mort aux enquêteurs qui approcheraient de la solution. Mais les enquêteurs ont plus d’un tour dans leur sac et ne se laissent pas démonter si facilement.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bob connaît son affaire, il a le sens du récit bien construit, bien mené et une maîtrise aiguë du suspense, avec une montée en puissance qui nous tient en haleine à nous couper le souffle. C’est bien ce qu’on demande à un thriller. D’autre part, la préparation a été minutieuse, tout est détaillé et de nombreuses notes en bas de pages précisent systématiquement ce qui pourrait paraître obscur à un lecteur moins averti. Le récit colle à l’actualité, avec quelques gadgets un peu plus science-fiction, mais pourquoi pas. Peut-être l’auteur se laisse-t-il emporter par l’imagination quand il propose des choses moins vraisemblables. Comme une femme enfermée dans une caisse en bois accolée à une paroi métallique et coincée sous une autre caisse bourrée d’explosifs, qui arrive à s’en extirper. En se faufilant par le côté dans un espace qui « ne dépasse pas dix centimètres » ? Impossible. À moins qu’elle n’attaque (au couteau) la caisse du dessus, sans faire sauter ni faire tomber les explosifs (dont chacun pèse quinze à vingt kilos), les entrepose dans la caisse où elle se trouve, où « l’espace est juste assez vaste pour se tenir assis, la tête légèrement inclinée ». On a du mal à y croire. Mais Bob Boutique y met tellement de conviction qu’on passe outre (la foi transporte les montagnes !) et qu’on reprend bien vite le fil de l’histoire, pour savoir ce qui va arriver dans ce roman palpitant, aux ingrédients savamment distribués, où l’on n’hésite pas à secouer la poussière des dogmes établis et à remettre en cause les certitudes des croyants de tout bord.

A lire, sans hésitation. On passe sur les (petites) imperfections – la perfection n’est pas de ce monde, pas plus que les certitudes en matière de foi – pour se laisser prendre au jeu de l’enquête minutieuse et dangereuse à laquelle se livrent nos deux héros et à leur jeu d’amour cache-cache qui se poursuit dans ce deuxième roman…

Isabelle Fable

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Yannick Provost a chroniqué mon thriller SF "HX13" sur Nigrafoliablog et sur Zonelivre.fr

Publié le par christine brunet /aloys

 

https://nigrafoliablog.wordpress.com/2017/10/12/hx13-brunet/

 

 

Habituée des polars & thrillers, Christine Brunet est une auteure que je ne connaissais pas. Elle signe ici un nouveau roman qui allie thriller & SF. Pour être franc c’est ce point qui m’a attiré. Voir comment un auteur peut se sortir d’un tel guêpier. L’exercice étant de mon point de vue, à risque.

Warning !! J’ai lu HX13 sans le contexte préalable, l’historique trimballée par les personnages – ils existaient pour les plus emblématiques d’entre eux dans certains romans précédents. Ma chronique est par conséquent le reflet d’une lecture d’un roman hors du commun et en aucun cas, elle s’inscrit dans la continuité des aventures de ses personnages récurrents.

Cela étant dit, entrons dans le vif du sujet. C. Brunet donne le rôle principal de son roman à une femme. En l’occurrence, Axelle de Montfermy. C’est donc sous cet angle que j’ai suivi les extraordinaires et dangereuses aventures d’Axelle qui n’a pas été sans me rappeler ma jeunesse avec Bob Morane et ses voyages spatio-temporels. On a les références que l’on peut. Moi, j’ai grandi, entre autre, avec Henri Vernes.

  • Avantage à la sensibilité sans pour autant être fleur bleue. Ces femmes, Axelle et Gwen ont leurs failles et sont aptes à de nombreux excès. Cela confère au roman un côté psychologique agréable.

Le pitch d’HX13 est presque simple. Des morceaux de membres appartenant à de sombres porte-flingues sont découverts dans la région Marseillaise. Les cadavres s’empilent. Axelle, à la tête de SIRC, entité de police spécialisée dans les affaires délicates, est chargée de l’enquête alors même que le SIRC va être démantelé pour passer sous la coupe de Sheridan. Axelle va mal (suite à un épisode précédent). Une nano puce HX, lui est implantée dans le c’est le gage de sa survie. Mais la technologie relève du pari. Ajoutez à cela, un projet ultra secret de voyage spatial et me voilà fin prêt pour le grand saut et le mélange des genres.

Sans avoir lu les romans précédents, la relation entre les personnages se fait. Christine n’oublie pas d’insérer les éléments nécessaires à leur compréhension pour le quidam. Heureusement car ils sont souvent atypiques et leurs rapports souvent sous-tendus par leurs passés.

  • Moralité HX13 se lit très bien de manière isolée.

Coté personnages, ils sont typés sans être caricaturaux.

Axelle : femme forte pourtant pétrie de doute

Gwen : médecin légiste atypique et décalée

Signac: collègue de Gwen qu’il déteste, lui attribuant le suicide de son frère

Sheridan l’Irlandais : le XX qui tente de recoller les morceaux d’une rupture consommée avec Axelle

Nicolas : le fils prodigue hors norme

Mais revenons à mon intérêt primaire. Il s’agit de la forme. Opérer un switch entre thriller et SF est hardi. Si j’ose un parallèle cinématographique, j’y vois un rapprochement avec un District 9 dans la forme et Cloud Atlas des sœurs (et oui) Wachowski pour ce qui est de la balade. Le lecteur peut s’y perdre. Si on entre dans HX13 par la technologie, on ne verse pas dans une resucée d’Existenz de Cronenberg. Pour certains c’est une bonne nouvelle.

  • Savoir doser est essentiel. C’est bien le cas ici.

Attention. Ce roman dual genre nécessite de la part du lecteur une ouverture d’esprit. Il doit avant tout accepter de perdre ses habitudes et se laisser promener dans un univers novateur, moins logique.

Ce qu’il perd en réalité doit être équilibré par une dissemblance variée et  riche. Mélanger polar et SF n’est pas nouveau. La SF nécessite de poser un univers, elle demande du talent pour paraître crédible et emporter son lecteur. Sur ce point Christine Brunet s’en sort bien. Elle met en œuvre le thème le plus classique de la SF, le voyage spatial. Elle évite des écueils où elle aurait pu se perdre. Elle s’attache à enrichir le champ des possibles du thriller en l’élargissant à travers cette fameuse puce HX13.

  • Le lecteur peut-être par moment déboussolé.

Pour ce qui est de la face thriller, les scènes d’action et de suspense sont joyeusement emballées. Les intrigues sont solidement bâties. L’auteure joue avec le lecteur. Pas à redire sur le sujet, madame maitrise.

  • Pris indépendamment le traitement des deux genres est juste. (un bémol personnel, la rupture entre les deux genres fut assez tranchée, mais aurait-on pu faire autrement ?)
  • Passés au mixer, l’alchimie se révèle être un bon divertissement

Côté style, c’est vif et agréable. On ne tergiverse pas.

A mon sens, HX13 était un véritable pari pour Christine brunet qui a dû secouer son univers et sortir des sentiers battus. Restait à savoir si le lecteur allait tenir. Fait est que oui, ce roman atypique se révèle un bon moment de lecture.

 

 

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