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Isabelle Grenez présente son roman "Le retour"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Née à Bruxelles en 1963, licenciée en droit, active dans le monde des assurances, mariée et mère de deux filles, Isabelle Grenez a toujours eu envie d’écrire. Elle a fait le pas aux portes de la cinquantaine, la femme prenant ainsi sa revanche sur l’adolescente qui n’aimait pas lire. Désir d’écrire, besoin d’écrire, d’inventer des histoires et de susciter des émotions ; au cœur de ses préoccupations, l’être humain et sa complexité. 

Auteure de romans et de nouvelles - Membre de l’Auberge littéraire ASBL à Waterloo.

 

RÉSUMÉ

 

Au cœur de cette histoire, deux sœurs que la vie a séparées. Deux sœurs très différentes l’une de l’autre. Olivia, artiste dans l’âme, a fui sa famille (en 1987) alors qu’elle avait à peine atteint l’âge de la majorité (21 ans à l’époque), pour aller vivre à Caracas (Venezuela). Ségolène, plus terre à terre, est restée à Bruxelles et a repris la pharmacie de ses parents. Depuis vingt-cinq ans (l’histoire se déroule en 2012), elles ont rompu tout contact et voici que Ségolène reçoit une lettre d’Olivia. Très perturbée, elle la lit, entrecoupant sa lecture de souvenirs et de réflexions. S’instaure ainsi entre les deux sœurs, une sorte de dialogue à distance. Dans sa lettre, Olivia explique pourquoi elle est partie comme une voleuse et n’est jamais revenue (drame familial), raconte ce qu’elle a vécu pendant ces vingt-cinq années, ce qu’elle est devenue (elle n’est pas devenue artiste peintre, mais enseigne dans une école sise dans les barrios de Caracas et a fondé un orphelinat) et pour finir, annonce son retour (son attachement à ses racines est matérialisé par un saule pleureur). Ségolène qui dans un premier temps refuse d’accueillir Olivia, se fait peu à peu à l’idée de la revoir et finalement, se surprend à l’attendre avec impatience. Olivia revient, mais les retrouvailles ne se passent pas du tout comme prévu ou espéré.

Ce retour va rapprocher Ségolène de sa sœur, bouleverser sa vie et l’amener à se remettre en question (elle a alors 44 - 45 ans). Au-delà de la mise en scène d’une relation complexe, nourrie de sentiments contradictoires, ce roman nous rappelle que notre personnalité est plurielle, que le destin n’existe pas et que notre vie est conditionnée autant par nos choix que par le hasard.

 

 

Extrait :

« L’avion a atterri. Je laisse mon magazine sur le banc à qui le voudra. Je me presse vers les portes que franchissent des voyageurs de plus en plus nombreux. Les premiers sont asiatiques, mais après de longues minutes, un autre flot de voyageurs fait son apparition. Certains s’expriment en allemand. Mon cœur tressaille. Il y a du monde et je n’ai pas assez de mes deux yeux pour dévisager tous ces inconnus. Nous n’avons pas convenu d’un signe distinctif. La reconnaîtrai-je ? J’essaye d’imaginer l’Olivia qui va passer la porte d’un moment à l’autre, flanquée d’un certain Simón dont j’ignore tout sinon qu’il joue de la harpe. Ça ressemble à quoi, un harpiste, quand il n’a pas son instrument ? Je les cherche du regard. Un couple arrive, scrute le comité d’accueil. Je regarde la femme. De longs cheveux sombres flottent sur ses épaules. Peut-être ses mèches brunes cachent-elles son oreille mutilée ? Olivia m’a prévenue, je ne dois pas me saisir. La femme plonge ses yeux marron dans les miens. Olivia ? C’est possible… pas sûr. Elle me regarde avec insistance. L’homme aussi me fixe. J’ai beau examiner les traits de sa compagne, je ne reconnais pas ma sœur. Ce peut-il qu’elle ait changé à ce point ? Et moi, suis-je si différente ? Le doute se lit sur son visage. Soudain, la femme fait un large sourire et tombe dans les bras d’une longue perche blonde qui surgit derrière moi et la presse contre elle de toutes ses forces. L’homme les observe, attendri. Je ne les intéresse plus. Le nombre des voyageurs s’amenuise progressivement. Olivia était-elle dans la queue de l’avion ? A-t-elle dû attendre sa valise ? Un homme passe la porte. Il a le type indien, porte un sac noir en bandoulière et tire une petite valise à roulettes. Il balaye le hall du regard et m’observe attentivement. Je ne l’ai jamais vu. Il avance  lentement dans ma direction. »

Publié dans présentations

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Albert Niko nous propose de courts poèmes...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Pour Vincent

 

Je garde cette chaise devant moi comme quelque chose qui ne fume ni ne sourit, et chance lui est pareillement donnée d’égarer mon visage une fois que je serai parti. Je ne pourrais pas peindre.

J’ai vu assez de natures mortes comme ça.

Tout ce qu’ils ont fait de leur vie s’étale sous mes yeux.

Ces mots flottent entre nous, comme une mouche indécise.

 

*

Un nouveau jour

 

Pour ces heures lasses où croire est ce nouveau jour par la fenêtre, je descendrai un moment mon miroir le temps que le monde saute à l’intérieur, et de retour là-haut je le montrerai à ma fenêtre, et tous deux riront bien ensemble.

 

*

Le commerce de l’ombre

 

Je suis entré et j’ai traversé le magasin jusqu’au fond, où j’ai laissé l’ombre prendre mes mesures.

J’ai payé ce qu’il me coûtait en lumière, et l’ombre m’a tendu trente nouvelles années.

C’était des standard.

Je suis ressorti et j’ai commencé à mordre dedans.

Elles étaient à point.

 

*

Fleurs d’un jour

 

Ils rentrent tous deux de leur petit tour, les yeux pleins de ces sourires qu’ils ont reçus en chemin.

Chacun retire les yeux de l’autre et les dépose dans un vase avec un fond d’eau au centre de la table.

Avant de prendre place autour.

 

 

Albert Niko

Publié dans Poésie

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Michaël Zoïna nous présente son nouveau recueil "Plus que des mots"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Michaël Zoïna est né en 1972 d'une mère flamande et d'un père italien. Enfant, ses deux grandes passions sont le football et la lecture. A l'adolescence, son goût pour la musique remplace celui pour le ballon rond. A la même époque, il devient animateur de groupes de jeunes.

Actuellement il vit à Tournai, enseigne les mathématiques et suit des cours de piano et de déclamation au Conservatoire.
Ses ouvrages (« A la lisière des nébuleuses », « Derrière le silence », « Sans détour », « Du feu et de la nuit » et « Plus que des mots ») sont publiés par Chloé des Lys.

 

Résumé

Plus que des mots est une suite d’humeurs et d’histoires vécues, inventées ou rapportées par d’autres. C’est une trentaine de textes aux climats variés : violence, humour, noirceur et tendresse s’y côtoient.

 

Extrait

Elles se font face, séparées par une bande de bitume, et attendent le moment de traverser. L’une porte des lunettes, l’autre pas. Les cheveux courts et teints de la première encadrent un visage ridé. Ceux de l’adolescente sont naturellement marron et lui tombent jusqu’à la taille. Elles sont toutes les deux immobiles. Mais leurs corps parlent. D’un côté, la jeune fille qui respire l’impatience à plein nez, la soif de se jeter dans la vie, la chance de penser que le meilleur est à venir. De l’autre, la petite dame et son visage grave, ses yeux qui disent qu’on ne peut plus rebâtir ce que la vie a détruit. Elles se font face, chacune sur son trottoir, et plus d’un demi-siècle les sépare.      

Publié dans présentations

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Bernadette Gérard-Vroman nous présente son recueil de poésies "Sérénade à la Vie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Auteur : Bernadette Gérard-Vroman

Titre : Sérénade à la vie

Genre : Poésie

 

 

 

Biographie :

 

Bernadette Gérard-Vroman a jeté l’ancre en terre poésie en 2010.  Sans cesse encouragée par ses pairs, l’auteur a une soif d’apprendre insatiable, sur ce chemin où les frissons d’âme s’évaporent du plaisir d’écrire. 

Originaire de Belgique, elle aime s’enraciner à la montagne, où, pour rattraper ses rêves d’enfant, elle s’identifie à l’edelweiss.

 

 

 

Œuvres du même auteur :

 

  • Aux tréfonds de mon âme, poésie, 2015
  • Parfums d’outre-terre (couronne de sonnets collective), 2015
  • Sérénade à la vie, début 2018

 

Résumé :

 

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues : la vie et la mort. 

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu’elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l’amour, incontournable. 

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l’amour et la paix vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l’edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

« Je me terre au pied d’un hêtre

Et nos deux êtres entrent en fusion ;

Il m’offre la sérénité,

À l’abri du froid.

Je vois les mots férus, frivoles,

Poursuivre leur chemin

Et se frayer un passage

Sur les pavés de mon existence.

Ils fredonnent un refrain

Parsemé de fous-rires,

Une farandole se forme,

Ils s’envolent dans un frou-frou de plumes. 

 

 

 

Je les retiens, les serre une dernière fois encore

Contre moi, en sors quelques-uns de mes poches.

Est-ce le sort ?

Ils m’ensorcellent, dans un jeu de séduction

Et recèlent un mystère… lequel ?»

Publié dans présentations

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Mal Addiction, le nouveau roman de Gwenn-Aël

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

 

L’esprit de vengeance – Editions Chloé des lys – 2006

Souviens-toi - Editions Chloé des lys – 2007

La brèche du diable - Editions Chloé des lys – 2011

Wendigo – Les prédateurs de la nuit – Editions Juste Pour Lire – 2013

Ahriman – Editions Lune Ecarlate - 2017

 

 

Résumé (4è couv) :

Forêt Noire. Allemagne. Perdu au cœur des bois, le village de Berka sombre dans l’oubli depuis la fermeture de ses thermes. La rumeur d’un être maléfique rôdant dans le massif a conduit les curistes à abandonner le site.

 

Disparitions de randonneurs, cadavres mutilés… Que se passe-t-il réellement dans ce lieu autrefois si prisé ?

 

Il faudra remonter le cours du temps pour comprendre les origines d’un drame qui s’est noué quelques siècles plus tôt, là-bas, dans ce petit village si paisible pourtant…

Mais attention, bien mal avisé qui se fiera aux apparences…

 

 

Extrait :

L’homme était parti chasser sans savoir qu’il aurait ce jour-là, rendez-vous avec son tragique destin. Huard était un homme très grand, un mètre quatre-vingt-dix pour plus de cent kilos. Le rapport mentionnait qu’il pratiquait la chasse depuis plusieurs années et était retraité de la légion. Un homme expérimenté, surentraîné.

Helena inspecta chaque cliché de la scène. La victime était allongée sur le dos, les bras en croix, le visage relevé vers le ciel. Ses yeux étaient grands ouverts et contemplaient l’éternité qui s’érigeait au-dessus de lui. L’expression de son visage s’était figée sur une souffrance mêlée à une très grande surprise. Le fusil reposait à plusieurs mètres de lui. Helena se représenta la scène : Bertrand Huard arpentant les bois en quête de gibier, en chasseur expert et averti…

 

Il avance doucement, fusil armé, à l’affût. Il ne fait pas de bruit, il écoute. La forêt est silencieuse. Soudain, un bruit derrière lui. Il se retourne, braque le fusil. C’est alors que l’assaillant se jette sur lui. Pris par surprise, Bertrand Huard n’a pas le temps de réaliser ce qui lui arrive. L’individu a été plus rapide que lui. L’agresseur lui assène un violent coup dans le bras ; le fusil est projeté à plusieurs mètres. Un coup part, accidentel. La balle sera retrouvée dans le tronc d’un arbre à plus de cinq mètres de hauteur. Bertrand perd l’équilibre, se retrouve dos contre terre, étouffé par le poids de son agresseur. L’homme, en combattant aguerri, réagit immédiatement. Il lutte, se défend. Ses mains témoignent d’un combat violent. Ses doigts sont déchiquetés comme s’ils avaient été mordus.

Il donne des coups, se débat, mais son adversaire est plus fort que lui. Bertrand n’arrive pas à se relever. Son visage est griffé à plusieurs endroits, ses bras également. Quelle est la carrure de l’être qui arrive à maintenir un homme tel que Huard au sol ? Il est terrifié… il hurle. Mais il est seul. De quoi peut bien avoir peur un homme comme lui ? Cette peur qui se figera sur son visage jusque dans la mort…

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"L'homme en noir", une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

L'HOMME EN NOIR


 

C'est un petit homme maigre habillé d'un costume noir et d'une chemise blanche. Sa seule fantaisie vestimentaire ce sont les petits pois multicolores qui décorent sa cravate noire. Cheveux noirs, fine moustache noire impeccablement taillée, monture de lunettes noire, chapeau noir, mocassins noirs fort bien cirés, il parcourt la ville d'un pas rapide. Nul ne sait où il habite. Mais chacun sait où il va le plus souvent. Il se rend chez le bourgmestre, chez l'évêque, chez le gouverneur, chez des hommes politiques de tous bords et chez le directeur du centre culturel. Bref, il rend visite à des personnalités chez lesquelles il reste généralement moins de deux heures !
 

Les gens se demandent qui il est, ce qu'il fait. Certains émettent des hypothèses… Pour les uns c'est un financier de l'ombre, pour les autres, un détective privé qui vient rendre des comptes, pour d'autres encore, un parent ou un ami de jeunesse, vous savez il y a parfois de ces coïncidences ! Pour quelques-uns encore, c'est peut-être le diable.
 

Maria fait le ménage chez le bourgmestre et chez l'évêque. Elle, elle espère un jour savoir de quoi il retourne. Elle s'en vante même auprès de ses voisins : "Je saurai, je saurai… Les murs ont parfois des oreilles." Malheureusement, l'opportunité de le croiser chez ses patrons ne se présente pas de sitôt. Alors Maria patiente. À un moment ou l'autre, elle en est certaine, le sort lui sera plus favorable.
 

Un jour, le petit homme vêtu de noir se présente chez le bourgmestre qui, hélas, s'est absenté pour une urgence.
 

"Attendez là ! Mon mari sera de retour dans une petite demi-heure", annonce l'épouse ! Là, c'est le salon. Après avoir nettoyé le hall, Maria se hasarde dans le salon. "Excusez-moi Monsieur, des bibelots et des meubles à épousseter."
 

L'homme est plongé dans une revue, mais cela n'empêche pas Maria de tenter d'amorcer une conversation :
 

"Beau temps n'est-ce pas, Monsieur !"
 

"En effet…"
 

"Vous devez avoir beaucoup de travail en cette saison ?"
 

"Il n'y a pas de morte saison…"
 

"C'est comme moi ça. Mais vous c'est quand même différent…"
 

"Disons ça comme ça…"
 

"C'est quoi au juste votre boulot ?"

 

"Un peu de tout…"
 

"C'est comme moi aussi ça. Mais laver les vitres ça me semble le plus exigeant… Et pour vous le plus exigeant, c'est quoi ?"
 

"Cela dépend…"
 

Des réponses floues le bonhomme en donne tant et plus. Lorsque le bourgmestre est de retour, la curiosité de Maria est loin d'être satisfaite. C'est on ne peut plus frustrant ! Elle se dit qu'elle aurait dû y aller plus franchement. Demander au bonhomme s'il voulait bien l'aider. Quels genres de clients il préférait ou depuis quand et à quelle occasion, il avait connu Monsieur le Bourgmestre ?


 

Et le temps passe. Et la curiosité de Maria ne s'éteint pas…


 

Un jour, l'évêque lui semble particulièrement enjoué…

 

"Bonjour Maria ! Pas de nettoyage aujourd'hui. Demain, je reçois ma famille pour goûter. Les enfants vont sûrement salir. Alors faites-moi, je vous prie, le fameux gâteau aux noix que vous aviez préparé l'autre jour. Si vous en avez l'occasion faites aussi un cake aux pommes, un autre aux poires et caramel, des galettes, quelques religieuses, des pets de nonne et un délicieux saint-honoré. . Heureusement que vous êtes aussi bonne cuisinière que femme de ménage, Maria ! Une remarque ? Une question ?"
 

"Monseigneur si j'osais… Je vous demanderais… qui est ce petit homme moustachu habillé de noir que vous recevez parfois… Est-ce un de vos parents ?"
 

"Un parent ? Qu'est-ce que vous allez chercher là… C'est un ami, un ami très précieux, précieux comme l'êtes Maria…"
 

"Oui, mais qu'est-ce qu'il fait, Monseigneur ? "

 

"C'est personnel, Maria…"
 

"C'est votre tailleur, n'est-ce pas…"
 

L'évêque se met à rire et s'en va… Maria y voit là une sorte d'acquiescement.

 

Mais un jour le bourgmestre envoie Maria aider le personnel d'entretien du centre culturel en vue de la visite du Ministre et là, Maria y aperçoit le petit homme en noir. Le directeur s'isole avec lui dans son bureau et Maria qui a de bonnes oreilles a pu entendre le petit homme qui disait : "Le bonheur est de laisser chanter la vie à travers les arts…" et le directeur répéter après lui "Le bonheur est de laisser chanter la vie à travers les arts…". Puis de nouveau le petit homme qui intervenait : "Plus posément, Monsieur. Pensez à bien respirer, à bien articuler. Soyez plus détendu. Encore une fois…"


 

D'un coup, Maria sut… Et les sermons ampoulés de Monseigneur, les discours passionnés du bourgmestre n'eurent plus de secret pour elle !


 

(Conte finaliste au concours de contes de Surice en 2016)


 

Micheline Boland

 

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"Le Feu", une nouvelle signée Louis Delville

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

LE FEU


 

Connaissez-vous Rouen ? Une superbe ville avec de magnifiques endroits et d'excellents restaurants.


 

Cette année-là, mes pas m'ont mené vers les bords de la Seine en direction du Mont-Saint- Michel. Quand je dis mes pas, c'est plutôt ma petite voiture.


 

Quelques heures de route et me voilà face au "Gros-Horloge" et aux rues commerçantes. Il fait un temps splendide et je me promène longuement visitant églises, musées, monuments. Vers quatorze heures, après un bon petit repas, je suis sur la Grand-Place où les touristes déambulent joyeusement. Un banc à l'ombre d'un tilleul m'accueille. Moi, vous savez quand je suis bien, je m'endors et je rêve.


 

Jeanne d'Arc est face à moi. Enchaînée, elle marche vers le bûcher. La foule est silencieuse tant la jeune fille est digne dans sa robe de bure. Le bourreau la ligote sans ménagement, un officier lit l'acte d'accusation. Au fur et à mesure des mots, les spectateurs grondent. Une folle rumeur se propage. Elle va être sauvée par un ange. C'est sûr, Dieu ne la laissera pas mourir !


 

À présent, Jeanne est seule. Elle domine les gens qui prient. On allume une torche et les aide-bourreaux mettent le feu aux quatre coins du bûcher.


 

La fumée se fait plus épaisse, les flammes grandissent. Je sens la chaleur, j'ai le réflexe de me reculer ce qui me réveille.


 

Quel est le sale gamin qui a mis le feu à la poubelle juste à côté de moi ?


 


 

Louis Delville


 

 

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Les secrets de Polichinelle recueille les murmures de Christine Brunet

Publié le par christine brunet /aloys

Il existe dans l'histoire et en littérature des couples célèbres; Antoine et Cléopatre, Bonnie et Clyde, Roméo et Juliette, Paul et Virginie, Tristan et Yseult, Héloïse et Abélard... il n'y avait aucune raison pour qu'Actu-Tv fasse exception... aussi comment pourrait-dissocier Bob de Christine ou Brunet de Boutique ?... Tout ceci en tout bien tout honneur bien entendu... J'ai donc posé quelques questions à Madame Actu-Tv (une interview de Monsieur Actu-Tv est également prévue).


1) Actu-Tv entame sa 8ème année. Tu en es la présentatrice attitrée depuis le début ?
- Non. Je n'ai pas essuyé les plâtres. J'ai dû commencer en 2011 ou début 2012, il me semble...


2) Qu'est-ce qui te plaît dans cette fonction de présentatrice ?
- Ce qui me plaît ? Le dépassement de soi... Je n'aurais jamais cru être capable de présenter une émission : je déteste réciter, lire à haute voix, parler à la cantonade, etc. Mais Bob y a cru, lui... Emission après émission,n il m'a poussée, critiquée, encouragée avec à la fois bienveillance et sévérité. Et aujourd'hui, même si tout n'est pas parfait (mon accent, la voix qui, sans micro, est trop aiguë parce que forcément poussée), l'exercice est plus naturel.


3) Je suppose que tout ne se passe pas toujours "comme sur des roulettes"... As-tu une anecdote amusante à ce sujet ?
- Des anecdotes ? Plein, tu t'en doutes... Je suis une fois partie en colline pour faire une présentation... Une trentaine de km plus tard, je déballe et... pas de batterie à la caméra... Ou encore, la librairie d'une grande enseigne, dont je tairai le nom, avec qui j'avais rendez-vous depuis de longues semaines pour une interview a refusé de la faire en fin de compte parce que le responsable de la communication de l'enseigne le lui interdisait (!)... Je me souviens avoir voulu faire une présentation en extérieur sous des cerisiers partiellement en fleurs envahis par des abeilles : perturbant, tu t'en doutes... Ou encore avoir tenté une présentation en extérieur à Marseille... A la Bonne-Mère, un car de chinois venait d'arriver : attroupement, cris, bousculade... Puis dans le quartier de Saint-Victor pour la Vue sur le Vieux Port... Je bouchais les escaliers avec mon pied de caméra... Sportif avec les passants, j'ai fait la présentation de chez moi... Beaucoup plus calme !


 

4) Entre la présentation et les reportages, tu parviens à sortir des bouquins à un rythme soutenu, quel est ton secret et, d'autre part, "HX13" est ton quantième "bébé" ?
- "HX13" ? Le 9ème. Le secret ? Travail, passion, entêtement... J'en sais rien ! Je crois que quand on s'amuse, tout devient possible.


5) Combien de temps te faut-il pour écrire un livre ?
- Tout dépend de la documentation : entre 3 ans et demi pour "Poker menteur" et 6 mois pour "Non nobis domine". Heureusement, j'ai pas mal de textes déjà écrits qui attendent dans les tiroirs : je dois simplement les remettre à niveau, une réécriture forcément plus rapide qu'une première approche.


6) Quelle est ta quête suprême en matière d'écriture ?
- Ma quête ? En ai-je une ? J'ai de supers lecteurs qui suivent mes élucubrations, qui sont enthousiastes et qui portent mon imaginaire. C'est suffisant : je ne demande rien d'autre.

 

 

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Cathie Louvet a chroniqué "Nid de vipères", le premier thriller de Christine Brunet dans son blog "Legere Imaginare peregrinare"

Publié le par christine brunet /aloys

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/10/18/passion-thriller-nid-de-viperes-christine-brunet/#more-23837

 

 

Le roman:

Nid de Vipères, premier roman de Christine Brunet, est paru en 2010 aux éditions Chloé des Lys, petite maison belge située à Barry. Le récit à la 3e personne bénéficie d’un rythme soutenu, d’une plume souple, efficace et dynamique; aucun temps mort, aucune digression inutile; ça clash, ça bouscule, ça vous emporte dans un  tourbillon sans fin…

 

De nombreux dialogues, souvent savoureux, donnent de la vie au roman, une profondeur supplémentaire. Dès la première page, on est plongé dans une ambiance surréaliste, avec des mots simples et percutants, attisant d’emblée la curiosité du lecteur: « Déjà son rêve s’effaçait comme tous les rêves…Il se concentra sur le souvenir lointain, en vain. Il se rassit et agacé, se prit la tête entre les mains et se laissa aller au désespoir de la perte. Peut-être que quelques verres de whisky… » (Page 1).

Les thèmesNid de Vipères est un roman dense qui met en scène diverses situations communes à tout commissariat de grande ville et aborde de nombreux thèmes tels que la corruption politique, l’appât du gain au mépris de la dignité et de la vie humaines, les failles d’un système judiciaire loin d’être parfait, la misogynie envers les femmes de pouvoir ou assumant de hautes fonctions: « Elle sentait les deux derrière moqueurs et savait qu’ils attendaient la faute ou le faux pas. Cette ambiance l’agaçait sans la mettre vraiment mal à l’aise. » (Page 39).

Mais également des thèmes plus intimistes tels que l’amour, la misère, la déchéance sociale ou physique, ce que chacun fait de sa vie, le pardon, proposant une réelle réflexion à propos des choix que nous faisons, quel est notre rôle sur cette terre, pourquoi et comment tendre vers le meilleur même s’il est plus facile de se laisser glisser vers le bas…

L’intrigue:

Nils Sheridan, en mission d’infiltration qui a mal tourné, parvient à échapper à ses tortionnaires qui l’ont laissé pour mort, et se réfugie clandestinement sur le voilier d’une inconnue, la commissaire Aloys Seigner, qui profite de ses dernières semaines de villégiature avant de gagner Paris où elle doit prendre sa nouvelle affectation et relever le difficile défi de remplacer le commissaire Karmann, considéré comme irremplaçable par ses collaborateurs. « Aloys Seigner arrivait là comme un cheveu sur la soupe…Sans doute trop tendre pour un poste pareil, sans connaissance du milieu et même des procédures du service puisqu’elle venait de la PAF, planquée en Polynésie… » (Page 37).

Après avoir fait la connaissance de son passager clandestin, elle lui fait une proposition surprenante: se faire passer pour son ex-mari dont elle a conservé les papiers d’identité, rentrer ensemble à Paris et l’héberger le temps qu’il trouve un job. Dans un premier temps surpris et se demandant ce que cela cache, dans un monde où rien n’est jamais gratuit, mais pas l’entraide, Nils finit par accepter.

Dans quelle nouvelle galère vient de s’embarquer Aloys alors qu’elle doit faire ses preuves en tant que nouvelle commissaire, que son mari vient de la trahir une fois de trop et que sa santé se détériore? Tandis que sa vie privée prend un tour inattendu, enquêtes et interventions la mèneront sur les traces de tueurs redoutables et de trafics honteux où la vie humaine ne pèse pas plus que le poids d’une plume…

Les personnages:

Tous les personnages de cette histoire sont complexes, avec une psychologie parfois déroutante, je pense notamment à Nils pour qui les complexes et les peurs du passé constituent de lourdes chaînes et font obstacle à un épanouissement personnel et sentimental, ou au commissaire Seigner qui, blessée par de nombreuses déceptions de toutes sortes, ne sait plus exprimer ses sentiments, laissant par là échapper une possible rédemption. Les motivations de chacun d’entre eux sont parfois limpides: l’argent, le pouvoir, la suprématie; d’autres sont moins évidentes, mais pour autant issues de profondeurs insondables: l’amour, la loyauté, le soutien, la confiance…

  • Nils Sheridan: médecin, agent infiltré au M16; environ 30 ans; crâne rasé, yeux bleu gris; voix un peu rauque teintée d’un fort accent anglo-saxon; maigre mais musclé, grand et blond.
  • Meyers: chef de Nils au M16.
  • Aloys Seigner: commissaire divisionnaire; grande et mince, des formes élégantes, chevelure ondulée châtain clair tombant sur les épaules, visage agréable, peur bronzée, grands yeux d’un marron très lumineux, lèvres bien ourlées, métissée, très jolie; caractère bien trempé: « Ma place est où je décide qu’elle doit être, le coupa-t-elle. Et si mes méthodes ne vous conviennent pas, vous savez ce qu’on dit: Les flics sont comme les ministres, ils la bouclent ou ils démissionnent. » (Page 38); issue d’une famille très riche; à la fois femme-enfant, et adulte sérieuse et désabusée; a suivi des cours de criminologie à l’université de Boston, puis a travaillé quelques années dans une unité spéciale du FBI spécialisée dans la lutte contre le grand banditisme.
  • Robert Mangin: médecin légiste.
  • Gilles Karmann: commissaire divisionnaire parti en retraite, prédécesseur d’Aloys.
  • Laurent Bernard: commandant, bras droit d’Aloys; environ 40-45 ans, cheveux teintés de blanc, yeux un peu enfoncés dans les orbites, grand, presque maigre, impression d’être dynamique et clairvoyant, a fait toute sa carrière à la PJ sous les ordres de Karmann.
  • Thomas Marcovici: grand gaillard, chevelure brune coupée en brosse, regard marron très mobile.
  • Didier Benureau: équipier de Bernard; plus petit, la cinquantaine, calvitie bien avancée, dents jaunes des fumeurs; devenu alcoolique après le décès de son fils et le départ de sa femme.
  • Marie Abelanski: lieutenant de police.
  • Karine Villiers: lieutenant de police.
  • Karim Bouajila: lieutenant de police.
  • Daniel Leroux: lieutenant de police.
  • Patrick Brenner: 39 ans, notaire; gamin de l’assistance, élevé par des paysans du Nord de la France; est devenu « un bourgeois hautain et friqué, fringué à la dernière mode ».
  • Carole Brenner: 34 ans, femme de Brenner.
  • Paul Chanteloup: associé de Brenner; 52 ans, divorcé, père de deux enfants.
  • Miriam Leroy (appelée Leroux dans la suite du roman): 41 ans, pas mariée, secrétaire du cabinet de notaires de Brenner et Chanteloup.
  • Antoine Carcérès: né à Alger en 1930, veuf, sans enfant; frère de l’ex-femme de Chanteloup, retraité des postes ou de la SNCF.
  • Nicole Chanteloup: ex-femme de Chanteloup de dix ans sa cadette; ont divorcé à cause des nombreuses infidélités de Nicole; soeur de Carcérès.
  • Marie-Claire Seigner: mère d’Aloys; environ 50 ans; grande et distinguée, très élégante; cheveux mi-long teints en blond, grands yeux verts, petit nez retroussé, peau du visage un peu trop lisse, du charme et de la prestance;  collectionne les amants.
  • Alain Tasma: directeur de la police.
  • Verpillat: préfet de Paris.
  • Rothenberg: chef de cabinet du ministre de l’Intérieur.

Le contexte: 

Afin de donner une réelle crédibilité au roman, la commissaire ne travaille pas exclusivement sur le crime principal de l’histoire, mais conjointement sur différentes affaires criminelles, comme ce serait le cas dans la réalité, surtout que l’action se situe à Paris. Du coup, le lecteur assiste in situ à la vie du commissariat comme s’il lisait une chronique de journal: « A côté de cette affaire, le service ne chômait pas: suicides, meurtres, cambriolages, agressions, disparitions ponctuaient le quotidien sans répit ». (Page 58). Notamment l’intervention lors d’une bagarre de rue particulièrement bien mise en scène mais qui n’a aucun rapport avec l’histoire à proprement parler: « Sa carte à la main, elle dépassa plusieurs policiers à l’abri derrière leur véhicule de service puis s’avança vers le théâtre des faits: deux cadavres gisaient sur l’asphalte dans une mare de sang. A côté, un SAMU, deux ambulances et une camionnette des pompiers, gyrophares allumés. » (Page 70). L’affaire Brenner n’étant qu’un petit supplément…

 

Mon avis:

Pour son premier roman, Christine Brunet a placé la barre très haut: une intrigue complexe où se mêlent éléments de l’enquête principale, les nombreuses autres affaires sur lesquelles la commissaire Seigner et son équiper enquêtent; les fils des différentes trames courent au sein de l’histoire comme des tentacules toujours plus invasives; mais également les vies privées des personnages principaux et les problèmes auxquels ils sont confrontés. De quoi se perdre pour un auteur non averti, ce qui visiblement n’est pas le cas de Christine.

Ne pas oublier l’agent Sheridan et sa mission d’infiltration, certes mise en sourdine pendant les trois quarts du roman, mais qui revient à la fin. Je ne vous en dirai bien entendu pas une syllabe de plus…Force m’est de signaler, dans un souci d’honnêteté et de respect envers l’auteur, de petites erreurs dans les détails, notamment la secrétaire de Chanteloup qui change miraculeusement de nom en cours d’histoire; où le salutaire coup de téléphone du légiste capable de transmettre les résultats d’autopsie de cadavres non encore découverts…

Sa plume est acérée, aussi nette et précise qu’un scalpel bien aiguisé. Elle va au fond des choses, elle triture l’abcès jusqu’à le faire crever et que se répande le liquide purulent qu’il renfermait. Ses personnages sont torturés à souhait, engoncés dans une gangue de sentiments contradictoires, de peurs, de fantasmes aussi. En tout cas, ils posent question à nous pauvres lecteurs embarqués dans cette périlleuse aventure pour notre plus grand bonheur !!!

Citation:

« C’est si facile de se dire qu’on n’est pas coupable, que c’est les autres. Des victimes de la société hein! Normal. Et toi, tu fais quoi pour changer ta galère? Tu tues, tu rackettes, tu casses du flic, tu deales…Pense plutôt aux deux mômes qui sont morts par ta faute et celle de tes copains! » (Pages 73-74).

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Polichinelle, le nouveau personnage actu-tv, interviewe Sylvie Godefroid

Publié le par christine brunet /aloys

 

1) Sylvie, tu es maintenant chroniqueuse sur Actu-Tv... est-ce cette vieille canaille de Bob Boutique qui t'a forcé la main ?


- Bob commence à bien me connaître et a su trouver les mots qu'il fallait ! Il m'a parlé de belgitude, d'auteurs, de culture... il n'en fallait pas moins pour éveiller mon intérêt. Je vais t'avouer que je suis aussi plutôt joueuse et qu'un défi qui m'est lancé trouve rarement lettre morte. L'équipe d'Actu-Tv me paraît dynamique et passionnée... ça me plait de rejoindre une telle équipe. Ceci dit, je n'ai encore qu'une expérience à afficher au compteur de la chronique. Disons que j'ai passé un essai et que Bob semble avoir apprécié. La suite reste à écrire.


2) En quoi consistera ta rubrique ?


- Je pense que "ma rubrique" comme tu l'appelles mettra l'accent sur les auteurs belges. Je porte une telle belgitude qu'elle n'est pas passée inaperçue aux yeux de cette canaille de Bob ! Il serait aussi question d'auteurs belges de la Sabam puisque mon attachement au droit d'auteur et à la Sabam n'est un secret pour personne. Ceci dit, je suis ouverte à toutes les belles propositions ! Pour plus de détails sur la rubrique qui me sera proposée, c'est à Bob qu'il faut s'adresser. Finalement, nous n'en avons pas parlé tant que ça. On s'est lancé !


3) Aurais-tu un scoop relatif à ton entretien avec Jacques Mercier ?


- Pas de scoop en particulier. Un ressenti oui, en effet, Jacques Mercier mérite la réputation qu'il trimbale chez nous. L'homme est agréable, cultivé, passionné et passionnant. J'ai bu ses paroles, j'ai dégusté ses mots. Un grand monsieur ! Un moment complice que je ne suis pas prête à oublier.


4) Depuis "L'anagramme des sens", ta carrière a fait un bond considérable en avant, comment expliques-tu cela ?


- Qui n'avance pas, recule, non ? Je suis heureuse de lire que ma carrière donne l'impression d'un bond considérable en avant. Tant mieux si c'est ainsi qu'on le perçoit. De mon côté, je poursuis ma route tranquillement et c'est vrai que chaque nouveau livre voit augmenter le nombre de lecteurs. Il est donc plutôt question de progression que de bond, de mon point de vue. Mais je ne boude certainement pas mon plaisir quand je suis arrêtée dans la rue par des inconnus pour parler d'un de mes romans ou d'une interview. C'est déstabilisant et très agréable, il faut bien le reconnaître.


5) Tu es en promo pour "Hope"... as-tu déjà un nouveau projet de roman en vue ?


- C'est en gestation. Il est encore un peu tôt pour en parler. D'autant que des exploitations publiques sont prévues pour "La balade des pavés". On repart sur une adaptation au Théâtre Fou Rire à Anderlecht en septembre 2018. J'aurai sans doute un travail d'écriture à faire pour adapter le texte original. Aussi, le prochain roman devra attendre un peu...


Merci Sylvie.

 

Polichinelle

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