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Léo Peiller nous présente son roman "Les petits chiens ne fument pas"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie

 

 

Léo Peiller est né en Savoie en 1975.

 

Il vit actuellement près de Lyon, où il travaille comme serveur dans un restaurant.

 

 

Résumé

 

Le jour où Geoffrey accepte de rendre service à Younès et de jouer pour lui les détectives privés chez une professeur de russe, il ne sait pas vraiment ce qu'il est censé découvrir. C'est ce qu'il était loin de chercher qu'il va trouver, et c'est bien plus que quelques mots de russe qu'il va finir par apprendre.

 

 

Extrait

 

 

Pour faire partie de cette catégorie, je sais que les lâches ont peur de presque tout. Cet aspect de leur personnalité les pousse à mettre en place des stratégies plus ou moins ingénieuses pour traverser la vie sans se rendre trop malades. Mais en y réfléchissant bien, les lâches ne sont pas les seuls à élaborer des moyens de survie qui peuvent paraître saugrenus ou décalés vus de l’extérieur. La vie peut être compliquée pour tout le monde. C’est pour ça que les gens font des tas de trucs pour la supporter : passer cinq heures par jour à faire de la danse classique, aller à la pêche tous les dimanches, dépenser sans compter son temps et son argent pour tuner sa bagnole, fumer du crack, suivre Dany Brillant dans toutes ses tournées… Finalement, ce que je fais n’est pas plus bizarre, et des tas de gens le font. Et entre mes élans d’euphorie et de drame, je me rends bien compte que des tas de petits moments justifient tous les autres.

 

 

Les petits chiens ne fument pas est son premier roman.

Publié dans présentations

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Albert Niko nous propose cinq nouvelles apparitions

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Les fourmis dévalant du quignon de pain que s’octroie le chien

 

***

 

Les klaxons incessants d’un mariage : à mon tour j’aboierais si j’étais chien

 

***

 

Passée l’averse, il commence à pleuvoir sous l’arbre

 

***

 

Le sentier qui part à l’embranchement – ce sentiment

 

***

 

Le chien me regarde quand lui regarde son chien

 

Albert Niko

Publié dans Poésie

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Vincent Knock nous présente son nouveau roman "Courant alternatif"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Présentation du livre

« Je m’inspire de l’adulescence, ce temps bloqué entre l’adolescence et l’âge adulte »

 

Il s’agit de mon second roman, initialement publié en 2010 chez un autre éditeur, juste avant de recevoir un avis favorable de CdL. J’ai récupéré mes droits, ajouter un passage afin de lui donner, cette fois, toutes ses chances. 

Dans ce roman, on suit les vies contrariées de quatre personnages : un surveillant de lycée trop amoureux, une mère larguée qui cache un secret de jeunesse, une rock star habitée qui sort de prison et une adolescente énervée bien décidée à faire la lumière sur l’identité de son géniteur.

Ce livre est celui du basculement, celui qui pousse à la confession. Avant il y avait quelque chose dans la vie des personnages, la promesse d’un avenir balisé, un amour contrarié, l’écriture d’un nouvel album et la célébrité qui va avec, la reconnaissance paternelle. Après, il n’y a plus rien. La fête est finie. Irrémédiablement. Comme l’adolescence qui est le temps où il faut choisir entre vivre où mourir, entre révolte et résignation, les personnages de ce livre aspirent à faire la paix avec leur conscience pour changer d’existence. De ce constat mélancolique naitra pourtant la lumière, interrompant la course illusoire des rêves à jamais disparus, permettant de tourner la page.   

 

 

Quatrième de couverture

Rater sa vie. Ne pas faire les choses à moitié. Être capable d'héroïsme. À défaut d'imagination. Il faudrait pouvoir raconter ces choses-là.

- Un sourire peut-il pousser à commettre  l’irrémédiable ?

- Oui, évidemment.

 

Un surveillant appâté, une mère névrosée, une rock star habitée et une adolescente décidée. Avec ces quatre vies qui se répondent, se correspondent et se mélangent en un singulier kaléidoscope, Courant alternatif évoque les malentendus amoureux qui transforment la vie en un fatal vaudeville, passant de l’enchantement au désenchantement le temps d’un clin d’œil. À la fois comédie noire sur les apparences et portrait satirique de gens aux prises avec leurs propres démons avec en filigrane la présence fantomatique et obsédante d’une jeune fille brune et écorchée, catalyseur de tous les maux.

 

 

Vincent Knock enseigne quelque part près de Lille. Après Le début de rien (éditions Edilivre) et Mâle en patience, Courant alternatif est son deuxième roman, dans une nouvelle édition revue et corrigée, publié par les éditions Chloé des Lys.

 

Extrait :

C’est écrit en haut de la page :

 

Mort du chanteur GONTRAN TONKIN.

 

Florence tourne les pages du journal pour lire la suite de l’article.

 

Grande figure du mouvement rock français du début des années 90, le chanteur du groupe Idées Noires, Gontran Tonkin est mort à l’âge de 39 ans des suites d’un accident de la circulation à Paris la nuit dernière. Le chanteur avait défrayé la chronique en 2001 date à laquelle il avait été condamné à huit ans de prison pour l’homicide de l’ancien mannequin Pamela Burni au cours d’une dispute conjugale. Placé en détention provisoire dès le lendemain. Totalement désespéré par son geste, il avait tenté de se donner la mort en absorbant une grande quantité de médicaments. Il avait reçu de nombreuses menaces de mort et sa résidence secondaire avait été brûlée par des incendiaires. Depuis 2001, il purgeait sa peine dans une prison de la région parisienne. En 2007, il avait obtenu une libération conditionnelle pour son comportement modèle. La mère de la victime, la célèbre actrice Valéria Burni, s’était opposée à cette libération, à plusieurs reprises par voie judiciaire et par voie de presse en envoyant une lettre au journal Le Figaro, dans laquelle elle déplorait « un signal négatif » vis-à-vis des violences faites aux femmes.

Une enquête est en cours pour tenter de retrouver le chauffard, toujours en fuite. Difficile d'en savoir plus à l'heure où nous imprimons ces lignes, les enquêteurs en charge de l'affaire se refusant à la moindre déclaration. Il semblerait, toutefois, qu'un témoin ait été entendu dans les locaux de la police judiciaire peu de temps après l'accident.

 

Florence replie le journal et porte sa main à sa bouche pour lui éviter de se liquéfier sur place. La peur de comprendre anime son ventre de puissants spasmes.

 

Publié dans présentations

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Paul Maakad lit l'un des textes du recueil de poésie "Bouillonnement"

Publié le par christine brunet /aloys

https://youtu.be/PprpxPf5w7c

Paul Maakad lit l'un des textes du recueil de poésie "Bouillonnement"

Publié dans vidéo, Poésie

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"Je ne verrai plus...", un poème signé Alfred Herman

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je ne verrai plus...

 

Je ne verrai plus la Mer du Nord,

Je n'entendrai plus rugir la houle.

Comme ils semblent loin ces petits ports

Sentant bon les frites et les moules.

Ostende larguait depuis ses quais

Ses grosses "malles" vers l'Angleterre,

Ses quais où pendaient les poissons frais,

Son vieux port aux navires de guerre.

 

Blankenberge, aux bateaux de pêcheurs,

Etalait ses marchés populaires.

L'estacade où les flots en fureur

Aspergent le passant solitaire.

 

Zeebruges dorlotait ses voiliers,

La Panne aux tapis de coquillages,

Knokke et ses villas d'éclat princier,

Un vrai paradis pour troisième âge.

 

Partout rugissait la Mer du Nord,

Léchant le sable fin des plages,

Les brise-lames portant pieux morts,

Algues brunes et moules sauvages.

 

Ce plat pays, était-ce le mien?

Non, ses plaines étaient trop flamandes.

Face au lac, je m'en souviens,

Ce soir sur cette terre romande.

 

 

Alfred HERMAN

Publié dans Poésie

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Virginie Vignolo présente son ouvrage "Enfermé(e)s"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Auteure, interprète et metteure en scène

 

 

Née à Nice, Virginie Vignolo est comédienne, auteure, metteure en scène et professeure d’art dramatique.

 

C’est au travers d’un parcours atypique et parfois chaotique, qu’elle est arrivée au théâtre.

Elle est montée sur scène pour la première fois, à la Faculté des Sciences et des Lettres de Nice, dans la langue de Shakespeare.

 

Puis, un changement d’orientation l’a conduite à l’IUT d’information-communication, où elle rencontre le rôle d’Amélie dans « Occupe-toi d’Amélie » de Feydeau. Elle y a aussi interprété Mme de Tourvel dans « Les liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos.

 

Formée aux ateliers TNN-ERAC de Cannes, puis au cours Florent, ainsi qu’à l’Atelier international de Salant et Weaver à Paris, elle joue entre autres, sous la direction de Lilian Llyod ou d’Eric Hénon.

Elle commence également à donner des cours de théâtre et se lance dans la mise en scène.

 

Après plusieurs années de doutes, une reconstruction psychique et un retour dans sa ville natale, elle renoue avec le théâtre. Et surtout, l’écriture s’impose à elle. Pour sa première pièce, elle choisira de raconter l’histoire de deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis dix ans, « Deux filles et des costumes ». Puis une autre suivra, sur les relations hommes/femmes « Les armes sœurs ».

 

La « Compagnie la Folie de nos Envies » voit le jour en Mars 2012. Comme une évidence, l’écriture devient une partie intégrante de sa vie. Un véritable prolongement d’elle-même.

 

« Enfermée(s) » est sa troisième pièce. Certainement la plus intime. Pour cette raison, en plus de l’interpréter, elle décide de la mettre en scène.

 

 

 

 

Résumé :

 

« Enfermée(s) » c’est l’histoire de plusieurs femmes qui vont s’imbriquer et se confondre jusqu’à ne laisser aucune trace, ou si peu…

 

C’est l’histoire de femmes qui ont beau crier mais en vain.

Le son de leurs voix ne nous parvient pas ou si peu.

 

Elles souffrent, se battent, suffoquent, coulent, avec un fracas qui souvent semble laisser indifférents ceux qui les regardent.

 

À travers ce monologue, à quatre voix de femmes, sont mises en exergue leurs souffrances pour qu’enfin résonnent leurs voix et que l’on ne puisse plus faire autrement que de les écouter. 

 

 

 

 

Extrait :

 

…Je m’appelle Alexandra,

Je m’appelle Marina,

Je m’appelle Najet,

Je m’appelle Magdala

Je m’appelle Louisa, Sylvie, Coralie, Sophie, Irma, Kaina, Tatiana, Karine…

Je m’appelle comme vous voulez.

Je suis de ces femmes que l’on voit sans les voir.

Je suis de celles dont le corps et l’âme ne vous touchent plus.

Je suis presque morte et pourtant encore si vivante.

Mon histoire pourrait être la vôtre…

 

Publié dans présentations

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Joël Mespoulède nous présente son ouvrage "Faune sauvage"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

 

Joël Mespoulède est né en 1966. Il vit actuellement dans le Languedoc avec ses deux enfants et sa compagne. Après un polar publié en 1999, quelques nouvelles et une poignée de dramatiques radio, il a collaboré avec la compagnie de l'Abreuvoir sur plusieurs spectacles et revient en littérature avec Faune Sauvage, un récit entre polar et nature writing..

Il travaille aussi pour le label Sirventès au développement de groupes comme la Mal Coiffée et du Bartàs

 

 

Résumé :

 

Faune Sauvage parle de notre relation à la nature et de sa place dans la société des hommes... Nicolas, le narrateur, est photographe professionnel spécialisé dans la photo animalière. Fin connaisseur de la vie sauvage, il traque, dans ses montagnes natales, un vieux mouflon mythique pour en tirer un portrait en forme d'image parfaite. La photo une fois faite devient un emblème pour ce territoire perdu au point de déclencher colère et convoitise. D'aucuns se lancent à la poursuite de l'animal. Pas question pour Nicolas de voir « son » mouflon finir en trophée. Il se lance à son tour dans la chasse cependant que la nature observe, ni bonne ni cruelle, juste indifférente au drame qu'il concerne les hommes ou les animaux. Nicolas évitera la chute grâce à l'amour et à une promesse d'enfant, car ce sont là aussi des liens très anciens avec notre nature d'humains, quand nous nous disputions la prééminence avec les autres espèces d'êtres vivants.

 

Extrait :

 

CHAPITRE 1

 

 

        Par delà les brumes du sommeil, le téléphone fait surgir dans ma mémoire le souvenir du réveil. 3H30 ! En avant cœur vaillant ! Cette journée est à toi !

        Se lever quand la nuit est la plus profonde n'a rien de normal ni de très facile. Les yeux grands ouverts, le corps n'en veut pas. Si la tête est prête, les articulations regimbent, le dos et une certaine forme de pesanteur dans les jambes, toutes ces pré-douleurs du temps qui passe m'annoncent des lendemains de moins en moins glorieux.

        Bon Dieu ! Foutue mécanique ! Debout !

        Je m'extirpe du duvet. Quand je pars au milieu de la nuit, le choix du canapé me garantit de ne pas déranger la maisonnée.

        La douche est brûlante et longue. Le sac prêt depuis la veille m'attend, appuyé à la porte d'entrée. Je repasse soigneusement la litanie. Appareil chargé, objo vissé, vêtements de rechange, gants, cagoule, polaire camouflée, parka gore-tex.

        3H45 dans la cuisine, France Inter sourdine les émissions à succès de la veille. Ne pas oublier le sac de bouffe dans le réfrigérateur, il ne manquerait plus que ça. Ce qui me fait office de petit-déjeuner est copieux, certes, mais ne me fera pas toute la journée.

        Météo France me promet une belle journée avec un vent d'ouest de vingt km/h. Qu'il sera bon, tout à l'heure, quand la fatigue sera telle que mes jambes en trembleront, de trouver une tanière abritée, de tout déballer, léché par les rayons du soleil, d'enlever les chaussures. La torpeur me gagnera. Poser le bouquin, à ne pas oublier de caser dans une poche extérieure, m'endormir comme un enfant.

        Bon Dieu de bon Dieu ! Cette époque est-elle si dégueulasse qu'une journée de silence avec le souffle du vent et les chants des oiseaux m'apparaît comme un luxe à nul autre pareil ?

        4h25. Dans la rue. Le timing est bon, je suis même légèrement en avance. Plus loin quelques fêtards parlent fort et font claquer les portières. J'accélère. Mes pas sonnent fort sur l'asphalte. Pour autant nos chemins ne se croiseront pas. Ce ne sera pas After Hours. New York est loin et la vie n'est pas un film de Scorsese, même sous un éclairage fantomatique.

        Dans la voiture, France Inter continue d'égrainer ses rediffusions. Le moteur ronronne. J'allume une cigarette. Je sais que tout à l'heure, je le regretterai, mais pour l'instant, je la savoure. La nuit m'appartient.

        Je pars en montagne. Silencieux comme un loup, je vais me glisser dans son manteau de forêt. Et je serai sur les crêtes avant l'aube.

        5h00. J'y suis. Voiture verrouillée. Je marche à la lumière de la pleine lune. Dans une 1h30 j'arriverai là-haut, en poste.

        Je prends bien garde de lever les jambes et de dérouler le pied pour faire le moins de bruit possible. Malgré tout, de temps en temps je déloge une pierre. Une branche craque. La forêt commence par retenir son souffle... puis je la devine qui murmure au travers de la brise : « Un intrus, il y a un intrus... ». Soudain, une forme sombre bondit du sous-bois, traverse le chemin.     Le bruit d'une course. Les branches claquent. Un animal solitaire, un cerf sans aucun doute. La surprise me fait sauter le cœur comme s'il voulait jaillir de ma poitrine. Pas la peur. La peur est une sourde angoisse qu'il faut secouer comme un frisson, parce que la nuit dans la forêt ce n'est pas le temps de l'homme. Et pourtant, c'est si bon. Le froid sur la peau, mon souffle qui se condense en un brouillard fugace. Les bronches me grattent. Je n'aurais pas dû fumer cette cigarette.

        Un vieux sapin pectiné à moitié fracassé, rongé par les insectes ou malmené par un coup de vent, exsude sa résine. Le goût est fort au point d'en être écœurant, la résine colle aux dents, mais soulage la gorge.

        Le dénivelé tire méchamment les muscles de mes jambes. Avant c'était raide et maintenant c'est très raide. Il n'y a plus que des hêtres. Les fûts s'espacent, se tordent, rampent. J'approche. Peu à peu le noir de la nuit se teinte du bleu de la pré-aube que nul peintre ne pourra jamais inventer, un bleu roi profond et lumineux en même temps.

        Est-ce qu'un photographe peut y arriver ? Il y a une compo à essayer. Le flanc de la montagne encore sombre, ce bleu du ciel, une voiture qui monte dans les lacets, la traînée des phares comme une virgule lumineuse qui surligne le noir des rocs et l'intensité du ciel. Il faut juste trouver le lieu... Et quelqu'un pour piloter la bagnole.

        J'imagine la scène : « Chérie, j'ai une super idée. Alors voilà, toi tu conduis la voiture et moi je déclenche... ».

        Hummm. Ça veut dire que le temps doit être clair et dégagé. En se levant à 4h ou 5h du mat, un jour où la gamine dort chez une copine, avec un peu d'organisation et de méthode, elle peut arriver au collège à temps. Ce sont des lumières fugaces. Cinq minutes ? Dix minutes maximum. Clic-clac et c'est dans la boîte.

        L'idée peut-elle la séduire ? Humm... C'est la mise en œuvre qui sera délicate...Sans parler du temps de préparation, de repérage.

        Merde ! Assez rêvassé ! Il faut que je m'active, l'aube est proche. Déjà les oiseaux s'affolent. Les prairies d'estive prennent cette teinte de bronze passé qui annonce la lumière. Là-bas, à l'Est, un halo jaune hésite devant la noirceur de la nuit. Vite. Il faut que je rejoigne ma place.

        La lune, le vent, la lumière, les pluies hier, normalement toutes les conditions sont pour moi. Si je ne me sors pas une bonne image, je me bouffe le trépied.

        Non ! Pas le trépied, au prix où ça coûte.

        Si je ne sors pas une image, je bouffe mon chapeau... De toute manière au rythme où je les perds.

        Appuyé au rocher, j'attends le soleil qui me permettra de me réchauffer. Le tee-shirt empoissé de sueur, tout de suite froid, me colle au dos. Je me changerai plus tard, je ne veux plus bouger, je suis au poste, un amas de rochers d'où pointent un sorbier et quelques bouleaux nains. Camouflé, je suis invisible tant que je reste immobile. J'attends.

        La prairie se déroule sur une petite centaine de mètres avant la pente qu'escaladent les bois. Je suis en embuscade à dix mètres d'une coulée qu'empruntent tous les animaux du secteur. Je les attends là parce que j'y ai réussi quelques-uns de mes plus beaux portraits d'animaux sauvages.

        Et s'ils ne viennent pas sur moi, j'ai toujours moyen de me déplacer, de m'approcher à couvert, pieds nus, en silence, comme un Sioux.

        Du bruit ! Craquements des branches et froissements des genêts. Sur l'estive, la lumière avance comme une vague. Je peux faire le point, vérifier les réglages, augmenter la vitesse. Je suis tendu. C'est toujours la même chose. On a beau y être habitué, l'adrénaline, la fabuleuse accélération du cœur.

        C'est un sentiment étrange. Je crois volontiers que c'est celui du prédateur, un lien ténu qui par-delà les temps nous lie à une humanité plus farouche, à l'animal. La viande ! J'adore cet instant. Il n'y avait rien et soudain ils se matérialisent, là.

Publié dans présentations, Textes

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Didier Moné nous propose un poème extrait de son recueil "A fleur de plume"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 
 
DOMINUS (extrait)

Quand il referma la porte
Lentement, elle lâcha ses cheveux
Ce soir elle n’est plus cette autre
Qui refuse de se dévoiler
Celle qui s’interdit la liberté
Courtisane, fille de joie, qu’importe
Ce soir elle est vôtre,
Et c’est tout ce qu’elle veut.

Brisez mes chaines,
De femme trop bien-pensante
Prenez les rennes,
Je veux être immorale, indécente
Soyez la bête qui hante mes rêves
Le seigneur au puissant glaive.

Elle a rangé sa virginale blouse
Et enfilé une tenue de catin
Elle ne sera plus seulement l’épouse,
Mais une authentique putain,
La gracile andalouse
Aux pieds de son souverain.

Dans votre cave humide,
Entrainez-moi, effeuillez-moi
Je ne veux plus être la timide
Mais la coquine qui plait à son roi
Regardez-moi, pétrissez-moi
Que ma fleur éclose sous vos doigts.
 
 
 
Didier Moné

 

Publié dans Poésie

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Daily, un petit texte signé Brune Sapin

Publié le par christine brunet /aloys

Daily


 

Minuscule matin au lever de soleil orange sur une route mouvementée d’un côté de l’autre.

Les transports pour désigner les allers et venus facilités par les moteurs, empourprés de gens fin prêts - à l’emploi, à la journée - aux allures frôlées, vues, reconnues, sourires non réciproques - actes manqués – adolescents courbés, des enfants enthousiastes, des étudiants - cheminement éternel des étudiants.

Autant de tenues à décortiquer - une esthétique du dévisagement approximatif.

Un baiser sur la joue d’une jeune-fille au hasard des rapprochements en commun - lui, un beau garçon au chignon blond tape-à-l’œil indiscret.

Et les lunettes ? Un syndrome. Un symptôme ? - Un paradigme cardiaque. -

En théorie, par analogie et rêves funambules au-dessus du brouhaha de la foule des tas de ferraille en tas.

Foule - gagnante, conquérante, mouvante - foule citadine, foule clandestine.

Les lunettes. Vision de feu fumant et trouble.

La lumière.


 

Brune Sapin

Il a beau pleuvoir, le soleil n'est jamais mouillé 

Publié dans Textes, Nouvelle

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Le blog "D'un livre à l'autre" a chroniqué "Chaos, le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/09/20/35663976.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

http://phildes.canalblog.com/archives/2017/09/20/35663976.html#utm_medium=email&utm_source=notification&utm_campaign=phildes

 

 

Il y a un an, je lisais le premier thriller de Bob Boutique "2401". Bob a récidivé depuis et j'avais hâte de retrouver ses héros hollandais Lieve, souvent nommé la Petite, et Johan, surnommé le Bouledogue. 

Bob ne veut pas dévoiler grand-chose de ses romans. Il veut laisser la surprise de la découverte à ses lecteurs (la 4e de couverture est d'ailleurs minimaliste). Mais comment donner envie de lire "Chaos" si on ne peut rien en dire? Le lecteur potentiel a quand même droit à un minimum d'informations, non? 

J'essayerai donc de ne pas déplaire à Bob en ne dévoilant que peu de choses. 

L'histoire commence au Rijsmuseum d'Amsterdam où un tableau a été volé, un simple tableau, pas très connu, presqu'une croûte ! Pourquoi le voleur s'est-il emparé d'une oeuvre d'art dont il ne pourra pas tiré grand-chose? Et pourquoi ce même voleur a-t-il touché à un autre tableau sans l'emporter si ce n'est pour cacher le vrai motif de ce larcin?

Le jour où on découvre l'identité du voleur, Johan qui vivait bien tranquillement sur un bateau depuis l'enquête précédente (voir "2401") est rappelé d'urgence. Il fera équipe avec "la Petite" Lieve car on ne change pas une équipe qui gagne ! 

L'enquête les emmènera jusque dans les montagnes en guerre du Yemen où Yohan devra arrêter à temps un massacre sans précédent...

Un livre bien écrit, très bien documenté, qui pourrait choquer certaines personnes, car il remet en question certaines croyances religieuses...

Un roman pas facile (je n'ai pas vraiment tout compris), mais très intéressant sur un thème très actuel...

A lire si vous avez aimé "2401" bien que les deux romans n'ont aucun point commun à part l'équipe d'enquêteurs. A lire même si vous n'avez pas lu "2401" si vous aimez les thrillers et le suspense. A lire si vous connaissez Bob et aimez son style facilement reconnaissable. 

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