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Marcelle Dumont présente son ouvrage "Nuageux à couvert"

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Dumont présente son ouvrage "Nuageux à couvert"

Biographie :

Née à Erquelinnes, le 26 janvier 1931.

Auteure et journaliste indépendante. Collabore de 1958 à 1974 à Germinal et au journal Le Peuple et de 1980 à 2002 au journal Le Soir.

Signe dans les années 60, nouvelles et récits dans le Thyrse, la Revue Générale Belge, Audace et Marginales.
En 1969 publie un roman La Veuve, chez Pierre De Méyère.

Écrit des textes pour enfants dans Libelle, dont le feuilleton Rigodon, héros de l’Espace, illustré par Jean Roba.

Auteure dramatique. Adapte Boule de Suif, de Maupassant, pour le Théâtre de l’Équipe. Écrit trois pièces : Les Menottes, Ceux de la Bécasse et Regrets Eternels.

Auteure de la plupart des dialogues et commentaires des films de Jean Harlez, dont elle fut l’assistante, notamment lors de voyages au Groenland et aux îles Féroé.

Écrit actuellement des nouvelles car l’écriture est restée vitale elle.

Résumé :

Est-on vraiment fait pour vivre ensemble, se demandent ces personnes dont j’ai fait un bouquet? L’amour et le désamour sont le fil rouge qui court entre les êtres humains. Voici la petite bourgeoise solitaire, et la malheureuse qui se jette dans la gueule du premier loup venu, pour échapper à sa mère. L’épouse qui souhaite la mort de l’homme dont elle a partagé la vie, plutôt mal que bien. La jeune femme tentée par une amourette. Les fiancés de la Grande Guerre, reliés par un frêle fil épistolaire. L’inconnue incendiant le vendeur de crème glacée. La fourmi passionnée liée, malgré lui, à l’artiste cigale. La coquette vieillissante sombrant dans la folie au décès de son compagnon. La mal mariée qui tombe dans les bras d’un amant et meurt assassinée sous les mains d’un jaloux.

Extrait :

BRUMAIRE[1]

Il est quatre heures et déjà le soir tombe. On est aux plus mauvais jours de ce mois que le calendrier républicain rebaptisa brumaire. Et, depuis le matin, le brouillard ne décolle pas. Sa présence glacée farde les fenêtres. Simone qui tricote au coin du feu, en remuant les lèvres, évite de regarder de ce côté, comme si un visage maléfique allait se matérialiser sous ses yeux.

D'ici un moment elle quittera son fauteuil, en s'accrochant à la barre tiède du poêle de Louvain et elle fermera les rideaux, pour exorciser la menace extérieure. Mais alors elle sera encore plus seule, livrée à ses propres ombres. Ses obsessions, ses vieilles rancunes, le contentieux de soixante années d'amertume, la frôleront du coude, pèseront sur sa poitrine, comme si elle s'était pris un mauvais catarrhe.

Allons, il est temps d'aller voir comment "il" va. Elle glisse sur ses chaussons jusqu'à la pièce voisine où "il" végète depuis sa congestion. Trois mois se sont écoulés depuis son refus de l'envoyer à l'hôpital. Elle se le garde. C'est son mari, n'est-ce pas ? L'infirmière qui vient, matin et soir, le changer et faire sa toilette, la félicite de son dévouement.

[1] Page 29 de Nuageux à couvert de Marcelle Dumont

Publié dans présentations

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Kristof présente son recueil "Wasserfall"

Publié le par christine brunet /aloys

Kristof présente son recueil "Wasserfall"

Bio

Né à Paris, vit à Versailles.

D’origine Basque

Travaille comme agent immobilier à Paris.

Ce recueil est son deuxième livre.

Résumé

C’est un journal poétique résolument engagé, un itinéraire de vie, des fragments de mon histoire. C’est une écriture résistante, où j’ai tenté de réintroduire l’insoumission au cœur même du discours, une méditation amère sur la condition humaine au 21ème siècle. A travers mes explorations, j’ai cherché comment survivre à la malédiction du capitalisme sauvage qui confère à nos sociétés, quelque chose d’irréel, d’inachevé, d’insupportable car, faisant de nous des victimes d’un châtiment injustifié . J’ai donc tenté de créer une nouvelle impulsion afin de redonner du sens à la vie, conscient malgré tout, que défendre mon monde,

celui de l’humain, de l’amour, pied à pied, n’est rien d’autre qu’un combat d’arrière-garde, un cri de plus en plus marginalisé. Enfin, à une échelle plus réduite, se trouve exposé mon cheminement d’homme ordinaire, comme des pas chuchotant dans la neige fraiche, sans bourreaux extérieurs, un sentier qui n’est pourtant pas sans danger non plus.

Court extrait

Place Syntagma (Athènes)

S’il a ce regard sans mélange

Ce visage insensible aux traits absents

S’il respire librement sur la Grand’ place

Avec son cœur d’homme

Il sera mon origine

Gravé dans le marbre des siècles plus jamais vides !

Il sera à l’endroit exact où l’on marche par millions

Chacun de nous sentant en lui

Ce qui ne se marchande pas

S’il s’est tué tremblant

C’était de courage et d’un geste sans concession

Quant à ses derniers mots ils furent une étreinte avec la vie

Un fragment de lutte animale

Offert à la foule traquée

Mais un jour de trop

La colère nous changera

Et notre vengeance sera immortelle !

7 avril 2012

Publié dans présentations

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Albert Nico présente son ouvrage "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Publié le par christine brunet /aloys

Albert Nico présente son ouvrage "L'homme au grand chapeau n'avait rien à cacher ni rien de grand"

Bon pour les mouches, sur la route de l’abattoir

Une présentation de « l’homme au grand chapeau n’avait rien à cacher ni rien de grand ».

___________________

Alors, Al, ce nouveau bouquin, tu peux nous en parler un peu ?

Heu, ça va être difficile…

Juste deux mots, histoire qu’on sache de quoi ça parle…

En fait, ce bouquin, ce n’est pas. Ce n’est pas un roman, ce ne sont pas vraiment des contes ou des nouvelles, pas même tout à fait des poèmes. Ce bouquin, ça ne pourrait pas être un réseau de bus, ni même un jour férié, ni les Champs Élysées un 31 décembre vers minuit, et ça ne pourrait pas non plus être ce bol de bouillon au vermicelle qu’on te servait chaque soir quand tu étais un enfant…

Bon. Et qu’est-ce que ça pourrait être ?

Ça pourrait être un permis poids lourds. Cela pourrait être du goût des mouches sur la route de l’abattoir (bien incapables de dire de quoi il s’agit mais tant qu’on y sent le sang affluer…) Cela pourrait être des singes s’invitant au zoo pour rire de leurs visiteurs. Un éclat de rire qui te ferait cracher une dent.

Ou un cortège funéraire qui passerait de 78 à 45, puis à 33 tours par minute.

Bon. Et qu’est-ce que je marque alors ?

T’as qu’à mettre que ce livre te rentre dans le bide avant que ton cerveau ne puisse le classifier…

____________________

Un extrait quatorze juillet dans l'année

Voici venir une jeune fille qui n'a d'yeux que pour son mobile. Puis ses dix-huit clones en deux heures de temps. Voici venir un chien levant la patte au même endroit que le précédent. Voici venir un nouvel été, et les odeurs de merde qui remontent. Voici venir une race supérieure de mouches.

Voici venir un prophète et son cortège de zombies, qui de se demander quel nom, quel slogan, quelle couleur. Voici venir un musulman et un chrétien se serrant la main et ne sachant que faire de leur dernier stock de croisades.

Voici venir l'heure de l'extinction des feux et son lot de questions qui, le jour venu, demeureront sans réponse. Voici la petite fille enjouée, et le temps à ses trousses. Voici venir le dernier mot.

Voici venir enfin un ami s'écriant : “Tu es fou ! Amputer la 6ème de Mahler de ses deux premiers mouvements, ça ne se fait pas ! Ce serait comme... comme de manger du poisson en pensant ne jamais tomber sur une arête... Je sais pas... comme de s'imaginer pouvoir vivre en couple sans faire la moindre concession...!” Et comme j'épluche une banane sous ses yeux avant de lui tendre la pelure, voici venir un fauteuil qui se libère et l'émergence d'un silence mérité.

Publié dans présentations

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Philippe Desterbecq nous parle de son nouveau roman pour enfants "Le livre magique"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Philippe, qui es-tu ? Je sais que tu diriges un blog littéraire très actif http://phildes.canalblog.com.

Mais à part ça ?

Je suis instituteur depuis 32 ans maintenant et de plus en plus épuisé. L'heure de la retraite n'a pas encore sonné puisqu'on la repousse sans cesse et je me demande comment je vais atteindre la ligne d'arrivée. 

Mes passions sont les mêmes depuis des années : les voyages, les balades dans la nature et bien sûr la lecture et l'écriture. Malheureusement le temps me manque pour les assouvir complètement. 
 
Mon tout premier livre était un recueil de nouvelles publié aux éditions Elzévir à Paris. Tu parles, je suppose, de mon premier conte pour enfants intitulé "L'étoile magique". C'est l'histoire de Pierrot, un petit garçon, un peu espiègle, comme il en existe tant. Sa passion est l'astronomie. Un jour, il a la chance de découvrir une étoile inconnue, une étoile à 7 branches qui lui permettra de réaliser 7 voeux. Il se sert de son nouveau "pouvoir" pour s'amuser sans se rendre compte qu'il nuit à certaines personnes. Quand il prendra conscience de son erreur, il devra tout réparer...
 
Un nouveau livre vient de paraître, si je ne m'abuse ? Je dois avouer que je l'attendais depuis longtemps... Un livre pour ados ? Pour enfants ?
 
Le livre qui vient de paraitre est une suite de "L'étoile magique" mais peut être lu indépendamment, du moins je le pense. Il s'intitule "Le livre magique". Le lecteur y retrouvera Pierrot ainsi que son amie Heidi, rencontrée à la fin du premier tome. 
C'est un livre pour enfants, bien sûr, comme le premier, mais celui-ci s'adresse plus à des enfants qui aiment lire et qui ont, peut-être, une certaine connaissance de la littérature enfantine. 
Pierrot et Heidi rencontrent, par exemple,  Momo, un des héros de Yaël Hassan (une auteure jeunesse que j'apprécie beaucoup) en chair et en os. Le Petit Prince y fait aussi une apparition ainsi qu'une certaine sorcière chère à Roald Dahl. 
 
Est-ce la suite de l'Etoile magique ?
 
Une suite, oui, dans la mesure où on y retrouve certains personnages connus. 
 
Toujours les mêmes héros ?
 
En plus de Pierrot et de sa nouvelle copine Heidi, le lecteur retrouvera Nestor, jardinier de l'école et grand-père d'Heidi. Les parents de Pierrot et Lulu, son petit frère, sont également présents. 
 
Comment crée-ton pour des enfants ? Est-ce que ton métier t'aide ?
 
Je pense qu'il vaut mieux côtoyer des enfants pour écrire pour la jeunesse. Il est bon de se renseigner sur ce qu'ils aiment lire, d'utiliser un peu leur vocabulaire ou leur façon de s'exprimer. Il faut toujours avoir à l'esprit que le futur lecteur est un enfant. 
L'enfant ne réagit pas du tout comme un adulte. Il abandonne très vite une lecture qui ne lui plait pas. Par contre, quand il accroche à la lecture, il est très enthousiaste ! 
 
Où trouves-tu l'idée de départ ?
 
 Je réfléchis et ne trouve rien pendant des semaines voire des mois. Et puis, tout à coup, ça me semble comme une évidence. Je sais de quoi je vais parler. Je me lance...
 
 
Tu écris comment ? Je veux dire, est-ce que tu construis un scénario ? Est-ce que tu te laisses porter par ton histoire ?
 
 Je me laisse totalement porter par mon histoire. J'ai trouvé les personnages, l'intrigue principale ou le sujet du livre, mais c'est tout. Les personnages vont vivre en moi et "me dicter leur histoire". Je ne sais, en général, pas à l'avance, ce qu'ils vont devenir. C'est une surprise pour moi. 
Dans "L'histoire d'une histoire", Pierre Gripari place l'histoire sur l'épaule de l'écrivain. Elle lui souffle à l'oreille les mots qu'il doit écrire. Je m'y retrouve totalement ! 
 
Est-ce que tu testes tes histoires sur des enfants ? Pas du tout ?
 
Oui, tout à fait. Je ne suis jamais sûr que ce que j'ai écrit va plaire aux enfants. Je leur lis donc mes écrits pour voir leurs réactions. Les enfants ne trichent pas. Ils ne rigolent pas pour faire plaisir à l'adulte. S'ils se marrent, c'est que l'histoire les fait rire. S'ils essuient une larme, c'est que l'émotion est là, dans le bouquin. J'écoute même leurs remarques et je peux changer certains éléments du récit après les avoir écoutés. Les enfants sont vrais ! 
C'est un public difficile à satisfaire ! S'ils sont contents, c'est gagné ! 
 
Merci Philippe pour cette présentation... Ton livre m'attend... A suivre donc !
 
Christine Brunet
www.christine-brunet.com

Publié dans interview

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« DÉLIVRANCE », UN LIVRE de Jacques DEGEYE, aux Éditions CHLOÉ DES LYS.

Publié le par christine brunet /aloys

« DÉLIVRANCE », UN LIVRE de Jacques DEGEYE, aux Éditions CHLOÉ DES LYS.

BIOGRAPHIE

Jacques DEGEYE est né le 7 juin 1948 en province de Luxembourg (Belgique).

Il est agrégé de philosophie et lettres (département d'histoire moderne), possède le certificat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire et le certificat d'aptitude aux fonctions administratives communales.

Il est Chevalier de l'Ordre de la Couronne et détenteur de la médaille civique de 1ère classe.

Il a exercé pendant plus de dix ans le métier de professeur dans l'enseignement secondaire, principalement supérieur, et pendant un quart de siècle, celui de secrétaire communal de la Ville de Rochefort (Belgique).

Lecteur infatigable, il aborde tous les domaines : de la littérature aux sciences, de la politique à la philosophie. Il a une affection particulière pour le cinéma ( il a collaboré à la rubrique cinématographique des Cahiers de Clio ) et pour la peinture.

L'écriture est sa passion. D'abord dans le domaine historique. Il a collaboré à l'ouvrage collectif Abbayes de Belgique.Guide, sous la direction du professeur Albert d'HAENENS, Bruxelles, Léon Dewincklear, Éd. de Services Interentreprises, Éd. de Services Interbancaires, 1973. De même, il a participé à l'ouvrage collectif La religion dans les manuels d'histoire en Europe / Religion in School History Textbooks in Europe, sous la direction du professeur Albert d'HAENENS, Strasbourg, Conseil de l'Europe / Council of Europe, 1974. L'un de ses articles est consacré à La preuve à Stavelot-Malmedy, du IXe au XIIIe siècle, dans « Le Pays de saint Remacle », n°12, Malmedy, 1975/1976, p. 55-75. L'autre est intitulé Les carrières de calcaire à Resteigne, dans « Glain et Salm, Haute-Ardenne », n°12, juin 1980, p. 52-76.

Il est l'auteur de deux romans qui précèdent l'ouvrage sur lequel porte la présentation ci-après :

- Le monde de Jonathan ou le cercle infernal, collection « Ô fil du temps», Bruxelles, Artésis Éditions, 2006. Au contraire de la plupart des écrivains, Jacques DEGEYE commence sa production littéraire par un roman sur l'enfance et ses sortilèges, sur l'adolescence et le sentiment de culpabilité. Jonathan porte très tôt le poids des origines de son père sur ses frêles épaules.

- Meurtre en Ardenne, Éditions Éole, 2008. Un roman noir où l'auteur marque son territoire. Si le testament et l'assassinat de l'écrivain Harold Bullock occupent le centre du roman, le suicide n'en est pas moins un thème essentiel, avec quelques autres : les rivalités intra-familiales, le double triangle amoureux, les relations ambivalentes entre les deux soeurs.

L'imagination de l'auteur prend sa source dans le réel, avant de le transformer, voire de le sublimer. Lecteur assidu de René GIRARD, l'auteur partage ses conceptions sur le roman, sur le darwinisme appliqué en anthropologie, sur le mimétisme, les boucs émissaires, le sacrifice, la violence et la dissimulation propres au sacré, aux rites et aux mythes.

Jacques DEGEYE propose une vision poétique du monde assez décapante : celle-ci met l'homme à nu face à ses sensations premières, sans recourir à la médiation des appartenances sociales. C'est une lutte acharnée contre les mensonges et dissimulations qui défigurent l'homme et contre les préjugés qui emprisonnent sa pensée.

PRÉSENTATION DU LIVRE

DÉLIVRANCE est pour l'essentiel un recueil de nouvelles. Que le lecteur n'ait cependant pas un mouvement de recul devant ce terme : « des nouvelles ! » Et un mouvement d'arrêt devant le thème de la mort volontaire. Rien de mortifère dans ces récits. Au contraire : des héros débordant de vie, pleins de désirs et de projets.

Les personnages de la vie réelle sont présentés sous des angles inattendus : Romain Gary, Nicolas de Staël, Romy Schneider, Marilyn Monroe, Diane Arbus, Ernest Hemingway, Virginia Woolf, Gérard de Nerval, Stefan Zweig, Walter Benjamin, Vincent Van Gogh, Marina Tsvetaeva, Yukio Mishima... Et bien d'autres appartenant au monde de la finance, de la politique, du sport, des camps de la mort.

Le lecteur découvrira des personnages de fiction, tous plus attachants les uns que les autres : Alexia, Alban, Stephen George, Patty Schoenberg, Sirius, le professeur Appelbaum... et un être nimbé de mystère : le Démiurge.

L'amour fusionnel, les doubles, les songes et la quête obsessionnelle de la liberté ne le cèdent en rien aux cauchemars, au sacrifice de soi et à la rage destructrice. Jusqu'à ce récit de fin du monde , fruit d'une imagination débridée, et dont la frêle héroïne semble être la seule à pouvoir éviter la catastrophe.

Des histoires où la drôlerie et l'humour ont leur part. Un style direct. Des dialogues surprenants. Certains personnages apparaissent dans plus d'une nouvelle, donnant au texte une continuité analogue à celle du roman. Au milieu et à la fin du volume, le lecteur trouvera une Ode à la vie rêvée, puis le poème éponyme Délivrance.

Le suicide : un art de vivre et de mourir. Des sentiments forts. Chaque histoire de mort volontaire traduit le cri des hommes et paradoxalement leur folle espérance.

Publié dans présentations

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"Mal de mère" le nouveau roman à paraître de Danièle Deydé

Publié le par christine brunet /aloys

"Mal de mère" le nouveau roman à paraître de Danièle Deydé

En mal de mère... Un résumé !

Après une ultime dispute entre Murielle la mère et sa fille Elisa, Murielle prend la route pour aller se réfugier chez sa sœur à mille kilomètres de leur domicile. Elisa, elle aussi, quitte la maison, désespérée par son impossibilité à s’extraire de l’emprise exercée par sa mère à son égard. Chacune des deux femmes souffre d’un « mal de mère » : Murielle qui s’avoue n’être rien sans sa fille, unique horizon d’une vie dévastée. Elisa rongée par la culpabilité et consciente de ne pouvoir se construire un avenir pour vivre enfin sa vie d’adulte.

D’un chapitre à l’autre, le lecteur est invité à suivre le cheminement de Murielle en alternance avec celui d’Elisa, dans le même espace temporel, jusqu’au dénouement.

Au fil de quelques extraits :

Murielle

L’autoroute déroule ses kilomètres devant les roues de la voiture, presque à perte de vue. Murielle fixe sans faillir l’asphalte gris qui court devant ses yeux. Partie aux premières heures de la matinée, elle a roulé à vive allure, s’arrêtant le moins possible, juste le temps de refaire le plein d’essence et de boire un café. Elle ne pense qu’à avancer, à mettre de la distance entre elle et Elisa. Elle fuit sa souffrance ou du moins, elle n’est pas dupe, tente-t-elle de le faire.

…..

Car il s’agit bien de cela : une fuite. Elle en a conscience. Elle sait aussi que c’est vain. Mais elle n’a pas vraiment choisi, elle a juste obéi à une pulsion.

…..

L’angoisse monte au fur et à mesure qu’elle se rapproche. Le soleil s’est couché. C’est un moment difficile, cet entre chien et loup où les contours des choses se fondent. Les mains de Murielle se crispent sur le volant ; la fatigue, soudain, semble s’abattre sur ses épaules. Elle serre les dents.

Elisa

La route est dégagée. Comme à son habitude, Elisa conduit vite la petite voiture qu’elle achetée d’occasion l’année dernière avec ses premiers salaires. Elle se rappelle sa joie, à l’époque ; elle s’imaginait que sa vie allait changer. Il lui semble que cela remonte à très loin dans le temps. Aujourd’hui, elle n’y croit plus.

….

La brise marine devient plus sensible et se mêle aux rumeurs de l’océan qui bat. Des oiseaux de mer se laissent porter par le vent, puis fondent soudain vers la surface mouvante de l’eau en poussant des cris aigus. La jeune fille s’arrête, fascinée par cet immense espace qui s’ouvre devant elle. A perte de vue, une surface aux reflets bleu vert sans cesse renouvelée, presque vivante, avec, au loin, des écueils et l’île immobile et assombrie par le contre-jour. Et, en bas, sous elle, un abrupt impressionnant.

….

Au moment de se séparer, Elisa glisse à sa sœur pour, c’est ce qu’elle voudrait croire, la rassurer : « Tu verras, tout va finir par s’arranger. Il faut que tu y croies. » La phrase, sitôt prononcée, résonne dans sa tête ; elle saisit que ce ne sont que des mots, ceux-là même qu’elle n’a pas pardonnés à son père, et qui lui permettent de ne pas s’engager.

….

Quand elle arrive dans la petite station balnéaire, le soleil est bas sur l’horizon, mais la plage est baignée d’une clarté diffuse et très douce. La mer est haute et le sable paraît presque blanc. Les baigneurs ont déserté la grève qui semble se prélasser sous la molle caresse des vagues. Le lourd feuillage des arbres qui bordent le rivage s’est assombri, par contraste avec la grève pâle. Elisa revoit son père qui tend la main à la petite fille qu’elle était et tous deux pénètrent dans l’eau fraîche ; il l’éclabousse et elle pousse des cris ravis ; elle serre sa grosse main pour se rassurer, elle a un peu peur, elle ne sait pas nager. La jeune fille sourit. Tout cela est si loin ! Elle se demande si, finalement, elle ne l’a pas rêvé.

….

Murielle

Murielle secoue la tête, comme pour signifier qu’elle n’a rien à raconter. Son visage s’est figé. Nadine comprend qu’elle ne dira rien. Elle aurait désiré aider sa sœur et elle prend, tout à coup, la mesure de son impuissance. La souffrance de Murielle est au-delà des mots.

….

Murielle se lève, elle s’approche de sa sœur, pose un léger baiser sur sa joue. Dans un murmure, elle prend congé. « A demain matin ». En s’éloignant vers sa chambre, elle laisse Nadine seule avec ses questions et son inquiétude.

….

Elisa

Rien n’a changé. La rivière coule toujours sous les ponts de pierre. Partout, des fleurs, des arbustes d’un vert très tendre ; le bruissement de l’eau sur les galets ; une fraîcheur humide qui monte du courant. Elisa s’assied sur un muret, à l’endroit exact où ils aimaient s’installer pour regarder la fuite de cette eau vive. Elle se souvient des petits bateaux en papier qu’ils jetaient de la rive et qui se dandinaient à la surface et, bientôt, disparaissaient emportés par le flot. Elle entend encore leurs rires qui couvraient les bruits de la rivière et le piaillement des oiseaux dans les arbres inclinés au-dessus de leur tête.

Publié dans présentations

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En avril, quoi de neuf sur notre blog ?

Publié le par christine brunet /aloys

En avril, quoi de neuf sur notre blog ?

CHRISTIAN NERDAL sur les chapeaux de roues !

Fin janvier 2016. Le recueil de poèmes « L'Homme à Tête de Taureau »vient de paraître. Cette compilation reprend des poèmes et textes poétiques extraits de quatre recueils non encore publiés. Plusieurs sont toutefois déjà parus dans la revue AURA du Cercle Littéraire Hainuyer Clair de Luth. C'est donc un « best of », suite à la demande de plusieurs amis écrivains et acteurs amateurs. Les thèmes de mes poèmes ? humour, écriture, amour, idéal, nostalgie, mort; le tout sur un fond d'obsession du temps qui passe.

L'appréciation du Comité de lecture des Editions Chloé des Lys était :

»L'auteur joue passionnément avec les mots. Beaucoup de fantaisie et textes de belle facture. Quelques moments de grande émotion aussi. Le petit peuple des santons est à l'honneur, charmant et vivant. Un recueil bien équilibré et bien construit ».

Vite, ne pas traîner ! Faire imprimer des affiches pour librairies et centres culturels, prendre des contacts, déposer des exemplaires dans plusieurs librairies littéraires et à la Bibliothèque publique de Mons (Belgique). Présenter, avec succès, le recueil au cercle littéraire ci-dessus mentionné, répondre aux questions. Vérifier qu'il peut être commandé sur le site de Chloé des Lys, ainsi que sur Amazon et sur les sites internet de différentes librairies. Tiens, il y a même un site japonais qui le reprend! Surprenant et amusant.

Une trentaine d'exemplaires ont déjà été écoulés. J'attends la décision de deux troupes de théâtre amateur qui devraient présenter plusieurs poèmes sur scène et m'interroger par après. Des journalistes sont-ils intéressés ?

Echange de mails avec Christine Brunet qui a aimé mon recueil et me demande d'écrire cet article.

Attente. Pendant ce temps, je mets un point final à un second recueil (« La Mort chez soi », une sorte de thérapie) et je travaille à un troisième recueil, plus dans l'esprit du premier.

Tiens, dehors le soleil luit à nouveau, après une matinée pluvieuse. Un santon coloré, « lou ravi », sur mon bureau, me fixe de ses yeux de gouache noire. Pouvoir encore s'émerveiller malgré tout...

Reprenons la plume ! Il y a beaucoup de poèmes qui doivent être arrachés au néant d'où ils veulent que je les tire. C'est bon, je vous ai compris...

En avril, quoi de neuf sur notre blog ?
En avril, quoi de neuf sur notre blog ?
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En avril, quoi de neuf sur notre blog ?

 

LES AUTEURS A L'HONNEUR CE MOIS-CI

 
 
  • Danièle Deydé
  • Jacques Degeye
  • Philippe Desterbecq
  • Albert Nico
  • Kristof
  • Marcelle Dumont
  • Christian Van Moer
  • Laurent Dumortier
  • Jea-François Foulon
  • Philippe Couillaud
  • Karl Chaboum
  • Edmée de Xhavée
  • Sophie Vuillemin
  • Severine Baaziz
  • Christina Prévi
  • Manrie-Noëlle Fargier
  • Patrick Beaucamps
  • Sébastien Quagebeur
  • Christian Nerdal
  • Nikos Leterrier
 
 
Les contributeurs pour les fiches de lectures sont :
 
  • Christine Brunet
  • Jeanne R.
  • Michel Beuvens
  • Rolande Michel
  • Le blog "La patate bouquine" - Emaëlle          lapatatebouquine.blogspot.fr
  • Le blog "D'un livre à l'autre" - Philippe Desterbecq          phildes.canalblog.com
  • ​Le blog "Interligne" - Armelle Barguillet-Hauteloire       interligne.over-blog.com

 

Publié dans ANNONCES

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Paris Dakar, une nouvelle extraite de "SABLES", le nouveau recueil de Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

Paris Dakar, une nouvelle extraite de "SABLES", le nouveau recueil de Laurent Dumortier

PARIS DAKAR

L'enfant n'avait été que blessé mais ça ne s'était pas déroulé aussi facilement que les autres fois... Le père n'avait rien voulu entendre et encore moins accepter l'argent qui était utilisé à ces fins...

Philippe Moreau, lui, n'en avait cure. Il était dans les pilotes les mieux placés et il avait fallu que ce sale gamin traverse la piste au moment où il filait à toute allure en direction de l'arrivée. Par chance, il avait pu redresser son engin à temps et éviter une chute qui l'aurait fait échouer si près de la victoire...

Il avait vaguement jeté un coup d'oeil en direction de l'enfant, mais sans plus...

Tandis qu'il redémarrait en trombe, la mère voulut se lancer à sa poursuite, mais le père l'en empêcha, le regardant s'éloigner...

Alors que le sportif mangeait tranquillement en compagnie de ses coéquipiers, un brouhaha éclata à l'entrée de leur tente. Un homme fit irruption dans la pièce et se dirigea vers le pilote.

Le visiteur se mit alors à l'injurier et finit par lui cracher dessus. D'un bond, Moreau saisit l'homme à la gorge mais ce dernier parvint à se dégager. La haine transpirait sur son visage. Il tendit son index en direction du pilote, murmura une suite de paroles incompréhensibles et quitta les lieux, en jetant un dernier coup d'oeil vers son interlocuteur.

Moreau était prêt à jurer que l'homme avait esquissé un sourire...

Le lendemain matin, alors qu'il allait reprendre la course, il fut soudainement pris de coliques et n'eut d'autre choix que de sortir se soulager. Mais un phénomène curieux se produisit : ses excréments ressemblaient à s'y méprendre à un mélange de mortier...

Il n'y prêta guère attention – mettant cela sur le compte de la nourriture locale - et démarra en trombe en direction de la ligne de départ...

Cela faisait maintenant plus d'une heure qu'il roulait lorsqu'il fut pris de nausées. Il jeta – plus qu'il ne gara sa moto et courut à quelques mètres de là. Les vomissements semblaient ne jamais vouloir s'arrêter et Moreau constata, avec stupéfaction, qu'il crachait... du sable, en quantité de plus en plus importante.

Il se redressa promptement mais retomba aussi vite : ses pieds avaient disparu, s'enfonçant (se transformant ?) dans l'étendue sableuse. Ses mains disparurent à leur tour, puis ses cuisses et ses bras et ainsi de suite jusqu'à ce que...

De Philippe Moreau, il ne restait désormais plus que quelques larmes de sable, emportées par le vent...

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

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Philippe Desterbecq présente son nouveau roman "Le livre magique"

Publié le par christine brunet /aloys

Philippe Desterbecq présente son nouveau roman "Le livre magique"

Philippe Desterbecq est instituteur depuis plus de 30 ans. Sa passion pour la lecture et son travail avec des enfants l’ont amené à écrire pour la jeunesse.

Après « L’étoile magique », un conte destiné aux enfants de 8 à 12 ans, il signe ici une suite très attendue par ses élèves. Ce deuxième tome s’intitule « Le livre magique » et fait la part belle à la littérature de jeunesse. Il se veut également un hymne à la nature.

Quand il n’écrit pas pour les enfants, Philippe Desterbecq se consacre à la rédaction de nouvelles, un genre qu’il affectionne tout particulièrement.

Ses autres passions sont les voyages et les balades dans la campagne où il recherche la paix de l’esprit : un exutoire à un métier très prenant.

Résumé

Après avoir sauvé son amie Heidi grâce à son étoile magique, Pierrot se retrouve en vacances chez elle.
Ses parents sont partis, soi-disant, aider une cousine que Pierrot ne connait pas…

Heidi a une bibliothèque extraordinaire et Pierrot qui n’aime pas lire se surprend à ouvrir un livre et à y plonger avec délectation !

Un jour, sur le lit de la petite fille, Pierrot découvre un livre étrange, et Heidi semble avoir disparu…

Le garçon est certain que son amie lui cache quelque chose…

Un voyage au pays des livres où on rencontre des personnages connus comme le « Petit Prince », ou « Momo », un des héros de Yaël Hassan que l’auteur affectionne tout particulièrement.

Extrait

Waouh! C’est pas une chambre, ça ! C’est une bibliothèque ! dit Pierrot en pénétrant dans la chambre d’Heidi.

En effet, des centaines et des centaines de bouquins bien rangés semblaient attendre patiemment d’être choisis par une main enfantine pour sortir de leur rayonnage.

Pierrot s’approcha de la première bibliothèque, à droite de la porte d’entrée. Il retira un livre au hasard.

« Cabane magique », lut-il sur la couverture.

  • Ce sont les aventures de Tom et Léa, expliqua Heidi. Dans chaque épisode, la fée Morgane leur donne une mission. Pour résoudre l’énigme, la cabane emmène les enfants dans une autre époque, à travers le monde. C’est ainsi qu’ils se retrouvent chez les Egyptiens de l’Antiquité, chez les Indiens d’Amérique, à Pompéi lors de l’éruption du Vésuve, sur la banquise, …
  • C’est une machine à remonter le temps, alors ?
  • Si tu veux…
  • Tu les as tous lus ?
  • Oui, et certains plusieurs fois !
  • Je suis impressionné…

Pierrot replaça le livre à sa place.

  • Tom et Léa sont tellement sympas ! L’autre jour, Tom me disait…
  • Ces enfants existent vraiment ? s’étonna le petit garçon. Tu les as rencontrés ?
  • Euh…non, bien sûr, balbutia sa copine. Je voulais dire que…, dans un des volumes, Tom disait à sa sœur que… Et puis, rien, ça n’a pas d’importance ! J’ai tendance à m’identifier à certains personnages. Longtemps, je me suis prise pour Léa. J’avais tellement envie de vivre ces aventures à sa place !

Pierrot continua son exploration. Les rayonnages étaient étiquetés. Tous les livres étaient classés par ordre alphabétique du nom de l’auteur.

  • Tu es très organisée, je vois.
  • Si je ne classais pas mes livres, comment veux-tu que je retrouve celui que je cherche ? Tu fais comment, toi ?
  • Euh…moi, je n’ai aucun roman dans ma chambre, répondit Pierrot, un peu gêné.

Heidi faillit s’étrangler.

  • Comment ? Tu n’as aucun bouquin chez toi ?
  • Je n’ai pas dit ça ! s’insurgea le garçon. J’ai un rayonnage complet de livres sur l’astronomie. C’est ma passion, tu sais.
  • Je sais et c’est grâce à cette passion que je suis encore en vie[1]. Grâce à cette passion et à ta grande générosité.

Heidi s’approcha du garçon qui lui souriait et lui déposa un doux baiser sur une joue. Pierrot en rosit de plaisir…

[1] Voir « L’étoile magique », éd. Chloé des Lys

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L'odyssée, une poésie signée Laurent Dumortier

Publié le par christine brunet /aloys

L'odyssée, une poésie signée Laurent Dumortier

L'Odyssée

Quelle Odyssée

Quand tu osais

Ces mots chuchotés,

Ces mensonges éhontés

Quelle Odyssée

La tournée des bars

Choisis au hasard,

Voie de garage

Tourner la page

Quelle Odyssée

Ce faux départ

Des choses faire la part

Tandis que dans l'hiver

De ton amour perdu je me perds

Quelle Odyssée

Quand je contemplais la mer

Que s'échouaient les vagues amères

Qu'à défaut de tes lèvres

Des souvenirs j'embrasse la fièvre

Quelle Odyssée

De t'avoir retrouvée

Phare allumé

Dans une nuit esseulée

Laurent Dumortier

gsl.skynetblogs.be

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