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LA PETITE CULOTTE DERRIÈRE LE DIVAN… une nouvelle signée Micheline Boland

Publié le par christine brunet /aloys

LA PETITE CULOTTE DERRIÈRE LE DIVAN… une nouvelle signée Micheline Boland

LA PETITE CULOTTE DERRIÈRE LE DIVAN…

La petite Lulu a disparu ! Qui ne connaît la petite Lulu ? Une gamine de 5 ans, rousse, bouclée, avec des taches de son, qu'on voit souvent courir devant sa mère ou son père lorsque ceux-ci distribuent les journaux publicitaires, qui caresse tous les chiens qu'elle rencontre, qui joue plus volontiers dans la rue que chez elle. Qui ne connaît ses parents ? Des gens qui, pour quelques sous, tondent des pelouses, taillent des arbustes ou repeignent des châssis.

La petite Lulu a disparu ! Les journaux télévisés, les journaux parlés, les gazettes ne parlent que de ça. Sa mère est venue hurler devant le commissariat. Son père a pleuré devant les caméras de la télé locale. La fillette a disparu jeudi vers 17 heures. Comme tous les jeudis, ses parents s'étaient rendus au Café de la Poste. Installés au comptoir, ils buvaient des bières pour fêter la fin de leur dure tournée tandis que Lulu allait et venait d'une table à l'autre. Lulu avait mangé des crêpes avec la fille du patron, des cacahuètes avec des clients. Lulu avait couru dans l'établissement et sur le trottoir. Quand sa mère l’avait appelée, Lulu avait disparu. On avait cherché dans les toilettes, les caves, le jardin, les rues avoisinantes. En vain. On avait fait des battues dans le parc de la clinique, dans le square, dans les parkings, le long des voies du chemin de fer. Aucune trace de la petite Lulu. Le soir, la radio et les chaînes de télévision du pays lançaient un appel à témoin. La rumeur de la disparition a parcouru toute la ville comme une traînée de poudre. Notre voisine, avec qui on est en froid pour une histoire de poubelle, a même téléphoné à la maison pour le raconter à maman.

Moi, j'ai quarante-cinq ans, je fais des ménages. Je nettoie chez le pharmacien, chez le directeur d'école et chez Monsieur Raoul.

Monsieur Raoul, c'est un professeur à la retraite. Chez lui, je fais tout, le repassage, un peu de cuisine, une partie des courses et les travaux habituels d'une femme d'ouvrage. Monsieur Raoul, il est comme moi, il a toujours vécu avec sa mère. Depuis la mort de sa mère, il vit seul. C'est un homme calme, gentil qui ne pense qu'à son art. Il donnait des cours de dessin au collège et à l'école professionnelle. Il en connaît du monde ! Il en a vu défiler des élèves ! Sa seule famille c'est sa sœur, son beau-frère, son neveu, sa femme et leurs deux petites-filles, Alice et Lucie. Quand ces six-là lui rendent visite, je peux faire des heures supplémentaires !

La petite Lulu a disparu ! Comme tous les samedis, je nettoie chez Monsieur Raoul. Je déplace le divan pour passer l'aspirateur et je trouve une petite culotte imprimée de papillons, toute propre mais chiffonnée et portant encore son étiquette. C'est le genre de petites culottes qu'on vend à la solderie du coin dans toutes les tailles, à 3 euros les 6 pièces. Je pense à la petite Lulu. C'est sûrement le genre d'article que sa mère achète pour elle ! Et si la petite Lulu était passée par ici ? Je fourre la culotte dans ma poche. Je continue mon ouvrage mais je n'en pense pas moins…

À midi, nous mangeons le lapin que j'ai fait mijoter une bonne partie de la matinée. Assis en face de moi, Monsieur Raoul a un air bizarre. Ses yeux bruns paraissent brillants de fièvre, son couteau tremble un peu dans sa main.

"Ça va bien Monsieur Raoul ? C'est bon ?"

"Mais oui, Ginette. Je n'ai pas très faim parce que j'ai mangé deux croissants pour mon petit déjeuner. Je n'ai pas l'habitude. C'est lourd à digérer…"

Après le repas, je nettoie la cuisine. Je sens la petite culotte au fond de la poche de mon tablier. Dire ou ne pas dire ? À qui ? Attendre encore un jour ou deux ? En parler au pharmacien, lundi, quand je serai chez lui ou au directeur de l'école, mercredi ? Me rendre au bureau de police ?

L'après-midi, je fais un tour dans le grenier et dans la cave. J'inspecte toute la maison, sauf l'atelier de peinture où Monsieur Raoul est occupé à faire de l'aquarelle. Pas d'autre trace suspecte que cette petite culotte !

Le dimanche, je vais à la messe. Ce n'est plus dans mes habitudes mais j'ai décidé d'en parler au curé. Hélas, c'est un prêtre étranger qui officie. Je rentre donc chez moi sans avoir pu m'épancher. Durant toute la célébration, j'ai prié pour Lulu, pour ses parents et surtout pour Monsieur Raoul.

Je ne rate plus un journal télévisé. La petite Lulu est devenue mon seul sujet de conversation avec Maman. Ce que je ne lui dis pas, c'est ce que j'ai trouvé chez Monsieur Raoul.

"Tu sais Ginette, si elle est tombée dans une citerne ou si elle a fait une mauvaise rencontre, on n'est pas prêt de la retrouver !"

Le lundi, chez le pharmacien, on me demande de faire le grand nettoyage du logement que l’on a aménagé pour le frère de Madame qui va bientôt rentrer du Brésil.

Madame et Monsieur filent comme des anguilles quand je lance mes appâts avec mes "c'est triste pour la petite Lulu "ou "quelle affaire avec Lulu… "Ils ne m'écoutent même pas. Ils restent indifférents à l'événement. Ils ne semblent plus avoir en tête que leur travail et l'aménagement du studio "Shampouinez bien la moquette, Ginette et désinfectez l'intérieur des armoires. "C'est tout ce que j'arrive à obtenir d’elle. Quant à Monsieur, il soupire : "Ça ne désemplit pas aujourd'hui… à croire que toute la ville est malade !"

Partout, on voit des affiches avec la photo de Lulu. On sent le soupçon qui plane sur la ville. Je ne voudrais pas être vieux garçon comme le fossoyeur ou femme en mal d'enfant comme la coiffeuse. Je ne voudrais surtout pas être à la place de Monsieur Raoul. S'il savait que je sais, comment réagirait-il ? Je tremble et j'ai des maux de ventre rien que d’y penser !

Le soir, je n'arrive pas à m'endormir. Mon silence m'apparaît pour ce qu'il est, une faute grave. C'est décidé, demain, j'irai à la police. Je dirai ce que j'ai vu ni plus ni moins. Cela soulagera ma conscience.

Mardi, la petite Lulu est retrouvée. Elle était chez sa Tante Eulalie qui vit au bout du bout de la ville, dans une masure située au milieu d'un jardin. Une femme âgée, un peu demeurée, un peu folle, pour qui la télévision et la radio ne comptent pas. Pour elle, seuls importent son jardin et ses poules. Quelqu'un, qui passait près de chez elle, a entendu la vieille crier : "Lulu, Lulu sois gentille avec grosse Poupoule !"

La mère a hurlé sur sa tante. Le père a pleuré. La vieille tante a sangloté en répétant : "Je ne savais pas… Lulu m’a suivie comme un petit chien abandonné… "

Lulu est rentrée chez elle, heureuse. Pendant une petite semaine, elle avait mangé des crêpes, des fraises et des macaronis au beurre et au fromage. Elle avait même joué avec les poules comme avec ses poupées !

Le samedi suivant, Monsieur Raoul m'a dit : "Que de bruit pour rien, n'est-ce pas Ginette ? Heureusement, personne n'a vu le joli portrait de la petite Lulu que j’avais commencé ! "

Ses yeux bruns brillaient. Il avait un drôle de sourire, un sourire jaune comme on dit…

C'est alors que je lui ai raconté que j'avais trouvé une petite culotte derrière le divan.

"Oh une petite culotte et pas une écharpe aussi par hasard ? Ma sœur recherche une petite culotte et une écharpe rouge qu'Alice et Lucie auraient égarées ici. Elles avaient passé une bonne partie du mercredi après-midi à habiller et déshabiller leurs nounours et leurs poupées. "

La boucle est bouclée. Monsieur Raoul regagne son atelier et je passe l'aspirateur sans oser déplacer le divan, on ne sait jamais…

Micheline Boland (extrait de "Humeurs grises Nouvelles Noires")

Publié dans Textes

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Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

J’ai lu 2401

Intriguée par les photos bizarres des lectrices de “2401” le livre à la main et la mine ahurie ...

Je me suis procurée ce livre !

Il s’agit d’un Policier/Thriller sorti en 2015 – éditions Chloé des Lys

Je n’apprécie pas les histoires trop macabres mais avec cet auteur je savais que j’allais m’amuser, j’adore son humour décalé !!!

J’ai déjà lu auparavant “ Les contes bizarres” – et aussi “ Les 10 petites négresses”.

D’ailleurs page 9 l’auteur nous prévient :

- Un thriller ça ne rigole pas. Moi si c’est plus fort que moi.

Le ton est donné.

Il fait partie de ces livres qui vous happent dès que vous les ouvrez.

Une idée amusante et la tension qui monte crescendo ...

Au début nous nous trouvons dans un petit village paisible avec des gens ordinaires, mais c’est aussi un nid de coucous !

Pourquoi ?

Vous le découvrirez si vous avez la chance d’avoir ce livre entre vos mains.

C’est bien ficelé, des rebondissements, de l’humour comme par exemple page 165 -

- Si j’osais ... il prend une mine humble et servile tout en rougissant comme une tomate devant un jardinier à poil: puis-je vous inviter ce soir ...

Bref ! J’ai adoré l’intrigue et les personnages comme le commissaire Johan Verdrier (le bouledogue).

En conclusion je suis définitivement sous le charme ( du roman, pas de Bob )

Marcelle Pâques

Marcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob BoutiqueMarcelle Pâques a lu 2401, le dernier thriller de Bob Boutique

Publié dans Fiche de lecture

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Rolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

Publié le par christine brunet /aloys

Rolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

J'ai lu Léon 20 h. 30 de Jean-Louis Gillessen

Cette pièce de théâtre est un petit chef d'œuvre que je me réjouis de voir en décembre.
Avec lucidité et brio, Jean-Louis Gillessen pointe du doigt les lenteurs et les incohérences d'un système où la bureaucratie étouffe l'humain.
Parvenir à distiller de l'humour dans un contexte dramatique relève du défi et témoigne du talent d'un auteur que je vous invite à découvrir sur scène.
Mais qui est Léon ?
Un homme comme il doit en exister des centaines.
A 19 ans, victime d'un accident de roulage, il voit ses projets d'avenir réduits à néant.
Dix ans se sont écoulés depuis. Dix ans, une éternité durant laquelle, lui, la victime, est devenu une sorte de cobaye. "Faire avancer le dossier", beau prétexte pour l'amener à subir à plusieurs reprises les mêmes tests censés évaluer l'évolution de son état jugé irréversible !
Les compagnies d'assurance tirent les ficelles, manipulent. Et Léon se retrouve au centre d'un jeu malsain dont il est un pion. Autour de lui gravitent des médecins désignés par les assurances, des médecins sans états d'âme, sourds à ce qu'il pourrait avoir envie de dire. Ancrés dans leurs certitudes, ils se gargarisent de mots, s'affrontent, se contredisent, en vertu des théories des maîtres à penser dont ils se réclament.
Cette fois, Léon en a assez ! Il ne leur permettra pas de réinventer son histoire ! Son histoire, il nous la racontera à 20 h. 30

ROLANDE MICHEL

Rolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis GillessenRolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis GillessenRolande Michel a lu "Léon 20h30" de Jean-Louis Gillessen

Publié dans Fiche de lecture

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Le teaser (et plus) du nouveau thriller de Christine Brunet, Convergences

Publié le par christine brunet /aloys

Aujourd'hui, 02 octobre, mon 7e thriller sort dans les bacs !

Son titre ? Convergences (aux Éditions Gascogne, Dif. De Borée).

ISBN 978-2-36666-074-6

20 € - 410 pages

Plus d'infos ? Sur mon site auteur : http://www.christine-brunet.com

Premier chapitre...

 

AUTOMNE 2011

 

 

 

Ce devait être un coup sans risque, parfait pour une fin de carrière. Le B. A. –BA du métier. Il avait les codes de l’alarme, les clés spécialement conçues pour les vitrines et le protocole de sécurité : du gâteau pour un magot hors-norme.

 Il avait joué sur du velours avec une facilité déconcertante, à croire que l’organisateur de l’expo en personne était de mèche.  Difficile à avaler, mais comme il ne connaissait pas son commanditaire, pas tout à fait exclu.

Notre homme n’est pas né de la dernière… averse, diraient certains. Un cador dans sa profession. Il a rendez-vous avec son associé de l’ombre dans un coin désert entre Marseille et Cassis, à quelques encablures à peine de Cap Morgiou. Franchement un drôle d’endroit pour un échange marchandise contre paiement. Du coup, il a brouillé les pistes et prévu une porte de sortie.

 

Il pleut des trombes d’eau, un orage comme il en fait en Provence, bref mais intense. Des éclairs sillonnent le ciel noir d’encre. Les tonnerres ébranlent les roches trop blanches, presque fluorescentes sur fond de mer déchaînée.

Il est heureusement sec sous sa combinaison néoprène noire, à découvert certes, mais comment se mettre à l’abri dans cette garrigue pelée plus minérale que végétale ? Le sentier derrière lui, à peine visible, se perd dans la colline.

Un coup d’œil à sa montre : son contact est en retard. Pas vraiment étonnant avec ce temps. Il lui laisse encore quelques minutes, histoire qu’on ne puisse rien lui reprocher : notre homme est de parole, il est reconnu pour ça dans le métier.

 

Un déferlement d’électricité sur ce bout de rocher. Peut-être des cailloux qui roulent et dégringolent de la falaise toute proche. Il jette un œil suspicieux alentour, fait un pas vers l’abrupt pour tenter de voir ce qui se passe.

 

Une déflagration, un choc à la poitrine, une douleur intense. On l’a roulé…

 

Il flageole, trébuche, mais serre les dents : il n’a pas dit son dernier mot…

 

Il resserre d’une main ensanglantée les sangles du gilet lesté retenant une bouteille de plongée d’un litre, franchit les trois petits mètres qui le séparent du vide et se laisse chuter, le sourire aux lèvres.

 

Le teaser (et plus) du nouveau thriller de Christine Brunet, Convergences

Publié dans l'invité d'Aloys

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En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

Publié le par christine brunet /aloys

En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

Les samedi 26 et dimanche 27 septembre, s’est tenue la troisième manifestation de «  Lire à Vence ». C’est dans le centre historique de la petite ville française blottie sous les  baous *, qu’étaient réunis des auteurs et des éditeurs de la région PACA (Alpes Provence Côte d’Azur).

Danièle Deydé y était pour présenter ses trois romans : Histoire en paroles, L’une ou l’autre rive, Le fils du silence, édités chez Chloé des Lys.

Un soleil de fin d’été en Provence, de nombreux promeneurs parmi lesquels des lecteurs : l’occasion de rencontres et d’échanges autour des livres et, plus largement, de la vie en général.

 

* petits rochers

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En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

Concours sur un souvenir de vacances : deux textes seulement m'ont été envoyés... Merci aux deux participants qui verront leur souvenir publié dans le prochain numéro de la revue.

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En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

Le Consulat Général d'Italie à Charleroi organise une exposition des œuvres De Salvatore Gucciardo

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En octobre, quoi de neuf sur notre blog ?

Auteurs Chloé des Lys...

Vous êtes en dédicaces, vous participez à une manifestation culturelle, les médias parlent de vous ? Contactez-moi le plus tôt possible !

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Les auteurs à l'honneur ce mois-ci :

 

  • Christine Brunet
  • Jacques Degeye
  • Jean-Louis Gillessen
  • Bob Boutique
  • Micheline Boland
  • Louis Delville
  • Laurent Dumortier
  • Nathalie Druant
  • Sophie Vuillemin
  • Christophe Poirier
  • Pierre Schumacher/Thierry Thirionet
  • Carine-Laure Desguin
  • Jérôme Burlandiny
  • Le blog Univers Livresques
  • Bertrand Maindiaux
  • Joël Godard
  • Christina Prévi
  • Marion Oruezabal
  • Patrick Beaucamps
  • Jean-Claude Texier
  • Laurence Amaury
  • Emmanuel Serdet
  • Perrine Marlière
  • Didier Fond
  • Christophe Meseure
  • Jonathan Lenaerts

Publié dans ANNONCES

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Jeanne R. a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Publié le par christine brunet /aloys

Jeanne R. a lu "Obscurité" de Jean-François Foulon

Jean-François Foulon, en conducteur attentif, nous balade avec des mots dans un parcours initiatique, lequel fait agir les héros du roman afin de se libérer du réel. Après le temps perdu, perdu à s'aimer mal, c'est le temps retrouvé que ce petit monde cherche durant des jours et des jours en pays de France pour réparer les bleus à l’âme.



Dès les premières images du livre, dans le noir profond d'une cachette qui voit l’obscurité dessiner les ombres de la nuit, comment ne pas penser à "La caverne de Platon" ? Mais, chez J.F. Foulon, le noir est profond et les ombres sont des fantômes d'où émerge la réalité d'un no man's land tandis que nous, lecteurs/lectrices, restons sur le seuil de cette caverne en attendant que l'histoire se déroule...



Il s'agit bien d'un huis-clos avec quatre personnages en partance pour un voyage au bout de soi-même : "la mère", ses deux enfants et une voiture, cette dernière a un rôle à part entière, assurément celui du refuge utérin.



Par un jeu intéressant, J.F. Foulon choisit de ne pas s'encombrer de noms ou de prénoms - seule - la petite fille est prénommée (Pauline), vu que c’est elle la lueur d’espoir, semble-t-il, et elle n’aura de cesse d’être protégée par les siens proches.
Dans cette grande aventure faite de petites aventures, tout le monde tente de se reconstruire, du plus petit au plus grand, et l'autorité se trouve transposée comme un passeur de témoin. L'unique garçon de l'histoire, appelé simplement "L'enfant", se présente ici sous un schéma œdipien, sauf que le regard de cet enfant en devenir n'est rien d'autre que notre regard, celui que nous posons sur un monde moderne cabossé qui va à vive allure comme la voiture, la voiture de l'histoire, la même qui se doit d'éviter d'autres écueils...



Il sera donc dit que le féminin s’avère très important dans ce beau roman triste au titre bien porté : "Obscurité".



Entre parenthèses, si l'un des lieux le plus récurrent du récit se trouve être "le camping", nous pourrions définir l’intériorité rêvée de chacun des protagonistes, grâce à l'épisode situé au frontière de l'Espagne, ainsi : Château de sable pour "l'enfant" / Château de contes de fées pour "Pauline" / Château de cartes pour "la mère".



Ce drame de la solitude à trois met surtout en lumière la question des règles de vie, celles édictées par la Société. Mais si une loi est mal faite, peut-on la transgresser ? Auquel cas, ce n’est pas sans risque…



Je salue bien bas Jean-François parce que dans ce "road movie", à la française, on sent très fort l'amour de la France que porte l'auteur en son cœur.



Littérairement vôtre,



Jeanne R.

Publié dans Fiche de lecture

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Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys !

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin en invitée d'Aloys !

— Carine-Laure, quelle actu ces dernières semaines !

— Ça, tu peux le dire, Serge ! (Pour rappel, Serge, c’est le bibliothécaire super dynamique vissé au château Bilquin de Cartier, là où se trouve la bibliothèque Marguerite Yourcenar www.bourgeon.be).

— Tu interviewes, tu es interviewée, tu slames et le CD sur lequel on t’entend nasiller est, est, j’en oublie mes mots ! Et aussi ton dernier livre dont il est question dans cet article du journal Vers l’avenir ( dans l’édition du 14 juin, Vers L’Avenir de l’Entre-Sambre-et-Meuse)

— Nasiller ?

— Ne me fais pas rire, Carine-Laure. Je récapitule…Il y a ce slam « Contre tes murs, citadelle sans grillage », tu nous racontes ?

— En deux mots. Un slam qui se retrouve sur un CD enregistré avec d’autres slameurs. Une très belle expérience. La séquence est passée dans l’émission mensuelle Actutv.

— Ah oui, j’oubliais ! L’émission Actutv est une émission culturelle mensuelle, c’est ça ?

— C’est bien ça, une émission mensuelle qui donne la parole aux artistes dont on ne parle pas assez. C’est une émission lancée par quelques potes techniciens attachés aux éditions Chloé des Lys. Quelques fils entremêlés et hop, ces génies de l’informatique ont bousculé le monde du web. L’émission se regarde le dimanche soir en direct (et on peut chatter, c’est génial) et ensuite les podcats sont disponibles. Un de ces bandits du web, c’est Bob Boutique (http://www.actu-tv.net/)

Et voici le lien vers cette séquence : https://www.youtube.com/watch?v=YGqkpVaXR7g

Je ne remercierai jamais assez les éditions Chloé des Lys et leur équipe …

— Oui mais ton dernier livre « C’est le même décor » est édité chez Edilivre !

— J’ai deux livres en préparation chez Chloé des lys…

— Ok, on zappe. Belle séquence, ce slam, c’est bien, on continue ! Dans la séquence suivante, on te voit interviewer Pierre-Jean Foulon. Tu nous en dis plus ?

— Un très beau moment. Bob et moi sommes allés devant la stèle de Roger Foulon, à Thuin, juste à côté de la bibliothèque et nous avons remémoré en quelques secondes (hélas, le temps est limité) la vie littéraire de Roger Foulon qui rappelons-le fut (mais j’ai difficile de parler de Roger Foulon au passé, il est tellement présent dans toutes ces rues…) un écrivain très prolixe. Ce que j’ai apprécié aussi, toucher les anciennes presses, tous ces petits caractères et le nec plus ultra, avoir eu accès à la bibliothèque de Roger Foulon. Et aussi apprendre qu’Achille Chavée avait frôlé ces briques.

— Toujours ton petit côté révolutionnaire et surréaliste...

— Chuuut, Serge !

Voici le lien vers cette séquence qui ravira tous nos amis Thudiniens mais aussi tous les écrivains qui ont connu ce poète aux multiples prix. Je reparlerai dans quelques semaines de Pierre-Jean Foulon, je lis en ce moment sa dernière publication « Fresque baroque de mon désir ».

Ici le lien vers la séquence consacrée à Roger Foulon : https://www.youtube.com/watch?v=8qezVhLq3q0

— Ah oui, j’oubliais, tu as participé au recueil « Monstre 2015 ». J’ai lu ton texte. Pas mal. Un peu sot mais ça te ressemble.

http://carineldesguin.canalblog.com/archives/2015/06/17/32230542.html

— Merci, Serge.

— Ce matin, j’ouvre le journal Vers l’avenir et qui vois-je, Miss Caquette ! Courageux le journaliste qui t’a interviewée, il ne s’est pas mêlé les plumes et les objectifs dans toutes tes activités.

— Merci à Pierre Dejardin !

— Le slam, la séquence au sujet de Roger Foulon, le recueil Monstres 2015. Je n’oublie rien, voyons, voyons…Tu écris en ce moment ?

— Non, je bronze. Oui, j’écris ! Je prépare les maquettes de mes prochains livres qui seront édités chez Chloé des lys, une préface pour un recueil de poésies et…

— Une préface, tiens, c’est nouveau, ça !

— Oui, un très bel exercice. Décortiquer les textes et écrire une préface qui donnera aux futurs lecteurs l’envie de lire…Je n’en dis pas plus tant que je n’ai pas le feu vert de l’auteur concerné pour citer son nom et le titre de son livre. Chuut.

— Toi aussi, les poésies…

— Oui, je peux l’annoncer, mon recueil « Des lames et des lumières » sortira vers octobre. Aux éditions Le Coudrier et ça, c’est une belle promotion pour moi. Le Coudrier, c’est une maison d’édition qui n’édite que de la poésie. Je suis très fière de la confiance que Joëlle Aubevert m’accorde. Je ne sais pas vivre sans écrire des poésies, c’est primordial pour moi.

— Bonne nouvelle, tu ne fais pas que le gus sur scène.

— Non, Serge Budahazi…

— Et tu n’oublies pas la préparation de notre quatrième salon du livre au château Bilquin de Cartier, j’espère ?

— Pour le dimanche 29 novembre, déjà pas mal d’inscrits. J’assume, ne te bile pas comme ça.

— Merci, Carine-Laure. Tiens, voici ta boîte de vitamines. Et pour tes nouveaux lecteurs, voici press book et autres infos :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/carine-laure-sur-you-tube/32062119.html

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Fiche auteur d'Edwige Thomas pour son recueil "La greffe prendra"

Publié le par christine brunet /aloys

Fiche auteur d'Edwige Thomas pour son recueil "La greffe prendra"

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Carine-Laure Desguin dans la revue AURA 85

Publié le par christine brunet /aloys

Carine-Laure Desguin dans la revue AURA 85

— La revue Aura 85 est sortie, tu nous en parles, Carine-Laure ?

— Pfff, Bob, c’est l’été, la canicule, tu ne sais donc pas te débrouiller un peu ?

— Non, Carine-Laure, j’aime te faire parler afin de te contrarier, c’est mon droit, non ? Je suis quand même un membre officiel de l’équipe de Chloé des lys ! Toi, tu n’es pas un membre officiel, tu as refusé, c’est ton problème, Carine-Laure. Alors à présent, tu causes ou tu retournes dans tes bouquins…

— Tu as de la chance, Bob, que j’aime cette revue et que j’ai beaucoup de respect pour tous ceux qui la publient…Aura 85, c’est la revue publiée trimestriellement par…

— Pfff, la voilà encore avec ses belles phrases alambiquées ! Si tu continues, tu seras membre de l’A.E.B. hein toi, fais attention !

— Et payer une cotisation de plus ? Tu rigoles ou quoi ? Je disais donc, Aura 85, c’est la revue publiée par le Cercle Littéraire Hainuyer « Clair de Luth ». J’aime beaucoup ce groupe car il essaie de mettre en valeur une vraie revue littéraire, il y a une sélection des textes et ça, c’est vraiment important.

— Tu veux dire qu’il y a des écrivants qui ramassent une buse et qui retournent avec leur texte sous le bras…Et ça, ça te fait plaisir, mauvaise, je le savais que tu étais une mauvaise et je ne suis pas le seul à le dire, d’ailleurs.

— Je dis ce que je pense, Bob. Dans cette revue 85, de très bons textes. Le thème ? Les jardins ! Et dans cette revue, des jardins, il y en a de toutes les sortes ! Lisez celui de Gisèle Hanneuse, Colette Brohée, Gérard Lemaire, Norma Crivici, Laurence Amaury, Roseline Deback, Thierry Thirionet, Eric Sherkine, et bien d’autres…

— Je lis les noms de quelques auteurs édités chez Chloé des lys, Laurence Amaury, Thierry Thirionet, Nathalie Wargnies, Marie-Claire Georges, Marcelle Pâques…

— Et toi, bien sûr, toujours le nez fourré partout.

— Je ne te réponds plus, Bob (Bob, c’est un type génial qui essaie de déconner mais il n’y arrive pas vraiment, ce n’est que du plagiat. Mais il est un des gus qui ont lancé cette émission culturelle mensuelle, actutv, infos ici : www.actu-tv.net )

— Parle-nous de ton texte quand même, car j’ai lu quelques lignes et ça me paraît être un vrai foutoir ton jardin. T’as déjà vu ça, toi, on te demande de parler d’un jardin et on se retrouve avec une histoire d’ado qui prend l’avion vers une île qui n’existe que dans sa caboche et là, il rencontre un autre ado qui se prend pour Einstein et qui cultive des saumons dans une au tropicale. T’as déjà vu ça, toi, des saumons dans une eau tropicale ? Ah oui, il y a cette mystérieuse oxygène…Bref, une histoire à la Carine-Laure Desguin et il faut croire que c’est littéraire puisque ce texte, Secret’s garden a passé l’étape du comité de lecture. Ouais.

— Ouais. Pour les intéressés, j’ajoute que…

— N’ajoute rien, fifille, on en a ras la casquette, des saumons dans une eau tropicale, non mais ! Et ça s’appelle un jardin, ça ?

— Pour les intéressés, cliquez sur la photo et vous lirez toutes les infos. Bravo à Laurence Amaury et tous les membres actifs de Clair de Luth. Une revue trimestrielle éditée depuis 1987, c’est un succès ! Les textes sont lus par un comité sérieux et les auteurs sont invités parfois à corriger et revoir certains paragraphes. Rien que pour ça, moi, je dis « chapeau ».

Le site : www.clairdeluth.be (et sur Facebook)

— Si Miss Casquette le dit, hum, hum !

— Encore un mot, en couverture, le très beau…

— Tu vois que tu mens toujours. Tu dis « encore un mot » et tu en débites cinq ou six. Elle sait même pas compter ! C’est pour ça qu’elle écrit en vers libre, elle ne saurait pas compter jusque douze. Alors, les alexandrins, dans ce cas-là, c’est foutu !

— En couverture, donc, le très beau collage de Thierry Thirionnet.

— Une femme découpée par les croisillons d’une fenêtre. Tu trouves ça beau, toi ? Ah, oui, c’est de l’Art…Mademoiselle aime l’Art et la Littérature, avec trois L pour voler plus haut…

Des détails au sujet de Carine-Laure Desguin ? C’est ici :

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/press-book/32061526.html

http://carineldesguin.canalblog.com/pages/carine-laure-sur-you-tube/32062119.html

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La patate bouquine a chroniqué "Histoires à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

Publié le par christine brunet /aloys

La patate bouquine a chroniqué "Histoires à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente
La patate bouquine a chroniqué "Histoires à mourir de vivre" de Rachel Colas et Anaïs Valente

Dans ce livre, on retrouve 27 nouvelles de 2 auteures différentes. Les petites histoires parlent de sujets tabous comme la mort, le suicide... Des histoires bien noires, qui, comme le résumé l'indique, vous feront voir les choses différemment après lecture. Je ne vais pas vous parler de toutes les histoires de ce livre, parce que ce serait vraiment lourd, mais je vais me concentrer sur trois des ces nouvelles.

Une heure à tuer page 79

Connaissez-vous l'expression une heure à tuer? Et bien Anaïs Valente va faire de cette expression une réalité. Une femme licenciée de son travail va faire un attentat dans ses anciens bureaux. Donc, tuer toutes les personnes qu'elle n'aimait pas...
Extrait: " 16 H 30. J'entre en scène. La blondasse de l'accueil est clairement étonnée de me voir. L'info a déjà dû faire le tour du bureau. Ma main droite caresse doucement le flingue..."

Strike! page 37

Dans cette nouvelle de Rachel Colas, on retrouve plusieurs personnes prenant le bus, le jeudi. A 10 h 20. On suit les personnages pendant une à deux pages, on nous explique leurs situations, et pourquoi ces personnes prennent le bus ce jour là, à cette heure précise. Pendant un instant, tout semble aller pour le mieux, des problèmes se règlent, et des décisions sont prises. Chacun se rend à l'arrêt de bus, puis celui-ci arrive et tout bascule...
Extrait: " Le conducteur eut une impression de ralentit. Pourtant, tout se passa à une vitesse folle. Il vit tous ces gens sous l'abribus. Ils semblaient figés sur place. Son cerveau lança un chiffre. Dix. "Strike" fut sa dernière pensée.

Writecrossing page 134

Malgré les histoires sombres, Anaïs Valente à réussi à placer une nouvelle belle et émouvante. C'est l'histoire d'une femme, qui a décidé de créer le Writecrossing. Le principe est vraiment très simple, et se serait une bonne idée de l'instaurer dans la vie de tous les jours. Elle a installé, tout près de chez elle, une table, des feuilles, une théière et un stylo. Le but est d'inviter les gens à écrire, dessiner quelque chose sur ces feuilles. Et chaque soir, en rentrant du travail, elle va rechercher sa récolte. L'histoire se termine sur une note tragique, mais belle aussi.
Extrait: " Et j'ai lu, sur la dernière page: "merci pour le thé". Alors, si vous passez chez moi un de ces jours, ça vous dit de venir prendre un petit thé froid? "



Les histoires qui se trouvent dans le recueil ont beau être tragiques et difficiles, j'ai beaucoup aimé les lire. J'ai appris des choses, j'en ai ressenti également. Mais attention si vous avez l'âme sensible, ce livre n'est pas fait pour vous.

A bientôt,

La patate

Publié dans avis de blogs

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