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Jonathan Siel présente son ouvrage "C'est quoi cette nisortagiano?!"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie


 

Louviérois d’origine, Carolo d’adoption, Jonathan SIEL a connu un parcours professionnel pour le moins sinueux mais extrêmement enrichissant.

Journaliste, enseignant, employé de banque et même formateur.

Toutes ces expériences et son envie d’écrire l’ont amené à rédiger son premier ouvrage sur les relations humaines au sein des organisations.



 

Résumé
 


 

Si des personnes se reconnaissent dans certaines des situations présentées tout au long du livre, il se pourrait qu’il ne s’agisse pas d’une simple coïncidence. En effet, c’est peut-être bien toi le boulet dont on parle ou l’emmerdeur de service. Tu fais peut-être partie de ces collègues prétentieux et arrogants ou de ces patrons incompétents. Eh oui, mon pote, la vérité est parfois dure à entendre. Tu t’es retrouvé dans les descriptions du couillon qui se ramasse tout le boulot pendant que tes autres collègues ont décidé de jouer les parasites ? Eh bien ce livre pourra peut-être te permettre d’évacuer cette frustration qui est en toi. Tu as envie de changer ? Tu es décidé à garder ton job ? Alors prends bonne note des lignes qui vont suivre. Car peut-être que tu ne t’es pas encore pris un C4 dans les dents, mais sache que ce genre de décisions ne dépend pas seulement de tes compétences (si tu en as). La chance passe, fais gaffe… Sache qu’un travailleur averti vaut au moins deux employés virés.

 

EXTRAIT

 

Ce mec qui glande un max dans son bureau, cette secrétaire dépressive qui chiale à longueur de journée, ce chef, mou du slip, qui est dans l’incapacité de prendre une décision importante... Ca ne vous rappelle pas quelque chose ? Mais oui bien sûr ! Bienvenue, les enfants, dans ce monde merveilleux/mystérieux/ennuyeux (entourer la bonne réponse) qu’est le travail. En rentrant dans la vie active (ou pas !), vous avez pu rencontrer des collègues intéressants, courageux, performants. Grâce à eux, votre organisation fonctionne plus ou moins bien. Et puis... il y a les autres. Les incompétents, les escrocs, les mythomanes. Leur utilité est à prouver au sein de votre boîte mais une chose est sûre : sans eux, vous auriez moins de choses marrantes à raconter en rentrant chez vous.

En feuilletant ce livre, vous retrouverez différentes espèces de « travailleurs » qui font partie (malheureusement) de votre quotidien professionnel.

 

Extrait


 

Si des personnes se reconnaissent dans certaines des situations présentées tout au long du livre, il se pourrait qu’il ne s’agisse pas d’une simple coïncidence. En effet, c’est peut-être bien toi le boulet dont on parle ou l’emmerdeur de service. Tu fais peut-être partie de ces collègues prétentieux et arrogants ou de ces patrons incompétents. Eh oui, mon pote, la vérité est parfois dure à entendre. Tu t’es retrouvé dans les descriptions du couillon qui se ramasse tout le boulot pendant que tes autres collègues ont décidé de jouer les parasites ? Eh bien ce livre pourra peut-être te permettre d’évacuer cette frustration qui est en toi. Tu as envie de changer ? Tu es décidé à garder ton job ? Alors prends bonne note des lignes qui vont suivre. Car peut-être que tu ne t’es pas encore pris un C4 dans les dents, mais sache que ce genre de décisions ne dépend pas seulement de tes compétences (si tu en as). La chance passe, fais gaffe… Sache qu’un travailleur averti vaut au moins deux employés virés.



 

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Rencontre au salon du polar de Bandol : Martine Platarets...

Publié le par christine brunet /aloys

Rencontre au salon du polar de Bandol : Martine Platarets...
Rencontre au salon du polar de Bandol : Martine Platarets...
Rencontre au salon du polar de Bandol : Martine Platarets...
Rencontre au salon du polar de Bandol : Martine Platarets...
Rencontre au salon du polar de Bandol : Martine Platarets...

Martine Platarets était à mes côtés au salon du polar de Bandol... Une auteur dynamique qui n'a pas moins de 22 salons du livre programmés dans son  agenda ! 

Un univers à découvrir...

Mais qui est Martine Platarets ? 

 

 

Martine Perez Platarets, née en 1958, vit dans le Vaucluse. Après avoir écrit de nombreuses nouvelles mises de côtés et quelques poésies, il y a cinq ans, l’envie de tout mettre sur papier et l’écriture l’a emmenée vers une autobiographie avec un premier ouvrage « souviens-moi » illustré par un jeune photographe. Ce premier livre marque un tournant dans le style de la production.

 

Les enquêtes du commissaire Victor Perez « Au-delà de la vie » et « Meurtres en eaux troubles » sont un nouveau tournant vers le roman policier suite à des faits réels de Victor Perez, père de Martine Perez Platarets. Ils ont été romancés et transformés. Un hommage particulier pour cet homme qui a énormément compté dans sa vie. Actuellement la troisième enquête est en court. L’histoire se passera du côté de Bourg-en-Bresse dans l’Ain.

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Brigitte Hanappe se présente et nous parle de son ouvrage à paraître "Le flou du miroir"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Titre du livre : Le flou du miroir


 

Biographie.

Brigitte Hanappe est née en 1959 : institutrice dans l’enseignement spécialisé, elle a toujours été fascinée par le pouvoir des mots écrits. Visualiser ses pensées est un élément tellement utilisé dans son métier.

En 2009, une expérience de vie personnelle et destructrice l’incite à écrire son histoire. Un récit qu’elle laissera des années dans un tiroir avant de décider de livrer son témoignage au public.


 

Résumé du livre : Le flou du miroir

Pour vivre heureux, vivons caché : un adage qu’Hanna s’efforce d’appliquer depuis l’enfance. La société se méfie des différences comme de la peste et Hanna sait depuis longtemps qu’elle est née différente : elle abrite en elle une autre personne, un être secret qui la domine et la protège à la fois. Hanna devient parfois cet autre.

Adulte, la vie semble lui sourire jusqu’à la perte d’un bébé et puis le décès de sa mère. Courage ? Réflexe ? Elle assume puisqu’elle a tout pour être heureuse : une superbe maison, un mari attentionné, deux grands enfants bien éduqués et un métier intéressant. Mais ce n’est que l’apparence que renvoie le miroir de sa vie.

Le jour où Hanna se taillade les veines, c’est un pas vers la mort qui se transforme en renaissance. Avec l’aide d’un psychanalyste, elle explore les souterrains de sa mémoire, elle déterre peu à peu les peurs qui l’habitent et trouve la clé de son secret.

Ses mots et ses souvenirs vont effacer peu à peu le flou du miroir et refléter l’image réelle de ce qui l’a construite et détruite à la fois : un homme qu’elle craint, qu’elle aime…

 

Extrait du livre : Le flou du miroir

Quand j’ai ouvert le tiroir de la cuisine, est-ce moi qui ai empoigné ce grand couteau luisant ou est-ce lui, qui a guidé mon geste ?

C’est le soir : la pièce est sombre malgré l’éclairage des lampes, tout est flou et silencieux dans la maison, les objets n’ont plus de consistance, ils se fondent et se confondent avec une mollesse élastique. Seul le couteau noir à la lame argentée impose son relief dans le brouillard et son éclat me guide impérativement vers la salle de bain.

Après la pourriture de cette journée, enfin, je me sens bien. L’eau bouillonnante pénètre tous les pores de ma peau, la chaleur envahit mon corps maigre comme une drogue bienfaisante. Je peux sourire enfin : mes yeux se promènent sur l’émail immaculé de la baignoire. Je suis seule et pourtant, je le sens s’agiter à l’intérieur de moi. Il est là à m’abreuver de ses conseils malsains…Tout doit finir ce soir !

Le couteau pèse une tonne dans ma main droite et je scie consciencieusement… mollement… trop faiblement. Une voix métallique résonne dans ma tête malade, douce et perfide à la fois, des paroles qui sortent de nulle part s’insinuent comme un souffle de vent dans mes oreilles.

Sûrement la voix du « double » qui vit à l’intérieur de moi !

Il m’aide enfin : le couteau tenu par lui est plus ferme, le geste plus fort. L’eau est à présent merveilleusement rosée, mon poignet saigne.

Je suis si bien quand soudain, la porte s’ouvre, des bras puissants me soulèvent accompagnés d’un cri désespéré. Je reconnais vaguement l’intonation grave de mon époux : 

− Mon Dieu, Hanna, tu es folle, qu’as-tu fait ? 

Et puis, c’est la course : nue sous un peignoir de bain, Etienne, mon mari m’emmène à l’hôpital le plus proche. Je me suis tailladé les veines avec un couteau à découper la viande pour quitter ce monde qui n’était plus le mien depuis longtemps. Je voulais rejoindre les fantômes qui partageaient mon quotidien, un monde hors de la réalité qui n’existait que pour moi.

De toute façon, la véritable Hanna était déjà morte.

 

 

 

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Mickaël Auffray nous présente son recueil de nouvelles "Vous êtes ici" (à paraître aux Editions Chloé des Lys)

Publié le par christine brunet /aloys

 

Issu d'un ventre nourricier, l'auteur débute son parcours en 1982. De formation classique, il passe du statut de simple embryon à celui de fœtus. Après une carrière de fumiste dans un landau bleu, il se lève pour aller de l'avant. Sa bipédie acquise lui permet d'intégrer un établissement de la République visant à la socialisation de son espèce. 
 

Professionnellement intégré à l'industrie, il prend rapidement conscience de l'aliénation que représente le travail à la chaîne. Dès lors, il s'engage dans le domaine commercial afin de vendre des objets à des personnes qui n'en ont pas besoin. Il quitte la piste de ce cirque mercantile pour recentrer son activité vers des considérations plus culturelles. L'auteur réside désormais non loin d'une jungle urbaine, il y a trouvé un travail manuel dans le champ pédagogique.
 

Bibliographie :

 

 

« Vous êtes ici » est un recueil de 10 nouvelles exposant des personnages à l'adversité contemporaine:

 

 

- Araignée relate l'extermination d'une araignée sur fond de crise conjugale ;

- Crise de vocation traite des sentiments confus d'un commercial déchu ;

- Au revoir, bonne soirée interroge les motivations du don ;

- Samskeyti décrit l'urbanisation galopante à travers la vision d'un narrateur à fleur de peau; 

- À la chienne expose l'aliénation d'un salarié qui travaille à la chaîne ;

- L'homme qui était bien garé caricature une saynète pour critiquer un certain journalisme ;

 

- Démission offre une plongée dans une entreprise de recouvrement ;

- L'impasse révèle les déchirures d'un couple au pied du mur ;

- Tout doit disparaître illustre la folie d'un jeune retraité qui jette tout par la fenêtre ;

- Vous êtes ici soumet un homme en quête de sens à une intrigue minimaliste.

 

 

 

Extrait :

 

 

Je me réveillai au bord du bitume, la campagne environnante pour panorama et une route déserte. Elle semblait l'avoir toujours été. Au bord de la chaussée, un petit panneau attira ma curiosité… Il était écrit « Vous êtes ici ». Je fus ravi d'apprendre que quelqu'un se souciait de ma présence en ces lieux, mais cette simple affirmation soulevait plusieurs questions : « ici » c'était quoi ? Et qui avait pris soin de rédiger ce message ? Le « vous » était-il la marque d'une certaine déférence à mon encontre ou bien celle d'un pluriel anonyme ? L'émetteur avait-il utilisé le « vous » afin que précisément je me pose cette question ? En décrétant ma présence esseulée « ici », on pouvait en déduire que le planteur de cette pancarte se trouvait ailleurs, bien qu'un jour il eût été « ici ». Précisément pour planter la pancarte. Je me mis en marche et je n'avais pas fait cent mètres quand je butai sur une autre pancarte du même style que la première : « Vous n'y êtes plus ». Je ne pus m'empêcher de songer à un canular, je devais être l'objet d'une blague savamment organisée par des pervers croisés la veille au soir. Mais quelle veille ? Rien ne me revenait sur les événements passés. Je relus la pancarte. Au fond de moi, je me sentais rassuré de savoir que mes quelques pas avaient été remarqués.

 

 

Mickaël AUFFRAY

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Sophie Fedy nous propose un extrait de son roman "Territoire gris"

Publié le par christine brunet /aloys

 

I. New Earth 22, année 2455

 

 

 

­ —    Ce que vous allez voir va vous sembler incroyable, mais c’est pourtant l’exact reflet de ce qui s’est passé. Les documents que je vais vous montrer, issus de la multithèque post-terrienne, sont édifiants. Je me dois également de vous prévenir : certaines scènes sont extrêmement violentes, comme l’époque dans laquelle je vous invite à voyager. Les personnes sensibles régleront leur screening-and-feeling machine sur la sensibilité « moins trois » ou « moins quatre » pour les plus jeunes. L’oratrice était entourée d’une assemblée bigarrée, de tous âges et de toutes conditions. A l’ère post-terrienne, les conférences d’histoire de la civilisation terrestre avaient un succès énorme. Chacun voulait en savoir plus sur le passé de ses lointains ancêtres, lorsqu’ils habitaient encore la planète qu’ils avaient curieusement appelée « Terre », alors qu’elle était constituée à plus des trois-quarts d’eau. Bien peu avaient maintenant l’occasion de s’y rendre : quelques mineurs qui exploitaient les derniers gisements de ce liquide noirâtre, poisseux et écoeurant, cause de tant de guerres, ainsi que les minerais indispensables, lithium, nickel… Il y avait également quelques archéologues à l’affût du moindre indice permettant de mieux comprendre cette civilisation absurde, détruite, étouffée par sa propre folie. On y envoyait aussi les « Too Fat* » pour des séjours sanitaires, jusqu’à ce qu’ils soient revenus dans les normes post-terriennes.

—    Ce cycle de conférences est passionnant, dit un jeune homme à sa voisine, qui hocha la tête sans le regarder. Mais je n’arrive toujours pas à comprendre la philosophie de nos ancêtres. J’ai même du mal à croire que ces êtres, aussi primitifs dans leurs comportements qu’avancés dans leurs technologies, puissent avoir été nos parents.

—    Et pire, jeune homme, vous n’avez encore rien vu ! ajouta un homme âgé. Ce que vous allez apprendre aujourd’hui va vous faire froid dans le dos et vous en ressortirez avec plus de questions que de réponses !

 

**         personnes obèses

Publié dans Textes, présentations

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Sophie Fedy se présente... et nous propose un aperçu de son ouvrage "Territoire Gris"

Publié le par christine brunet /aloys

 

De formation scientifique par goût de la biologie et de tout ce qui touche au vivant, j’ai travaillé dans différents secteurs (industrie pharmaceutique, hôpital, médico-social). Je suis actuellement gestionnaire de risques dans un hôpital de la banlieue parisienne.

J'ai toujours beaucoup lu, un peu de tout, selon les prescriptions de mes professeurs, puis au hasard des rayonnages des bibliothèques. J'ai toujours un livre à portée de main sur ma table de chevet !

Des rencontres humaines et des événements personnels m’ont donné l’envie d’écrire ; il en est sorti un premier recueil de textes: « Il n’y a pas que les infirmières, les autres comptent aussi… ». Après avoir abordé plusieurs genres littéraires : récit de vie, poésie, roman jeunesse, j’ai retrouvé mes amours de jeunesse, l’anticipation et la science-fiction. Mon premier roman de science-fiction, « Complexe 13B », a été édité en 2009 ; Territoire gris est mon deuxième roman. Imaginer comment nous vivrons, à quels défis nous serons confrontés demain et après-demain, voilà ce qui m'intéresse et ce que je voudrais faire partager.

J’ai rejoint en 2008 le collectif d’écrivains Val d’Oisiens « Mots Migrateurs » pour échanger avec d'autres auteurs et participer à des projets communs, faire vivre l'écriture sous différentes facettes.

 

 

TERRITOIRE GRIS

 

Ce roman présente un entrelacs de différentes époques du futur. Le lecteur y rencontrera trois destinées situées à des époques éloignées les unes des autres, mais reliées entre elle par l’archéo-tourisme du futur, les conférences historico-sensorielles proches du voyage dans le temps et par le fil rouge que constitue la fameuse clef de Yodel !

 

Le couple de Yodel et Maelia : la société du XXIIe siècle, celle de l’après ère nucléaire, civilisation des complexes où les hommes se sont réfugiés. A l’image du complexe 13 B, où le principe de précaution a été poussé au paroxysme, et où l’on n’a plus le droit de se toucher. Pire, les programmes de manipulation scientifiques sur les humains sont à l'oeuvre. Certains ont réussi à fuir les complexes et forment des communautés organisées dans les décombres de Paris et de ses proches banlieues. Yodel et Maelia les ont rejoints et avec leur aide réussiront à contrer les projets aliénants de ceux des complexes.

 

Le couple de Stefan et Maude : la société du XXIVe siècle sur terre où les gens vivent dans des cités aériennes suspendues pour laisser la place à l’agriculture au sol. Passé 50 ans, vous étiez invité à l’Interruption Volontaire de Vieillesse. Mais les « too old » s’organisent… et résistent.

 

Le couple d’Alexis et Ginger : la société du XXVe siècle exilée dans l’espace - pour fuir la terre devenue insalubre - émiettée dans des stations orbitales type New Earth 22. Société avec ses refoulés – les TF « Too Fat », les trop gros renvoyés de force sur terre pour des cures d’amaigrissement – ses sous-hommes, les « kapas » entretenus pour offrir des organes de rechange aux plus vieux, aux plus sages, ses « hors la loi » envoyés au bagne, c’est-à-dire condamnés à coloniser de nouvelles planètes dans des galaxies lointaines après des années lumières de voyage en état de léthargie, sans espoir de retour…Alexis et Ginger seront exilés avec quelques autres et retrouveront une planète qui ressemble étonnamment à la terre.

 

 

Un débat de fonds imprègne tout le roman ; celui de la tolérance – et de l’intolérance - de l’homme pour l’homme. Quelles que soient les sociétés imaginées dans ce récit, il y a des sous-hommes exploités par des « hommes supérieurs » ou « normaux ». Et une question qui restera ouverte : sera-t-on capable un jour de ne plus reproduire les erreurs du passé ?

 

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Blanche Benarroya nous présente le premier volet "Liam" de sa série "Les Amants de l'Ombre"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie  Blanche Benarroya a passé toute sa jeunesse à Marseille et vit  actuellement avec son mari et sa famille à Tilburg, Pays-Bas.

Elle a été professeur de français dans un institut de langues aux Pays-Bas.                         

Liam est le premier tome de la série Les Amants de l’Ombre.

 

Résumé Lily ne s’attendait pas, après avoir accepté de venir passer avec sa cousine Anne et son ami Paul quelques jours de vacances dans un petit village du nord de la France, à ce que l’apparition de Xander dans son existence la plonge dans un chaos le plus total. L’amour, la magie et la mort allaient rapidement remplacer la monotonie d’une vie bien réglée.

 

Extrait – Mademoiselle, si j’étais vous, je ne m’éloignerais pas trop et je ferais attention, toute seule dans les bois. On ne sait jamais, vous pourriez faire d’étranges rencontres.

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"La réconciliation selon la tradition africaine", dernière notion abordée dans l'essai d'éthique politique signé Cyriaque Maixent Ebenga "Reconstruire le Congo-Brazzaville"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La réconciliation selon la tradition africaine

 

La « sagesse africaine » n’est pas qu’une expression conventionnelle, elle existe.

C’est un ensemble de procédés originaux qui ont permis aux hommes de l’Afrique traditionnelle d’aménager aussi harmonieusement que possible le terrain tendu d’embûches des relations humaines. Une telle philosophie est offerte par chaque société à ses membres, et elle fait partie de l’héritage social transmis de génération en génération. Dans les traditions africaines traditionnelles, cette philosophie se présente sous deux formes nettement différentes : Savoir exprimé mais ésotérique, et thèmes implicites sous-jacents. Dans le premier cas, la vision du monde est formulée dans des récits secrets que mémorisent et se transmettent quelques hommes, qui sont parvenus aux degrés les plus élevés d’une société initiatique. Ces traditions ésotériques l’expriment, comme tous les textes sacrés, en un langage imagé et clos qui nécessite une exégèse explicative.

Dans la deuxième forme que peut prendre une philosophie africaine traditionnelle, les thèmes ne sont pas exprimés dans des textes : ils sont inférés de comportements, d’usage, de croyances, de rites par l’observateur. C’est par cette démarche logique que « Placide Tempels » l’a appelé la « philosophie Bantoue », elle est faite de quelques principes d’ordre ontologique (puisqu’ils portent sur la nature même de la réalité, qui est au-delà des phénomènes et les soutient).

Avant l’arrivée des colons, l’Afrique, en particulier le Congo, était régie par le droit traditionnel. Il avait sa source dans les croyances religieuses africaines.

Ce droit conçu par les Congolais pour répondre à leurs propres besoins réglementait le comportement des individus vivant en société. Le droit traditionnel administré par des chefs coutumiers était scrupuleusement respecté. Avec la colonisation, l’introduction des européens confina de facto, le droit traditionnel dans un rôle de second plan. Mais le droit traditionnel continua de s’appliquer exclusivement aux seuls africains pendant la période coloniale. Il était appliqué par des tribunaux d’exception appelés «Tribunaux coutumiers ».

En cas de conflit de lois entre une norme de droit traditionnel et une norme de droit européen, la dernière l’emportait. Les colons, quant à eux, restaient soumis au droit européen et relevaient des tribunaux de droit commun.

Pour certaines matières, les Africains relevaient des tribunaux de droit commun qui appliquaient en pareille circonstance le droit colonial.

Les droits européens s’illustrèrent en Afrique par leur souveraine inadaptation et leur incapacité congénitale à appréhender les faits et des situations propres à la culture africaine.

Ceci fait penser et surtout réfléchir a ce qu’avait dit Monseigneur Ernest Kombo dans une interview à propos de la réconciliation après les guerres qui ont terriblement ensanglanté le Congo.

 

« Nous nous sommes trompés parce que nous n’avons pas associé les sorciers. Nous le regrettons. Si nous avions associé les sorciers, de par la fonction sociale de chefs coutumiers qu’ils occupent au sein de notre société, tous les moqueurs, tous ceux qui ont enfreint la réconciliation, seraient déjà sous la terre.

Malheureusement le curé que je suis n’a pas pensé aux sorciers ou psychologues. La réconciliation doit partir des cœurs, des villages, des quartiers pour enfin devenir publique. Et cela aurait dû être encadré par tous nos sorciers encore vivants. »

 

Malheureusement, l’introduction du Christianisme en Afrique favorisa l’effondrement de la culture africaine. En effet, avant l’arrivée des missionnaires, les chefs coutumiers dépositaires du pouvoir traditionnel protégeaient et veillaient sur la société. En cas de trouble ou de conflit opposant deux tribus ou deux ethnies, la communauté faisait appel à leur sagesse. Grâce à leurs pouvoirs, les chefs coutumiers arrivaient à résoudre le différend sous l’arbre à palabres  « Mbongui ». Ils étaient très respectés.

Les premiers missionnaires s’attachèrent particulièrement à détruire les religions africaines ainsi que les objets de culte, et avec elles, toute la tradition.

En réalité, ces missionnaires, qui venaient évangéliser les peuples primitifs, comme ils le disent, jouaient le rôle d’éclaireurs et préparaient le terrain de la colonisation. Ces premiers missionnaires avaient à la main gauche la Bible, et à la main droite une arme. La Bible servait à civiliser, et l’arme à décourager les récalcitrants. De ce fait, la résistance s’est organisée, elle était politique et religieuse. De cela, on en y déduit également une organisation religieuse bien avant le Christianisme.

Il serait important de souligner que les Africains croyaient à une religion, « l’Animisme », contrairement à ce qui se dit. La civilisation africaine était structurée et organisée au niveau politique, juridique, économique, social et religieux, organisationnel et culturel. Que ce soit dans un royaume, un empire ou même en dehors de ces entités. Nous nous intéressons uniquement à deux types d’organisations bien hiérarchisées qui entrent dans le cadre de notre réflexion. Hiérarchisées dans chaque organisation, certaines classes avaient le droit et le devoir de régler les conflits, ce qui n’était pas le cas pour les autres classes.

La juridiction était réservée aux sages (personnes âgées ayant beaucoup d’expérience en dehors de ceux qui occupaient une fonction au sein de la société) qui règlent les conflits sous l’arbre à palabres « Mbongui » ou corps de garde au centre du village. A cette époque, il n’y avait pas de convocation écrite, le tam-tam jouait le rôle de porte-voix pour annoncer un événement ou encore, le chef du village se mettait à un endroit où il lançait un appel, repris par des relayeurs, pour convoquer tous les villages environnants.

Lorsqu’il s’agissait d’un conflit, la disposition de la cour se présentait comme suit :

Le chef du village était au milieu, les sages autour, et les accusés au centre ; les femmes quant à elles étaient en arrière plan. La parole est prise en premier par le chef du village qui préside la séance, il accueille et remercie les personnes présentes d’avoir répondu nombreuses à son appel.

Après cela, il communique l’ordre du jour en utilisant divers proverbes et en citant des cas similaires qui se sont déjà produits. Ensuite, la parole est prise par d’autres sages ; la parole se demande par un claquement des mains en signe de croix, le chef du village, en répondant de la même manière, vous accorde la parole. Les sages, en intervenant à tour de rôle, entérinaient ce qu’avait dit le chef. Et ce n’est qu’après que les accusés, à tour de rôle, pouvaient parler sous le contrôle des sages.

Il s’agira pour chacun des accusés de convaincre l’assistance par la pertinence de ses propos. Après l’audition des deux parties, les sages leur prodiguent des conseils. La réconciliation se faisait après les conseils des sages. Mais auparavant, le chef du village s’entretenait, à tour de rôle, avec chacune des parties, et à son retour, le collège des sages pouvait savoir si les deux parties acceptaient cette réconciliation, soit par des signes qu’ils étaient seuls capables de déchiffrer ou après concertation derrière les cases. Et ce n’est qu’après cela que pouvait se faire la réconciliation de façon définitive.

En Afrique de l’Ouest par contre, il y a certaines familles patronymiques, prises deux à deux. Ici sont instituées des relations intra ethniques et interethniques d’obligation et de plaisanterie. Par exemple, chez les Peuls constitués en quatre grandes familles patronymiques : Bâ, Barry, Diallo, Sow, les relations à plaisanterie s’exercent dans un sens bien déterminé et précis : d’une part entre les Bâ et Diallo et, d’autre part entre les Barry et Sow, très strictement, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de relations de plaisanterie et/ou d’obligation entre : Bâ-Sow, Bâ-Barry, Diallo-Barry, Diallo-Sow qui demeurent des relations d’obéissance aux règles générales de différenciation socioculturelle liée à l’âge, au sexe, au rang.

Ce qui se trouve ainsi posé, c’est le problème des relations affectives privilégiées, institutionnalisées selon plusieurs modalités : honte-pudeur, par exemple entre le gendre et la belle-mère, entre leur belle-fille et son beau-père ; agressivité rituelle à sens unique du père au fils aîné chez les Peuls, à réciprocité entre camarades de même promotion et de même classe d’âge ; institutionnalisation de l’affection proprement dite, essentiellement entre enfants et parents maternels, et en particulier, entre neveux et oncles maternels, grands-parents maternels et petits-fils.

Les modalités rationnelles, tout en étant nombreuses et variées, existent en nombre fini et précis dans un même ensemble communautaire. Mais il n’est pas nécessaire de les énumérer toutes ici : ce que nous voulons simplement, c’est souligner l’institutionnalisation des sentiments et relations interpersonnelles, ainsi que faire remarquer l’existence de certaines modalités de résorption de l’agressivité.

C’est ainsi qu’à l’intérieur du même groupe d’âge, où la compétition synchronique est à peine cachée, il y a de nombreuses techniques instituées d’écoulement de l’agressivité. Nous en citerons une du pays Peul : le Wettoorè. En voici le canevas général : deux adolescents, appartenant à la même classe d’âge, se trouvent être en conflit, ce qui finit par créer une tension qui va en croissant au sein de la communauté. Des personnes appartenant à un groupe plus âgé décident d’organiser une séance publique de dramatisation-dédramatisation, séance à laquelle sont invités tous les jeunes.

Un cercle humain est formé, à l’intérieur duquel les deux protagonistes-acteurs sont invités à prendre place en « face à face ». Le déroulement de l’action consiste dans l’invective verbale mutuelle, à tour de rôle et de parole, sous le contrôle des aînés présents. Il s’agira, pour chacun des deux protagonistes, d’inventer des métaphores à l’adresse de l’autre, métaphores piquantes, caustiques, très ironiques, investissant, au fil d’incantations poétiques, tous les détails de la personnalité de l’autre – le corps, le maintien, les attitudes, le caractère, etc. –, bref, c’est à celui qui convaincra le plus l’assistance par la pertinence de ses propos ou par son lyrisme… On en rit et, à la fin de la séance, les deux protagonistes s’étant suffisamment « exprimés », il y a chute de la tension conflictuelle qui appelle la réconciliation, consacrée d’ailleurs par les aînés.

Il existe un rapport formel entre toutes ces pratiques et celles de certains griots- mi-chansonniers, mi-fous du roi qui, par l’ironie qu’ils expriment au travers de leurs « chansons », visent à aplanir des conflits latents de communication, ou à réduire l’écart psychosocial vécu entre les personnalités politiques puissantes d’une communauté et le citoyen moyen. 

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Katty Henderson nous présente son ouvrage "La vallée de Viroinval"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie – Katty Henderson

 

 

Katty Henderson est maman de deux jeunes filles, enseignante en français dans une école bruxelloise. Elle manie la plume depuis toujours...

Avec « La vallée de Viroinval », elle nous livre son premier roman, intense et profond.

Cependant, elle n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà à son actif l'écriture de 3 pièces de théâtre qui ont été mises en scène :

 

  • Juste différente (la folie)
  • Ils se sont tous tirés (le voyage)
  • Exagératos (la téléréalité)

 

Résumé :

Elsa la sauvageonne, Etienne l'artiste, Jean-Marc le jeune cadre dynamique; trois personnages aux parcours de vie diamétralement opposés !

Qui est cet homme dont le visage et l'allure vont paraître familiers à Elsa, elle qui vient de rencontrer l'amour après tant d'années passées à se reconstruire ?

Saint-Valéry en Caux, Evreux, la vallée de Viroinval, trois lieux où se nouent et se dénouent des liens étranges. Un village où les gens s'interrogent. Un autre où les histoires passées hantent le présent.

Un roman où le lecteur est plongé dans une ambiance pour la vivre intensément !

 

 

 

 

Extrait de la vallée de Viroinval – Katty Henderson

 

 

Elsa arriva à la petite gare de Couvin sans aucun bagage.

 

Elle hésita quelques instants avant de monter dans le bus 60 de la TEC qui la déposa à quelques minutes de la maison.

 

Ce bus, elle l'avait pris mille fois... elle effectuait aujourd'hui ce trajet comme un automate...

 

La végétation avait débordé à certains endroits..., certaines rues avaient été ré-asphaltées, quelques maisons légèrement modifiées, mais le paysage n'avait pas changé.

 

Elle descendit à Olloy.

 

Elle emprunta le petit sentier qui longeait le Viroin, sachant d'emblée qu'elle allait débouler juste devant la maison, au 6, route de Viroinval.

 

Elle ralentit le pas comme elle l'aurait fait autrefois pour montrer à Mathias un papillon ou une coccinelle... Sauf que cette fois, ce fut pour avaler la boule qui lui nouait la gorge...

 

Retarder encore un peu le moment du face à face avec elle-même...

 

Au bout du sentier, elle aperçut la boîte aux lettres, le chiffre 6 un peu rouillé. La grosse cloche qui leur servait de sonnette...

 

Elle s'arrêta... Ses jambes flageolaient...

 

Elle pensa à Etienne et cela lui donna la force d'avancer encore un peu...

 

La maison était close depuis des années, cela ne faisait aucun doute. Le vieux pommier chargé de fruits tendait ses branches vers le sol. Il n'y avait plus qu'à cueillir... Les orties avaient envahi l'allée.

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Séverine Baaziz nous présente son roman "Mamie Paulette"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Séverine Baaziz est née à Amnéville, en Lorraine, en 1978.

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages lui permettent de vivre plusieurs vies : épouse, mère, informaticienne… sans oublier auteure à ses précieuses heures volées au temps.

Mamie Paulette est son second roman.

 

Résumé :

 

Un toit. Trois générations. Et l’irrésistible envie de s’étriper…

 

Jules, quinze ans, a toutes les raisons de déprimer. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotant de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit…

Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie.

 

Une comédie drôle, moderne et bouleversante, ode à la vie et au courage.

 

 

 

Extrait :

 

Ding dong… Ding dong…

Jules et Paulette, sur le palier de l’étage, se regardent mollement.

Ding dong… Ding dong…

  •   J’y vais, se lance Paulette.

Deux tours de clef et la porte s’ouvre.

        —   Le ballon de mes filles est dans votre jardin, vous pourriez nous le renvoyer ?

        —   Oui… Je vais demander à mon petit-fils de s’en charger.

De près, le voisin aux épaules de colosse fait encore plus figure de nerveux. Il a la pomme d’Adam saillante, des cernes de mafieux et des petits reniflements intempestifs. Paulette le regarde se retourner et prendre le chemin de la porte d’à côté. Quelques pas stoppés par une doléance :

        —   Excusez-moi Monsieur, je voulais vous demander s’il était possible que vos filles fassent un peu moins de bruit. Le calme pour lire, c’est tout de même plus facile.

Le visage se retourne et droit dans les yeux :

—   C’est un quartier familial, ici, madame. Si vous supportez pas les gosses, faut penser à la maison de repos. Je suis chez moi et mes filles, elles font le bruit qu’elles veulent.

« Vieille bique ! », finit-il par penser à voix haute.

La porte se ferme.

  •   Chlui rends le ballon, ou pas ? demande Jules.
  •   Non.
  •   T’es sûre ?

—   Oui. Tu l’as entendu comme moi. La vieille bique ne rendra pas le ballon. J’ai été courtoise et lui odieux. Qu’il le récupère tout seul, son ballon. S’il peut s’égratigner un peu au passage, ça ne sera pas pour me déplaire.

  •   T’as raison.

        Les deux têtes rebelles s’en vont à l’étage, et curieuses de la tournure des choses, se plantent juste derrière le rideau de la chambre de Paulette. Ni vus ni connus.

 

Deux cent cinquante-trois secondes plus tard, on sonne à la porte.

Ding dong... Ding dong…

Jules et Paulette chuchotent mais ne bougent pas. Pas d’un  iota. Furieux, le voisin s’en retourne chez lui, rejoint le jardin, au pas de course, enjambe le grillage et gesticulant à outrance, se tort la cheville, vocifère, perd de peu l’équilibre pour, finalement, se rattraper à une longue tige piquante à souhait. La main en sang, il empoigne le ballon. Il gigote, se démêle, bat du corps, tel un poisson hors de l’eau, mais une mèche métallique le tient prisonnier par une maille de pantalon. Les nerfs bouillonnent. Il jette un regard vers les fenêtres des Chédart et insulte à tout va.

« Connards de vieux ! Vieille peau ! AIE ! FAIS CHIER ! »

Jules et Paulette se gondolent de rire, à ne plus pouvoir reprendre leur souffle.

Tous les deux s’assoient un instant sur le rebord du lit.

—   Si les parents apprennent ça, on va prendre cher, mamie.

—   Ces deux poules mouillées ! Tu parles ! Si ton père avait été là, il n’aurait même pas pris ma défense.

        Jules n’a aucun doute là-dessus.

        —   Tu sais comment je les appelais, tes parents, avec Pierrot ?

  •   Chais pas.
  •   Tic et Toc.

Jules sourit. Puis beaucoup moins. Il baisse les yeux, avant de les relever et de demander à sa grand-mère :

  •   Et moi, tu m’appelais comment ?

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