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Patrick Beaucamps vient de publier un nouveau recueil de poésies "En chemin jusqu'ici"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Patrick Beaucamps est né en 1976 à Tournai (Belgique).

Il a grandi dans un milieu modeste et exercé plusieurs métiers : ouvrier imprimeur, magasinier, employé de vidéoclub, cheminot, bibliothécaire.

Auteur d’histoires courtes et de poèmes, il explore l’écriture à partir du quotidien.

 

Extrait :

 

Lieu-dit

 

Nous habitions un cul-de-sac,

au fin fond d’un lieu-dit.

Cachée de tout, notre maison

était bordée de vastes champs

que chaque saison transformait

en d’extraordinaires terrains de jeux.

 

Il m’arrivait d’arpenter les congères et les plaques

de verglas tel un explorateur,

ou de disperser mes peines dans les sombres sillons

creusés par les pluies.

 

Les nuits d’été, le cortège des moissonneuses

me tenait éveillé. De ma mansarde je pouvais voir

les phares qui balayaient l’horizon et les saisonniers

qui s’affairaient en chantant autour des remorques.

 

Plus de trente années ont passé depuis.

Assis à mon bureau, je réalise soudain

que plus jamais je ne verrai ce spectacle

ni ne traînerai dans ces champs. C’est à peine

si j’arrive à la revoir, ma mère, regardant

en plissant des yeux par la fenêtre ouverte

de la cuisine, me criant : À table.

Publié dans Poésie, présentations

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Les Larmes de Titus, le dernier roman de Christian Eychloma vient de passer en "Collection"... Petite présentation...

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Quatrième de couverture :

« Les larmes de Titus » est la suite de « Mon amour à Pompéi », roman ayant connu un vif succès auprès d’un grand nombre de lecteurs.

Il s’agit cette fois d’une incursion de nos héros très contemporains dans la capitale de l’empire romain du premier siècle, pendant le règne de l’empereur Titus, dans le cours d’une Histoire déjà quelque peu altérée par les précédents voyages temporels.

Un récit captivant mêlant habilement fiction et Histoire officielle !

 

Petite introduction :

Le professeur Liévin a donné à ses contemporains la technologie permettant les transferts temporels. En dépit des incroyables conséquences qu’une découverte aussi révolutionnaire est susceptible d’entraîner, il est désormais tout simplement impossible pour le monde de l’ignorer. Il s’agit donc de bien réfléchir à ce que l’on va en faire, d’abord en s’assurant soigneusement que l’on sait la maîtriser.

Pendant que les sommités scientifiques et responsables politiques du 21e siècle se creusent sérieusement les méninges , le juge Roland Lévêque croit pouvoir filer le parfait amour avec Laetitia, en l’an 80 de notre ère, sous le règne de Titus, dans la capitale de l’empire romain.

Il ne va toutefois pas tarder à s’apercevoir qu’il n’est pas du tout évident de vivre dans une époque qui n’est pas la sienne et les nuages noirs qui s’accumulent sur la Rome impériale vont le contraindre à rompre la loi du silence qu’on lui avait imposée.

 

Extrait :

Profitant de la nouvelle lune et de l’impossibilité pour les guetteurs de distinguer quoi que ce fût au-delà d’une centaine de mètres, Varus Florus avait fait discrètement approcher ses machines des berges du fleuve dont les assiégés avaient détruit les ponts.

Le pilonnage avait commencé dès l’aube, s’intensifiant peu à peu pour devenir un véritable déluge. De lourds blocs de roche, lancés depuis l’autre rive du Tibre, s’abattaient sans relâche sur la vieille muraille, arrachant à chaque impact un peu du béton qui en liait les pierres.

En percevant une série de chocs sourds, Roland Lévêque, encore à moitié endormi, avait compris que les choses sérieuses venaient de débuter. Il s’était levé en hâte pour se rendre sur l’Aventin d’où il avait pu observer, en compagnie de quelques officiers chargés d’organiser la défense, l’impressionnant dispositif ennemi que tout le monde découvrait.

Il se trouvait là depuis un bon quart d’heure, plus fasciné qu’apeuré, lorsque les catapultes dressées près des remparts se mirent à rendre coup pour coup, donnant à Roland Lévêque la bizarre impression d’assister à un duel d’artillerie.

Il se retourna en entendant quelqu’un haleter dans son dos. Flavius Clemens, arrivant à la tête de son état-major, l’invita par geste à prendre du recul.

« Attention, Aulus ! » lui dit-il en s’approchant. « J’ignore si les augures te sont favorables pour aujourd’hui, mais tu ne dois surtout pas sous-estimer la portée de certains projectiles…

- Je promets d’être prudent, Flavius. Mais… ces rochers pourraient vraiment m’atteindre ici ?

- Pas les rochers, non. Les petites pierres et les flèches, oui ! D’ailleurs, vois un peu par là… »

Roland Lévêque suivit des yeux la direction indiquée. Une soixantaine de légionnaires, regroupés deux à deux pour transporter des sortes d’arbalètes montées sur un affût, étaient en train de se déployer le long du mur.

« Ce sont des scorpions… » précisa Flavius devant l’interrogation muette de son interlocuteur. « Des armes d’une puissance redoutable que ces soldats vont utiliser pour tenter de neutraliser les servants des catapultes ennemies. Regarde bien ce qui va se passer ! »

Des « tireurs d’élite », en somme… À la fois impressionné et prodigieusement intéressé malgré la gravité de la situation, Roland Lévêque vit une volée de flèches, ou plutôt de gros carreaux, filer depuis le sommet de la muraille pour s’abattre sur les hommes regroupés autour des machines de jet. Avec des conséquences qui lui coupèrent le souffle.

Il lui sembla que chaque projectile ou presque avait atteint une cible. Les corps ensanglantés gisaient sur l’herbe. Certains immobiles, sans doute tués sur le coup. D’autres, plus ou moins sérieusement blessés, se tordant de douleur. D’autres encore essayant d’extraire de leur ventre ou de leur membre la pointe de fer qui s’y trouvait plantée.

Dire qu’il était surpris aurait été un euphémisme. Il était en réalité stupéfié par la précision de ces armes. Et l’habileté de ceux qui les utilisaient…

« C’est terrifiant… » reconnut-il en voyant les survivants tenter de se réfugier derrière leurs machines alors qu’un second tir avait déjà lieu.

« N’est-ce pas ? » répondit Flavius sur un ton qui ne trahissait pas la moindre satisfaction. « Si tu n’avais jamais vu la guerre, tu as maintenant une première idée de ce que ça donne ! »

Roland Lévêque s’apprêtait à répondre lorsqu’il vit une énorme pierre, lancée depuis un point situé non loin de l’endroit

où il se tenait, pulvériser une catapulte ennemie. Un « tir au but »…

Il voulut s’avancer et se sentit retenu par sa tunique.

« Reste là, Aulus ! Ils ne vont pas tarder à riposter… » lui conseilla fermement Flavius. « Eux aussi possèdent des scorpions. Et savent très bien s’en servir…

- Je te crois volontiers, mais il me semble qu’ils ont trouvé à qui parler, non ? Quand je vois ce qu’ils viennent de prendre… »

Flavius lui sourit comme à un enfant naïf.

« Ne te réjouis pas trop vite… Ils ne font pour le moment que tester nos défenses ! Le plus sérieux est largement à venir. Ils sont certainement en train de préparer des machines de siège contre lesquelles nous ne pourrons pas grand-chose…

- Mais nos scorpions…

- Ils en seront beaucoup mieux protégés ! Et leurs propres tireurs gêneront tellement les nôtres qu’ils leur ôteront toute efficacité…

- Mais le Tibre… Un sérieux obstacle sans les ponts, non ?

- Leurs troupes d’assaut le franchiront, d’une façon ou d’une autre, bien avant que notre muraille ait été sérieusement mise à mal. Je serais même à peine surpris s’ils essayaient de creuser un tunnel pour passer par en dessous…

- Passer sous le Tibre ?

- L’armée romaine a surmonté bien pire… La forteresse de Massada n’était-elle pas réputée imprenable ?

- Oui, sans doute… Mais alors, quelle est ta stratégie, Flavius, pour nous sortir de cette impasse ?

- Gagner du temps. Retarder le plus possible l’inévitable. Les renforts arriveront un jour et, à condition de tenir bon jusque là, les assiégeants pourraient bien devenir les assiégés ! »

Le regard de Flavius Clemens se perdit dans le vague.

« Ils sont peut-être déjà en route. Mais c’est loin, la Germanie

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Romain Mancini nous présente son ouvrage "Vie qui déraille"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

2011-2012 : écriture de Vie qui déraille.

2018 : publication de Vie qui déraille chez Chloé des Lys.

Œuvre à venir : Oh mon ange !

 

Résumé

Difficile de résumer Vie qui déraille. Il s’agit du journal intime d’un jeune homme de 23 ans, qui se livre à de très, très nombreuses réflexions, quant au comment du pourquoi de l’existence. Ce journal totalement décousu, invite le lecteur à partir, ni plus ni moins qu’en quête du bonheur. Il n’y a pas une minute à perdre, c’est le moment de sauter sur cette belle occasion d’enrichir son âme.

 

Extrait

Tape-m'en cinq Génie !

Aujourd'hui, soyons dingo, et faisons un saut dans l'univers d'Aladdin. Laissez libre cours à votre imagination... À la suite d'un concours de circonstance, vous dénichez sur un coup de bol une lampe 'magique'. Vous la frottez plusieurs fois afin d'ôter la poussière qui la recouvre ; puis soudain, un Génie en sort, au milieu d'une épaisse fumée... Celui-ci se dit être à vos ordres, et consent à vous octroyer trois souhaits. Vous pouvez lui demander quasiment n'importe quoi... Étant assez rationnel, j'en utiliserais seulement deux. Ne soyez pas étonné comme ça ! Le premier serait que mon journal intime soit publié ; qu'il fournisse aux lecteurs une bonne dose d'humanité, et qu'il ait cinq étoiles sur le site Amazon.fr ; il est toujours bon de croire aux miracles (sourire en coin). Le second serait lui aussi altruiste : je souhaiterais que le Génie soit totalement libéré de sa lampe. Évidemment, il serait attrayant de solliciter cet être mirifique pour qu'il exauce des vœux plus 'classiques' ; par exemple, qu'un climat de paix s'instaure dans le monde, que la pauvreté régresse, qu'aucun enfant ne soit plus jamais maltraité... Mais bon, si les lois de la nature sont ainsi faites, ce n'est pas un hasard ; un simple 'mortel' n'a pas à fourrer son nez là-dedans. Enfin, voilà. Vous, si vous aviez trois souhaits à faire, que seraient-ils ?

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Stéphane Colin nous présente "Promenade au pas hanté" Dix petites histoires de fantômes...

Publié le par christine brunet /aloys

 

Né à Saint-Quentin (France) en 1970. A peine sorti au grand air, emmailloté comme un saucisson par les bonnes-sœurs, à l’ancienne (dixit sa maman). Peut-être l’origine de son goût pour les vieilles choses et les habitudes d’autrefois ? Passe son enfance en France d’abord, en Belgique ensuite, entre le Condroz et le vieux village familial de Ferrières. Que des bons souvenirs d’une belle et heureuse enfance, avec ses parents et ses deux sœurs.

 

Musicien, il joue du violon depuis l’âge de 9 ans et de la contrebasse depuis quelques années, et s’intéresse aussi beaucoup aux musiques traditionnelles et populaires. Après des études d’histoire de l’art et archéologie à l’université de Liège, il commence par enseigner quelques années dans des écoles secondaires de Liège, Huy et Namur, pour finalement rentrer, en 2000, au musée des instruments de musique de Bruxelles. Comme il aime l’art autant que la musique, il voyage aussi à travers l’Europe et les Etats-Unis, pour faire découvrir à des groupes d’amateurs motivés les merveilles des musées du monde et les beautés architecturales des petites et grandes cités.

 

Stéphane Colin vit à Namur, avec sa femme Anne-Sophie et ses trois enfants, Victorine, Lucie et Pierre, à qui il aime raconter beaucoup d’histoires.

 

Résumé :

« Promenade au pays hanté » est, comme son nom l’indique, un petit voyage à travers une Belgique mystérieuse. En chaque endroit, ville ou campagne, a lieu une rencontre avec un fantôme, gentil ou inquiétant, amusant ou effrayant. Chacun de ces êtres venus de l’au-delà plonge le lecteur au cœur d’un aspect historique, géographique ou encore artistique du paysage. Ces dix petites histoires, accessibles de 10 à 99 ans et même au-delà, sont autant de contes ludiques qui feront découvrir, ou apprendre à voir autrement, notre petit mais bien joli pays.

 

 

Extrait

Le soir tombe. Le ciel d'un bleu sombre tire au jaune orangé vers l'horizon. Je suis seul sur la route de la crête. À mes pieds s'étend la vallée de l'Amblève. Au-delà les collines s'échelonnent dans le lointain bleuté du soir. Plus loin, en contrebas de la route, le chemin du Thier monte depuis le village. Tout est tranquille. Un chien aboie par là-bas. La cloche d'une église tinte doucement, assourdie par le froid. Il est temps pour moi de rentrer.

 

Soudain, dans le calme de la nuit, un véhicule monte de la vallée. Sans doute un tracteur : je reconnais les coups d’accélérateur qui font ronfler le moteur. Mais … ? Non ! Il y a aussi un autre bruit. Un cliquetis caractéristique. Ça fait plutôt penser à un engin à chenilles. Un bulldozer ? La clairière ravagée me revient à l'esprit. Les mystérieux bûcherons sont-ils de retour ? À une heure aussi tardive ? Bientôt apparait le véhicule. Je l’aperçois à intervalles réguliers, entre les peupliers dénudés qui bordent la route. De couleur pâle, il avance lentement. Il faut vraiment bien regarder pour le distinguer dans la neige. Mais lorsque, dépassant les derniers arbres qui le cachent partiellement à ma vue, il se trouve complètement à découvert, ma bouche s'ouvre toute grande de stupéfaction. Ce n’est pas un bulldozer ! C'est …

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Charles Lathan nous présente son ouvrage "Le retour de Marcel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie

 

 

 

Charles Lathan  naît à une époque où l'herbe pousse sur les parkings automobiles. Dans sa maison d'enfance il n'y a rien de décoratif accroché à des murs pourtant très solides. Puis trois éléments surgissent et s’érigent en souvenirs : le fameux calendrier des postes (toujours des chats), un canevas représentant des moutons grimpés sur un rocher, une nappe imprimée de cavaliers et de chiens pourchassant des cerfs aux abois.

 

Charles grandit à proximité d'un terrain vague investi d’Italiens comme lui, d'Espagnols, de Portugais et saupoudré d'Algériens. Par ailleurs il y a les filles et les fils des paysans : les Français de souche.

 

Charles est mélancolique. Ecole, vélo, école, vélo ... Un jour sa chaîne déraille. Un garçon qu'il ne savait pas vivre dans le quartier s'approche et dit : « laisse, tu vas te couvrir les mains de graisse, je suis allemand, je vais te la remettre. » Charles comprend que la mouise infiltre d'autres personnes que lui. En 1968, en Alsace la Deuxième Guerre travaille toujours les corps.

 

Puis il y a la maladie, plusieurs années d'hôpital. Quand il ressort de ça, le Centre Beaubourg est construit à Paris. Par miracle (voyage scolaire) un jour Charles se trouve face aux monochromes bleus et aux éponges dorées d'Yves Klein. Sur le coup et pour longtemps il ne comprend pas, mais d'emblée il aime. Il se sait désormais affilié à l'art. La brèche des possibles s'est ouverte à lui.

 

Il entre dans un monde inédit, commence de lire Sigmund Freud, George Groddeck, Antonin Artaud, Henry Miller, Philip k. Dick, William Faulkner… et surtout, surtout, surtout lire et relire Monsieur Ouine de Georges Bernanos. Si bien qu'à dix-huit ans il n'a toujours pas franchi le seuil d’un hypermarché Auchan. Il n'en soupçonne pas même l'existence.

 

Puis il y a les alcools, les drogues, l’amour impossible. Les jours se font de plus en plus courts et les nuits de plus en plus longues. Un long temps passe.

 

Vers sa cinquante-cinquième année, prenant acte qu’il est toujours vivant, Charles Lathan commence d’écrire Le retour de Marcel. Clopin-clopant, du bout des doigts, le désespoir optimiste il mène l’aventure à son terme.

 

Et voilà !

 

Résumé :

 

Des milliards de mots imprimés chaque jour pour redire et refaire le monde.
 

 

Je vous défie, je vous prends au mot.

Mot à mot je progresse dans le jeu avec un sérieux bagage à la main : le mot-valise qui contient tout.

Le mot circule.

Je suis l’écrivant Charles Lathan.
J’ai le monde à bout de bras dans le mot-valise. 
Approchez mesdames et messieurs, et les enfants devant.
Instant sacré, sacré instant : 
J’ouvre la valise. 
Admirez mes belles pages. 
La salive vous vient ! 
Des machins, des trucs, des bidules, des espaces et des astres. 
Soyez somptueux, osez mon ouvrage fertile. 
Pour vous, ici j’ai repoussé les limites du monde. 
Voyez ces corps étendus, voyez ces étendues nouvelles sans bornes et sans balises. 
J’ai enrichi la carte du monde de plats inédits. 
Mettez-y les pieds dedans et marchez sans scrupules. 
Soyez hors de vous, entrez dans la matière du monde.

Le monde motériel.

 

Extrait

 

Deux mois que c'est arrivé, deux mois que la Criminelle patauge. C'est abscons, de la poésie de moniteur d'auto-école. Vous l'avez lu dans les journaux comme nous : Le mercredi 9 janvier, en fin d'après-midi, après l'affolante tempête de neige, le corps d'Alice Chatouilli fut retrouvé, découpé en quatorze morceaux alignés sans souci autre que celui d'une exposition aérée semble-t-il, le long de la ruelle qui monte à la cascade.

Ce qu'on sait de plus que vous, parce qu'on les a vus de nos yeux et qu'ils nous ont émerveillés, éblouis, laissés sur le cul et culpabilisés ces quatorze morceaux, c'est qu'en se brisant le vase prend tout son éclat. Certes, entière elle était jolie Alice, mais découpée et redisposée de la sorte, chaque quartier devenait le chapitre d'un ouvrage dramatique émouvant et grave. Nous étions émus, non horrifiés. L'évidence nous échappait. Nous formions tous le u étrange que les portions d'Alice étaient les oignons de quatorze nouvelles Alice. Des oignons qu'ilt suffi de planter et d'arroser, sans faire de chichi, pour que le miracle s'accomplît.

Ce terrible samedi 9 janvier nous avons tous vu Henri Lebeau, le coiffeur, dérober la main droite d'Alice. Nous l'avons tous accompagné dans son geste, tant le désir de faire de même nous travaillait. T'aurais vu le commissaire Loch Ness lui faire une prise de jiu-jitsu, du grand art ! Et le coiffeur qui lâche la main. Et la main de valdinguer haut, si haut dans les airs, souple, fine : une circonlocution délivrée au-delà du point final. Du coup chacun s'avise de courir en dessous de la main volante pour se l'accaparer avant qu'elle ne s'écrase au sol. Ensuite, s'enfuir avec. Chacun pour soi. Ni morale, ni loyauté, ni civisme, rien que de la vilenie. Crocs en jambes, coups de coudes et foire d'empoigne. Certes un brin de sport après la grande biture et le dégobillage salvateur, ça se concevait. Le besoin de secouer son anatomie comme chiens au sortir de l'eau est chose plaisante mais là l'exaltation des corps n'apportait à chacun que plaies, bosses et nouvelles inimitiés. La main fignolait par-dessus l’avidité des hommes son vol esthétique pour au final s'écraser, sarcastique et cuisante, sur la joue droite du commissaire. Piqué au vif par cette claque post-mortem et fulminant contre nos manières de charognards, le commissaire qui somme toute est un sanguin, tira son arme et gueula :

« Si vous arrêtez pas vos conneries, je tire dans le tas. »

Le pharmacien, qui avait fait fac de psycho, la première année, et qui avait serré la main de Gandhi ou de quelqu'un qui lui ressemblait beaucoup, annonça haut et fort pour ramener la paix :

« J'offre une tournée générale de bonbons contre la toux au miel de sapin des Vosges. »

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Bernadette Gérard-Vroman et son ouvrage "Sérénade à la vie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Bernadette Gérard-Vroman a jeté l’ancre en terre poésie en 2010.  Sans cesse encouragée par ses pairs, l’auteur a une soif d’apprendre insatiable, sur ce chemin où les frissons d’âme s’évaporent du plaisir d’écrire. 

Originaire de Belgique, elle aime s’enraciner à la montagne, où, pour rattraper ses rêves d’enfant, elle s’identifie à l’edelweiss.

 

Résumé

 

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues : la vie et la mort. 

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu’elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l’amour, incontournable. 

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l’amour et la paix vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l’edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

La nuit tombe et emporte avec elle mes pensées qui tourbillonnent. Je les vois embrasser l'espace, légères, elles s’accrochent aux ailes du temps, transpercent les nuages… Me vois-tu ?... Me sens-tu ?... M’entends-tu ?... J’aurais voulu te dire, mais je n’ai pas pu… J’ai tant attendu que tu me dises, mais tu n’es jamais venu… As-tu senti ma présence à tes côtés ?... As-tu emporté notre silence avec toi pour l’éternité… ? C’était hier, deux étoiles brillaient, l’une au terme d’un dernier voyage et une autre prête à plier bagage, et entre les deux, mon âme errait, entre abysses et montagnes, en quête de lumière, pour toi, pour moi, pour elle. Au sommet des montagnes, tu veilles sur l’edelweiss qui me sourit, l’astre de la nuit aussi. C’était hier, je n’ai pas oublié qu’entre deux tempêtes, le soleil brillait… Comme un éclat de mille feux au beau milieu de la nuit, je laisse mes pensées se disperser, mes yeux s'entrouvrent et ta présence à mes côtés me rappelle que le présent est là.  

 

 

 

« Je me terre au pied d’un hêtre

Et nos deux êtres entrent en fusion ;

Il m’offre la sérénité,

À l’abri du froid.

Je vois les mots férus, frivoles,

Poursuivre leur chemin

Et se frayer un passage

Sur les pavés de mon existence.

Ils fredonnent un refrain

Parsemé de fous-rires,

Une farandole se forme,

Ils s’envolent dans un frou-frou de plumes. 

 

Je les retiens, les serre une dernière fois encore

Contre moi, en sors quelques-uns de mes poches.

Est-ce le sort ?

Ils m’ensorcellent, dans un jeu de séduction

Et recèlent un mystère… lequel ?»

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Nicole Graziosi nous présente son ouvrage "Mais comment s'appelle-t-elle ?"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Nicole Graziosi née Dubois à Paris.

Je vis depuis de nombreuses années à Bruxelles et partage ma vie entre les deux

capitales.

Depuis le jour où, pour encourager mes premiers pas à l’école, il me fut dit : « tu

vas apprendre à écrire comme ton papa, tu vas apprendre à écrire comme ta

maman» (difficile choix pour une petite fille qui n’osait opter ni pour l’un ni pour

l’autre et qui eut préféré entendre : « comme ton papa, comme ta maman, tu vas

apprendre à écrire »), le mot écriture revêt pour moi un intérêt particulier. Par

l’étude de la graphologie, support des idées, parallèlement au style de leur

expression.

 

Mes premières publications :

RENCONTRES, un recueil de nouvelles publié par La Société des Ecrivains

L’IMAGE DU SOIR OU LE TEMPS-CADEAU, roman chez Libre Label

L’écriture pour moi est un refuge, un accomplissement. Un livre est un enfant que

l’on fait seul mais que l’on voudrait pourtant voir prendre son envol. C’est le cas

pour :

MAIS COMMENT S’APPELLE-T-ELLE ?

roman qui vient de paraître chez Chloé des Lys.

 

Résumé

 

 « Mais comment s’appelle-t-elle », curieux titre en forme de question. L’héroïne,

en recherche d’elle-même, ne se nomme pas. Héroïne sans nom, elle nous convie à

assister à ses rendez-vous avec un « psy » et, telles petites souris curieuses et

parfois indiscrètes, nous la suivons.

« Je vais tuer mon mari», lui annonce-t-elle.

Souvenirs aussi bien que découvertes, sentiments ou ressentiments, souffrances ou

plaisirs sont évoqués avec un ton qui se veut résolument celui de la dérision. Il ne

s’agit ici ni de compassion ni d’atermoiements et le sourire n’est jamais loin des

larmes.

Le récit est initié par l’observation d’Ovide : « Le meilleur adjuvant de l’âme est

celui qui brise une fois pour toutes les chaînes douloureuses qui brident

le coeur » et se conclut, paraphrasant Aragon, par « J’ai appris à devenir la femme

que je suis ... » Comment s’appelle notre héroïne ? Elle ne s’appelle pas, elle

devient.

« Devenir soi-même est une longue patience » écrivait déjà Louise d’Epinay en

d’autres temps

 

 

 

Extrait

 

- .....

- Je vais tuer mon mari !

- Ah bon ! Vous-allez-tuer-votre-mari ...

Le ton n’est pas interrogatif et la façon qu’il a de scander ma phrase en

la répétant me donne assez nettement l’impression de n’être pas prise au

sérieux.

- C’est tout ce que vous trouvez à dire ? Je sais ... On l’a déjà dit, écrit,

chanté et on l’a même fait, aussi. Mais enfin, quand même ! Je vous dis « je

vais tuer mon mari » et vous ne trouvez rien de mieux à dire que « ah bon ! »

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Christine Brunet a lu "De glace et de feu" de Cathie Louvet

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Cathie Louvet, un nom que nous commençons à connaître sur ce blog. Cathie est une blogueuse passionnée de thrillers, polars et même de SF, une grande lectrice désormais membre de l'équipe de la revue "Les petits papiers de Chloé". 

Mais elle est aussi auteur ! De policiers ? Que nenni... du moins pour le roman que je viens de lire. 

Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais, mais sûrement pas à cela en ouvrant le livre ! Déstabilisée dès les premières pages par ce roman historique atypique, j'ai rapidement été propulsée dans un univers fantasmé par de nombreux réalisateurs de films : celui de ce peuple mythique et multiple que furent les Vikings ! 

Grâce à une documentation précise et sérieuse, Cathie Louvet nous fait revivre une époque finalement méconnue coincée entre la fin de la dynastie mérovingienne et la construction de l'Empire de Charlemagne, entre religion païenne et chrétienne.

Le lecteur devient spectateur du quotidien d'une société structurée, hiérarchisée, tournée vers la mer et le commerce mais basée sur le pillage et la peur face à la progression tentaculaire et agressive d'une chrétienté riche propulsée par l'intelligence du premier des Carolingiens. Ce côté historique est passionnant, jamais lourd et inutile... Il nous fait réfléchir et nous amène à comprendre une période tourmentée de notre continent et gomme très à propos quelques a priori.

L'auteur nous invite à comprendre qui furent ces fiers guerriers aux côtés d'une famille, celle d'Eryndr et de Thorkell et de leurs descendants. Entre batailles et récoltes, l'existence des personnages s'écoule, ponctuée par les trahisons, les razzias, les amitiés et "les affaires". 

Cathie nous propose ici une saga passionnante qui nous trimbale entre les Shetlands et le Danemark, entre fjords brumeux et falaises abruptes. Beau voyage... 

Un roman à découvrir ! Et vous savez quoi ? "De glace et de feu" est le premier volet d'un triptyque... (mais on peut le lire seul sans aucun problème)... hâte de découvrir la suite du destin des fils de Thorkell !

 

Christine Brunet

 

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Frank Herlemont nous présente son ouvrage "L'alcoolique anonyme"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Né en 1945, à La Louvière (Belgique), il décroche une licence de journalisme à l’Université Libre de Bruxelles en 1975 et se consacre pendant 30 ans à l’enseignement dans une Haute Ecole du Hainaut, où il diffuse principalement des cours de philosophie. Une partie importante de sa vie professionnelle et affective est chaotique, il travaille à Paris en 1968 où il participe aux « événements de mai », pratique de multiples petits boulots en Belgique et en France, se retrouve parfois en état de clochardisation entrecoupé de cures de désintoxication en milieu psychiatrique, adhère enfin aux Alcooliques Anonymes en 1993 qui lui permettent de découvrir une « nouvelle vie », celle de sa « vraie naissance » . . . Aujourd’hui, retraité, il vit en couple depuis 13 ans, il a quatre enfants et quatre petits-enfants. Il tente de modeler son éthique personnelle sur celle d’Epicure en privilégiant le bonheur de l’instant présent.

 

 

Résumé de « L’Alcoolique anonyme »

Il ne s’agit pas d’un roman et moins encore d’un recueil de nouvelles puisqu’on y trouve jetés pêle-mêle des textes plus ou moins courts, une pièce de théâtre, un poème, l’ensemble entrecoupé de réflexions (ou de délires), tous écrits à des époques très espacées de mon existence et qui n’ont jamais eu la prétention d’être publiés au moment où je les produisais. Il n’est pas question non plus d’un récit autobiographique. S’il

fallait, par convention, identifier le genre littéraire auquel je me livre, je parlerais volontiers d’ « archives de vie » ou mieux encore, de « traces d’existence ».

 

 

 

Extrait de « L’Alcoolique anonyme »

 

« . . . Naturellement elle m’avait désigné d’emblée comme son interlocuteur privilégié, avec cette sorte d’instinct infaillible qui permet aux fascistes de débusquer la vulnérabilité psychologique d’autrui. Elle s’acharnait sur moi. A ses yeux, nous symbolisions la caste des gens « cultivés ».  Surtout je ne devais pas briser ses illusions et, malgré l’exaspération que j’éprouvais à la conforter dans sa suffisance, je ne cessais de la renforcer dans la certitude de son écrasante supériorité culturelle. Elle m’a filé des cigarettes. Tous les jours. Trop. Si bien que ces dons incessants m’ont rendu prodigue et que j’en fis largement profiter la communauté des « ignares ». Elle se mit alors en tête de m’offrir des fringues, j’ignore où elle les avait dénichées. Elle me regardait les enfiler avec un regard concupiscent. Comme une pute, je me mettais à poil et, à la rigolade générale, je faisais les essayages. Dans ma dérision coupable, je lui répétais sans qu’elle m’écoutât : « J’aime mon médecin traitant, elle va m’apporter mes vêtements, les miens, et mes objets de toilette a moi ! Je serai propre, désinfecté de ta charité. Puis nous irons faire l’amour ». Elle ricanait stupidement comme si mes incantations n’étaient que du vent. Le cul rejeté en arrière dans ses jeans crasseux qui moulaient des amas de gélatine, toutes dents dehors, elle exigeait que je l’embrasse. Et je l’embrassais en dépit de mon dégout. J’avais besoin d’elle. Il me fallait des Gauloises bleues sinon, privé de mes tétines de contenance, je sombrais définitivement dans la démence . . . »

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André Elleboudt nous présente son ouvrage "Le Rivage d'un Océan sans Terre"

Publié le par christine brunet /aloys

 

L'auteur/Bio

 

André Elleboudt, né en 1953, aime parler, écrire, chanter, jardiner, partager connaissances et convictions. Depuis toujours, ou presque, la musique à écrire et chanter, les mots à entendre, dire ou écrire, la nature à regarder, travailler et cultiver, l'Europe à découvrir à travers ses gens et ses paysages, la pédagogie à appliquer, inventer et expérimenter, … forment, avec la famille, des raisons de vivre. Et puis un jour, l'édifice se déstructure quand la santé prend les rênes de sa vie et du reste.

Alors, écrire devient le lieu d'une nouvelle liberté dans l'adversité.

 

Le Rivage d'un Océan sans Terre/Résumé

 

Le titre, pour qui veut en pénétrer l'intime, exprime ce lieu qui devrait être "la terre en vue" d'un marin. Mais, à y bien penser, un océan sans terre ne peut avoir de rivage. Cet océan, d'ailleurs, existe-t-il ? C'est dans ce vide, ce non-lieu que je me retrouve quand la douleur permanente me casse. Les pages du livre parlent du quotidien de la souffrance, description doublée de manière plus poétique par l'expression, difficile, du ressenti.

Mais il n'est pas question de plainte. Il s'agit moins de "lutter contre" que de "pouvoir vivre avec".

 

Un extrait

 

J’ai subi une attaque et je suis occupé. Mon corps est occupé, comme un pays en guerre. Croyez-moi ou pas. J’ai été attaqué par des objets. Mon corps est devenu un territoire sous contrôle ennemi. L’occupant ? Des objets, des outils de toutes sortes.

 

C’est une histoire étonnante que je m'en vais vous narrer. C’était comme si le quotidien inerte avait pris possession de mon quotidien vivant. Jusque-là ma vie s’était pourtant déroulée normalement. Une vie normale, normale comme quand ce qui nous arrive n’appartient pas à l’extraordinaire, au hors norme.

 

Ma vie était normale et belle.

 

 

Un soir, au terme d'une journée de travail en plein air à entretenir le jardin familial, le bain salutaire vit s'approcher un couple de clés à molette qui sans crier gare et malgré ma nudité rose s'emparèrent de mes poignets et, fermant leur mâchoire, déclarèrent qu'elles prenaient à ce jour possession desdits poignets pour en faire un lieu de seconde résidence. Grande fut ma surprise et totale mon incapacité à me défendre. Depuis ce jour, les poignets occupés ne sont que sècheresse, dureté ; ils mènent une vie solitaire, séparés d'un corps duquel ils ne semblent plus se préoccuper. Ils portent ce qu'ils veulent quand ils le veulent, développent la force que leur bon vouloir estime suffisante dans toute tâche de manutention. Bref, ils se sont désolidarisés du reste du corps si ce n'est du cerveau à qui ils communiquent fidèlement maux et douleurs, faiblesses et impuissances. Et cela dure toujours.

 

Cela fait une dizaine d'années qu’un soir, affalé dans le canapé, quelque peu las à la fin d’une journée de travail, je sentis l'attaque insidieuse d’un chargeur de batteries. C’est utile, un chargeur dans la boîte à outils, cela permet de redonner puissance aux tournevis, aux foreuses. Je me reposais, couché dans le canapé et soudain, lentement, imperceptiblement mais incontestablement, une sorte de courant électrique se répandit dans mes jambes suscitant une forme de tremblements, de pincements et puis de tressautements totalement incontrôlables. Surprise, étonnement, inquiétude et difficulté d'expliquer ce qui était en train de se passer. Les jambes bourdonnaient-elles, brûlaient-elles, se refroidissaient-elles, c'était un peu tout cela à la fois, une sensation l'emportant parfois sur l'autre dans un concert qui semblait ne pas devoir se terminer. Et puis, ces jambes qui tressautent sans raison, qui pédalent vers nulle part, cela a de quoi interpeller. Et cela dure toujours.

 

A un point que les yeux

n'en finissent de dire

la souffrance de l'âme :

pleurer d'être si mal.

 

Etre mal de ce corps

dans sa grandeur idiote:

la souffrance.

Et que ce mot fait mal.

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