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Athena Giove présente "A coeur ouvert"

Publié le par christine brunet /aloys

Athena Giove présente "A coeur ouvert"

Biographie :

Athena Giove est née le 20 décembre 1987 dans la région de Mons-Borinage. Issue d’une famille aux origines italiennes, elle grandit à Quaregnon auprès de ses parents et de sa sœur cadette. Passionnée d’écriture depuis son plus jeune âge, elle partage ses émotions et son vécu à travers l’écriture de poésies, de nouvelles et de récits de vie. C’est comme cela que ce recueil est né.

Résumé :

À cœur ouvert s’inspire de la vie à la manière dont chacun de nous peut être amené à la vivre.

À la fois recueil d’émotions et de sentiments, de poésies et de pensées, ce livre est écrit avec simplicité et sincérité, alliant authenticité et naturel.

Chacun des récits de vie, des poèmes et autres textes en tous genres qui s’y trouvent, s’inspirent de faits réels, de moments vécus, ou de réflexions sur le monde et les évènements de notre époque, certains heureux, d’autres tristes tout comme la vie peut être parfois heureuse, et parfois triste.

À cœur ouvert est donc une mise à nu, une façon de libérer les maux par les mots et de laisser son âme s’exprimer au plus profond d’elle-même.

Extrait :

Parce que nous sommes en quête de vérité, d'amour et de passion,
Parce que le temps nous est compté, et qu'on ne veut ni lui échapper, ni qu'il nous échappe,
Parce que la vie est soudaine et incertaine,
Parce que les mots se taisent lorsqu'on a besoin de crier douleur,
Parce que les mains nous retiennent quand on désire partir, et qu'elles nous lâchent lorsque, plus que tout, on désire être retenu,
Parce que les souvenirs s'entassent et refont surface dans des moments de confusion,
Parce que nous rêvons d'un monde meilleur, de gens moins faux, de personnalité authentique,
Parce que nous sommes nés de l'humanité, et qu'à ce mot s'associent imperfection et erreurs,
Parce que nous sommes différents et que notre seul point commun est d'être blessé par l'indifférence.


Parce que la vie est belle, qu'elle nous surprend à des tournants de vie lorsqu'on ne s'y attend pas,
Parce que nous vivons dans un monde si imparfait qu'il en devient intéressant de vivre avec plénitude, de faire les quatre cent coups et de prendre le plaisir là où il y en a,
Parce que le temps n'est plus aux questions mais aux réactions,
Parce qu'il est temps d'avancer, de prendre des risques au risque d'avoir des remords,
Parce qu'il vaut mieux avoir des remords que d'avoir des regrets,
Parce que vivre c'est exister !

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Les deux portes... Le roman de Simon Andrieu

Publié le par christine brunet /aloys

Les deux portes... Le roman de Simon Andrieu

Synopsis :

Oniro a dix-sept ans. En ce cinq septembre 2007, il s'apprête à rentrer en terminale scientifique. Ce lycéen timide et pusillanime craint une chose par dessus tout : être et rester banal, ne pas se démarquer des sept milliards d'êtres humains qui peuplent la Terre. Au premier abord, son existence n’a d’ailleurs rien d’extraordinaire. Cependant, Oniro ignore bien des choses sur le monde, et encore plus sur sa propre personne.

L'Assemblée des Mages existe dans le secret depuis maintenant huit siècles. Elle n'a qu'un seul et unique but : l'accomplissement de la Prophétie et la protection du monde face à la destruction qui le guette. Les Mages sont des derniers Maîtres de la malesthésia, incroyable énergie à l'origine de la vie et offrant à ceux qui la contrôlent des pouvoirs hors du commun. Toutefois, ils ne pourront pas accomplir seuls leur quête.

Extrait :

Oniro se releva et recommença à trottiner. Il aperçut alors deux hommes qui marchaient vers lui. Ils étaient encore à une trentaine de mètres, mais le lycéen les voyait parfaitement. L'un était blanc, l'autre noir. Ils portaient tous les deux des costumes noirs et une cravate bleu sombre agrémentait leur chemise de soie blanche. Une Mercedes, noire également, était garée sur la route un peu plus haut. La leur sûrement… Oniro fut surpris de voir de telles personnes dans un lieu comme celui-ci. Peut-être étaient-ils là dans un but particulier, soupçonna le lycéen.

En les regardant de plus près, il vit qu'ils avaient une démarche quasi-robotique, seules leurs jambes bougeaient. Pas un seul balancement de tête ou de bras… Il y avait une parfaite synchronisation dans leurs pas, comme s'ils étaient le reflet l'un de l'autre. Oniro était maintenant à moins de trente mètres d'eux et il put constater leur carrure imposante et leur grande taille. Ils étaient anormalement musclés, bien plus que le lycéen en tout cas… Une forte inquiétude s'empara de lui lorsqu'il croisa leurs regards inquisiteurs. Que pouvaient-ils bien cacher sous leur veste ?

L'anxiété céda place à la peur lorsqu'Oniro les vit s'immobiliser à quelques mètres de lui. Ils ne s'écarteraient pas pour le laisser passer. Ils lui bloquaient la route ! Le lycéen ralentit progressivement, passant d'un trot à un pas rapide, puis diminuant petit à petit le rythme jusqu'à l'arrêt.

Les deux hommes étaient à trois mètres de lui. Ils le regardaient sans ciller. Le regard angoissé d'Oniro était plongé dans le leur. Que lui voulaient-ils ? Cette attente parut éternelle au lycéen, mais elle ne dura en réalité pas plus que quelques secondes.

Soudain, l'individu de droite – celui à la peau blanche – plongea la main derrière sa veste et en sortit une arme qu'il pointa vers Oniro. C'était un pistolet assez simple sur lequel avait été ajusté un silencieux, comme le jeune homme avait souvent pu en voir dans des films ou des jeux vidéo. Seulement, celui-ci était réel. Oniro mit un certain temps à le réaliser. Cet inconnu pointait vraiment une arme sur lui et s'apprêtait certainement à faire feu. Quand il comprit cela, le lycéen fut envahi par une véritable terreur. Il n'avait jamais éprouvé une telle sensation auparavant. C'était insupportable. Il était dans l'incapacité de faire le moindre mouvement et son rythme cardiaque accélérait si vite qu'il lui semblait que son cœur n'allait pas tarder à exploser.

Mais d'un côté, cela importait peu.

Puisqu'il allait mourir.

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Cyprien Ameloot se présente et présente son livre "Hélas"

Publié le par christine brunet /aloys

Cyprien Ameloot se présente et présente son livre "Hélas"
Cyprien Ameloot se présente et présente son livre "Hélas"

Cyprien Ameloot. Né au début des années '80 en Belgique. Les années ont passé. J'ai passé le cap de la trentaine et vis actuellement à Bruxelles.
Hélas est le premier roman que j'ai écrit. Pas particulièrement porté par l'écriture auparavant, l'envie s'est fait sentir alors que je vivais à Montréal, il y a quelques années. Je n'ai plus arrêté depuis.
Le roman, tout naturellement, se passe dans cette ville et raconte l'histoire d'un jeune homme qui tente de se remettre sur pieds. Si cela semble auto-biographique, ça ne l'est pas.

Et la 4e de couverture ?

“ Cela faisait sept heures que j’avais fui Bruxelles. Pourquoi, au fond , si je l’aimais? Pour combien de temps? Que cherchais-je? Qu’allais-je trouver dans l’hiver canadien? Ce n’étaient pas des questions que je m’étais posées. En général, j’évitais de m’en poser, ça m’allait mieux comme ça. Au contraire, dès que l’une ou l’autre s’avisait de m’approcher de trop près, je les repoussais au loin d’un revers de la main. Je ne voulais plus me laisser prendre dans leur filet.”

Les paroles du “Lost Canadian” en tête, un jeune homme décide de s’exiler dans la belle province. Il tentera de s’y reconstruire au gré des découvertes et des rencontres. Pessimiste de nature, cynique par choix, cette quête angoissée le mènera à une impasse. Par ce livre sensible, dur et drôle à la fois, l’auteur nous place face au miroir de nos propres envies et faiblessses.

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Claude E. se présente et présente "Vastes peines"

Publié le par christine brunet /aloys

Claude E. se présente et présente "Vastes peines"

Qui est Claude E. ?

Niçois à l’origine, je suis installé au Canada depuis une quarantaine d’années.

J’enseigne le droit à l’université d’Ottawa.

J’écris depuis l’âge de douze ans. À l’époque, j’ai été alité plusieurs mois en raison

d’une maladie. C’est à ce moment là que j’ai découvert le plaisir d’écrire. À l`époque, j’ai rédigé

le manuscrit d’un roman de science- fiction. Depuis, je ne me suis jamais arrêté d’écrire,

encouragé au départ par mon parrain, Jacques Prévert. Je l’ai bien connu dès mon plus jeune

âge. Il m’a beaucoup influencé, m’a fait découvrir des livres ( pas seulement les siens; il aimait

les romans fantastiques de Lovecraft entre autres ). Il était très impressionné quand , en 1974,

mon mémoire de maîtrise a été publié par Pédone.

Jusqu’à récemment, occupé à construire ma carrière de professeur, j’ai surtout écrit des textes juridiques dans le cadre de mes activités professionnelles. J’ai publié plusieurs livres de droit et de nombreux articles de revue. Toutefois, à temps perdu, j’ai aussi composé des poèmes, des pensées, un scénario de bande dessinée, des manuscrits de romans dont celui qui allait devenir " Les filles du vrai Nord aiment le Sud ", publié en 2012 par Chloé des Lys. Depuis, j’ai écrit sept nouvelles. Elles ont été publiées en 2014 sous forme de recueil, également par Chloé des Lys, sous le titre‟ Vastes Peines″. Certains de mes textes laissent transparaître ma formation juridique de même que ma profession : ainsi, dans " Les filles du Nord aiment le Sud " le personnage principal est un professeur. Dans ‟ Vastes Peines ″, les nouvelles intitulées ‟ Belle fleur ″ et ‟ Une âme à la mer ″ font allusion au droit des conflits armés, sujet que j’enseigne.

Vastes peines Quelques extraits...

Le prisonnier français

Alors qu’il se recueille sur la tombe de ses parents dans un cimetière en France, le narrateur assiste par hasard à un enterrement bâclé. Il va apprendre que c’est celui d’un ancien prisonnier de guerre français interné en Allemagne pendant la seconde guerre mondiale. Par amour, il a refusé d’être rapatrié à la fin du conflit; un choix lourd de conséquences.

Belle fleur

Lors d’un séjour professionnel sur la riviera italienne, Martin, professeur à l’université de Montréal, s’éprend d’une femme insolite et fragile qui vit un secret.

Dieu est absent

Le titre de cette nouvelle fait écho à une phrase inscrite dans une mystérieuse lettre qui depuis la deuxième guerre mondiale ne quitte pas George. Défiguré au cours du conflit, ce dernier cherche à reconstruire sa vie.

Ses années Jean-Pierre

Le narrateur cherche à récupérer les lettres qu’un écrivain français avait écrites à sa mère du temps de leur idylle et qui auraient pu être dérobées par un ami.

Une âme à la mer

Le naufrage d’un navire-hôpital allemand coulé par l’aviation anglaise pendant la seconde guerre mondiale hante cette histoire qui mêle des personnages d’hier et d’aujourd’hui.

Soledad

L’amour fou mais déçu que Lambert éprouve pour Soledad, danseuse au Secret, le conduira à vouloir détruire la jeune femme.

Les mariages de Beth

Pendant la Grande Guerre, deux soldats, l’un français, l’autre anglais se rencontrent dans une fondrière. Ils découvrent qu’ils ont été mariés à la même femme et que chacun a fait annuler son mariage. Cette découverte en fera des ennemis.

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Stéphane Ekelson nous présente son tout premier livre "Toile au vert de liqueur"

Publié le par christine brunet /aloys

Stéphane Ekelson nous présente son tout premier livre "Toile au vert de liqueur"

Toile au vert de liqueur

Ce premier livre est une compilation de dix années d'écriture sporadique. Il n'a pas d'ambition, il est juste présent. Une présence qui regroupe des éléments de fiction et d'existence. Un mélange bien dosé qui reprend des passages de prose, de poésie et de maximes dont la structure, la division en chapitres et volets, n'est pas anodine et innocente. C'est un ouvrage qui révèle mon intimité et ma créativité sous divers aspects de langage. Ceux qui ne sont pas familiarisés par cette écriture seront étonnés par le caractère particulier de la trame. La lisibilité des textes requiert une plongée dans un monde aqueux où les sonorités du monde sont amoindries par la densité de ma vision sémantique.

Stéphane Ekelson

Toile au vert de liqueur (extrait)

« Ayant atteint la hauteur de sa voiture, il ouvrit la portière arrière et en sortit des chaussures décentes qu'il mit à ses pieds à la place des bottines dont l'éclat puait. Le jour s'assombrissait peu à peu et il alluma une cigarette, assis à son volant, sans se douter que des yeux avisés suivaient son manège. Après un temps, la cigarette consumée à grandes bouffées, il démarra silencieusement les feux éteints par l'oubli. »

page 66

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Papy Nzili nous présente "Mon histoire avec eux"

Publié le par christine brunet /aloys

Papy Nzili nous présente "Mon histoire avec eux"

L’auteur est né à Kinshasa, le 30 août 1973. Il est porteur d’un diplôme de graduat en Commerce Extérieur et de licence en Économie Appliquée. Il exerce le métier de contrôleur fiscal à Bruxelles et vit à Ghlin, en région montoise. Il est papa de deux garçons. « Mon histoire avec eux » est son troisième ouvrage après « Gaypard » et « Vers le Sud ». Il a par la suite écrit « Crispin Sadelier, mon rêve d’amitié », « La vie me l’a interdit! » et « Nos rêves et nos vies ».

Résumé

Il s’agit, très sommairement, de divers récits traitant de relations interpersonnelles, de leur naissance, de la manière dont les émotions sont vécues par le narrateur, et parfois de leur disparition. Le narrateur y dévoile des rencontres qu’il a faites avec des hommes et certaines femmes qui ont compté dans sa vie. Ils lui ont apporté chacun quelque chose de différent. Il serait aisé de qualifier ce livre de « littérature gay ». Mais ce serait passer à côté d’une œuvre subtile, délicate, parfois brusque, d’un texte psychologique émouvant, peut- être choquant également. Vous y découvrirez un homme qui s’est réfugié dans des aventures amoureuses sans lendemain, un homme qui subit un manque impossible à combler. Au final, peu importe si notre narrateur est gay, bi ou hétéro. C’est un personnage complexe, paradoxal, touchant, qui s’écrit pour mieux se retrouver.

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Denis Schilliger présente "Fragments de pas"

Publié le par christine brunet /aloys

Denis Schilliger présente "Fragments de pas"

EXTRAIT/ approche poétique de l'auteur

Un mot braconné, parce qu’il n’a pas été donné. Et l’homme vola le feu. Une pure ironie, mais l’oxymore nous permet cette grandeur divine.

Evitons la confusion, ceci est un poème.

Il n’impose pas une logique, ni le jeu, qui détermine pareillement le nombre même du hasard. Les heures nombrées sont toujours identiques à celles des sirènes des usines, des écoles, des jours d’une éphéméride.

Mais l’instant m’est précieux, comme cet éphémère, qui m’oblige.

L’advenu est une insolence.

De ce fait, l’écriture poétique, mon écriture n’est qu’un immense CRI ; ma solitude est rebelle et mon encre encore noire.

Ce recueil devait intégrer un cycle poétique au titre étrange : « l’arbre est l’ombre de la poussière ».

L'auteur et la poésie : une réflexion...

Il me semble, aujourd’hui « unheimlich » : oui, étrange, de commencer « ma » biographie, par une définition, alors que je combats le déterminé, de toutes mes forces, et cette définition est celle du mot « palimpseste » : parchemin sur lequel une première écriture a été grattée ou lavée, pour permettre de réutiliser ledit parchemin comme support. Pour que ce vocable, reçoive un sens, il « me » faut gratter un texte, mais lequel ? Le bios ? Le poème ? Peut-être, suis-je, tout simplement dans l’incapacité, d’en décider, parce que toute réponse à cette question ouvre un gouffre, une incertitude, un chemin absurde. Ainsi, la vie et le poème se déchirent comme des brouillons, qu’on ne saurait retenir, pour écrire une page définitive. L’auteur doit être médusé, figé dans un bloc de marbre, pour parler, et de lui et de son parcours « littéraire ». La vie, le poème se donnent là, « maintenant » et s’ils s’effacent, c’est avec l’amertume de l’échec, parce qu’il faudrait surtout en rire ; rire de ce « JE » toujours narquois, prétentieux, voleur d’instants ineffables. « JE » déchire le poème, et se conduit comme un intrus dans la vie. Même si ce « JE », qui ne veut apparaître, ou plutôt, qui ne peut apparaître, qu’en restant caché, « IL » est toujours là, comme « jeu méditatif », questionnant. Une parenthèse, me vint à l’instant même à l’écriture de la phrase précédente : « les majuscules utilisées pour désigner le je, me font écrire également le pronom « il » avec cette même outrance, ce qui déplace le contexte vers une étrangeté métaphysique et pourquoi pas mystique ». Mon dilemme a toujours été, de combattre, ou plus simplement d’éviter, les récurrences, « ces présences obsessionnelles », pour ne jamais m’ Y retrouver, tout en sachant que « JE » était le sujet. Le sujet est dans son histoire et cette histoire est l’éphémère inanité de toute idée. Le grotesque. Le sérieux.

Et pourtant, même si l’on peut admettre l’abandon du « récit de la vie », si l’on peut se dire que chaque poème n’est que l’esthétique des mots, volages comme les trilles d’une alouette, il restera sur la table d’écriture, un travail, un ouvrage. Cet ouvrage, auquel on prête une attention toute particulière, parce qu’on l’offre, ouvert, à la lecture des autres.

« le terme d’homme, étant toujours un trop grand mot pour les miséreux »

In « Colère et temps » P. Sloterdijk

Il m’a semblé que cette assertion, pouvait donner à mon verbe « être » l’attribut inchoatif de ce que je nomme, ici, peut-être incorrectement, une biographie. Mais, depuis trop longtemps j’oublie les dates et me moque de l’irréversible. Le firmament est terreux, quand, collent aux galoches de papier, les étoiles du matin.

Haguenau,

« la forêt domaniale était en feu » m’a-t-on appris.

Un tout petit ruisseau coulait, au fond d’un verger. Et l’odeur sûre du poulailler. Rien de plus.

Une enfance, sans souvenirs, ou fomentée de quelques anecdotes rapportées, qui ne vivent pas, parce que ce village alsacien, je l’ai simplement rêvé, même si de temps en temps, j’y retourne pour me dire qu’il existe ; mais là aussi je demeure l’intrus, le passant. Avoir su, avec peu de modestie, répéter les arguties, chauvines, attributs d’une région, ô combien édénique, selon les gens de là-bas, qui me ressemblaient tant. Il est vrai que les galoches sont lourdes, quant arrachées à la terre génitrice, elles ne permettent que le romantisme d’une nostalgie d’un autre temps. Mais quelle fut l’heure vécue, ainsi ?

Il m’a fallu longtemps, pour exister.

Les premières heures, où, enfin seul, à Strasbourg, je pus chausser une paire de lunette ronde, pour me donner un air de contestataire, quelque peu intello de « gauche » d’un siècle, ostensiblement « prolétaire » où, pour être singulier, propre, il fallait se laver dans une bassine, debout dans le froid de la cuisine. Je prétendais, alors, qu’il ne fallait jamais donner une fin à l’histoire. Quelque chose se jouait déjà, pour moi : je savais que je ne pouvais LEURS faire confiance. ILS traçaient des parallèles obtuses, des « cases obsidionales », sur le damier d’une simple marelle, tracée à la craie, sur l’asphalte d’une impasse. Dans certaines cités ouvrières, le soleil se couchait plus, assommé par la vinasse aigre de l’alcool, ou ignoré pour oublier, que jamais on partait.

Ailleurs, c’était quelques cartes postales, d’endroits, qu’on s’empressait de rechercher sur une carte, dans le dictionnaire familial.

Le cynisme d’une certaine expérience qu’on veut péremptoire, répétée, mène à la définition, à la chose déterminée. Mais, dans l’amertume de l’échec, le rire reste innocent et les jours se font nonchalants, quand ils se libèrent du NOMBRE. Et pourtant, il ne faut jamais répondre à l’appel des pas, derrière eux, marche une fanfare, un drapeau. C’est cette vulgarité du réel, que je m’obstinai à combattre, à fuir, quand il me fallait répondre présent à l’appel d’une caserne. Là, aussi j’étais l’intrus, à qui l’on montra la porte de la « comédie française », parce que j’avais su détourner le sérieux morbide du NOMBRE.

« malgré tout,

l’intention de changer le monde

reste une simple contingence

une touche inutile de couleurs irisées » ….

Si je devais commencer, par un mot naissant, cela ne figurerait qu’une trahison du temps, parce que le temps, notre temps avait déjà été gagé, obligé, avant le cri. Ainsi, le passé qu’on ressasse, borné, perd la fraîcheur de l’événement ; la liberté actée, n’est qu’un piège, je dirai qu’elle sombre, à chaque nouvelle page du quotidien régional ou national.

Les « Unes » sont dictées.

On ne fouille que dans les poches, pleines d’écus. Et quelle saleté !

L’instant d’une étoile n’a pas plus d’éclat, que l’existence que j’interroge, sans cesse, en refusant, de vouloir y trouver un sens.

La poésie meurt de l’espoir de ces quelques mots eudémoniques que certains veulent voir dans la symphonie céleste des vers. S’ils obéissent à une certaine rengaine, ils sont bâillonnés et se disent dans les salons des Hôtels de ville, ou dans les veillées dites si gentiment « poétiques », où l’on se plait à larmoyer sur la beauté fanée d’une rose.

Point de bonheur, il faut que les franges du temps s’affichent nues.

Je ne veux croire, qu’au déterminisme tragique des jours, et c’est à la lecture d’Eschyle, il y a plus de quarante ans, que je dois de croire à la littérature, quelque peu. Bizarrement, je n’avais pas, à l’époque, tiré de conclusion, du rejet presque simultané, de la littérature du XIXe siècle, du monde romanesque surtout balzacien, (je place ici cette parenthèse, parce qu’il me vient à l’esprit, étrangement, que le premier titre lu fut tout « simplement : Les illusions perdues de Balzac, et que peut-être est-ce là, ce qui a, toujours, nourri mon scepticisme et ma révolte) parce que je persistai à croire aux eschatologies dogmatiques des idéologies égalitaires, des révoltes « simplement politiques ». Et pourtant, je continue, même, si je ne le lis plus, à sauver, Jules Vallès.

D’ailleurs, l’utilisation du vocable « révolte », pour parler, des actions politiques, peut sembler paradoxale ; aucune « révolte » ne mène à une politique, qui se voudrait maîtrise des évènements.

« Le privilège de la parole poétique est de pouvoir à la fois délivrer un message et nous délivrer de ce message. J’ai compris par Hugo l’aveuglement « engagé » de mes aînés et celui de mon adolescence. »

In « Une rage d’enfant » André Glucksmann

J’ai toujours ressenti une gêne, à la relecture de mes poèmes « enragés », parce qu’ils ne m’engageaient que dans la détermination obsessionnelle du moment, que dis-je de la date grimée du quotidien. Pour cela il a fallu, que je m’évanouisse dans les délices de la solitude et que je me rapproche des « solitaires », de ceux qui ne se sont jamais trompés de route, même à l’instant de la mort.

C’est, peut-être, pour cela, que je n’ai jamais adhéré à un parti, à un programme, et que j’ai claqué toutes les portes qui ne restaient pas ouvertes.

Ainsi, je garde en mémoire quelques jalons très importants qui provoquèrent le déclic de mon addiction à la lecture : je ne puis concevoir un jour privé de quelques pages de lecture, même si parfois, il ne me reste de toutes ces heures abandonnées, qu’un bout de phrase ou un mot, pour colorer une prochaine pensée. Pour revenir aux jalons, je ne citerai que : « L’étranger » d’A. Camus, « La nausée » de J.P. Sartre, le théâtre de S. Beckett, et les films « Détruire, dit-elle » et « Le Procès », une exposition de quelques toiles de Cézanne.

Etrange, les rues de Strasbourg, à une heure avancée ; étranges, les brumes automnales au-dessus de l’Ill, qui longtemps me dérobèrent à l’autre. Il me plaisait de me perdre ainsi, en pensées, en révoltes, en premiers mots. Je marchais sur un cache-col trop long, en triturant quelques pièces de monnaie, dans la poche du manteau. Même, s’il me fallait compter chaque centime, pour m’en sortir, je n’hésitais pas à aller écouter Brassens, Brel, Ferrat, Léo Ferré et d’autres, qui, aujourd’hui manquent, si cruellement, à la bonne chanson française.

Il m’arrive aujourd’hui, quand je consulte la biographie d’un philosophe, d’un poète, d’un scientifique, de calculer intuitivement le laps de temps, qu’il a occupé, pour construire son œuvre. Chose qui m’était restée indifférente jusque là. Il reste le hasard, pour en décider et c’est au travers de la vie de ces « hommes », que « ces œuvres » m’appartiennent, quand je les lis, les consulte, et ainsi, si je devais dire aujourd’hui : « qui suis-je ? », je ne le saurais, qu’au travers de leur parcours, de leurs frasques de liberté.

Quand un auteur veut trop me dire, « ceci est cela », je l’abandonne à son illusion. Je n’entends que les cris. Les raisonnements abstraits faisant fi, de l’errance de l’homme, ne sont que « parallèles indigentes ».

Souvent, la vie vous engage passionnément dans votre jeunesse, mais très vite le temps vous manque, le temps de l’insouciance, parce que les lois du « commun » ne le permettent pas. Alors, on se responsabilise, on « travaille » servilement, tous les jours, parce qu’il le « faut bien ». Personne ne s’imagine, qu’on vit dans une réalité outrancière de liberté, de rage, de pensées qu’ILS trouvent absurdes, et pourtant l’absurde est ce qu’il y a de plus merveilleux, parce qu’il rompt la définition. Il ne contraint pas la page, il ne dicte pas l’éternel et ne se veut que l’éphémère couleur d’un ciel qui s’effondre derrière la colline ou qui s’abîme en mer, en rougissant les arbres ou les vagues.

L’existence ne peut être qu’une couleur, un chant, une idée rieuse, aussi ne puis-je trouver mes jours à thésauriser, qu’au bord de la mer déchaînée qui bouscule sans mesure, les coques des pêcheurs, qui pourtant se plaisent à la défier, ou qu’à l’horizon déchiqueté des hautes montagnes. J’ai emprunté les tortillards indiens, les sentes népalaises qui longeaient les rizières en lisant les poèmes de F. Ponge, de R. Char, de P. Eluard, de Guillevic ; quelques textes de mes premiers recueils furent griffonnés, ainsi, avec souvent peu de mots, pour marquer l’essentiel, et parce que l’essentiel ne permet ni le mot, ni le silence muet.

Le silence doit être un partage où le mot ne suffit jamais. Il ne peut s’imposer.

« un repas mijote

entre quelques pierres primitives

des choses bien simples

données de la main à la main

avec ce peu de mots qui disent

le partage

et l’eau qui coule dans la conque

de mains frangines »

Mais trop longtemps la philosophie fut ma compagne asséchante, avant de me tourner vers des penseurs sceptiques, maniant l’ironie du doute et le franchise de la liberté. Je rejetai la philosophie comme système, comme base de la « vérité close » , pour retrouver une certaine ouverture imaginative. Je fréquentai, alors Schopenhauer, Nietzsche, Cioran, Lichtenberg, Vaneigem, Onfray, pour délaisser (peut-être temporairement, parce qu’il faut l’écouter parler des Présocratiques, de la Dichtung, de Hölderlin, des chemins qui ne mènent nulle part, de la parole), Heidegger et ses « disciples français ou allemands.

La lecture enthousiaste des textes de Roland Jaccard, me rapprocha de la littérature japonaise et pour ne citer qu’eux de « Yukio Mishima, Kenzaburô Öé, Junichirô Tanazaki, mais surtout je ne voudrais pas oublier Osamu Dazaï, qui par la noirceur de sa philosophie de la vie, me fit comprendre, d’une façon, quelque peu indirecte, le comportement japonais, pendant la 2ème Guerre Mondiale, et ce même comportement à chaque grande catastrophe naturelle.

L’autre découverte tardive, fut la littérature de l’expressionnisme germanique du XXe siècle, (K. Kraus, H. Hesse, T. Bernhard, I. Bachmann, H. Broch, F. Kafka et tant d’autres). Elle me plonge dans les brumes d’un réalisme angoissant, toujours déjà possible, dans l’acceptation de la question éternelle de la culpabilité et dans l’analyse, ô, combien, difficile de la notion de témoin. Suis-je témoin et par-là, coupable, dès que j’ouvre les yeux, sur Ce monde. J’ai dû admettre les errements mensongers et crapuleux de TOUTES les vérités idéologiques et reconnaître que, même si je dénonce, si je proteste, si je crie, je le fais, toujours et encore, au nom d’une idée, la mienne, bien sûre, La révolte détermine l’Opposant et chaque cri, plus fort que le précédent, nous entraîne vers une prise de position. Brassens a su dire là-dessus l’essentiel : « mourir pour des idées, mais de mort lente. »

Depuis une année, je n’écris plus de poèmes, parce que je considère aujourd’hui n’être plus en phase avec certaines de mes convictions longtemps affichées, dans le cycle « Thanatos ou les parallèles de la cité », et je voudrais exprimer « En tant que tel » (titre du dernier recueil écrit, encore inédit) ce chambardement, avec des mots nouveaux. Une des raisons de cette remise en cause de mes idées « libertaires » révoltées est peut-être l’analyse faite à partir de nouvelles sources d’intérêts, comme l’astrophysique, au travers de l’infiniment grand et de l’infiniment petit ou de la pensée mystique, non pas celle qui colle au religieux, mais celle qui énonce la beauté de l’infini, parce qu’indéfinie, et sans adhérer à une quelconque croyance. Cette pensée est parfois si proche de la poésie et par là, je suis prêt à croire qu’elle est absolue, et qu’elle n’a pas besoin de s’adjoindre un garant. En suivant leurs textes, je suis souvent dérouté, par l’abandon de leurs mots. Ils ne se rattachent plus à rien ou pour m’ouvrir à une certaine métaphysique, ils se rattachent à une totalité, qui est le RIEN.

Mais où se sont perdus mes pas, et que d’auteurs importants oubliés, lus et parfois relus (M. Kundera, R. Walser, J. Roth, E. Canetti, S. Beckett, M. Duras, P. Quignard) dans le fatras de ma bibliothèque qui dépasse, aujourd’hui, les trois mille cinq cents ouvrages. La politique, la psychanalyse sont même plongées dans un profond oubli.

Que restera-t-il, si je ne suis pas CELA ? Aucune date ne sera importante, et je n’aurai été que l’illusion de quelques mots laissés, sans croire jamais à la nonchalance des jours. Mais il reste dans mon parcours, une grande question en « suspens », que je pourrais énoncer, comme suit : « Que faire ? ». Je ne fais, naturellement ici, pas référence, ni de prés, ni de loin, au titre de l’ouvrage de Lénine, mais cette question est pour moi, une question « originelle », toujours déterminante, à laquelle je n’ai jamais pu répondre que par une mise en « suspens »et toujours sous couvert d’une « bonne » raison, de mes velléités d’action. Cela se traduisait surtout, par un effet de procrastination. Il s’agissait de n’être jamais l’obligé de : programmes scolaires, unités de valeurs, thèmes imposés, auteurs qui ne « me » parlaient pas, et même, en entrant dans la vie active, d’une profession ou d’horaires trop strictes. J’ai su construire un domaine d’activités, dans lequel je pus me « sentir » non-obligé, et pour cette seule raison, je garderai toujours une reconnaissance sincère vis-à-vis de mon ancienne direction. Il me faudrait développer quelque peu cette longue parenthèse, pour l’éclaircir, mais sachez simplement que j’ai su jouer, avec beaucoup d’imagination avec les critères habituels du monde du travail, mais surtout du monde des affaires. D’autre part, je suis toujours ébahi, par les philosophes ou penseurs, qui passent leur vie entière, à scruter un détail, la place même d’une virgule, dans une phrase et qui peuvent en parler pendant des heures, en affichant une très grande sérénité, comme si la vie y trouvait un sens.

On me demande, très souvent, pourquoi je n’écris que des « textes poétiques », sous-entendu naturellement qu’un roman, par exemple, se comprend plus facilement, et en outre se vend, mieux. Mais sachez que le roman contraint le temps : il faut le placer dans une certaine durée, il faut qu’il nous parle des autres, et que les autres « y » parlent, il faut développer une intrigue, une histoire, un « thème ».

Je ne ris jamais, et c’est par là, que je suis un dilettante.

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Rachel Colas et Anaïs Valente nous présentent "Histoires de mourir de vivre"

Publié le par christine brunet /aloys

Rachel Colas et Anaïs Valente nous présentent "Histoires de mourir de vivre"

Courte bio Rachel Colas et Anaïs Valente

« Rachel Colas et Anaïs Valente sont deux auteures belges publiées à de nombreuses reprises chez divers éditeurs français. Elles se sont connues via leurs blogs http://www.rachelcolas.be - http://plaisir-d-ecrire.skynetblogs.be/ et http://le-celibat-ne-passera-pas-par-moi.be/.

De leur amitié est né « Histoires à mourir de vivre ». Étonnantes, angoissantes, amusantes ou émoustillantes, leurs histoires ne vous laisseront pas indifférents ! »

Résumé

« Des tourments qui s’apaisent à la mort d’êtres chers, un attaché-case meurtrier, des cauchemars qui prennent vie, un gène qui tue, des fils d’or qui invitent la mort, cinq minutes qui s'octroient le droit de vie... ou pas, un robe de plumes de corbeau qui ravit son créateur, une fenêtre propre qui protège un meurtre, du sexe sans limites avec une célébrité, ou pire, Facebook qui assassine, plus rien ne sera comme avant lorsque vous aurez lu ces histoires !

Car quand l’heure a sonné, tout est dit.

Alors, autant mourir de … vivre. Maintenant ! »

*

DEUX EXTRAITS !

« VIERGE » de Rachel colas -
Pag
e 159

« Un instant de panique : elle se sent toute flétrie. Elle a attendu tellement de temps qu’elle ne se sent plus si fraîche. Rose d’automne. Et s’il ne la désirait pas ?

Trop tard : elle ne peut plus reculer. C’est son tour. Il va surgir comme un diable en boîte. Elle va sursauter : elle le sait. La porte s’ouvrira trop vite, d’un coup brusque. Cela aussi elle le sait.

Elle a peur. Elle est impatiente. Elle va mourir, c’est sûr ! Non pas tout de suite, d’abord, sa nuit de noces. Le reste ne compte pas. Il n’y a que lui. Rien que lui. Et elle. »

*******

« L’éponyme » d’Anaïs Valente -
Pag
e 45.

« Je te dirais bien que les flocons de neige tombent du ciel en même temps que les larmes tombent de mes yeux, mais ça te ferait trop rire. Tu as toujours détesté les mélodrames. En particulier les miens. Alors, on va dire que ce ne sont pas des larmes, que c’est la condensation de mes lunettes propulsée sur mes joues, because l’air co de ce grand hôtel avec vue sur rien. Vue sur rien. Mais pas n’importe quel rien. Ton rien. Alors, un peu le mien. Ça y est, je retombe dans le mélodrame. On va dire que ce ne sont pas des larmes alors. On va dire ça. »

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Edmée de Xhavée nous présente son nouveau recueil "Les promesses de demain"

Publié le par christine brunet /aloys

Edmée de Xhavée nous présente son nouveau recueil "Les promesses de demain"

Un petit rappel : qui es-tu ?

Née en 1948 à Verviers dans une société et un contexte en déclin : les belles années de la laine touchent à leur fin, ainsi que le règne des industriels locaux. L’argent change de main, les courtisans et courtisés de visage, les grosses maisons de maître sont divisées en appartements ou s’effondrent sous les coups des démolisseurs, le chaos fauche un monde sous ses yeux – qui ne s’en effrayent guère. Mais quelle provende d’analyses humaines. L’arrogance, le courage, les arrangements mesquins, les chutes aux enfers et les revanches, les nouveaux riches et les nouveaux pauvres, la douceur du monde d’avant et celle du monde d’après.

Mais ce fut un écolage long et souvent douloureux, qui lui fit prendre la route au loin plusieurs fois : des années passées à Aix-en-Provence où elle fit des santons et puis fut étalagiste dans un magasin, d’autres en Italie sous le déguisement d’enseignante de français dans une école de traducteurs, et un bon morceau de vie vécu aux USA dans le rôle de gérante d’imprimerie et puis d’assistante d’un conseiller financier ont complété le tiroir aux inspirations et souvenirs…

C’est aux USA qu’elle a vraiment commencé à écrire. Elle tient également un blog depuis 2007 à raison d’un article par semaine.

Résumé du livre :

Douze nouvelles qui conjuguent l’amour sous toutes ses couleurs et dans tous ses états. Un mariage de raison que l’amour illumine, un mariage de lassitude qui révèle son hideux secret, un mariage scellé sans un mot dont la vérité explose lors d’une célébration du solstice des décennies plus tard, un mariage-prison, un long amour insoupçonné, une vengeance mangée froide, comme il se doit, les forces de la nature unies pour organiser une rencontre…

Un extrait ?

Henriette, avec tact, suggéra un mariage simple et discret. Le tapage créerait d’inévitables commentaires de ceux qui avaient pu avoir vent de la liaison d’Agnès, et ce n’était pas utile de gâcher ce jour de joie, d’autant qu’Antoine n’aimait guère se trouver au centre des attentions lui non plus. Agnès fut soulagée. Et la simplicité fut à l’ordre du jour. Elle invita deux amies et leurs conjoints, un peu de famille, et de leur côté ils limitèrent aussi. Une cérémonie gentiment sobre à l’hôtel de ville, et une chapelle de campagne, suivie d’un bon restaurant et d’un menu adroitement choisi par Henriette. Agnès se sentait même presque amoureuse, tout en sachant que non… on était loin du compte, mais désormais, c’était la sécurité et l’affection qu’elle embrassait. Antoine lui tenait les épaules qu’il caressait un peu, l’avait complimentée sur sa robe, très élégante et d’une subtile teinte champagne, qu’elle pourrait reporter pour un cocktail, en supprimant le voile qui saupoudrait son décolleté de fleurs en dentelle.

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Simon Andrieu nous reparle de son roman fantastique "Les deux portes"

Publié le par christine brunet /aloys

Simon Andrieu nous reparle de son roman fantastique "Les deux portes"

Né le 18 mai 1990, Simon Andrieu s’est dès ses premières années découvert une passion pour les histoires : celles que lui racontaient son frère et ses parents, puis qu’il répétait ensuite à ses propres amis. Aujourd’hui, il effectue un doctorat en géologie et entretient donc cette passion en étudiant l’Histoire de la Terre, mais aussi en écrivant. Les Deux Portes est son premier roman.

Résumé du livre :

Oniro a dix-sept ans. En ce cinq septembre 2007, il s'apprête à rentrer en terminale scientifique. Ce lycéen timide et pusillanime craint une chose par dessus tout : être et rester banal, ne pas se démarquer des sept milliards d'êtres humains qui peuplent la Terre. Au premier abord, son existence n’a d’ailleurs rien d’extraordinaire. Cependant, Oniro ignore bien des choses sur le monde, et encore plus sur sa propre personne.

L'Assemblée des Mages existe dans le secret depuis maintenant huit siècles. Elle n'a qu'un seul et unique but : l'accomplissement de la Prophétie et la protection du monde face à la destruction qui le guette. Les Mages sont des derniers Maîtres de la malesthésia, incroyable énergie à l'origine de la vie et offrant à ceux qui la contrôlent des pouvoirs hors du commun. Toutefois, ils ne pourront pas accomplir seuls leur quête.

Extrait du livre :

Tandis qu'il s'acclimatait à cette incroyable lumière, il écarta lentement les doigts et vit se dessiner de plus en plus clairement une structure, encore plus blanche, plus rutilante et plus rayonnante que la neige alentour sous le soleil.

La Porte Céleste se trouvait à près d'un demi-kilomètre de là. Pourtant, on aurait dit qu'elle était toute proche tant elle se dressait devant l'Assemblée de toute sa démesure et sa majesté. À vue d'œil, elle faisait une bonne centaine de mètres de haut, pour la moitié de large. C'était une immense arche, si blanche qu'elle en était aveuglante. Elle émettait une lumière d'une telle pureté qu'elle paraissait éclairer jusqu'au tréfonds du cœur des hommes pour y découvrir leurs secrets les plus ensevelis, dissimulés parfois à leurs propres yeux. Devant ces rayons divins, chacun se sentait mis à nu.

L'intérieur de la voûte était très flou et paraissait en constant mouvement, comme la surface d'un lac sur laquelle planerait une brise légère. Elle était constamment zébrée de traits blancs semblables à des éclairs par leur rapidité et leur brillance. En arrière-plan de cette étendue tourmentée, on devinait la neige ainsi que les tertres et escarpements plus lointains de l'Antarctique. À ce froid et triste panorama se mêlaient des touches ponctuelles souvent éphémères, mais radieuses par leurs couleurs et pétillantes de vie: vertes, bleues, rouges parfois, comme des fleurs d'espoir dans un glacial océan d'ennui et de mort.

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