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François Mardirossian nous présente "Ce que Bruxelles recèle dans son ciel"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIOGRAPHIE

 

Je me nomme François Mardirossian. Je suis Français mais jai vécu 10 ans en Belgique. J’ai des origines arméniennes comme mon nom l’indique mais également hongroises comme mon nom ne l’indique pas. J’ai commencé le piano à 7 ans comme bon nombre d’enfants dont les parents pensent que la musique est une chose importante. Elle l’est vraiment.

Aujourd’hui je suis pianiste. Je joue, j’enseigne et je passe ma vie professionnelle à parler de musique. La Belgique a eu la générosité de m’accueillir pour faire mes études supérieures après mon baccalauréat littéraire obtenu à Lyon. Je suis entré au Conservatoire royal de Bruxelles dans la classe de Jean-Claude Vanden Eynden et j’en suis sorti dans la classe de Dominique Cornil. À ce jour, j’habite Montpellier. J’ai suivi ma compagne, pianiste également.

La littérature me fascine. Tout en elle m’attire depuis de nombreuses années. Les auteurs, les livres en tant qu’objets, le style, les différentes écoles et ses nombreux genres. Je suis un grand consommateur de livres. Je pense en acheter presque tous les deux jours. Au grand dam de mon amie qui malgré tout prend plaisir à les lire. Comme en musique j’ai des périodes. Tout un temps je place Jack London au-dessus de tout le monde puis quelques temps après c’est Léautaud qui écrase ses congénères. Bref, mes goûts sont éclectiques et évoluent avec le temps.

Plus on prend de l’âge (pour ne pas dire de la maturité) plus nos goûts s’affinent mais s’ouvrent de plus en plus. Pour ce qui est de la poésie. C’est la même chose. William Cliff, grand poète belge m’a révélé plusieurs choses : on peut écrire des choses très intimes allant jusqu’à choquer les moins prudes tout en ayant un style parfait, un sens de la forme inégalable et une langue exquise. J’aime aussi la rudesse mélancolique de Jean-Claude Pirotte.

J’aimais bien fut un temps la poésie de Bukowski, j’aimais aussi énormément Hugo, Verlaine et tous les classiques. Mais là, comme dit précédemment, je suis dans une autre période. Mon recueil s’appelle Ce que Bruxelles recèle dans son ciel et je l’ai écrit entre 2016 et 2017. Le titre est long mais j’aime bien les allitérations, certes il ne faut pas en abuser mais le ciel étant peu visible à Bruxelles, j’ai voulu tenter de montrer ce qu’il y avait derrière ces brumes grisâtres. Constitué de presque quatre-vingt poèmes, mon recueil peut se lire comme un livre d’images et d’instantanés personnels durant mes années bruxelloises.

En 9 années, j’ai rencontré des personnes qui m’ont marqué, des lieux qui ont été importants à mes yeux et j’ai surtout eu le temps et le loisir de marcher dans cette belle ville et d’observer. Observer cette capitale et ses habitudes, ses individus et ses incongruités. Un jour j’ai voulu les écrire, en parler et les transmettre et c’est de ces volontés qu’est né ce présent recueil. Il n’y a pas que des poèmes descriptifs ; j’ai aussi beaucoup écrit sur moi-même, mon jeune passé et mes envies de devenir. Un peu de vague à l’âme accompagné par quelques écrits musicaux. En me relisant je comprends tout ce que j’ai écrit et j’en suis assez heureux d’avoir réussi à coucher sur le papier (ou rentrer sur l’ordinateur) ces impressions qui ne regardaient que moi au départ mais que rapidement j’ai eu envie de partager.

Je parle aussi de mes peines personnelles plus faciles à décrire à l’écrit qu’à l’oral.

 

Quelques mots sur le recueil : 


 

C'est un recueil de poésie. C'est un échantillon d'images, d'instantanés issus de ma vie à Bruxelles. Des rencontres, des lieux, des émotions. J'y parle de gens que je connais mais qui eux ne me connaissent pas. J'y décris des situations vécues que j'avais envie d'exprimer depuis longtemps. C'est une belle occasion de parler de moi aussi. 

 

Un poème : 

 

Le matin mes yeux s’ouvrent ma bouche moins
un goût de la veille
amer m’innerve

Ai-je rêvé
où suis-je en train
mais l’un des deux est mieux le bonheur là-bas est vieux

le soir mes yeux se ferment ma bouche parle
au goût Vermeer
ma mère s’insère

 

Publié dans présentations

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Viktoria Laurent-Skrabalova nous présente son recueil de poésie "Le berceau nommé mélancolieé

Publié le par christine brunet /aloys

Biographie

Viktoria Laurent-Skrabalova est née dans un pays qui n'existe plus, la Tchécoslovaquie. Le fait d’avoir connu un régime avant de passer à un autre a très probablement influencé son écriture. Depuis l'âge de huit ans, elle écrit des courts textes nourris de son imagination. Elle a été primée plusieurs fois dans des concours littéraires en Slovaquie et en République Tchèque. De nombreux poèmes ont été publiés dans diverses revues littéraires françaises (Ce qui reste, Florilège, 2000 Regards, ...).

Elle a publié quatre livres de genres différents (recueil de nouvelles, livre pour enfants, recueil de poésie) chez des éditeurs en Slovaquie et en France.

 

Résumé

Le Berceau Nommé Mélancolie est une plongée dans une mélancolie palpitante, vibrante d'énergie et d'espoir. Chaque mot a sa place et son importance. Les vers dansent dans un tourbillon, dévoilent les pensées de l'auteure sans trop les dénuder. Ils peuvent être remplis de mélancolie comme ils peuvent n'être qu'un calme avant la tempête. Avant que la révolte, la volonté de surmonter les difficultés de vivre, ne reprenne leur règne.

 

Extrait

La femme d’une ville morte

 

Dans des rues vides,

Sous les réverbères torturés,

Je suis ton ombre.

Je serai ta femme.

 

Sous un ciel éclairé

De lanternes éternelles,

Ton nom sera oublié.

Je serai son écho.

 

Quand l’aura des souvenirs

Pulsera comme un cœur,

De peur d’être effacée.

Je l’envelopperai dans la soie

Pour la ranger avec

D’autres mémoires.

 

Dans le sifflement du vent,

Perdu dans les restes des cheminées.

Je danserai avec la poussière,

Couverte du regard des vitres cassées.

 

Sous le poids du temps,

Je serai ton pilier.

Dans une tempête d’oubli,

Je suis l’épouse d’une ville morte.

Publié dans présentations, Poésie

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Philippe Desterbecq nous présente son nouvel ouvrage, un recueil de nouvelles "Ici ou au-delà"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

Passionné de livres, Philippe Desterbecq s’est lancé dans l’écriture de nouvelles au début des années 2000 en participant à des concours d’écriture. 
Pendant ses 35 années de travail dans l’enseignement, il a pu rencontrer la littérature jeunesse et écrire un conte pour enfants « L’étoile magique », suivi de « Le livre magique ». Un troisième tome attend le verdict du comité de lecture. Il s’intitule « Le talisman magique » et termine la série des histoires « magiques ». 
Après avoir écrit quantité de nouvelles, Philippe a publié un recueil intitulé « Textes et nouvelles de moi » aux éditions Elzévir. 
« Ici ou au-delà » est donc son deuxième recueil. Des histoires vraies, un peu d’irréel, de piment, de suspense et ces nouvelles sont nées. 
Un premier roman est prévu pour fin janvier 2019.

 

Ici ou au-delà : résumé 
 

Il est très difficile de résumer un recueil de nouvelles. Je vais toutefois essayer de vous en parler en quelques lignes.

Tout d’abord, il faut savoir que toutes ces histoires sont vraies ou du moins la base est réelle puisqu’elles sont issues de brèves que j’ai lues à droite ou à gauche. J’ai brodé à partir d’un personnage, je lui ai inventé une vie, je l’ai confronté à d’autres héros, je l’ai placé dans diverses situations. Bref, je lui ai créé une vie qu’il n’a pas vécue à part l’événement lu dans ces petits articles de journaux.

L’originalité de ce recueil, il me semble, est qu’un personnage d’une nouvelle se retrouve dans la suivante. Pour boucler la boucle, le héros de la dernière rejoint celui de la première.

Nous commençons ces nouvelles avec un oncologue qui se trouve face à la maladie de sa meilleure amie. Pourra-t-elle la sauver ?
La filleule de cette femme médecin, Line, se retrouve face à son sosie parfait, Valérie dans la deuxième nouvelle.
Valérie va rendre visite à sa petite cousine Lilou, petite fille diabétique qui sera sauvée par son chat dans la troisième histoire.
L’héroïne du quatrième texte est Maïté, la marraine de Lilou. Le mari de la jeune femme s’est enfui avec son fils Malik au Maroc. Elle ne pense qu’à une chose : le retrouver ! 
La meilleure amie de Maïté est Claudine. Elle, son mari Viktor et leur petit garçon, Sébastien quittent tout pour le pays des kangourous. Là-bas, le gamin disparaît. Claudine fait appel à une voyante pour le retrouver…
Et la dernière nouvelle permet au lecteur de retrouver l’oncologue de la première qui sera amenée à soigner la voyante. Celle-ci lui révèle d’étranges choses…

 

 

Extrait du recueil

 

Adèle sourit.  Ses pensées s’envolèrent vers l’hôpital. En quelques secondes, elles firent le tour de sa vie : son diplôme obtenu avec facilité, son travail d’infirmière qui lui fit rencontrer Lisette, ses fiançailles, son mariage, la naissance de son fils puis l’accident, la mort de celui à qui elle avait donné le jour, l’enterrement, la dépression qui s’en suivit, sa démission et puis son divorce qui avait achevé de la mettre à terre. Puis il y avait eu la tentative de suicide et sa lente remontée des enfers grâce à Lisette notamment. Cette femme était un ange. Non seulement elle soignait ses patients – ce qui était tout à fait normal – mais elle leur rendait visite chez eux, elle répondait à leurs nombreux coups de téléphone, même en pleine nuit, elle assistait à leur enterrement – car, bien sûr, un certain pourcentage d’entre eux mourait quoi qu’elle en dise – mais elle était toujours là pour ceux qu’elle aimait et elle avait toujours soutenu son amie. Avec tout ce temps passé pour les autres et pour d’autres raisons qu’elle ne s’avouait pas,  elle n’avait pas pu avoir  d’enfants. Adèle ne savait pas si ça lui manquait. Ils formaient un beau couple, elle et Claude. Ils s’entendaient très bien, même s’ils ne se voyaient pas beaucoup.

Adèle aurait voulu avoir plusieurs enfants mais la vie en avait décidé autrement. Le Ciel ne lui avait donné aucun autre fils que Baptiste, et puis, il le lui avait repris. Il avait vingt ans ! Vingt ans, c’est la fleur de l’âge. Il ne connaitrait jamais l’amour d’une femme, la joie d’être père, la tristesse de perdre ses parents. Il ne saurait jamais les joies et les peines d’une vie.

Adèle, elle, savait ! Elle savait la souffrance, le cœur qui explose, la tête qui cogne, les muscles qui lâchent, les larmes qui coulent sans arrêt comme une source vive, qui brûlent les paupières, qui encombrent la tête, qui bouchent le nez. Elle savait la douleur, le cri désespéré, cette impression de vide intersidéral, de gouffre sans fond, de ciel noir, de soleil mort. Oui, c’est ça, son soleil s’était éteint et il ne brillerait plus jamais.

Elle avait perdu pied, abandonné son travail, perdu goût à l’existence, s’était enfoncée dans un marais inextricable. Et, par la même occasion, elle avait perdu son mari. C’était normal. Il vivait depuis trop longtemps avec l’ombre d’une femme. L’autre l’avait éclipsée complètement, effacée de son existence et Adèle trouvait ça normal.

Après sa tentative de suicide, elle avait passé plusieurs mois à l’hôpital, mais plus comme infirmière cette fois, comme patiente, comme malade, comme folle ! Elle ne s’était plus trouvée dans le service d’oncologie mais en psychiatrie !

Lisette était venue la voir plusieurs fois par jour, elle lui apportait des fleurs, des bonbons, des revues, des romans, mais elle ne touchait à rien. Elle passait son temps couchée sur son lit à regarder le plafond et ses craquelures.

Lisette avait alors pris l’habitude de s’asseoir sur son lit et de lui lire des passages de ses romans préférés, des textes positifs, des phrases qui faisaient réfléchir, qui lui avaient fait comprendre qu’elle n’était pas la seule au monde à souffrir.

Lisette puisait dans les livres de Laurent Gounelle, de Frédéric Lenoir, d’Agnès Ledig, … Elle lui lisait des citations du Dalaï-Lama, de vieux philosophes. Elle était imperturbable, ne se décourageait jamais, ramenait chaque jour des mots positifs qui, petit à petit, pénétraient le cœur d’Adèle, s’insinuaient dans son cerveau malade.

Un jour, son amie laissa son roman sur le bord du lit en partant et Adèle se mit à lire la suite de cette histoire qui lui plaisait, qui lui faisait du bien.

A partir de ce moment, elle dévora tous les livres que Lisette lui amenait. Elle n’en avait jamais assez. C’était une véritable boulimie mais une boulimie qui ne faisait pas grossir, une boulimie qui lui faisait oublier, l’espace d’un instant, qu’elle était malheureuse.

Publié dans présentations

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Didier Fond nous présente son nouvel ouvrage, "Les somnambules"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Extrait :

Une chaleur lourde, obsédante, écrase la ville. Quel mois sommes-nous ? Quelle date ? Les saisons n’existent plus. Je sais qu’il est midi lorsque le soleil culmine à l’horizon, je sais que c’est le soir quand le ciel s’obscurcit. L’alternance du jour et de la nuit est le seul point de repère temporel qui nous reste. Quand je pense qu’avant, chaque heure avait sa signification, sa fonction, ses occupations… Tout était si bien réglé qu’il me restait peu de temps pour me rendre compte que, justement, le temps passait, à une vitesse démentielle. Il continue, d’ailleurs. C’est bien la seule chose qui n’a pas changé. J’ai seulement désormais la possibilité de le regarder s’écouler et l’entière liberté de ne faire que cela et paradoxalement, c’est au moment où je pourrais enfin le toucher du doigt, le matérialiser, que je m’en désintéresse le plus…

 

Nous marchons en silence dans les rues désertes. Pas un bruit. Je me souviens de mes premières promenades, seul, à travers la ville. J’ai parcouru des kilomètres à la recherche d’un visage, d’une voix, d’une présence. J’aurais préféré, je crois, marcher au milieu d’un champ de ruines. Mais tout avait l’air si tranquille, si semblable à ce qui existait avant… J’avais devant les yeux une ville qui ressemblait traits pour traits à celle que j’avais quittée quelques jours auparavant, absolument intacte, mais vide, abandonnée à son sort, condamnée à contempler dans les eaux de ses deux rivières le reflet de sa propre agonie.

 

Toutes ces maisons qui me dévisageaient de leur mille yeux grand ouverts, qui semblaient se pencher sur moi, me suivre du regard tandis que j’avançais le long des avenues et des quais déserts… Je me revois marchant au hasard, monologuant à voix haute, essayant même parfois de chanter pour briser l’angoissant silence qui m’entourait ; et, saisi, d’une véritable folie, grimper quatre à quatre l’escalier d’un immeuble, marteler toutes les portes de mes poings, crier les noms que je lisais,  gravés sur les plaques de cuivre, redescendre, recommencer ce manège dans un autre immeuble, jusqu’à ce que, ivre d’épuisement et de peur, je m’effondre en pleurant sur les marches, la tête entre les mains. Comment, à cet instant-là, ai-je résisté à l’envie d’en finir ? Comment, alors que j’étais parvenu au bord du fleuve, ai-je eu le réflexe de me rejeter en arrière et de m’enfuir loin de la tentation ? Comment enfin, arrivé chez moi, ai-je pu tenir toute une nuit, assis sur une chaise, le regard fixé sur la bougie qui se consumait, partagé entre l’intense désir de mourir et la terrible peur de la mort ? Sans doute n’avais-je pas atteint le dernier degré du désespoir, acquis cette morne résignation, cette indifférence de ceux qui ont connu le pire et qui n’ont plus rien à attendre, plus rien à espérer et plus rien à redouter.

 

A deux, c’est différent. La conversation permet d’oublier un moment l’absence de la foule et le silence. Tandis que nous nous dirigeons vers les quais du fleuve, je l’entends me raconter sa vie dans son village de montagne. Il me parle de sa solitude, de cette envie chaque jour plus forte qui le tenaillait : partir. Ce n’est pas la première fois qu’il évoque devant moi son existence de reclus, et c’est d’une oreille distraite que j’écoute pour la énième fois ce récit. Il ne lui aura pas fallu bien longtemps pour attraper le virus de Saint-Jean : raconter sa vie dans les moindres détails, à la moindre occasion, devant n’importe quel auditoire, aussi réduit et inattentif soit-il. Fera-t-il bientôt comme Eralda qui tient de longs discours à son reflet dans le miroir ?

 

Biographie :

Né à Lyon en 1955, c’est très jeune que Didier Fond s’intéresse aux livres et à l’écriture. Cet intérêt pour la littérature va le pousser vers des études de lettres modernes qui déboucheront sur une carrière d’enseignant de Lettres. Pour prenant qu’il soit, ce métier ne l’empêchera pas d’écrire des romans, d’abord pour son plaisir, puis avec l’intention de les faire publier. Les Somnambules est  le cinquième roman publié par Chloé des Lys.

 

Résumé du livre :

Dans une ville quasiment déserte, brulée par une chaleur torride, un groupe de personnes continue de vivre comme si rien ne s’était passé. D’ailleurs, qu’est-il arrivé pour transformer cette cité en désert ? On ne le sait pas. Le groupe est cependant soumis à deux menaces meurtrières : celle d’une maladie qui se révèle souvent mortelle, et celle des Gardiens de la Nuit, rescapés de cette maladie mais transformés en monstres…

L’arrivée soudaine d’un ami du narrateur va-t-elle permettre de modifier en mieux cette situation ou va-t-elle au contraire précipiter les événements vers une catastrophe finale ?...

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La Légende de la Sirène Tranchante... aux Editions Hatanna

Publié le par christine brunet /aloys

 

La Légende de la Sirène Tranchante


 

Tout a commencé un lendemain de Saint-Valentin… Alors que le travail se fait long et pénible, une main saisit un logiciel de traitement de texte et tape sur son clavier les premiers mots d’une idée. Elle les fait ensuite lire à son amie, sa colloque, qui lui répond que c’est génial et qu’elle veut la suite. Mais elle a seulement écrit cela pour se défouler et s’occuper… Dubitative, elle y prend peu à peu goût. Elle écrit, un peu, beaucoup. Elle part dans des délires et se rend compte que ce qu’elle écrit peut avoir un sens. Elle réutilise même de vieux bouts de textes, écrits parfois un ou deux ans plus tôt, pour les intégrer à l’histoire et nourrir le récit. Elle relie également la légende d’un autre personnage, une sirène dont elle utilise le nom depuis plusieurs années déjà comme pseudo pour des jeux vidéo ou pour signer des articles. Un personnage dont elle vient d’écrire la légende il y a tout juste quelques jours et qu’elle trouve intéressant de mêler au roman. C’est alors que le titre lui apparaît très clairement. Elle continue d’écrire, s’arrête parfois pendant quelques jours, quelques semaines, un mois, puis elle reprend. Ce n’est que la veille de son départ pour l’Italie, un road trip entre amies, qu’elle met le point final. L’écriture aura pris six mois. Et moins d’un an plus tard, voici le roman sortit de la presse.

Point à noter, au début de l’écriture, l’auteure regardait beaucoup de série fantastique du type ShadowhuntersBitten ou encore Teen Wolf. Un jour qu’elle cherchait comment poursuivre son récit, elle se rendit compte que tout portait à croire qu’il s’agissait d’une histoire de vampires et de loups garous. Elle s’y refusa. Vint alors un mot. Un seul et unique mot. Son esprit le lui offrit. Corsaire. Elle réalisa alors combien elle avait toujours aimé l’univers des pirates et des sirènes, se costumant de leurs traits à la moindre occasion. Les dés étaient jetés. Il en serait ainsi. Totalement habitée, elle continua d’imaginer.

Alors qui est dont cette sirène tranchante ? Plongez dans les pages de sa légende pour le savoir… La Légende de la Sirène Tranchante, un roman fantastique empreint de mythologie grecque et d’érotisme signé Célia B. Une publication d’Hatanna Éditions à retrouver en image ou bien en pages.


 

Hatanna

15.10.2018


 


 

https://www.youtube.com/watch?v=jPJD9rKQXbE

http://hatanna-editions.fr/index.php?id_product=8&id_product_attribute=0&rewrite=la-legende-de-la-sirene-tranchante-celia-b&controller=product

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Jean-Louis Minot nous présente Chroniques I Des femmes

Publié le par christine brunet /aloys

Extrait : 

« - Tu continues de te foutre de moi.

Marc, d’un coup, ne souriait plus du tout, il sentait que la clé de ce foutoir était quelque part. Raf se lança.

- Tu ne vas pas me croire, mais c’était une enquête de pure routine. J’avais été informé de deux corps qu’on avait repêchés dans le Rhône, deux corps de femmes.

- Allez au salon, je vous prépare le café. 

Il y avait des choses dont elle entendait se protéger. Ils s’enfoncèrent dans des fauteuils.

- Des corps méconnaissables, pas de vêtements qui permettent de les identifier, pas de bijoux, que dalle ! On a fait tout le fichier des disparues, rien ! J’ai enquêté du côté des prostituées, le vide. Les visages massacrés. Même le toubib était pâle en me faisant son rapport. Les nanas avaient passé un sale moment avant de mourir. La scientifique a tenté de reconstituer les visages mais sans résultat. On a essayé de leur rendre un semblant de dignité, dans l’idée de les faire identifier, ça n’a rien donné. J’ai poursuivi mon enquête et, à force de fouiller, j’ai réuni des éléments, les officiels et les autres. Nos chiffres d’abord, avec les plaintes pour disparition. Et puis, un jour, quelqu’un m’a rapporté une conversation qu’il avait eue dans un bistrot avec un indic. Le type n’était pas sûr de lui. Il était resté dans le vague, avait parlé d’enlèvements, de trafic d’êtres humains. Il n’avait rien de concret. Pas de quoi lancer une enquête, en fait.

- Il n’y a pas eu dépôt de plainte ?

- Tout le monde ne porte pas plainte, tu le sais bien ! Des tas de gens dans ce pays évitent les flics autant qu’ils le peuvent ! Les sans-papiers, les pauvres, les situations irrégulières, les SDF…. Alors, j’ai cherché, je me demande bien pourquoi maintenant. J’ai traîné dans tous les quartiers pourris de cette bonne ville, ses banlieues. J’ai dormi sur les bancs, dans les asiles, sous les ponts, dans des caravanes pourries où des types m’ont hébergé parce qu’ils m’ont pris pour un des leurs. Je suis doué pour mentir, tu le sais, non ? Et je n’ai rien trouvé, personne n’a su me donner un nom. Aucun n’a été témoin de la moindre action. Pourtant, j’ai fini par me persuader qu’il se passait quelque chose. Mais impossible de trouver le plus petit bout d’infos, de fait tordu, rien. Ca m’a pris des mois, cette enquête. J’allais abandonner quand il y a eu le….

Là, il se tut. Lui revenaient les images de cette soirée, des images qui lui revenaient constamment à l’esprit. Huit ans d’obsession.

- Je n’ai pas compris. Huit ans que je cherche ce que j’ai pu trouver sans m’en rendre compte. A côté de quoi j’ai bien pu passer et qui était si gros ! Je n’ai rien trouvé. Même aujourd’hui, je ne comprends pas. »

 

 

 

 

 

Biographie :

Retraité de la fonction publique.  Premier roman écrit en 2007 : La serpette. Il sera peut-être réédité par CDL. Un deuxième ouvrage est paru  en 2012 : Le rire des gargouilles. Le présent ouvrage « Chroniques I » sera donc le troisième à paraître.  

 

Résumé :

         Un ex policier condamné à tort pour le meurtre de son épouse revient à Lyon à sa sortie de prison. Il est décidé à se venger et reprend l’enquête à son début, mais les témoins sont éliminés. Il sera aidé par son beau-frère, commandant à la DPJ de Lyon et une jeune femme policière qui manquera d’y laisser la vie. Mais il ne travaille pas que pour son propre compte. Durant son séjour en prison il a été contacté par un  homme mystérieux qui lui propose de réintégrer les services sans bien préciser lesquels. Il va tomber sur un trafic d’êtres humains et des pratiques monstrueuses.

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Christine Delcourt nous présente son recueil de poésies "lèse-intérieurs"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

Christine Delcourt est née sous le signe des Poissons, dans la ville du Grand Jeu, dans le Nord-Est de la France. Elle écrit depuis l'âge de quinze ans. Une vingtaine de ses recueils de poésie, en vers libres ou prose, ont paru chez divers éditeurs en France et en Suisse. Nombreux sont ses textes qui ont été publiés dans une centaine de revues et anthologies.

 

Résumé (4e de couverture)

 

Lèse-intérieurs réunit un ensemble de poèmes qui sont autant de petites pierres serties sur le chemin de l'évolution spirituelle. Pierres douces comme galet dans la paume roulé, pierres dures comme cristal qui tranche le coeur.

L'être est déchiré entre l'âme qui aspire à s'élever dans l'éther et le corps qui prend racine dans l'écorce terrestre. Dans le doute, la progression est lentes, mais semée d'étoiles qui mènent vers la lumière.

Le souvenir d'univers perdus, archivés en mémoire, guide les pas hésitants et parfois rétifs dans la confrontation aux grands mystères de l'univers. Les yeux se dessillent peu à peu, les mots résonnent pour mieux se fondre en la musique des sphères.

Et c'est dans le creuset d'un sentiment universel que prend forme la quête finale.

 

Court extrait

 

 

 

La corne de cristal

 

 

 

                                               Eprouver le silence

                                               dans le tanin de l’être

 

 

                                               c’est déjà perfectible

                                               croire en cette symphonie

                                               de nos organes vains

 

 

 

                                                                       et accepter en la première note

                                                                       cette pluie de poussières

 

 

                                                                       qui nous liquéfie

                                                                       puis soudain nous magnifie

Publié dans présentations, Poésie

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Dan Berthod nous présente son ouvrage "Chroniques de l'absence"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie de Dan Berthod :

 

Dan Berthod est professeur agrégé de lettres et doctorant. Il est surtout passionné par l’histoire de la musique pop/rock et par l’écriture.

 

Résumé de Chroniques de l’absence :

 

Les nouvelles de ce recueil sont envahies par les figures de la vacuité et de la vanité. On ouvre une soupière : elle est vide. On ouvre une porte : il n’y a personne (sinon des fâcheux qu’on n’attendait pas). Quand on cherche un objet qu’on croit égaré, il s’avère qu’il n’a probablement jamais existé ; et quand on cherche la vérité sur un récit historique fondateur, on s’expose au doute et à la déception. Certains personnages en arrivent à remettre en question l’acte même d’écrire ou de s’exprimer en français.

 

Extrait de Chroniques de l’absence (nouvelle « La Disparition ») :

 

« Bordel ! Mais qu’est ce que t’as foutu de mon ptyx ?

(Je l’avais laissé, je crois, sur une des putains de crédences du salon.)

– Ton ptyx ? Je l’ai pas touché, moi, ton ptyx. »

Elle était tellement habituée à m’entendre l’appeler ainsi, haha ! – de ce nom qui n’existe pas dans le dictionnaire, ce qui fait tout son prix – qu’elle ne s’était jamais posé la question de savoir si le mot « ptyx » était adapté à toute conversation. Un jour, elle allait l’employer devant un prof de français voire un académicien – pour peu que les oiseaux de ce genre se risquent à poser leurs ailes dans notre province !

« Les enfants ! Vous avez vu mon ptyx ?

– Nan ! »

Eux aussi, ils le désignaient par ce mot – ce monosyllabe disant tout en seulement quatre lettres (dont trois consonnes). C’était beaucoup moins compliqué…

Plus on avance dans les siècles, et plus les inventions révolutionnaires se chargent, dans leur signifiant, de lettres inutiles et laides, de connotations technoïdes jugées sans raison avantageuses, comme dans les romans de Dantec.

Grave erreur – plus grave qu’il n’y paraît –, car les fautes esthétiques ont sur la volonté générale de vivre un impact impossible à quantifier !

Publié dans présentations

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Robert Blée nous présente son ouvrage "A l'ombre de mon tilleul vert"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie

 

De formation autodidacte, je me suis réfugié, suite à un événement douloureux, dans l’écriture. J’ai par là même expulsé les incompréhensions d’une vie parfois insoutenable pour ne retenir que la beauté du monde.

J’ai longuement rêvé lorsque je travaillais comme tâcheron dans les entreprises de nettoyage. L’imaginaire m’a aidé à trouver la force de travailler presque jour et nuit. Puis pour des raisons que seul connaissent les parents d’enfants dits : « différent » lorsqu’ils perdent leur progéniture, j’ai fuit.

Je me suis établi en Loire Atlantique où j’ai exercé le métier de tuyauteur bord. La Loire, les paquebots en naissance et les petits ports de pêches ont gravé en moi les déferlantes apaisantes.

Après avoir fondé l’association Aurore Étoilée qui œuvre en faveur des enfants handicapés mais aussi envers les parents en soulignant au public tous les problèmes liés à la dépression, parfois même aux addictions.

Aujourd’hui je redistribue aux lecteurs ma vision du monde et celles des turpitudes qu’il subit.

 

http://poesieflanante.e-monsite.com/

Résumé

 

Recueil de poésie écrit en vers libérés de toutes contraintes où se mêlent l’amour, l’espoir, le temps qui passe mais aussi l’abject dans ce que les hommes sont capables de faire subir à l’humanité, à la nature.

 

Que reste-t-il de ce monde ?

Un absolu dissolu dans le méandre des questionnements, dans les fondations d’une humanité en mutation, en transe.

L’homme se voit ainsi contraint à des voyages forcés vers un aller sans retour en direction de la croisée de ses chemins.

Trouvera-t-il sa quête ?

En attendant nous marchons, dos voûté, sous le fardeau des méconnaissances !

En attendant je marche vers mon tilleul vert.

Marcher n’est-il pas déjà savoir s’arrêter lorsqu’un pas en suspension attend l’autre ?

Cette étrangeté du temps, en cassation, qui comme un métronome donne la rythmique essayant de nous faire insouciamment entrevoir la respiration de la créativité de la vie, qui n’arrive plus à nous interroger, m’interpelle.

Je m’interroge…

Je marche…

À pas lents, pour mieux appréhender le monde.

La lenteur d’une marche

Assoit la sagesse

D’un centenaire affable.

Le monde est plat

 

Sur les mers démontées,

J’ai remonté la sonde

Pour y compter les nœuds

D’une société lisse

Afin de vous conter l’effroi

D’un monde plat

Où l’on tourne en rond,

Où l’on marche à reculons,

Vers des océans sans loi.

 

Il n’y jaillira que des rencontres

Faites de craintes sourdes,

De hurlements d’enfants

Étouffés savamment,

À l’abri de nos serments.

 

 

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Nicole Graziosi nous présente son nouvel ouvrage "Tendresses et venins"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Extraits de  « Un loden bleu » :

 

Du temps où elle devait voyager plus d’une heure en métro pour se rendre à ses cours elle avait conservé la manie d’observer les gens alentour, se posant quantité de questions sur leur vie, imaginant leur travail, leur famille, leurs passions.

C’est en s’adonnant à son occupation favorite que ses yeux, tout naturellement, se posèrent sur les quatre personnes assises devant elle.

.....................

Lui, il regardait l’inconnue. Il la regardait de ses yeux bleus auxquels les rides d’expression donnaient une dimension particulière. D’autres marques sur son visage soulignaient son âge. Les lèvres, souplement dessinées étaient légèrement charnues. Elles semblaient manquer un peu de fermeté.

Les yeux ne se détachèrent plus de leurs visages respectifs. Les regards, scrutateurs dans un premier temps, s’adoucissaient, passant de la surprise à l’intérêt. On en était maintenant à la découverte.

.....................

Les yeux bleus la fascinaient. Elle les sentait se promener sur son visage, en délimiter le contour, se fixer sur un détail, poursuivre, en une longue et douce caresse une interminable reconnaissance.

Elle sentait son propre regard se promener sur le visage de l’homme, en délimiter le contour, se fixer sur un détail, poursuivre en une longue et douce caresse une interminable reconnaissance.

L’intensité était telle que l’on eut pu croire qu’ils s’étaient bien connus et qu’ils se retrouvaient. On eut pu croire qu’ils s’étaient aimés avec passion. Qu’ils venaient de s’aimer avec passion. Tendresse, volupté se mêlaient. Encore étrangers l’un à l’autre quelques minutes auparavant, ils se reconnaissaient, se possédaient.

.....................

« Pourvu qu’il aille encore bien loin ! Pourvu qu’il reste encore un peu ! » .....................

 

Bio :

Si peu de temps s’est écoulé depuis que j’ai rédigé une biographie à l’occasion de la parution de « Mais comment s’appelle-t-elle ? » paru chez Chloé des Lys, que je ne peux qu’ajouter : j’ai un an de plus !

Mais quelle année ! Grâce aux lecteurs et aux lectrices, une année chaude au coeur, chaude à l’esprit, chaude à la plume ...

Voici quand même, pour mémoire :

Naissance à Paris, enfance en Dauphiné, adolescence en banlieue parisienne, puis Bruxelles qui devint le lieu de mon nid.

J’eus l’occasion de faire de nombreux voyages sous des latitudes différentes et dans des fuseaux horaires très variés.

Pourquoi j’écris ? Question récurrente ... J’écris parce que je me sens si bien quand j’écris !

 

Résumé

 

 

Récits teintés d’humour et de tendresse.

Comment les résumer, ils sont si différents ?

Différents quant au style, variés quant aux thèmes.

On pourrait s’amuser à les classer, à faire des colonnes : les tendres, les vénéneux.

On peut se poser des questions : Sont-ils imaginés ? Sont-ils vécus ?

On passe de l’un à l’autre comme du coq à l’âne. De la narration à l’invective, de l’émotion à la dérision, de la colère à la tendresse.

Quand l’amertume devient venin, quand les conventions étouffent, quand les apparences sont plus importantes que la loyauté, quand ...

                Une petite fille se découvre un second grand-père

                Une passion dans un autobus parisien,

                La visite nocturne d’un ... hippopotame

                Une cure à Vichy

                Une concrétion de confidences féminines

                Un petit Mohamed

                Un curé qui fait du stop dans la chaleur d’un mois d’août de la campagne romaine

                et quelques autres ...

Quand la vie, quoi !

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