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Sophie Fedy nous propose un extrait de son roman "Territoire gris"

Publié le par christine brunet /aloys

 

I. New Earth 22, année 2455

 

 

 

­ —    Ce que vous allez voir va vous sembler incroyable, mais c’est pourtant l’exact reflet de ce qui s’est passé. Les documents que je vais vous montrer, issus de la multithèque post-terrienne, sont édifiants. Je me dois également de vous prévenir : certaines scènes sont extrêmement violentes, comme l’époque dans laquelle je vous invite à voyager. Les personnes sensibles régleront leur screening-and-feeling machine sur la sensibilité « moins trois » ou « moins quatre » pour les plus jeunes. L’oratrice était entourée d’une assemblée bigarrée, de tous âges et de toutes conditions. A l’ère post-terrienne, les conférences d’histoire de la civilisation terrestre avaient un succès énorme. Chacun voulait en savoir plus sur le passé de ses lointains ancêtres, lorsqu’ils habitaient encore la planète qu’ils avaient curieusement appelée « Terre », alors qu’elle était constituée à plus des trois-quarts d’eau. Bien peu avaient maintenant l’occasion de s’y rendre : quelques mineurs qui exploitaient les derniers gisements de ce liquide noirâtre, poisseux et écoeurant, cause de tant de guerres, ainsi que les minerais indispensables, lithium, nickel… Il y avait également quelques archéologues à l’affût du moindre indice permettant de mieux comprendre cette civilisation absurde, détruite, étouffée par sa propre folie. On y envoyait aussi les « Too Fat* » pour des séjours sanitaires, jusqu’à ce qu’ils soient revenus dans les normes post-terriennes.

—    Ce cycle de conférences est passionnant, dit un jeune homme à sa voisine, qui hocha la tête sans le regarder. Mais je n’arrive toujours pas à comprendre la philosophie de nos ancêtres. J’ai même du mal à croire que ces êtres, aussi primitifs dans leurs comportements qu’avancés dans leurs technologies, puissent avoir été nos parents.

—    Et pire, jeune homme, vous n’avez encore rien vu ! ajouta un homme âgé. Ce que vous allez apprendre aujourd’hui va vous faire froid dans le dos et vous en ressortirez avec plus de questions que de réponses !

 

**         personnes obèses

Publié dans Textes, présentations

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Sophie Fedy se présente... et nous propose un aperçu de son ouvrage "Territoire Gris"

Publié le par christine brunet /aloys

 

De formation scientifique par goût de la biologie et de tout ce qui touche au vivant, j’ai travaillé dans différents secteurs (industrie pharmaceutique, hôpital, médico-social). Je suis actuellement gestionnaire de risques dans un hôpital de la banlieue parisienne.

J'ai toujours beaucoup lu, un peu de tout, selon les prescriptions de mes professeurs, puis au hasard des rayonnages des bibliothèques. J'ai toujours un livre à portée de main sur ma table de chevet !

Des rencontres humaines et des événements personnels m’ont donné l’envie d’écrire ; il en est sorti un premier recueil de textes: « Il n’y a pas que les infirmières, les autres comptent aussi… ». Après avoir abordé plusieurs genres littéraires : récit de vie, poésie, roman jeunesse, j’ai retrouvé mes amours de jeunesse, l’anticipation et la science-fiction. Mon premier roman de science-fiction, « Complexe 13B », a été édité en 2009 ; Territoire gris est mon deuxième roman. Imaginer comment nous vivrons, à quels défis nous serons confrontés demain et après-demain, voilà ce qui m'intéresse et ce que je voudrais faire partager.

J’ai rejoint en 2008 le collectif d’écrivains Val d’Oisiens « Mots Migrateurs » pour échanger avec d'autres auteurs et participer à des projets communs, faire vivre l'écriture sous différentes facettes.

 

 

TERRITOIRE GRIS

 

Ce roman présente un entrelacs de différentes époques du futur. Le lecteur y rencontrera trois destinées situées à des époques éloignées les unes des autres, mais reliées entre elle par l’archéo-tourisme du futur, les conférences historico-sensorielles proches du voyage dans le temps et par le fil rouge que constitue la fameuse clef de Yodel !

 

Le couple de Yodel et Maelia : la société du XXIIe siècle, celle de l’après ère nucléaire, civilisation des complexes où les hommes se sont réfugiés. A l’image du complexe 13 B, où le principe de précaution a été poussé au paroxysme, et où l’on n’a plus le droit de se toucher. Pire, les programmes de manipulation scientifiques sur les humains sont à l'oeuvre. Certains ont réussi à fuir les complexes et forment des communautés organisées dans les décombres de Paris et de ses proches banlieues. Yodel et Maelia les ont rejoints et avec leur aide réussiront à contrer les projets aliénants de ceux des complexes.

 

Le couple de Stefan et Maude : la société du XXIVe siècle sur terre où les gens vivent dans des cités aériennes suspendues pour laisser la place à l’agriculture au sol. Passé 50 ans, vous étiez invité à l’Interruption Volontaire de Vieillesse. Mais les « too old » s’organisent… et résistent.

 

Le couple d’Alexis et Ginger : la société du XXVe siècle exilée dans l’espace - pour fuir la terre devenue insalubre - émiettée dans des stations orbitales type New Earth 22. Société avec ses refoulés – les TF « Too Fat », les trop gros renvoyés de force sur terre pour des cures d’amaigrissement – ses sous-hommes, les « kapas » entretenus pour offrir des organes de rechange aux plus vieux, aux plus sages, ses « hors la loi » envoyés au bagne, c’est-à-dire condamnés à coloniser de nouvelles planètes dans des galaxies lointaines après des années lumières de voyage en état de léthargie, sans espoir de retour…Alexis et Ginger seront exilés avec quelques autres et retrouveront une planète qui ressemble étonnamment à la terre.

 

 

Un débat de fonds imprègne tout le roman ; celui de la tolérance – et de l’intolérance - de l’homme pour l’homme. Quelles que soient les sociétés imaginées dans ce récit, il y a des sous-hommes exploités par des « hommes supérieurs » ou « normaux ». Et une question qui restera ouverte : sera-t-on capable un jour de ne plus reproduire les erreurs du passé ?

 

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Blanche Benarroya nous présente le premier volet "Liam" de sa série "Les Amants de l'Ombre"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie  Blanche Benarroya a passé toute sa jeunesse à Marseille et vit  actuellement avec son mari et sa famille à Tilburg, Pays-Bas.

Elle a été professeur de français dans un institut de langues aux Pays-Bas.                         

Liam est le premier tome de la série Les Amants de l’Ombre.

 

Résumé Lily ne s’attendait pas, après avoir accepté de venir passer avec sa cousine Anne et son ami Paul quelques jours de vacances dans un petit village du nord de la France, à ce que l’apparition de Xander dans son existence la plonge dans un chaos le plus total. L’amour, la magie et la mort allaient rapidement remplacer la monotonie d’une vie bien réglée.

 

Extrait – Mademoiselle, si j’étais vous, je ne m’éloignerais pas trop et je ferais attention, toute seule dans les bois. On ne sait jamais, vous pourriez faire d’étranges rencontres.

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"La réconciliation selon la tradition africaine", dernière notion abordée dans l'essai d'éthique politique signé Cyriaque Maixent Ebenga "Reconstruire le Congo-Brazzaville"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

La réconciliation selon la tradition africaine

 

La « sagesse africaine » n’est pas qu’une expression conventionnelle, elle existe.

C’est un ensemble de procédés originaux qui ont permis aux hommes de l’Afrique traditionnelle d’aménager aussi harmonieusement que possible le terrain tendu d’embûches des relations humaines. Une telle philosophie est offerte par chaque société à ses membres, et elle fait partie de l’héritage social transmis de génération en génération. Dans les traditions africaines traditionnelles, cette philosophie se présente sous deux formes nettement différentes : Savoir exprimé mais ésotérique, et thèmes implicites sous-jacents. Dans le premier cas, la vision du monde est formulée dans des récits secrets que mémorisent et se transmettent quelques hommes, qui sont parvenus aux degrés les plus élevés d’une société initiatique. Ces traditions ésotériques l’expriment, comme tous les textes sacrés, en un langage imagé et clos qui nécessite une exégèse explicative.

Dans la deuxième forme que peut prendre une philosophie africaine traditionnelle, les thèmes ne sont pas exprimés dans des textes : ils sont inférés de comportements, d’usage, de croyances, de rites par l’observateur. C’est par cette démarche logique que « Placide Tempels » l’a appelé la « philosophie Bantoue », elle est faite de quelques principes d’ordre ontologique (puisqu’ils portent sur la nature même de la réalité, qui est au-delà des phénomènes et les soutient).

Avant l’arrivée des colons, l’Afrique, en particulier le Congo, était régie par le droit traditionnel. Il avait sa source dans les croyances religieuses africaines.

Ce droit conçu par les Congolais pour répondre à leurs propres besoins réglementait le comportement des individus vivant en société. Le droit traditionnel administré par des chefs coutumiers était scrupuleusement respecté. Avec la colonisation, l’introduction des européens confina de facto, le droit traditionnel dans un rôle de second plan. Mais le droit traditionnel continua de s’appliquer exclusivement aux seuls africains pendant la période coloniale. Il était appliqué par des tribunaux d’exception appelés «Tribunaux coutumiers ».

En cas de conflit de lois entre une norme de droit traditionnel et une norme de droit européen, la dernière l’emportait. Les colons, quant à eux, restaient soumis au droit européen et relevaient des tribunaux de droit commun.

Pour certaines matières, les Africains relevaient des tribunaux de droit commun qui appliquaient en pareille circonstance le droit colonial.

Les droits européens s’illustrèrent en Afrique par leur souveraine inadaptation et leur incapacité congénitale à appréhender les faits et des situations propres à la culture africaine.

Ceci fait penser et surtout réfléchir a ce qu’avait dit Monseigneur Ernest Kombo dans une interview à propos de la réconciliation après les guerres qui ont terriblement ensanglanté le Congo.

 

« Nous nous sommes trompés parce que nous n’avons pas associé les sorciers. Nous le regrettons. Si nous avions associé les sorciers, de par la fonction sociale de chefs coutumiers qu’ils occupent au sein de notre société, tous les moqueurs, tous ceux qui ont enfreint la réconciliation, seraient déjà sous la terre.

Malheureusement le curé que je suis n’a pas pensé aux sorciers ou psychologues. La réconciliation doit partir des cœurs, des villages, des quartiers pour enfin devenir publique. Et cela aurait dû être encadré par tous nos sorciers encore vivants. »

 

Malheureusement, l’introduction du Christianisme en Afrique favorisa l’effondrement de la culture africaine. En effet, avant l’arrivée des missionnaires, les chefs coutumiers dépositaires du pouvoir traditionnel protégeaient et veillaient sur la société. En cas de trouble ou de conflit opposant deux tribus ou deux ethnies, la communauté faisait appel à leur sagesse. Grâce à leurs pouvoirs, les chefs coutumiers arrivaient à résoudre le différend sous l’arbre à palabres  « Mbongui ». Ils étaient très respectés.

Les premiers missionnaires s’attachèrent particulièrement à détruire les religions africaines ainsi que les objets de culte, et avec elles, toute la tradition.

En réalité, ces missionnaires, qui venaient évangéliser les peuples primitifs, comme ils le disent, jouaient le rôle d’éclaireurs et préparaient le terrain de la colonisation. Ces premiers missionnaires avaient à la main gauche la Bible, et à la main droite une arme. La Bible servait à civiliser, et l’arme à décourager les récalcitrants. De ce fait, la résistance s’est organisée, elle était politique et religieuse. De cela, on en y déduit également une organisation religieuse bien avant le Christianisme.

Il serait important de souligner que les Africains croyaient à une religion, « l’Animisme », contrairement à ce qui se dit. La civilisation africaine était structurée et organisée au niveau politique, juridique, économique, social et religieux, organisationnel et culturel. Que ce soit dans un royaume, un empire ou même en dehors de ces entités. Nous nous intéressons uniquement à deux types d’organisations bien hiérarchisées qui entrent dans le cadre de notre réflexion. Hiérarchisées dans chaque organisation, certaines classes avaient le droit et le devoir de régler les conflits, ce qui n’était pas le cas pour les autres classes.

La juridiction était réservée aux sages (personnes âgées ayant beaucoup d’expérience en dehors de ceux qui occupaient une fonction au sein de la société) qui règlent les conflits sous l’arbre à palabres « Mbongui » ou corps de garde au centre du village. A cette époque, il n’y avait pas de convocation écrite, le tam-tam jouait le rôle de porte-voix pour annoncer un événement ou encore, le chef du village se mettait à un endroit où il lançait un appel, repris par des relayeurs, pour convoquer tous les villages environnants.

Lorsqu’il s’agissait d’un conflit, la disposition de la cour se présentait comme suit :

Le chef du village était au milieu, les sages autour, et les accusés au centre ; les femmes quant à elles étaient en arrière plan. La parole est prise en premier par le chef du village qui préside la séance, il accueille et remercie les personnes présentes d’avoir répondu nombreuses à son appel.

Après cela, il communique l’ordre du jour en utilisant divers proverbes et en citant des cas similaires qui se sont déjà produits. Ensuite, la parole est prise par d’autres sages ; la parole se demande par un claquement des mains en signe de croix, le chef du village, en répondant de la même manière, vous accorde la parole. Les sages, en intervenant à tour de rôle, entérinaient ce qu’avait dit le chef. Et ce n’est qu’après que les accusés, à tour de rôle, pouvaient parler sous le contrôle des sages.

Il s’agira pour chacun des accusés de convaincre l’assistance par la pertinence de ses propos. Après l’audition des deux parties, les sages leur prodiguent des conseils. La réconciliation se faisait après les conseils des sages. Mais auparavant, le chef du village s’entretenait, à tour de rôle, avec chacune des parties, et à son retour, le collège des sages pouvait savoir si les deux parties acceptaient cette réconciliation, soit par des signes qu’ils étaient seuls capables de déchiffrer ou après concertation derrière les cases. Et ce n’est qu’après cela que pouvait se faire la réconciliation de façon définitive.

En Afrique de l’Ouest par contre, il y a certaines familles patronymiques, prises deux à deux. Ici sont instituées des relations intra ethniques et interethniques d’obligation et de plaisanterie. Par exemple, chez les Peuls constitués en quatre grandes familles patronymiques : Bâ, Barry, Diallo, Sow, les relations à plaisanterie s’exercent dans un sens bien déterminé et précis : d’une part entre les Bâ et Diallo et, d’autre part entre les Barry et Sow, très strictement, c’est-à-dire qu’il n’y a pas de relations de plaisanterie et/ou d’obligation entre : Bâ-Sow, Bâ-Barry, Diallo-Barry, Diallo-Sow qui demeurent des relations d’obéissance aux règles générales de différenciation socioculturelle liée à l’âge, au sexe, au rang.

Ce qui se trouve ainsi posé, c’est le problème des relations affectives privilégiées, institutionnalisées selon plusieurs modalités : honte-pudeur, par exemple entre le gendre et la belle-mère, entre leur belle-fille et son beau-père ; agressivité rituelle à sens unique du père au fils aîné chez les Peuls, à réciprocité entre camarades de même promotion et de même classe d’âge ; institutionnalisation de l’affection proprement dite, essentiellement entre enfants et parents maternels, et en particulier, entre neveux et oncles maternels, grands-parents maternels et petits-fils.

Les modalités rationnelles, tout en étant nombreuses et variées, existent en nombre fini et précis dans un même ensemble communautaire. Mais il n’est pas nécessaire de les énumérer toutes ici : ce que nous voulons simplement, c’est souligner l’institutionnalisation des sentiments et relations interpersonnelles, ainsi que faire remarquer l’existence de certaines modalités de résorption de l’agressivité.

C’est ainsi qu’à l’intérieur du même groupe d’âge, où la compétition synchronique est à peine cachée, il y a de nombreuses techniques instituées d’écoulement de l’agressivité. Nous en citerons une du pays Peul : le Wettoorè. En voici le canevas général : deux adolescents, appartenant à la même classe d’âge, se trouvent être en conflit, ce qui finit par créer une tension qui va en croissant au sein de la communauté. Des personnes appartenant à un groupe plus âgé décident d’organiser une séance publique de dramatisation-dédramatisation, séance à laquelle sont invités tous les jeunes.

Un cercle humain est formé, à l’intérieur duquel les deux protagonistes-acteurs sont invités à prendre place en « face à face ». Le déroulement de l’action consiste dans l’invective verbale mutuelle, à tour de rôle et de parole, sous le contrôle des aînés présents. Il s’agira, pour chacun des deux protagonistes, d’inventer des métaphores à l’adresse de l’autre, métaphores piquantes, caustiques, très ironiques, investissant, au fil d’incantations poétiques, tous les détails de la personnalité de l’autre – le corps, le maintien, les attitudes, le caractère, etc. –, bref, c’est à celui qui convaincra le plus l’assistance par la pertinence de ses propos ou par son lyrisme… On en rit et, à la fin de la séance, les deux protagonistes s’étant suffisamment « exprimés », il y a chute de la tension conflictuelle qui appelle la réconciliation, consacrée d’ailleurs par les aînés.

Il existe un rapport formel entre toutes ces pratiques et celles de certains griots- mi-chansonniers, mi-fous du roi qui, par l’ironie qu’ils expriment au travers de leurs « chansons », visent à aplanir des conflits latents de communication, ou à réduire l’écart psychosocial vécu entre les personnalités politiques puissantes d’une communauté et le citoyen moyen. 

Publié dans présentations, Textes

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Katty Henderson nous présente son ouvrage "La vallée de Viroinval"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie – Katty Henderson

 

 

Katty Henderson est maman de deux jeunes filles, enseignante en français dans une école bruxelloise. Elle manie la plume depuis toujours...

Avec « La vallée de Viroinval », elle nous livre son premier roman, intense et profond.

Cependant, elle n'en est pas à son coup d'essai puisqu'elle a déjà à son actif l'écriture de 3 pièces de théâtre qui ont été mises en scène :

 

  • Juste différente (la folie)
  • Ils se sont tous tirés (le voyage)
  • Exagératos (la téléréalité)

 

Résumé :

Elsa la sauvageonne, Etienne l'artiste, Jean-Marc le jeune cadre dynamique; trois personnages aux parcours de vie diamétralement opposés !

Qui est cet homme dont le visage et l'allure vont paraître familiers à Elsa, elle qui vient de rencontrer l'amour après tant d'années passées à se reconstruire ?

Saint-Valéry en Caux, Evreux, la vallée de Viroinval, trois lieux où se nouent et se dénouent des liens étranges. Un village où les gens s'interrogent. Un autre où les histoires passées hantent le présent.

Un roman où le lecteur est plongé dans une ambiance pour la vivre intensément !

 

 

 

 

Extrait de la vallée de Viroinval – Katty Henderson

 

 

Elsa arriva à la petite gare de Couvin sans aucun bagage.

 

Elle hésita quelques instants avant de monter dans le bus 60 de la TEC qui la déposa à quelques minutes de la maison.

 

Ce bus, elle l'avait pris mille fois... elle effectuait aujourd'hui ce trajet comme un automate...

 

La végétation avait débordé à certains endroits..., certaines rues avaient été ré-asphaltées, quelques maisons légèrement modifiées, mais le paysage n'avait pas changé.

 

Elle descendit à Olloy.

 

Elle emprunta le petit sentier qui longeait le Viroin, sachant d'emblée qu'elle allait débouler juste devant la maison, au 6, route de Viroinval.

 

Elle ralentit le pas comme elle l'aurait fait autrefois pour montrer à Mathias un papillon ou une coccinelle... Sauf que cette fois, ce fut pour avaler la boule qui lui nouait la gorge...

 

Retarder encore un peu le moment du face à face avec elle-même...

 

Au bout du sentier, elle aperçut la boîte aux lettres, le chiffre 6 un peu rouillé. La grosse cloche qui leur servait de sonnette...

 

Elle s'arrêta... Ses jambes flageolaient...

 

Elle pensa à Etienne et cela lui donna la force d'avancer encore un peu...

 

La maison était close depuis des années, cela ne faisait aucun doute. Le vieux pommier chargé de fruits tendait ses branches vers le sol. Il n'y avait plus qu'à cueillir... Les orties avaient envahi l'allée.

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Séverine Baaziz nous présente son roman "Mamie Paulette"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Biographie :

 

Séverine Baaziz est née à Amnéville, en Lorraine, en 1978.

Les pieds sur terre et la tête dans les nuages lui permettent de vivre plusieurs vies : épouse, mère, informaticienne… sans oublier auteure à ses précieuses heures volées au temps.

Mamie Paulette est son second roman.

 

Résumé :

 

Un toit. Trois générations. Et l’irrésistible envie de s’étriper…

 

Jules, quinze ans, a toutes les raisons de déprimer. Sa mère n’a d’yeux que pour les roses, les chats et la chasse à la poussière ; son père est tremblotant de tics ; ses camarades de classe adeptes du langage des poings. Et pour couronner le tout, sa grand-mère, aussi aimable qu’une lame de guillotine, emménage sous son toit…

Sauf que la petite dame aux pas ankylosés d’arthrose va donner du sens à sa vie.

 

Une comédie drôle, moderne et bouleversante, ode à la vie et au courage.

 

 

 

Extrait :

 

Ding dong… Ding dong…

Jules et Paulette, sur le palier de l’étage, se regardent mollement.

Ding dong… Ding dong…

  •   J’y vais, se lance Paulette.

Deux tours de clef et la porte s’ouvre.

        —   Le ballon de mes filles est dans votre jardin, vous pourriez nous le renvoyer ?

        —   Oui… Je vais demander à mon petit-fils de s’en charger.

De près, le voisin aux épaules de colosse fait encore plus figure de nerveux. Il a la pomme d’Adam saillante, des cernes de mafieux et des petits reniflements intempestifs. Paulette le regarde se retourner et prendre le chemin de la porte d’à côté. Quelques pas stoppés par une doléance :

        —   Excusez-moi Monsieur, je voulais vous demander s’il était possible que vos filles fassent un peu moins de bruit. Le calme pour lire, c’est tout de même plus facile.

Le visage se retourne et droit dans les yeux :

—   C’est un quartier familial, ici, madame. Si vous supportez pas les gosses, faut penser à la maison de repos. Je suis chez moi et mes filles, elles font le bruit qu’elles veulent.

« Vieille bique ! », finit-il par penser à voix haute.

La porte se ferme.

  •   Chlui rends le ballon, ou pas ? demande Jules.
  •   Non.
  •   T’es sûre ?

—   Oui. Tu l’as entendu comme moi. La vieille bique ne rendra pas le ballon. J’ai été courtoise et lui odieux. Qu’il le récupère tout seul, son ballon. S’il peut s’égratigner un peu au passage, ça ne sera pas pour me déplaire.

  •   T’as raison.

        Les deux têtes rebelles s’en vont à l’étage, et curieuses de la tournure des choses, se plantent juste derrière le rideau de la chambre de Paulette. Ni vus ni connus.

 

Deux cent cinquante-trois secondes plus tard, on sonne à la porte.

Ding dong... Ding dong…

Jules et Paulette chuchotent mais ne bougent pas. Pas d’un  iota. Furieux, le voisin s’en retourne chez lui, rejoint le jardin, au pas de course, enjambe le grillage et gesticulant à outrance, se tort la cheville, vocifère, perd de peu l’équilibre pour, finalement, se rattraper à une longue tige piquante à souhait. La main en sang, il empoigne le ballon. Il gigote, se démêle, bat du corps, tel un poisson hors de l’eau, mais une mèche métallique le tient prisonnier par une maille de pantalon. Les nerfs bouillonnent. Il jette un regard vers les fenêtres des Chédart et insulte à tout va.

« Connards de vieux ! Vieille peau ! AIE ! FAIS CHIER ! »

Jules et Paulette se gondolent de rire, à ne plus pouvoir reprendre leur souffle.

Tous les deux s’assoient un instant sur le rebord du lit.

—   Si les parents apprennent ça, on va prendre cher, mamie.

—   Ces deux poules mouillées ! Tu parles ! Si ton père avait été là, il n’aurait même pas pris ma défense.

        Jules n’a aucun doute là-dessus.

        —   Tu sais comment je les appelais, tes parents, avec Pierrot ?

  •   Chais pas.
  •   Tic et Toc.

Jules sourit. Puis beaucoup moins. Il baisse les yeux, avant de les relever et de demander à sa grand-mère :

  •   Et moi, tu m’appelais comment ?

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Une nouvelle venue aux Editions Chloé des Lys : Viktoria Laurent-Skrabalova se présente et... un peu plus !

Publié le par christine brunet /aloys

 

Je viens de rejoindre la grande famille de CDL et je me sens déjà chez moi.

Originaire de Slovaquie, j’ai quitté mon pays pour vivre une histoire d’amour extraordinaire en France. Et cela dure depuis 13 ans.

 

Même si j'écrivais déjà en Slovaquie, le déclic est venu après mon arrivée en France. Paris m’a donné de l’énergie et une inspiration inépuisable.

 

Il suffit d’observer, de noter, de s’imprégner de tout ce qui est autour. J’ai commencé par écrire de la poésie en français. C’est par la poésie que j’ai l’impression d’exprimer le mieux ce que je ressens. C’est un concentré des sentiments, des impressions. Un poème peut donner autant au lecteur qu’un roman.

 

Le recueil qui sera publié chez CDL, Le Berceau Nommé Mélancolie, je l'ai travaillé, chouchouté. Je l’ai poli comme une pierre brute pour en faire un diamant.

 

Maintenant, je vais pouvoir travailler la maquette de texte et de couverture.

Que d’aventures, que de nouvelles expériences ! J'ai hâte.

 

Le Berceau nommé mélancolie est le reflet de notre monde, de mon esprit.

C'est tout ce qui peut surgir d'une âme humaine.

Jaillir des profondeurs comme un geyser d'eau vive.

 

Je vous invite d'en lire des extraits publiés par la revue Ce qui reste, illustrés par de magnifiques encres d'Emmanuèle Lagrange.

 

A lire sur Calaméo : http://www.calameo.com/read/004921864991fdb24100f
Sur issuu : https://issuu.com/…/docs/le_berceau_nomme_m__lancolie_-_vikt

 

https://www.cequireste.fr/berceau-nomme-melancolie/

 

 

 

Viktoria Laurent-Skrabalova

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Amandine Carlier lit un extrait de la nouvelle parue aux Editions Eric Lamiroy et signée Bob Boutique "C'est tout"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Tout frais, tout nouveau, ça vient de sortir !

 

"Un numéro de haute voltige d'Amandine Carlier qui nous a fait le grand plaisir de lire les premières pages de « C’est tout », la nouvelle de Bob Boutique qui vient de paraître parmi les opuscules d'Eric Lamiroy.

 

C'est tout sauf sérieux. Pas de la grande littérature ni de l'introspection «psychologique» à deux balles. Mais bon, vaut mieux pas que ça arrive à d'aucuns qu'on ne nommera pas par prudence, pitié ou risque de retour de flammes.

Si vous voulez la suite, c'est ici : www.lamiroy.be 

 

 

et ça ne coûte que ce que ça vaut: cinq euros !"
 
 
Bob Boutique 
 
 

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Kristof nous présente son nouveau recueil poétique "Le temps déposé"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

BIO

 

 

 

 

Né à Paris et y travaille.

Vit à Versailles

Auteur de deux précédents ouvrages

 

La nuit et les spoutniks reviennent toujours

Aux éditions L’Harmattan en 2010

 

Wasserfall

Aux éditions Chloé des Lys en 2016

 

Résumé

Troisième volet de mon journal commencé en 2008.

Un journal, c’est une façon de ne pas être arrêté dans sa marche

Autrement dit, pour ne pas être confondu avec le monde, j’avance !

Je propose ainsi au lecteur qui le veut bien, un voyage initiatique afin de l’introduire dans mon univers où les événements de la vie construisent ma pensée.

C’est essentiellement un univers baroque dans un siècle crépusculaire.

Extrait :

Sans Titre

Je croyais ma longue vie

Un immuable voyage

Une station mortelle

Avec des larmes tordues de pluie

Gonflées par mon cœur dispersé

C’est alors que tu m’as dit

Suis-moi sur la terre

Ecoute mes pas cadencés

Les uns après les autres

Leur sonorité sur le pavé

Regarde

Le mouvement de mes jambes

Inlassable

La répétition de leur rôle

La prise des marches amarrées

L’invention de mes destinations

Les feuilles que l’on piétine ensemble

Les empreintes de nos pas sur le sol mouillé

Ne rêve plus je suis là

Je te parle du monde entier

Mes seins sont mon cadeau

A la pointe de ta langue

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Louis Delville présente son nouveau recueil "Le livre des surprises"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Extrait de "La mort de l'abbé Gillard"

 

La mort l'avait foudroyé sans prévenir, un beau matin d'hiver. On l'avait trouvé devant la porte de l'église, une lampe de poche dans la main gauche et les clés de l'église, dans la droite.

 

On avait à peine parlé de lui dans le journal local, mais quand sa nièce, sa seule héritière, est entrée dans le presbytère et qu'elle a décidé de partager les quelques biens de son oncle avec ses ouailles, on a jasé !

 

Pensez donc, le brave homme était fort conservateur et fort peu regardant sur la propreté. Particulièrement dans la cuisine où traînaient mille choses parmi les toiles d'araignée…

 

… Le dessus du buffet vidé, on s'est attaqué à l'intérieur de l'armoire. Dedans, mille et une choses inutiles allant de l'assiette ébréchée aux grilles de hache-viande en passant par une vieille bouilloire trouée, une tirelire en forme d'église avec quelques sous dedans et des hosties dans un sachet en papier aussi vétuste que tout le reste.

 

Le tiroir, qui était partiellement caché par un tissu crasseux, intriguait la nièce de l'abbé. Elle attendit d'être seule pour oser l'ouvrir. Il semblait vide, mais en regardant au fond, elle découvrit deux mains d'homme momifiées…

 

Biographie :

 

Louis Delville est né à Liège, en Belgique, en 1946. Il vit dans la région de Charleroi et est ingénieur en électronique à la retraite.

 

Dans les années 1990, il suit diverses formations au jeu de l'acteur et au théâtre. Une vraie révélation ! Désormais, la scène l'attire au point que lui, le scientifique, se met à écrire des contes pour avoir le plaisir de les présenter devant un public.

 

En 2000, il se retrouve préretraité et cherche une ou plusieurs occupations. Il découvre l'impro théâtrale qu'il pratique toujours.

 

En 2011, il se lance dans le chant en faisant partie d'une chorale citoyenne. Quatre ans plus tard, sollicité par les choristes, il devient une des chevilles ouvrières de la chorale "Les Motivés".

 

Louis relève tous les défis…

 

On lui commande une pièce de théâtre, il l'écrit en moins de deux mois et a le bonheur d'assister à sa création en France !

 

Le chef de chœur de sa chorale lui propose de chanter "déshabillez-moi" de Juliette Gréco, les festivités de Sainte Cécile lui en donnent l'occasion au grand plaisir de toutes et de tous.

 

Louis possède de nombreuses cordes à son arc puisqu'il est archer amateur mais aussi choriste, conteur et improvisateur. Eh oui, toujours sur scène… Sauf le tir à l'arc, une école de concentration et de solitude.

 

Son premier livre "De Noé à Louis Léopold Victor" paraît en 2011 aux Éditions Chloé des Lys. En 2014, ce sera "Petites et grandes histoire". "Le livre des surprises" est le troisième livre qu'il publie chez ce même éditeur.

 

Il a remporté le premier à un concours de contes organisé en 2009 par les éditions Z'ailées au Canada et le prix Coup de Cœur de Noël au concours de contes organisé en 2015 par le Syndicat d'Initiative de Gerpinnes.

 

En 2017, de gros problèmes de santé l'empêchent de continuer ses activités. Il raconte avec humour son parcours sur son blog : http://louis-quenpensez-vous.blogspot.com, restant ainsi en contacts avec toutes les personnes qui l'apprécient et dont il a reçu plein d'encouragements bien utiles.

 

Résumé :

 

Près de cinquante textes courts qui feront sourire et surprendront le lecteur. Certains évoquent l'histoire avec un grand H. D'autres parlent de rencontres, d'amour et d'amitié. La plupart se terminent étrangement et souvent de manière imprévisible. La plupart ont été écrits en atelier d'écriture en quelques dizaines de minutes (ou moins !).

 

Des textes parfois inspirés de l'observation d'œuvres d'art, comme "Les Amants" de René Magritte ou une sculpture contemporaine.

 

Des nouvelles ou contes sans rapport entre eux si ce n'est souvent l'humour des derniers mots. Jugez plutôt avec la création de l'homme et de la femme, un bonhomme de neige voyageur, un voyage à Lyon, la guillotine du 16 octobre 1793, les petits métiers…

 

De temps en temps aussi, un texte un peu plus poétique avec de jolies phrases :

"Je veux une vie de photographe pour trouver le petit oiseau et le libérer."

"Je veux une vie de scène de théâtre pour frapper les quatre cents coups."

Publié dans présentations

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