Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

presentations

Michaël Zoïna nous présente son nouveau recueil "Plus que des mots"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Michaël Zoïna est né en 1972 d'une mère flamande et d'un père italien. Enfant, ses deux grandes passions sont le football et la lecture. A l'adolescence, son goût pour la musique remplace celui pour le ballon rond. A la même époque, il devient animateur de groupes de jeunes.

Actuellement il vit à Tournai, enseigne les mathématiques et suit des cours de piano et de déclamation au Conservatoire.
Ses ouvrages (« A la lisière des nébuleuses », « Derrière le silence », « Sans détour », « Du feu et de la nuit » et « Plus que des mots ») sont publiés par Chloé des Lys.

 

Résumé

Plus que des mots est une suite d’humeurs et d’histoires vécues, inventées ou rapportées par d’autres. C’est une trentaine de textes aux climats variés : violence, humour, noirceur et tendresse s’y côtoient.

 

Extrait

Elles se font face, séparées par une bande de bitume, et attendent le moment de traverser. L’une porte des lunettes, l’autre pas. Les cheveux courts et teints de la première encadrent un visage ridé. Ceux de l’adolescente sont naturellement marron et lui tombent jusqu’à la taille. Elles sont toutes les deux immobiles. Mais leurs corps parlent. D’un côté, la jeune fille qui respire l’impatience à plein nez, la soif de se jeter dans la vie, la chance de penser que le meilleur est à venir. De l’autre, la petite dame et son visage grave, ses yeux qui disent qu’on ne peut plus rebâtir ce que la vie a détruit. Elles se font face, chacune sur son trottoir, et plus d’un demi-siècle les sépare.      

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Bernadette Gérard-Vroman nous présente son recueil de poésies "Sérénade à la Vie"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

 

Auteur : Bernadette Gérard-Vroman

Titre : Sérénade à la vie

Genre : Poésie

 

 

 

Biographie :

 

Bernadette Gérard-Vroman a jeté l’ancre en terre poésie en 2010.  Sans cesse encouragée par ses pairs, l’auteur a une soif d’apprendre insatiable, sur ce chemin où les frissons d’âme s’évaporent du plaisir d’écrire. 

Originaire de Belgique, elle aime s’enraciner à la montagne, où, pour rattraper ses rêves d’enfant, elle s’identifie à l’edelweiss.

 

 

 

Œuvres du même auteur :

 

  • Aux tréfonds de mon âme, poésie, 2015
  • Parfums d’outre-terre (couronne de sonnets collective), 2015
  • Sérénade à la vie, début 2018

 

Résumé :

 

Un regard sur cette terre, sphère à deux inconnues : la vie et la mort. 

La vie, un chemin sur lequel Bernadette Gérard-Vroman avance, en écrivant, à la découverte de soi, à la découverte des autres, lors de ses rencontres, partages, moments qu’elle privilégie.

La mort et ses questions inexorables et l’amour, incontournable. 

Ce qui la caractérise est sa sensibilité et la force dans les mots que revêt sa plume, qui, comme l’amour et la paix vers lesquels ils tendent, sont les symboles de l’edelweiss, qui la représente.

Une poésie qui se libère de plus en plus des contraintes, comme un envol entre terre et ciel, comme un écho à la Terre.

 

« Je me terre au pied d’un hêtre

Et nos deux êtres entrent en fusion ;

Il m’offre la sérénité,

À l’abri du froid.

Je vois les mots férus, frivoles,

Poursuivre leur chemin

Et se frayer un passage

Sur les pavés de mon existence.

Ils fredonnent un refrain

Parsemé de fous-rires,

Une farandole se forme,

Ils s’envolent dans un frou-frou de plumes. 

 

 

 

Je les retiens, les serre une dernière fois encore

Contre moi, en sors quelques-uns de mes poches.

Est-ce le sort ?

Ils m’ensorcellent, dans un jeu de séduction

Et recèlent un mystère… lequel ?»

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Mal Addiction, le nouveau roman de Gwenn-Aël

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie :

 

L’esprit de vengeance – Editions Chloé des lys – 2006

Souviens-toi - Editions Chloé des lys – 2007

La brèche du diable - Editions Chloé des lys – 2011

Wendigo – Les prédateurs de la nuit – Editions Juste Pour Lire – 2013

Ahriman – Editions Lune Ecarlate - 2017

 

 

Résumé (4è couv) :

Forêt Noire. Allemagne. Perdu au cœur des bois, le village de Berka sombre dans l’oubli depuis la fermeture de ses thermes. La rumeur d’un être maléfique rôdant dans le massif a conduit les curistes à abandonner le site.

 

Disparitions de randonneurs, cadavres mutilés… Que se passe-t-il réellement dans ce lieu autrefois si prisé ?

 

Il faudra remonter le cours du temps pour comprendre les origines d’un drame qui s’est noué quelques siècles plus tôt, là-bas, dans ce petit village si paisible pourtant…

Mais attention, bien mal avisé qui se fiera aux apparences…

 

 

Extrait :

L’homme était parti chasser sans savoir qu’il aurait ce jour-là, rendez-vous avec son tragique destin. Huard était un homme très grand, un mètre quatre-vingt-dix pour plus de cent kilos. Le rapport mentionnait qu’il pratiquait la chasse depuis plusieurs années et était retraité de la légion. Un homme expérimenté, surentraîné.

Helena inspecta chaque cliché de la scène. La victime était allongée sur le dos, les bras en croix, le visage relevé vers le ciel. Ses yeux étaient grands ouverts et contemplaient l’éternité qui s’érigeait au-dessus de lui. L’expression de son visage s’était figée sur une souffrance mêlée à une très grande surprise. Le fusil reposait à plusieurs mètres de lui. Helena se représenta la scène : Bertrand Huard arpentant les bois en quête de gibier, en chasseur expert et averti…

 

Il avance doucement, fusil armé, à l’affût. Il ne fait pas de bruit, il écoute. La forêt est silencieuse. Soudain, un bruit derrière lui. Il se retourne, braque le fusil. C’est alors que l’assaillant se jette sur lui. Pris par surprise, Bertrand Huard n’a pas le temps de réaliser ce qui lui arrive. L’individu a été plus rapide que lui. L’agresseur lui assène un violent coup dans le bras ; le fusil est projeté à plusieurs mètres. Un coup part, accidentel. La balle sera retrouvée dans le tronc d’un arbre à plus de cinq mètres de hauteur. Bertrand perd l’équilibre, se retrouve dos contre terre, étouffé par le poids de son agresseur. L’homme, en combattant aguerri, réagit immédiatement. Il lutte, se défend. Ses mains témoignent d’un combat violent. Ses doigts sont déchiquetés comme s’ils avaient été mordus.

Il donne des coups, se débat, mais son adversaire est plus fort que lui. Bertrand n’arrive pas à se relever. Son visage est griffé à plusieurs endroits, ses bras également. Quelle est la carrure de l’être qui arrive à maintenir un homme tel que Huard au sol ? Il est terrifié… il hurle. Mais il est seul. De quoi peut bien avoir peur un homme comme lui ? Cette peur qui se figera sur son visage jusque dans la mort…

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Sur les traces de Bob Boutique... Sur le blog "Les yeux fertiles"... Une chronique signée Cathie Louvet

Publié le par christine brunet /aloys

https://lesyeux-fertiles.com/2017/10/19/sur-les-traces-de-bob-boutique/#more-2587

https://lesyeux-fertiles.com/2017/10/19/sur-les-traces-de-bob-boutique/#more-2587

Sur les traces de Bob Boutique

Pour ma première contribution sur le site, je voudrais vous présenter un très talentueux romancier belge, auteurs de recueils de contes et de deux thrillers musclés particulièrement bien ficelés. Aujourd’hui, je vais vous parler de « 2401 », le premier d’une trilogie mettant en scène le commissaire Verdriet et son équipe.

 

2401 a été publié en 2015 par les éditions Chloé des Lys, maison d’édition belge implantée à Tournai, éditant de la poésie, des BD, des nouvelles, des biographies, des romans ainsi qu’une revue littéraire intitulée « Les petits papiers de Chloé ». La visée humaine qu’il véhicule est très profonde, pour preuve les divers thèmes abordés: la lâcheté; la corruption; l’exploitation de la détresse humaine; le regard de la société sur le handicap physique ou mental, mais aussi la réponse apportée à ces handicaps; le concept que chacun d’entre nous cache des squelettes dans son placard.

L’intrigue: Monsieur Jacques Durieux, brave retraité qui coule des jours heureux dans le bon village de Chamy sur Semois, reçoit une lettre anonyme plutôt inhabituelle: pas de demande de rançon, pas d’argent…Françoise Laloux, pharmacienne qui officie dans le même paisible village, reçoit une lettre identique. De même les « sœurs » Renard, Lise Deroubaix caissière dans la ville d’à côté et Alain Birnbaum, le médecin.

Que peut bien signifier cette pluie de lettres anonymes adressées à de braves citoyens qui, bien entendu, n’ont rien à se reprocher, ni dans le présent, ni dans le passé. Alors quoi? Mais Renée et Monique Renard sont bien décidées à ne pas se laisser faire et

Lettre anonyme

découvrit, à l’aide du médecin et du curé qu’elles entraînent à leur suite, quel corbeau se cache derrière.

Toute cette histoire pourrait se résumer à une vaste farce bourgeoise, dans le genre vaudeville, mais n’oublions pas que nous sommes dans un thriller; et qui dit thriller, dit frisson, angoisse, tension dramatique…Aussi, quand la piste de l’attentat permet aux policiers de remonter jusqu’à Chamy, la blague prend des allures de drame. Fini de rire!!!

Dans ce thriller très riche et très original, Bob a imaginé une société secrète dont les membres ne seraient pas mus par les habituels moteurs: « Le corbeau n’a rien à voir avec la religion, la philosophie ou la politique. Il n’est pas une secte mais une organisation secrète qui prend et qui donne. Vous avez le droit de demander n’importe quoi, n’importe quel service légal ou pas, pour autant que vous acceptiez d’en offrir un de même valeur. Donc, pas d’argent, l’opération serait nulle, puisque vous devriez donner autant de billets que vous en recevriez en retour (…)Il n’y a pas de limite morale. Vous donnez, vous recevez…vous donnez beaucoup, vous recevrez beaucoup. A vous de vous situer. » (Pages 43/44) => Avec pour obligation évidente de ne JAMAIS en parler ni poser de questions.

Pour autant, même s’il est clair que l’auteur ne se fait aucune illusion sur ce dont l’homme est capable par appât du gain ou goût du pouvoir et de la puissance, aucune trace de cynisme ni de cruauté gratuite. Le ton reste léger, même quand Bob évoque les « monstres » qui vivent dans l’hôpital psychiatrique du docteur Strassen, tissé de répliques bien sonnées et d’un humour grinçant mais jamais méchant, de ce genre-là, par exemple: « Comme quoi, rien n’est plus dangereux qu’une femme, que vous l’invitiez dans votre trou de célibataire (et ça commence toujours en tout bien tout honneur) ou la laissiez tomber comme une crêpe. De celles qu’on retourne d’un coup de poêlon en l’air, bien chaude, et qu’on ramasse alors brûlante sur le nez. » (Page 55)..

L’essentiel de l’action se déroule principalement en Belgique, dans le petit village de Chamy sur Semois, et en Suisse, dans la ville de Sion. Dans 2401, les descriptions de lieux n’occupent pas une place prépondérante; quelques phrases suffisent pour poser le décor et permettre au lecteur de se les représenter afin d’y situer les événements; rien de plus, car Bob, en bon conteur qu’il est, ne s’encombre pas de détails inutiles, juste le temps de nous faire regretter de ne pas avoir le bonheur de connaître ces lieux enchanteurs… Ainsi, « les gens qui connaissent Chamy et son environnement de forêts de hêtres et d’épineux ne manquent pas de faire une halte le long de la Semois dès que le temps le permet. » (Page 30)

Sans oublier toutefois de situer les lieux à leur juste échelle, toujours avec la pointe d’humour qui caractérise son style: « Le stade de Chamy, comme l’appellent pompeusement les joueurs, ressemble grosso modo à une prairie dont on vient de sortir les vaches, sauf que l’herbe est rasée, qu’il n’y a plus de flattes ( bouses), qu’on a délimité un terrain à la craie et qu’on a posé, à chaque bout, des piquets blancs avec un filet pour recevoir les ballons. » (Page 85)

L’ambiance « village de province » est décrite d’une façon savoureuse qui rappelle celle des films de Pagnol: « Sur la petite place de Chamy ( vous vous souvenez, au bord de la Semois) entre l’église et la maison communale, les braves dames commencent leurs conversations par « vous avez appris? » et commentent avec force gestes et roulement d’yeux le suicide de cet abbé qui était quand même un peu curieux, vous ne trouvez pas…rien que sa façon de marcher… » (Page 209)… »Et que dire de ces superbes villages de pierre aux toits d’ardoises avec une ferme à l’entrée, une autre à la sortie et la douce odeur du crottin dans l’air? » (Page 96)

La Semois

Pour conclure, je dirais que 2401 réunit dans ses 448 pages tous les ingrédients qui constituent non pas les bons, mais les excellents thrillers, car tout ici est à sa place: pas de fausse note, pas de fioritures, pas de descriptions inutiles. Le lecteur en a pour son argent, et pas une seconde ne s’ennuie. Au moment où il ouvre la première page, il met non pas le doigt mais tout le bras dans l’engrenage, et fébrilement tourne, tourne les pages jusqu’à la dernière…Au point de se dire: « Vivement la suite »!!!

Petite citation pour vous mettre définitivement l’eau à la bouche: « Cette histoire est pourrie, pleine de dangers incertains, comme s’il avançait dans le noir, les bras tendus pour ne pas se heurter à Dieu sait quoi… » (Page 115).

En cliquant sur ce lien, vous pourrez lire une interview exclusive de l’auteur:

https://legereimaginareperegrinareblog.wordpress.com/2017/10/19/interview-de-bob-boutique-auteur-de-2401-et-chaos/#more-24014

Partager cet article
Repost0

Cathie Louvet en invité du Blog Aloys pour le premier tome de sa saga "DE GLACE ET DE FEU"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

DE GLACE ET DE FEU...

 

« De Glace et de Feu » est un roman « poupées russes ». Il raconte l'histoire d'un clan danois mené par un viking notoire, histoire imbriquée dans l'histoire du royaume danois et, d'une manière générale, dans celle de la « diaspora » des peuples scandinaves, elle-même emboîtée dans l'histoire de l'empire carolingien au moment de son délitement, après la mort de Charlemagne. Les destins des uns et des autres, hommes obscurs ou personnages historiques, s'entremêlent au gré des luttes pour le pouvoir, la gloire, la richesse, la puissance...l'amour bien sûr . Jusqu'au moment où la colère divine s'abat sur les mortels !

Thorkell, qui a rejoint l'armée du roi Godfred en guerre contre les Francs dont l'avancée inexorable vers le nord menace le territoire, meurt au combat, contraignant sa famille à s'exiler à Skye.

Tout comme l'assassinat du charismatique roi danois plonge son royaume, pour de longues années, dans l'anarchie. Qui, des trois prétendants au trône, parviendra à prendre le pouvoir sur un peuple farouchement épris de sa liberté ?

Idem chez les princes carolingiens : le remariage tardif de Louis Ier avec une jeune aristocrate et la naissance du petit Charles en 823, sonne le glas de l'équilibre instauré par l'Ordinatio Imperii en 817 . Dès lors, les passions se déchaînent, emportant sur leur passage piété filiale, amour fraternel, respect des préceptes chrétiens. Contexte particulièrement propice à tous ceux, aventuriers,ou princes ambitieux, désireux de se tailler la part du lion sur les ruines pas encore fumantes de l'empire fondé par Charlemagne ; à l'image du noble breton Nominoé, puis de son fils Erispoé qui, à force de ténacité et de courage, fondèrent le premier royaume breton.

« De Glace et de Feu » donne de la civilisation des Vikings un aperçu loin de l'imagerie traditionnelle qui les dépeint comme des Barbares sanguinaires sans foi ni loi, ce qui supposerait qu'ils sont différents des Francs qui ont fondé leur empire aux dépens des autres peuples, des Celtes envahisseurs de la Bretagne insulaire et de l'Irlande. Bien loin des clichés issus des récits des moines, le lecteur découvrira des hommes opportunistes, certes, mais intelligents, épris de liberté, capables d'aller au bout de leurs ambitions, au bout d'eux-mêmes.

« De Glace et de Feu » propose au lecteur un voyage dans le temps qui associe les ingrédients romanesques les plus divers : aventures rocambolesques, batailles, intrigues politiques, complots, meurtres, mais aussi l'amitié, l'amour, la foi, le courage, la solidarité, l'accomplissement de destins exceptionnels, qu'ils soient fictifs ou réels, la croyance que la chance sourit aux audacieux, que la renommée appartient aux meneurs, aux décideurs, plutôt qu'aux suiveurs.

 

BIOGRAPHIE DE L'AUTEUR :

 

après des études de Lettres Modernes et l'obtention d'une Licence Français Langue Étrangère, j'ai enseigné plusieurs années le français et l'histoire géographie en collège et en lycée professionnel.

Je continue à donner des cours de français particuliers à des collégiens, lycéens mais aussi à des adultes, parfois étrangers.

J'ai toujours été passionnée par la littérature et la recherche historique. Mais je ne me contente pas de la poussière des rayonnages ; j'aime également partager, transmettre un savoir et, surtout, communiquer avec les gens, échanger...Raconter des histoires réelles ou fictives, évoquer des destins extraordinaires ou romanesques.

Je vis actuellement en Bretagne.

 

 

EXTRAIT DU PREMIER TOME :

 

 

Prologue :

 

Après les invasions barbares et la chute de Rome, le chaos régnait en Europe. Mais des ruines encore fumantes d'un monde romain appartenant désormais au passé, si glorieux fut-il, émergea peu à peu un ordre nouveau : celui des peuples dits «  barbares » , des païens sans foi ni loi, vivant en tribus ou en clans, batailleurs, querelleurs et brouillons, mais animés d'une formidable énergie vitale, plus vivifiante que les miasmes putrides exhalés par les marbres et les colonnes des palais corrompus des derniers empereurs, énergie qui les poussait à aller de l'avant, encore et toujours, sans regarder derrière soi, sans s'encombrer d'inutiles principes moraux, ne croyant qu'en leurs dieux faits à leur image, ne faisant confiance qu'à leur force physique et à leurs armes, s'adonnant à la guerre avec la même fougue qu'ils mettaient à boire, manger ou faire l'amour. Ils profitaient de chaque étincelle de vie irradiant par toutes les fibres de leur être...

Les Scandinaves étaient de ceux-là, mais ils étaient nés dans des contrées au sol ingrat et chiche, exigeant beaucoup d'efforts pour peu de rendement. L'agriculture, l'élevage et la pêche permettaient tout juste de survivre dans un monde au climat rude, aux terres cernées par l'élément liquide. Les Hommes du Nord, entreprenants, courageux et très résistants comprirent alors que la mer, qui semblait être leur prison, constituait en réalité leur seul salut. Ils conçurent des bateaux très ingénieux, barques à fond plat extrêmement maniables et légères, qui pouvaient être roulées sur des rondins ou portées afin de contourner n'importe quel obstacle ou pour couvrir une petite distance séparant deux cours d'eau. Depuis de nombreuses générations, ils pratiquaient le cabotage le long de leurs côtes déchiquetées, ainsi que le long des côtes germaniques et franques. Avec de tels navires, capables d'apprivoiser les colères et les caprices de la mer, ils partirent à la découverte du monde extérieur. Fins observateurs, ils comprirent très vite que le commerce était la clef d'accès à des richesses qu'ils n'auraient jamais soupçonnées. C'est en remontant les fleuves du grand continent européen qu'ils atteignirent Constantinople. La grande cité les éblouit par l'opulence de ses palais et de ses marchés, par la diversité et l'animation de ses rues cosmopolites. Certes, ils se retrouvaient bien loin de leurs contrées brumeuses et froides mais ils étaient hardis, aventureux, pleins de courage et surtout bien organisés.

Alors, ils fondèrent des comptoirs sur les rives de la Mer Baltique mais aussi dans les lointains territoires qu'ils sillonnaient. Grâce à leurs propres itinéraires maritimes et fluviaux, ils créèrent des réseaux de correspondants qui écoulaient leurs marchandises déjà très prisées : fourrures, peaux, ivoire de morse, ambre, vadmal, tissu de bure de très grande qualité, qu'ils troquaient contre des meules à bras rhénanes, des pierres à aiguiser et surtout du vin.

A cette époque, il n'était pas rare de voir de jeunes scandinaves partir commercer pendant plusieurs années sans éprouver aucune difficulté d'adaptation, pouvant faire indifféremment escale dans des pays aussi divers que la Perse, la Grèce, l'Italie, les Gaules, la Germanie. Quelques années plus tard, ils rentraient chez eux enrichis et endurcis par le dur métier de marchand itinérant, loin d'être une occupation de tout repos. Il fallait savoir se battre pour se défendre contre d'éventuels prédateurs, savoir protéger son navire, ses marchandises et ses bénéfices, raison pour laquelle ils se groupaient souvent en « guildes » afin de partager les frais et les risques. C'est ainsi qu'ils apprirent à connaître les coutumes des cités européennes. Ils furent rapidement capables d'en appréhender les ressources matérielles et financières. Ils comprirent que ces dernières étaient généralement concentrées dans les principaux centres urbains et religieux, ces derniers souvent isolés et laissés sans moyens de défense.

C'est dans ce monde en pleine effervescence que naquirent les générations d'hommes et de femmes dont nous allons évoquer les destinées souvent extraordinaires, parfois insolites mais jamais monotones.

 

Cathie LOUVET

Partager cet article
Repost0

Isabelle Fable a lu "Chaos", le dernier thriller de Bob Boutique

Publié le par christine brunet /aloys

 
 
Bob Boutique, Chaos, roman, éd. Chloé des Lys

 

Bob Boutique – Chaos – Ed. Chloé des Lys – 492 pages – 20 €

Un thriller au titre décoiffant, où l’on retrouve le commissaire Johan Verdriet et son adjointe Lieve Moed, les protagonistes de son roman précédent, 2401, sans qu’il y ait de suite logique entre les deux œuvres. C’est une tout autre enquête à laquelle vont s’atteler les deux membres de la KMAR (Koninklijke Marechaussee, Gendarmerie nationale des Pays-Bas.). L’affaire commence par un banal vol de tableau au Rijksmuseum,  tableau sans grande valeur, dont le vol sert en fait à masquer un autre vol, d’objets autrement plus intéressants. Et l’affaire va prendre une tout autre tournure, justifiant qu’on fasse appel au service anti-terrorisme.

Et voilà le lecteur embarqué pour un long périple qui, de rebondissement en rebondissement, le mènera en divers points de la planète, lui fera rencontrer Rita Van Hemelrijk, ministre de l’intérieur, des responsables ou restaurateurs d’œuvres d’art, mais aussi des gens impliqués dans la lutte contre le terrorisme car les objets dérobés ont une immense valeur symbolique pour des millions de gens et pourraient remettre en cause bien des choses. Il faut savoir qui les a volés et pourquoi il les a volés, ce qu’il veut en faire – les vendre, bien sûr, mais à qui ? Et que veut-il faire de cet argent, quel est cet événement de très grande violence que le Mossad sait devoir se produire avant la fin du mois de septembre et qu’il faudra contrer, sous peine de voir le monde plonger dans le chaos ?

On en vient à savoir que le voleur, Yahia, est un yéménite houthis, musulman mais pas le genre à se faire sauter en martyr. Très dangereux néanmoins et ne reculant devant rien pour accomplir son projet. L’enquête mènera le commissaire au Yémen, où il courra mille dangers pour accomplir sa mission… et où le rejoindra plus tard sa fidèle Lieve. Après bien des tribulations et des surprises pas toujours agréables, ils y arriveront mais Yahia n’a peut-être pas dit son dernier mot. Car, reprenez votre souffle, amis lecteurs, Bob nous promet une suite après le mot FIN… !

Peut-être retrouverons-nous Yahia ? Et c’est un homme qui ne plaisante pas, Yahia. Il coupe un doigt ou deux pour inciter les gens à collaborer et il promet la mort aux enquêteurs qui approcheraient de la solution. Mais les enquêteurs ont plus d’un tour dans leur sac et ne se laissent pas démonter si facilement.

Le moins qu’on puisse dire, c’est que Bob connaît son affaire, il a le sens du récit bien construit, bien mené et une maîtrise aiguë du suspense, avec une montée en puissance qui nous tient en haleine à nous couper le souffle. C’est bien ce qu’on demande à un thriller. D’autre part, la préparation a été minutieuse, tout est détaillé et de nombreuses notes en bas de pages précisent systématiquement ce qui pourrait paraître obscur à un lecteur moins averti. Le récit colle à l’actualité, avec quelques gadgets un peu plus science-fiction, mais pourquoi pas. Peut-être l’auteur se laisse-t-il emporter par l’imagination quand il propose des choses moins vraisemblables. Comme une femme enfermée dans une caisse en bois accolée à une paroi métallique et coincée sous une autre caisse bourrée d’explosifs, qui arrive à s’en extirper. En se faufilant par le côté dans un espace qui « ne dépasse pas dix centimètres » ? Impossible. À moins qu’elle n’attaque (au couteau) la caisse du dessus, sans faire sauter ni faire tomber les explosifs (dont chacun pèse quinze à vingt kilos), les entrepose dans la caisse où elle se trouve, où « l’espace est juste assez vaste pour se tenir assis, la tête légèrement inclinée ». On a du mal à y croire. Mais Bob Boutique y met tellement de conviction qu’on passe outre (la foi transporte les montagnes !) et qu’on reprend bien vite le fil de l’histoire, pour savoir ce qui va arriver dans ce roman palpitant, aux ingrédients savamment distribués, où l’on n’hésite pas à secouer la poussière des dogmes établis et à remettre en cause les certitudes des croyants de tout bord.

A lire, sans hésitation. On passe sur les (petites) imperfections – la perfection n’est pas de ce monde, pas plus que les certitudes en matière de foi – pour se laisser prendre au jeu de l’enquête minutieuse et dangereuse à laquelle se livrent nos deux héros et à leur jeu d’amour cache-cache qui se poursuit dans ce deuxième roman…

Isabelle Fable

Partager cet article
Repost0

Joël Mespoulède nous propose le second chapitre de son ouvrage "Faune sauvage"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

CHAPITRE 2

 

 

        Il est maintenant 22h30. La nuit est à nouveau là, je suis assis dans ma voiture et c'est toujours France Inter qui joue. Du jazz, plutôt très bon pour moi qui n'aime pas le jazz. Un type qui joue de sa contrebasse et de sa voix avec une puissance et une virtuosité folles. Major truc ou colonel machin. J'ai déjà oublié le nom...

        Après tout ce silence, reprendre le cours des aventures du quotidien me demande toujours un effort. Ce n'est pas la tentation de Venise mais celle de Jeremiah Johnson. J'ai besoin d'un sas avant de rentrer dans le monde. Pascale sait ça.

        Au début, quand je partais plusieurs jours, avec bivouac et tout ça, au retour j'appelais ma mère. Dix minutes de conversation sur les misères du temps qui passe et les dernières aventures du chat de la voisine et je n'avais plus à craindre aucune pulsion de meurtre envers quiconque venu rompre ma bulle de silence, voisin, ami, compagne ou mieux, enfant. J'étais jeune et impétueux, c'est loin tout ça...

        22h40. Dieu que cette cigarette est bonne.

        La maison est paisible. Tout le monde dort ? Non. Pascale corrige des copies, la musique en sourdine, une tasse sur la table. J'aime quand elle chausse ses lunettes de prof. Le regard se lève, le sourire illumine son visage. Je me penche sur elle pour l'embrasser.

        — Hummm, mon homme des bois...

        — Je pue, j'ai faim, j'ai froid et je suis épuisé. Laisse-moi le temps de me doucher.

        — Dis donc mon gars, c'est toi qui viens me coller tes odeurs de mâle sous le nez. D'ailleurs, je me demande bien comment tu réussis à ne pas faire fuir tes bestioles à l'odorat soi-disant si développé.

        — Je les fais fuir. Par contre ça attire les fées des forêts. Tu sais, celles qui ressemblent à des donzelles de vingt printemps et qui parcourent la montagne court vêtues et sans culotte.

        Je vide la tasse, le thé est encore tiède, pas sucré, mais je découvre soudain que j'ai soif. Je me sers une autre tasse et la vide et encore une autre. La montagne pompe les liquides, assèche les corps.

        — Mon pauvre chéri, c'est pour ça que tu as l'air si fatigué. C'est à cause de la vilaine fée avec ses fesses à l'air.

        — Ah non... Pas vilaine, bien au contraire, très, très gentille avec les hommes des bois...

        Je défais mon sac, range l'objectif, benne les tee-shirts que je consomme dans le temps d'une journée de sortie dans un bac de linge sale qui leur est spécialement dévolu, vide la gourde et la pose sur l'égouttoir tête en bas, achève de remplir le lave-vaisselle des boîtes qui ont contenu mon repas, toutes choses qui avaient le don de l'exaspérer, dans les premiers temps de notre relation... « Est-ce que ça ne peut pas attendre ? » « Non ! C'est bien pour ça que je le fais maintenant ».

        Enfin je peux relier le boîtier à mon ordinateur afin de charger les 150 à 200 images de la journée. Je ferai un premier tri rapide tout à l'heure, après la douche. Pendant que la bécane mouline, je me serre tout contre Pascale.

        — Tu pues, tu colles, tu es globalement d'une saleté repoussante, mais ça ne fait rien, la priorité est de charger les photos de la journée et te frotter à moi.

         — D'abord ce ne sont que des taches de myrtille et d'herbe. Ensuite, le cow-boy solitaire, dès qu'il arrive quelque part, commence toujours par s'occuper de sa monture.

      — Dis-donc, cow-boy solitaire, tu compares qui à ta plus belle conquête ?

        — À travers le cheval, c'est l'outil de travail que j'évoque... Mais dites-moi, chère madame, quelle impudeur ! Et si votre fille venait à surgir.

        — Hummm... Elle dort chez sa grande copine Julie...

        — Et ça ne vous fait rien de vous frotter à un type tout puant ?

        — D'abord je ne me frotte pas à un type, je me frotte à toi. Et puis juste avant que tu n'arrives, je me disais que j'aurais bien pris une douche.

Publié dans Textes, présentations

Partager cet article
Repost0

Léo Peiller nous présente son roman "Les petits chiens ne fument pas"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Biographie

 

 

Léo Peiller est né en Savoie en 1975.

 

Il vit actuellement près de Lyon, où il travaille comme serveur dans un restaurant.

 

 

Résumé

 

Le jour où Geoffrey accepte de rendre service à Younès et de jouer pour lui les détectives privés chez une professeur de russe, il ne sait pas vraiment ce qu'il est censé découvrir. C'est ce qu'il était loin de chercher qu'il va trouver, et c'est bien plus que quelques mots de russe qu'il va finir par apprendre.

 

 

Extrait

 

 

Pour faire partie de cette catégorie, je sais que les lâches ont peur de presque tout. Cet aspect de leur personnalité les pousse à mettre en place des stratégies plus ou moins ingénieuses pour traverser la vie sans se rendre trop malades. Mais en y réfléchissant bien, les lâches ne sont pas les seuls à élaborer des moyens de survie qui peuvent paraître saugrenus ou décalés vus de l’extérieur. La vie peut être compliquée pour tout le monde. C’est pour ça que les gens font des tas de trucs pour la supporter : passer cinq heures par jour à faire de la danse classique, aller à la pêche tous les dimanches, dépenser sans compter son temps et son argent pour tuner sa bagnole, fumer du crack, suivre Dany Brillant dans toutes ses tournées… Finalement, ce que je fais n’est pas plus bizarre, et des tas de gens le font. Et entre mes élans d’euphorie et de drame, je me rends bien compte que des tas de petits moments justifient tous les autres.

 

 

Les petits chiens ne fument pas est son premier roman.

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Vincent Knock nous présente son nouveau roman "Courant alternatif"

Publié le par christine brunet /aloys

 

 

Présentation du livre

« Je m’inspire de l’adulescence, ce temps bloqué entre l’adolescence et l’âge adulte »

 

Il s’agit de mon second roman, initialement publié en 2010 chez un autre éditeur, juste avant de recevoir un avis favorable de CdL. J’ai récupéré mes droits, ajouter un passage afin de lui donner, cette fois, toutes ses chances. 

Dans ce roman, on suit les vies contrariées de quatre personnages : un surveillant de lycée trop amoureux, une mère larguée qui cache un secret de jeunesse, une rock star habitée qui sort de prison et une adolescente énervée bien décidée à faire la lumière sur l’identité de son géniteur.

Ce livre est celui du basculement, celui qui pousse à la confession. Avant il y avait quelque chose dans la vie des personnages, la promesse d’un avenir balisé, un amour contrarié, l’écriture d’un nouvel album et la célébrité qui va avec, la reconnaissance paternelle. Après, il n’y a plus rien. La fête est finie. Irrémédiablement. Comme l’adolescence qui est le temps où il faut choisir entre vivre où mourir, entre révolte et résignation, les personnages de ce livre aspirent à faire la paix avec leur conscience pour changer d’existence. De ce constat mélancolique naitra pourtant la lumière, interrompant la course illusoire des rêves à jamais disparus, permettant de tourner la page.   

 

 

Quatrième de couverture

Rater sa vie. Ne pas faire les choses à moitié. Être capable d'héroïsme. À défaut d'imagination. Il faudrait pouvoir raconter ces choses-là.

- Un sourire peut-il pousser à commettre  l’irrémédiable ?

- Oui, évidemment.

 

Un surveillant appâté, une mère névrosée, une rock star habitée et une adolescente décidée. Avec ces quatre vies qui se répondent, se correspondent et se mélangent en un singulier kaléidoscope, Courant alternatif évoque les malentendus amoureux qui transforment la vie en un fatal vaudeville, passant de l’enchantement au désenchantement le temps d’un clin d’œil. À la fois comédie noire sur les apparences et portrait satirique de gens aux prises avec leurs propres démons avec en filigrane la présence fantomatique et obsédante d’une jeune fille brune et écorchée, catalyseur de tous les maux.

 

 

Vincent Knock enseigne quelque part près de Lille. Après Le début de rien (éditions Edilivre) et Mâle en patience, Courant alternatif est son deuxième roman, dans une nouvelle édition revue et corrigée, publié par les éditions Chloé des Lys.

 

Extrait :

C’est écrit en haut de la page :

 

Mort du chanteur GONTRAN TONKIN.

 

Florence tourne les pages du journal pour lire la suite de l’article.

 

Grande figure du mouvement rock français du début des années 90, le chanteur du groupe Idées Noires, Gontran Tonkin est mort à l’âge de 39 ans des suites d’un accident de la circulation à Paris la nuit dernière. Le chanteur avait défrayé la chronique en 2001 date à laquelle il avait été condamné à huit ans de prison pour l’homicide de l’ancien mannequin Pamela Burni au cours d’une dispute conjugale. Placé en détention provisoire dès le lendemain. Totalement désespéré par son geste, il avait tenté de se donner la mort en absorbant une grande quantité de médicaments. Il avait reçu de nombreuses menaces de mort et sa résidence secondaire avait été brûlée par des incendiaires. Depuis 2001, il purgeait sa peine dans une prison de la région parisienne. En 2007, il avait obtenu une libération conditionnelle pour son comportement modèle. La mère de la victime, la célèbre actrice Valéria Burni, s’était opposée à cette libération, à plusieurs reprises par voie judiciaire et par voie de presse en envoyant une lettre au journal Le Figaro, dans laquelle elle déplorait « un signal négatif » vis-à-vis des violences faites aux femmes.

Une enquête est en cours pour tenter de retrouver le chauffard, toujours en fuite. Difficile d'en savoir plus à l'heure où nous imprimons ces lignes, les enquêteurs en charge de l'affaire se refusant à la moindre déclaration. Il semblerait, toutefois, qu'un témoin ait été entendu dans les locaux de la police judiciaire peu de temps après l'accident.

 

Florence replie le journal et porte sa main à sa bouche pour lui éviter de se liquéfier sur place. La peur de comprendre anime son ventre de puissants spasmes.

 

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

Virginie Vignolo présente son ouvrage "Enfermé(e)s"

Publié le par christine brunet /aloys

 

Auteure, interprète et metteure en scène

 

 

Née à Nice, Virginie Vignolo est comédienne, auteure, metteure en scène et professeure d’art dramatique.

 

C’est au travers d’un parcours atypique et parfois chaotique, qu’elle est arrivée au théâtre.

Elle est montée sur scène pour la première fois, à la Faculté des Sciences et des Lettres de Nice, dans la langue de Shakespeare.

 

Puis, un changement d’orientation l’a conduite à l’IUT d’information-communication, où elle rencontre le rôle d’Amélie dans « Occupe-toi d’Amélie » de Feydeau. Elle y a aussi interprété Mme de Tourvel dans « Les liaisons dangereuses » de Choderlos de Laclos.

 

Formée aux ateliers TNN-ERAC de Cannes, puis au cours Florent, ainsi qu’à l’Atelier international de Salant et Weaver à Paris, elle joue entre autres, sous la direction de Lilian Llyod ou d’Eric Hénon.

Elle commence également à donner des cours de théâtre et se lance dans la mise en scène.

 

Après plusieurs années de doutes, une reconstruction psychique et un retour dans sa ville natale, elle renoue avec le théâtre. Et surtout, l’écriture s’impose à elle. Pour sa première pièce, elle choisira de raconter l’histoire de deux sœurs qui ne se sont pas vues depuis dix ans, « Deux filles et des costumes ». Puis une autre suivra, sur les relations hommes/femmes « Les armes sœurs ».

 

La « Compagnie la Folie de nos Envies » voit le jour en Mars 2012. Comme une évidence, l’écriture devient une partie intégrante de sa vie. Un véritable prolongement d’elle-même.

 

« Enfermée(s) » est sa troisième pièce. Certainement la plus intime. Pour cette raison, en plus de l’interpréter, elle décide de la mettre en scène.

 

 

 

 

Résumé :

 

« Enfermée(s) » c’est l’histoire de plusieurs femmes qui vont s’imbriquer et se confondre jusqu’à ne laisser aucune trace, ou si peu…

 

C’est l’histoire de femmes qui ont beau crier mais en vain.

Le son de leurs voix ne nous parvient pas ou si peu.

 

Elles souffrent, se battent, suffoquent, coulent, avec un fracas qui souvent semble laisser indifférents ceux qui les regardent.

 

À travers ce monologue, à quatre voix de femmes, sont mises en exergue leurs souffrances pour qu’enfin résonnent leurs voix et que l’on ne puisse plus faire autrement que de les écouter. 

 

 

 

 

Extrait :

 

…Je m’appelle Alexandra,

Je m’appelle Marina,

Je m’appelle Najet,

Je m’appelle Magdala

Je m’appelle Louisa, Sylvie, Coralie, Sophie, Irma, Kaina, Tatiana, Karine…

Je m’appelle comme vous voulez.

Je suis de ces femmes que l’on voit sans les voir.

Je suis de celles dont le corps et l’âme ne vous touchent plus.

Je suis presque morte et pourtant encore si vivante.

Mon histoire pourrait être la vôtre…

 

Publié dans présentations

Partager cet article
Repost0

<< < 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 30 > >>