Le corbeau blanc, un poème de Philippe Wolfenberg

Publié le par christine brunet /aloys


 

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Le corbeau blanc

  

Songe d’une nuit fébrile, l’image d’un corbeau blanc

Possédant l’étrange pouvoir de réunir les amants,

Dérisoires lueurs perdues dans des abîmes profonds,

Par delà la mort et par delà l’abandon.

  

Un cœur déchiré comme une tombe profanée,

Une mémoire encombrée d’un passé suranné,

Un chemin égaré dans les méandres de la tristesse

Et une souffrance aussi forte et exquise qu’une caresse.

  

Quand les promesses d’éternité ne sont pas tenues

Et qu’il ne reste que la vérité dépouillée, presque nue,

Malgré la haine, sournoise jumelle de l’amour,

Les souvenirs heureux, au présent, s’accrochent toujours.
 
Très bonne soirée à toi...
 
Philippe WOLFENBERG
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Publié dans Poésie

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Pâques 20/09/2013 15:31


Les pouvoirs d'un corbeau blanc, qui pourrait réunir les amants le temps d'un songe ...

Edmée De Xhavée 20/09/2013 09:52


Oui Claude! Tant qu'elle est souffrance. Un temps peut venir où il ne reste que quelques pincées de "bon", assez pour amener un sourire. Sinon oui, pourquoi garder ça en nous?

Claude Colson 20/09/2013 08:43


Même si l'on ne fait pas ce que l'on veut, il est quand même vain de rester amoureux d'une souffrance.

Edmée De Xhavée 20/09/2013 08:25


Le corbeau est le messager des dieux... et oui, il peut peut-être aussi apaiser les souvenirs qui brûlent et attiser ceux qui réchauffent...

Carine-Laure Desguin 20/09/2013 02:33


une lueur d'espoir au bout du chemin, quand même...Un texte qui crie une souffrance, des mots qui valsent si bien que je pensais écrits en alexandrins.