Jean-Philippe Querton nous parle de son nouveau livre "La méthadone m'a tué"

Publié le par aloys

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Chers Ami(e)s,

 

Je crois que certains d’entre vous ont entendu parler d’un livre sur lequel je travaille depuis un certain temps, un livre intitulé « La méthadone m’a tué ».


Je plante le décor.


En 2007, je suis contacté par Giovanna, une personne du Forem qui me raconte l’histoire dramatique de son fils de 21 ans, décédé d’une overdose de méthadone alors qu’il n’est pas toxicomane.


Cette dame, en totale souffrance cherche à assumer son deuil en réhabilitant son fils dans sa dignité. En effet, à l’époque, les médias font leur une de ce fait-divers dramatique en titrant « Mort d’un toxicomane ».


Malheureusement, dans son combat, elle se heurte à un médecin bien connu et, manifestement bien protégé qui ne sera jamais condamné pour l’erreur qu’il commet en prescrivant ce produit qui s’avère mortel pour une personne non-héroïnomane !


À l’époque, elle souhaite me rencontrer parce qu’elle est persuadée qu’un livre pourrait contribuer à la faire avancer sur le chemin d’une certaine forme de guérison.


C’est ainsi qu’un lien s’est tissé entre elle et moi.


Nous avons mis des mots sur sa douleur et écrit ce livre qui fut refusé par la plupart des éditeurs parce qu’il mettait en cause une personne bien connue.


Nous n’avons pas voulu faire le procès de ce toubib, mais réfléchir à la souffrance d’une mère…

 

Il s’agit d’une belle aventure qui se concrétise enfin, puisque début mars, le livre sortira de presse…

 

Parce que c’est aussi un livre sur l’écoute, j’avais envie de vous en parler.

Parce que la raison d’être de ce témoignage, c’est d’être lu…

 

Amitiés et à bientôt.


 

Jean-Philippe

  

Plus d'infos sur http://jeanphilippequerton.e-monsite.com/


 
   

Publié dans Textes

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André Jardinier 12/11/2014 15:34

Ce livre m'intéresse beaucoup et j'aimerais en savoir plus sur cette affaire et la raison pour laquelle ce jeune homme a obtenu un traitement de méthadone si il n'en avait pas besoin...

Mis à part ce cas que je ne connais pas, les médecins ne peuvent être tenu pour responsable du mauvais usage de la méthadone par 'une partie de leur patient. Tout ceux à qui l'on prescrit de la méthadone sont au courant (par le médecin,pharmacie,etc) que même une dose infime est mortelle pour les personnes qui ne prennent pas d'héroïne quotidiennement..A eux de relayer l'info autour d'eux, de faire attention à ne pas laisser leur traitement à portée de tous, de ne pas en donner à qui que ce soit et sous aucun prétexte,... C'est une question de bon sens.
Maintenant, si quelqu'un se présente chez un médecin dont il sait qu'il prescrit de la méthadone dans le but d'obtenir un traitement pour se défoncer et sans en avoir réellement besoin, le médecin ne peut pas non plus être tenu pour responsable. Comment pourrait-il le deviner? Dans le cas contraire, refuser un traitement à quelqu'un qui demande de l'aide car on doute de son honnêteté peut être catastrophique, voir mortel ! De plus, il est impossible de s'assurer que quelqu'un a consommé quotidiennement de l'héroïne, même avec un test d'urine ou de sang. On peut très bien être positif à un test d'urine et en avoir pris juste une seule fois 1 semaine plus tôt. Quand au sang ce serait impossible à mettre en place et pas plus éclairant sur la fréquence.
Je ne peux qu'imaginer la douleur de cette maman suite à la perte de son fils car je ne peux la comprendre. J'ai moi-même un fils depuis peu et je n'ose penser à la douleur que ça doit être face à une telle injustice!
Mais, si j'ai pris le temps d'écrire ce commentaire, c'est pour dire que la méthadone sauve aussi des vies. D'ailleurs sans mon traitement, je ne serais plus là pour en témoigner et mes mots sont pesés. C'est un outil très efficace et indispensable dans mon cas comme dans celui de beaucoup d'autres pour se sortir de l'enfer de l'héroïne et revenir à une vie normale.
La méthadone sauve aussi des vies et il est tout aussi important que ça se sache.
Si elles lisent ces lignes, bon courage à ces 2 mamans ! (celle du livre et celle du commentaire plus haut)

lago 08/11/2011 22:12



Mon fils est décédé voici 3 ans d'une overdose de méthadone pour laquelle il n'avait pas eu de prescription. J'ai déposé plainte afin de savoir. Un jeune homme lui avait fourni, ainsi qu'à
d'autres personnes des flacons de méthadone dont il faisait un mésusage. Le traitement lui était prescrit pour une période à des fins de responsabilisation  par des médecins. Ce garçon
n'était visiblement pas responsable pour traitement à prescrire de cette manière. J'ai dû me battre pour avoir des bribes de ce qui s'est passé. C'est ce garçon qui est venu à labarre du
tribunal, en aucun cas les médecins. Personne pour inquiéter ces gens qui distribuent la mort. A ce jour, après le procès je n'ai pas pu avoir une lecture du dossier. Malgré mes demandes répétées
à mon avocat pour que le journal local qui avait publié un article disant que mon fils avait une presciption de méthadone publie le compte-rendu du procès et répare la mémoire de mon fils, je
n'ai pas de réponse. Est-il normal que ces choses soient tues ?


Les erreurs des médecins que l'on tait tuent une seconde fois. Je suis de tout coeur avec cette maman. Si vous pouviez le lui faire savoir, nous serions au moins deux à penser l'une à l'autre
dans la souffrance que nous éprouvons d'avoir perdu nos enfants et de subir ces anomalies en étant obligées de nous taire.


Le garçon qui a donné sa méthadone a été condamné à de la prison avec sursis et une obligation de soins et c'est très bien comme ça. Mais que dire si ces soins restent en l'état et que ses
médecins puissent continuer leur travail tel qu'ils l'ont pratiqué jusqu'à ce drame ?


Il faudrait pouvoir parler haut et fort des dangers de ces prescriptions. Mais la loi du plus fort est toujours la meilleure !


 


 


 


 



Philippe D 17/03/2011 19:50



Une simple erreur peut détruire une vie : erreur médicale, erreur judiciaire, erreur de jugement. Dans certains métiers, on n'a pas le droit à l'erreur, malheureusement.



Edmée 17/03/2011 14:18



En tout cas le but du livre sera atteint: la dame aura donné le passage à sa douleur et rendu son honneur à son fils. Et on est avertis des risques ... Bravo!



Gauthier H 17/03/2011 08:32



Les médecins font des erreurs. Comme tout un chacun. Sauf qu'une erreur de leur part peut s'avérer mortelle.
Se reconnaître une (grosse) part de responsabilité n'est pas chose aisée et quand on a un mort sur la conscience, ce doit être encore plus difficile.
Qu'on ne s'y trompe pas, je ne suis pas en train de défendre ce médecin (que je ne connais guère), je ne connais pas cette histoire (mais je la lirai sans doute un jour car JP Querton écrit
superbement bien). Je rebondis juste sur ta réflexion.
Porte-toi bien.



christine 17/03/2011 06:22



Un médecin qui tue au lieu de guérir... Voilà qui fait froid dans le dos. Et on dit que la justice est aveugle !