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Le blog Aloys

Le lotus bleu, une poésie de Christophe Poirier

20 Janvier 2015 , Rédigé par christine brunet /aloys Publié dans #Poésie

Le lotus bleu, une poésie de Christophe Poirier

" Le Lotus bleu que je tiens entre mes lèvres
N’apporterait pas la moindre fièvre
À cette mouche qui vole distraitement dans votre chambre
Au risque de se prendre dans une vieille toile
Oukase de la Poésie elle prend le large
Le Poète pouête et hisse sa plus grande voile
Sur le bord de mer près de la barge
Reste une ambre… »

(à Anne Letoré)

CHRISTOPHE POIRIER

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christophe poirier 07/08/2015 15:29

Quand j’irai me promener
J’aimerai vous rencontrer,
Hélas! C’est avec une ombre
Que j’aurai passé la journée.
Un oiseau s’est alors posé
Mais sur la terre il n’avait que faire.
Sa place est meilleure dans le ciel.
Puis j’ai chanté et chanté,
Des fleurs se sont mises à pousser,
Les feuilles ont vibrées,
Une brise les caressait.
Dans la rivière les flots ont dansés.
À midi mon ombre s’est détachée
Et vous êtes arrivée.
Dans les yeux on s’est regardé
Dans lesquels on voyait le ciel
Et tout a changé,
Les fleurs à nos pieds,
L’oiseau qui volait,
La rivière enchantée.
On s’est pris la main
Et sur nos visages
Un sourire s’est dessiné.
Nos esprits se sont mélangés
Quand une pluie a dégringolé.
Dans vos cheveux entremêlés
Naissaient des étoiles par milliers.
Plus tard,
Sur le soir,
Dans le noir,
Mon coeur imprégné du soleil de vos lèvres,
Succombant à la tentation,
Je mourais de désir,
On brûlait de plaisir,
Dans les bras l’un dans l’autre,
On s’est embrassé.
La vie est amour
CHRISTOPHE POIRIER

Jean-Louis Gillessen 20/01/2015 18:27

Beaucoup de délicatesse ... Insolite.

M-Noëlle FARGIER 20/01/2015 09:08

Ce que j'aime dans la poésie est le renvoi d'images à sa lecture et pas forcément identique au message de l'auteur. Pour moi ce peut être un voyage entre un présent et un passé encore là.., "reste une ambre" mais ce présent est insaisissable avec "cette mouche...", impression renforcée par "Oukase de la Poésie" termes tellement antagonistes du réel et de l'imaginaire....J'arrête sinon je vais en faire des pages. En bref "c'est planant..."

CHRISTOPHE POIRIER 21/09/2016 10:53

c'est issu d'une lettre que voici : Le 15 octobre 2012 18:23, Christophe POIRIER a écrit :
Bonjour,
Je me présente je m'appelle CHRISTOPHE j'habite la France et pour fêter l'occasion de pérenniser les liens avec la Poésie je vous offre quelques-uns de mes haïku.
Cordialement.
Christophe. Le 16 octobre 2012 Anne écrit:
bonsoir !
des haikus en français ? et pourquoi pas des sonnets en japonais ? l'haiku est un esprit, une presque philosophie. difficile art de vivre et d'écrire... l'âne qui butine ne cautionne pas les contrefaçons. bonne soirée Anne Letoré
Le 17 octobre 2012 Christophe écrit:
Bonsoir Anne,
Vous semblez irritée et je vais vous dire pourquoi?
Vous avez trop pris au sérieux mon envoi qui je le reconnais à eu beaucoup d’effets sur votre sensibilité à fleur de peau et je suis fier de l’impact produit. Mais faut-il ajouter le haïku s’occidentalise, de même de célèbres poètes Japonais ont été intéressés par la forme de la poésie française et anglo-saxonne et qui plus est ont véritablement tentés de l’imiter sans limite. Nous n’allons pas là faire une démonstration de l’existentialisme parce que soit disant des haïkus Bretons, Catalans, Roumains, du Québec, du Nord-Est de l’Angleterre ou de je ne sais pas quelles autres contrées du monde ont émergés. Nous n’allons pas là donc en faire tout un plat si tant élogieux soit-il pour peu que nous ayons atteint une liberté d’expression universelle. Nous sommes bien d’accord? Je ne vais pas traiter mes petits poèmes courts de haïkus puisque le mot est trop fort. Mais qu’est-ce que cela va changer?
Il est vrai que je n’ai pas bien le temps de participer à des réunions afin de répondre à mes amis pendant des heures tout en poétisant sur des thèmes variés et parfois imposés et n’ayant pas le droit de boire, manger, fumer, bavarder, pisser, à genoux en cercle, avec une grande marque de déférence pour le maître en l’occurrence qui ne plissera pas le moindre sourcil quant à la beauté si jamais elle surgissait à la pointe de son oreille. C’est vrai je ne suis pas digne d’être un haïdjin sinon ça se saurait! Je ne suis pas Japonais, c’est vrai aussi et j’aurai eu du culot à vous écrire si cela eût été autrement. Qu’à cela ne tienne l’éventail de Paul Claudel n’aura pas suffit pour apaiser mes bouffées de chaleur lorsque j’aurai terminé d’écrire mes cent phrases. Mes poèmes courts peuvent tout aussi bien s’intitulés « Poèmes courts tout court », point barre!!!
Et ils dégageront nécessairement l’esprit de celui qui les a créé sans vouloir prétendre
bouleverser le monde de la Poésie. Je ne me considère pas comme ce pauvre Rutebeuf, je ne me mesure pas à François Villon bien plus farceur que moi et qui ont eu la vie dure je n’en doute pas. Mais je ne cherche pas non plus l’échafaud. Ce n’est pas si facile d’écrire quelque chose de beau. Le libertaire Rimbaud nous a tout donné. Verlaine, figure de poète maudit l’a bien aidé . Je ne m’identifie pas non plus à Reiner Maria Rilke plus apte à restituer les méandres de l'âme.
Ce n’est pas non plus facile d’écrire quelque chose tout court. quelque chose qui perdure. C’est le lecteur qui personnalise l’écriture de l’écrivain, pas son voisin.
J’ai pourtant essayé en cherchant la perfection comme autant d’artistes l’ont fait auprès de toutes leurs muses. Je ne vous soumettrai pas ces écrits. Vous n’aurez pas d’occasion pour les lire. J’ai tout détruit. Au pire j’aurai dû tout brûler. La mémoire subsiste et les bribes persistent. Mais la Poésie fout le camp. Tout fout le camp. Essayons simplement de la réinventer. Mes petits poèmes n’ont pas de rimes? C’est parce qu’ils en ont décidés ainsi. Cependant, ils pourraient en faire. En quatrain, en alexandrin, en vers de douze pieds si ça leur chantait, mais est-ce qu’ils y aurait autant de satisfaction? Auraient-ils un auditoire plus louable. À l’heure où j’écris, les gens désirent consommer tout tout de suite, comme se consument un fétu bien sec sous une canicule bien accablante, rapidement. Dire en peu de mot, en peu de chose, ce que les gens veulent bien entendre. Le reste n’est que littérature. Ça les gavent la rhétorique. Ça les gavent la Renaissance. Le romantisme n’y est pour rien. Mais on en manque tellement. Ça nous pend au nez. Ça ferait bien rire les non initiés.
« Le Lotus bleu que je tiens entre mes lèvres
N’apporterait pas la moindre fièvre
À cette mouche qui vole distraitement dans votre chambre
Au risque de se prendre dans une vieille toile
Oukase de la Poésie elle prend le large
Le Poète pouête et hisse sa plus grande voile
Sur le bord de mer près de la barge
Reste une ambre… »
Faut-il se disputer une notoriété? Y a-t-il un combat à mener? J’ai entendu dire qu’à l’école de la Poésie on se bat. Un siècle va passer. Et nous n’aurons plus de leçons à donner. Nous n’aurons plus de leçons à en tirer. Il n’existera pas de « Manuel de la Poésie en dix leçons ».
Pour certains cela viendra par la contemplation. Pour d’autres cela sortira des tripes. Comme un accouchement. Avec probablement une gueulante. Un peu comme hurlent des loups. Avec une pensée pour la solitude relative. Il existe un signe remarquable d’égalité avec l’art et la mort. Parce qu’avant de mettre un visage sur un « message » (parce qu’on communique par message depuis longtemps maintenant), il y a peut-être une souffrance et une âme qui vivent dans l’esseulement cherchant désespérément à se convaincre du contraire et qu’on souhaite absolument taire parce que cela ne se fait pas. Parce que ce n’est pas tangible. L’homme jouit. N’a peur de rien. Reçoit ses amis qui le côtoient régulièrement et tout le monde s’évertuent à croire que tout va bien. Et personne ne dit rien. Alors on blatère des fadaises. On scribouille des fadaises pour faire en sorte que ça s’efface définitivement de nos mémoires. Des fois ça plait et des fois non. Ainsi va la vie dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
A word to the wise.
« Entre l’âne qui butine et l’Anne qui boude il y a une mouche qui pète ».
Ne m’en veuillez pas!
Salutations.
Christophe.
Le jeudi 18 octobre 2012 à 20:32 Anne Letoré a écrit :
Bonsoir Christophe, diantre palsambleu voilà une réponse qui me sied. si notre collection "pamphlet" était encore d'actualité, fi ce texte, avec votre accord, aurait eu son numéro de choix. merci. merci infiniment. merci aussi pour le clin d'oeil à Léo Ferré. Oui j'avoue, j'aime lire Rilke, mais l'âne s'ébroue avec autant de plaisir dans la fange d'écritures plus déstructurées, plus "contemporaines" (quel vilain mot réducteur de tête). et son faible pour l'Asie le contraint à emballer sa culture et son esthétique dans un film hermétique. j'ai tort, je sais. (culture et esthétique de l'Asie, pas celle de l'âne, qui, en dehors du saucisson et du pas, n'a que faire des bambous et des feuilles de thé, de facebook et des ramasseurs de sous). bon, passons. tassons les mots, pressons-les, et ne gardons que leur essence. on revient au haïku. et crotte ! allez au diable. vous avez vaincu un âne. continuez à nous tenir au courant de vos libertés littéraires. il se peut qu'un jour un âne bâté butine vos écrits. bonne soirée, anne la malicieuse & christoph (sans e, originalité de maman Xtof) le bienheureux P.-S. l'âne s'interroge... par quel hasard, quelle circonstance, quel chemin détourné avez-vous croisé celui de l'âne ? c'est vrai que la mouche passe partout... comme aurait dit sésame. 2e P.-S. si vous avez l'occasion de regarder le film "la poésie s'appelle reviens"* de Gilles WEINZAEPFLEN, l'âne aimerait avoir votre sentiment. il a le sien. mais chut,
attendons le vôtre. *vu au festival MidiMinuit à Nantes la semaine dernière.
Anne Letoré.

Edmée De Xhavée 20/01/2015 08:24

Plus difficile pour moi... non que je n'apprécie pas, on ne peut pas ne pas remarquer la beauté de ce texte mais je ne le savoure pas comme il devrait l'être pour les amateurs de poésies :)

Carine-Laure Desguin 20/01/2015 07:45

Une découverte, un auteur que je n'ai jamais croisé.

CHRISTOPHE POIRIER 21/09/2016 10:54

merci. nous sommes encore trop éloigné.