Mon fils, un poème de Françoise CASTERA

Publié le par christine brunet /aloys

 

contrastes

mon fils

 

 

De tous les hommes que j’ai aimés

tu as été mon préféré

ce cri d’amour que je te lance

fut aussi celui de l’absence

j’aurais dévalé des montagnes

j’aurais traversé les campagnes

j’aurais gravi tous les ravins

je te tendrais toujours la main

 

de tous les hommes que j’ai aimés

tu resteras le préféré

quand tu tendais les bras vers moi

tu t’approchais à petits pas

tu chancelais sur tes gambettes

mais dans ton cœur et dans ta tête

était présent l’amour fusion

cet amour que nous partagions

 

de tous les hommes que j’ai aimés

tu sais lequel j’ai préféré

bébé enfant adolescent

amour passion et violent

amour tendresse illimité.

Enfant-parent, ce fut créé

Ce n’était pas la voix du sang

Mais de l’amour, la voie, l’accent

 

De tous les hommes que j’ai aimés

Tu es encore le préféré

Et je sens que mon temps est clos

et toi, seras-tu là bientôt ?

seras-tu là bientôt pour moi ?

car j’ai peur de mourir sans toi

et sans pouvoir te dire merci

pour tout ce que tu fus - merci

 

Françoise CASTERA

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P

 


La poésie c'est aussi l'émotion, pas d'étoiles, de fleurs, la sobriété, la pureté d'un amour qui nous bouleverse ...
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M

Beau et émouvant.
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C

Le cri d'une mère. 
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J

Beau, tendre, passionné, ... dit aussi quelque part l'exclusivité.
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